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Point de presse de M. Alexandre Leduc, porte-parole du deuxième groupe d’opposition pour la famille, et M. Etienne Grandmont, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de solidarité sociale et d’action communautaire

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, March 25, 2026, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

7 h 58 (version non révisée)

(Huit heures deux minutes)

M. Leduc : Bon matin. Bonjour, tout le monde. J'espère que vous allez bien. Ce matin, je vais déposer à l'Assemblée nationale, donc, une motion pour souligner les 20 ans de l'entrée en vigueur du RQAP, le Régime québécois d'assurance parentale. 20 ans déjà, c'est en 2006 que ça commençait.

C'est un régime qui a changé la vie pour plusieurs familles, qui a permis un meilleur accès au marché du travail pour des femmes... des femmes, pardon, et qui a accentué la présence des pères auprès de leurs enfants. Donc, c'est un régime qui est apprécié des Québécois et Québécoises, et la plupart qui y ont accès, l'utilisent et l'utilisent presque au complet.

Cependant, dans les dernières années, il y a eu des surplus qui se sont accumulés et qui ont été gaspillés par la CAQ en baisse de cotisations, alors que le régime, qui était à l'avant-garde en 2006, commence à être un peu en milieu de peloton par rapport à d'autres pays, en particulier le nombre de semaines réservées aux pères. C'est cinq semaines réservées aux pères. Et on a donc constaté que, dans plusieurs pays de l'OCDE, on est rendu pas mal plus loin que ça en termes de semaines réservées aux pères. Des fois, c'est huit, des fois, c'est 12. On a constaté aussi que, dans la culture entrepreneuriale, c'est encore difficile, des fois, pour le père d'aller demander plus que les cinq semaines... parce que, s'il ne les prend pas, il les perd, hein, elles sont non transférables, et c'est encore difficile, dans certaines entreprises, de dire : Oui, oui, vas-y, prends deux mois, quatre mois, etc. Et on a aussi constaté, dans un rapport qui est sorti récemment, de la loi de 2019, qu'il y a une stagnation, en fait. Depuis plusieurs années, le nombre de semaines prises, dans les faits, par les pères a stagné, il n'y a pas eu d'augmentation...


 
 

8 h 03 (version non révisée)

M. Leduc : ...alors nous en propose donc d'utiliser les surplus du RQAP pour bonifier les semaines réservées aux pères, de les faire passer de cinq à 10, ça coûterait environ 200 millions de dollars, donc, à l'intérieur du régime, pas de frais supplémentaires pour le gouvernement, et ça représente la moitié de la baisse de cotisation, là, 200 millions de dollars, qui a été faite l'an dernier. Alors, c'est une proposition de Québec solidaire qu'on aimerait faire dans le débat public. Merci.

M. Grandmont : Merci, Alex. De mon côté, j'ai envie de vous parler du communautaire qui est en grève, vous le savez. Ils sont d'ailleurs ici, en arrière, là, à la porte 6, derrière le Parlement. C'est une grève qui est historique, hein, ça fait des années qu'on en parle. Je reviens du communautaire, puis on en parlait à l'époque aussi. Donc, ça fait plusieurs années.

Et enfin ça se fait parce qu'évidemment les conditions de travail sont épouvantables. Les gens qui travaillent dans les organismes communautaires sont nombreux, malheureusement, à fréquenter les banques alimentaires, à faire des demandes à l'OMH pour avoir accès à un HLM parce que leur salaire de crève-la-faim les qualifie pour un logement modique.

On le voit aussi, les besoins... en fait, les gens qui sont desservis par les organismes, c'est épouvantable ce que l'on voit sur le terrain. Il y a 3 millions de personnes au Québec qui utilisent, qui qui ont utilisé dans leur vie les services des organismes communautaires, que ce soit pour leur logement, ils contactent leurs comités logement, que ce soit pour l'aide alimentaire, que ce soit pour un ensemble de besoins qui sont exprimés par la population. Les besoins sont immenses, on le voit, il y a des articles hyper intéressants, mais alarmants qui montrent combien les ressources nécessaires pour aider le monde sur le terrain sont insuffisantes. Les gens maigrissent à vue d'oeil. Les gens qui fréquentent les banques alimentaires voient leur ration diminuer de semaine en semaine, parce que les moyens des banques alimentaires, notamment, ne sont plus suffisants.

