Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Dix heures quarante-et-une minutes)
M. St-Pierre Plamondon : Donc,
bonjour tout le monde. Content de vous voir. En fin de semaine, la première
ministre a annoncé que la CAQ allait remporter la prochaine élection et que,
pour y arriver, elle choisissait de... elle arrivait avec une panoplie d'annonces.
Et ces annonces, c'est essentiellement la même recette que ce qu'on connaît de
François Legault lors de l'élection de 2022, c'est-à-dire utiliser les fonds
publics pour tenter d'acheter des votes. L'argent, c'est facile à imprimer,
mais ça a des conséquences après. Et, à chaque élection, ce qu'on a vu de la
CAQ, c'est la même chose, c'est faire des promesses, mais sans se soucier des
effets réels, de sorte qu'après l'élection on se retrouve avec de réelles
conséquences puis des changements de cap et des coupures, parce qu'on dit des
choses juste avant l'élection, mais ça ne reflète pas vraiment ce qui va se
passer par la suite.
On savait déjà que Christine Fréchette
était plus dépensière comme ministre de l'Économie que Pierre Fitzgibbon. Donc,
si vous analysez combien de subventions Pierre Fitzgibbon a données à des
entreprises par mois de gouvernance, Christine Fréchette se trouve à être plus
dépensière. Et là, en une journée, elle vient de mettre au jeu 690 millions de
dollars qui s'accumulent aux 226 millions des semaines précédentes. Donc,
c'est la même chose que sous François Legault, on peut parler du gouvernement
Legault, Fréchette, qui aurait été dans une continuité 19289pendant huit ans, où les fonds publics servent d'appât
électoral. Et c'est une stratégie que je juge irresponsable. Et c'est les
Québécois qui vont devoir payer la facture comme pour les élections passées. Et
donc on a hâte au prochain scrutin pour en découdre. Voilà.
Journaliste
: Pourquoi
les sandwichs?
M. St-Pierre Plamondon :
Pourquoi les sandwichs? Bien, c'est-à-dire que c'est une publicité sur le bilan
de la CAQ et une publicité avec... avec de l'humour.
Journaliste
: ...moi,
ce serait ça, ma question : Pourquoi la CAQ? Pourquoi... pourquoi pas le
Parti libéral, étant donné que c'est lui qui vous talonne en ce moment? Ce
n'est pas la CAQ.
M. St-Pierre Plamondon :
Pourquoi la CAQ? Évidemment, parce qu'ils sont au terme de huit ans de
gouvernement. J'ai entendu une analyse comme ça, au passage, qui disait :
C'est une publicité négative, de la nouveauté. Allez voir la publicité de 1976
de René Lévesque et du Parti québécois. Quand on passe les balais en
disant : Ça suffit, la gouvernance du Parti libéral de Bourassa.
Journaliste
: ...ce
n'est pas une pub négative, selon vous?
M. St-Pierre Plamondon : Il
n'y a rien de nouveau, il n'y a rien de nouveau. C'est une pub qui fait le...
qui porte sur le bilan réel de la CAQ, qui est catastrophique en termes de
gaspillage, d'improvisation et de promesses brisées. Et, vous en conviendrez,
il y a quand même une touche d'humour. En tout cas, moi, je... les commentaires
que j'ai à date...
Journaliste
: ...parce
que, là, vous venez de vous payer une publicité à quelques dizaines de milliers
de dollars pendant un match de hockey, qui est probablement l'événement le plus
écouté télévisuellement actuellement au Québec...
M. St-Pierre Plamondon : Oui,
mais...
Journaliste
: Et ils
commencent à vous stresser, là, si vous choisissez là, là.
M. St-Pierre Plamondon : Mais
pas que, pas que, vous allez trouver cette publicité-là partout, là, dans...
sur tous les réseaux au cours des prochaines semaines.
Journaliste
: ...vous
avez choisi de la diffuser à heure de grande diffusion, dans le grand
rendez-vous télévisuel.
M. St-Pierre Plamondon : Oui.
Puis attendez-vous qu'il y ait d'autres publicités après, parce que nous sommes
en précampagne électorale.
