Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures deux minutes)
Mme Laflamme : Bonjour, bonjour,
tout le monde. Alors, vous allez voir qu'au Parti québécois on souhaite quand
même ramener les régions du Québec souvent à l'avant-plan. On apprend ce matin,
dans LaPresse, encore une fois, que des ressources
intermédiaires sont toujours dans l'attente de signer une entente qui va leur
permettre d'opérer. Les ressources qui sont le plus touchées à l'heure
actuelle, ce sont celles aux Îles-de-la-Madeleine et dans d'autres régions
éloignées du Québec. Vous savez, c'est 20 000 Québécois et
Québécoises qui sont hébergés dans nos ressources intermédiaires. On a besoin
de ce modèle-là partout au Québec, notamment dans les régions, parce que ça
fait partie d'un continuum de services qui est essentiel. 5 000 personnes
qui sont toujours en attente. Le ministre des Services sociaux nous disait, cette
semaine, il fallait être patient en région, c'était le cas pour tout ce qui... tout
ce qui a trait à l'itinérance. Alors, maintenant, visiblement, il faut encore
être patient pour tout ce qui a trait aussi à l'entente pour les ressources
intermédiaires.
Alors, on doit cesser d'être patient, on
doit agir pour les régions du Québec, notamment dans ce dossier-là, pour les
ressources intermédiaires. Merci.
M. Boissonneault : On est prêt
à prendre les questions.
Journaliste
: Une
semaine après le dépôt du rapport de la Commissaire à l'éthique concernant Mme
Lakhoyan Olivier... C'est pour ça que je vous regarde, M. Boissonneault, c'est
toujours vous qui allez au front sur ces questions-là...
M. Boissonneault : Toujours
présent.
Journaliste
: ...est-ce
qu'elle peut siéger toujours à l'Assemblée nationale?
M. Boissonneault : Écoutez,
moi, je ne vois pas dans quel univers, Mme Lakhoyan Olivier peut continuer de
siéger avec les constats de la Commissaire à l'éthique. Écoutez, ça lui
appartient, mais je l'invite sérieusement à réfléchir à son avenir comme députée.
C'est très grave ce qui s'est passé. Là, je comprends qu'elle est prête à s'excuser,
à prendre sa part de responsabilité. Mais rappelez-vous ce qu'elle vous disait,
ce qu'elle disait aux journalistes, en disant que c'est une affaire qui avait
été créée de toutes pièces que vous aviez montée. On part de très loin, là, sauf
que je veux quand même ramener cette discussion-là à l'essentiel, à mon avis, c'est
qu'il se passe quelque chose au Parti libéral depuis déjà un certain temps. Le
ménage, visiblement, n'a pas été fait. Moi, j'étais heureux d'apprendre hier
que Charles Milliard a rencontré les enquêteurs de l'UPAC. C'est une bonne
chose, ça démontre que les enquêtes suivent leur cours. On va avoir des
conclusions éventuellement. Évidemment, on est impatients de savoir ce qui se
passe avec l'UPAC et avec l'enquête du DGE, parce qu'il y a des questions qui
continuent de se poser. Mme Lakhoyan Olivier n'a pas agi seule là-dedans. Son
bureau de circonscription était essentiellement devenu un QG pour la campagne à
la direction du Parti libéral de Pablo Rodriguez. Qu'est-ce que... Qui
participait aux activités à ce QG là? Quels militants? Quels employés? Quels
députés, potentiellement, aussi? Est-ce que le whip était au courant de ce qui
se passait avec sa députée, Mme Lakhoyan Olivier? Est-ce que celle qui
présidait la campagne de Pablo Rodriguez savait ce qui se passait dans ce QG?
Mme Setlakwe, je ne peux pas croire qu'elle n'avait aucune information sur ce
qui se passait. En tout cas, la question se pose, sans présumer de quoi que ce
soit. Il y a des enquêtes qui sont en cours.
