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Point de presse de M. Paul St-Pierre Plamondon, chef du troisième groupe d’opposition, et M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Tuesday, May 26, 2026, 10 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Dix heures quarante-et-une minutes)

M. St-Pierre Plamondon : Donc, bonjour tout le monde. Content de vous voir. En fin de semaine, la première ministre a annoncé que la CAQ allait remporter la prochaine élection et que, pour y arriver, elle choisissait de... elle arrivait avec une panoplie d'annonces. Et ces annonces, c'est essentiellement la même recette que ce qu'on connaît de François Legault lors de l'élection de 2022, c'est-à-dire utiliser les fonds publics pour tenter d'acheter des votes. L'argent, c'est facile à imprimer, mais ça a des conséquences après. Et, à chaque élection, ce qu'on a vu de la CAQ, c'est la même chose, c'est faire des promesses, mais sans se soucier des effets réels, de sorte qu'après l'élection on se retrouve avec de réelles conséquences puis des changements de cap et des coupures, parce qu'on dit des choses juste avant l'élection, mais ça ne reflète pas vraiment ce qui va se passer par la suite.

On savait déjà que Christine Fréchette était plus dépensière comme ministre de l'Économie que Pierre Fitzgibbon. Donc, si vous analysez combien de subventions Pierre Fitzgibbon a données à des entreprises par mois de gouvernance, Christine Fréchette se trouve à être plus dépensière. Et là, en une journée, elle vient de mettre au jeu 690 millions de dollars qui s'accumulent aux 226 millions des semaines précédentes. Donc, c'est la même chose que sous François Legault, on peut parler du gouvernement Legault, Fréchette, qui aurait été dans une continuité 19289pendant huit ans, où les fonds publics servent d'appât électoral. Et c'est une stratégie que je juge irresponsable. Et c'est les Québécois qui vont devoir payer la facture comme pour les élections passées. Et donc on a hâte au prochain scrutin pour en découdre. Voilà.

Journaliste : Pourquoi les sandwichs?

M. St-Pierre Plamondon : Pourquoi les sandwichs? Bien, c'est-à-dire que c'est une publicité sur le bilan de la CAQ et une publicité avec... avec de l'humour.

Journaliste : ...moi, ce serait ça, ma question : Pourquoi la CAQ? Pourquoi... pourquoi pas le Parti libéral, étant donné que c'est lui qui vous talonne en ce moment? Ce n'est pas la CAQ.

M. St-Pierre Plamondon : Pourquoi la CAQ? Évidemment, parce qu'ils sont au terme de huit ans de gouvernement. J'ai entendu une analyse comme ça, au passage, qui disait : C'est une publicité négative, de la nouveauté. Allez voir la publicité de 1976 de René Lévesque et du Parti québécois. Quand on passe les balais en disant : Ça suffit, la gouvernance du Parti libéral de Bourassa.

Journaliste : ...ce n'est pas une pub négative, selon vous?

M. St-Pierre Plamondon : Il n'y a rien de nouveau, il n'y a rien de nouveau. C'est une pub qui fait le... qui porte sur le bilan réel de la CAQ, qui est catastrophique en termes de gaspillage, d'improvisation et de promesses brisées. Et, vous en conviendrez, il y a quand même une touche d'humour. En tout cas, moi, je... les commentaires que j'ai à date...

Journaliste : ...parce que, là, vous venez de vous payer une publicité à quelques dizaines de milliers de dollars pendant un match de hockey, qui est probablement l'événement le plus écouté télévisuellement actuellement au Québec...

M. St-Pierre Plamondon : Oui, mais...

Journaliste : Et ils commencent à vous stresser, là, si vous choisissez là, là.

M. St-Pierre Plamondon : Mais pas que, pas que, vous allez trouver cette publicité-là partout, là, dans... sur tous les réseaux au cours des prochaines semaines.

Journaliste : ...vous avez choisi de la diffuser à heure de grande diffusion, dans le grand rendez-vous télévisuel.

M. St-Pierre Plamondon : Oui. Puis attendez-vous qu'il y ait d'autres publicités après, parce que nous sommes en précampagne électorale.

Journaliste : ...ma question : Ils vous stressent?

