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(Onze heures vingt-quatre minutes)
M. Beauchemin : Bonjour, tout
le monde. Alors, je vous présente le chef du Parti libéral du Québec, M.
Charles Milliard.
M. Milliard (Charles) : Excellent,
merci beaucoup. Merci beaucoup, Fred. Bonjour, tout le monde, merci... merci
beaucoup d'être là ce matin. Évidemment, c'est une semaine critique pour
l'avenir financier du Québec, cette semaine, avec le dépôt du budget. À titre
de rappel, c'est la fin d'une époque, un peu, cette semaine, parce que c'est le
dernier budget, probablement, du ministre Girard et, assurément, le dernier
budget du gouvernement de la Coalition avenir Québec avant les prochaines
élections, en octobre prochain.
On connaît tous... les Québécois
connaissent tous la ligne de départ à laquelle on était en 2019, c'est-à-dire,
avec un... surplus, par contre... pardon, de 7 milliards de dollars.
On a hâte de voir quelle sera la ligne d'arrivée demain, avec un déficit qui,
de toute évidence, sera supérieur à 10 milliards de dollars. Demain,
c'est la dernière chance, pour le gouvernement Legault, de répondre aux
aspirations des Québécois. Les aspirations sont très claires et sont exprimées
dans plusieurs sondages, pour ceux qu'on réalise, dans plusieurs sondages, qui
mentionnent que le coût de la vie, la santé, l'éducation, le logement, c'est
ça, les priorités financières et socioéconomiques des Québécois. Alors,
j'espère qu'on pourra voir dans le budget de demain, des mesures sur le coût de
la vie, sur nos entreprises, mais... aussi sur le soutien aux municipalités,
sur les infrastructures municipales, pour régler enfin, ou, à tout le moins,
soulager la fameuse crise du logement.
J'espère que ce sera une occasion aussi de
corriger certaines erreurs, dont, évidemment, la gestion chaotique du PQI.
J'étais à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont vendredi, avec la Coalition HMR, pour,
justement, parler de la situation inacceptable à l'Hôpital
Maisonneuve-Rosemont, qui est un des hôpitaux qui a un grave... un grand... un
grand besoin, en fait, de support de la part du gouvernement du Québec.
Et le programme des sorties culturelles
qui, je pense, moi, est une des grandes aberrations. D'ailleurs, les autres
candidats à la chefferie de la CAQ se sont prononcés sur le retour des
investissements pour les sorties culturelles. C'est la meilleure façon d'entrer
en contact avec la culture québécoise pour nos jeunes au primaire et au
secondaire. Alors, pour un gouvernement qui se dit nationaliste, connecté avec
la culture, c'est une bonne façon de le faire.
On va aussi vérifier quelles sont les
prévisions de croissance qui sont prévues par Éric Girard, parce que c'est la
meilleure façon d'évaluer le sérieux du budget. Est-ce qu'on aura des
prévisions de croissance nulle, de 0,2, de 0,8, de 1,5? Ça a un impact énorme
sur la fin de la course et sur le chiffre final du déficit du budget du Québec.
Avant de céder la parole à Fred, je
voudrais aussi vous parler d'un texte que j'ai vu hier de Mme Fréchette sur son
désir de mettre fin ou de diminuer l'interventionnisme de l'État avec un
nouveau gouvernement Fréchette, c'est ce que j'appellerais le dernier chapitre
de cette tentative de dissociation là du bilan de la CAQ. Et je suis, en tout
respect... vous commencez à me connaître, en tout respect, mais je suis
renversée de voir les candidats à la course à la chefferie se pousser, courir. Finalement,
la course, c'est la course pour se sauver du bilan de la CAQ. Les subventions
étrangères, ce n'est plus correct, la fin du programme d'expérience québécois...
québécoise, ça ne convient plus. La fin de la baisse de la Bourse du carbone, ça
ne fonctionne plus, le régime forestier, pas bon. À un moment donné, il y a une
limite au maquillage, et je pense que les Québécois vont voir clair. On peut
essayer de changer notre identité, mais on ne peut pas changer l'ADN des gens
qui étaient présents autour de la table dans les huit dernières années. Alors,
je vais céder la parole à Fred.
M. Beauchemin : Merci
beaucoup. Bien, vous comprendrez qu'évidemment je vais revenir sur les PME. Dans
mes attentes pour le budget de demain, c'est de réduire leur fardeau fiscal.
Nous, on a une approche balancée au Parti libéral du Québec. Évidemment, le
financement de ça se ferait à même les réductions qu'on ferait aux
multinationales étrangères. On doit stimuler l'investissement au Québec, que ce
soit par des gens qui veulent venir investir au Québec ou par des Québécois en
tant que tels. Et une des façons de faire, c'est de démontrer qu'on est sur la
bonne voie pour faire des gains en productivité. Petit chiffre intéressant
97,5 % de toutes les entreprises privées au Québec sont des PME. Elles
emploient 80 % de la main-d'œuvre privée au Québec, c'est le cœur même de
notre économie. Dans les 17 régions économiques du Québec, il y en a 278 000.