Je... J'espère encore... Je demande encore
à Charles Milliard de préciser quelles mesures sont mises en place pour
s'assurer qu'il n'y ait pas d'autres stratagèmes comme ça, qu'il n'y ait pas
d'autres utilisations illégales des fonds de l'Assemblée nationale à des...
pour des activités partisanes, pas juste en brassant les cartes dans
l'association libérale locale, là, dans Chomedey. Est-ce qu'on a pris des
mesures ailleurs? Est-ce qu'on a la garantie qu'il n'y a pas eu d'autres
implications comme ça pour des députés, des militants, des... d'autres bureaux
de circonscription où il y aurait des ressources qui auraient été utilisées de
cette façon-là? Qu'est-ce qui se passe aussi avec les fonds qui ont été
récoltés pour le Parti libéral en utilisant des ressources de l'Assemblée
nationale de cette façon-là? Est-ce que ces fonds-là seront remboursés? Nous,
c'est ce qu'on demande, au Parti québécois. Je comprends que M. Milliard s'est
un peu avancé là-dessus, mais on veut quand même avoir des réponses claires sur
ça. Parce que, là, le ménage n'a pas été fait au Parti libéral. Ce qui s'est
passé avec Mme Lakhoyan Olivier, ça touche l'ensemble du parti, puis ce n'est
pas vrai que tout va passer pour... par une députée, qui va venir, finalement,
régler tout ce qui se passe dans ce parti-là, qui a une culture
organisationnelle qui est minée par la corruption depuis plusieurs années.
Journaliste : Lorsque M.
Milliard a été questionné hier, une des questions, en fait, c'était à savoir
s'il y a d'autres membres du caucus qui étaient au courant de ce qui s'était
passé dans Chomedey, puis tout de suite il a répondu : Bien non, sinon on
aurait agi. En même temps, il n'était pas chef à l'époque. Donc, je comprends
que vous avez de la difficulté à croire que personne au caucus n'était au
courant de ce qui s'est passé là.
M. Boissonneault : Puis,
écoutez, c'était... c'était devenu une espèce de QG de la course à la direction
de Pablo Rodriguez. Ça, ça veut dire qu'il y avait un transit, là, il y avait
des gens qui se rendaient là, qui menaient des activités partisanes dans le
bureau de Chomedey de Mme Lakhoyan Olivier. Elle n'a pas agi seule. Il y a
d'autres militants qui étaient avec elle, sans doute, on peut s'imaginer des
partisans, peut-être des employés. Donc, avec qui elle a travaillé? Puis de
quelle façon ça touche l'ensemble du parti, ça? Il y a des enquêtes qui sont en
cours, l'UPAC, le DGE, qui enquête aussi là-dessus. Nous, on est impatients
d'avoir les conclusions de ces enquêtes-là. Mais une chose est certaine, c'est
que, très clairement, on voit que le ménage n'est pas fait. Geneviève Hinse,
qu'est-ce qui se passe? Hein, tout ça a commencé, souvenez-vous, avec un
conflit entre Marwah Rizqy, qui visiblement était une lanceuse d'alerte dans
tout ça, et Mme Hinse. Les fameux textos, les brownies, le financement. Il y a
encore beaucoup de zones grises, beaucoup de zones d'ombre, puis on attend
impatiemment la suite des autres enquêtes, avoir les conclusions des autres
enquêtes, puis aussi de savoir ce que M. Milliard va faire pour l'ensemble du
parti pour s'assurer qu'on développe, finalement, si c'est possible, un réflexe
éthique au Parti libéral.
Journaliste : Concernant
SIFA...
Des voix : ...
Journaliste
:
Concernant SIFA, bon, on voit que la ministre Bélanger a reçu, là, des signaux
d'alarme l'invitant à annuler ce coûteux projet là. Est-ce qu'elle devrait
mettre ça sur pause?
M. Boissonneault : Nous, ce
qu'on a entendu à l'étude des crédits hier, c'est qu'elle a l'intention d'aller
de l'avant, elle va continuer avec ce projet-là. Il y a, encore une fois, de
nombreux drapeaux rouges qui sont levés. C'est encore un... une situation
pour... Quand on parle des transitions numériques, de la numérisation, des
projets informatiques, il y a souvent des drapeaux rouges. Souvent, le
gouvernement s'en remet à ce qui s'est passé avant, dans les autres
gouvernements. Ça, c'est un produit caquiste de A à Z. Elle, elle va de l'avant
avec un projet où il y a de nombreux drapeaux rouges comme ça. Ça pourrait
coûter extrêmement cher aux contribuables québécois. Et là, en ce moment, c'est
un projet qui est sur pause. Ça coûte 730 000 $ par mois aux
contribuables québécois. Qu'est-ce qu'on ferait avec cet argent-là? Donc, c'est
une responsabilité de la CAQ, là, c'est à eux de voir ce qu'ils vont faire avec
ce projet-là. Mais une chose est certaine, c'est qu'il va falloir respecter
l'argent des contribuables, savoir où on s'en va avec ce projet-là. Si elle va
de l'avant, nous, on sera là pour la talonner puis s'assurer que ça ne soit pas
un autre...
