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Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Thursday, March 26, 2026, 9 h 04

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

9 h 04 (version non révisée)

(Neuf heures quatre minutes)

Mme Blanchette Vézina : Bonjour, tout le monde. Très heureuse d'être ici aujourd'hui comme première fois, officiellement, faisant partie du Parti conservateur du Québec. Alors, je suis accompagnée d'Éric Duhaime, chef du Parti conservateur, qui fait son entrée au parlement, donc, officiellement, aujourd'hui. Et, aujourd'hui, j'aurai donc une question, là, première question qui sera posée en Chambre et j'ai l'intention de... d'avoir un sujet qui touche à la fois les militants et les membres du Parti conservateur... les citoyens qui ont voté pour le Parti conservateur, c'est-à-dire, et à la fois le comté de Rimouski.

On présente aussi une motion. On s'est dit aujourd'hui qu'on pourrait y aller avec ce qui se passe dans l'actualité également. Un article est sorti indiquant que Parti libéral du Canada souhaite venir restreindre la clause nonobstant dans le cadre de leur congrès, et, pour nous, c'est inacceptable. Alors, déposer une motion, qui, je l'espère, sera adoptée à l'unanimité par les partis, l'ensemble des groupes parlementaires et par les députés indépendants, qui va venir réaffirmer que cette clause de dérogation, bien, elle est importante, que c'est une disposition qui fait partie intégrante de la Constitution, qu'elle vise à assurer un équilibre entre les pouvoirs judiciaires, la primauté des droits aussi, des... des citoyens du Québec, qu'on vient réaffirmer le droit du Québec d'y recourir également, incluant de manière préventive, sans ingérence ni restriction de la part du gouvernement fédéral ou de toute autre instance. Et on vient dénoncer, donc, toute tentative visant à limiter, encadrer ou neutraliser l'utilisation de cette disposition par les provinces, notamment par l'utilisation d'un pouvoir de désaveu ou par des initiatives politiques fédérales.

Alors, on vient réaffirmer, là, que toute remise en question de ce droit constituerait une atteinte directe à l'autonomie des provinces, et on va souhaiter l'envoyer, si c'est adopté, notamment à Danielle Smith, première ministre de l'Alberta, mais également à Scott Moe, Doug Ford, en Ontario, et, bien sûr, au Parti libéral du Canada.

M. Duhaime (Éric) : Merci beaucoup, Maïté. Donc, c'est un grand jour, je pense, pour tous les démocrates québécois, pour tout, évidemment, en particulier les conservateurs québécois. Puis d'être ici aujourd'hui avec Maïté, c'est un exemple de ce qui change à partir de maintenant, le fait que maintenant, on peut déposer une motion. Elle vient de parler, là. Ce matin, Maïté puis moi, on se textait à 5 h 30 pour regarder l'actualité puis pour voir ce qu'on pouvait faire aujourd'hui. Elle va aussi poser une question un peu plus tard sur quelque chose qui est tout à fait en ligne droite, là, du programme du Parti conservateur, notamment sur le privé en santé, mais aussi pour l'accès aux soins dans sa circonscription de Rimouski.

Donc, tu sais, les gens se demandent qu'est-ce que ça change. Bien, concrètement, vous avez trois exemples aujourd'hui de ce qui va changer grâce au fait que 530 000 électeurs québécois sont maintenant représentés à l'intérieur des murs de l'Assemblée nationale. Sur ce, ça va maintenant nous faire plaisir de répondre à vos questions.

Journaliste : M. Rousseau, ses excuses, qu'est-ce que vous pensez? Est-ce que vous pensez que c'est... qu'il devrait démissionner?

M. Duhaime (Éric) : Bien, je pense... oui, il devrait démissionner. Mais non seulement il devrait démissionner, mais ce qu'on a de la difficulté à comprendre, ce que M. et Mme tout le monde a de la difficulté à comprendre aujourd'hui, c'est comment ça se fait qu'un unilingue anglophone s'est ramassé à la présidence d'Air Canada, puis, aujourd'hui, on est obligé de demander sa démission parce qu'il ne parle pas français? Il me semble que d'habitude, c'est a priori qu'on évalue les candidatures des gens qui postulent, pas plusieurs années après pour se rendre compte qu'ils n'ont pas les qualifications nécessaires pour occuper le job. Puis c'est sûr que c'est injustifiable, là. Tu sais, on demande à un agent de bord d'être bilingue, mais le président de l'entreprise ne l'est même pas. Il y a quelque chose d'un peu indécent. J'espère que le prochain, son successeur, ils vont y penser avant plutôt qu'y penser quelques années plus tard.

