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(Onze heures quatre minutes)
Mme Ghazal : Alors, bonjour,
tout le monde! Bon retour après deux semaines de pause parlementaire. Je suis
heureuse ce matin d'être avec vous. Avec Alejandra, demain, on va passer la
journée ensemble dans le huis clos du budget. Donc, c'est semaine de budget
cette semaine, ça va durer encore plusieurs semaines aussi et, évidemment,
comme tous les Québécois, on a peu d'attente envers le gouvernement de la CAQ
qui a gaspillé l'argent des gens, les gens qui doivent se serrer la ceinture
pour payer les factures, l'épicerie, le loyer, l'hypothèque, Hydro-Québec, etc.
Et c'est sûr que, dans un budget, beaucoup d'yeux vont être tournés sur la
colonne des dépenses, hein? Nous, à Québec solidaire, on est pas mal les seuls
à regarder la colonne des revenus, Alejandra va vous en parler tantôt, puis, moi,
ce que je veux vous parler, c'est des infrastructures.
Le PQI, je vais le regarder attentivement
parce que, même si on n'a pas d'attentes, s'il y a une chose que la CAQ devrait
réparer, s'il y a une chose qu'elle doit réparer, c'est nos hôpitaux qui sont
malades. On est vraiment tannés... moi, je suis tannée, comme tous les
Québécois, de voir des images de nos hôpitaux qui tombent en ruine, qui sont en
décrépitude, on dirait des hôpitaux de brousse, c'est totalement inacceptable
et gênant. Les gens du Québec, les Québécois, Québécoises méritent mieux. Ils paient
assez d'impôts pour s'attendre à avoir des hôpitaux qui tiennent debout. L'hôpital
qui est rendu l'emblème de la situation de nos hôpitaux au Québec, hein, vous
le connaissez, c'est l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. On sait que la CAQ se fout
de Montréal, ils ont abandonné Montréal, ils ont abandonné encore plus les gens
de l'est de Montréal où se trouve cet hôpital. Le minimum, quand je vais ouvrir
le PQI auquel je m'attends, c'est que HMR soit en mode réalisation et non plus
en mode planification depuis des dizaines d'années. Ça, ça veut dire quoi? Ça
veut dire que rapidement, dès qu'il va faire beau, il faut que les pépines soient
en train de travailler pour reconstruire l'hôpital, pas seulement un
stationnement. C'est très important d'avoir des hôpitaux qui sont en bon état.
Ce n'est pas juste une question de fierté, mais c'est aussi une question de
prendre soin du monde.
Mme Zaga Mendez : Merci,
merci, Ruba. C'est... Dans ce budget, c'est sûr qu'on va regarder la colonne de
revenus, puis, vous savez, on ne peut pas demander aux familles québécoises de
se serrer plus la ceinture. En ce moment, tout coûte cher : le loyer,
l'épicerie, les transports, les gens ne peuvent plus. Mais la vérité, là, que
l'argent, au Québec, il y en a. L'argent, il est là, il est simplement
concentré au sommet d'une pyramide qui est de plus en plus déconnectée. Le
ministre des Finances est devant un cul-de-sac. Est-ce qu'il va faire payer la
classe moyenne? Est-ce qu'il va faire payer les générations futures? Ou est-ce
qu'il va aller faire payer les grandes fortunes au Québec, qui accumule année
après année des milliards de dollars?
Et pour nous, pour mettre de l'ordre dans
les finances publiques, on propose un impôt sur les grandes fortunes, c'est-à-dire
faire payer les 4 000 ménages les plus fortunés au Québec, ceux qui
détiennent 0,1 %, donc c'est les 0.1 % de la population, une mesure
qui va nous apporter des milliards de dollars par année pour éponger le
déficit, pour venir à l'aide de nos hôpitaux, de nos écoles, de nos services
publics. Parce que pendant que la classe moyenne paie à tous les jours, à l'épicerie
qui paie des taxes, il y a des personnes qui accumulent la fortune. Cette
année, on a vu avec la revue Forbes, il y a des personnes pendant un an, ils
ont... ils ont fait grandir leur fortune de 20 %, 30 %, voire
60 % dans une année, je ne pense pas que les salaires et les revenus des
gens moyens ont augmenté de la même façon. Alors, pour nous, le choix est
simple, c'est soit protéger les privilèges d'une poignée des ultra-riches ou
protéger les services publics, protéger la population, et nous, on a choisi
notre camp.