Journaliste
: ...ma
question : Ils vous stressent?
M. St-Pierre Plamondon : Non,
on veut juste s'assurer que le bilan de ce gouvernement-là soit... ce
gouvernement Legault Fréchette a bel et bien un bilan de gaspillage des fonds
publics éhonté et de promesses brisées, de changements de cap qui démontrent
une improvisation. Donc, c'est un message parmi plusieurs que vous allez voir
dans une séquence qui est normale.
Journaliste
: Sur les
dépenses de Christine Fréchette, vous avez vous-mêmes, par exemple, proposé au
cours des derniers mois des façons de réduire le prix de l'essence, par
exemple. Donc, c'est ce que fait Christine Fréchette avec l'une de ces
mesures-là, en donnant un rabais sur l'immatriculation. Est-ce que ce n'est pas
une bonne idée? Qu'est-ce qui fait que c'est électoraliste quand c'est elle qui
le propose et que ce ne l'est pas quand c'est vous qui le proposez?
M. St-Pierre Plamondon : Il
faut voir les mesures prises tout ensemble par rapport à ce qu'on nous a dit.
Le ministre Girard a réservé une cagnotte, qu'on appelait à l'époque la
cagnotte Drainville Fréchette, pour les promesses de la course à la chefferie
de chacun. Et, moi, rapidement, avec l'équipe, on regardait ça puis on
disait : Mais ça... ça ne marche pas, ça ne rentrera jamais dans
250 millions. Si vous allez voir les crédits de la semaine dernière ou de
la semaine précédente, lorsque je pose des questions au ministre Girard, je lui
dis : Ça ne rentrera jamais dans 250 millions. Qu'est-ce qui se
passe? Est-ce que vous avez sorti la carte de crédit tous azimuts? Et il a
répondu avec un certain niveau d'arrogance en ne disant pas la vérité. Il m'a
dit que je ne comprenais rien, mais regardez ce qu'il... le courriel qui est
sorti puis regardez ce qu'on apprend. On est complètement par-dessus ce qui
avait été planifié. Et ça parle de... des finances publiques et de la gestion
sous la CAQ, c'est-à-dire un gouvernement qui est prêt à tout pour se faire
réélire. Il a la carte de crédit entre les mains, c'est «tchik» et «tchik». On
est prêts à faire n'importe quoi pour garder le pouvoir, parce qu'ils sont un
parti de pouvoir.
Journaliste
: ...
M. St-Pierre Plamondon :
C'est normal, donc, qu'on dénonce cette improvisation de dépenses tous azimuts.
Ce n'est pas tant une mesure spécifique que l'ensemble des mesures qui, à
l'évidence, visent à acheter l'électorat.
Journaliste
: Qu'est-ce
qui aurait été responsable à faire? Qu'est-ce qui aurait été responsable?
M. St-Pierre Plamondon :
Bien, déjà qu'on était critiques qu'il y ait une cagnotte électorale dans le
budget de 250 millions, il me semble que le minimum aurait été de
respecter ce budget de 250 millions. Et, dans quel cas, quel est le rôle
du ministre des Finances, là? Tu sais, le ministre des Finances, si je me
souviens bien, il n'était pas d'accord avec Northvolt, mais il a fait quoi,
dans Northvolt? Je sais que Christine Fréchette était d'accord avec Northvolt,
mais le ministre des Finances semble avoir à peine levé le ton. Là, même chose,
il ne serait pas d'accord, mais ça a lieu pareil. Comment ça fonctionne?
Donc, je pense que... pour répondre à
votre question, que le minimum de décence, déjà que ce n'est pas normal de
laisser dans le budget une somme discrétionnaire de 250 millions pour les
promesses électorales d'une course à la chefferie, la prudence élémentaire
serait de respecter ce budget-là. Puis là on est complètement à l'extérieur.
Journaliste
: Bien, on
est 86 millions à l'extérieur. Là, c'est vraiment trop... bien, parce que
le ministre des Finances essaie de relativiser en disant : C'est 0,2 du
budget total de dépenses...