Donc, moi, je demande à ce que la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l'Action communautaire, Chantal Rouleau, soit beaucoup plus proactive. On voit que Le communautaire à boutte doute de son leadership. Moi, je la rencontre ce vendredi lors d'une interpellation qu'on organise avec elle. On va jaser de l'aide ou de son leadership qu'elle doit avoir pour aller chercher davantage de sommes du côté du gouvernement pour aider le communautaire à aider le monde au Québec. Et une des choses que je vais explorer avec elle, c'est de demander conjointement, elle et moi, à ce que la carte de crédit prépayée, là, le 250 millions de dollars, qui est réservée pour les aspirants premier, première ministre, le 250 millions Fréchette-Drainville, qu'on puisse l'utiliser au moins en partie pour aller à l'essentiel, pour sauvegarder, pourra aider notre communautaire à aider le monde au Québec. Merci.

Journaliste : Michael Rousseau, on parle de près d'une centaine de plaintes, là, à son égard, devant... à la Commission des... des langues officielles, est-ce que les gens ont raison de s'indigner?

M. Leduc : Bien oui, puis nous aussi, on n'est pas contents. Ce n'est pas la première fois que M. Rousseau méprise le français, soit directement ou indirectement. Ça suffit, là! C'est... c'est supposé d'être la langue commune du Québec. C'est un gars qui habite au Québec, qui travaille au Québec. À un moment donné, il faudrait un peu respecter... un peu plus respecter les gens du Québec.

Journaliste : Bien, c'est parce qu'il le parle aussi. On dit qu'il a 500 heures de cours de français d'apprises également, donc peut-être maîtrise-t-il certaines notions de français, mais il ne les applique pas.

M. Leduc : Je suis sûr qu'il est capable de se forcer un peu plus que ça.

Journaliste : Est-ce qu'il mérite encore sa place comme PDG d'Air Canada? Je veux dire, il y a une loi sur les langues officielles au... au Canada. Il ne réussit toujours pas à enfiler plus de deux mots en français, est-ce qu'il mérite encore sa place?

M. Leduc : Je ne suis pas nécessairement la meilleure personne placée pour juger de ses compétences en matière de direction de la compagnie Air Canada, mais certainement que, sur la langue française, on s'attend que des dirigeants comme ça soient capables de s'exprimer dans la langue des usagers de ses services au Québec, qui composent la majorité de la belle province de Québec.

Journaliste : Qu'est-ce que ça en dit sur...

M. Leduc : Oui, c'est ça que je vous dis, c'est ça que je vous dis, ça devrait être une compétence de base.

Journaliste : ...le Canada, ce n'est pas juste l'anglais à ce que je sache, là.

M. Leduc : On exige que les juges de la Cour suprême soient bilingues, on exige que la gouverneure générale soit bilingue, ce serait le fun que le PDG d'Air Canada soit bilingue.

Journaliste : ...est bilingue?

M. Leduc : On exige que. Non, la gouverneure générale, elle ne l'est pas. C'est normal... c'est normal d'avoir cette attente-là, cela dit, c'est la chose la plus normale.

Journaliste : Le pilote de l'avion, qui s'appelle Antoine Laforest, est un Québécois de Coteaux-du-Lac, donc un francophone qui lui avait fait des efforts d'aller dans la région de Toronto pour apprendre l'anglais en se disant : Je vais en avoir besoin dans mon travail. Est-ce que ce n'est pas un peu une insulte que le président d'Air Canada, lui, n'ait même pas la décence d'offrir des condoléances à la famille d'Antoine Laforest dans sa langue d'origine?

M. Leduc : Vous savez, j'ai un... un bon ami d'enfance qui est officier dans l'armée canadienne, puis il me dit toujours à la blague : Dans l'armée canadienne, puis j'assume que c'est comme ça dans d'autres institutions fédérales, il y a deux langues officielles : l'anglais puis le bilingue. Ça vous donne un peu l'idée. Quand vous voulez être un francophone dans une institution fédérale comme ça, il faut apprendre l'anglais visiblement pour fonctionner, pour avancer dans l'organisation, mais malheureusement la maîtrise du français est souvent secondaire. C'est souvent aussi ce qui pousse, j'imagine, bien des gens à reconsidérer l'appartenance...