C'est essentiel que le focus du gouvernement, pour pouvoir aider à... l'économie
à passer au travers des prochaines étapes, soit de passer du temps à regarder
ce qui peut être fait pour améliorer la productivité de nos PME, pour qu'elles
puissent avoir une chance de gagner. Le rôle du gouvernement, ce n'est pas de
choisir des gagnants comme ce que la CAQ a fait et que Mme Fréchette semble
vouloir continuer à vouloir faire, mais plutôt de mettre les conditions en place
pour que tous puissent avoir une chance de gagner.
Un dernier point sur les finances
publiques, ça fait des années que mon collègue Monsef Derraji parle d'avoir un
directeur parlementaire du budget, c'est essentiel qu'il y en ait un. Dans un
contexte où est-ce que ça a été le Festival des dépenses inutiles de la part du
gouvernement de la CAQ, où est-ce qu'ils ont été vraiment, là, puis j'utilise l'image
suivante : des marins en cavale sans arrêt depuis les sept dernières
années. C'est important que quelqu'un puisse avoir une vue d'ensemble sur ce
qui est promis et ce qui est dépensé, puis de le remettre... remettre le
gouvernement à l'ordre lorsqu'il fait ce que le gouvernement de la CAQ a fait,
malheureusement, dans les sept dernières années. Voilà.
Journaliste : M. Milliard, vous
avez pensé quoi de Mme Fréchette? Vous avez parlé de ses idées, là, qu'elle
souhaite peut-être aborder l'idée de relancer le gaz de schiste.
M. Milliard (Charles) : En
fait, je pense que, comme la plupart des Québécois, j'ai été surpris d'entendre
cette déclaration-là hier soir dans une question secondaire dans une émission
télé, alors que c'est un sujet qui est extrêmement important et lequel les
Québécois se sont prononcés à plusieurs reprises.
Moi, ce que je vous dirais, c'est que j'envisage
personnellement beaucoup d'autres priorités avant celle-là pour générer
davantage de richesses au Québec. Je pense entre autres au secteur minier. J'ai
passé trois jours la semaine dernière en Abitibi, et pendant que Doug Ford était
en train de bâtir ce qu'il appelle le Ring of Fire dans le nord de l'Ontario,
avec une pelletée de projets potentiels au niveau minier, nous, on dort en ce
moment sur ce secteur-là. Alors, ça, c'est un secteur qui est plus porteur de
richesse, selon moi et qui est plus en phase avec ce que les Québécois
souhaitent... souhaitent voir comme projet de croissance.
Journaliste : Mais vous ne le
rejetez pas de ce que je comprends.
M. Milliard (Charles) : Bien,
moi, je ne veux pas être un politicien qui dit oui, non sur le bord de la table,
rapidement. Alors, vous avez... vous commencez à me connaître, encore une fois,
je pense que les Québécois ont... ont des craintes par rapport à cette
exploitation-là. Si le contexte géopolitique se prête à une réévaluation puis
si les techniques ont évolué, il faut le regarder. Mais je ne vais pas annoncer
qu'on retourne à l'exploration puis à l'exploitation des gaz de schiste ce
matin. Ce serait irresponsable de faire ça de cette façon-là.
Journaliste : ...plusieurs
témoins orientent les enquêteurs vers des personnes qui auraient eu intérêt à
nuire à Pablo Rodriguez pendant la dernière course au Parti libéral. Avez-vous
vérifié si des personnes de votre organisation ou des sympathisants libéraux
seraient reliés à ça?
M. Milliard (Charles) : Alors,
moi, j'ai... Écoutez, je me suis levé à 5 h 15 ce matin, j'ai pris
connaissance de l'article comme vous tous. Alors, écoutez, je pense que c'est
un élément d'information supplémentaire. Moi, je suis... j'ai plein de
confiance dans mon équipe, je dors très bien la nuit sur tous les éléments de
ma campagne au leadership. Je ne suis pas ici pour... accuser ou pour stimuler
des enquêtes de quelconque façon. D'ailleurs, j'ai... j'ai entendu M. Plamondon
tout à l'heure nous faire une classe de maître un peu sur comment une enquête
devrait procéder et quelles devraient être les échéances. Je partage avec lui
le désir qu'on mette la lumière là-dessus très, très rapidement, mais ce n'est
pas à moi à précipiter les enquêtes des uns et des autres.
Journaliste : Mais qu'allez
vous faire s'il est avéré que des personnes, finalement, dans votre équipe ou
des militants auraient eu intérêt à nuire à Pablo Rodriguez, quelle sera votre
action?