Journaliste : ...l'annuler,
là? Parce que les... il y a au moins un avis qui va dans ce sens-là.
M. Boissonneault : Écoutez,
nous, on n'a pas toutes les informations sur le projet SIFA. C'est... comme je
vous dis, c'est un produit de la CAQ, ça, puis ils ont l'appareil
gouvernemental pour mesurer ce qu'on peut faire avec un projet comme ça. Nous,
ce qu'on dit, c'est qu'en ce moment le projet est sur pause, puis ça coûte
730 000 $ aux Québécois chaque mois. Donc, la situation actuelle est
intenable. On ne veut pas se retrouver avec un autre problème comme SAAQclic,
évidemment. Donc, il y a des drapeaux rouges, il y a des gens qui ont des inquiétudes
sérieuses par rapport au projet. On demande au gouvernement de la CAQ de faire
une étude diligente de ce qu'on doit faire avec ce projet-là, d'où on doit
aller avec ce projet-là. Mais évidemment c'est plus difficile pour nous de se
prononcer sur l'ensemble de l'oeuvre parce que c'est vraiment un produit du
gouvernement caquiste...
Journaliste : ...
M. Boissonneault : Bien, il
va falloir rassembler les acteurs sur le terrain, il va falloir écouter les
gens dans le milieu, il va falloir écouter le personnel. Nous, on a eu déjà
plusieurs témoignages de gens qui ont des inquiétudes. Il va falloir aussi
qu'il y ait une étude avec les responsables du projet, évidemment, voir
aussi... Mais là ils ont déjà... il y a déjà du temps qui est passé. Ça fait
déjà plusieurs semaines qu'on est sur pause, là, donc j'espère que le travail
est déjà amorcé. Mais il faut que ça avance rapidement parce qu'encore une fois
la situation actuelle est intenable.
Journaliste : ...OK, là,
mais, je veux dire, ça nous coûte 700 000 $ par mois, là. On
documente pendant combien de temps? C'est à quel moment, la courbe, de mettre
ça sur pause, de rejoindre celle du prix pour... pour l'annuler, là, SIFA?
M. Boissonneault : Bien, vous
avez tout à fait raison, c'est déjà trop long. Ça fait déjà plusieurs semaines
qu'on est là-dessus. Puis c'est pour ça que je parle de respect de l'argent des
contribuables. Imaginez ce qu'on fait avec 730 000 $ par mois pour un
projet qui est, à toutes fins pratiques, paralysé à l'heure actuelle. Donc, ça,
c'est la responsabilité du gouvernement, c'est son projet du début à la fin. Ce
n'est pas les autres gouvernements qui sont impliqués là-dedans, c'est vraiment
la CAQ. Donc, il faut qu'on fasse quelque chose, là... qu'ils prennent une
décision, puis rapidement.
Journaliste : ...qu'on y
aille ou qu'on n'y aille pas, là, ça... Je veux dire, vous, vous penchez en
quel... quelle proposition? Parce que... vous dites : Il faut faire
quelque chose. Mais, si le gouvernement dit qu'on y va, vous allez...
M. Boissonneault : Nous, ce
qu'on peut faire dans l'opposition, c'est... c'est rapporter ce qu'on voit sur
le terrain. Nous, on fait... on parle avec les acteurs du milieu, on lève les
drapeaux rouges, on talonne le gouvernement, on demande la reddition de
comptes, mais en même temps, on n'a pas toutes les données, là. C'est quand
même un outil important, potentiellement, qui a été mis en place par ce
gouvernement-là avec l'appareil d'État. Donc, c'est difficile pour nous autres
de nous prononcer, là, précisément, sur qu'est-ce qu'on fait, est-ce qu'on va
de l'avant ou pas. Une chose est certaine, c'est que la situation actuelle est
intenable. Ça fait déjà plusieurs semaines que ça dure. Puis c'est là que je
vois qu'il y a un manque de respect pour l'argent des contribuables, là, dans
ce... dans ce dossier-là.
