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Point de presse de M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Thursday, February 26, 2026, 9 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures vingt et une minutes)

Le Modérateur : Bonjour à tous, bienvenue à ce point de presse du Parti québécois. Prendront la parole lors de ce point de presse le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, qui est aussi porte-parole en matière d'éducation pour le Parti québécois, par la suite, Jean-François Guilbault, président du Syndicat de Champlain, M. Martin Hogues, qui est président du Syndicat de l'enseignement des Deux Rives, et Mme Nadine Bédard-St-Pierre, qui est première vice-présidente de la CSQ.

M. Bérubé : Bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir des représentants et des représentantes d'enseignants et d'enseignantes et du personnel scolaire de plusieurs régions au Québec. Je suis accompagnée notamment de Nadine Bédard-St-Pierre, première vice-présidente de la CSQ, de Jean-François Guilbault, président du Syndicat de Champlain, de Martin Hogues, président du Syndicat de l'enseignement des Deux Rives, et d'autres représentants du personnel scolaire de Lignery, de Vaudreuil, de Portneuf, de Val-Maska, du Haut-Richelieu et des Moulins, qui participent à une campagne de sensibilisation de la plus grande importance, la violence en milieu scolaire. Je suis fier de m'associer le Parti québécois à eux dans cette démarche et à joindre ma voix à celle des enseignants mobilisés derrière cette grande campagne.

Il ne se passe pas une semaine sans qu'on ait des témoignages, des reportages, des rapports au sujet des violences à l'école. Il en va de même pour les députés, qui sont informés de ce qui se passe dans les écoles, et ça nous inquiète au plus haut point. C'est un sujet d'inquiétude assez universel. La violence, elle prend différentes formes. Il y a la violence entre les élèves, entre les élèves et des membres du personnel scolaire aussi. On a également plusieurs rapports et reportages concernant des cas très graves, aussi, dans les classes d'éducation spécialisée. Mais on n'a aucun portrait réel, clair et objectif de la situation. On dépend toujours des témoignages des enseignants, des articles dans les médias et des vidéos qui font les nouvelles. Et la réponse du gouvernement a été complètement inadaptée jusqu'à présent, en partie, parce qu'on n'a pas ce portrait-là de la situation.

Je vais laisser les représentants des enseignants et enseignantes témoigner de ce qui se passe dans nos écoles véritablement, mais je voulais leur donner cette occasion de parler à tous les Québécois et les Québécoises aujourd'hui. Et je vous annonce que je vais déposer dans quelques minutes, à la fin de la période des questions, une motion pour demander une nouvelle enquête sur la violence en milieu scolaire. La précédente grande enquête a eu lieu en 2016. On est mûrs pour documenter et enquêter à nouveau sur des situations qui inquiètent et qui choquent tous les Québécois.

Je passe la parole à M. Jean-François Guilbault, président du syndicat de Champlain.

M. Guilbault (Jean-François) : Merci beaucoup, M. Bérubé. Donc, effectivement, là, le Syndicat de Champlain, qui est l'instigateur d'une campagne, Mettre un X sur la violence, qui a décrié, bien entendu, de par un nombre important de cas qui ont été rapportés dans nos centres de services scolaires, près de 10 000 cas qui ont été recensés, et qui a suscité un intérêt, cette campagne-là, en voulant d'abord et avant tout rassembler la population autour de l'enjeu de la violence dans le milieu scolaire, ce qui est d'ailleurs très parlant puisque la campagne lancée en Montérégie a fait des petits. Vous le voyez derrière moi, vous avez en présence ici un certain nombre de syndicats locaux, régionals qui ont emboîté le pas. Donc, c'est clairement un enjeu important et je le qualifierais de systémique, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on veut vous faire connaître ce que les membres, ce que le personnel de l'éducation dans les milieux critique et juge.

