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(Huit heures et une minute)
M. Fortin :
Bonjour. Bonjour à vous tous. Bon jeudi matin.
Journaliste : ...
M. Tanguay : Bon, Louis.
Des voix : ...
M. Fortin :
Je veux... je veux vous parler de la première ministre Fréchette ce matin, parce
qu'elle avait... elle avait promis... dans le Dossier de santé numérique, elle
avait promis de la transparence aux Québécois et aux Québécoises. Et là, ce
matin, malheureusement, il y a des... il y a plusieurs d'entre nous, et les
gens de la Mauricie, les gens du Centre-du-Québec, les gens qui vont être
directement affectés par les changements, ils apprennent, dans le journal, ce
matin, qu'il y a 20 % des traitements de chimiothérapie qui vont être
reportés, qu'il y a 60 % des endoscopies qui vont être reportées. Ça, c'est
des... c'est des traitements pour des gens qui sont atteints de cancer, là. Alors,
quand la première ministre nous disait la semaine dernière que, pour des cas
les plus problématiques, il n'y aurait pas d'impact, bien, je suis désolé, mais,
ce matin, il semble y avoir un impact très clair pour tous ces gens-là.
Alors, quand la ministre de la Santé nous
dit : Je le prends sur mes épaules, c'est notre responsabilité, c'est à
nous à s'assurer que ça fonctionne bien, et qu'elle donne des garanties aux
Québécois, aux patients, aux gens de la Mauricie, honnêtement, je veux... j'aimerais
ça savoir où elle a pris son information, comment elle est arrivée à cette
conclusion-là, comment elle a pu dire, sachant — je l'espère, qu'elle
le savait — que 20 % des traitements de chimiothérapie seraient
reportés à on ne sait pas quand, que tous les voyants étaient au vert, qu'elle
avait les garanties nécessaires.
Alors, vraiment, ce matin, là, il y a... il
y a une... il y a un enjeu pour le gouvernement de la CAQ qui doit expliquer
aux Québécois comment ils ont pu dire que, tous les cas problématiques, il n'y
aurait pas d'impact pour eux, puis, ce matin, on apprend exactement le
contraire. Je passe la parole à mon collègue Marc.
M. Tanguay : Merci, André.
Banque de la défense. On veut que le Québec ait la Banque de la défense. On
veut que notre candidature soit retenue. Ça, c'est un fait. C'est clair. Ce
serait bon pour l'économie.
On dénonce les tactiques de Toronto, entre
autres, tel que le révèle ce matin La Presse, sous la plume de Jean... Joël-Denis
Bellavance. On dénonce ces tactiques-là. Mais, une fois qu'on a dit ça, ce
n'est pas à matin que vous allez apprendre que nous, libéraux, nous avons
toujours reconnu et dénoncé le fait qu'un référendum coûte que coûte, comme le
propose Paul St-Pierre Plamondon... coûte que coûte un référendum. Ça ajoute à
l'instabilité économique. Ça fait des années que vous nous l'entendez le dire,
puis ce matin force est de constater que ça, cette tactique-là que nous
dénonçons, bien, PSPP leur donne un outil pour user de cette tactique-là et ça
nuit au Québec. Il est clair que l'option de la... d'un référendum, l'option de
la souveraineté politiquement fait partie du débat, puis c'est correct, puis
c'est normal que ça fasse partie du débat, puis c'est les Québécoises, les
Québécois qui vont décider. Mais le coûte que coûte de Paul St-Pierre Plamondon
vient ajouter à l'instabilité économique, et ça, ça nuit au Québec.
Journaliste : Mais est-ce que
ça ne serait pas céder à une campagne de peur?
M. Tanguay : Le débat se fait
au Québec. Encore une fois, on veut que la candidature du Québec soit retenue.
On veut l'avoir, la Banque de la défense, ça, c'est clair. Une fois que j'ai
dit ça, les adversaires, là, du Québec, là, qui se battent sur la... sur le
plan économique et qui... qui font valoir les arguments utilisent cette
tactique-là, cet outil-là, pour venir nuire au Québec.
Journaliste
: Vous leur
donnez raison ce matin parce que vous leur dites que ça va nuire.