Journaliste : ...série des
déclarations qui vieillissent un peu mal, Bernard Sévigny, qui va se présenter
dans... pour vous, là, dans Richmond, alors que M. Bérubé a dit ici, là, dans
cette salle, qu'on ne prendrait pas des anciens caquistes. Il a travaillé pour
la CAQ. Est-ce qu'il est également en situation potentielle de conflit
d'intérêts, là, si jamais il se présente? Ça va se confirmer aujourd'hui puis
ça nous a été confirmé. Il y a une moitié de sa circonscription qui est dans
Sherbrooke, sa femme est mairesse de Sherbrooke.
M. Boissonneault : Bon. Là,
il y a plusieurs... plusieurs choses là-dedans. Premièrement, quand on parlait
de l'adoption caquiste, je pense, c'est le terme qu'on avait utilisé... à
l'époque, quand on a dit qu'il était fermé, on parlait surtout des députés, là,
des transfuges au niveau des députés. Mais on veut rassembler au Parti
québécois. Tu sais, on s'entend, là, on veut aller chercher les nationalistes.
On a mis des publicités dans les journaux aussi pour ça. On a tendu la main aux
nationalistes de la CAQ, compte tenu du fait que les rouges ont gagné à la CAQ
avec Christine Fréchette. Donc, on ouvre nos portes aux gens qui font le
constat, comme nous, que cette fédération dessert le Québec, puis que la
troisième voie a été un échec pendant huit ans. Donc, évidemment, nous, on est
ouverts à ce que des gens qui peut-être ont fait ce pari-là de la troisième
voie... Ils l'ont fait honnêtement, ils ont cru que ça pourrait fonctionner,
mais là, constatent, comme bien des Québécois, que non, ça ne fonctionne pas,
puis qu'il faut passer à autre chose.
M. Sévigny a une excellente réputation. Il
est apprécié sur le terrain. Ce qui se passe avec sa conjointe, bien, ça lui
appartient. Évidemment, on n'est pas toujours d'accord, là, avec... quand on
est en couple. C'est normal aussi. Une chose est certaine, c'est que nous, de
ce qu'on comprend, c'est qu'on vient additionner avec une personne qui a de l'expérience,
une personne qui est appréciée, puis pour ça, c'est bien.
Journaliste : ...d'intérêt,
là parce que... (panne de son) ...la circonscription. Il va être obligé de
défendre une partie des gens de Sherbrooke et sa femme et mairesse de
Sherbrooke.
Journaliste : Ça va le placer
dans une situation délicate. Il faut quand même reconnaître ça.
M. Boissonneault : Écoutez...
Journaliste : ...devient
député.
M. Boissonneault : Vous...
L'apparence...
Journaliste : ...comme
candidat.
M. Boissonneault : Comme
candidat? Non. Je pense qu'il faut quand même prendre un pas de recul. La
candidature en elle-même, je pense, c'est une candidature qui a une grande
valeur. C'est quelqu'un qui est connu dans le milieu, c'est quelqu'un qui ne
partage pas toutes les...
Journaliste : ...
M. Boissonneault : Je comprends.
Journaliste : ...
M. Boissonneault : Sauf que,
là, la question, c'est de savoir, est-ce qu'il y a apparence de conflit
d'intérêts. Moi, a priori, je ne le crois pas parce qu'il travaille sur un
autre palier de gouvernement. On ne peut pas empêcher quelqu'un de s'impliquer
puis s'engager... démocratiquement, là.
Journaliste : ...que ça va le
placer dans une situation délicate...
M. Boissonneault : A priori,
moi, je pense qu'il n'y a pas de situation délicate ici, parce qu'on a deux
paliers de gouvernement, le travail n'est pas le même. Il y a un travail
diligent qui a déjà été fait pour s'en assurer. Bon.
Journaliste : ...le municipal
demande constamment des choses au provincial, là.
