Point de presse de M. André Fortin, chef de l’opposition officielle, et M. Marc Tanguay, leader parlementaire de l’opposition officielle
Version préliminaire
Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
Thursday, April 2, 2026, 8 h 40
Salle Bernard-Lalonde (1.131),
hôtel du Parlement
8 h 44 (version non révisée)
(Huit heures quarante-deux minutes)
M. Tanguay
:
Alors, bon matin à chacun et à chacune. Ce matin, il est important pour
nous de souligner un fait. Nous aurons évidemment un ou une nouvelle première
ministre le 12 avril prochain. Peu importe qui sera élu, ce sera la même
vieille CAQ qui a été incapable de livrer, incapable de livrer les services et
d'équilibrer les budgets et d'avoir la capacité, donc, de servir la population.
Nous, peu importe qui sera élu premier
ministre le 12 avril prochain, à l'Assemblée nationale, on est là pour
travailler. Le Parti libéral du Québec va continuer de talonner ce mauvais
gouvernement là. Et là il y aura un test de leadership, test de leadership
notamment sur le projet de loi un, la Constitution. La prochaine ou le prochain
premier ministre du Québec devra, de la CAQ, prendre la décision de continuer
et de foncer tête baissée malgré tout ce qui a été dit contre cette
constitution-là, qui ne peut pas être imposée par bâillon. Nous allons talonner
le gouvernement pour qu'il recule sur la Constitution.
Également, il y aura les crédits. S'il y a
remaniement ministériel, s'il y a prorogation, peu importe, on va revenir au
parlement pour talonner encore une fois ce mauvais gouvernement là, caquiste,
sur les crédits, l'état des finances publiques, et les ministres devront
répondre.
Alors, en ce sens là, peu importe qui sera
élu chef, on a un travail à faire à Québec. Il y a des décisions importantes.
Le budget, il va falloir qu'il réponde à des questions excessivement
importantes, notamment comment va-t-il ou va-t-elle dépenser le 1,3 milliard
de la cagnotte préélectorale qui ont été mise de côté. Beaucoup de questions.
Et on sera là pour travailler.
M. Fortin :
Merci, Marc. C'est
la... C'est la dernière journée de M. Legault ici à l'Assemblée nationale. Et,
tout à l'heure, on va avoir une vraie période des questions pour parler de son
bilan.
Mais je tiens... je tiens ce matin à
souligner 28 ans d'engagement public de la part de François Legault. Qu'on
soit d'accord ou non avec les décisions qu'il a prises au cours de sa carrière,
28 ans de service public, ça vient avec des sacrifices personnels,
familiaux importants. Alors, on souligne son engagement et on le remercie de
son... de son service public.
Je veux vous parler... Ça tombe bien, j'ai
entendu M. Boissonnault qui voulait vous parler du Parti libéral. Moi, je veux
lui parler du... je veux vous parler du Parti québécois ce matin. Le Parti québécois
indique qu'il veut des propositions claires du Parti libéral. Bien, ce serait
bien que le Parti québécois arrive avec des propositions claires aussi. C'est
quand la dernière fois que vous les avez entendus parler des propositions en
santé, des propositions en éducation, des propositions en matière de services
publics pour les Québécois? La seule chose dont M. St-Pierre Plamondon semble
vouloir nous parler ces jours-ci, c'est de son livre bleu, c'est de ses
propositions sur la monnaie québécoise dans un hypothétique Québec indépendant,
sa proposition sur les ambassades québécoises dans un hypothétique Québec
indépendant, de ce qu'il adviendrait de la fonction publique fédérale dans un
Québec indépendant. Mais, au-delà de ça, monsieur.... M. St-Pierre Plamondon et
le Parti québécois semblent avoir abdiqué leur responsabilité de contrôleur de
l'État. Je l'entendais, tout à l'heure, les représentants du Parti québécois,
dire : Ah! bien, le Parti libéral aurait dû... aurait dû... aurait dû s'interposer
sur la question des pharmaciens. Le Parti québécois n'était même pas en
commission parlementaire. M. St-Pierre Plamondon ne pose même plus de questions
au premier ministre. Ça fait des mois qu'il ne pose plus de questions au
premier ministre. On dirait que ça ne lui tente plus, le rôle pour lequel il a
été élu en 2022. Le mandat qu'il a en ce moment des Québécois, c'est ça, c'est
contrôleur de l'action gouvernementale. Et il ne saisit pas l'opportunité qui
lui est présentée comme membre de l'Assemblée nationale ici. Alors, le Parti
québécois, disons, on n'a pas grand leçon à donner à grand monde ce matin.