M. Tanguay : C'est un débat
qui a lieu au Québec. Quand je vous dis, moi, ce matin, du Parti libéral du
Québec, que nous soulignons que le référendum coûte que coûte puis que la
séparation, c'est de l'instabilité économique, c'est clair que c'est de
l'instabilité économique, c'est clair que c'est de l'instabilité économique.
Journaliste : ...c'est leur
argument, ça, M. Tanguay. C'est comme si vous ne dénoncez pas Toronto qui
utilise cet argument-là.
M. Tanguay : On le dénonce,
on le dénonce, Toronto. On le dénonce.
Journaliste : On le dénonce,
mais ils ont raison.
M. Tanguay : Non. Ils
utilisent cet argument-là d'instabilité économique. C'est... Encore une fois,
séparation, référendum coûte que coûte égalent instabilité économique. Il y a
une tactique, au sein de la fédération canadienne, utilisée par Toronto pour ne
pas que Québec l'ait, et ils l'utilisent, et on le dénonce. Maintenant, une
fois que je vous ai dit ça...
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Juste
terminer. Une fois que je vous ai dit ça, au Québec... S'il vous plaît. Une
fois que je vous ai dit ça, au Québec, le débat a lieu au Québec, puis nous, on
le dit, du Parti libéral du Québec, c'est un référendum coûte que coûte et la
séparation ajoutent à l'instabilité économique. Et ça, c'est utilisé par nos
adversaires dans ce dossier-là.
Journaliste : Mais est-ce que
cette instabilité économique là va nuire au change... aux chances du Québec
d'avoir la Banque de la défense?
M. Tanguay : C'est une
tactique qui, présentement, est utilisée contre le Québec. Mon point, c'est que
l'instabilité économique que représente un référendum coûte que coûte, c'est
joué par nos adversaires. Et le Québec est en lutte sur la planète, pour
attirer les meilleurs cerveaux, pour attirer les entreprises, et ainsi de
suite, et ça, pour nos adversaires, c'est utilisé. Maintenant, la décision va
se prendre au Québec, entre Québécois, puis on dénonce ces tactiques-là. Mais
ne soyez pas surpris à matin de vous dire que, pour nous, Parti libéral du
Québec, référendum coûte que coûte et séparation égale instabilité politique.
Ça fait des années qu'on le dit.
Journaliste : Mme Fréchette
doit appeler Doug Ford ce matin pour lui demander de... de s'expliquer, lui
demander de s'excuser?
M. Tanguay : Je pense
qu'effectivement il faut défendre les intérêts du Québec. Et on salue, entre
autres, la mairesse de Montréal qui est dans le dossier puis qui veut obtenir
la candidature. Nous épaulons la candidature, on veut que ce soit le Québec.
Puis il faut évidemment contrer cette tactique-là. Maintenant, dans le débat
référendaire au Québec, ceux qui donnent la réplique à Paul St-Pierre
Plamondon, c'est le Parti libéral du Québec de Charles Milliard.
Journaliste : Mais ce n'est
pas l'occasion, justement, de faire front commun ce matin?
M. Tanguay : Je ne ferai pas
front commun pour dire que la séparation, c'est de l'instabilité politique, on
va faire front commun pour dire : La banque, là, lâchez vos tactiques, là,
les Québécois décideront bien ce qu'ils veulent. Si d'aventure il y avait un
référendum, on va décider ça au Québec. On n'en veut pas, nous autres, de
référendum, on veut la banque. Mais, encore une fois, c'est de l'instabilité
économique. Ne soyez pas surpris de nous entendre dire ça ce matin, là.
Journaliste : Donc, vous leur
dites : Venez, mais il n'y aura pas de référendum.
M. Tanguay : On va travailler
fort pour ça. Puis, avec notre chef Charles Milliard, on va essayer de gagner
puis on va avoir de la confiance des Québécoises, des Québécois. Puis de leur
dire, là, quand Paul St-Pierre Plamondon lui-même l'a avoué après l'élection
partielle dans Chicoutimi : J'ai fait du porte-à-porte, puis les gens me
l'ont dit qu'ils étaient inquiets, que ça ajoutait à l'instabilité, à
l'inquiétude. Il l'a reconnu lui-même. Ça, une fois que lui l'a dit, bien,
force est de constater que les adversaires du Québec vont l'utiliser.