M. Milliard (Charles) : Bien,
écoutez, si jamais ça arrive, c'est sûr qu'il va y avoir des conséquences qui
vont être... Bien, écoutez, on va prendre connaissance de cette situation-là si
ça se passe, mais bien sûr qu'il y aura des conséquences néfastes pour ces
gens-là. Je viens en politique avec des valeurs de probité, d'honnêteté,
transparence, vouloir regagner la confiance des Québécois. Alors, bien sûr que,
s'il y a des gens qui ne veulent pas jouer dans ce film-là, bien, ils iront
jouer dans un autre film.
Journaliste
: ...que
l'UPAC fasse connaître les conclusions de son enquête avant la prochaine
campagne électorale? Est-ce que vous pensez que ce serait souhaitable?
M. Milliard (Charles) :
Écoutez, bien, moi je partage le désir, comme tous les Québécois et comme vous
probablement, qu'on mette... qu'on fasse la lumière là-dessus très rapidement.
Je trouve ça un peu malaisant de précipiter ou de demander à des corps
d'enquête de procéder pour que ça fitte avec mon agenda personnel. Alors, je
vais... je vais... je vais me tenir disponible pour collaborer au besoin, mais
j'ai bien hâte de prendre... de prendre connaissance des enquêtes, c'est bien
certain.
Journaliste
: ...été
rencontré par l'UPAC?
M. Milliard (Charles) : Non,
d'aucune façon.
Journaliste
: M. Beauchemin,
est-ce que vous avez été rencontré par l'UPAC?
M. Beauchemin : Non.
Journaliste
: Quelle
lecture vous faites de cet article-là ce matin? C'est quoi, votre conclusion à
vous?
M. Milliard (Charles) : Bien,
j'en tire un enseignement un peu philosophique, c'est-à-dire que, parfois,
quand on prend la peine d'attendre et de s'assurer d'avoir toutes les
informations, bien, il y a d'autres informations qui peuvent servir à mieux
comprendre une situation. Alors, je n'ai pas plus d'information que vous
là-dessus. Comme je vous l'ai dit, je l'ai appris ce matin, mais je ne suis
pas...
Journaliste
: ...pour
vous que ces textos-là soient vrais?
M. Milliard (Charles) : Moi,
je n'ai pas... je n'ai pas... je n'ai pas à commenter là-dessus. On verra ce
que les enquêtes vont donner. Il y a des enquêtes qui servent justement à ça.
Alors, moi, je ne suis pas rassasié au niveau de ma quête d'information. Alors,
ce matin, j'accueille cette information-là, qui semble émaner de discussions et
de sources. Alors, je ne peux pas... je ne peux pas vous en dire plus, je n'en
sais pas plus.
Journaliste : ...de
corruption au Parti libéral, comme l'affirme vos adversaires?
M. Milliard (Charles) : Non,
non. Alors, bien sûr que nos adversaires affirment ça. Moi, ça fait 28 ans
que je milite dans ce parti-là. Fred, ça fait longtemps aussi...
M. Beauchemin : ...
M. Milliard (Charles) :
...moins longtemps, mais, bon, ça fait quand même longtemps. Moi, j'ai accepté
de devenir le 17e chef de ce parti-là, c'est parce que je crois à ses
valeurs, je crois ses militants. Et les gens que j'ai côtoyés, les dizaines de
milliers de gens que j'ai côtoyés dans la dernière année et demie ne sont pas
ce dont on parle aujourd'hui.
Journaliste
: Les
textos ont commencé à circuler pendant la chefferie, de ce qu'on entend. Est-ce
que vous, vous avez été... Est-ce que vous en avez entendu parler à l'époque?
M. Milliard (Charles) : Non.
D'aucune façon. Moi, j'ai appris ça dans le journal... j'allais dire grâce à
vous, ou à cause de vous, mais, en tout cas, j'ai appris ça par les médias.
J'ai enseigné à Bishop's durant l'automne passé. Alors, moi, j'ai complété tout
ce qui concerne ma campagne. Mais, pour le reste, bien, moi, je n'accuse
personne ce matin, c'est quand même important de le dire. Je veux avoir les
informations. On a eu une parcelle d'information, mais qui est loin d'être
complète ce matin.
Journaliste
: ...dire
que vous êtes un parti de corrompus, ça ne vous amène pas à demander des
rétractations ou quoi que ce soit? Le... Votre prédécesseur et le parti avaient
décidé de ne pas... de ne pas poursuivre, par exemple, le Parti québécois, qui
avait fait les mêmes allégations.
M. Milliard (Charles) : Bien,
écoutez, ça sert bien des gens de nous donner les étiquettes qu'ils veulent
bien. Je suis venu en politique pour gagner la confiance des Québécois, et je
veux le faire avec l'étiquette du Parti libéral du Québec. Alors, je vais y
mettre... et Fred aussi, on va y mettre tous nos efforts dans la prochaine
campagne électorale.
