Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Quinze heures quarante-deux minutes)
M. Tanguay
: Alors,
aujourd'hui, 24 mars 2026, retenez bien la date. Aujourd'hui, à
l'Assemblée nationale, au salon rouge, en ce 24 mars 2026, qu'est-ce qui
vient de se passer? Il vient de se passer quelque chose d'assez extraordinaire,
une clarté qu'on... que le chef du Parti québécois ne pourra plus nier. Et je
vais vous lire la motion qui a été déposée par nous, du Parti libéral du
Québec, motion sans préavis, sur laquelle un vote a été tenu et qui a été
adoptée à l'unanimité, y incluant les députés du Parti québécois. Que disait
cette motion? Je la cite au texte :
«Que l'Assemblée nationale prenne acte du
fait que le chef du Parti
Québécois a réitéré récemment lors d'une entrevue
télévisée à Radio-Canada qu'il a l'intention coûte que coûte, s'il est élu, de
tenir un référendum sur l'avenir politique du Québec lors de la prochaine
législature.» Fin de la citation.
Alors maintenant, le chef du Parti
québécois ne pourra plus tergiverser ou essayer de faire accroire qu'il a
compris quelque chose. Notamment, rappelez-vous, rappelez-vous ce qu'il disait
ici même, au lendemain de l'élection partielle de Chicoutimi, le
24 février dernier, il disait : J'ai fait du porte-à-porte à
Chicoutimi, oui, on a gagné le comté, le Parti québécois, l'élection partielle,
mais j'ai fait du porte-à-porte, les gens, j'ai reconnu une chose, sont
inquiets, les gens me disent : Trump, les tarifs, l'économie,
l'instabilité, ça nous inquiète, puis vos histoires de référendum, ça nous
inquiète. À ce moment-là, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon,
avait dit : Bien, j'ai compris, j'ai compris et je vais prendre acte de
cette inquiétude-là des gens, puis faites-vous-en pas, je vais être intelligent
là-dedans. Un référendum... Et je le cite ce qu'il disait, le lendemain, le
24 février, ici même, il disait, le chef du Parti québécois, je le cite :
«Je n'ai jamais eu de réflexion ou de déclaration sur des conditions idéales.»
Il parlait d'un référendum. «Je n'ai jamais eu de réflexion ou de déclarations
sur les conditions idéales. Je vais raisonner mes décisions sur la base des
faits, où en sera le Québec, les États-Unis et le monde dans deux, dans trois
ou dans quatre ans.» Fin de la citation.
Alors là, il est en pleine contradiction.
Il avait dit le lendemain du... de l'élection partielle de Chicoutimi qu'il
allait prendre acte de ça puis qu'il n'allait pas nous lancer, si d'aventure,
il était... ou par malheur, s'il était élu au gouvernement, il n'allait pas
nous lancer tête baissée dans un référendum, qu'il allait tenir compte du
contexte économique. Bien là, le Parti québécois vient de voter et vient
d'affirmer par la motion qu'il y aura un référendum, retenez bien l'expression,
coûte que coûte, peu importe, même si Donald Trump... Donald Trump va être
encore président jusqu'en janvier 2029. Qui sera le successeur de Donald Trump?
La guerre économique qui a lieu présentement, qui fait en sorte que le Québec
doit faire alliance au sein de la Fédération canadienne face à ce marché
économique ou à l'intérieur de ce marché économique formidable de la Fédération
canadienne, plus on... unis, nous sommes, plus fort, l'union fait la force,
bien, mettez ça de côté, le chef du Parti québécois a dit : Si je suis
premier ministre, si vous me lisez le 5 octobre prochain, il y aura un
référendum sur la séparation coûte que coûte, indépendamment du contexte
économique, indépendamment de Donald Trump, indépendamment de tout. Encore une
fois, l'expression importante c'est «coûte que coûte», ils feront un
référendum. Bien, vous voyez bien que, là, il y a une radicalisation quant au
moment du référendum.
Pauline Marois avait eu la clarté, la
clairvoyance de reconnaître, lors de la course à la chefferie à laquelle elle
participait... elle parlait des cinq années de turbulences économiques, cinq
années de turbulences économiques qui suivraient un Oui à un référendum. Et le
chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, disait en octobre 2023... il
parlait, et je le cite, il parlait de quoi? Des sacrifices, d'une transition
d'une année ou deux. Fin de la citation. Alors, le chef du Parti québécois,
maintenant, ne pourra pas reculer, ne pourra pas reculer dans les prochaines
semaines, dans les prochains mois, ne pourra pas reculer jusqu'au
5 octobre. Maintenant, c'est clair, c'est coulé dans le béton.
Et contrairement à ce que lui disait son
bon ami Lucien Bouchard, Lucien Bouchard, lui, l'invitait de façon très lucide
à revoir sa promesse. Lucien Bouchard lui disait, je le cite... un article de
Tommy Chouinard du 20 août 2025, je cite Lucien Bouchard : «Je ne
voudrais pas lui nuire, mais je pense que M. Plamondon va devoir réfléchir
sérieusement avant de maintenir son engagement de faire un référendum.» Fin de
la citation. Alors, oubliez ce que disait Paul St-Pierre Plamondon à Chicoutimi
en disant : J'ai écouté les gens sur le terrain, ils sont inquiets puis
ils n'en veulent pas, de référendum, tant qu'il y a de telles inquiétudes.