M. St-Pierre Plamondon : Non, on veut juste s'assurer que le bilan de ce gouvernement-là soit... ce gouvernement Legault Fréchette a bel et bien un bilan de gaspillage des fonds publics éhonté et de promesses brisées, de changements de cap qui démontrent une improvisation. Donc, c'est un message parmi plusieurs que vous allez voir dans une séquence qui est normale.

Journaliste : Sur les dépenses de Christine Fréchette, vous avez vous-mêmes, par exemple, proposé au cours des derniers mois des façons de réduire le prix de l'essence, par exemple. Donc, c'est ce que fait Christine Fréchette avec l'une de ces mesures-là, en donnant un rabais sur l'immatriculation. Est-ce que ce n'est pas une bonne idée? Qu'est-ce qui fait que c'est électoraliste quand c'est elle qui le propose et que ce ne l'est pas quand c'est vous qui le proposez?

M. St-Pierre Plamondon : Il faut voir les mesures prises tout ensemble par rapport à ce qu'on nous a dit. Le ministre Girard a réservé une cagnotte, qu'on appelait à l'époque la cagnotte Drainville Fréchette, pour les promesses de la course à la chefferie de chacun. Et, moi, rapidement, avec l'équipe, on regardait ça puis on disait : Mais ça... ça ne marche pas, ça ne rentrera jamais dans 250 millions. Si vous allez voir les crédits de la semaine dernière ou de la semaine précédente, lorsque je pose des questions au ministre Girard, je lui dis : Ça ne rentrera jamais dans 250 millions. Qu'est-ce qui se passe? Est-ce que vous avez sorti la carte de crédit tous azimuts? Et il a répondu avec un certain niveau d'arrogance en ne disant pas la vérité. Il m'a dit que je ne comprenais rien, mais regardez ce qu'il... le courriel qui est sorti puis regardez ce qu'on apprend. On est complètement par-dessus ce qui avait été planifié. Et ça parle de... des finances publiques et de la gestion sous la CAQ, c'est-à-dire un gouvernement qui est prêt à tout pour se faire réélire. Il a la carte de crédit entre les mains, c'est «tchik» et «tchik». On est prêts à faire n'importe quoi pour garder le pouvoir, parce qu'ils sont un parti de pouvoir.

Journaliste : ...

M. St-Pierre Plamondon : C'est normal, donc, qu'on dénonce cette improvisation de dépenses tous azimuts. Ce n'est pas tant une mesure spécifique que l'ensemble des mesures qui, à l'évidence, visent à acheter l'électorat.

Journaliste : Qu'est-ce qui aurait été responsable à faire? Qu'est-ce qui aurait été responsable?

M. St-Pierre Plamondon : Bien, déjà qu'on était critiques qu'il y ait une cagnotte électorale dans le budget de 250 millions, il me semble que le minimum aurait été de respecter ce budget de 250 millions. Et, dans quel cas, quel est le rôle du ministre des Finances, là? Tu sais, le ministre des Finances, si je me souviens bien, il n'était pas d'accord avec Northvolt, mais il a fait quoi, dans Northvolt? Je sais que Christine Fréchette était d'accord avec Northvolt, mais le ministre des Finances semble avoir à peine levé le ton. Là, même chose, il ne serait pas d'accord, mais ça a lieu pareil. Comment ça fonctionne?

Donc, je pense que... pour répondre à votre question, que le minimum de décence, déjà que ce n'est pas normal de laisser dans le budget une somme discrétionnaire de 250 millions pour les promesses électorales d'une course à la chefferie, la prudence élémentaire serait de respecter ce budget-là. Puis là on est complètement à l'extérieur.

Journaliste : Bien, on est 86 millions à l'extérieur. Là, c'est vraiment trop... bien, parce que le ministre des Finances essaie de relativiser en disant : C'est 0,2 du budget total de dépenses...