 
 

8 h 08 (version non révisée)

Journaliste : ...ce n'est pas un manque de respect de la part de...

M. Leduc : Bien, c'est... c'est certainement un manque de respect. Vous savez, il y a quelques années, j'étais allé, d'ailleurs, à une manifestation dans le coin de l'aéroport, sur la question, donc, M. Rousseau, la première fois que ça avait été rendu public, là, son manque de connaissance en français, puis je voyais des militants et militantes qui avaient été là dans les années 70 pour réclamer que les contrôleurs aériens et les pilotes puissent se parler en français entre eux sur les ondes. C'était interdit, à l'époque, ça ne fait pas si longtemps que ça, là, les années 70, là. Ils avaient encore des vieux macarons, puis tout.

Journaliste : ...

M. Leduc : Oui, le français dans l'air, c'est ça, exactement, bonne mémoire. Puis ces mêmes personnes là revenaient presque 40 ans plus tard pour se plaindre que M. Rousseau ne maîtrisait pas le français. Des fois, il y a des luttes comme ça qu'il faut recommencer, hein, plusieurs fois sur son métier remettre l'ouvrage. On est là pour les... pour les soutenir.

Journaliste : ...bon avec les francophones?

M. Leduc : Bien. J'ai vu aussi qu'il n'y avait pas de rédacteur francophone dans son équipe. Je trouve ça dommage. Moi, ce qui me semble évident, c'est que le futur président ou la future présidente de la République du Québec, elle, elle va avoir des francophones dans son équipe de rédaction.

Journaliste : ...que plusieurs personnes considèrent que c'est le Québec qui a fait rentrer le gouvernement de Mark Carney aussi aux élections. Est-ce qu'il est bon pour le Québec, ce gouvernement, selon vous?

M. Leduc : Bien, nous, on préférerait une République indépendante du Québec, ça, c'est une chose évidente.

Journaliste : ...mais à la lumière des faits que vous avez devant vous.

M. Leduc : Bien, c'est sûr qu'il y a, d'un point de vue progressiste, d'un point de vue indépendantiste, d'un point de vue écologiste, ce n'est pas un gouvernement qui va dans le bon sens. Ça, ça me semble une évidence. Les pipelines dans l'Ouest, etc., ce n'est pas exactement le programme de Québec solidaire, si je peux vous répondre ici.

Journaliste : L'avortement en région, vous avez vu, là, en Gaspésie, qui demande à ce que les femmes n'aient pas à faire 900 kilomètres pour aller à Montréal... Est-ce que vous trouvez ça inconcevable ou injuste pour les gens de la Gaspésie qu'elles doivent faire autant et ne pas être remboursées, même pour les frais de vol, et tout ça, pour leurs conjoints, par exemple, ou les gens qui pourraient les accompagner?

M. Leduc : Bien, la réponse, c'est oui, puis c'est une très belle illustration du temps perdu qu'on a passé sur la maudite Constitution de Simon Jolin-Barrette, son article 29, où il voulait soi-disant protéger le droit à l'avortement. On lui disait : Il y a d'autres priorités. Si ça vous intéresse, l'accès à l'avortement, il y a d'autres priorités au Québec. C'est une... malheureusement une belle illustration, le dossier de la Gaspésie qui est dans les médias aujourd'hui.

Journaliste : ...P-38, est-ce que vous trouvez que c'est bien dosé, les changements qui sont sur la table?

M. Leduc : Bien là, on a vu le projet de loi hier. C'est mon collègue Guillaume, là, qui va le regarder en détail. C'est délicat, ce n'est pas simple, ce projet de loi là. Donc, on va vraiment prendre le temps de l'analyser. Il y a des gens qui sont intéressés par ça, des gens qui nous mettent des drapeaux rouges. Ça va nécessiter tout un travail de commission parlementaire. C'est un peu ça. C'est là que ça sert le plus des commissions parlementaires, donner du temps, donner des voix qui se répondent, qui s'interpellent, en quelque sorte. C'est intéressant que ce soit déposé. C'est un peu tard dans la législature, mais, bon, on va faire notre travail de parlementaires sérieux puis on va l'analyser.

