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Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Thursday, April 2, 2026, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

9 h 04 (version non révisée)

(Neuf heures une minute)

Mme Blanchette Vézina : Bonjour. Bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, vous voyez que je suis accompagnée de Mme Doris Chabot, du collectif Québec Mérite Mieux. Dans l'actualité, vous avez vu récemment, là, des prises de position solides de ce collectif et de cette dame qui se bat depuis plusieurs années pour que les arbres, notamment sur le tronçon de René-Lévesque, ne soient pas coupés. Elle a, d'ailleurs, partie une pétition, 33 000 signatures à ce jour, pour demander qu'on ne coupe pas les arbres sur René-Lévesque, tant que le projet ne soit pas... de tramway ne sera pas ficelé. Alors, je l'ai avec moi aujourd'hui, puis je lui céderais la parole.

Alors, allez-y, Mme Chabot.

Mme Chabot (Doris) : Alors, en fait, étant donné que la décision va être prise seulement qu'en 2027 pour le tramway, suite au rapport de la CDPQ Infra, qui va être déposé en 2027 et pour approbation du gouvernement, et que les financements ne sont pas attachés, alors il est prématuré de raser les 1 584 arbres. Il y a déjà deux boisés qui ont été rasés, il y a trois ans inutilement, parce qu'il n'y a rien qui a été fait sur ces terrains-là. Alors, il est très, très prématuré de raser ces arbres-là qui donnent leur cadeau, en fait, et la santé aux citoyens de Québec, puis qui va baisser la canopée de la ville de Québec.

M. Duhaime (Éric) : Merci, Doris. Merci, Maïté. Effectivement, aujourd'hui, on est ici pour dénoncer la coupe d'arbres sur René-Lévesque, qui devrait être entreprise, selon l'administration Marchand, au cours des prochains jours. Maïté a participé à la manifestation, le week-end dernier, qui a été organisée par Québec Mérite Mieux, où plusieurs centaines de gens de la ville de Québec, par grand froid, sont allés manifester. C'est quand même assez paradoxal de voir des gens qui veulent sauver la planète. Ils veulent commencer en abattant 1 600 arbres à Québec, dont des arbres centenaires sur la plus belle rue, tant qu'à moi, de la ville. Il y a quelque chose d'aberrant, alors qu'on ne sait toujours pas si le financement va être au rendez-vous pour un projet hypothétique de tramway. On essaie de mettre la charrue devant les bœufs. On essaie de... de causer des dommages sur la propriété de gens comme Mme Chabot, sans même savoir si on aura un projet de tramway à Québec. C'est totalement irresponsable.

J'ai vu que ça l'a aussi animé un peu la course à la direction de la CAQ, au cours des dernières heures. Vous avez vu que Bernard Drainville a pris une position assez ferme pour dire qu'il n'était pas question de couper les arbres avant d'avoir le financement du projet. Il s'est fait rabrouer par son collègue Jonatan Julien, dans les heures qui ont suivi. On attend toujours de savoir ce que Mme Fréchette en pense, mais j'ai hâte d'entendre ce que la CAQ a à dire comme parti, parce que, là, on ne sait pas trop qui parle au nom du gouvernement à l'heure actuelle, dans ce dossier-là. Il y a plusieurs voix discordantes. Aujourd'hui, j'invite tous les caquistes à se joindre à ce que Bernard Drainville a dit au cours des dernières heures, et dire qu'il n'est pas question de couper les arbres sur René-Lévesque avant que le financement du tramway ait été attaché.

Journaliste : ...sur le tramway a évolué? Parce que, là, vous semblez dire que si le financement est attaché, on va couper les arbres... 

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, c'est un...

Journaliste : ...contre le projet?