Pour ce qui est des poursuites des uns et
des autres, moi, je ne suis pas du tout dans cette dynamique-là. Moi, ce que je
poursuis, c'est la quête de la vérité.
Journaliste
:
...l'étiquette de corrompu que vous met Québec solidaire sur l'épaule
aujourd'hui... que vous voulez être avec l'étiquette, là.
M. Milliard (Charles) :
Qu'est-ce que vous voulez je vous dise? On peut bien venir ici et dire ce qu'on
veut. Il y a aussi la réalité sur le terrain. Il y a aussi l'appétit que les
Québécois ont à continuer de vouloir entendre notre message. Alors, moi, je
suis sur le... je suis sur le positif, je suis sur le travail et je suis
extrêmement fier de l'équipe qui m'entoure.
Journaliste : Est-ce que vous
vous réclamez de l'héritage de Pablo Rodriguez?
M. Milliard (Charles) : Je me
réclame de... Non. Je me réclame de l'histoire générale du Parti libéral du
Québec. Moi, écoutez, j'ai commencé à militer en 1998, c'était Daniel Johnson
qui était chef du parti. Ensuite, il y a eu plusieurs autres chefs. J'ai
fait... d'ailleurs, vous me... certains me l'ont reproché, fait souvent
référence à Robert Bourassa. Donc, je m'inspire, j'accueille l'histoire du Parti
libéral du Québec. Il y a... Il y a des éléments de lesquels je suis moins...
je suis moins content, mais, pour l'instant, on est sur des allégations et on
va...
Journaliste
: ...
M. Milliard (Charles) : Bien,
écoutez, tout ce qu'on... tout ce qu'on... ce dont on parle. J'ai vu M.
Plamondon brandir un livre tout à l'heure. Donc, c'est des... c'est des
rengaines qu'on entend depuis très, très longtemps.
Journaliste : ...vous
reprochez aux candidats à la chefferie de la CAQ de se détacher de leur prédécesseur,
M. Legault. Vous, vous faites la même chose avec M. Rodrigue ou avec même...
M. Milliard (Charles) : Non,
écoutez, c'est...
Journaliste
: ...le
livre en question, il y a M. Charest là-dessus.
M. Milliard (Charles) : Attention,
attention...
Journaliste : Vous
réclamez-vous de l'héritage de M. Charest, de M. Bibeau, de M. Rodriguez, de...
Tu sais, on peut faire une liste, là.
M. Milliard (Charles) : D'accord.
D'accord. Je me revendique... Je suis le 17e chef du Parti libéral du
Québec. J'accueille toute l'histoire du Parti libéral du Québec. Je peux vous
faire... si vous avez 15 minutes, je peux vous faire la liste de toutes
les réalisations du Parti libéral du Québec dans l'émancipation... sociale,
culturelle, économique du Québec. Alors, s'il y a des gens, dans l'histoire du
parti ou dans quelque autre parti, si je peux me permettre... ont des choses à
se reprocher, ça ne veut pas dire qu'il faut absolument renier l'ensemble de
l'histoire. Et moi, je suis extrêmement fier d'être chef de la formation
politique...
Journaliste
: ...s'il
s'avère que des textos ont été organisés pour nuire volontairement à Pablo
Rodriguez, ça veut dire qu'à l'intérieur du parti, un chef doit tout le temps
être obligé de se surveiller, là. Ça ne vous inquiète pas, vous, comme chef, de
savoir il y a peut-être eu des manigances à l'intérieur d'un parti pour faire
tomber un chef si c'est le cas?
M. Milliard (Charles) : C'est...
ça peut venir de l'intérieur, de l'extérieur, ça peut... ça peut venir de
partout. Moi... écoutez, la politique, ce n'est pas de la danse sociale, là, ce
n'est pas à vous que je vais apprendre ça, c'est... c'est un sport extrême. Ce
que je peux vous dire, c'est qu'à partir du 13 février dernier, j'ai pris
les commandes du parti, j'ai bâti une équipe, j'ai confirmé un caucus et c'est
avec cette énergie-là puis mes directives qu'on va mener la suite de l'histoire
du parti.
Journaliste
: Est-ce
qu'il faut marcher le dos au mur, au parti libéral?
M. Milliard (Charles) : Non.
Non. Il faut marcher fièrement en avant et puis regarder les gens qui se
joignent à nous. D'ailleurs, j'ai très hâte de vous faire plusieurs annonces,
là, à ce sujet-là.
Journaliste : Le chef du
Parti québécois, ce matin, disait qu'il y avait des inquiétudes par rapport à
du coulage d'informations, laissait entendre que ça pourrait peut-être saboter
l'enquête. Vous, en voyant le texte de ce matin, est-ce que ça vous inquiète en
ce sens?