M. St-Pierre Plamondon : Non, non, non, parce qu'il ne comptabilise pas toutes les autres promesses. Il m'a fait exactement ce traitement-là en commission. Nous, on a fait la liste de ces promesses, puis il y en a qui ne sont pas chiffrées puis qui n'ont pas été annoncées. Mais je lui ai demandé : Donc, est-ce que je comprends que toutes les autres promesses qui n'ont pas encore été chiffrées ont été abandonnées? Parce que c'est la seule façon que vous allez 19289 rentrer dans le budget, puis il n'y avait pas de réponse. Donc, je vais vous donner notre calcul, mais c'est sûr qu'on ne respecte pas le budget qui avait été imparti par le ministre des Finances. Et, quand un ministre des Finances est rendu à mettre par écrit à la première ministre que ça n'a pas de bon sens, c'est probablement que ça n'a pas de bon sens.

Journaliste : Qu'est-ce que vous auriez laissé tomber, vous, dans la liste des choses?

M. St-Pierre Plamondon : Non, mais ça, je leur laisse leurs artifices électoraux, là, ça, c'est leurs affaires.

Journaliste : Quelle importance accordez-vous au... de Louise Beaudoin, Louise Harel, Monique Simard, des anciennes députées du Parti québécois, qui vous disent d'écouter les constats... Québec, qui sont sorties ce week-end?

M. St-Pierre Plamondon : Bien, on a pris connaissance du rapport. Je constate qu'en effet plusieurs personnes ont commenté. Moi, je ne souhaite pas en rajouter. C'est un rapport qui, à sa face même, n'est pas destiné au Parti québécois. Une grande partie du rapport, en fait, porte sur l'état de la société civile au Québec. Puis, dans quel cas, moi, j'ai confiance que notre façon de voir les choses puis notre manière responsable d'aborder chacun des sujets, qui a toujours été responsable, va rallier les Québécois. Et on a toujours démontré notre capacité à être responsable et à rallier les Québécois sur ces questions-là.

Journaliste : Quand Louise Harel dit : On ne peut pas être replié sur soi quand on veut faire un projet d'émancipation nationale, ce n'est pas à vous qu'elle parle?

M. St-Pierre Plamondon : Moi, je constate que le rapport ne porte pas sur le Parti québécois. Je constate que le Parti québécois a été constant pendant cinq, six ans, et on va... demeurer constants en étant responsables et en amenant des modèles...

Journaliste : ...a publié une longue publication...

M. St-Pierre Plamondon : Je n'ai pas vu.

Journaliste : ...il parlait justement de la phrase sur la fermeture. Donc, vous ne vous êtes pas sentis visés le moindrement par les constats?

M. St-Pierre Plamondon : Mais c'est un fait, c'est un fait que le rapport ne porte pas sur le Parti québécois. Ce qu'il dit...

Journaliste : Ça veut dire que vous ne retenez rien. Il ne porte pas sur le PQ, mais est-ce que ça veut dire : Bien, on n'a pas besoin de... ça ne porte pas sur le parti.

M. St-Pierre Plamondon : Bien, c'est-à-dire que j'en prends acte. Je l'ai lu, mais je ne souhaite pas en rajouter. C'est un rapport qui ne vise pas le Parti québécois.

Journaliste : Ça ressemble quand même au rapport que vous, vous aviez déjà déposé, il y a certaines orientations qui vont dans le même sens que vous alliez en 2017, non?

M. St-Pierre Plamondon : Pas tant.

Journaliste : Pourquoi?

M. St-Pierre Plamondon : Ce n'est pas du tout la même démarche, pas du tout non plus. Il n'y avait pas d'anonymat. C'était une démarche auprès des militants. Ne faisons pas des parallèles. Mais ce que je vous dis, c'est que je l'ai lu. Puis on est confiant que ce qu'on présente de manière constante est responsable depuis cinq ans, a justement la capacité de rassembler puis d'être parfaitement raisonnable et responsable en tout temps...

Journaliste : ...pour la filière 13, là?

M. St-Pierre Plamondon : Je n'ai pas dit ça, je vous ai dit que je l'ai lu.

Journaliste : Vous l'avez lu, il ne vous dérange pas, là.

Journaliste : ...quelle valeur vous accordez au rapport?

M. St-Pierre Plamondon : Bien, c'est-à-dire que c'est un rapport parmi d'autres, puis on en prend acte.

Journaliste : Mais, à titre de parti souverainiste, est-ce que vous vous sentez interpellé par ce rapport-là qui s'adresse au mouvement souverainiste?