M. Duhaime (Éric) : ...Écoutez, on est contre le projet de tramway, c'est clair, net et précis. Ça a toujours été le cas puis ça va toujours être le cas, tant que le projet ne sera pas changé. Cela étant dit, l'enjeu actuel, ce n'est pas une question de savoir si on est pour ou contre le tramway. Il y a des gens comme Bernard Drainville qui sont en faveur du tramway puis qui disent : Ça n'a pas de sens d'abattre des arbres alors qu'on ne sait même pas si on va construire le tramway. L'enjeu, à l'heure actuelle, c'est de savoir est-ce que, oui ou non, on coupe les arbres avant que le financement soit attaché? Le financement, au moment où on se parle, vous le savez tous, il n'est pas attaché, malgré le fait qu'il dise : Oui, oui, j'ai confiance. Ils peuvent avoir confiance, puis ils peuvent se faire avoir dans les prochains mois, là. Donc, il faut... il faut avoir ce débat-là. On va faire les débats un à la fois, là, mais le débat, à l'heure actuelle, c'est : est-ce que, oui ou non, on coupe les arbres avant d'avoir le financement? Est-ce qu'on met la charrue devant les bœufs? Puis le Parti conservateur dit non.

Journaliste : Vous dites à la CAQ que ça se contredit, mais M. Julien, c'est quand même un ministre des Transports. Vous mettez un peu sur le même pied d'égalité un candidat...

M. Duhaime (Éric) : Bien, il y en a un qui, dans une semaine, doit peut-être être premier ministre, là. Je ne sais plus quel... qui croire, là, mais... mais le... Effectivement, je pense qu'il y a beaucoup de cacophonie à la CAQ, et il va falloir régler ça dans les prochaines heures. Mais j'espère aussi que. Mme Fréchette, je sais qu'elle va être avec des militants de la CAQ, ce soir, à Québec, je pense qu'elle va être interpelée sur ces enjeux-là. J'espère qu'elle va prendre une position claire, ce serait important qu'elle aussi se joigne à Bernard Drainville sur cet enjeu-là. Parce qu'à partir du moment... Tu sais, Jonatan Julien peut bien dire ce qu'il veut, là, mais si les deux personnes qui vont être son boss, dans une semaine, disent le contraire, je pense que sa parole, aujourd'hui, ne vaut pas grand-chose.

Journaliste : Mme Blanchette Vézina, quand vous étiez à la CAQ, est-ce que vous étiez favorable au tramway ou...

Mme Blanchette Vézina : On avait beaucoup de choses qui restaient à régler. Puis, encore, aujourd'hui, là, à ce jour, c'est ce qu'on vient dénoncer, c'est ce qu'on vient de dire. Écoutez, il y a des... Des arbres centenaires, ça ne repousse pas en deux jours, là. Bien que le maire de Québec mentionne qu'il y aura des arbres qui sont plantés, je pense, je suis bien placé pour savoir que ça peut prendre plusieurs centaines d'années avant d'arriver à avoir une canopée comme celle-là sur René-Lévesque. Ce qui est demandé par le collectif, c'est simple, c'est clair : attendez avant de couper les arbres, ne vous précipitez pas. Le financement n'est pas attaché.

Journaliste : ...vous avez... Vous vous êtes opposés à ce projet quand vous étiez à la CAQ? Est-ce que vous avez essayé de le faire retarder? Est-ce que vous avez essayé de...

Mme Blanchette Vézina : Bien, j'ai été au Conseil des ministres. Il y a des choses que je ne peux pas mentionner, mais je peux vous dire qu'il y a des questions encore à régler, puis je pense que tout le monde le sait aujourd'hui, notamment sur le financement quant au projet de tramway. Ce qui est dit, ce qui est clair, c'est que si on coupe les arbres, ils ne repousseront pas dans la... dans les deux prochaines années.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Juste un instant, si vous me permettez un complément de réponse, parce que je comprends que Maïté, pour des raisons, là, évidemment de... qu'elle était au Conseil des ministres, mais on sait tous là, puis vous le savez, puis on le sait, évidemment, on a des confidences de tout le monde, on sait qu'à la CAQ, les gens sont divisés autant sur la question des armes que sur la question du tramway. Et, aujourd'hui, on veut être sûrs que le gouvernement prend la bonne décision puis ne met pas la charrue devant les bœufs. C'est ça, notre message. C'est juste sur les arbres. On veut s'assurer... Parce que, là, écoutez, là, ils vont commencer les travaux, possiblement, avant même la reprise des travaux parlementaires, là. C'est pour ça qu'on est ici aujourd'hui, c'est la dernière journée. Puis je veux aussi dire que la pétition des 33 000 noms qui ont été ramassés, Maïté Blanchette Vézina, comme députée de Rimouski, va la faire mettre au cours des 24 prochaines heures sur le site de l'Assemblée nationale. Donc, à partir de demain, les gens vont commencer à signer, sur le site de l'Assemblée nationale, contre la coupe des arbres sur René-Lévesque.