Journaliste : Ils sont en
train de le faire...
M. Boissonneault : Oui, mais
c'est... c'est... A priori, c'est normal aussi qu'il y ait des discussions
entre le palier municipal puis le palier québécois, l'État québécois. Nous, on
veut un porteur de ballon dans cette région-là, qui, on pense, est un porteur
de ballon de qualité. Moi, je n'ai que des bons mots de lui. Maintenant, son
épouse, sa conjointe, dis-je, va faire la part des choses à...aussi, c'est une
autre situation, c'est un autre palier de gouvernement. Puis je pense qu'ils peuvent
très bien travailler ensemble.
Journaliste
: Est-ce
qu'il y a des précautions qui vont être prises de votre côté...
M. Boissonneault : Ça, je vais
le prendre en délibéré. Si on doit aller là, je vais le prendre en délibéré,
mais j'entends... j'entends vos questions.
Journaliste
: Êtes-vous
d'accord avec la demande de 50 milliards des municipalités pour les
infrastructures?
M. Boissonneault : Bien, ça,
écoutez, c'est une... c'est une excellente question. Je vois le rapport aujourd'hui
avec Monique Jérôme-Forget aussi qui est loin d'être péquiste, on s'entend.
Donc, on va voir un certain équilibre là-dedans. Moi, je... Nous, on accueille
favorablement ce rapport-là. On pense que les conclusions sont intéressantes,
les recommandations aussi. On va... On est ouvert à se positionner là-dessus,
là, demain, on sera à l'UMQ, aux assises, évidemment, ici, à Québec. Il y a
plusieurs pistes de solution là-dedans qui sont vraiment intéressantes. Je
pense qu'on fait un premier constat, c'est qu'on a mis de côté l'entretien des
infrastructures pendant trop longtemps, la part consacrée par l'État québécois
aux infrastructures par rapport aux autres missions de l'État depuis 2016,
depuis le gouvernement Couillard a été diminuée à peu près de moitié. Donc,
visiblement, pendant des années, on trouvait ça plus sexy d'inaugurer des
projets, des édifices, couper des banderoles, alors qu'il y a un déficit
d'infrastructure important. C'est très préoccupant ce qu'il y a dans ce
rapport-là.
Cela dit, nous, on pense qu'il y a un
travail de fond qui doit être fait sur l'optimisation des ressources ou
l'utilisation des ressources. Nous, on voit... on n'est pas dans l'optique
d'augmenter les taxes parce qu'il faut bien comprendre, c'est les citoyens qui
sont au cœur de ça, hein, qu'on se promène sur une route qui est entretenue par
la municipalité ou par le gouvernement du Québec, là, pour les gens, ça ne fait
pas de différence. Et là, avant de demander aux gens d'aller chercher dans leur
poche plus d'argent pour pouvoir faire cet entretien-là, on va commencer par
s'assurer que les ressources sont actuellement bien utilisées, que les
priorités sont bonnes aussi du côté des municipalités, parce que là il y a un
travail qu'on va devoir faire ensemble.
Il y a deux partenaires là-dedans. Il y a
Québec, il y a les municipalités, il va falloir travailler en partenaire.
Chacun ses responsabilités, gouvernement du Québec va avoir sa part à faire,
entre autres, dans le financement. Les municipalités aussi, dans le financement,
mais aussi dans les priorités qu'on donne aux différents projets. Donc, moi, je
suis assez d'accord pour dire que, là, quand on a des infrastructures qui
tombent en désuétude comme ça, ce n'est pas le temps de construire un nouvel
aréna. On n'est plus dans l'idée de rénover ce qui existe déjà.
Journaliste
:
...Sévigny, là, je me rappelle qu'à l'époque Pascal Bérubé avait dit que
Catherine Blouin, qui est députée en Gaspésie, se plaçait dans une situation
inusitée parce que son conjoint était maire d'une des municipalités qu'elle
représentait. Est-ce que M. Sévigny se place dans une situation inusitée?
Est-ce qu'il va pouvoir représenter sa région adéquatement? Parce que c'est ça
que M. Bérubé avait dit à ce moment-là, parce que, rappelez-vous, elle avait dû
être remplacée par un de ses collègues de la Côte-Nord, si je me souviens bien.