M. St-Pierre Plamondon : Non,
non, non, parce qu'il ne comptabilise pas toutes les autres promesses. Il m'a
fait exactement ce traitement-là en commission. Nous, on a fait la liste de ces
promesses, puis il y en a qui ne sont pas chiffrées puis qui n'ont pas été
annoncées. Mais je lui ai demandé : Donc, est-ce que je comprends que
toutes les autres promesses qui n'ont pas encore été chiffrées ont été
abandonnées? Parce que c'est la seule façon que vous allez 19289 rentrer dans le budget, puis il n'y avait pas
de réponse. Donc, je vais vous donner notre calcul, mais c'est sûr qu'on ne
respecte pas le budget qui avait été imparti par le ministre des Finances. Et,
quand un ministre des Finances est rendu à mettre par écrit à la première
ministre que ça n'a pas de bon sens, c'est probablement que ça n'a pas de bon
sens.
Journaliste
: Qu'est-ce
que vous auriez laissé tomber, vous, dans la liste des choses?
M. St-Pierre Plamondon : Non,
mais ça, je leur laisse leurs artifices électoraux, là, ça, c'est leurs
affaires.
Journaliste
: Quelle
importance accordez-vous au... de Louise Beaudoin, Louise Harel, Monique
Simard, des anciennes députées du Parti québécois, qui vous disent d'écouter
les constats... Québec, qui sont sorties ce week-end?
M. St-Pierre Plamondon :
Bien, on a pris connaissance du rapport. Je constate qu'en effet plusieurs
personnes ont commenté. Moi, je ne souhaite pas en rajouter. C'est un rapport
qui, à sa face même, n'est pas destiné au Parti québécois. Une grande partie du
rapport, en fait, porte sur l'état de la société civile au Québec. Puis, dans
quel cas, moi, j'ai confiance que notre façon de voir les choses puis notre
manière responsable d'aborder chacun des sujets, qui a toujours été
responsable, va rallier les Québécois. Et on a toujours démontré notre capacité
à être responsable et à rallier les Québécois sur ces questions-là.
Journaliste
: Quand
Louise Harel dit : On ne peut pas être replié sur soi quand on veut faire
un projet d'émancipation nationale, ce n'est pas à vous qu'elle parle?
M. St-Pierre Plamondon : Moi,
je constate que le rapport ne porte pas sur le Parti québécois. Je constate que
le Parti québécois a été constant pendant cinq, six ans, et on va... demeurer
constants en étant responsables et en amenant des modèles...
Journaliste
: ...a
publié une longue publication...
M. St-Pierre Plamondon : Je
n'ai pas vu.
Journaliste
: ...il
parlait justement de la phrase sur la fermeture. Donc, vous ne vous êtes pas
sentis visés le moindrement par les constats?
M. St-Pierre Plamondon : Mais
c'est un fait, c'est un fait que le rapport ne porte pas sur le Parti
québécois. Ce qu'il dit...
Journaliste
: Ça veut
dire que vous ne retenez rien. Il ne porte pas sur le PQ, mais est-ce que ça
veut dire : Bien, on n'a pas besoin de... ça ne porte pas sur le parti.
M. St-Pierre Plamondon :
Bien, c'est-à-dire que j'en prends acte. Je l'ai lu, mais je ne souhaite pas en
rajouter. C'est un rapport qui ne vise pas le Parti québécois.
Journaliste
: Ça
ressemble quand même au rapport que vous, vous aviez déjà déposé, il y a
certaines orientations qui vont dans le même sens que vous alliez en 2017, non?
M. St-Pierre Plamondon : Pas
tant.
Journaliste
: Pourquoi?
M. St-Pierre Plamondon : Ce
n'est pas du tout la même démarche, pas du tout non plus. Il n'y avait pas
d'anonymat. C'était une démarche auprès des militants. Ne faisons pas des
parallèles. Mais ce que je vous dis, c'est que je l'ai lu. Puis on est confiant
que ce qu'on présente de manière constante est responsable depuis cinq ans, a
justement la capacité de rassembler puis d'être parfaitement raisonnable et
responsable en tout temps...
Journaliste : ...pour la
filière 13, là?
M. St-Pierre Plamondon : Je
n'ai pas dit ça, je vous ai dit que je l'ai lu.