Journaliste : Est-ce que la
banque devrait attendre après les prochaines élections ici, au Québec, pour
décider s'ils vont à Toronto ou à Montréal?
M. Tanguay : Je ne veux pas
imposer de calendrier. Ils feront ça selon les étapes qu'il se doit. C'est un
débat qui revient...
Journaliste : ...de penser
que ça pourrait nuire puis...
M. Tanguay : Je n'irais pas
là-dessus, sur le calendrier. Qu'ils suivent le processus qui est normal puis
qui est attendu. Je ne veux pas le détail du calendrier. Mais, indépendamment
des élections, il est clair que nous, on doit faire front commun puis on doit
répondre à ces tactiques-là. Puis, au Québec, le débat, là, qui a lieu, là,
référendum coûte que coûte, c'est clair que c'est de l'instabilité économique.
Journaliste : ...députés
fédéraux, libéraux pour leur dire...
M. Tanguay : Écoutez, nous,
là, on appuie la candidature du Québec là-dedans puis on va tout faire qui
est... ce qui est en notre pouvoir pour valoriser puis mettre de l'avant ce qui
est le Québec.
Journaliste : ...pardon, pour
évaluer la question du référendum en Alberta... Est-ce que c'est une démarche
légitime, selon vous?
M. Tanguay : Bien, écoutez,
nous, il est clair, encore une fois, que le... le Québec, nous sommes les seuls
maîtres d'oeuvre par rapport à le référendum. Il est clair qu'il faut qu'il y
ait une question claire dans un contexte où, si d'aventure il y avait un
référendum, ça, c'est un débat qui a eu lieu au Québec et qui devra être
tranché au Québec. J'aimerais vous référer à la motion unanime de l'Assemblée
nationale du 23 octobre 2013, 114 pour, aucun contre. Nous, députés
libéraux, avions voté en faveur d'une motion qui dit que les Québécois ont le
droit de choisir de leur avenir et décider pour eux-mêmes. Ça fait que c'est un
débat qui aura lieu au Québec. Je ne vais pas m'immiscer de ce qui se passe en
Alberta. Je ne suis pas expert de... Albertain. Mais chose certaine, c'est au
Québec que ça va se trancher. Puis savez-vous quoi? Les seuls dans le camp du
Non, bien, c'est le Parti libéral du Québec de Charles Milliard.
Journaliste
: Donc,
clairement, vous vous opposez à... pour vous, ce n'est pas légitime.
M. Tanguay
: Bien,
écoutez, encore une fois, là, avec des si, on peut aller à Paris, si d'aventure
il y avait un référendum et ainsi de suite, qui était voté en faveur, qui...
qui était accueilli favorablement, il y aurait nécessairement des négociations,
il y aurait de l'instabilité puis il y aurait tout ce qu'on a déjà dit. Mais
encore une fois, une fois que je vous ai dit ça, parce votre question porte sur
le processus menant à un référendum, c'est au Québec que la question doit être
clarifiée, puis c'est aux Québécois à trancher.
Journaliste
: Il y aura
une motion qui sera déposée aujourd'hui, que l'Assemblée nationale affirme que
le français est la seule langue officielle et commune au Québec, c'est le
ministre de la Langue française qui va déposer ça aujourd'hui. Vous allez voter
comment?
M. Fortin :
Bien, si la motion, elle est formulée exactement comme ça, là, que c'est la
langue française qui est la seule... la seule langue officielle au Québec, bien
sûr qu'on va voter en faveur. C'est le Parti libéral du Québec qui a fait en
sorte que le français soit la langue officielle du Québec. Alors, ça va de soi.
Journaliste
: Pourquoi
M. Milliard a autant de la difficulté à se dépatouiller, là, tu sais, quand
vient le temps de parler du français. Puis pourquoi c'est si difficile que ça
avec M. Milliard?