Oubliez Paul St-Pierre Plamondon quand il disait ça. Oubliez ce que lui-même
reconnaissait que ça va être une année ou deux années de sacrifices, le
lendemain d'un référendum, si d'aventure le Oui était adopté. Oubliez Lucien
Bouchard, la voix de la raison, qui disait : Il ne devrait pas faire ça,
voyons donc, le contexte économique est épouvantable, c'est la dernière chose
qu'on a besoin de faire. Bien, aujourd'hui, le Parti québécois a coulé dans le
béton, il va tenir un référendum coûte que coûte. Ça, ça veut dire
indépendamment de Trump, indépendamment des tarifs, indépendamment de tout,
Paul St-Pierre Plamondon, s'il est élu au gouvernement, ce sera coûte que coûte
un référendum avec toutes les turbulences économiques qui viennent s'ajouter à
ce qu'on vit déjà puis qui est dur dans nos régions, nos PME, nos entreprises,
les employeurs, les employés. Tout le monde a de la difficulté avec
l'inflation, rajouter ça, bien, lui, il veut nous lancer dans un référendum
coûte que coûte puis essayer de nous sauver avec la piasse québécoise. Voyons
donc! Ça ne tient pas la route, mais au moins, ça a l'avantage d'avoir une
clarté.
Un peu ce qu'il disait aux fonctionnaires
fédéraux quand il a dit durant la même entrevue : Bien, ils vont tous
perdre leur job, c'est ça qui est ça. Alors, après le «c'est ça qui est ça»,
aujourd'hui, c'est le «coûte que coûte» de Paul St-Pierre Plamondon. Il fonce
tête baissée face à son référendum, sa séparation. C'est ça qui est ça, coûte que
coûte. On n'a pas besoin d'avoir un tel premier ministre. Et c'est pour ça
qu'au Parti libéral du Québec, avec Charles Milliard, on va parler de
l'économie, des services publics, des finances publiques, de notre économie, de
nos régions, de nos PME, de la santé, de l'éducation, des jeunes, des aînés. On
va s'occuper de notre monde en ayant une économie forte, en faisant en sorte
que notre culture et notre langue soient... s'épanouissent, basées sur une
économie forte d'un Québec au sein de la fédération canadienne, qui est un
marché économique remarquable.
Alors, après le «c'est ça qui est ça»,
c'est le «coûte que coûte» de Paul St-Pierre Plamondon. Les choses sont claires
maintenant, les gens auront à voter entre la séparation, les turbulences puis
pas les services, et un Charles Milliard, le Parti libéral du Québec, une
économie forte partout dans nos régions, des services publics dignes de ce nom
et un gouvernement qui va nous rassembler, pas nous diviser, qui va être là
pour 100 % de la population et pas pour diviser.
Vous allez me permettre,
now, in English, to say that today, at the National Assembly, the motion that
we presented, that we had tabled was crystal clear, and it mentioned the fact
that Paul St-Pierre Plamondon, the leader of the Parti
québécois, is telling all the Quebeckers that he will,
and quote on quote, he will... and it's a free translation from the text in
French, Paul St-Pierre Plamondon will hold a referendum at all costs if he's
elected Premier during the next upcoming election.
So, it's crystal clear
now. Regardless of Donald Trump, regardless to the fact that Donald Trump will
be there until January 2029, regardless of the fact that also we are in a midst
of a economical war and we have to team with all the members of the great
federation... great Canadian Federation in order to be able to have a good deal
at the end of the day, regardless of all the turbulence, regardless of all
this, regardless of the fact that he heard a clear message from the citizen
back in February in Chicoutimi where he said : Yes, I have heard a lot of
citizens telling me that they... they were... we were at risk, our economy was
already at risk enough, that he cannot send the Québec within a referendum
campaign, but today he voted in favor. The Parti québécois today voted in favor
of a motion who mentioned that the Parti québécois will, if he is elected
Premier, Paul St-Pierre Plamondon, hold a referendum at all costs.
So, after the «c'est ça
qui est ça», after the «it is what it is» with respect to the federal employees
working also at the... in the region of the Outaouais, so regardless of the
employees who risk their jobs if there's a referendum, now it's at all costs a
referendum. It's crystal clear, and people will have to choose between the
referendum, the impact, the great negative impact that it will have on our
economy and the fact that doesn't represent the solution at all but will
make... will be a very, very bad decision economically. So, it's going to be
the next... The upcoming election will be between the Parti
québécois and a referendum on the separation and at all
costs, regardless of all the economic costs, versus a Québec Liberal Party led
by Charles Milliard, the Québec Liberal Party, with a strong economy,
respecting each and every one fundamental rights, and provide the public
services to all. This is going to be the choice, it's crystal clear, between
the PQ, the separation, a strong economy, good services and defending each and
every one human rights and fundamental rights with Charles Milliard and the
Québec Liberal Party. Thank you very much.
(Fin à 15 h 53)