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(Seize heures vingt et une minutes)
M. Arseneau : Bonjour, tout
le monde. J'aimerais réagir à la formation du nouveau Conseil des ministres
annoncé par la première ministre Christine Fréchette aujourd'hui. Écoutez, ce
qu'on nous présente aujourd'hui, c'est essentiellement le gouvernement Legault 2.0.
À peu de choses près, là, c'est un copier-coller du remaniement ministériel de
septembre dernier, le même rebrassage, là, du même jeu de cartes,
essentiellement, à peu de choses près. Pour incarner le renouveau sous
Christine Fréchette, bien, on va chercher notamment un ministre démissionnaire
et un autre ministre qui, lui, avait été écarté du Conseil des ministres par M.
Legault en septembre dernier. On sait également qu'il y a eu une entreprise de
recrutement de gens de l'extérieur, et, finalement, cette entreprise n'a pas
porté fruit. Personne n'a voulu se joindre au gouvernement de Christine
Fréchette venant de l'extérieur.
Il faut remarquer que 80 % du budget
du Québec demeure entre les mains essentiellement des mêmes ministres, les
mêmes ministres caquistes qui sont là depuis sept ans et qui sont responsables
de la gestion désastreuse de la CAQ depuis toutes ces années. Ce gouvernement,
en fait, il me fait un peu penser, là, à un restaurant qui décide de changer...
de ne pas changer son menu, ni son personnel, ni même son nom, mais affiche
Nouvelle administration, nouveau départ.
Christine Fréchette, d'ailleurs, on l'a
mentionné ce matin dans un autre point de presse, a rompu, on le remarque, et
je pense qu'il faut le souligner, un premier engagement, celui d'annoncer un
cabinet minceur, un cabinet de taille réduite. Elle a exactement le même nombre
de ministres que M. Legault, son prédécesseur. Et je vous dirais que ça n'envoie
pas un message de rigueur ou de discipline budgétaire, alors qu'on sait que le
Québec a enregistré, sous la CAQ, le pire déficit de son histoire et que, dans
toutes les sphères de la société, on en paie les conséquences aujourd'hui, mais
la première ministre ne donne pas l'exemple à cet égard.
Il y a plusieurs ministres aussi qui font
partie du cabinet, qui, vraisemblablement, ne seront pas sur les rangs lors du
rendez-vous électoral de l'automne prochain. Certains l'ont annoncé, d'autres
réfléchissent à leur avenir. Alors, qu'est-ce que ça dit sur ce gouvernement en
fin de régime? Puis, évidemment, bien, il y a des mécontents, il y a des
démissions qui s'en viennent, sans aucun doute, ou des gens qui décideront de
ne pas se représenter aux élections, qui font partie de l'équipe
gouvernementale.
Je vous dirais également que, pour les
régions, là, on fait une tentative in extremis en récupérant un engagement du
Parti québécois de nommer un ministre délégué aux régions. Pour nous, après
huit ans de pouvoir, de découvrir enfin, in extremis, que les régions existent,
qu'elles ont besoin de soutien, qu'elles ont besoin de considération, qu'elles
ont besoin de ressources également puis de l'attention et de l'oreille du
gouvernement, c'est définitivement trop peu, trop tard. J'en profite pour dire
également que, pour soutenir les régions, là, la première ministre avait
annoncé qu'elle voulait abolir la taxe carbone, donc, pour les agriculteurs,
face à une flambée des prix du pétrole. Je pense qu'elle doit remplir cet
engagement-là mais qu'elle doit également l'étendre au secteur de la pêche, parce
que, que l'on conduise un tracteur ou un bateau, les frais liés à l'augmentation
des coûts de carburant diesel sont les mêmes, et la question de rentabilité se
pose également pour toutes nos flottilles du Québec maritime, tout comme elle
se pose pour les agriculteurs dans l'ensemble du Québec.
Un dernier mot sur la parité, elle est
atteinte in extremis avec 12 ministres, donc, qui sont... qui se joignent,
en fait, à l'équipe de Mme Fréchette, 12 ministres sur 29 qui sont des
femmes. On a déjà fait mieux dans les gouvernements précédents, mais on salue
néanmoins l'arrivée de quelques nouveaux visages. Mais il faut quand même le
dire, qu'ils n'auront que cinq semaines de travaux parlementaires pour faire
leurs marques. Et puis nous, de notre côté, bien, évidemment, là, à travers les
prochaines semaines, on va collaborer là où il y a des politiques publiques qui
nous semblent intéressantes, mais, pour le reste, on continuera de demander des
comptes, de rendre le gouvernement imputable de ses huit années de gouvernance
et surtout de faire des propositions positives pour les Québécoises et
Québécois et pour l'avenir du Québec. Merci beaucoup.
(Fin à 16 h 26)