Journaliste : Québec
solidaire, vous avez déjà lancé un ultimatum environnemental au gouvernement,
là, ça s'est avéré avant la pandémie. Là, Christine Fréchette veut relancer les
gaz de schiste. Oh! Vos yeux parlent. Qu'est-ce que votre bouche va dire
maintenant?
Mme Ghazal : J'étais fâchée quand
j'ai vu ça hier, je n'en revenais pas. On dirait vraiment que Mme Fréchette
veut concurrencer Bernard Drainville à qui va être le pire en matière d'environnement.
Le débat a été fait au Québec, il a été fait, puis les Québécois s'en
rappellent. Non seulement c'est mauvais pour une question environnementale,
mais même économiquement, c'est très, très mauvais. On se rappelle, là, des
débats, puis tout ce qui... tout le soulèvement populaire contre les gaz de
schiste, puis là elle nous le ramène comme si c'était quelque chose d'extraordinaire.
Mme Zaga Mendez : Il faut se
rappeler, quand, vous vous souvenez, là, en 2010, 2011, les municipalités, les
gens partout en Montérégie se sont mobilisés contre les gaz de schiste parce qu'ils
avaient une crainte, une crainte fondée qu'on voit, comme aux États-Unis lorsqu'on
ouvre le robinet, l'eau pouvait s'enflammer. C'était ça, c'est de ça qu'on
parle de risque avec les gaz de schiste. Pour nous, cette porte-là est fermée à
clé. Ce n'est pas une voie d'avenir, ça nous prend plus d'énergie aller
chercher ces gaz-là que l'énergie qu'on va avoir en fin de compte. La réponse,
c'est sortir de notre dépendance aux énergies fossiles. Mais, ça, la CAQ, elle
s'est assise sur ses deux mains en matière d'environnement, et c'est pour ça qu'on
est tellement en retard.
Journaliste : Sur le prix de
l'essence. C'est quand même difficile pour les contribuables que vous voulez
aider. Vous ne pensez pas qu'il faut, comme le proposent les autres partis,
réduire une taxe ou trouver une façon de réduire le prix de l'essence?
Mme Ghazal : En ce moment, la
poche qui paie la hausse faramineuse du prix de l'essence, c'est la même poche
qui voit la hausse de l'épicerie, la hausse du coût du loyer, toutes les
factures qui montent, c'est toujours le même... la même personne qui paie, c'est
les Québécois et Québécoises. Même s'ils travaillent, ils n'y arrivent plus. Et
ça, ça vient de s'ajouter. C'est pour ça que nous, à Québec solidaire, on a été
très, très clairs. On veut une réforme de la tarification du carbone pour que
les gens qui sont les plus prisonniers puis qui n'ont aucun autre choix que d'utiliser
leur voiture et qui sont à faible revenu, qu'ils aient une remise de cet argent-là.
On a aussi même proposé que, pour les agriculteurs qui paient beaucoup, aussi, puis
qui, là, en ce moment, on trouve ça très, très difficile, qu'il y ait un fonds,
parce qu'ils contribuent à cette bourse carbone, qu'il y a un fonds dédié pour
eux pour amener la transition. En ce moment...
Ça, c'est la seule chose avec laquelle je
suis d'accord avec les autres partis, c'est que les Québécois souffrent, mais
leurs solutions vont faire en sorte qu'on va continuer à souffrir à très long
terme. Aucune vision de la part des autres gouvernements... des autres partis,
aucune vision. Les gens, là, les Québécois, on est pris en otage, en otage par
le prix de l'essence. Puis là, ce qu'on peut contrôler, c'est la taxe, mais baisser
la taxe, après ça, les pétrolières, là, s'en mettent plein les poches en ce
moment. Là il y a une guerre, demain, il va y avoir un autre... un autre
problème dans le monde. Nous, ici, on ne fabrique pas de... on ne fait pas d'essence
puis de pétrole par chance. Donc, économiquement, il n'y a rien à faire là-dedans.
Donc, la seule solution qu'on doit faire, c'est sortir de cette prise d'otage
dans laquelle les Québécois se trouvent. C'est ça avoir une vision à moyen,
long terme, ce que tous les autres... tous les autres partis politiques
refusent de voir.
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : Je viens de la
mentionner.
Journaliste
: Comme la
TVQ, par exemple, tu sais, ça, c'est...