Journaliste : Donc, Mme Blanchette Vézina, allez-vous voter pour la motion de la CAQ?

Mme Blanchette Vézina : Tout à fait, je vais consentir. Donc, oui, tout à fait.

Journaliste : Vous parliez de privé en santé. Pourquoi ça concerne aussi les gens de Rimouski en plus des électeurs conservateurs, ce dossier?

Mme Blanchette Vézina : En fait, on a des difficultés d'accès à Rimouski, pas juste à Rimouski, là, je vous dirais, là. Rimouski, on est, somme toute, chanceux, il y a un hôpital régional, mais qui est vétuste dans les plus vétustes au Québec, qui est au Plan québécois des infrastructures depuis 12 ans minimum pour la réfection, notamment, du bloc opératoire. Il n'y a pas d'hémodynamie, les gens sont transférés vers Québec. Il n'y a pas d'alternative du privé, là, nulle part à Rimouski. Donc, les gens ne peuvent pas prendre un abonnement à des cliniques privées pour pouvoir avoir de l'accès. Ça devient un enjeu pour plein de services, mais notamment pour des services très simples. Puis il y a des initiatives de vouloir avoir des lectures de greffes simples, des choses qui pourraient être faites à distance. Il y a des demandes de collaboration qui sont faites au CISSS au départ, puis là, avec Santé Québec aussi, il y a un manque de collaboration, donc des initiatives qui sont portées par des médecins qui souhaiteraient avoir des lectures, par exemple, de fractures qui viennent avant trois semaines, un mois ou des lectures de poumons. Parce que c'est ça, le délai, en ce moment, de lecture d'une graphie à Rimouski, c'est trois semaines dans le minimum et ça peut monter jusqu'à trois mois lorsqu'il y a des bris de services. Il y a des initiatives qui sont portées pour que le privé puisse s'impliquer. Il y a un refus... En fait, il y a peu de collaboration. Pour moi, c'est un refus. Ça fait plus de trois ans qu'il y a des demandes qui sont formulées pour avoir, sans frais, un appareil de greffier à Rimouski. Il n'y a pas de collaboration.

Journaliste : Mais ma question, c'est plus : Pourquoi les gens de Rimouski n'ont pas voté pour plus de privé en santé, là? Donc, pourquoi aujourd'hui vous dites qu'il y a un enjeu pour eux?

Mme Blanchette Vézina : Les gens de Rimouski ont voté pour la CAQ, et la CAQ, je le sais, j'en étais, promettait d'avoir des mini-hôpitaux privés, promettait aussi d'avoir la place du privé en santé...


 
 

9 h 09 (version non révisée)

Mme Blanchette Vézina : ...il n'a pas livré et les soins de services se détériorent à Rimouski et ailleurs dans la région de l'est du Québec. Et moi, j'avais... j'avais dans le programme de la CAQ des mini-hôpitaux, j'avais du privé dans le programme de la CAQ. J'ai quitté la CAQ parce qu'elle ne remplit pas ses promesses.

Journaliste : Québec solidaire a dit qu'il vous avait approché pour être candidate en 2022. Est-ce que c'est vrai? Puis comment on peut passer de Québec solidaire au Parti conservateur? Bien, c'est à vous que je m'adresse, là, parce que c'est quand même votre parcours.

Mme Blanchette Vézina : Je peux... oui, oui. Bien, on a répondu, là, mais je pense que c'était en 2021, j'étais mairesse, beaucoup de candidats... beaucoup de partis souhaitaient que je sois candidate, mais j'ai choisi... j'ai seulement milité pour la CAQ, et je l'ai répété depuis trois jours, et, depuis, il n'y a pas eu de rencontre, là.

Journaliste : Ils vous ont approché, Québec solidaire, vous avez eu des discussions avec eux, vous avez envisagé d'être candidate.