M. Milliard (Charles) : Moi,
je ne suis pas... je ne suis pas en mesure de commenter sur le pourquoi, le
comment de cet article-là. M. Plamondon a décidé de le faire, il vous a
d'ailleurs presque supplié d'avoir des questions là-dessus. Alors, ça, ça le
concerne. Moi, ce que je veux, c'est que la lumière soit faite le plus
rapidement possible, mais je ne vais pas m'ingérer là-dedans. Je vais
collaborer si on me le demande et je vais surtout agir s'il y a des conclusions
qui demandent que le chef agisse, point final.
Journaliste
: ...puis
qu'on aille jamais les conclusions de cette enquête-là.
M. Milliard (Charles) : Bien,
ça, ça serait bien dommage. Écoutez, je pense qu'il n'y a personne qui nous
écoute aujourd'hui qui souhaite que ça traîne en longueur et qu'on n'ait pas
toutes les informations.
Journaliste : ...aujourd'hui,
que ça arrive.
M. Milliard (Charles) : Je
n'ai pas à être inquiet de ça, je... ça suit... ça suit son cours. Écoutez, ça
fait... ça fait quelques mois, donc on suit, puis en attendant, je continue de
bâtir l'équipe, puis la plateforme pour la prochaine élection.
Journaliste : Avez-vous été
traumatisé, comme des centaines de Québécois sur les réseaux sociaux, par
Angine de poitrine?
M. Milliard (Charles) : De
loin ma question préférée ce matin. Écoutez, moi j'ai trouvé ça assez rigolo,
quand même, là, j'étais sur le plateau, comme vous le savez. Les phénomènes
viraux de médias sociaux, c'est une science inexacte, hein? Alors là, ça a pris
d'ampleur, il faut quand même reconnaître que ce sont, bon, apparemment, ce
n'est pas des extra-terrestres, mais bien des Québécois, donc qui réussissent
sur la scène internationale. Alors, écoutez, moi, je pense qu'il ne faut pas en
faire toute une tempête non plus.
Journaliste : ...prix de
l'essence, on a demandé aux autres partis quelles étaient leurs propositions,
quelle est la vôtre?
M. Milliard (Charles) : Sur?
Journaliste
: Sur le
prix de l'essence. Qu'est-ce que vous proposez de faire pour remettre de
l'argent dans le portefeuille des Québécois? Ce n'est pas très clair dans mon
esprit.
M. Milliard (Charles) : Je
pense que le prix de l'essence en ce moment, il est... il est vraiment élevé,
c'est vraiment inquiétant, là, mais je trouve difficile qu'on fasse des
promesses à plusieurs Québécois en ce moment, qu'on va leur retourner de
l'argent alors qu'on risque de décevoir un certain nombre de Québécois. Je
pense qu'il faut avoir une meilleure empreinte sur la durée du conflit avant de
poser des gestes comme ça. Moi, je ne suis pas fermé à ce qu'il y ait un retour
à certains Québécois, mais pas à tous les Québécois, je vous le dis tout de
suite, on ne fera pas une promesse à tout le monde qu'on ne pourra pas tenir.
Je pense aux familles, la classe moyenne avec des enfants qui vivent, en ce
moment, les hausses des coûts à l'épicerie, de la taxe sur l'essence aussi.
Alors, oui, il y aurait une ouverture, mais encore une fois et peut-être que ça
fait des moins bonnes clips média, mais d'avoir là quelqu'un qui sort cinq
minutes après une nouvelle pour dire bon, on va tout couper ça, on va annuler,
on va renvoyer un chèque, on va finir par exploiter ci, ça, je pense que les
Québécois en ont assez de ce type de politiciens-là.
Journaliste
:
...10 secondes pour Eric Girard demain.
M. Milliard (Charles) :
10 secondes pour?
Journaliste
: Pour Eric
Girard demain. C'est quoi...
M. Milliard (Charles) : Bien,
on nous promet un budget sobre, mais on peut... on peut, dans la sobriété, être
très précis sur les priorités des Québécois et, moi, je pense que c'est le PQI,
la Santé et l'éducation et les Québécois l'attendent là-dessus.
Journaliste : Est-ce qu'on
doit... budgétaire en 2029-2030, à une heure des Finances publiques et du
contexte....
M. Milliard (Charles) : Bien,
c'est la loi.
Journaliste : Mais on peut
reviser la loi.
M. Beauchemin : Bien,
écoutez, il y a une loi au Québec qui fait en sorte que, normalement, on
devrait avoir un horizon de cinq ans pour revenir, ça a été déclenché l'an
passé, ça prend des conditions majeures, significatives pour pouvoir dévier du
parcours, mais il y a plusieurs façons...
Journaliste : La guerre en
Iran, par exemple, ça n'en est pas un, évènement majeur?
