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Point de presse de Mme Madwa-Nika Cadet, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, et M. Frédéric Beauchemin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Thursday, February 26, 2026, 8 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-deux minutes)

Mme Cadet : Bonjour, tout le monde. Hier, j'étais aux côtés de la Coalition des partenaires en éducation pour demander plus de stabilité au réseau. On le sait, au cours des derniers mois, le réseau a été excessivement fragilisé. C'est la raison pour laquelle directions d'école, enseignants, personnel de soutien, personnel professionnel, parent se sont mis côte à côte pour être en mesure de demander une chose à la ministre LeBel : plus de stabilité dans le réseau. Et ça, bien, ça s'accompagne de la volonté de vouloir prendre un pas de recul et d'évaluer en profondeur les besoins du réseau de l'éducation. Plusieurs de ces groupes demandent des états généraux en éducation. Donc, hier, j'ai demandé... j'ai déposé une motion, une motion du mercredi afin que l'Assemblée nationale reconnaisse la nécessité de tenir des états généraux. Donc, aujourd'hui, nous aurons l'occasion de voir si la CAQ sera en faveur de cette motion. Mais, bien évidemment, donc, le système d'éducation ne peut plus se satisfaire des échecs répétés de la CAQ dans le dossier, qui devait être la priorité des priorités de François Legault. Fred.

M. Beauchemin : Merci, Madwa. Donc, on l'a vu hier, l'Institut de la statistique du Québec est sorti avec des données économiques pour le mois d'octobre puis le mois de novembre. L'économie du Québec ralentit, c'est inquiétant de la voir ralentir ainsi, surtout dans un contexte où est-ce que la CAQ gère très mal nos finances publiques. Ça veut donc dire que ça va se traduire en moins de revenus pour l'État, moins de moyens pour financer, là, nos... nos services publics. Si on additionne ça à la mauvaise gestion caquiste, en termes de coûts de financement de notre dette, évidemment, c'est des mauvaises nouvelles pour nos finances publiques.

Puis j'aimerais un petit peu parler du... de l'affirmation du ministre des Finances hier puis aller dans sa logique pour expliquer un peu la situation. Puis c'est important de reprendre les hypothèses de base que le ministre nous a données hier. Il a commencé en disant que, premièrement, il parlait de 40 milliards de dollars, ce qui est la partie de la dette qui va être refinancée cette année, mais il faut comprendre que la dette du Québec va être de 240 milliards à la fin du terme caquiste. Donc, pour être juste et précis, c'est six fois plus élevé, le total. Donc, le ministre parlait de 100 millions de dollars additionnels que ça allait coûter, mais la réalité, là, c'est que, si on faisait une mise à marché de la dette du Québec, c'est 600 millions de plus, la menace référendaire, c'est ça que ça coûte.

Mais je veux être juste envers tout le monde, parce que la réalité, c'est qu'on parle de cinq points de base que le coût de la dette du Québec a été augmenté à cause de la menace référendaire. Puis ça, je le vois, je l'ai vu. Moi, j'ai encore des connexions, si on peut dire, dans le marché obligataire, de façon relativement quotidienne, puis je peux vous dire que, depuis 2022, l'écart de financement du Québec a augmenté de 15 points de base. Il y a cinq, là-dedans, que c'est la menace référendaire, puis il y en a 10 que c'est la mauvaise gestion caquiste, il y en a 10 que c'est la décote, il y en a 10 que c'est le gaspillage caquiste. Ça fait que, si j'ai dit que c'était 600 millions pour le cinq points de base de la menace référendaire, puis je dis qu'il y en a 10 points de base que c'est la mauvaise gestion caquiste, bien le 10 points de base, c'est 1,2 milliard que ça va coûter aux Québécois, et que ça coûte actuellement aux Québécois, de remettre à niveau la dette québécoise à cause la mauvaise gestion caquiste.

Donc, une chose qui est sûre, c'est que le Québec n'a pas les moyens de continuer à avoir une mauvaise gestion caquiste, et le Québec n'a pas les moyens d'avoir le PQ au gouvernement. On est prêts à répondre à vos questions.