Mme Blanchette Vézina : Écoutez, j'ai seulement milité pour la CAQ avant d'être au Parti conservateur.

Journaliste : Ça ne répond pas à la question du tout. Je veux dire, Québec solidaire nous dit que vous avez été approché, il y a eu des discussions, vous étiez proche d'une candidature. Est-ce que vous avez envisagé être candidate pour Québec solidaire?

Mme Blanchette Vézina : Je l'ai dit et je le répète, j'étais mairesse. Je pense que j'étais une candidature intéressante parce que plusieurs partis souhaitaient m'avoir comme candidate. Mais j'ai choisi la CAQ et j'ai milité qu'avec la CAQ.

M. Duhaime (Éric) : Je peux peut-être ajouter quelque chose là-dessus, là. Je sais que nos adversaires, cette semaine, essaient beaucoup d'envoyer toutes sortes d'histoires anciennes puis essaient de déterrer toutes sortes de choses. Pour moi, personnellement, là, je trouve que c'est une très bonne nouvelle pour le Parti conservateur, parce que ça signifie vraiment qu'on dérange puis on a gagné la semaine. Quand les adversaires sont obligés de sortir des vieilles histoires puis essayer de nous salir de cette façon-là, je pense que c'est assez symptomatique de ce qu'il se passe réellement. Et moi, je me réjouis. Puis je le dis juste à nos adversaires de s'habituer parce qu'on va en gagner d'autres, des semaines. Merci.

Journaliste : ...les références notamment, M. Duhaime, au curriculum vitae de votre candidate dans Montmorency.

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, là, je ne veux pas embarquer dans ce cas-là parce que je sais qu'il va y avoir des actions qui vont être entreprises par les gens qui veulent se... qui veulent défendre leur réputation et qui ont... qui ont été peut-être un peu entachés par ce qui a été sorti, là, mais je pense que, tu sais, c'est... Puis c'est ça qui est bizarre, c'est qu'on a des adversaires qui disent toujours que, tu sais, ils veulent faire de la politique propre, tout ça. Puis là, il arrive une candidate qui, de bonne foi, par conviction, se tient debout, s'en vient ici puis décide de se présenter pour nous, et là on essaie de déterrer toutes sortes de choses pour la discréditer. Quand c'est rendu que même Éric Caire dit qu'elle n'est pas crédible, là, ça vous donne une idée comment est-ce qu'ils sont rendus désespérés, s'il faut qu'ils envoient Éric Caire pour dire que quelqu'un d'autre n'est pas crédible que lui.

Journaliste : Vous n'avez jamais fait ça, vous? Vous n'avez jamais fait ça face à vos adversaires?

M. Duhaime (Éric) : Souvent.

Journaliste : Parce que, des transfuges, vous les avez dénoncées, là.

Hieruhaime (Éric) : Souvent, mais dans le cas qui nous intéresse actuellement, là... hier soir, Maïté Blanchette Vézina et moi, on était avec 350 militants dans La Peltrie pour l'investir comme candidate conservatrice. On est en précampagne électorale. Tous les partis sont en train d'annoncer leurs candidats en vue de l'élection. C'est exactement ce qu'on a fait dans La Peltrie hier soir. Ce n'est pas... on ne parle pas de quelqu'un qui quitte le gouvernement trois mois après avoir été élu sous une bannière pour essayer de donner une majorité au gouvernement ou pour avoir un voyage, ou pour avoir un poste comme secrétaire parlementaire ou quelque autre avantage, là, on parle d'une femme qui, par conviction, se tient debout, se présente en vue de l'élection. Elle a fait quand même six mois pendant... comme indépendante par respect pour ces électeurs, mais là on est en précampagne électorale puis les gens doivent se présenter. Ce n'est pas vrai qu'elle va se présenter le 3 octobre pour se faire élire le 5, là.

Journaliste : Mais est-ce que les gens auraient droit de le savoir, qu'une candidate a magasiné puis a regardé pour d'autres partis?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, je pense que quand quelqu'un est maire d'une ville, c'est normal qu'on parle à tous les partis, là. Moi-même, je parle à bien des maires qui n'ont pas nécessairement mes convictions politiques puis ça se peut que j'aie des discussions puis que je leur lance, à la blague, que je trouve qu'ils feraient des maudits bons candidats conservateurs.