Journaliste : ...d'accord avec le fait que, tu sais, la Ligue des droits et libertés s'oppose, mais, dans son argumentaire, dit qu'il n'y a pas de consensus social par rapport à ça.

M. Leduc : Par rapport à P-38?

Journaliste : Oui.

M. Leduc : C'est une lecture qui se vaut. Le consensus social, parfois, se construit à travers un projet de loi, à travers une discussion nationale entourant un projet de loi. Donc, moi, je ne serais pas prêt à dire qu'il n'y en aura pas ou qu'il n'y en aura jamais, dans les prochains mois, de consensus social. Cela étant dit, c'est un peu comme l'aide médicale à mourir, hein, ce n'est pas simple, comme sujet, ça prend du temps, ça prend de l'espace démocratique. Il faut se laisser la chance d'avoir ce débat-là.

Journaliste : Habituellement, l'Assemblée nationale est assez prompte à se prononcer sur des grands conflits internationaux, puis, dans le cas de l'Iran, il n'y a pas eu de motion qui est unanime pour soit condamner le conflit ou... Est-ce que, de votre côté, vous avez fait des démarches ou est-ce qu'il y a une motion qui est à venir concernant un conflit comme celui qui embrase l'Iran?

M. Leduc : Vous voulez dire une motion sans préavis?

Journaliste : Oui.

M. Leduc : C'est une bonne question. Je sais que ma collègue... bien, nos... il y a différentes personnes du caucus qui ont des communications, par exemple, avec... qui est très impliquée dans soutien aux Iraniens Iraniennes, qui subissent à la fois le régime et à la fois les bombardements en ce moment. Je sais qu'il y a eu des manifestations dans les dernières semaines, mais, en termes de moyen parlementaire, c'est vrai qu'il n'y en a pas eu.

Journaliste : ...concernant ce qui se passe actuellement là-bas ou...

M. Leduc : C'est-à-dire?

Journaliste : Bien, ce qui se passe depuis trois semaines, là, c'est-à-dire les conflits... le conflit qu'il y a en Iran, par exemple.

Journaliste : ...choses à dire...

M. Leduc : Bien, c'est-à-dire, personne... personne n'est heureux de voir un régime comme celui des ayatollahs continuer à réprimer son peuple. Je pense que ça a été discuté quand même en long et en large dans les réseaux sociaux. Et, de mémoire, il y a eu des publications de ma collègue Ruba, entre autres, sur ça, mais il faudrait vérifier, là, je ne suis pas certain. Pendant les mouvements sociaux... je parle d'il y a quelques semaines, là, pendant les mouvements sociaux qui essayaient de faire tomber ce régime-là.

Journaliste : ...c'était une chose, mais le conflit, c'est autre chose aussi. Les mouvements, c'était en janvier, quand il y a eu beaucoup d'assassinats...

M. Leduc : Je suis d'accord. Et là il y a une agression étrangère américaine, israélienne, sur le régime. C'est un peu la même situation délicate que celle qui avait eu lieu il y a quelques semaines avant avec le Venezuela. Est-ce qu'on est d'accord avec le régime vénézuélien autoritaire? Non. Est-ce qu'on est d'accord...


 
 

8 h 13 (version non révisée)

M. Leduc : ...avec une intervention, cette espèce de petit coup d'état maison, en enlevant un président dans son pays pour le faire juger chez soi. Ce n'est pas conforme du tout au droit international non plus. Alors, c'est une situation où est-ce qu'on n'est ni en soutien aux ayatollahs, forcément, non plus en soutien avec des bombardements.

Journaliste : ...l'opposition officielle actuellement, là-dessus.

M. Leduc : Je ne suis pas le responsable du dossier des affaires étrangères, je pourrais vous faire cheminer mon collègue qui vous répondra plus en détail.