Journaliste : Peut-être juste une rapide avant que vous parliez du référendum, là. Concernant la loi n° 2 et la loi n° 19, on comprend aujourd'hui que vous allez voter pour cette loi-là, pour défaire ce qu'avait avancé Christian Dubé sur la rémunération des médecins. Est-ce que ça, on peut y aller dans l'affirmative?

Mme Cadet : Bien, oui, effectivement. Donc, aujourd'hui, donc, on va voter pour la loi... pour la loi n° 19, mais, en bout de ligne, là, dans tout ça, on a perdu tellement de temps, on a perdu tellement de temps. Tout ça pour ça. On le voit, là, donc, pas plus tard que ce matin, donc, on voyait, donc, un Québécois qui a été obligé de partir en Europe pour obtenir des soins. Hier, dans un autre journal, donc, on voyait, donc, une autre femme qui disait : Bien, moi, je suis obligée, donc, de dépenser des milliers de dollars pour aller au privé. En bout de ligne, on n'a pas plus d'accès. Donc, on a tellement perdu de temps, comme Québécois, puis la CAQ nous avait promis plus d'accès, plus de soins, puis ce qu'on voit c'est qu'il n'y a pas plus de prise en charge.

Journaliste : Et ce matin, également, à 11 h, la FMSQ... annoncer une gradation de leurs moyens de pression, parce qu'ils n'arrivent pas à s'entendre. Vous êtes dans les chiffres, là. L'offre du gouvernement, c'est 11 %. Ils veulent 14,5 %, ils veulent plus d'argent pour opérer leurs cliniques. Alors, on fait quoi, là? On impose des conditions ou on leur en donne un peu plus?

M. Beauchemin : Bien, écoutez, je pense que l'offre du gouvernement est en fonction des moyens actuels que le gouvernement pense être capable d'offrir aux médecins. Je pense que ce qui est important de se rendre compte, c'est que, dans tout ce calcul-là, ce que tout le monde semble oublier, c'est qu'il y a un coût additionnel de justement, ne pas prendre soin des Québécois. Il y a un manque de productivité qui est associé à ça. Il y a un manque... il y a un absentéisme, il y a des gens qui ne peuvent plus travailler, ils ne peuvent plus vivre normalement, puis ça coûte plus cher. Donc, on devrait prendre soin des Québécois. Tout ça, ça ne fait pas partie, malheureusement, du calcul. Donc, c'est important de mettre tous les chiffres dans le chiffrier, justement, pour en arriver à prendre la décision.

Journaliste : ...sur la gradation des moyens de pression?

M. Beauchemin : Bien, je pense que c'est leur choix à eux de vouloir faire cette augmentation-là des moyens de pression, puis je pense qu'ils ont... ils ont le droit de le faire. Donc, c'est au gouvernement à bien réagir. Mais, malheureusement, tout ça, c'est la résultante de quoi? D'avoir juste mal géré le dossier depuis le début. Comme ma collègue disait tout à l'heure, on est rendus à revenir à où est-ce qu'on était, mais ça va coûter plus cher puis on n'est encore pas certains de la qualité des services. Donc, à la base, là, c'est parce que le gouvernement voulait faire du spectacle politique avec les médecins. Bien, OK, je comprends, là, mais la réalité, c'est que c'est les Québécois qui payent le prix.

Journaliste : Qu'est-ce que vous pensez, bon, de soldats israéliens qui ont été invités comme conférenciers dans des écoles privées subventionnées?

Mme Cadet : Bien, écoutez, les écoles privées subventionnées, elles sont assujetties à certaines obligations, en vertu de leur code d'éthique, et de par leur agrément. Je comprends que le ministère de l'Éducation, en ce moment, est en train de faire des vérifications et je pense que c'est... c'est la chose à faire.

Journaliste : Mais, je veux dire, vous, quand vous avez vu ce texte-là, comment vous avez réagi? Trouvez-vous ça normal?

Mme Cadet : Bien, écoutez, c'est sûr que ça a suscité certains questionnements. Donc, je pense qu'il y a des vérifications à avoir. Donc...

Journaliste : ...