Journaliste
: Vous
l'avez lu, il ne vous dérange pas, là.
Journaliste
: ...quelle
valeur vous accordez au rapport?
M. St-Pierre Plamondon :
Bien, c'est-à-dire que c'est un rapport parmi d'autres, puis on en prend acte.
Journaliste
: Mais, à
titre de parti souverainiste, est-ce que vous vous sentez interpellé par ce
rapport-là qui s'adresse au mouvement souverainiste?
M. St-Pierre Plamondon :
Mais, comme je vous dis, on a été constant, on a une approche qui est
responsable et qui rassemble de manière constante. Attendez-vous à ce qu'on
continue puis qu'on soit constant, là. Donc, il va y avoir plein
d'interlocuteurs de rapport. On sait que...
Journaliste
: Donc, le Parti
québécois ne contribue pas au repli sur soi.
M. St-Pierre Plamondon : Non,
au contraire, on a démontré qu'on peut étayer des politiques publiques de
manière détaillée, des gros documents, plusieurs notes de bas de page, une
réflexion qui est poussée, arriver avec un ton qui est parfaitement responsable
puis rassembler les Québécois autour de politiques...
Journaliste
:
...au-delà de la joute partisane de Québec solidaire, Parti québécois, tout ce
qui se dit ici, dans l'enceinte du Parlement, le rapport de ce qu'on comprend
émane aussi des constats de la société civile qui, eux, regardent le mouvement
souverainiste et font ces constats-là. Vous, comme figure de proue du mouvement
souverainiste, parce que vous voulez former le prochain gouvernement, faire un
référendum, comment voulez vous contribuer à, je ne sais pas, changer la
perspective par rapport à ce qui se dit...
M. St-Pierre Plamondon :
Mais, comme je vous le dis, puis ça a été spécifié par la présidente des...
Québec, le rapport porte non pas sur le mouvement souverainiste, mais sur
l'état de la société civile au Québec, selon la perception de personnes qui
s'expriment de manière anonyme...
Journaliste
:
...comment qualifiez-vous l'état de la société civile?
M. St-Pierre Plamondon :
...une cinquantaine d'intervenants sur une base anonyme donnent leur opinion,
et ça ne vise pas le Parti québécois. Donc, je n'ai pas commenté. Il s'en dit
des choses en société civile. Je n'ai pas à commenter tout ce qui se dit dans
la société civile, puis j'ai juste à... Ce que je veux ce matin, c'est
simplement réitérer que notre approche, elle est responsable, elle est...
Journaliste
: ...
M. St-Pierre Plamondon :
Bien, je veux dire, ils ont leur liberté de processus...
Journaliste
: ...vous
dites : Je n'ai pas à commenter ce qui s'écrit dans la société civile.
Moi, j'ai l'impression que...
M. St-Pierre Plamondon : Je
ne commenterai pas...
Journaliste
: ...c'est
une extension du Parti québécois, je me trompe?
M. St-Pierre Plamondon : Oui,
vous vous trompez, puis je n'ai pas à commenter tout ce que la société civile
dit tout le temps,puis tout ce que... Québec pourrait dire ou ne pas dire.
Journaliste
: Donc,
vous abaissez la portée de ce rapport-là.
M. St-Pierre Plamondon : Non,
tout ce que je dis, c'est qu'on est constant, on a toujours été responsable
puis on garde la même approche.
Journaliste
: ...la
méthodologie, vous pensez quoi de la méthodologie de ce rapport, tu sais, sur
le fait que ce soit anonyme.
M. St-Pierre Plamondon : Je
n'ai pas de commentaire.
Journaliste
: Êtes-vous
sans reproche par rapport à la façon que vous dirigez...
M. St-Pierre Plamondon :
...inquisition espagnole?
Journaliste
: Non, non,
mais, c'est pas parce que vous dites que...
M.
St-Pierre
Plamondon :Êtes-vous sans reproche?
Avez-vous quelque chose à vous reprocher?
Journaliste : Bien, vous
dites : Je n'ai rien à dire sur ce rapport-là. Bon, peu importe.
M.
