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(Huit heures vingt-huit minutes)
Mme Ghazal : Alors, bonjour,
tout le monde. Lendemain de budget. Je suis donc avec Alejandra, notre
responsable en finances. On a analysé le budget. C'est vraiment un budget pour
les banquiers et pour le ou la future cheffe de la CAQ, ce n'est certainement
pas un budget pour la classe moyenne. La seule priorité, là... le budget,
comment il a été écrit, c'est pour une seule priorité, c'est la réélection de
la CAQ. C'est ça, l'objectif.
Et, pendant ce temps-là, bien, les Québécois,
ils doivent utiliser leurs cartes de crédit, ils doivent s'endetter pour payer
les factures de base, c'est-à-dire l'épicerie, le loyer, même les services
publics en santé, en éducation, parce que les services publics,
malheureusement, ne marchent pas. Et, pendant ce temps-là, bien, le ministre
des Finances, lui, a décidé de remettre une carte de crédit prépayée au ou à la
future cheffe de la CAQ pour pouvoir distribuer des cadeaux électoraux, alors
qu'on sait, là, en ce moment, là, il n'y a rien qui fonctionne dans le système
d'éducation, dans le système de la santé, dans les services sociaux, dans le
logement, il n'y a rien qui marche. On aurait su où cet argent-là doit aller.
Pendant ce temps-là, il le réserve pour Christine Fréchette ou Bernard Drainville.
Hier, j'ai écouté attentivement l'économiste
Jimmy Jean, chez Desjardins, qui a dit que la croissance des dépenses prévues
dans ce budget-là est équivalente aux pires années de Philippe Couillard. Il faut
le faire, là, il faut le faire. On se rappelle c'est quoi, le Parti libéral, c'est
le parti des... de la... de l'austérité. Et qu'un économiste dise ça, c'est
extrêmement, extrêmement inquiétant.
Mme Zaga Mendez : Merci, Ruba.
Ce qu'on conclut avec ce budget, c'est que le ministre Girard est en train de
faire payer la facture à nos jeunes puis aux futures générations. L'austérité
et les coupures vont continuer. Et le pire dans tout ça, c'est que le ministre
des Finances l'a dit clairement, il faut encore aller chercher de l'argent.
Donc, il va encore y avoir des coupures.
Comment vous voulez que les jeunes aujourd'hui
se lèvent puis qu'ils aient de l'espoir en regardant ce qu'on a devant nous
avec ce budget? Moi, je n'ai aucun espoir. Les jeunes veulent savoir comment
ils vont faire pour payer le logement, le loyer, et qu'est-ce qu'on a comme
réponse, c'est 1 000 nouvelles unités pour l'ensemble du Québec. C'est
une vraie joke, c'est une vraie joke. 1 000 unités, là, c'est le besoin de
mon comté, c'est le besoin de Verdun. Comment vous voulez qu'on réponde à la
crise du logement avec seulement 1 000 unités pour l'ensemble du
Québec?
En éducation, on a besoin d'une
augmentation de 4 %. La CAQ répond avec 2,4 %. Ça, ça veut dire
seulement une chose : encore des compressions, encore de... une
instabilité dans le milieu de l'éducation. C'est ça, la réponse de François
Legault, quand l'éducation, l'avenir de nos jeunes, de nos élèves était sa
seule et unique priorité en arrivant au pouvoir.
Et ce qui me scandalise aussi en parlant
des générations futures, c'est la coupure de 2 milliards en environnement,
un recul énorme. Et pourquoi il nous manque 2 milliards dans le budget
pour lutter contre les changements climatiques? Parce que la CAQ a détourné le Fonds
vert, le Fonds d'électrification, il a pris cet argent-là pour payer une dette
que seulement eux ont creusée. Et on a besoin, aujourd'hui plus que jamais,
pour nos jeunes, pour les générations futures, d'avoir cet argent-là pour
contrer la crise climatique. Les jeunes n'ont jamais été la priorité de la CAQ,
et ce budget confirme cet abandon.
Journaliste : ...est-ce qu'il
y a trop d'employés de l'État? Est-ce qu'il faut, comme le suggèrent d'autres
partis dont... le suggère également la CAQ, couper dans la fonction publique?