Bref, est-ce que c'est aussi inusité pour M. Sévigny que ça l'était pour Mme
Blouin?
M. Boissonneault : Moi, je
pense qu'on a affaire à deux situations qui sont différentes. C'est une
différente circonscription. Il n'est quand même pas... Il ne représentera quand
même pas l'ensemble de la ville de Sherbrooke, là. La circonscription est
différente. Il va faire un...
Journaliste
: ...
M. Boissonneault : Non, je
n'ai pas entendu ce que M. Bérubé avait dit à l'époque. Puis c'est très
correct, c'est mon collègue, j'estime beaucoup ce qu'il dit. Mais on a fait nos
devoirs aussi par rapport à ça. Il est dans une circonscription différente, il
n'est pas dans Sherbrooke non plus. Donc, en quelque part, on prend en
considération aussi, ces questions-là qu'on peut avoir. Moi, je pense qu'il va
pouvoir faire un très bon travail, sa réputation le précède.
Journaliste
: Vous
dites, c'est correct dans la mesure où il représente une partie de la ville de
Sherbrooke, mais si c'était la ville au complet, ce ne serait pas correct?
M. Boissonneault : Non, ce
n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est que nous, on a déjà fait un
effort, là, pour s'assurer qu'il ne se place pas dans une situation de conflit
d'intérêts. Évidemment, ça fait partie des arguments qu'on a mesurés, et je
pense qu'on est sur la bonne voie.
Journaliste
: Mark
Carney qui veut doubler la production d'électricité au pays, ça passe par le
nucléaire ou l'hydroélectricité du Québec. Est-ce que vous êtes prêts à vendre
de l'électricité aux autres provinces canadiennes si vous prenez le pouvoir?
M. Boissonneault : On va avoir
le plan qui sera présenté, mais on n'a pas le détail, évidemment. Mais moi, ce
qui me frappe là-dedans, c'est, encore une fois, dans quelle mesure la
fédération canadienne nous place dans une situation inéquitable, réellement
problématique. On finance le développement du secteur énergétique à l'extérieur
du Québec, comme on le fait à Terre-Neuve, on va le faire en Ontario aussi. On
n'a pas reçu une cenne, nous autres, pour Hydro-Québec. On a fait ça tout
seuls. On a développé nos lignes, on a développé nos centrales tout seuls. Il
n'y a pas eu d'intervention du gouvernement fédéral. Puis là ce qu'on vient
faire, c'est qu'on va venir créer une concurrence pour nos installations, pour
notre production énergétique. Donc, le gouvernement fédéral vient aider des
concurrents du Québec, parce que ça va avoir un impact sur l'offre énergétique
au Québec, au Canada.
Donc, moi, mon enjeu, il est
fondamentalement là, que le gouvernement fédéral se mêle de ses affaires. Nous,
on n'a reçu l'aide de personne puis on a développé notre réseau. La moindre des
choses, c'est qu'on n'ait pas un gouvernement qui travaille contre le Québec,
ce qui est trop souvent le cas avec le gouvernement fédéral.
Journaliste :
…Don't you think it's a good thing that
the federal has planned to boost electricity production, so it's more coast to
coast, uniformed, it has more, like, a standard from province to province?
M.
Boissonneault :
I'll see the details of the plan. I don't have those details so far,
but what I can tell you is for me, the federal government has to take care of
his responsibilities and stop helping other provinces to develop their network
and their energy production, while in Québec, we receive nothing. We developed
Hydro-Québec by ourselves, for ourselves, our lines, our stations, our dams.
We didn't receive any help from the federal government. Now, the federal
government is helping our competitors, essentially, in the energy sector. It
has an impact in Québec, and again, it shows how Québec is treated unfairly in
this federation. It's at our disadvantage to have a government, a federal
government, that is supposed to represent us working for other provinces and
not for us.
Journaliste :
…Sona Lakhoyan
Olivier, she has, according to Radio-Canada, the
intention of… to apologize to the National Assembly today. She had five days to
do it: that's the final day. So, basically, what do you think about this, when
you read the ethics commissioner's report and when you saw the declaration of
Sona Lakhoyan Olivier right after the report was tabled last week, that she
wanted to change the rules, the way the ethics commissioner was working?