Mme Cadet : Bien, d'abord, donc, quel est le contenu, là. Donc, c'est une chose, donc, d'avoir, donc, l'invité en tant que tel, je comprends que les gens qui sont issus même... donc, qui sont des Montréalais, parfois des anciens de l'école. C'est à voir, donc, le contenu de ce qu'est-ce qui est véhiculé. Parce qu'effectivement, donc, quand je parle des obligations auxquelles les écoles sont assujetties, bien, en vertu de leur code d'éthique, bien, ils ont des obligations en matière de neutralité politique, notamment, donc de faire preuve d'une certaine forme de prudence. Donc, l'important, c'est de s'assurer que ces obligations-là sont respectées. Puis le ministère, donc, doit faire des vérifications.

Journaliste : ...disent que c'est des soldats étrangers. Donc, à partir du moment où on... ça, ça ne vous choque pas?

Mme Cadet : Bien, écoutez, encore une fois, je pense que le ministère de l'Éducation doit faire des vérifications. Toutes les écoles du Québec doivent se conformer à leur code d'éthique en vertu de la Loi sur l'enseignement supérieur. Il n'y a pas d'exception. Donc, il faut que les vérifications soient faites. Et donc, si, d'aventure, donc, on verrait que ces obligations-là ne seraient pas respectées, bien, il y a déjà, donc, des conséquences qui sont prévues à la Loi sur l'enseignement privé.

Journaliste : Mais, compte tenu du contexte, là, actuel en Israël puis les Palestiniens, ça ne vous offusque pas plus que ça qu'un soldat israélien aille dans une école, peu importe?

Mme Cadet : Bien, écoutez, donc il faut aussi vérifier, donc, si ces pratiques-là, donc, se faisaient par le passé aussi et respectaient déjà...

Journaliste : ...les... les autres partis avant vous, là, parlaient d'un scandale tantôt, disent que c'est inacceptable. Puis vous, là, c'est comme : Ah! bien, il faut faire des vérifications, pas plus grave que ça.

Mme Cadet : Bien, effectivement, je pense que ce qu'on a lu ce matin, donc, il faut s'en préoccuper. Moi, je me serais choquée si le ministère de l'Éducation avait décidé de ne pas poursuivre des vérifications et de ne pas remplir ses propres obligations. Le ministère de l'Éducation, donc, a des obligations. Quand il y a des situations qui sont à leur face même préoccupantes, ces vérifications-là doivent être faites, à savoir donc qu'est-ce qui se passe dans nos écoles. Parce que les obligations du code d'éthique sont très claires à cet effet. Moi, je m'attends à ce que le ministère de l'Éducation, donc, les fasse, ces vérifications-là.

Journaliste : ...ça ne vous choque pas? Ça ne vous offusque pas? Je vous ramène juste au contexte de l'actualité, du fait que ce soit un soldat israélien qui est dans une école québécoise.

Mme Cadet : Les vérifications, donc, doivent être faites, à savoir s'il s'agit donc de... à savoir, donc, qui sont les personnes et quel message est véhiculé. Puis si les... si, de par les vérifications, on comprend que les obligations auxquelles is sont assujettis ne sont pas respectées, bien, à ce moment-là, les conséquences...

Journaliste : ...pas un problème avec votre position? Vous demandez que ce ne soit pas les fonds publics qui financent...

Mme Cadet : Bien, de ce que je comprends ici, bien, encore une fois, on ne parle pas de religion en tant que telle, là. C'est de... Quand je regarde, donc, l'article qui a été publié ce matin, donc, je comprends qu'on parlerait, donc, d'autres choses. Mais notre position, elle est très, très, très claire, là, en matière de laïcité : évidemment, donc, les fonds publics ne doivent pas servir à de l'endoctrinement religieux, donc, sur les heures de classe. Et ça, c'est très clair.

Journaliste : ...

Mme Cadet : C'est pour ça que les vérifications doivent être faites, c'est sûr.

Journaliste : ...Israël commet un génocide?

Mme Cadet : Écoutez, aujourd'hui, là, ce que je vous dis par rapport à l'article de ce matin, c'est que les vérifications doivent être faites par le ministère de l'Éducation, là.