Vous le savez, la violence est présente. Et quand je dis qu'elle est systématique, c'est qu'on a mis en place une procédure de déclaration qui ne remplit pas ses obligations. Actuellement, ce qu'on observe, c'est du personnel enseignant, du personnel de soutien scolaire qui n'arrive plus, qui en ont assez, qui subissent quotidiennement de la violence. Donc, le processus en cours actuellement répond pas à ses obligations. Ce qu'on observe, ce sont le personnel de l'éducation qui est mis de côté. Ce qu'on observe, ce sont aussi les enfants, les élèves agresseurs, pour lesquels on n'a pas mis d'encadrement autour d'eux, et qui fait en sorte qu'on observe énormément de récidives, de comportements, de violences. Ce qu'on observe aussi, et ça, c'est important, c'est que les enfants qui gravitent autour de tout ça, tous nos enfants, bien, subissent cette violence-là et ils ne peuvent plus être dans un milieu qualifié de sécuritaire.

Le personnel scolaire a perdu confiance en processus de déclaration des incidents de violence. Ce qu'on observe sur le terrain, c'est qu'on insiste sur le cadre légal qui entoure la question de la violence, notamment la question de la violence intentionnelle ou non. Et vous le savez, le personnel de l'éducation a fait des choix, a fait, le choix d'aller vers ces métiers-là parce qu'ils croient à ce qu'ils sont en mesure de réaliser pour aider, faire avancer, faire progresser les enfants, et là, on joue sur la corde de la culpabilité en leur demandant de qualifier les gestes de violence au regard de… qu'elle soit intentionnelle ou non, sur la foi de l'âge des enfants, sur la foi de conditions psychologiques des enfants, sur la foi de diagnostics. La violence, elle peut être explicable, mais en aucun cas elle ne peut être excusable, et ça engendre un découragement puisqu'on banalise et on minimise la violence au quotidien dans le réseau scolaire.

On déplore aussi que trop peu de cas sont évidemment considérés par les directions et les centres de services scolaires, on… Vous savez aussi que le cadre légal oblige les centres de services scolaires à déposer des moyens, mais n'ont aucun… aucune obligation de résultat, ce qui donc fabrique inévitablement une lassitude de la part du personnel enseignant qui déclare. Les directions d'école mettent en place des moyens, ne les valident pas, et la violence se perpétue de façon continuelle. C'est une boucle qu'on doit cesser, qu'on doit faire arrêter. Alors, c'est important qu'on agisse aujourd'hui pour faire cesser cette réalité-là. Et là, je passe la parole à mon collègue Martin Hogue du Syndicat de l'enseignement des Deux Rives.

M. Hogues (Martin) : Oui. Alors, bonjour, tout le monde. Alors évidemment, mes propos vont faire écho à ceux de mon collègue Jean-François, puis ça fait aussi écho aux collègues qui m'accompagnent aujourd'hui. Malheureusement, la prise en charge du ministère, elle se veut essentiellement culpabilisante. Or, essentiellement, il faut retenir que pour qu'une déclaration soit transmise au ministère de l'Éducation et qu'elle mène aux étapes subséquentes, elle doit d'abord et avant tout être estimée intentionnelle. Alors, on comprend très bien que, dans la plupart des cas, bien puisqu'on banalise, bien, on se fait dire que la violence, elle n'est pas intentionnelle, surtout chez les plus petits. Alors, c'est seulement cette voie qui permet un suivi puis une intervention qui, dans bien des contextes, va se conclure par l'affectation d'une ressource des services éducatifs qui va être mandatée pour intervenir, puis là on va proposer le Programme d'aide aux employés ou encore des équipements de protection individuelle. Souvent, ça va être perçu par le personnel du réseau scolaire comme étant une espèce d'inquisition où on demande : Mais est-ce que t'as fait les efforts nécessaires? Est-ce que tu as mis en place ce qu'il fallait? Alors, en plus d'engendrer des délais qui sont totalement inacceptables, mais ça laisse transparaître la sous-importance qui est accordée aux événements vécus par les membres du personnel et les autres élèves qui sont témoins de ça aussi.

Alors, bien des membres ont déjà décrié et continuent de décrier de la part des personnes expertes envoyées par les services éducatifs, que la démarche, elle s'apparente à un interrogatoire et que finalement, eh bien, les collègues du réseau scolaire se mettent en mode défensif, et trop souvent, on réfère le personnel enseignant au Programme d'aide aux employés, alors que ce n'est pas du tout la raison pour laquelle le programme d'aide aux employés existe.