Mme Ghazal : Ce qu'il faut, c'est
arrêter... avoir des services publics qui marchent, faire en sorte que, quand
quelqu'un appelle au gouvernement, à un ministère pour avoir un service... qu'il
y ait quelqu'un qui réponde au bout de la ligne. Et ça, en ce moment, les gens
nous disent, il n'y en a pas. Ils souffrent parce qu'il y a... Évidemment, pour
nous, à Québec solidaire, c'est clair qu'on ne veut pas qu'il y ait de la
bureaucratie, il n'y a personne qui se lève le matin puis dit : On veut de
la bureaucratie, mais ce qu'on veut, c'est que les services publics marchent
puis que les gens puissent avoir... en avoir assez pour leur argent. C'est ça
qui est fondamental. Ce n'est pas juste une question idéologique. Est-ce qu'il
faut couper partout, dégraisser, comme le dit la ministre du Trésor, où est-ce
qu'elle dit : Ah! bien, il faut dégraisser? Oui, mais où?
Moi, il y a des femmes qui appellent à mon
bureau puis qui disent : On vit des violences conjugales, on veut être... on
s'est fait couper la... les... l'argent qu'on a besoin, parce qu'on n'est pas
capables de travailler, de l'IVAC, ils appellent, ils appellent, et il n'y a
personne qui répond au bout de la ligne. C'est... On veut des services publics
qui marchent.
Donc, s'il y a à enlever la bureaucratie,
oui, mais ça dépend où, et il faut le faire de la bonne façon, d'une façon
efficace. Et, en ce moment, les gens, ils n'en ont pas ni pour leur argent... ils
paient de l'impôt, ils n'ont pas de services publics qui marchent et, en même
temps, ils n'ont pas... ils n'ont pas de réponse. Donc, couper n'importe
comment, ce n'est pas ça, la solution. C'est une solution idéologique.
Journaliste : ...par exemple,
de la fonction publique.
Mme Ghazal : C'est des choses
qu'il faut évaluer. Nous, on ne veut pas... Il ne faut pas juste... Ah! on
coupe partout, puis c'est terminé. Moi, je veux qu'il continue à y avoir des
évaluations environnementales pour s'assurer de ne pas se retrouver avec des
scandales environnementaux parce qu'il y a moins d'inspecteurs sur le terrain,
qu'on ait après ça des terrains contaminés. C'est ça qu'on veut, c'est des
services publics qui marchent, pas regarder aveuglément, on coupe partout, puis
c'est tout. Et c'est les gens qui... c'est les gens qui paient le prix.
Journaliste : ...ça en prend
moins?
Mme Ghazal : En ce moment...
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : Pardon?
Journaliste : Est-ce que les
services publics peuvent fonctionner avec l'état de la fonction publique
actuelle ou ça prend toujours plus de monde dans la fonction publique pour
avoir les résultats que vous escomptez, entre autres en environnement?
Mme Ghazal : En ce moment, en
ce moment, les services publics ne fonctionnent pas pour la population. Les
gens, pour avoir des soins de santé, sont obligés de payer deux fois, une fois
avec l'impôt et une autre fois avec leur carte de crédit, comme on a entendu
une patiente qui était obligée de partir à l'étranger... un patient obligé de
partir à l'étranger pour se faire soigner, puis avoir une opération, une autre
qui a payé 42 000 $ pour avoir une chirurgie alors qu'elle s'est
endettée, parce qu'elle n'est pas capable d'avoir cet argent-là. Mais de façon
générale... de façon générale, les services publics... Ça prend... Il n'y a pas
de réponse absolue à ça. Ce que ça prend, c'est des services publics qui
marchent. S'il y a des endroits où il y a de la bureaucratie puis de
l'inefficacité, il faut s'assurer que ça fonctionne et d'autres endroits, par
exemple, pour des inspecteurs en environnement, sur le terrain, on en veut.
C'est ça qu'on a besoin. Et cette bureaucratie, elle a été créée par la CAQ,
c'est le gouvernement qui est là depuis huit ans et les gens n'ont pas de
réponse au bout de la ligne. Puis après ça, on dit : On veut tout couper.
L'objectif, ce n'est pas on coupe, c'est comment est-ce qu'on met de l'ordre
dans nos services publics pour avoir des services à la population? En ce
moment, les gens paient et ils n'ont pas de service. Après ça, on dit qu'on coupe,
mais ils n'auront pas plus de services. Ce n'est pas ça la réponse à la crise
de nos finances publiques.
Journaliste : Parce que là,
vous dépeignez un budget, ne riez pour personne, mais finalement vous dites
c'est électoraliste?