Journaliste
:
...des pharmaciens, oui. Mais, je veux dire, ça reste, en matière d'immigration,
ça fait des semaines, ça fait des mois qu'on vous demande, au Parti libéral, ça
va être quoi, vos seuils d'immigration. On le demandait à M. Rodriguez, mais on
n'avait pas plus la réponse. Comment ça se fait qu'à six mois des élections les
Québécois ne sont pas fixés là-dessus?
M. Fortin :
Mais je le sais
qu'on a une approche différente de celle à laquelle vous êtes... vous êtes
habitués, celle à laquelle les différentes formations politiques ici sont...
sont habituées. Nous, ce qu'on veut, c'est construire une politique en
immigration avec les gens des différentes régions, comprendre leurs besoins,
comprendre leur capacité d'accueil dans les différentes régions, plutôt que d'arriver
avec un chiffre fait sur un coin de table ici, à Québec, et lancé comme ça, en
point de presse. De toute façon, de toute façon, ça fait huit ans qu'on a un
gouvernement qui est en place, qui nous donne des cibles en immigration et
il... ce n'est jamais ce qui se passe dans la réalité. À chaque fois, il nous
donne des cibles, puis il fait autre chose. M. Legault nous avait dit qu'il
prendrait moins d'immigrants pour en prendre soin. Il a fait exactement le
contraire. Il nous donne des cibles, il ne les atteint pas. Tant qu'à avoir une
approche comme celle-là, là, nous, on aime mieux arriver avec une approche qui
est faite avec les Québécois, avec les différentes régions, selon leurs
besoins, selon la capacité des différentes régions, au lieu de lancer un
chiffre sur un coin de table.
Journaliste
:
...savoir qu'est-ce que vous proposez...
M. Fortin :
Non, mais c'est...
On a... On a, d'ici à la campagne électorale, là... il y a encore plusieurs
mois. Et on va bâtir ça avec les gens des différentes régions. Mais ce qu'on
vous dit aujourd'hui, là, c'est que, oui, notre approche, elle est différente
de celle à laquelle vous êtes habitués, celle à laquelle les partis politiques
sont habitués. Mais c'est une approche qui vient des besoins des différentes
régions, de la capacité d'accueil des différentes régions, et qui va être en
lien avec ça.
Journaliste
:
...pas bon, cette manière-là, de présenter l'immigration avec des chiffres
sur l'immigration permanente?
M. Fortin :
Bien, nous, ce
qu'on dit, c'est qu'on va présenter une approche...
Journaliste
:
...
M. Fortin :
Ce qu'on... Ce
qu'on vous dit, c'est qu'on va présenter une approche différente. Tant qu'à
faire comme la CAQ, là, puis présenter un chiffre puis ne pas le respecter, on
aime autant arriver avec une solution qui est faite avec les Québécois des
différentes régions, selon la capacité d'accueil et les besoins des différentes
régions.
Journaliste
:
...la campagne électorale, vous allez faire la tournée de toutes les
régions, demander la capacité d'accueil de toutes les régions. Et, pour la
campagne, vous allez arriver donc avec un chiffre. Vous allez être prêts?