Alors, cette campagne-là, on la veut sociétale, on la veut un mouvement de sensibilisation auprès de l'ensemble de la population, parce que, depuis trop longtemps, on a passé le point de rupture de ce qui est acceptable et inacceptable dans le réseau scolaire. Merci.

M. Bérubé : Alors, maintenant, Mme Nadine Bédard-St-Pierre, qui est la première vice-présidente de la CSQ.

Mme Bédard-St-Pierre (Nadine) : Oui. Bonjour, tout le monde. Merci d'être là. Je tiens à dire que je suis très fière d'être auprès de mes collègues aujourd'hui pour qu'ils vous témoignent de leur réalité. Ce n'est pas facile, ce qu'ils vivent, et ce n'est pas facile de mettre ça sur la place publique, d'expliquer qu'il y a quand même des embûches qui sont structurelles. Je vous dirais que, quand on va à la rencontre de nos membres, ce qu'on entend sur le terrain, une chose est claire, c'est la violence qui revient tout le temps, constamment dans toutes les conversations. C'est la première chose dont ils nous parlent invariablement à travers le Québec et à travers toutes les catégories d'emploi.

Le problème, vous l'avez compris, c'est quand ça devient difficile de leur demander de rapporter... ça leur... ça devient difficile, pardon, de leur demander de rapporter à leur direction des situations de violence, lorsqu'on constate, par exemple, que les encadrements légaux qui ont été mis en place par le passé ne sont plus nécessairement adaptés à la réalité d'aujourd'hui. Même chose pour les outils d'intervention, sur lesquels on a quand même travaillé fort avec nos fédérations et avec le ministère. On a créé un guide, un protocole d'intervention en matière de violence à l'égard du personnel scolaire en novembre dernier, mais ce qu'on nous rapporte, c'est qu'ils sont très peu utilisés, très peu déployés dans les milieux, très peu connus.

Donc, oui, à l'heure actuelle, il y a des freins internes à notre action en matière de violence, et il faut en prendre connaissance et il faut agir, mais je vous dirais que c'est plus que ça, il y a aussi des freins sociétaux. Et, vous savez, quand on entend l'expression que nos enfants sont des éponges, eh bien, oui, nos enfants sont des éponges. Ils absorbent et ils reproduisent ce qu'ils voient et ce qu'ils entendent de nous jour après jour. Par conséquent, lorsqu'il y a une augmentation de la violence à l'intérieur de l'école, c'est aussi qu'il y a une augmentation de la violence à l'extérieur de ses murs parce que l'école, c'est le reflet de notre société.

C'est pour ça qu'à la CSQ on essaie de travailler à la fois à l'interne, à outiller notre monde, à essayer d'obtenir des changements, et on salue par ailleurs l'intervention qui a été faite par le député ici, mais on pense qu'on doit agir plus globalement sur la violence sociétale, et on a un plan qui s'en vient à ce niveau-là dans les prochaines semaines. On cherche à exercer un leadership en matière de violence sociétale, et on veut agir collectivement, on veut agir solidairement parce que c'est un problème non seulement dans nos écoles, mais c'est un problème de société. Il est plus que temps d'agir. Merci.

M. Bérubé : Merci à tout le monde. Même si on a entendu la cloche, ce n'est pas la fin de la classe. Alors, on prend le temps pour répondre aux questions à l'heure. Alors...

Journaliste : Bonjour, Geneviève Lajoie, Journal de Québec, Journal de Montréal. Puisque je suis seule, je vais prendre la peine... je vais prendre la peine de poser plusieurs questions, si ça ne vous dérange pas. D'abord, j'aimerais savoir... on vous entend bien sur la violence dans les écoles, j'aimerais savoir qu'est-ce qui a changé, est-ce qu'il y en a plus qu'avant et pourquoi.