Journaliste : ...il faut que je quitte, mais... M. Legault.

M. Duhaime (Éric) : Oui.

Journaliste : C'est sa dernière journée, aujourd'hui, M. Duhaime. À la période de questions, vous retenez quoi?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, quand quelqu'un parle, je pense qu'il faut avoir l'esprit positif, là, ce n'est pas... ce n'est pas le temps de faire de la partisanerie. Moi, si je retiens, une chose, de François Legault, positive, c'est que, pendant une décennie, il a réussi à mettre fin à un débat qui a divisé le Québec profondément entre des oui puis des non. Il a mis fin à la polarisation sur l'enjeu constitutionnel. Moi, c'est quelque chose qui m'inspire. C'est quelque chose que Mario Dumont avait commencé avant lui, et c'est quelque chose que j'ai l'intention de continuer après lui.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Absolument.

Journaliste : Vous vous voyez comme le successeur...

M. Duhaime (Éric) : Non, je ne me vois pas comme le successeur d'aucune façon, mais je vous dis juste que, sur l'enjeu de dépolariser, je pense qu'il y a beaucoup de gens au Québec qui contribuent à ça, puis qui veulent que ce soit le cas. Mais, M. Legault, il faut quand même lui donner le mérite, là. Il a quand même été premier ministre du Québec, puis, pendant deux mandats complets, il a réussi à dépolariser le Québec sur un enjeu qui nous avait divisés depuis trop longtemps, puis que les péquistes et libéraux veulent encore nous diviser.

Journaliste : Comment vous conciliez votre vision de décentralisation, quand, aujourd'hui, vous dites, au final, à une ville, qu'est-ce qu'elle devrait faire?

M. Duhaime (Éric) : Bien, en fait, le gouvernement du Québec a déjà mis la ville de Québec sous tutelle. Dans le projet du tramway, là, ce n'est pas... ce n'est pas nouveau, là. Ce n'est pas nous qui proposons de faire ça, là, c'est le gouvernement du Québec lui-même qui le fait. L'autre élément, c'est... c'est beau, l'autonomie, mais ça prend l'autonomie financière. Si le gouvernement du Québec, là, paie, déjà, minimum 40 % du projet, on ne sait pas si ça va être beaucoup plus, parce qu'on ne sait même pas si le fait... qu'elle va être la participation exacte du gouvernement fédéral. Donc, le gouvernement du Québec ne peut pas faire des chèques en blanc à qui... à qui en veut, là. Je pense que c'est important que, le gouvernement du Québec, d'abord, sache quel pourcentage du projet il doit financer, s'il y a projet. Puis, deuxièmement, ça va être quoi, le montant? Parce que, le montant, aussi, là, il y a eu beaucoup de variations, hein? On nous parlait de sept point quelques milliards, puis là, à travers les branches, on attend... on entend que ça pourrait se rendre jusqu'à 13. Donc, à un moment donné, il va falloir savoir aussi, avant de mettre une cent dans ce projet-là, de quoi on parle, là. C'est l'argent de tous les contribuables, qui soient de la ville de Québec, du gouvernement du Québec, ou du... au fédéral.

Journaliste : ...sur la scène municipale, avec M. Lachance, que vous connaissez...


 
 

9 h 09 (version non révisée)

Journaliste : ...Est-ce que les arbres sont rendus le dernier rempart ou le dernier argument des anti-tramways?

M. Duhaime (Éric) : Mais je ne pense pas que c'est le dernier rempart, là, je pense que c'est le symbole actuel. Puis, c'est parce que là, on est en train de... de procéder à des travaux où on ne pourra plus reculer alors qu'on n'a aucune certitude que le projet va de l'avant. Il y a... il y a quelque chose de totalement irresponsable dans l'attitude des... des protramways à l'heure actuelle. C'est comme si on voulait mettre les gens devant un fait accompli.