Mme Ghazal : Oui.
Journaliste : Pourquoi?
Mme Ghazal : C'est la cagnotte
qui a été réservée pour le ou la futur chef. Il y a un 250 millions de
dollars, mais auquel s'ajoute 500 millions de dollars, c'est près de
1 milliard de dollars qui est réservé. Plus même la provision qui pourrait
être utilisée pour le ou la futur chef pour distribuer des cadeaux.
Je vais vous donner un exemple. L'Hôpital
Maisonneuve-Rosemont, il est à Montréal, la CAQ a abandonné Montréal. Pour la
CAQ, Montréal, ce n'est pas un comté gagnant pour eux, donc ils ont décidé de
ne pas mettre le projet sur les rails puis de donner ce que les gens demandent,
j'ai entendu le docteur Marquis de la Coalition HMR, il a été très clair, ce
qu'on veut, c'est 300 millions de dollars, et on veut qu'il y ait une
garantie que ce projet-là, on ne reste pas dans le stationnement à tourner en
rond, comme l'a dit hier Alejandra, mais qu'on puisse avancer, et il n'y a pas
de garanties en ce moment pour qu'il avance. Pourquoi? Parce que pour le
gouvernement, s'ils avaient des chances à Montréal, probablement que le projet
aurait été en réalisation et non pas encore en planification après 12 ans.
Ça, c'est un exemple qui montre que c'est un budget électoraliste.
Journaliste : ...servir
également à un prochain gouvernement qui va prendre le pouvoir, donc ça
donne... ça libère des sommes pour des projets que vous pourriez, vous, mettre
de l'avant.
Mme Ghazal : Christine
Fréchette et Bernard Drainville, est-ce qu'ils vont mettre l'argent dans HMR?
Est-ce qu'ils vont mettre l'argent dans un comté où est-ce qu'ils gagnent? On
ne le sait pas. Ce fonds-là, cet argent-là qui a été réservé pour eux et elle,
pour soit Bernard, soit Christine, ce n'est pas le fonds électoral de la CAQ,
il ne doit pas servir pour... peu importe le montant, il ne doit pas servir
pour les intérêts de la CAQ pour se faire réélire et c'est ça qu'on voit en ce
moment. C'est un abandon de nos services publics, c'est un abandon des
Québécois, c'est un abandon du logement, c'est le budget de l'abandon de la
population québécoise pour les intérêts de la CAQ.
Journaliste : Votre demande
numéro un, c'était, avant le budget, de mettre de l'argent dans les
infrastructures en santé. Je peux bien croire qu'ils n'ont pas fait HMR, c'est
le statu quo, mais ils ont quand même mis sur la voie rapide les projets de
Chicoutimi, de La Malbaie, de Saint-Jérôme, de l'Hôpital Charles-Lemoyne à
Longueuil, Mont Laurier, je peux en nommer d'autres comme ça, des travaux
d'urgence, à l'Institut Douglass notamment. Ce n'est pas ce que vous
souhaitiez, ça, d'une part? C'est-tu suffisant?
Mme Ghazal : Je vais vous...
je vais laisser Alejandra répondre pour Douglas, puisque c'est elle qui a sonné
l'alarme sur cet hôpital-là.
Mme Zaga Mendez : En fait,
notre demande, c'était clair, c'était d'augmenter le budget, justement, pour
venir à l'aide des ces hôpitaux-là qui sont en décrépitude, on va... on va se
le dire clairement, là. Donc, voilà des sommes.
Ceci étant dit, et c'est là où c'est plus
préoccupant, c'est que je vais prends le cas de l'Institut Douglas. L'Institut
Douglas n'avance pas dans le PQI. Il demeure pour une sixième année à l'étude.
Maintenant, j'ai dû sonner l'alarme, on a dû mobiliser tout un milieu, on a dû
sortir avec un toit qui croulait, là, qui s'écroulait complètement, avec un
pavillon, en ce moment, qui est fermé. Il n'y a personne qui rentre. Contaminé
à l'amiante de A à Z. Et pour la première fois, on le retrouve dans une liste
des projets prioritaires, mais on ne nous dit pas combien, on ne nous dit pas
quand et ne ne nous dit pas pourquoi et qu'est-ce qui va être fait.