M. St-Pierre Plamondon : Mais, comme je vous dis, on a été constant, on a une approche qui est responsable et qui rassemble de manière constante. Attendez-vous à ce qu'on continue puis qu'on soit constant, là. Donc, il va y avoir plein d'interlocuteurs de rapport. On sait que...

Journaliste : Donc, le Parti québécois ne contribue pas au repli sur soi. 

M. St-Pierre Plamondon : Non, au contraire, on a démontré qu'on peut étayer des politiques publiques de manière détaillée, des gros documents, plusieurs notes de bas de page, une réflexion qui est poussée, arriver avec un ton qui est parfaitement responsable puis rassembler les Québécois autour de politiques...

Journaliste : ...au-delà de la joute partisane de Québec solidaire, Parti québécois, tout ce qui se dit ici, dans l'enceinte du Parlement, le rapport de ce qu'on comprend émane aussi des constats de la société civile qui, eux, regardent le mouvement souverainiste et font ces constats-là. Vous, comme figure de proue du mouvement souverainiste, parce que vous voulez former le prochain gouvernement, faire un référendum, comment voulez vous contribuer à, je ne sais pas, changer la perspective par rapport à ce qui se dit...

M. St-Pierre Plamondon : Mais, comme je vous le dis, puis ça a été spécifié par la présidente des... Québec, le rapport porte non pas sur le mouvement souverainiste, mais sur l'état de la société civile au Québec, selon la perception de personnes qui s'expriment de manière anonyme...

Journaliste : ...comment qualifiez-vous l'état de la société civile?

M. St-Pierre Plamondon : ...une cinquantaine d'intervenants sur une base anonyme donnent leur opinion, et ça ne vise pas le Parti québécois. Donc, je n'ai pas commenté. Il s'en dit des choses en société civile. Je n'ai pas à commenter tout ce qui se dit dans la société civile, puis j'ai juste à... Ce que je veux ce matin, c'est simplement réitérer que notre approche, elle est responsable, elle est...

Journaliste : ...

M. St-Pierre Plamondon : Bien, je veux dire, ils ont leur liberté de processus...

Journaliste : ...vous dites : Je n'ai pas à commenter ce qui s'écrit dans la société civile. Moi, j'ai l'impression que...

M. St-Pierre Plamondon : Je ne commenterai pas...

Journaliste : ...c'est une extension du Parti québécois, je me trompe?

M. St-Pierre Plamondon : Oui, vous vous trompez, puis je n'ai pas à commenter tout ce que la société civile dit tout le temps,puis tout ce que... Québec pourrait dire ou ne pas dire.

Journaliste : Donc, vous abaissez la portée de ce rapport-là.

M. St-Pierre Plamondon : Non, tout ce que je dis, c'est qu'on est constant, on a toujours été responsable puis on garde la même approche.

Journaliste : ...la méthodologie, vous pensez quoi de la méthodologie de ce rapport, tu sais, sur le fait que ce soit anonyme.

M. St-Pierre Plamondon : Je n'ai pas de commentaire.

Journaliste : Êtes-vous sans reproche par rapport à la façon que vous dirigez...

M. St-Pierre Plamondon : ...inquisition espagnole?

Journaliste : Non, non, mais, c'est pas parce que vous dites que...

M. St-Pierre Plamondon :Êtes-vous sans reproche? Avez-vous quelque chose à vous reprocher?

Journaliste : Bien, vous dites : Je n'ai rien à dire sur ce rapport-là. Bon, peu importe.

M. St-Pierre Plamondon : Je vous réitère ce que je dis, là.

Journaliste : Il s'adresse à qui, le rapport, finalement? Il s'adresse à qui? Vous dites qu'il ne s'adresse pas au PQ, il s'adresse à qui?

M. St-Pierre Plamondon : Posez vos questions au OUI Québec, je n'ai pas été parti ni participant au rapport d'aucune manière.

Journaliste : C'est rare que vous faites ça, mais vous avez lu vos notes, même pour répondre à vos questions, sur le OUI Québec. Pourquoi cette prudence-là? Pourquoi vous lisez vos notes là-dessus, là?