M. Fortin :
Honnêtement, si vous... si vous faites référence à... au lapsus d'hier, là,
honnêtement, c'est... Ça arrive, là. Et regardez... Regardez Sonia LeBel, là,
qui, ouvertement, a dit : Le Québec est une province bilingue, regardez
Manon Massé, par le passé, ça peut arriver, des trucs comme ça, là.
Journaliste
: Ça, je
comprends, mais ce n'est pas juste ça, là. Il y a la clause dérogatoire, la
loi 96, ça fait deux semaines, là, qu'on... On avance, on recule, on fait
du surplace, on recule, on réavance. C'est-tu une distraction pour le Parti
libéral à ce stade-ci?
M. Fortin :
Bien, ça, moi, je laisse des... Je laisse des... les analystes procéder à ces
analyses-là. Mais c'est vrai qu'on a une approche... qu'on a une approche
différente que celle des autres partis en matière de langue française. Puis
j'entendais M. Roberge hier qualifier de toxique, là, le Parti libéral du
Québec en matière de langue. Pour nous, ce qui est... ce qui est toxique, c'est
des... c'est une approche de surenchère identitaire, alors qu'on n'arrive pas à
réellement améliorer la qualité du... la qualité puis la promotion du français
au Québec, là. Le français, il est en recul selon les gens du gouvernement,
même, au Québec.
Alors, c'est comme s'ils nous
disaient : Notre approche ne fonctionne pas. Tout ce qu'on a mis de
l'avant ne fonctionne pas. Alors, c'est vrai que nous, on propose quelque chose
qui est différent, qu'on veut s'assurer que le taux de réussite aux examens de
français, il s'améliore au lieu de diminuer. On veut s'assurer que les cours de
francisation sont plus accessibles au lieu d'être moins accessibles. Ce n'est
pas bon pour le Québec, ce qui est en train de se passer, le fait que ça
prenne... ça ne prenne plus six semaines à avoir des cours de francisation au
Québec, ça en prend 18. Ça, c'est le bilan de la Coalition avenir Québec avec
son approche. Alors, oui, on va proposer une façon différente de faire les
choses, qui n'est pas la façon... la façon utilisée par la CAQ. Et, pour ça, on
va présenter un plan qui est... qui est complet et... mais qui va faire les
choses différemment.
Journaliste
: ...votre
chef de le présenter au plus vite, son plan? Tu sais, ce serait le fun, on
pourrait débattre de mesures concrètes, là. Est-ce qu'il n'est pas temps que
votre chef le dévoile, son fameux plan?
M. Fortin :
...on voit le dévoiler, le plan sur la langue française, ça va être un plan qui
va être ambitieux, qui va être fait, ça va être un plan qui va être rigoureux,
qui va être travaillé avec les différents... qui est travaillé avec les
différents groupes. Puis on va le... On va le présenter avec une équipe
également, des gens qui... qui ont une expertise dans... dans la langue
française. Alors, ça va venir au cours des prochaines semaines, là, ne vous en
faites pas, mais ça s'en vient.
Journaliste
: ...vous
êtes en train de le travailler, donc il n'est pas prêt encore.
M. Fortin :
Ce plan-là, il est... il va être présenté. Alors, jusqu'à ce qu'un plan soit
présenté, là, on ne s'empêchera pas de faire des peaufinements, mais il est
en... il est en développement, ce plan-là. Puis on est en train de finaliser le
plan en question.
Journaliste
: ...ça
vous met mal à l'aise? À chaque fois que M. Milliard parle de la loi 96
puis de la clause dérogatoire, il se met le pied dans la bouche.
M. Fortin :
Moi, je...
Journaliste
: ...il
doit y avoir un malaise au sein du parti à quelque part?
M. Fortin :
...s'il y a un malaise, là, il devrait être au gouvernement du Québec, en ce
moment, il devrait être à la Coalition avenir Québec. Ce gouvernement-là, qui
fait une surenchère sur la question de la langue constamment, ne réussit pas à
faire des réelles avancées pour la langue française au Québec. Les
statistiques, là, que ce soit sur le taux de réussite des examens de français
au secondaire... démontrent qu'il y a une chute libre du taux de réussite. Les
cours de francisation, lorsque le gouvernement de la Coalition avenir Québec
sont arrivés... est arrivé au pouvoir, c'était six semaines pour qu'un
immigrant puisse avoir accès à un cours de francisation, aujourd'hui, c'est
18 semaines. Alors, dites-moi pas que le gouvernement actuel doit être
confortable avec ça. Nous, on pense qu'il y a une approche différente pour
avoir des meilleurs résultats.