M.
Boissonneault :
Exactly. And I remember, as well, what she said to journalists that
were questioning her a couple months ago, months, we're talking about, and it
was media's fault if there was that situation. It was created by… basically, by
the media. So, I have a really hard time. I don't know in what universe Mme Lakhoyan
Olivier can continue working as an MNA in this assembly. I think she should
seriously consider leaving her seat because she cannot continue work in those
conditions. But what I think is important is that we cannot place all… now,
we're thinking about one MNA that has been in that situation, really
problematic, and we have to obviously talk about that. But the situation
concerns the whole party right now. There are many questions that deserve
answers, and I'm happy to see that. Mr. Milliard has been meeting with the
investigators of the UPAC to… to be questioned because there is… that's good
news because there is an investigation that continues. We are waiting to see
those conclusions.
Journaliste :
…Sona Lakhoyan Olivier using resources,
having meetings for… in her… office during the Rodriguez leadership race.
M.
Boissonneault :
Well, that's the thing. She was not working by herself this… this…
her office and Chomedey. Chomedey was becoming the HQ of the campaign of Pablo
Rodriguez. There were some people working with her, it was not the… the HQ
while she was sitting there by herself, there was some people working with her.
What was the… what did the whip of the party know at that time? What was… why
did the president of the campaign of Pablo Rodriguez, Ms. Setlakwe, know about
this HQ, working for Mr. Rodriguez, using resources from the parliament. So,
there are a lot of questions that are… that still are unclear. Geneviève Hinse,
in her conflict with Marwah Rizqy, what's happening with that? With the
brownies, with the text messages, with the financing. Will all the money that
has been collected by the party through that scheme be reimbursed by the… by
the party? Mr. Millard said that he was open to that. We want guarantee for
that. We want guarantee that there is no other MNAs that… that continue in
that… work in this… in that way or using the resources that way. So, there are
still a lot of questions to be answered, but the bottom line is: This party has
not developed, didn't develop a reflex in terms of ethics. It is still showing
a culture, organizational culture, of corruption. And the cleanup has to be
done, and it hasn't been done so far.
Journaliste :
Yesterday, a court shut down Alberta's…
Alberta's separatist movements, citing the rights of First Nations. Does this
worry you? Does this worry your party in any way that it comes down not to
votes, but to the court's decision?
M.
Boissonneault :
First thing, the process is completely different in Québec. We've
been through that twice. It's a popular movement, Québec movement for
independence is democratic. It's going to be worked out with the First Nations.
It's very important for us to show that there is a difference. Obviously, for
us, the important thing is that the popular… souveraineté populaire…the will of
the people is respected. The will of the people has to be respected. We've
always said that in Québec. What is happening… When people want to express
themselves through a referendum, we have to understand that. And we think it's
deplorable that we have a tribunal, some instances that want to try to stop
people from expressing themselves. However, it's very important to say that the
process there is completely different in Québec. But, for us, what is important
is that people can express themselves in such an important matter.
Journaliste :
Yesterday…
Le Modérateur
: Très
rapidement...
Journaliste
: Sorry?
Le Modérateur
: Très
rapidement…
Journaliste
: Yes, yes. It's just a short
question about the spying. The RCMP and the federal Minister of Security said
yesterday that there's no spying going on and that — I have a statement here from the RCMP — the RCMP does not have a mandate to collect… collect political
intelligence. What do you think… What's your response to that? Because
everybody is saying, despite what Mr. PSPP said, there's no spying happening.
M.
Boissonneault :
Well, if it's the case, it's good news, but let me doubt it, allow
me to doubt it, because, in the past, every time that we've been spied on, in
the… independence movement or in the Parti québécois, it wasn't clear that it was a legal mandate and it was done
legally. So, we have to learn from history when we want to see what's going to
happen in the future. And, if we… if the lessons of histories… of history are
true, we have to be careful in our… in the fact that we cannot take these
answers as the final answer. Some other things can happen, because it did
happen in the past. So, I would be very careful with such statement. If it's
the case, marvelous. We are a democratic movement. We're a legal movement.
We're happy with that. But we have doubts that it's the case.
Le Modérateur : Merci beaucoup.
Mme Laflamme : Merci.
(Fin à 8 h 27)