M. Fortin :
Ce que... Ce
que je vous dis, là, c'est que d'ici la campagne électorale, comme M. Milliard
l'a fait hier, d'ici la campagne électorale, on va travailler avec les
différentes régions pour préciser leurs besoins. Mais l'idée n'est pas d'arriver
avec un chiffre précis. L'idée, c'est d'être capable d'avoir... de comprendre
et de présenter cette capacité-là, ces besoins-là, qui sont différents de
région en région et qui évoluent avec le temps.
Journaliste
:
...libéral a été au pouvoir pendant des années. Vous vous êtes vous-mêmes
livrés à cet exercice à chaque année : présenter un chiffre... maximum,
minimum, et voter ça. Ça se fait en commission parlementaire. C'est écrit dans
la loi qu'il faut faire ça. C'est...
M. Fortin :
Mais je vous
dis aujourd'hui qu'on va fonctionner de façon différente.
Journaliste
:
...comprendre ça, parce que, tu sais, un chiffre, c'est clair, c'est... c'est
tangible. Les Québécois vont voter, savent un chiffre. Là, vous y allez d'une
autre forme.
M. Fortin :
Puis une
promesse brisée aussi, c'est tangible. Et c'est ce que M. Legault, c'est ce que
la Coalition avenir Québec a fait pendant les huit dernières années.
Journaliste
:
...à quoi ça va aboutir. Je veux dire, si ce n'est pas un chiffre, si ce n'est
pas un seuil chiffré, qu'est-ce que ce sera?
M. Fortin :
Bien, nous,
notre approche va être basée sur la capacité d'accueil et les besoins des
différentes régions. Et ça, ça va être fait en collaboration avec les gens des
régions. L'approche «top-down», là, l'approche «top-down» du gouvernement
actuel de dire : Nous, on vous donne un chiffre, c'est ça qui est ça, puis
après ça, on changera notre affaire, s'il faut, ce n'est pas productif. Ça ne
sert pas. D'ailleurs, ils ne respectent pas leur engagement...
8 h 49 (version non révisée)
M. Fortin :...à ce niveau-là. Alors, c'est vrai que, notre approche,
elle est différente, mais on va faire les choses différemment.
Journaliste : Pour laisser
faire... Excusez. Pour laisser faire les chiffres, là, parce que vous parlez
beaucoup, là, d'immigration en région. Le ministre Roberge a mis fin au PEQ
pour privilégier le PSTQ disant que ça allait permettre de régionaliser l'immigration.
Est-ce que, vous, c'est une approche que vous allez davantage utiliser?
M. Fortin :Sur le PEQ, là, on a été clair depuis le début, là. L'approche...
l'approche du gouvernement actuel, là, elle met à mal la réputation du Québec.
Elle renie les promesses qui ont été faites envers des gens qui se sont engagés
dans leur aventure québécoise de bonne foi. Alors, l'approche du gouvernement
actuel, là, je ne peux pas vous dire... je ne peux pas vous dire que c'est un
grand succès. Cependant, sur la question de la régionalisation, sur la question
de la régionalisation de l'immigration, nous, on croit à une immigration en
région, on croit à ça. Les besoins des régions, là, ils sont importants et ils
sont différents de région en région.
Des voix : ...
M. Fortin :Pardon?
Journaliste
: Vous
prenez le pouvoir, vous gardez le PEQ, vous prenez le PSTQ, vous faites quoi?
M. Fortin :Bien, nous, on a demandé à plusieurs reprises au
gouvernement de ramener le Programme de l'expérience québécoise.
M. Fortin :Le PSTQ, vous le jeter aux poubelles puis vous revenez avec
le PEQ, c'est ça.
M. Fortin :Nous... nous, ce qu'on dit, là, c'est qu'il y a un
engagement qui a été pris envers les gens, envers...
Une voix : ...
M. Fortin :
Nous, ce qu'on dit, c'est que, pour le... pour le PEQ, là, on doit respecter
une clause grand-père pour des gens qui sont déjà ici. C'est ça, notre
engagement et c'est ça, notre engagement depuis le début sur le PEQ.