Journaliste
:
...opposez à la loi 101 pour la formation professionnelle et la formation
aux adultes. Si la langue au travail au Québec, c'est le français, je ne
comprends pas pourquoi on devrait former des gens, autre que la minorité
historique, là, évidemment, là, en anglais pour la formation professionnelle ou
aux adultes.
M. Fortin :Bien là, on va voir ce que le gouvernement va proposer, là.
Moi, je n'ai pas...
Journaliste : ...juste de
comprendre pourquoi, votre position, vous l'avez prise.
M. Fortin :Bien, moi, honnêtement, là, je... on veut voir le... je
veux voir le projet de loi là-dessus, là.
Journaliste : Donc, vous
pourriez appuyer la loi 101 pour la formation professionnelle?
M. Fortin :Non, on n'est pas là aujourd'hui. Je veux voir le... je
veux voir le projet de loi. Tout ce que j'ai entendu de la part du
gouvernement, c'est une intention.
Journaliste : Il avait
proposé ça en 2023, d'ailleurs. Jean-François Roberge, à l'époque. Là, on
est...
M. Fortin :
On est en 2026.
Journaliste
: ...trois
ans plus tard, oui. Pourquoi ça a été aussi long?
M. Fortin :Bien, je ne sais pas, il faudrait leur poser la question.
Mais ce qu'on... ce qu'on entend, là, du gouvernement de Mme Fréchette, de
façon générale, là, c'est un peu ça, c'est... ils promettent des choses il y a
quatre, cinq, six, sept ans au gouvernement de la CAQ et là, aujourd'hui, ils
nous reviennent avec les mêmes promesses, les mêmes engagements de trucs qu'ils
n'ont pas faits. C'est vrai dans ce dossier-là, et c'est vrai dans un paquet de
dossiers.
Le discours de Mme Fréchette, le discours
d'ouverture de Mme Fréchette, mardi, là, elle est revenue sur la question de
l'achat local, avec exactement, exactement les mêmes promesses que François
Legault faisait dans ses discours d'ouverture. Elle est revenue sur les
questions, par exemple, pour réduire la paperasse pour les municipalités, pour
qu'il y ait plus d'habitations. Elle est revenue avec exactement le même
discours que François Legault tenait dans ses discours d'ouverture à lui. Ça,
pour nous, c'est un constat que la Coalition avenir Québec, elle met de l'avant
des problèmes, mais qu'elle ne fait absolument rien pour les régler. Puis là le
gouvernement de Mme Fréchette, bien, il fait exactement le même constat.
Pourquoi on lui ferait plus confiance aujourd'hui pour régler les problèmes
qu'ils n'ont pas été capables de régler dans les sept dernières années?
Journaliste : ...clairement
opposé, là, M. Milliard s'est opposé clairement. Juste comprendre pourquoi.
M. Fortin :
Pardon?
Journaliste
: Sur la
question que vous êtes clairement opposés à loi 101 à la formation
professionnelle et aux adultes. Je veux juste savoir pourquoi.
M. Fortin :Bien, honnêtement, là, on va vous revenir exactement
là-dessus. Moi, je ne veux pas... je ne veux pas m'avancer davantage dans ce
dossier-là, mais on va vous revenir exactement, si vous voulez des détails.
Journaliste : Bien,
j'aimerais revenir sur la banque. Puis je veux être sûre... oui, je veux être
sûre de bien comprendre votre position. Alors, vous dites : Un potentiel
référendum, ça crée de l'instabilité. Tout le monde le reconnaît, même le chef
du PQ le reconnaît, mais Toronto ne peut pas le dire.