Puis, je veux juste rappeler, là, tu sais... Le bout, là, pourquoi qu'on est encore ici à parler de ça aujourd'hui, là, c'est parce que la population de Québec, là, elle pense exactement comme nous, c'est que la majorité de la population est contre le tramway. Puis, à la base, là, c'est ça qui est le problème. Ce projet-là n'a jamais eu la légitimité démocratique, alors que c'est le plus gros investissement économique de l'histoire de la ville. Il y a quelque chose d'aberrant à sa face même. Puis là ils sont en train d'essayer de nous mettre devant un fait accompli en procédant à la coupe d'arbres irrémédiable, avant même qu'on sache si le projet va de l'avant. Ça vous démontre comment les tenants du projet, là, sont prêts, c'est des jusqu'au-boutistes, là, ils se foutent ce que la population pense puis ils se foutent du fait que les arbres ne seront plus là, même si le projet n'a pas lieu.

Journaliste : Ne trouvez-vous pas que vous faites de la politique municipale? On vous écoute, puis c'est... c'est les mêmes...

M. Duhaime (Éric) : Bien, qu'est-ce que...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Je trouve... je trouve ça bizarre que vous n'avez pas posé la question à Bernard Drainville hier, là. Mais je veux juste vous rappeler que CDPQ Infra est quand même un intervenant important dans ce dossier-là, et elle ne relève pas de la... de l'administration municipale.

Journaliste : ...sont faits par la ville.

M. Duhaime (Éric) : Oui, mais c'est quand même... le leadership est assumé par le gouvernement du Québec dans ce projet-là.

Mme Chabot (Doris) : Madame, je voudrais juste vous dire, en fait, ce n'est pas... On n'est pas ici pour ou contre le tramway. Puis, il faudrait... Je vous ramène à voilà six ans, le BAPE, qui n'avait aucun intérêt financier dans le dossier, n'a pas recommandé le tramway parce que c'était le plus destructeur, le tracé le plus destructeur dans... de ce qui était proposé. Ça fait que c'est sûr que si le... le tracé était différent, les gens qui ont l'environnement à cœur, bien, c'est sûr qu'on ne serait pas ici aujourd'hui, parce qu'au départ il était sur Charest pour revitaliser Charest et puis rajouter de la canopée. Alors, c'est ça qui est important. Puis, si... si l'environnement était au cœur, bien, la ville de Québec... le Vérificateur général l'a même dit qu'ils n'ont pas tenu compte de la coupe des arbres pour le tramway, pour ne pas baisser leur bilan face à la canopée de Québec.

Journaliste : Donc, à l'époque, vous étiez pour le tracé de M. Labeaume?

Mme Chabot (Doris) : Bien, en fait, c'est le... ce n'est pas moi qui étais... qui l'a analysé, c'est le BAPE, là, c'est le BAPE qui a dit : C'est le tracé le plus destructeur. Retournez à la table à dessin. Alors, ce sont des experts, hein, c'est une... la seule consultation publique et qui ne recommandait pas, puis, eux, ils n'avaient aucun intérêt financier. C'est ça.

Journaliste : Votre projet de troisième lien, il y avait combien d'arbres qui seraient coupés, si vous le faites?

M. Duhaime (Éric) : C'est une excellente question, je vais vous revenir là-dessus, mais, à ma connaissance, on passait par... en fait, le pont., évidemment, on comprend qu'il n'y a pas d'arbres sur le fleuve, là, mais l'arrivée...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : En fait, c'était passé par le chemin Prévost qui existe déjà, donc ce n'est pas... il n'y a pas d'arbres sur ce tracé-là, puis c'est des champs qui sont plus à l'île d'Orléans où on passe, là, mais il y en aurait peut-être à l'atterrissage, là, du côté de la rive sud, mais je vais... laissez-moi vérifier. Merci beaucoup.

(Fin à 9 h 13)


 
 

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