Journaliste : Il y a la santé publique de Montréal qui sonne l'alarme et constate une hausse de violence chez les jeunes filles à l'école. Je ne sais pas comment vous... est-ce que c'est quelque chose que vous constatez, vous, dans votre circonscription?

M. Leduc : Bien, c'est particulièrement inquiétant. Je me rappelle de l'été dernier, il y avait une lettre d'un père aussi qui racontait à quel point son adolescente, en bon Québécois, sa «dating life» était compliquée parce que les jeunes hommes étaient violents physiquement avec elle puis on n'avait comme pas de pogne. Écoutez, c'est un phénomène qui est extrêmement inquiétant. Moi, j'en ai une petite fille de huit ans, elle s'en va au secondaire dans une couple d'années. Ça m'inquiète profondément.

Il y a différentes pistes d'action. Tu sais, ma collègue, Ruba, a parlé de mettre en ligne des... une ligne de dénonciation du contenu en ligne. C'est une piste qui, je pense, est inspirée de la Nouvelle-Zélande, si ma mémoire est bonne. On a quand même eu une commission spéciale sur l'accès... sur le temps d'écran, là, il y a à peine un an et des poussières. Une des mesures là-dedans était de limiter l'accès aux téléphones pendant les cours. Donc, un peu moins d'accès aux réseaux sociaux, on peut imaginer, va pouvoir, à moyen long terme, rendre moins... bourrer moins la tête des jeunes hommes du contenu complètement dégradant qu'on retrouve en ligne.

Je pense qu'aussi, il faut qu'on mette de l'avant des modèles de masculinité positive. On parle beaucoup de masculinité toxique, il y en a en masse sur les réseaux sociaux, mais ça serait bien qu'on mette de l'avant aussi une masculinité positive, une masculinité qui souhaite l'émancipation des femmes, qui est heureux de voir l'émancipation des femmes. Ça pourrait donner aussi un modèle différent aux jeunes hommes qui vous... qui grandissent et qui ne savent pas trop comment se comporter, qui cherchent des modèles, puis là on leur en fournit avec des algorithmes complètement délirants sur les réseaux sociaux, des Andrew Tate de ce monde. Bien, ça serait bien qu'on ait des masculinités... de la masculinité positive aussi qui leur soit présentée. Merci.

Journaliste : I'm just taking on the same subject there. You mentioned you have a daughter yourself. So, I'm hearing what this father told you, coming to you about his daughter's dating life, but how does that kind of sit with you? As you know, this is kind of what's coming up.

M. Leduc : I'm profoundly worried about the future. My daughter is only eight years old, but the high school is very near now. I can see it almost. There's different things we can do. First of all, my colleague, Ruba Ghazal, proposed a few weeks ago to have a denunciation platform online for aggression content, online content. So, that's one thing. Another thing we can do is to hope the reduce of the access of cell phones on school... on the school ground, might help in the mid-term and long-term perspective to reduce the access of violent content or masculinist content on the social networks. And finally, I think we have to try and show positive masculinity figures or behaviors, because when you're a young boy, you don't know how to act, to react and you've been presented by the algorithm wrong persons like Andrew Tate, for example. But we should try and focus and promote better masculinity figures, positive masculinity figures, masculinity figures that is happy that women are emancipating themselves, who is happy that women have more rights, more access to education. They think masculine persons... they think that's a good thing. So, by showing more of those figures, maybe we can have a counter effect on the minds of the young boys.

Journaliste : And when it comes to Michael Rousseau and his message only in English, and now he's being summoned to Ottawa, do you think that this is the right move?

M. Leduc : He should have learned by now that, in Québec, it's in French and it's a big disrespect to all Québec community to have a speech only in English. He should have learned by now. So, he's responsible for his own actions. He should do a greater effort to show more respect to Québec.

Journaliste : After the many years that have passed from this last kind of... where it kind of came out that he can't speak French, do you think he should have learned French by now or have been...

M. Leduc : You know, Quebeckers are pretty open about the level of French you're having. It can be a very accessible French; you can do errors. People in Québec are not always wanting a perfect French to feel respected. So, he should just try more, try more, be better and it's going to be OK.

Journaliste : Merci.

M. Leduc : Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 18)


 
 

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