Mme Ghazal : Je viens de la
mentionner, peut-être que... je vais la réexpliquer. La proposition qu'on fait,
c'est de prendre l'argent qu'on recueille par la tarification et/ou toutes les
taxes, surtout par la tarification carbone de... il y a de l'argent que le
gouvernement reçoit et en ce moment, ils ne savent pas trop quoi faire avec ça,
il y a un surplus d'argent. Au lieu de mettre cet argent-là dans le fonds des
générations...
Journaliste : Non, mais, vous
parler de l'argent de la tarification à carbone, ça, ça va dans le fonds d'électrification.
Mme Ghazal : Oui.
Journaliste
: C'est de
cet argent-là dont vous parlez.
Mme Ghazal : Oui. Ça fait qu'au
lieu de... après ça, de dire : Heille, on a un surplus, qu'est-ce qu'on
fait? On va mettre ça dans le fonds des générations. Mais, en ce moment, on est
en train de... les générations actuelles, on souffre de la situation
climatique. Donc, nous, ce qu'on dit, c'est de prendre une partie de cet
argent-là puis de la donner aux ménages à faibles revenus qui, en ce moment,
n'ont aucun autre choix que de prendre leur voiture. Et ça, ce n'est pas juste
une proposition de Québec solidaire, c'est aussi une proposition du Conseil
consultatif du ministre de l'Environnement, qu'il n'écoute pas.
Journaliste : ...précision
là-dessus, là, sur la mise en place d'une telle mesure. Comment vous évaluez si
quelqu'un a vraiment besoin de son auto?
Mme Ghazal : C'est
possible à évaluer en fonction des salaires. Je ne sais pas, le gouvernement,
il recueille. En ce moment, on fait les impôts. Ils savent combien paient les
Québécois, ils savent c'est quoi leurs revenus et ils savent aussi en fonction
d'où est-ce qu'on habite. Il y a des endroits où il n'y a absolument aucune...
Journaliste
:
...réalités régionales...
Mme Ghazal : Absolument.
Journaliste
: ...qui
font en sorte que des gens peuvent avoir un revenu plus élevé...
Journaliste
: Mais il
n'y a juste pas de transport en commun. Il n'y a pas...
Mme Ghazal : Absolument,
parce qu'ils n'ont pas de transport en commun. Donc, eux... et ils sont à
faibles revenus. Donc, eux, on peut les aider. C'est sûr que, je veux dire,
n'importe quel esprit de logique le comprend. Un PDG qui roule en grosse
voiture luxueuse, ça a moins d'impact, le prix de l'essence en ce moment,
qu'une mère de famille monoparentale qui roule en Yaris. Je veux dire, c'est un
fait.
Journaliste
: Mais là,
ça, c'est un chèque qui serait envoyé à ces personnes-là?
Mme Ghazal : Après ça, on
peut regarder la modalité. Oui, ça peut être un chèque, est-ce que ça peut être
sur le revenu... On peut regarder les modalités, mais l'important, c'est le
principe, c'est de sortir de notre dépendance, parce que, les autres partis, ce
qu'ils font, ce qu'ils proposent, c'est à très courte vue et c'est peu. C'est
des peccadilles par rapport à la hausse du prix de l'épicerie, par rapport à la
hausse du prix des loyers, par rapport à toutes les hausses que les autres ne
veulent pas toucher à ça. Si les gens paient très, très cher pour toutes ces
factures-là, ils ne s'occupent pas de ces factures-là. Pour ce qui est de
l'essence qui s'ajoute à ces grosses factures, ce que proposent les autres
partis est totalement irresponsable et ça va être à recommencer. Parce que là,
il y a les pétrolières qui profitent de la situation actuelle dans l'état
mondial pour augmenter les prix encore. Puis ça, aucun gouvernement n'aura de
contrôle là-dessus au Québec sur le prix de l'essence puis que les pétrolières
se mettent plein les poches. Donc, on va tout le temps être à la merci des
aléas du prix de l'essence, peu importe, même si on a éliminé toutes les taxes.
Admettons qu'on ferait ça, quelqu'un propose cette niaiserie-là, on élimine
toutes les taxes, les Québécois vont encore payer très cher parce que le prix
fluctue sur le marché.
Journaliste : Le Parti
québécois demande à l'UPAC de déposer son rapport d'enquête sur les «brownies»
avant la prochaine élection. Êtes-vous d'accord?
Mme Ghazal : Sur les?
Journaliste
: Les
«brownies».
Mme Ghazal : Oui.