Journaliste : ...ce qu'on a offert à Mme Maïté Blanchette Vézina?

M. Duhaime (Éric) : Non, non, mais écoutez, là, on ne commencera pas à jouer, là, à untel a dit ça puis l'autre tel a dit le contraire, puis non, c'est vrai, non, ce n'est pas vrai, là. On n'a pas 12 ans, là.

Journaliste : Je ne dis pas qu'ils ont...

M. Duhaime (Éric) : Non, non, mais c'est la version d'un contre la version de l'autre.

Journaliste : ...je veux dire, il y a des députés qui ont... il y a des députés qui ont dit... on n'est pas dans le ouï-dire, là, il y a des députés, Sol Zanetti, M. Bérubé, qui ont dit qu'il y a eu des approches. Ce n'est pas du ouï-dire, là.

M. Duhaime (Éric) : Non, non, mais écoutez, là, moi, il y a du monde que... je parle à des maires à tous les jours, là. Même hier soir, j'ai soupé avec un maire. Ce n'est pas...

Journaliste : ...à la blague...

M. Duhaime (Éric) : Non, non, mais c'est normal. Quand tu es chef d'un parti, là, tu essaies de recruter du monde. Les députés font la même chose. C'est tout à fait normal, en politique, de tendre des perches à des gens qui ont de la crédibilité, qui ont de l'expérience au niveau local, de leur tendre la perche pour une candidature. Ce n'est pas quelque chose qui est nouveau.

Journaliste : ...vous avez approché Québec solidaire. Parce que de mémoire, dans le texte, c'était : Vous avez approché Québec solidaire.

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est exactement le genre de...

Mme Blanchette Vézina : Bien, comme M. Duhaime vous l'a mentionné, puis je l'ai répété, là, on parle de 2021-2022, ça fait cinq ans... Écoutez, j'étais mairesse, plusieurs candidats et plusieurs partis m'ont approché.

Journaliste : Je vous demande : Est-ce que, dans le cas de Québec solidaire, c'est vous qui les avez approchés ou c'est eux qui vous ont approché?

Mme Blanchette Vézina : En toute franchise, là, je ne m'en souviens pas. En 2021-2022, je ne sais pas si vous vous souvenez de tout ce que vous avez fait, mais moi non.

Journaliste : ...je pense que je m'en souviendrais, là.

Mme Blanchette Vézina :  Bien, exactement. Ça fait que c'était... pour moi, là...


 
 

9 h 14 (version non révisée)

Mme Blanchette Vézina : ...aujourd'hui, ce que vous voyez, là, c'est une campagne de salissage pour essayer de discréditer une candidate qui s'est tenue debout, qui a envie de porter des valeurs conservatrices parce qu'elle y croit depuis le début. J'ai toujours défendu ces valeurs-là. Je me suis jointe à la CAQ parce que c'est un parti de centre droit qui voulait défendre les intérêts de ma région et ensuite... et ensuite j'ai quitté.

Journaliste : ...qu'est-ce qui fait que vous avez envisagé d'être candidate pour le parti... Québec solidaire, alors qu'aujourd'hui vous êtes avec le Parti conservateur, qui est à l'autre bout du spectre?

M. Duhaime (Éric) : Je peux juste vous dire une chose, là, comment ça se fait... Si c'était vrai, cette histoire-là, pouvez-vous comprendre pourquoi Québec solidaire n'a pas sorti ça quand elle s'est présentée à la CAQ?

Journaliste : ...que c'est faux?

M. Duhaime (Éric) : Non, non, mais c'est ça. Mais c'est... attendez, là, mais pourquoi...

Journaliste : ...

Journaliste : ...moi, je n'entends pas Mme Blanchette Vézina dire que c'est faux. Ça fait qu'en ce moment on n'a pas deux versions...