C'est la même chose avec l'Hôpital
Maisonneuve-Rosemont. Il faut 300 millions aujourd'hui. Est-ce que le
300 millions va être donné, oui ou non? C'est ça la question. Le mettre
dans une liste prioritaire puis nous dire qu'il va vers... il va y avoir
2 milliards décoté, bon début. Mais après, est-ce qu'il va se concrétiser
ou pas? C'est ça la question qu'on se pose. Et la... comment je peux dire? Et
le problème, c'est qu'aucun de ces projets-là n'avance dans le PQI. Mais on
a...
Mme Ghazal : Ce que ça
prend...
Une voix : ...
Mme Ghazal : Ça, c'est pour la
première phase, c'est... pour la première phase, c'est ce qu'ils ont besoin
pour arrêter d'être juste en planification puis avoir un stationnement. C'est
pour avoir une garantie des prochaines étapes pour ne pas... puis qu'on
commence à creuser maintenant.
Journaliste : ...aux gens du
Conseil du trésor, puis moi, ce qu'on m'a dit, c'est que l'argent est budgété
et qu'en ce moment, même si on voulait aller de l'avant, on ne peut pas, parce
que les plans de HMR ne sont pas complétés, ils ne sont pas faits...
Mme Ghazal : Bien oui,
savez-vous pourquoi? Les plans étaient complétés.
Journaliste : ...terminer.
Puis là, après ça, ce qu'on me dit, c'est que, là, l'appel de projets qu'ils
vont lancer au cours des prochains jours, c'est qu'il faut préparer le terrain,
parce que, là, on est en train de construire le stationnement, quand le
stationnement va être fini, là où on va construire l'hôpital, il faut préparer
ce terrain-là, faire la préparation du terrain, faire passer l'aqueduc en
prévision de la construction de l'hôpital.
Mme Ghazal : J'ai entendu les
justifications du gouvernement... pourquoi est-ce que le projet n'est pas déjà
en réalisation avec une garantie qu'il va continuer, qu'on ne pellette pas ça
par en avant. J'ai entendu leurs justifications qui ne fonctionnent pas, parce
que, si on est en retard puis s'il va falloir revoir encore les devis, les
remettre à jour, c'est à cause de la CAQ, parce que tout ça était prêt, tout
était prêt. On avait même les plans, les devis, tout était prêt, mais parce que
la CAQ a tergiversé puis... Il a fallu qu'ici, à l'Assemblée nationale, et avec
les gens de HMR, puis les gens de l'est de Montréal, et les gens aussi qui
bénéficient de cet hôpital-là, qui sont dans la grande région de Montréal, dont
la CAQ se fout... il a fallu une mobilisation pour que, finalement. Christian
Dubé... je ne sais pas quelle discussion il y a eu avec François Legault,
puisse avoir un stationnement parce qu'il avait probablement mis son siège en
jeu, puis c'est à cause de ça.
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : Bien oui, bien
sûr, mais le stationnement, qu'ils le fassent. Nous, ce qu'on veut...
Journaliste
: ... un
stationnement donné, gratuitement, là, ils le font ailleurs pour que le
stationnement actuel puisse...
Mme Ghazal : On comprend les
étapes, tout le monde comprend très bien les étapes. En ce moment, on n'a pas
de garantie que ça va aller de l'avant. Si ce comté-là était caquiste, je vous
garantis, je mettrais ma main au feu, qu'hier en ouvrant le cahier du PQI on
aurait vu que HMR était... serait dans «réalisations». J'en suis convaincue.
Ce que les gens ont besoin, c'est une
stabilité puis une prévisibilité. Les justifications puis la situation dans
laquelle on se trouve, où est-ce qu'ils disent : Ah! il faut qu'on attende
parce que... c'est parce qu'il y a eu du retard avant, parce qu'il n'a pas été
déjà mis sur les rails avant. L'affaire du stationnement, et tout ça... C'est
la CAQ qui nous a... qui a retardé le projet, qui fait que... ah! il faudrait
encore remettre les plans, et tout ça, à jour.
Oui, on est d'accord que ça prend un
stationnement. Il a fallu que tout le monde se batte pour ça, mais je vous le
dis, c'est électoraliste. C'est la seule raison. Là, peut-être, peut être que
le ministre des Infrastructures va dire : Bonne nouvelle! Regardez,
l'argent est apparu, 300 millions. Bien, puis là il faut qu'on le félicite
pour ça. On va être contents, c'est sûr, on ne crachera pas sur les
300 millions, c'est ce que les gens demandent, mais il n'est toujours pas
dans «réalisations».