Journaliste : Mais on sait
maintenant que, ça, ça veut dire 125 000.
M. Fortin :Ah! bien, ça, on aimerait ça le voir, ce chiffre-là.
Pourquoi M. Roberge refuse de déposer cette étude-là du ministère de l'Immigration?
Sur la forme, d'abord, je vais y aller sur la forme et ensuite sur le fond, là,
mais sur la forme, là on a Bernard Drainville, candidat à la chefferie de la Coalition
avenir Québec, qui aurait demandé à un ministre du gouvernement, M. Roberge, de
valider sa proposition au ministère. Ça, ça s'approche dangereusement de l'utilisation
des fonds publics à des fins partisanes, d'une chose.
D'autre part, il y a eu une motion, hier,
à laquelle le gouvernement a refusé de consentir pour dévoiler ces chiffres-là.
Si M. Roberge croit que l'analyse, elle est véridique, que c'est ça, les faits,
pourquoi il refuse de la dévoiler? On aimerait ça être capable d'avoir comme
point de départ, là, cette analyse-là du ministère.
Journaliste : M. Fortin, Mme
Lakhoyan avoue ce matin, dans le texte de notre collègue Antoine Robitaille,
avoir fait des erreurs. C'était votre collègue au caucus, il y a trois mois à
peine, à peu près. Est-ce que vous êtes au courant des erreurs qu'elle a fait?
M. Fortin :Bien, d'abord, je... on peut repasser la situation, là, si vous
voulez. Nous, ce qu'on a... ce qu'on a constaté au Parti libéral, c'est qu'il y
avait une dénonciation anonyme, à l'époque, par rapport aux employés de bureau
de circonscription de Mme Lakhoyan, ça a été référé au Commissaire à l'éthique.
La Commissaire à l'éthique a fait des vérifications et, à ce moment-là, elle a
jugé qu'une enquête n'était pas méritée, mais elle a demandé des correctifs à
la députée. Suite à de la nouvelle information, la commissaire à l'éthique a
choisi de déclencher une enquête sur Mme Lakhoyan et son bureau de
circonscription. Nous, on veut avoir la lumière sur ces choses-là. Mme Lakhoyan,
en ce moment, elle a été retirée du caucus du Parti libéral parce que la
commissaire à l'éthique a déclenché une enquête, mais on veut avoir tous les
faits avant de se prononcer sur la suite des choses.
Journaliste : ...à l'enquête,
en parlant à des journalistes, comme ça, dans l'enquête?
M. Fortin :Ça, ça lui appartient. C'est une députée qui est
indépendante en ce moment, elle ne fait pas partie du caucus du Parti libéral
du Québec. Alors, ces décisions-là lui appartiennent.
Journaliste : M. Drainville
ne serait pas contre l'idée d'adopter la Constitution sous bâillon. Vous en
pensez quoi?
M. Tanguay : C'est... c'est
injustifiable, incompréhensible, voyons donc. Puis, il veut que ce un document
rassembleur? Voyons donc, ça ne tient pas la route. Une constitution sous bâillon,
je comprends que ça rime, là, mais ça ne rime à rien en termes de... Heille, c'est
un document, la loi des lois, sous bâillon. Ce serait inacceptable, on le
dénonce, puis, pire que ça, on demande à ce qu'il le retire, parce que le
processus, jour un, c'est Simon Jolin-Barrette, le souverain qui, sur un coin
de table à portes closes, a rédigé ça.
Journaliste : ...majorité
simple non plus, ça ne passe pas.
M. Tanguay : Bien, ce soit un
document rassembleur... Écoutez, Robert Bourassa, en 1975, a fait adopter la
Charte québécoise des droits et libertés de la personne à l'unanimité. C'est un
document qui doit viser l'unanimité ou un vaste consensus. Sous bâillon, c'est
ça, la CAQ.