St-Pierre Plamondon :
Je vous réitère ce que je dis, là.
Journaliste : Il s'adresse à
qui, le rapport, finalement? Il s'adresse à qui? Vous dites qu'il ne s'adresse
pas au PQ, il s'adresse à qui?
M.
St-Pierre
Plamondon : Posez vos questions au OUI Québec, je n'ai pas été
parti ni participant au rapport d'aucune manière.
Journaliste : C'est rare que
vous faites ça, mais vous avez lu vos notes, même pour répondre à vos
questions, sur le OUI Québec. Pourquoi cette prudence-là? Pourquoi vous lisez
vos notes là-dessus, là?
M.
St-Pierre
Plamondon : Bien, j'ai souvent des notes devant moi, là, je
n'ai jamais fait un point de presse où... Il y a des fois... je sais que vous
aimez quand je fais des envolées de 10 minutes puis je sais que ça vous
donne du matériel, mais, simplement, je l'ai lu puis je ne souhaite pas autre
chose que...
M.
St-Pierre
Plamondon :Est-ce que vous faites
partie de ceux qui croient que Québec solidaire est derrière ça? Parce que j'ai
vu un paquet de péquistes commenter ça sur les réseaux sociaux en disant que
c'est QS qui est derrière ça.
M.
St-Pierre
Plamondon :Bien, c'est-à-dire, j'ai lu
certaines affaires sur les médias sociaux, mais le chef du Parti québécois ne
peut pas commenter tout ce qui se passe de cas de publications sur les réseaux
sociaux.
Journaliste : Oui, mais
est-ce que vous êtes de cet avis-là? Est-ce que vous avez l'impression que
c'est un rapport...
M.
St-Pierre
Plamondon :Je n'ai pas d'avis à part
le fait que le Parti québécois a le mérite d'avoir été constant puis d'avoir eu
un ton toujours responsable sur un certain nombre de questions qui, oui, est
différent d'un parti à l'autre, là, laïcité puis seuil d'immigration. Tout ce
que je vous dis, c'est qu'il se passe toutes sortes de choses dans la société
civile, mais nous, notre approche est constante, est responsable, puis ça va
être la même pour la suite, puis notre constance...
Des voix : ...
Journaliste : Mais j'avais
une question, moi, s'il vous plaît, je n'ai pas dit un mot jusqu'à maintenant.
M.
St-Pierre
Plamondon : Pauvre M. Lacroix.
Journaliste : Est-ce que la
culture québécoise et l'image du Québec, comme on le connaît, là,
traditionnellement, est menacée par l'immigration?
M.
St-Pierre Plamondon :Est-ce que la culture du Québec est menacée par
l'immigration? Je pense que, ce qui menace la culture du Québec en ce moment,
c'est un modèle où les plateformes qui véhiculent la culture se sont tellement
morcelées puis sont tellement sous des contrôles de structures étrangères qu'il
y a des rendez-vous incontournables, là. Vitrerie Joyal, je ne sais pas
si vous avez commencé ça, là, mais j'ai du fun. Mais, tu sais, il y en a une
qui est sur une plateforme, l'autre qui est sur une autre plateforme. Il y a
des bijoux qui demeurent un peu anonymes. Donc, je pense qu'en termes de
culture...
Journaliste
: ...le
lien avec l'immigration...
M.
St-Pierre
Plamondon : ...en termes de causalité, la causalité principale
sur le recul de la culture...
Journaliste : Et l'image du
Québec en général, le Québec comme on le connaît, est-ce que le Québec, comme
on le connaît, est appelé à changer en raison de la forte affluence de
l'immigration?
M.
St-Pierre
Plamondon :Bien, c'est-à-dire qu'un
gouvernement du Parti québécois va ramener un modèle constant et raisonnable de
celui qu'on a connu toutes les années 90, 2000, 2010. Donc, il y a eu une
dérive idéologique du fédéral, il y a eu des seuils incontrôlés pour lesquels
on n'a pas consenti démocratiquement. François Legault s'en est plaint, mais il
n'a pas fait grand chose, si ce n'est que de faire lui-même du recrutement à
travers les programmes québécois. Mais au final, le gouvernement du Parti
québécois, s'il est appelé à avoir une majorité, va ramener les seuils à des
proportions équilibrées et historiques, c'est-à-dire des seuils qui
fonctionnaient avant. Donc, il n'y a rien de menaçant à long terme.