M. Guilbault (Jean-François) : La réponse rapide, oui, il y a plus de violence. Puis là je vais faire un parallèle avec ce que ma collègue Nadine a dit un peu plus tôt. On a des enjeux de société très large. L'enfant... La violence n'arrive pas à l'école, elle ne naît pas à l'école, elle s'y invite dans l'école. Donc, les enfants, comme elle l'a dit, ils apprennent, par l'exemple. Donc, ce à quoi on expose nos enfants, ce que, comme nous, nous adultes sommes comme modèles...

Journaliste : ...quand vous dites... quand vous dites : Ce à quoi on expose nos enfants, qu'est-ce qui fait en sorte que nos enfants sont plus violents que jadis?

M. Guilbault (Jean-François) : Ce que j'allais dire, donc, ce à quoi on expose nos enfants comme adultes dans nos propres comportements, ce à quoi on donne accès à nos enfants aussi, au niveau des réseaux sociaux notamment, à titre d'exemple, à ce qui est véhiculé aussi comme... les modèles sociaux. J'ai envie de vous dire les modèles sociaux. Puis vous m'en excuserez, là, mais il y a même parmi certains parlementaires... qui n'ont pas de leçons à donner, là, par rapport à ça. Donc, nos grands modèles qui sont là pour nous... nous... nous guider, des fois, font des écarts qui, évidemment, sont reproduits, et c'est vrai dans l'ensemble de la société en général. Donc, on a, comme société, à se questionner pour expliquer et agir pour que ça cesse.

Journaliste : Quand vous parlez de l'exemple des parlementaires, vous faites référence à quoi? De la façon, par exemple, de... ou comment ça se passe à l'Assemblée nationale quand ça brasse un peu en Chambre? À quoi vous faites référence?

M. Guilbault (Jean-François) : Tous les modèles auxquels on expose la société. Et je trouve qu'on a une responsabilité, lorsqu'on est des gens en position, de pouvoir porter un message, d'agir en conséquence. Je vais... je vais m'arrêter là-dessus.

Journaliste : Est-ce que ce serait possible d'avoir quelques exemples de violences qu'on n'avait pas avant, des cas de violence dont vos membres ont... sont... que vos membres ont subis, là, dernièrement?

M. Guilbault (Jean-François) : Bien, je vais me permettre d'en nommer quelques-uns, puis si mes collègues veulent en ajouter, là. Vous le savez, là, on a... ce qu'on observe de plus en plus, c'est de l'évacuation de classe. Donc, c'est-à-dire qu'on va, dans les plans de gestion de la violence... on demande au personnel de sortir la classe lorsqu'un élève se désorganise. Ce genre de situation là est omniprésent et aux quatre coins de la province. Ça fait partir d'un modus operandi maintenant. Donc, on n'agit pas sur la violence.

Et, ce qu'on envoie, c'est un double message : oui, on veut protéger les enfants d'une situation de violence, mais on vient, à mon avis, aussi légitimer le comportement. Et on envoie un message incohérent à ceux qui... qu'on sort de la classe. Et, ce qui est très malheureux dans tout ça, c'est que souvent, la population autour n'est même pas au courant de ce qui se passe dans les classes. Et ça, c'est un enjeu aussi.

Donc, pour moi, là, c'est important. On parle de violence physique, on parle de gens qui se font frapper, donner des coups de poing, coups de pied. J'en ai qui ont eu des commotions cérébrales, j'en ai qui sont partis en ambulance à l'hôpital suite à des interventions qui se sont produits dans une classe où la violence était présente. On n'observait pas ça il y a 10 ans.

Journaliste : Est-ce que vous sentez... Là, vous le savez que, bon, le gouvernement, il y a une course à la chefferie à la CAQ, on... Est-ce que vous sentez que le gouvernement est à l'écoute ou vous sentez que c'est un gouvernement qui est un peu absent à cause de ce qui se passe au sein de la CAQ?