M. Tanguay : Bien, c'est une
tactique, une tactique pour dire... une tactique hypothétique, une tactique
hypothétique. Alors, dans le sens où, si d'aventure le Québec se sépare du
Canada, la banque serait dans un Québec indépendant, et là il aurait de
l'instabilité politique. Alors, c'est jouer sur une réalité qui n'existe pas
présentement. C'est une tactique, c'est la... si vous voulez, c'est ce qui
pourrait potentiellement arriver. Alors, nous, au Québec, là, la question a été
posée deux fois, les Québécois ont dit deux fois non. Puis je pense que les
Québécois, de tout temps, vont reconnaître que la stabilité, notamment,
économique, au sein de la fédération canadienne milite en faveur du Non.
Une fois que je vous ai dit ça, nous... Je
veux dire, au Canada, là... le Québec fait partie du Canada, on est supposé de
se serrer les coudes puis dire : On est un pays uni. Alors, quand eux
plaident ça en disant : Bien, ils vont... ils risquent de se séparer, eux
autres, donnez-leur pas la banque, je trouve que c'est une tactique qui n'a pas
sa place, qui n'a pas ce lieu au sein d'une fédération où on coopère. Voyons
donc.
Journaliste
: Est-ce
que c'est une tactique de vente?
M. Tanguay
: Bien, je
pense que ça s'apparente à ça. On le dénonce. Une fois que j'ai dit ça, aïe!
Marc, un référendum, c'est-tu une bonne affaire? Bien non, c'est de
l'instabilité économique. Puis ça, au Québec, ici, à l'Assemblée nationale, là,
c'est un débat que ça fait des décennies qu'il fait rage. Les Québécois ont...
se sont, de tout temps, ralliés à la fédération canadienne. J'aimerais ça que
les autres dans... au sein de la fédération canadienne nous aident, justement,
à faire en sorte qu'on puisse coopérer et collaborer. Puis n'allez pas là,
n'allez pas là. Le Québec ne va pas se séparer, parce que le Parti libéral du
Québec de Charles Milliard est là.
Journaliste : Pourquoi c'est
important d'avoir la banque à Montréal? Qu'est-ce que... c'est quoi,
l'avantage?
M. Tanguay : Bien, c'est une
plateforme économique, c'est une plateforme stratégique. C'est de faire en
sorte que, dans cette grappe bancaire là, on puisse tirer notre épingle du jeu.
C'est... c'est faire, dans le fond, un point sur la carte mondiale et
dire : Au Québec, au Canada, il y a une banque excessivement importante,
avec des intérêts stratégiques, économiques. Ce serait un levier extraordinaire,
et aussi, pour nos jeunes qui sont sur les bancs d'école, dans les universités,
de pouvoir prétendre aller travailler dans cette banque-là également, puis tout
ce qui entoure cela dans le domaine financier. Écoutez, il faut l'avoir, puis
on va se battre pour l'avoir. Puis qu'ils lâchent leurs menaces de séparation,
ça n'arrivera pas, grâce au Parti libéral du Québec.
La Modératrice : En anglais, s'il
vous plaît.
Journaliste :
On the multilateral Defence, Security
and Resilience Bank, why is it not appropriate for Toronto to use that
argument? This is fair game, it's a battle, it's a contest. They want to win.
Maybe Ottawa, Vancouver will use the same argument, Mr. Tanguay.
M. Tanguay :
It's the “if” argument, if, one day, Québec separates from Canada. I think that
it's not based on the reality, and also, it's not based on a fundamental
principle within Canada, within this federation: we need to cooperate. So,
don't go there, don't go there, it's not going to happen. Quebeckers had been asked the questions
twice, and they answered no twice. And again... But that being said, it's
creating an economical instability, what Paul Saint-Pierre Plamondon is
proposing. And that's not for today, for us, for... it's not the first day that
we are mentioning this. So, that being said, we're saying that we want to have
the bank here, in Quebec, and we are asking the rest of Canada, those who are
in this competition, don't go there. You don't need to go there. But again, Paul St-Pierre Plamondon even himself
recognizes that it's creating economical instability and it's used by our
adversary within this competition against the Québec.
Journaliste :
And for Charles
Milliard, yesterday, when you said... you referred to
both official languages without specifying if he was talking about Canada or
Quebec. Are you helping him to not feel... to not, like, go in those traps?
It's a huge trap. It's been there forever for the Quebec Liberal Party. Are you
not helping him to save himself?