Journaliste : Donc, il n'y a
plus de danger, à ce moment-là?
M.
St-Pierre
Plamondon :Bien, c'est-à-dire qu'on va
rétablir un équilibre à tous les niveaux. C'est un peu la même logique qu'on a
au niveau du logement. Il y a un déséquilibre entre l'offre et la demande parce
qu'on a accueilli énormément de personnes par rapport à notre capacité à
construire. Mais si on rééquilibre les choses, tant sur le plan du logement que
sur le nombre de personnes sur le territoire, viendra un moment où les premiers
acheteurs vont enfin à nouveau pouvoir s'acheter quelque chose.
Journaliste : Donc, dans
un... dans la même... en fait, dans une projection, il n'y aurait pas le Parti
québécois qui serait au pouvoir. Est-ce qu'à ce moment-là, il y a un risque
pour... que le Québec se transforme en raison de l'immigration?
M.
St-Pierre
Plamondon :Bien, il y a plusieurs
risques si le Parti québécois n'est pas au pouvoir. On a appris que Charles
Milliard ne reconduirait pas la laïcité, là, il ne protégerait pas la clause dérogatoire,
puis on sait que les chances que ce soit invalidé par la Cour suprême sont
élevées. Donc, oui, il y a des scénarios où les fondamentaux de la différence
québécoise sont mal protégés au cours des prochaines années si ce n'est pas le
Parti québécois. Mais est-ce que je suis inquiet? Moi, je suis assez optimiste
que ces questions-là vont se régulariser avec une approche qui donne le moins
de chocs possible à la société, mais qui replace un équilibre là où il y a un
déséquilibre, tout simplement.
Journaliste : ...vous
entendre sur un autre sujet, si on a terminé, sur... parce que, là, vous
aspirez à devenir premier ministre. Qu'allez-vous faire avec le télétravail si
vous devenez premier ministre? Hein, vous voyez comment ça, a du mal en ce
moment, le retour au bureau trois jours semaine, ça passe difficilement dans
certains ministères auprès de certains employés. J'aimerais vous entendre
comment vous, vous allez gérer ça.
M.
St-Pierre
Plamondon :Je n'ai pas d'évaluation en
ce moment des répercussions de ce retour, donc je n'ai pas assez de données
pour vous arriver avec une politique publique réfléchie. Mais vous avez raison
de dire que c'est un sujet pour lequel on devra avoir une position lors de
l'élection, 19289 minimalement, mais ça vient
quand même juste d'arriver, là. C'est une... Je n'ai pas de données ou
d'évaluation en ce moment pour...
Journaliste
: Puis, sur
l'effectif de l'État, est-ce que... est-ce que votre position est toujours la
même, c'est-à-dire que vous voulez réduire l'effectif de l'État?
M. St-Pierre Plamondon : Oui,
oui, la taille de la bureaucratie sous la CAQ a cru par 23 %, 24 %
pendant que la population a crû par 8 % et 9 %. Et, quand on se pose
la question : Bien, pourquoi on n'a plus les ressources pour offrir des
services terre à terre à la population? Bien, un des facteurs, à l'évidence, le
pire étant le gaspillage d'Ottawa, mais en plus tu rajoutes une couche de
bureaucratie qui n'existait pas avant. Ça coûte des sous, ça, là, là. Donc, ça,
c'est clair, j'ai été constant. Puis c'est vraiment évident que l'objectif,
c'est de rétablir la confiance envers les services publics. Et, pour rétablir
la confiance envers les services publics, ça prend des ressources qui, en ce
moment, vont ailleurs. Il faut se recentrer sur les missions principales de
l'État si on veut maintenir la confiance et le lien avec la population.
Journaliste
: Donc,
réduire les effectifs de l'État.
