To use the Calendar, Javascript must be activated in your browser.
For more information

Home > News and Press Room > Press Conferences and Scrums > Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, de services sociaux et de soins à domicile

Advanced search in the News and Press Room section

Start date must precede end date.

Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, de services sociaux et de soins à domicile

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Tuesday, April 21, 2026, 16 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Seize heures vingt et une minutes)

M. Arseneau : Bonjour, tout le monde. J'aimerais réagir à la formation du nouveau Conseil des ministres annoncé par la première ministre Christine Fréchette aujourd'hui. Écoutez, ce qu'on nous présente aujourd'hui, c'est essentiellement le gouvernement Legault 2.0. À peu de choses près, là, c'est un copier-coller du remaniement ministériel de septembre dernier, le même rebrassage, là, du même jeu de cartes, essentiellement, à peu de choses près. Pour incarner le renouveau sous Christine Fréchette, bien, on va chercher notamment un ministre démissionnaire et un autre ministre qui, lui, avait été écarté du Conseil des ministres par M. Legault en septembre dernier. On sait également qu'il y a eu une entreprise de recrutement de gens de l'extérieur, et, finalement, cette entreprise n'a pas porté fruit. Personne n'a voulu se joindre au gouvernement de Christine Fréchette venant de l'extérieur.

Il faut remarquer que 80 % du budget du Québec demeure entre les mains essentiellement des mêmes ministres, les mêmes ministres caquistes qui sont là depuis sept ans et qui sont responsables de la gestion désastreuse de la CAQ depuis toutes ces années. Ce gouvernement, en fait, il me fait un peu penser, là, à un restaurant qui décide de changer... de ne pas changer son menu, ni son personnel, ni même son nom, mais affiche Nouvelle administration, nouveau départ.

Christine Fréchette, d'ailleurs, on l'a mentionné ce matin dans un autre point de presse, a rompu, on le remarque, et je pense qu'il faut le souligner, un premier engagement, celui d'annoncer un cabinet minceur, un cabinet de taille réduite. Elle a exactement le même nombre de ministres que M. Legault, son prédécesseur. Et je vous dirais que ça n'envoie pas un message de rigueur ou de discipline budgétaire, alors qu'on sait que le Québec a enregistré, sous la CAQ, le pire déficit de son histoire et que, dans toutes les sphères de la société, on en paie les conséquences aujourd'hui, mais la première ministre ne donne pas l'exemple à cet égard.

Il y a plusieurs ministres aussi qui font partie du cabinet, qui, vraisemblablement, ne seront pas sur les rangs lors du rendez-vous électoral de l'automne prochain. Certains l'ont annoncé, d'autres réfléchissent à leur avenir. Alors, qu'est-ce que ça dit sur ce gouvernement en fin de régime? Puis, évidemment, bien, il y a des mécontents, il y a des démissions qui s'en viennent, sans aucun doute, ou des gens qui décideront de ne pas se représenter aux élections, qui font partie de l'équipe gouvernementale.

Je vous dirais également que, pour les régions, là, on fait une tentative in extremis en récupérant un engagement du Parti québécois de nommer un ministre délégué aux régions. Pour nous, après huit ans de pouvoir, de découvrir enfin, in extremis, que les régions existent, qu'elles ont besoin de soutien, qu'elles ont besoin de considération, qu'elles ont besoin de ressources également puis de l'attention et de l'oreille du gouvernement, c'est définitivement trop peu, trop tard. J'en profite pour dire également que, pour soutenir les régions, là, la première ministre avait annoncé qu'elle voulait abolir la taxe carbone, donc, pour les agriculteurs, face à une flambée des prix du pétrole. Je pense qu'elle doit remplir cet engagement-là mais qu'elle doit également l'étendre au secteur de la pêche, parce que, que l'on conduise un tracteur ou un bateau, les frais liés à l'augmentation des coûts de carburant diesel sont les mêmes, et la question de rentabilité se pose également pour toutes nos flottilles du Québec maritime, tout comme elle se pose pour les agriculteurs dans l'ensemble du Québec.

Un dernier mot sur la parité, elle est atteinte in extremis avec 12 ministres, donc, qui sont... qui se joignent, en fait, à l'équipe de Mme Fréchette, 12 ministres sur 29 qui sont des femmes. On a déjà fait mieux dans les gouvernements précédents, mais on salue néanmoins l'arrivée de quelques nouveaux visages. Mais il faut quand même le dire, qu'ils n'auront que cinq semaines de travaux parlementaires pour faire leurs marques. Et puis nous, de notre côté, bien, évidemment, là, à travers les prochaines semaines, on va collaborer là où il y a des politiques publiques qui nous semblent intéressantes, mais, pour le reste, on continuera de demander des comptes, de rendre le gouvernement imputable de ses huit années de gouvernance et surtout de faire des propositions positives pour les Québécoises et Québécois et pour l'avenir du Québec. Merci beaucoup.

(Fin à 16 h 26)

Participants


Document(s) Related