M. Beauchemin : Oui, il y a
plusieurs façons de, premièrement, évaluer si c'en est une ou pas.
Premièrement, dans les finances du Québec, en passant, ce qui arrive
actuellement, pour être clair par rapport aux promesses que les autres partis
disent, là, OK, net dans les poches du gouvernement du Québec après les
dépenses additionnelles corrélées avec l'augmentation du prix du pétrole, dans
les poches du gouvernement, il n'y a pas grand-chose de plus, là, à redistribuer,
en passant. Ça fait que, ça, c'est un mirage plus qu'autre chose. Mais, ce qui
est important, c'est de justement viser sur la croissance économique,
d'investir là ou le levier va être le plus élevé. Puis ça, c'est seulement dans
la productivité de nos entreprises. C'est le message plate que je répète depuis
des années, mais c'est la chose que le gouvernement devrait faire et ne fait
pas, que nous, si jamais on a l'honneur de pouvoir être au gouvernement, on va
faire. Parce qu'on n'a pas les moyens de taxer plus les Québécois, donc on a
besoin d'avoir plus de revenus qui va venir de quoi?, qui va venir de revenus
additionnels d'entreprises, de salaires plus élevés. C'est ça qui va faire en
sorte que l'État va pouvoir être balancé. Puis, la façon de le faire, c'est
de... justement, d'avoir plus de propriété intellectuelle, d'avoir plus de
propriétaires au Québec. Puis ça, c'est la façon de gagner à long terme.
Journaliste : ...prendre...
Parce que vous avez parlé d'aide à la classe moyenne, puis là, vous, vous dites
qu'il n'y a pas grand... qu'il n'y a pas beaucoup d'argent à aller chercher,
là, là. La proposition du PLQ, c'est quoi, par rapport au prix de l'essence?
C'est : On ne touche pas à ça, on va agir sur d'autres leviers ou
c'est : on... on est en train d'en travailler une puis on va vous revenir?
C'est quoi précisément?
M. Beauchemin : C'est parce
que, si on regarde spécifiquement, là, en ce qui concerne les finances
publiques, l'effet net au gouvernement du Québec, c'est un arrondissement.
Donc, on ne peut pas distribuer ce qu'on n'a pas, ce que la CAQ a fait,
malheureusement, depuis les sept dernières années, ce qui nous a amenés à une
décote, ce qui nous a amenés à un endettement supérieur de
100 milliards de dollars, ce qui nous a amenés à des déficits sans
arrêt. Et ça, ça mine la confiance dans l'économie.
Journaliste : Bien, ma
question, c'est par rapport au prix de l'essence, là. Pour vous, là, est-ce
qu'il y a un geste qui peut être posé, là, que ce soit une des propositions qui
est déjà faite ou une autre, ou est-ce que ce n'est pas une avenue prometteuse,
puis que vous allez regarder autre chose?
M. Beauchemin : Bien, j'ai
peut-être pris le chemin un petit peu long pour répondre à votre question, là.
Journaliste : Oui. Excusez.
J'ai été impatiente.
M. Beauchemin : Mais, pour
répondre à la question plus spécifiquement, ce que je veux, c'est plus d'argent
dans les poches des Québécois par une meilleure économie. Ça fait que
directement, là, le rôle du gouvernement, c'est de s'assurer de créer ces
conditions gagnantes là. Puis, avec ça va venir, donc, la compensation par
rapport au coût de la vie. C'est ça qui est important. D'y aller avec des
mesures ponctuelles, c'est bien populiste, ça pogne dans les médias, mais en
réalité, ce n'est pas soutenable à long terme. Donc, pour les prochaines
générations, on se doit d'amener le bateau dans cette direction-là.
Journaliste : ...vous avez
quand même dit tantôt : Une aide ciblée, pas pour tout le monde, mais pour
certains, là.
M. Milliard (Charles) : Ce
qu'on... Ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est qu'en ce moment on n'a pas
l'intention d'envoyer un chèque à tout le monde. On pense que c'est une mesure
populiste qui risque d'avoir... risque d'être une promesse brisée.
Ce qu'on pense, c'est que, si ça perdure
dans le temps, et Dieu sait qui peut prévoir la durée de ce conflit-là, on
n'est pas fermés à faire une redistribution, mais ça va être ciblé. Ce ne sera
pas un chèque qu'on va envoyer à tout le monde. Ça va être ciblé sur ceux qui
sont le plus touchés. Et je pense personnellement que ce sont les familles...
de classe moyenne.
Journaliste : ...peut venir
d'ailleurs, là, si je vous ai bien suivi, là, M. Beauchemin, là. L'argent ne
viendra pas de l'abolition d'une taxe sur l'essence ou ça va venir d'ailleurs
dans l'économie, puis on va envoyer ce montant-là.
M. Beauchemin : À la hauteur
de nos moyens.