M. St-Pierre Plamondon :
Bien, c'est-à-dire réduire la bureaucratie, les contrôles bureaucratiques, mais
ça va avec... tu sais, l'invention de mobilité infra, Santé Québec. Il y a
plein de... Donc, on est en train de faire cette évaluation-là, ça va être
partie intégrante de la campagne électorale.
Journaliste
: On the report, the headlines and the report said basically that
the… we replaced the word «pride»…
Des voix : …
M. St-Pierre
Plamondon : I'm sorry for that. There's just
no air.
Journaliste
: …open the door?
M. St-Pierre
Plamondon : You can open the door, but there's
no oxygen. There's something wrong with the ventilation. Allez-y. I'm sorry for
that.
Journaliste
: So, the… the report of the week on the independence movement, we…
we had the words «closure». Don't you feel that the Parti
québécois, which is the leader in this movement, does
have a responsibility that the independence movement is more towards closure
than pride since you were there?
M. St-Pierre
Plamondon : No. So, I don't… We are not… First
of all, it's not a fact, it's opinions in a report. And, if you ask me, are
those opinions related to the Parti Québécois? My answer is : No, they are not
related. And the spokesperson and the report itself says it's not related to
the Parti Québécois. It's really… it's an analysis of the current mood in
Québec society. And may I restate that the Government, over the past seven
years, has been a government of the CAQ.
Journaliste
: On Alberta, I don't… I don't think we heard your reaction since
Danielle Smith announced that she'll start the process of… for a future and
potential referendum. How do you react about this, what's happening in Alberta?
M. St-Pierre
Plamondon : I'm kind of surprised at what
Carney said. Mark Carney seemed to be willing to give many things to Alberta in
exchange for some peace. And I think the premier of Alberta, Danielle Smith, is
just doing her job as a premier, saying that, of course, they are free to
consult their population. And, of course, there are a Parliament free of making
any laws that they deem fit…. that the deem fit to… for their objectives. So,
for Mark Carney to all of a sudden start saying that it's a bluff, it's
dangerous, I think it's really all… out of line. And I'm… I'm not sure where
that is heading, but make me… let me make clear that, in the case of Québec,
our laws are clear. The historic… the history of the two referendums are very
clear. We are free to consult our population at any time, and there's no
blackmail or any comment that will change that principle. And I'm pretty sure
that it's the same reasoning in Alberta right now.
Journaliste
: And what about the…
Journaliste
: …I want to ask you about this meeting about energy drinks. If the
Government tables the bill, a bill to ban the sale of energy drinks to persons
under 16, we had the parents of the boy who was… who died, who appeared here
and made a plea, what would be your position on that bill?
M. St-Pierre
Plamondon : Of course, if we can help and do
something about the health and the security of youth, we will do it. But may I
just state that there… they have been sleeping on a report for three years, and
all of a sudden, they wake up and they're going to try to make a bill in the
few weeks that are left. This is not normal. So ,would I block anything because
of that? Of course not. Because it's about the health of young people. But it's
not normal that they slept on the switch for three years, and then they're
going to try to pass a bill and within two weeks? Typically CAQ.
Journaliste
: Just a clarification on… one last clarification. The fact that
there is a possibility that Mark Carney can use the clarity act with the case
of Alberta.
M. St-Pierre
Plamondon : Good luck with that.
Journaliste
: Would that be a possibility in Québec or is it fair or unfair to
Alberta.
M. St-Pierre
Plamondon : Well, it's not a possibility of
Québec... in Québec for two reasons. First of all, we've got a clear bill,
bill... a clear law, 99. And there's also a jurisprudence applicable. So, you
can't just change the rules because you want to abuse your power to win. I
mean, you can't say, in a hockey game: I have got news for you, there's no blue
line anymore, just because I decided so. So, there's been two referendums, and
the principle of fifty plus one has been recognized, all things have been
recognized and there's no validity to any attempt of abuse of power coming from
Ottawa.
I assume that the reasoning
will be the exact same in Alberta, although we have to be careful because their
process is actually very different, so they... like they have a law that
requires a certain amount of signature in a certain process. We don't have
that, so we need to distinguish those two contexts, but it in terms of end
results. I think the principle of self determination will government both
Alberta and Québec.
Des voix : Merci.
(Fin à 11 h 04)