M. Fortin : And it seems like a lot of people have had statements on this over
the years, like Mme LeBel, what came out yesterday, again, that she had
said in the past that Québec was an officially bilingual province. Manon Massé
had similar comments years ago. You were here yesterday, it was a... it was a
lapsus on his part.
But obviously, we,
like... we will come out with a plan on the French language which will be
detailed, which will be ambitious, and which will detail our way of approaching
the issue of French language, which is completely different from the way the
CAQ government has handled it. And the CAQ government right now basically
admits that their way of doing things doesn't work. They admit that the French
language is still in decline, that the French language still isn't where it
needed to be. And every statistic, every metric that we see says exactly that,
that there is... there's been no improvements. In fact, there has been
significant declines in the success rate of students with respect to the French
language exam in high school, there have been significant delays in obtaining
francisation classes for immigrants. Those are tangible improvements that we
can make and that the CAQ has failed to make. So yeah, we can focus on one
event, but we can focus on an actual plan that will have a detailed way of
looking at how we approach language in Québec, and how we actually have
successes.
Journaliste :
When it comes to the defense Bank, how
do you set yourselves apart without playing... How do you set yourselves apart
from another large city like Toronto, without playing down to this level, that
they have kind of stooped to, where, you know, calling out other cities on
their potential cons?
M. Tanguay :
Yeah, yeah. But that being said, it's
not the reality and it's not going to be the reality, so it's a false argument.
That being said, because the debate, again, will be... will take place here in
Québec and it's going to be for the Quebecer to decide. Again, the question has
been asked twice, and the answer was no, and you see the level of support for
the separation. That being said, putting forward this for the Parti québécois,
it increases the economical instability, it's a fact of life. And if, if, if
one day, it will be an economical instability and we are the one, the Quebec
Liberal Party who are saying this for many, many years now. That being said,
this is, I think, should be within Canada, a friendly competition. So don't go
there with this big if, if, if. I think that Quebeckers will stay as they have
done in the past within this federation, the Canadian Federation. So don't go
there, don't use these tactics.
Journaliste :
But it's a bit naive to think that they
wouldn't use such tactics given what's at stake. Thousands of jobs. Toronto wants
it. It seems...
M. Tanguay :
Ferocious competition, I agree with you
on this, but I don't think, at the end of the day, that this decision will be
based on this kind of if if one day. I think that the economical advantage to
have the bank here within the province of Quebec, I think that they speak for
themselves, and I think that they should within this, you know, partnership,
cooperation put forward their own arguments and without going there.
Journaliste :
Where does that leave Mr. Carney, who
has to sort of try and decide this?
M. Tanguay :
Again... And again, I think that... And
I think that Mr. Carney will take the decision at the end of the day, and we
hope, and we think that he's not going to be considering this big if.
La Modératrice :
Merci, bonne journée!
Journaliste
: Juste une
petite question, juste une petite précision. Puisque tout est dans tout, comme
dirait Raôul Duguay, est-ce que la... si Montréal recevait la banque de la
défense, est-ce que la loi 101 s'appliquerait à cette banque-là? Est-ce
qu'ils seraient obligés de travailler en français?
M. Tanguay
: Ah! bien,
écoutez, ça, c'est... encore une fois, je veux dire, le fait que les entités...
C'est un débat qui a lieu présentement, qui avait lieu au sein de la Fédération
canadienne, qui est que nous, on demande à ce que les entités fédérales
soient... se plient à la loi 101. Alors, ce serait, je pense, un élément
important, effectivement.
Journaliste : ...
M. Tanguay : La charte.
Pardon?
Journaliste : ...est-ce que
ça vous plaît ou, là, vous...
M. Tanguay : Il faudra voir.
Il faudra... On peut vous revenir là-dessus, on peut vous revenir là-dessus.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Bien, je
pense que ce serait une bonne... ce serait... ce serait une bonne idée. Mais
maintenant l'exiger... Il faudrait voir les tenants et aboutissants. On pourra
vous revenir. Je vais la prendre en délibéré.
La Modératrice : Merci. Bonne
journée.
M. Tanguay : Merci.
(Fin à 8 h 24)