M. St-Pierre Plamondon : Bien, j'ai souvent des notes devant moi, là, je n'ai jamais fait un point de presse où... Il y a des fois... je sais que vous aimez quand je fais des envolées de 10 minutes puis je sais que ça vous donne du matériel, mais, simplement, je l'ai lu puis je ne souhaite pas autre chose que...

M. St-Pierre Plamondon :Est-ce que vous faites partie de ceux qui croient que Québec solidaire est derrière ça? Parce que j'ai vu un paquet de péquistes commenter ça sur les réseaux sociaux en disant que c'est QS qui est derrière ça.

M. St-Pierre Plamondon :Bien, c'est-à-dire, j'ai lu certaines affaires sur les médias sociaux, mais le chef du Parti québécois ne peut pas commenter tout ce qui se passe de cas de publications sur les réseaux sociaux.

Journaliste : Oui, mais est-ce que vous êtes de cet avis-là? Est-ce que vous avez l'impression que c'est un rapport...

M. St-Pierre Plamondon :Je n'ai pas d'avis à part le fait que le Parti québécois a le mérite d'avoir été constant puis d'avoir eu un ton toujours responsable sur un certain nombre de questions qui, oui, est différent d'un parti à l'autre, là, laïcité puis seuil d'immigration. Tout ce que je vous dis, c'est qu'il se passe toutes sortes de choses dans la société civile, mais nous, notre approche est constante, est responsable, puis ça va être la même pour la suite, puis notre constance...

Des voix : ...

Journaliste : Mais j'avais une question, moi, s'il vous plaît, je n'ai pas dit un mot jusqu'à maintenant.

M. St-Pierre Plamondon : Pauvre M. Lacroix.

Journaliste : Est-ce que la culture québécoise et l'image du Québec, comme on le connaît, là, traditionnellement, est menacée par l'immigration?

M. St-Pierre Plamondon :Est-ce que la culture du Québec est menacée par l'immigration? Je pense que, ce qui menace la culture du Québec en ce moment, c'est un modèle où les plateformes qui véhiculent la culture se sont tellement morcelées puis sont tellement sous des contrôles de structures étrangères qu'il y a des rendez-vous incontournables, là. Vitrerie Joyal, je ne sais pas si vous avez commencé ça, là, mais j'ai du fun. Mais, tu sais, il y en a une qui est sur une plateforme, l'autre qui est sur une autre plateforme. Il y a des bijoux qui demeurent un peu anonymes. Donc, je pense qu'en termes de culture...

Journaliste : ...le lien avec l'immigration...

M. St-Pierre Plamondon : ...en termes de causalité, la causalité principale sur le recul de la culture...

Journaliste : Et l'image du Québec en général, le Québec comme on le connaît, est-ce que le Québec, comme on le connaît, est appelé à changer en raison de la forte affluence de l'immigration?

M. St-Pierre Plamondon :Bien, c'est-à-dire qu'un gouvernement du Parti québécois va ramener un modèle constant et raisonnable de celui qu'on a connu toutes les années 90, 2000, 2010. Donc, il y a eu une dérive idéologique du fédéral, il y a eu des seuils incontrôlés pour lesquels on n'a pas consenti démocratiquement. François Legault s'en est plaint, mais il n'a pas fait grand chose, si ce n'est que de faire lui-même du recrutement à travers les programmes québécois. Mais au final, le gouvernement du Parti québécois, s'il est appelé à avoir une majorité, va ramener les seuils à des proportions équilibrées et historiques, c'est-à-dire des seuils qui fonctionnaient avant. Donc, il n'y a rien de menaçant à long terme.

Journaliste : Donc, il n'y a plus de danger, à ce moment-là?

M. St-Pierre Plamondon :Bien, c'est-à-dire qu'on va rétablir un équilibre à tous les niveaux. C'est un peu la même logique qu'on a au niveau du logement. Il y a un déséquilibre entre l'offre et la demande parce qu'on a accueilli énormément de personnes par rapport à notre capacité à construire. Mais si on rééquilibre les choses, tant sur le plan du logement que sur le nombre de personnes sur le territoire, viendra un moment où les premiers acheteurs vont enfin à nouveau pouvoir s'acheter quelque chose.