Mme Bédard-St-Pierre (Nadine) : On aimerait évidemment que la question de la violence soit prise en charge de manière plus claire et plus opérationnelle. Pour l'instant, on sent, je vais le dire comme ça, une empathie à l'égard du personnel scolaire, mais on n'a pas l'impression qu'il y a de l'action et qu'on va être en mesure de fournir les outils, de fournir le temps, de fournir les ressources puis de fournir la formation au personnel scolaire comme on s'y attend. Donc, oui, actuellement il y a une période de flottement qui est... qui est nuisible également à l'égard du personnel. Tout à fait.

Journaliste : C'est ça. Est-ce que... Est-ce que vous sentez que Sonia LeBel vous entend? Est-ce qu'elle est véritablement là?

Mme Bédard-St-Pierre (Nadine) : Écoutez, on l'espère. On espère qu'elle sera à l'écoute. Elle est entrée en fonction en disant qu'elle aurait de l'écoute, qu'elle allait vers le réseau. On a eu des moments, ou des témoignages, ou des occasions où effectivement on a senti qu'elle était à l'écoute du réseau. Et aujourd'hui c'est un appel qu'on fait également envers elle. Ce serait un beau legs, d'agir sur la violence, pour elle, dans cette fin de mandat.

Journaliste : Un des candidats à la chefferie de la CAQ est un ancien ministre de l'Éducation, M. Drainville. Puisque vous avez eu l'expérience avec lui, est-ce que vous... vous seriez rassurés qu'il devienne premier ministre pour votre cause?

Mme Bédard-St-Pierre (Nadine) : Écoutez, Mme, je ne suis pas ici pour me prononcer sur les choix des partis, là. Si vous voulez, je vais... je vais réserver mes commentaires à cet effet-là.

Journaliste : Peut-être M. Bérubé voudrait parler de ça?

M. Bérubé : On ne s'ingère jamais dans les affaires internes des partis. Toutefois, je peux dire une chose sur le mandat de... moi, je vais le faire, de M. Drainville à l'Éducation. Il y a eu un sommet sur la violence auquel j'ai participé et les professionnels de l'éducation aussi. Ça a donné essentiellement une vidéo du ministre imposée dans toutes les écoles du Québec puis le vouvoiement. Il me semble qu'il y aurait de la place pour d'autres interventions de nature à assurer une sécurité réelle du personnel et des élèves et à faire en sorte qu'on va dans la bonne direction. Cette mobilisation tend à démontrer que ça a été un échec. Moi, je m'attendais à un plan d'intervention très concret qui envoie le message qu'on protège le personnel, on a parlé du roi de la montagne.

Alors, je crois davantage en Mme LeBel. Il reste très peu de temps pour envoyer une impulsion positive. Mais, s'il y avait une priorité, et je suis convaincu que plusieurs départs d'enseignants et d'enseignantes sont liés à la violence, c'est de faire en sorte de protéger le personnel scolaire. Je suis convaincu de ça, qu'on fait la bonne chose et que ça va être unanimement applaudi dans le réseau.

Journaliste : Et quand vous dites : Il faut protéger le personnel scolaire, qu'est-ce qu'il faut faire concrètement, là, en une phrase?

M. Bérubé : Physiquement, il y a... il y a du personnel qui reçoivent des coups, il y en a qui sont filmés, il y en a qui se font attaquer sur les réseaux sociaux, qui se font pointer là où ils habitent. Moi, c'est des exemples que je connais personnellement dans ma circonscription. Imaginez si on met en commun l'ensemble de ce qu'on reçoit. Donc, protéger le personnel qui est là pour éduquer les enfants. Et, dans bien des cas, les gens ont peur, quittent le réseau, renoncent à faire des plaintes. Donc, on n'a pas un vrai portrait. Et j'ai demandé, moi, au ministère de l'Éducation de faire une entrevue de départ des enseignants et enseignantes, ce qui est maintenant accepté suite à notre proposition, et je suis assez convaincu que la violence fait partie des raisons pour lesquelles soit les gens quittent, soit les gens comptent le nombre d'années qui leur reste avant de prendre leur retraite. Ça, je le prends sur moi d'avoir dit ça.

Journaliste : Merci beaucoup, c'est gentil.

Le Modérateur : Merci beaucoup. C'est ce qui met fin à ce point de presse.

(Fin à 9 h 40)

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