M. Duhaime (Éric) : Non, mais moi... OK. Moi, je pose une question. Si c'est vrai, pourquoi Québec solidaire ne l'a pas sorti? C'est ça, la question que vous auriez dû poser à M. Zanetti. Pourquoi ils l'ont...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Non, non, mais pourquoi ils l'ont...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Attendez, s'ils veulent... s'ils veulent... s'ils veulent attaquer un adversaire... moi, s'il y a quelqu'un qui... effectivement, qui devait être candidat pour moi puis qui se présente pour un autre parti, que ce soit la CAQ ou que ce soit Québec solidaire, je vais le dire. Pourquoi, là, ils le sortent juste quand c'est conservateur, puis ils ne l'ont pas sorti quand c'était la CAQ? Il faut... il faut se poser la question, là.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, c'est une mairesse qui parlait à tout le monde comme moi, je parle à tous les... à tous les maires. Ce n'est pas ça, la question.

Journaliste : ...vous avez approché QS puis vous avez eu des discussions avec eux?

Mme Blanchette Vézina : Ce que je peux vous dire, que je me souviens, c'est qu'on a soupé ensemble, effectivement, il y avait une volonté que je me présente pour eux. Ils souhaitaient que je me présente pour eux. Mais j'ai...

Journaliste : ...

Mme Blanchette Vézina : Mais je ne me suis pas présentée parce qu'il y avait des choses qui ne concordaient pas avec mes valeurs. Pour moi, il était important de défendre le privé en santé. C'en est une, des choses qui, pour moi, étaient importantes et qui ne coïncidaient pas avec d'autres partis. Donc, ce n'est pas... ce n'est pas du magasinage que j'avais fait, c'étaient des gens qui m'approchaient, parce que j'avais une vision qu'ils souhaitaient que... certains... certains partis souhaitaient que je porte. Puis je pense qu'il y a beaucoup de maires au Québec se font approchés par beaucoup de partis.

Journaliste : ...

Mme Blanchette Vézina : Sol Zanetti.

Journaliste : Donc, pourquoi avoir... Si on soupe avec quelqu'un, dans cette optique-là, est-ce qu'on réfléchit assez sérieusement à se présenter sous la bannière d'un parti?

Mme Blanchette Vézina : Écoutez, écoutez, je n'ai pas milité pour Québec solidaire, j'ai milité uniquement pour la CAQ, je le répète, là, bien franchement, et j'avais plusieurs cartes de membre. Je n'ai jamais nié ça, même en 2022, vous m'avez déjà posé la question. J'avais répondu en disant, et c'est encore la vraie chose, la Coalition avenir Québec, c'est une coalition de plusieurs horizons. Et moi, ce qui me rejoignait, à la Coalition avenir Québec et qui me rejoint au Parti conservateur, ce sont les aspects de droite, de privé en santé, notamment, d'efficacité de l'État. Et ça, ça ne rejoignait aucunement QS.

Journaliste : ...gaz de schiste, vous êtes à l'aise avec la position du parti? Je ne suis pas certain que vous avez répondu.

Mme Blanchette Vézina : J'ai répondu lors de mon point de presse, mais je vais le répéter. En fait, effectivement, là, j'ai pris des positions, à l'époque où j'étais mairesse, parce qu'à l'époque, il y avait une campagne aussi qui mentionnait les dangers que ça pouvait avoir, cet effet d'exploiter nos hydrocarbures, mais comme plusieurs aujourd'hui, je pense que vous avez compris que le monde a changé... on est dépendants de nos... des hydrocarbures importés, du gaz importé. Et les technologies ont changé aussi. Je l'ai vu, comme ministre des Ressources naturelles, qu'on peut faire les choses correctement, exploiter nos ressources de manière convenable, avec des normes environnementales et cesser d'être dépendants des autres juridictions. Et c'est pour ça que ma pensée a évolué, comme plusieurs. Et d'ailleurs Christine Fréchette a changé d'idée, elle aussi. Moi, je pense que c'est sain aussi, là, de voir que le monde évolue et qu'on a besoin d'être plus autonomes d'un point de vue énergétique au Québec.

Journaliste : ...La Peltrie, je comprends que c'est réglé, mais je comprends aussi... ou je me souviens que vous aviez flirté avec l'idée de vous présenter dans ce comté-là. Je pense que c'est... quand l'affaire SAAQclic, là, tu sais, vous aviez lancé un défi à M. Caire.Là, c'est réglé. Où est-ce que vous allez vous présenter?