Journaliste
: Êtes-vous
d'accord avec la demande que l'UPAC dépose un rapport d'enquête avant
l'élection?
Mme Ghazal : Bien, ce
serait... en fait, ce serait bien, oui, de faire toute la lumière là-dessus le
plus rapidement possible. En ce moment, il y a plusieurs enquêtes. Il y a aussi
celle du DGEQ, etc. Nous, évidemment, on fait confiance à ces institutions-là
qui sont en train de mener... de mener ces enquêtes-là pour faire la lumière sur
toute la situation. Mais une chose est claire, le Parti libéral du Québec, peu
importe qui est à la tête du parti, peu importe les gens, il a une culture
organisationnelle de corruption qui attire toute sorte de monde tout croche.
Journaliste : Mais, est-ce
que c'est... Je veux dire, il n'y a pas de doute dans votre esprit? Je veux
dire, vous dites ça même si les enquêteurs de l'UPAC, semble-t-il, pensent que
les textos peuvent avoir été fabriqués? Ça ne met pas un doute dans votre
esprit?
Mme Ghazal : Écoutez.
Là, le sujet, ce n'est pas le travail journalistique, là. Ce n'est pas une
enquête sur le travail journalistique. Il y a une enquête. Il n'y a pas
anguille sous roche... c'est-à-dire, il y a anguille sous roche. Il n'y a pas
de fumée sans feu. S'il y a des enquêtes, plusieurs enquêtes, là, il n'y en a
pas juste une seule — de l'UPAC, du DGEQ, il y en a d'autres — sur
le Parti libéral du Québec, ils vont faire toute la lumière puis on va voir
qu'est-ce qui se passe avec les textos. Mais les textos, c'est une partie. En
ce moment, toutes ces enquêtes-là sur un seul parti politique, c'est... il faut
que les Québécois sachent qu'est-ce qui se passe là. Il faut qu'ils le sachent.
Journaliste : ...parce qu'il
y a eu un chef qui a payé pour cette affaire-là, Pablo Rodriguez. Il y a
maintenant Charles Milliard, qui dirige le PQ. Vous dites que peu importe le
chef, le PLQ aura toujours une culture organisationnelle de corruption?
Mme Ghazal : Je veux
dire, rappelez-vous de la commission Charbonneau.
Journaliste : Oui. Mais ça,
c'est en 2011.
Mme Ghazal : C'est ça.
Bien, il y a une culture. On a pensé que tout ça était réglé, mais il y a une
culture de corruption qui existe au Parti libéral du Québec, qui fait en sorte
que ça attire des gens qui veulent en profiter, qui veulent profiter pour
leur...
Journaliste
: Comment
vous l'expliquez, cette culture-là?
Mme Ghazal : Je ne me
l'explique pas, demandez au chef.
Journaliste : Mais personne
ne peut faire le ménage, ou même pas Charles Milliard, de cette culture-là,
selon vous?
Mme Ghazal : Écoutez. Il
y a des enquêtes. Moi, si dans mon parti politique, il y avait autant
d'enquêtes d'institutions auxquelles... compétentes, auxquelles on fait
confiance... Je veux dire, ça ne se peut pas qu'il y ait juste une enquête sur
nous juste parce qu'on est malchanceux, là.
Journaliste : Mais ma
question aussi, plus largement, c'est que ce n'est pas un problème si le
politique met la pression sur l'UPAC pour travailler plus rapidement?
Mme Ghazal : Moi, je
fais confiance. À Québec solidaire, on fait confiance au travail de l'UPAC. Si
c'est possible de faire la lumière rapidement pour que la population sache, on
ne sera jamais... on ne dira jamais non si c'est possible. On dit... On le dit,
mais moi, je fais entièrement confiance au travail de nos institutions, que ce
soit l'UPAC, que ce soit le DGEQ, et d'autres.
Journaliste
: Est-ce
que le PQ a raison de mettre de la pression? C'est ça, la question.
Mme Ghazal : Ils... Ils ont
mis de la pression? Je n'ai pas vu. Je n'ai pas écouté.
Journaliste
: C'est un
peu ça qu'il suggère, là, tu sais, qu'il demande à ce qu'il sorte avant le
résultat des... avant le scrutin, là.
Mme Ghazal : Bien...
Journaliste
: Vous,
vous dites : Ce serait bien. Lui, il dit qu'il faut que ça se fasse.