M. Milliard (Charles) : Parce
que l'idée, c'est de créer de la richesse. Donc, cette création-là pourrait
permettre d'aider certains...
Journaliste : Mais comment
que vous allez créer de la... C'est ça que j'essaie de comprendre. Dans le
fond, vous allez prendre les revenus de l'État pour investir dans les PME, au
lieu de retourner directement l'argent dans les poches des contribuables à plus
faibles revenus, par exemple?
M. Beauchemin : Il y a
plusieurs façons de le faire, mais...
Journaliste : Mais, vous êtes
plus d'adon à donner de l'argent aux entreprises qu'aux citoyens? C'est ça
qu'on veut comprendre.
M. Beauchemin : Il y a...
Bien, moi, personnellement, mon focus, c'est... d'améliorer l'économie, OK?
Donc, moi, pour moi, ce qui compte, là... Parce que, quand l'économie...
Journaliste : Donc, les
entreprises passent avant les citoyens? C'est ça qu'on...
M. Beauchemin : Bien, ça,
c'est une façon que vous l'interprétez. Mais la réalité... Moi, je pense que ça
aide tous les Québécois directement, qu'il y ait une meilleure économie, un.
Deuxièmement, il y a plusieurs façons d'arriver à aider les PME. Puis ce que la
CAQ a fait, c'est de nourrir, à coups de... Christine Fréchette, là,
4,3 milliards en 15 mois, les multinationales étrangères. Moi, ce que
je pense qu'on devrait faire, c'est, au lieu de faire ça, c'est qu'on devrait
abaisser la fiscalité de nos PME. Donc, on donne une chance à toutes les PME de
gagner. Parce que, comme je disais tantôt, il y en a 278 000. Le prochain
Couche-Tard, il est quelque part dans une de nos régions, là, mais en les
aidant justement de façon où est-ce que le gouvernement n'est pas en train de
dire : C'est toi le gagnant, c'est toi le perdant, là, mais tout le monde
a une chance de gagner. Mais c'est de même qu'on développe des champions. C'est
de même qu'on est une écurie.
Journaliste : ...nouvelle
sortie contre la Constitution. 800 organisations demandent au ministre
Jolin-Barrette de retirer le projet de loi n° 1. Est-ce que c'est ce qu'il
doit faire? Sinon, vous engagez-vous à l'abroger, si jamais il... ce projet de
loi était adopté avant la fin...
M. Milliard (Charles) : Alors,
s'il y a 800 organisations qui sont contre, il y en a 801 maintenant, puis
ça inclut le Parti libéral du Québec. Donc, nous, on pense qu'on doit retirer
ce projet-là à ce stade-ci de la présente législature. C'est un projet qui
devrait être transpartisan, qui devrait viser l'essentiel du bien commun
sociopolitique au Québec. Ce n'est pas le cas en ce moment. Alors, je comprends
que le ministre veut continuer d'aller de l'avant, ça ne sert pas l'intérêt
public québécois.
J'ai d'ailleurs envoyé une lettre à tous
les chefs de parti leur demandant de travailler ensemble. J'ai remercié M.
Plamondon d'avoir été le seul à me répondre. Alors, si les autres...
Journaliste : ...d'autres
réponses depuis?
M. Milliard (Charles) : Je
n'ai pas eu de réponse depuis. Mais peut-être certains nous écoutent, et que
les lettres vont sortir cet après-midi, qui sait?
Journaliste : Donc, vous leur
retireriez si vous étiez au pouvoir?
M. Milliard (Charles) : Oui.
Tout à fait. Et je pense qu'on devrait... on devrait faire... le prochain
gouvernement doit faire une démarche transpartisane. Je ne suis pas contre une
Constitution, mais je suis contre celle qui est proposée en ce moment.
La Modératrice : En anglais.
Journaliste : The other... The other political parties, QS and the Parti québécois, want a
UPAC's investigation on the text messages to come out as soon as possible...
ideally before the next provincial election. What so you say? Is it the same
wish what you have?
M. Milliard
(Charles) :
Well,
I really hope we're going to have... we're going to get some news from the
different inquiries as soon as possible, but I'm not the one to manage the
schedule of all the, you know, police forces, of all the different bodies that
are doing inquiries right now. So, I read the newspaper this morning, as you
did. Hopefully, we'll... we'll hear from UPAC, and Commissaire
à l'éthique, and DGE sooner than later, but it's not
for me to choose the timing, and I'm going to collaborate with all of them if
they need my assistance. That's... that's what I signed for when I became the
leader of the Liberal Party of Québec.
Journaliste :
For the budget tomorrow, you said that
one number you look at is the economic growth... the percentage.
M. Milliard
(Charles) :
Forecast,
yes.
Journaliste :
The forecast, yes. The prediction for
2026, it seems to be lower than what was expected. Why is it so important to
look at this number and what it matters?