Journaliste : Comment vous
expliquez qu'il y a des milliers de camions qui roulent sur nos routes au
Québec plus de systèmes antipollution?
Mme Ghazal : Je ne me
l'explique pas, je ne me l'explique pas et je trouve ça scandaleux, surtout que
le gouvernement était au courant depuis deux ans. Le gouvernement était au
courant depuis deux ans de ce problème-là. Moi, ma question, elle est claire,
pour le gouvernement de la CAQ : Maintenant qu'ils sont au courant depuis
deux ans, il y a combien de camions dans le système antipollution, en ce
moment, ne fonctionne pas et que ça roule sur nos routes? Il y en a combien
comme ça? C'est mauvais pour l'environnement. Ils devraient justement faire des
inspections puis s'assurer de ne plus avoir ce problème-là.
Journaliste :
On the Douglas, what are your concerns…
seems like some good news, but nothing too clear, perhaps?
Mme Zaga Mendez : Yes, that's in fact the issue, that first, we had and I had to
raise my voice, with everyone in the Douglas : So, this becomes a national
emergency. So, yes, there's a first step with the fact that the Douglas is the
first one in the line of projects. However, it's still under study, and that's
what worries me, because the only answer that the Douglas needs is to have a
new «pavillon», like… new infrastructures.
So, I don't know, the
money that is there, what it's for. Is it just to urgent repairs, just to come
and help out meanwhile we're going to have a new building? That's the question the CAQ needs to answer and that…
What we need in the Douglas is a new building, because, at this point, we…
there's… the… building completely closed due to asbestos, and nobody can go in
and out, and then the other building is in a really bad condition…
hospitalization. So, we need an answer right now.
Journaliste
: Do you think that, since we don't see l'Hôpital
Maisonneuve-Rosemont and Douglas at the realization
phase and the infrastructure plan for the next ten years, it's an electoral
decision of the... the CAQ had chances to make some gains and get that seat or
those seats, those two seats, like... it would be a different story. That's
your conclusion?
Mme Ghazal : Yes, for sure. If the CAQ had chance to win the election in
Montreal, where's HMR, I'm sure that the PQI, in the PQ, HMR will be in the
step of realization. It's in planification after 12 years, and there's... we
don't know how money there is for this hospital. And it's still in the
planification phase after 12 years. It's because for the CAQ, Montréal is not a
priority.
Journaliste :
Just on the budget again. You were
talking about it, what it says to young people. What is the message the CAQ is
sending to young people? Is it a middle finger to the young generation?
Mme Zaga
Mendez :
I will
not do that here. But I think this budget, it's ignoring and abandoning the
young generation needs and concerns... about housing. Only a thousand units.
It's a total joke. A thousand units, that's what I need in Verdun. Period. And they're talking about
1000 units for the whole Québec. It's not serious. They're cutting. They're
going to be cutting education once again. And the young families, they still
have to pay every, every year when they put the kids to school. And third is
the environment. $2 billion that are not there anymore because the CAQ needed
to pay their own deficit. That's what the message that we're saying to the
young people: nothing for housing, nothing for the environment, more cuts in
education. It's completely — abandon them.
Journaliste :
And the money put aside, I mean, don't
you think it's for you as well?
Mme Ghazal : Is what?
Journaliste
: Like, did the money that was put aside for the CAQ, the next CAQ
leader and premier... If QS forms the next government, don't you think this
money is put aside for you as well?
Mme Ghazal :
For the CAQ, this money has put aside
for the future leader of the CAQ, for only one objective. Not for the
population and their interests, it's for the objective to... for the future
leader of the CAQ to be re-elected. And this will refuse that. We know what are
the emergency for the people who are not able to afford for their rent, the
groceries, and for... to have good public services. People are suffering. So
why waiting and not be sure to answer to all these needs of the population.
This budget is done for the only interest of the CAQ future leader.
Journaliste :
What's your... just taking a look at
the budget, just... what's your one biggest takeaway? What's your major concern
with the budget?
Mme Ghazal :
Our major concern is that this budget
doesn't take care about the population of Québec, who is suffering from the
cost of living to pay their rent, to pay the groceries, and to have good public
services that work. This budget doesn't answer the priorities of Quebeckers. It
answers only the priority to re-elect the CAQ.
Mme Zaga Mendez : Merci
beaucoup.
(Fin à 8 h 48)