Journaliste : ...

Mme Cadet : Bien, ce n'est pas l'objet de l'article de ce matin...

Journaliste : La question de ma collègue, c'est ça, l'objet. Est-ce que, selon vous, ce qu'Israël le fait, c'est un génocide?

Mme Cadet : Non. Ce n'est pas ça.

Journaliste : C'est quoi?

Mme Cadet : Bien, écoutez...

M. Beauchemin : ...en tant que tel. Je pense que ce n'est pas au Parti libéral du Québec ou au gouvernement du Québec de définir si c'est un génocide ou pas. Le jour...

Des voix : ...

M. Beauchemin : Le jour où ça le sera, défini, on pourrait dire la... Mais, tu sais, si les gens disent : Mais le gouvernement du Québec n'a pas à me donner son opinion encore là-dessus, je pense que... l'important, ici, c'est de s'assurer que dans des écoles, parce qu'on revient à la prémisse de base de votre question, ce qui est important dans les écoles, c'est qu'on respecte le cursus scolaire.

Journaliste : ...le gouvernement du Québec à définir s'il s'agit d'un génocide? Est-ce qu'à ce moment-là vous pourriez vous rallier à sa position?

Mme Cadet : Bien, écoutez, ce matin, ce matin, ce qu'on comprend, c'est qu'il y a une situation, donc, dans certaines écoles. Il y a des vérifications qui doivent être faites, à savoir, donc, qu'est-ce qui est véhiculé, là. La Loi sur l'enseignement supérieur, elle est très claire. Moi, comme porte-parole en matière d'éducation, je m'attends à ce que les écoles qui sont assujetties à ce code d'éthique là le respectent. Il n'y a pas d'exception, donc, à ce cadre-là pour toutes nos écoles. Maintenant, le ministère de l'Éducation, lorsqu'il voit un article comme celui-ci, doit faire des vérifications. Moi, je me... j'aurais trouvé ça préoccupant que le ministère ne poursuive pas plus qu'il faut, là, donc, les vérifications qui doivent être faites. Et je comprends que ce processus-là, il a été enclenché.

Journaliste : Est-ce qu'il existe au Québec un lobby pro-israélien?

Mme Cadet : Écoutez, aujourd'hui, là, moi, ce que je vous dis, là, c'est que, bon, au niveau, donc, de ces écoles-là, donc, ces vérifications doivent être faites, là.

Journaliste : ...selon vous, il existe un lobby pro-israélien?

M. Beauchemin : ...au Québec, là. Il y a des lobbies pro-Allemagne, il y a des lobbies pro-palestiniens. Il y a toutes sortes de débats au Québec, là. Probablement qu'il y a un lobby pro israélien. Puis on est dans une démocratie, ils ont droit de s'exprimer, là.

Journaliste : Le CIJA par exemple?

M. Beauchemin : Pardon?

Journaliste : Le CIJA, par exemple, est-ce que que vous considérez que c'est un groupe de... c'est un lobby islamique?

Mme Cadet : Écoutez, là, il y a différentes organisations qui font valoir, donc, leurs revendications dans la société civile. Puis, comme mon collègue l'a exprimé, toutes les organisations, donc, lorsqu'elles respectent, donc, nos lois, notamment, donc, en matière, donc, de lobbyisme, lorsqu'elles y sont assujetties, bien, elles ont le droit de le faire.

Journaliste : ...revenir sur le coût de la souveraineté, du... bien, en fait, de la discussion sur la souveraineté. Vous avez peut-être vu, avant vous, le Parti québécois semble avoir un certain malaise à reconnaître que ça puisse refroidir les investisseurs. Est-ce que ça vous étonne?