Journaliste
: Je n'ai pas
entendu, je ne sais pas si vous l'avez abordé au début, mais sur le fait que le
patron... un acteur de SAAQclic qui maintenant va piloter le DSN, vous en
pensez quoi?
M. Tanguay : Alors, bon
peuple québécois, soyez rassurés, le picosseux et le perspicace veillent au
grain. Alain Généreux, qui est passé comme témoin à la commission Gallant, qui
disait : Moi, je suis picosseux, je suis perspicace et qui a été égratigné
par le commissaire Gallant, parce qu'il a dit qu'il...
8 h 54 (version non révisée)
M. Tanguay : ...avait eu vent,
dès 2021, de risque de dérapage majeur, n'en a pas parlé à personne. Il a même
fait un rapport, en disant : Tout est au vert, alors, bon peuple, rassurez-vous,
Alain Généreux veille au grain. C'est un conseiller stratégique de l'actuel
ministre de la Santé dans un dossier majeur de transformation numérique. C'est
incompréhensible. Ils n'ont rien compris, la CAQ? Ils n'ont rien compris, la
CAQ?
Journaliste : ...il y a aussi
les médecins.
M. Tanguay : Oui, exactement,
exactement. Puis il y a même le SIFA également. Il y a beaucoup, beaucoup de
transformation numérique en santé.
Journaliste : ...mais M.
Généreux est responsable et du dossier des médecins et du DSN.
M. Tanguay : Mais ça... ça n'a
pas de bon sens. Je veux dire, la CAQ... est-ce qu'il manque de CV à la CAQ
pour engager du monde, là? Il faudrait qu'ils appliquent à Jobboom, là, parce
qu'il y en a peut-être d'autres, des compétents qui pourraient aider la CAQ. Aïe!
la fin de régime, là, on le voit dans ce dossier-là. Alors, il est le
conseiller stratégique. Je me demande c'est quoi, la stratégie d'Alain
Généreux. Alors, la ministre actuelle de la Santé est conseillée par un
conseiller stratégique, Alain Généreux, le perspicace, le picosseux.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Écoutez, ça
ne s'invente pas. C'est incompréhensible, c'est gênant, comme disait M.
Legault, que l'on salue..
Journaliste
: Que
retenez-vous de cette étude, là, qui dit que ça coûte à peu près 400 000 $
pour élever un enfant?
M. Tanguay
: Oui, comme...
comme parent de deux grandes filles, maintenant, 20 ans et 22 ans, écoutez,
c'est clair que... c'est clair qu'être parent évidemment, ça requiert de faire
un budget, puis on le dit, on voit que le gouvernement n'est pas capable de
faire un budget. Mais les familles, il faut qu'ils fassent un budget, puis ça
coûte cher puis... Oui, mais, écoutez, c'est la plus belle chose qui m'est
arrivée, moi, dans ma vie, là, mes deux belles grandes filles. Mais c'est sûr
qu'il y a un coût. Maintenant, le gouvernement doit savoir compter comme les
familles. Ils ne sont pas capables, la CAQ? Dehors, la CAQ. Ça, c'est réglé. Maintenant,
que peut faire l'État pour venir aider et supporter nos familles? On aura l'occasion...
On a fait des propositions dans le passé, puis avec Charles Milliard, on aura l'occasion
de revenir pour soutenir nos familles.
Journaliste
: ...qu'il
peut avoir un impact sur le... que le poids financier puisse avoir un impact
sur le taux de natalité, par exemple?
M. Tanguay
: Ah!
veux-tu y aller là-dessus, André?
M. Fortin :Oui, moi aussi, je suis un père de deux filles, alors comme...
comme beaucoup de parents, là, je comprends que ça implique un poids financier
important. Mais, vous savez, les parents prennent tous des décisions en
fonction de toutes sortes de facteurs. Là où l'État a un rôle à jouer,
cependant, c'est de s'assurer que les services de l'État sont disponibles aux
parents. Ça aussi, ça fait partie des décisions que les parents prennent. C'est-à-dire,
est-ce que je vais avoir une place en service de garde qui va être disponible?