Mme Ghazal : Bien, on l'a, si
l'UPAC juge que c'est une bonne chose puis qu'il pourrait le faire sans nuire à
l'enquête, on va accueillir ça positivement.
Le Modérateur
: En anglais.
Journaliste :
So, your expectations for the budget?
Mr. Girard said that it would be sober and targeted. Do you have the impression
that there will be something for Quebeckers to help them to go through the
commercial trade war and the war in the Middle East?
Mme Ghazal : Right now, as all Quebeckers, we don't have confidence on this
Government. And the only thing that we are asking this Government to do is to
put... to repair a little bit of what... what he destructed. For example, for
our hospitals, it's very, very, very important that HMR to be in the step of
realization. It's very important. We know that the CAQ doesn't care about
Montréal. We know that. And this is very bad for Montrealers. But the only
thing to do, because Montrealers and the people in the east of Montreal, they
pay a lot of taxes, they should see a good hospital in a good shape as a
Hôpital Maisonneuve-Rosemont. So, I hope that they will put Hôpital
Maisonneuve-Rosemont in realization.
This is, as we... you
see, we don't have a lot of expectation because right now the Government is
cutting little money. And this is... this is having impact not on «PDG» and
people who are very, very rich. It has an impact on... workers.
Journaliste :
For... Do you have an example?
Mme Ghazal :
Yes. Well, for example, people, they
are not able to pay their rent, they are having a lot of rent, the grocery, and
the Government say : I don't do nothing. And what the... what the
Government is doing is cutting in our public services. Some people, they don't
have enough money, so they pay twice. They pay for... with their tax for the
public services, and in the second time, they are paying for their credit card
to have... to have also health care.
And we are the only, only
party who look at the expenses column in the budget, but we also look at the
revenue. And we are the only political party, Québec Solidaire, who have the
courage to say that we should increase the revenue by bringing the money where
it is in that very, very rich people. And maybe, Alejandra, if you want to...
Mme Zaga
Mendez :
...as
Ruba was saying, families cannot handle anymore the increase in the cost of
living. But we know that there is money in Québec. It's just being accumulated
at the top of the pyramid, and it's that 0.1% of the richest in Québec. So,
what we're asking is to look towards what we call a tax on the wealth. And this
tax can bring millions... billions of dollars to our public services, to
Maisonneuve-Rosemont, to Douglas Institute in Verdun... everything... have
said. Because the Government... going to tell us tomorrow is like : We're
going to do some changes, there is no more money. But the money is there. Like
I just saw in one year billionaires have increased in between 20 %, 30 % and
some 60% of their wealth in Québec in one year. There's no salary that has done
the same. And that worries us a lot. And that's why for us, it's important to
get that... increase the revenue coming from taxing wealth.
Journaliste :
And regarding the... Sorry. I just
would like... just would like one clarification, one more question rapidly. The
gas, the fact that the price of the gas is... is climbing, like especially in
Montréal, is there something we can do? Because there are lots of experts out
there that said it's not a good idea to reduce taxes.
Mme Zaga
Mendez :
Well,
what we said is that there are two things : in the low term... in the
short term and in the long term. In the short term, we... I think we all agree
here that the price has increased extremely, and we are in solidarity with all
those people that need to pay their gas to go to work. And, for that, there's
an option, it's to redistribute the money coming from the Green Fund, one part,
like, around 20%, to the people in low-income families. That's in the short
term. But in the long term, we have to look at the fact, and that... that, we
agree... is that we have to move away from our dependence on fossil fuels, on
petroleum. It's the only way, and that's where the CAQ has failed, they have
done nothing to increase the electrification of transportation, increase of
public transit, public transportation. So, that's why there's no choice, and
it's the only way to move away from those economic circles that are going to
continue affecting us.
Journaliste :
And on UPAC's investigation, you want
it... on text messages and the Québec Liberal Party... you want it to come out
as soon as possible, as the PQ is asking?
Mme Ghazal :
Québec solidaire, we have confidence on
the work of the UPAC and all other competent institutions, like DGEQ, on the
investigation they are doing about the Parti libéral du Québec. If they... the
UPAC, for example, says that it's possible, and they think it will not be
affecting that investigation, to make public, to put publicly some information,
of course. It's important for Quebeckers to know what happened in the Parti
libéral du Québec. But there's something very clear in the Parti libéral of
Québec : there is a corruption culture in this organization, and this has
existed since years, without it's finished. But, as we see, it's not finished. Merci.
(Fin à 11 h 24)