M. Milliard
(Charles) :
Because...
because we're talking about big numbers. So, just a little point of percentage
can make a huge difference in the final resorts... results for the budget. So,
Mr. Girard has a tendency to be overoptimistic, I would say, and then, the past
budgets, he has... he has overevaluated the probability of the economy to grow,
which has made a huge difference at the end of the day.
Journaliste :
Do you have the impression that the
trade...
M.
Milliard (Charles) : Do you want to comment on
that?
M. Beauchemin :
Sure. I mean, to illustrate your point,
the gross domestic product is like a... it's like a hose. So, if you turn on
the pipe, then you know it's going to go out, it... You make a small move, it
reduces the flow. So, the measurements are so precise, so, 1.5% versus 1.4%,
it's hundreds of millions of dollars less in productivity. So, all of these
numbers do matter, and it's very important.
Journaliste
: But do you have the impression that the trade war, tariffs war, and
what's happening in the Middle East, the war in the Middle East can have an
important impact, that, now, starting in 2026, we'll have... like, it will feel
it a bit more, and we'll get closer to a recession?
M. Beauchemin :
Absolutely. The
duration of the impacts is something that you need to put into your equation,
in order to make a judgment call as to how long and how much it will be, as an
impact. But, that being said, for sure, it is going to impact the performance
of Québec's economy, Canada's economy, overall, for sure.
Journaliste :
Seven out of eight budgets, deficits,
except for when you left them 7 billion, what's the legacy?
M. Beauchemin :
For Mr. Girard, in the CAQ, I use this
image and I used it many times, but: drunken sailors. I mean, at the end of the
day, these guys have a record... Like, by the time we're actually back to zero,
by the time we're back to equilibrium, it will require another three more
budgets. That's going to be a total of seven... 10 budgets overall. Since the
law to actually have a balanced budget was put in place, it's the first time
any government... and we're talking 30 years, Bouchard days, right, 30 years,
and these guys have done it for, like, 10 years, almost, by the time it's going
to be done. So, it's... it's unheard of.
And, you know, the worst
thing is… It took 60 years to go from zero to $160 billion worth of debt. In
there, we had welfare, we had health care, we had school, we had a whole bunch
of things, even the Fonds des générations. It took the CAQ eight years to add 100 billion to that.
That's the legacy. There's, like, a terrible message for the next generation.
These guys didn't care about the... the youth. At the end of the day, that...
that's the short sentence of it.
Journaliste :
M. Milliard, what do you make of this
idea that people wanted to sabotage Pablo Rodriguez, and does it give you any
concerns about the people who are around you?
M. Milliard
(Charles) :
Well,
as for all Quebeckers, I'm concerned with what happened in the past few months.
I think that's why we have official, serious inquiries right now. I will be
collaborating with them if... if need be, and I can't wait to have the results
of this. Was there a sabotage? I mean, I really don't know, and, if it's the
case, I mean, someone's going to have to respond to that. But I have absolutely
no reason to believe that, and, as I've mentioned a couple of times, the
inquiries are about the leadership campaign, and not the party as a whole.
That's... that's... those are the facts.
Journaliste :
And, just on the Constitution, those
800 groups asking for it to be, you know, taken off the table, what do you make
of that?
M. Milliard
(Charles) :
Well,
I think it's time for Simon Jolin-Barrette and Premier Legault to.. to take off that... that piece of
legislation from... from the floor. It needs to be transpartisan, it needs to
be with the aim of pleasing to... all Quebeckers, and this is not the case
right now, and with the timing of the upcoming election, timing is not good for
such a constitution. So, that's why I wrote to the different leaders of the
different political parties asking for collaboration, and, so far, only Mr.
Plamondon has answered my letter.
Journaliste :
But you know that the MNAs were
debating on the principle of Bill 1 this morning.
M.
Milliard (Charles) : Yes. Yes, because it's still on
the floor. So, we have to... we have to be there and... and, you know, be vocal
about what we think about that. But if we were the government, this would not
be the case right now.
Journaliste :
Vous allez voter contre? Si je peux me permettre en français.
M. Milliard (Charles) : Bien,
pour l'instant les... les procédures vont se poursuivre. On va voir s'il va y
avoir un vote qui va se prendre aussi. Parce que, là, qu'est-ce qu'il va se
passer dans les prochaines semaines? Ça demeure un peu... ça demeure un peu
incertain, là, les travaux législatifs dans les prochaines semaines.
Journaliste : Puis ça doit se
faire en début de mandat, ce genre de projet là...
M. Milliard (Charles) : Tout
à fait. Ce serait une occasion justement, probablement, de rassembler les
Québécois après une élection qui, par définition, est toujours un peu
déchirante. Voilà. Merci.
M. Beauchemin : Merci.
(Fin à 11 h 53)