Est-ce que je vais avoir un service d'éducation de qualité? Est-ce que c'est
simple d'avoir un médecin dans la région pour mes enfants? Le gouvernement a un
rôle à jouer dans ces décisions-là, et ça, ça en fait partie, donner des
services publics de qualité.
Journaliste
: Le Parti
libéral va voter comment aujourd'hui, le projet de loi n° 9
sur la laïcité?
M. Fortin :On est en défaveur du projet de loi n° 9. Pour nous, ce n'est
pas... ce n'est pas les solutions appropriées aux enjeux. Alors, depuis le
début, le Parti libéral dit qu'il va proposer... qu'il va voter en faveur... en
défaveur du projet de loi n° 9. Mais, sur les propos
de M. Roberge, ce matin, c'est symptomatique de ce qui se passe à la CAQ un
peu, là, on voit une chicane, une guerre ouverte, même, entre Mme Fréchette et M.
Drainville. Là, on a l'impression que M. Roberge veut jouer à : Ma loi est
plus grosse que la tienne, avec Simon Jolin-Barrette, honnêtement, là, c'est
des enfantillages. Cette loi-là, quand M. Roberge dit : Ah! bien, si on ne
la passe pas, il y a une grande majorité des Québécois qui vont être fâchés, je
ne suis pas sûr qu'il lit les mêmes sondages que nous. Les parents, ce qu'ils
veulent, c'est une place en services de garde pour leurs enfants. Ils veulent
une éducatrice formée, ce que la CAQ peine à leur offrir en ce moment. Mais ils
veulent surtout une éducatrice qui est attentionnée aux besoins de leurs
enfants.
Journaliste
: M.
Tanguay, vous avez donné la réplique quand même quelques années à M. Legault.
Qu'est-ce que... qu'est-ce que vous retenez de lui?
M. Tanguay
: De lui? Je
pense... Puis au-delà de toute partisanerie et de toute critique qu'on a pu lui
lui formuler, j'ai vu un engagement sincère d'un homme qui aura donné plusieurs
années de sa vie. Puis, comme le disait André, c'est le service public. Je
pense qu'il faut saluer, il faut respecter nos institutions, respecter notre
premier ministre sortant. Et, là-dessus, je pense qu'il faut saluer son
engagement sincère à améliorer la société québécoise.
Journaliste
: So, you will vote for
Bill 9 today?
M. Fortin : We are against Bill 9. We've been against Bill 9 from the
start. We don't think, it's an answer to the issues of Quebeckers. And on M. Roberge's comments this morning that his bill is more important than somebody else… somebody
else's, it's like he's playing: My bill is bigger than yours with Simon Jolin-Barrette, and it's a childish
approach, honestly. When M. Roberge says: The Quebeckers will be mad at me, mad at us if we don't pass this bill, he is
not…
8 h 59 (version non révisée)
M. Fortin : ...looking at the same opinion... We are Quebeckers... and parents
especially want quality child care for their... their kids. They want child care
that's available. They want trained éducatrice in the... in the daycare spaces,
which the CAQ is failing to offer them right now. That's at the top of their
priority list, not Bill 9.
Journaliste :
Do you think that it's a parting gift
from Mr. Legault today?
M. Fortin : That Bill 9 is a... is a parting gift? Honestly, if I could say a
word to... to Mr. Legault before... before concluding here, it's... Mr. Legault
has 28 years of public service. You can't... you can't boil that down to one
day or one bill. It's a... it's a lifetime of... of public service. And whether
we agree with... with his bill or not, whether we agree with his policies or
not, I think today is just the time for everybody to... to thank him for his
public service over the last decades.
M. Tanguay
: Absolutely.
Des voix : Merci.
(Fin à 9 h 01)