M. Beauchemin : Que le PQ est dans le déni? Non, mais la réalité, c'est que c'est vrai. Les investisseurs ralentissent leurs investissements au Québec, que ce soit dans le marché obligataire ou dans n'importe quel autre domaine de notre économie, l'incertitude du référendum... Comme je disais mardi à votre collègue ici, si vous aviez des milliards à investir dans l'économie québécoise, avec ça qui est comme un nuage qui flotte au-dessus de l'économie du Québec, est-ce que vous, en tant qu'investisseur, vous voudriez venir investir au Québec? La réponse, c'est... tu compares ça par rapport à une autre juridiction que tu n'as pas ce nuage-là. Ça fait que la réalité, c'est que c'est oui, ça coûte de quoi, mais en plus, ce qui est important de se rendre compte, c'est que, quand Bloomberg l'écrit, Bloomberg fait un constat de ce qui s'est passé dans leurs entrevues préalables. Bloomberg, c'est... en termes de reporting économique, c'est probablement ce qu'il y a de meilleur. Puis la réalité, c'est qu'ils font le sondage des investisseurs dans le marché obligataire.

Moi, j'ai travaillé là-dedans pendant 35 ans. Puis je peux vous dire une chose, le marché aujourd'hui parle de l'avenir. Le marché aujourd'hui, quand il dit que le prix est cinq points de base plus élevé à cause de la menace référendaire, c'est l'estimé aujourd'hui. Si la menace référendaire devient de plus en plus grosse, le cinq points de base va passer à beaucoup plus. En 1995, je négociais les obligations du Québec. J'ai vu les écarts de Québec passer de 50 à 250 points de base. J'ai vu le désastre que ça allait causer. Ça fait que je peux vous le dire. Ce que le marché obligataire est en train de dire aujourd'hui, c'est L Attention, ça va coûter plus cher, seulement cinq points de base pour le moment.

Journaliste : ...dans l'immédiat, si je reprends vos chiffres, cinq versus 10, la mauvaise... ce que vous appelez la mauvaise gestion de la CAQ coûte encore plus cher que la menace référendaire.

M. Beauchemin : À date oui, à date oui. Girard, puis sa gang, ils ont vraiment cochonné les finances publiques, là, au bout. Je veux dire, c'est la décote, c'est du gaspillage. Ils ont tout fait pour vraiment, là, hypothéquer l'avenir des Québécois, puis ça coûte minimalement 10 points de base sur le coût de financement du Québec. Parce qu'avant on était en dessous de l'Ontario en termes de coût de financement. Là, maintenant, on est au-dessus. C'est ça que le ministre des Finances ne nous dit pas, là, mais c'est ça, l'étude qu'il utilise pour faire la comparaison relative, OK, mais c'est 15 points de base qu'on a perdus davantage de notre... de notre coût de financement. Bien, ce... 15 points de base, là, depuis 2022, ça s'est concrétisé. Pourquoi? Déficits à répétition, décote, gaspillage, mauvaise gestion. Et la montée du PQ, la montée du PQ vaut peut-être cinq points de base approximativement. Ce que Girard disait hier, il n'a pas tort, c'est ça, la réalité. PQ, cinq points de base.

Journaliste : Comment vous... comment vous prenez ça quand vous entendez Paul St-Pierre Plamondon dire que ce que Bloomberg rapporte, c'est faux?

M. Beauchemin : Bien, écoutez, je pense qu'il vit dans une réalité alternative. C'est malheureux. Je pense que donner l'heure juste doit être fait sur tous les aspects de ce que c'est, gouverner le Québec, dont justement la saine gestion des finances publiques. Si le PQ n'est pas capable de donner l'heure juste pour la... le coût du financement, le coût additionnel que le financement de la souveraineté peut coûter aux Québécois, bien évidemment, intellectuellement, le PQ ment au Québec, là.

Journaliste : ...les enseignants qui vont perdre leur emploi parce qu'ils... ils portent des signes religieux, là, 500 personnes à Montréal, vous en pensez quoi?

Mme Cadet : Bien, écoutez, là, pour moi, cette situation-là est absolument inacceptable. Le gouvernement, ça fait huit ans qu'il nous dit que, pour eux, l'éducation, c'est la priorité des priorités. Puis ce qu'on voit, là, pour le réseau, la grande priorité, bien, c'est la pénurie de main-d'œuvre, c'est la pénurie de profs, c'est la pénurie de personnel de soutien.