M. Duhaime (Éric) : Je vais vous répéter ce que j'ai dit depuis des mois, je vais me présenter dans la grande région de Québec, puis je regarde trois circonscriptions, en particulier dans le milieu un peu plus rural.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Bien, je pense que tout le monde, vous les avez mentionnés, là, ce n'est pas... ce n'est pas nouveau, je l'ai... Ça aussi, je l'ai dit, là, c'est Bellechasse, Beauce-Nord, Portneuf.

Journaliste : ...des échanges avec M. Provençal?

M. Duhaime (Éric) : J'ai toujours eu des échanges avec M. Provençal. Lui-même en a déjà parlé publiquement, là. Ce n'est pas un secret qu'on se parle régulièrement.

Journaliste : ...est-ce que vous avez eu... dans ces comtés-là, est-ce que vous avez eu des échanges avec eux? Est-ce que c'est des... des députés, par exemple, qui pourraient éventuellement, s'ils ne se représentent pas, vous appuyer ou vous aider à faire campagne?

M. Duhaime (Éric) : Il faudrait leur demander à eux, là. Moi, je ne ferai pas de grande annonce ici aujourd'hui, là, je n'ai pas... Mais ce n'est pas... ce n'est pas le facteur qui va déterminer l'endroit où je vais me présenter, si c'est ça, votre question.

Journaliste : ...vous avez dit tantôt, Mme Blanchette Vézina ne va pas commencer à faire campagne le 3 octobre, là. Tu sais, il y a une volonté de commencer la campagne assez tôt. Vous... vous ne l'avez pas pour vous-même? Vous n'avez pas hâte de recommencer le porte-à-porte?

M. Duhaime (Éric) : Bien, moi, je suis déjà... moi, je dis déjà que je vais être candidat conservateur. Là, il y a... J'espère que vous ne doutez pas de ça, là. Je... j'espère que je ne vous apprends pas ça ce matin, là, mais...

Journaliste : Vous n'êtes pas pressé d'aller rencontrer les gens, de commencer le porte-à-porte...


 
 

9 h 19 (version non révisée)

Journaliste : ...porte à porte, etc.?

M. Duhaime (Éric) : Bien, je vais dans tous les... Tu sais, quand tu es chef, là, tu es dans 125 comtés, on va se le dire franchement. Regardez, hier, j'étais dans la... j'étais dans La Peltrie. Puis on va se promener, en fin de semaine, il va y avoir toutes sortes d'activités. Maïté va même être à la manifestation, là, samedi, contre la coupe des arbres sur René-Lévesque, ici, à Québec. Donc, on... tu sais, on fait campagne. On est en campagne activement. Mais le fait d'être dans une circonscription ou un autre, vous savez comme moi que les chefs, on ne fait pas des campagnes sans... tous les jours dans notre comté, parce qu'on a... on a 125 comtés à couvrir.

Journaliste : ...confirme aujourd'hui qu'il ne se représente pas. Vous n'avez pas toujours été tendre. Vous le connaissez de longue date. Qu'est-ce que vous retenez de son passage?

M. Duhaime (Éric) : Une grande déception. Puis Éric Caire, c'est quelqu'un effectivement que j'ai côtoyé de proche à l'ADQ, pour qui j'avais beaucoup d'estime. J'ai même voté pour lui dans une course à la direction du parti. Et je ne comprends pas qu'est-ce qui s'est passé. J'ai de la difficulté à saisir pourquoi il n'a pas eu le courage, au moment où il a réalisé que le troisième lien, il s'était fait rouler dans la farine, de se tenir debout pour ses électeurs, puis pourquoi il a choisi de défendre des décisions injustifiables. Pour moi, c'est malheureux, mais ça va marquer sa carrière politique. Puis autant il avait une... Tu sais, il a quand même eu un grand succès au départ, là. Rappelez-vous qu'Éric Caire c'était un des grands députés de l'ADQ, puis même au début de la CAQ, puis on... tu sais, ça finit aujourd'hui un peu sur un «flat», là, puis je trouve ça triste pour lui, mais en même temps, j'ai eu de la difficulté à avoir de la sympathie.

Le Modérateur : ...

M. Duhaime (Éric) : Pas d'anglos. Bien, merci beaucoup!

(Fin à 9 h 21)


 
 

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