Là, aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est qu'avec le projet de loi n° 94, avec la mauvaise date d'entrée en vigueur de la clause grand-père, bien, c'est un casse-tête pour l'ensemble des centres de services scolaires. Moi, je m'en fais parler régulièrement. Hier, je vous l'ai dit, là. Donc, on avait la Coalition des partenaires en éducation qui était là puis qui nous disait : Bien, on va avoir des bris de service, puis le gouvernement, donc, doit se poser la question. Qu'est-ce qui est le plus important pour lui? Est-ce que le... de pouvoir donner des services aux élèves... Est-ce qu'être en mesure de pouvoir offrir ces services-là, est-ce que c'est prioritaire pour lui? Si c'est le cas, je pense qu'il y a des ajustements à faire. Puis, en ce moment, bien, on est en train d'étudier le projet de loi n° 9, on n'a pas encore étudié la clause grand-père, là. Moi, je pense qu'il y a une opportunité de pouvoir regarder qu'est-ce qui se passe dans le réseau. On les voit, les conséquences sont chiffrées, puis que le gouvernement se disent : Bien, assurons-nous que la clause grand-père, au moins, donc, soit arrimée, donc, non seulement dans le cadre du projet de loi n° 9, mais qu'aussi on puisse revoir le projet de loi n° 94. Parce que, lorsqu'on parle d'un potentiel de 500 personnes qui pourraient quitter le réseau, c'est sûr que ça équivaut à des bris de services.

Des voix : ...

Journaliste : So, what should be done with Bill 94? What should be done with fact it was tabled...

Mme Cadet :I think... I think that right now, like, we're studying Bill 9, so we have the opportunity to actually, like, open, like, the grandfather clause and to be able to adjust the grandfather clause to the date of sanction of the bill and not the date of a... of a presentation of the bill in March 2025.

Journaliste : What do you hear about the impacts of Bill 94 for school staff members in the region of Montréal?

Mme Cadet : What I hear is that, of course, like they're going to be services that are not going to be able to be offered to the students. Right now, we have children who have needs, and we need to have the necessary staff to provide it. And the biggest crisis that we have in the education sector right now is the fact that we have a labour shortage. And with this bill now, like we know, we see that there are impacts. Minister Roberge just yesterday was telling me : No, like everybody said, that there would be problems with Bill 21 and Bill 94. But what we see is that we actually improve the situation. He had the nerve to tell me that this situation is being improved. And very likely with the articles from this morning, we see that this is a disaster and there are not going to be services.

Journaliste : ...Bill 94, which is the law that we're talking about, has already been adopted.

Mme Cadet : Yes, sanctioned, yes.

Journaliste : And that grandfather clause... Is sanctioned. That grandfather clause already exists. You're talking about changing the grandfather clause in Bill nine, which you are...

Mme Cadet : Because Bill nine opens not only «la Loi sur la laïcité du Québec», but has the opportunity, because we're talking about like a subject that is connected, so we have the opportunity to add a different... amendment to the... to «la Loi sur l'instruction publique.».

Journaliste : ...

Mme Cadet : Through Bill 9, exactly, exactly. Through Bill nine, we could do this because we are already discussing a grandfather clause today. This is what we'll be doing today, so we might as well table an amendment towards that.

Journaliste : ...you can do that?

Mme Cadet : I mean, I will... I will definitely table an amendment towards that. So, I really do hope that the Minister... Minister Roberge will... will hear us.

Journaliste : And the Bill 19 will be adopted or is set to be adopted later today. And you have the FMSQ who's going to hold a press conference. Nothing is solved with the medical specialist. How can we be at this point after all this, all the bills, all the talks and all the pressure tactics?

Mme Cadet : I think that patients right now in Québec, all across the province, are looking at the situation and thinking that this is a disaster. I think that the patients that are seeing this situation... like they must be thinking : Wow, we lost so much time. Us, at the Québec Liberal Party, we do think that we lost so much time because right now we have people not necessarily receiving more services again. So, «la» CAQ had promised at the beginning of its mandate more services for patients in Québec, that this is a top priority for all Quebeckers. And obviously this is again like another situation in which they did not deliver.

Journaliste : Merci beaucoup.

Mme Cadet : Merci.

M. Beauchemin : Merci.

(Fin à 9 h 02)

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