Journaliste : Donc, dans un... dans la même... en fait, dans une projection, il n'y aurait pas le Parti québécois qui serait au pouvoir. Est-ce qu'à ce moment-là, il y a un risque pour... que le Québec se transforme en raison de l'immigration?

M. St-Pierre Plamondon :Bien, il y a plusieurs risques si le Parti québécois n'est pas au pouvoir. On a appris que Charles Milliard ne reconduirait pas la laïcité, là, il ne protégerait pas la clause dérogatoire, puis on sait que les chances que ce soit invalidé par la Cour suprême sont élevées. Donc, oui, il y a des scénarios où les fondamentaux de la différence québécoise sont mal protégés au cours des prochaines années si ce n'est pas le Parti québécois. Mais est-ce que je suis inquiet? Moi, je suis assez optimiste que ces questions-là vont se régulariser avec une approche qui donne le moins de chocs possible à la société, mais qui replace un équilibre là où il y a un déséquilibre, tout simplement.

Journaliste : ...vous entendre sur un autre sujet, si on a terminé, sur... parce que, là, vous aspirez à devenir premier ministre. Qu'allez-vous faire avec le télétravail si vous devenez premier ministre? Hein, vous voyez comment ça, a du mal en ce moment, le retour au bureau trois jours semaine, ça passe difficilement dans certains ministères auprès de certains employés. J'aimerais vous entendre comment vous, vous allez gérer ça.

M. St-Pierre Plamondon :Je n'ai pas d'évaluation en ce moment des répercussions de ce retour, donc je n'ai pas assez de données pour vous arriver avec une politique publique réfléchie. Mais vous avez raison de dire que c'est un sujet pour lequel on devra avoir une position lors de l'élection, 19289 minimalement, mais ça vient quand même juste d'arriver, là. C'est une... Je n'ai pas de données ou d'évaluation en ce moment pour...

Journaliste : Puis, sur l'effectif de l'État, est-ce que... est-ce que votre position est toujours la même, c'est-à-dire que vous voulez réduire l'effectif de l'État?

M. St-Pierre Plamondon : Oui, oui, la taille de la bureaucratie sous la CAQ a cru par 23 %, 24 % pendant que la population a crû par 8 % et 9 %. Et, quand on se pose la question : Bien, pourquoi on n'a plus les ressources pour offrir des services terre à terre à la population? Bien, un des facteurs, à l'évidence, le pire étant le gaspillage d'Ottawa, mais en plus tu rajoutes une couche de bureaucratie qui n'existait pas avant. Ça coûte des sous, ça, là, là. Donc, ça, c'est clair, j'ai été constant. Puis c'est vraiment évident que l'objectif, c'est de rétablir la confiance envers les services publics. Et, pour rétablir la confiance envers les services publics, ça prend des ressources qui, en ce moment, vont ailleurs. Il faut se recentrer sur les missions principales de l'État si on veut maintenir la confiance et le lien avec la population.

Journaliste : Donc, réduire les effectifs de l'État.

M. St-Pierre Plamondon : Bien, c'est-à-dire réduire la bureaucratie, les contrôles bureaucratiques, mais ça va avec... tu sais, l'invention de mobilité infra, Santé Québec. Il y a plein de... Donc, on est en train de faire cette évaluation-là, ça va être partie intégrante de la campagne électorale.

Journaliste : On the report, the headlines and the report said basically that the… we replaced the word «pride»…

Des voix :

M. St-Pierre Plamondon : I'm sorry for that. There's just no air.

Journaliste : …open the door?

M. St-Pierre Plamondon : You can open the door, but there's no oxygen. There's something wrong with the ventilation. Allez-y. I'm sorry for that.

Journaliste : So, the… the report of the week on the independence movement, we… we had the words «closure». Don't you feel that the Parti québécois, which is the leader in this movement, does have a responsibility that the independence movement is more towards closure than pride since you were there?

M. St-Pierre Plamondon : No. So, I don't… We are not… First of all, it's not a fact, it's opinions in a report. And, if you ask me, are those opinions related to the Parti Québécois? My answer is : No, they are not related. And the spokesperson and the report itself says it's not related to the Parti Québécois. It's really… it's an analysis of the current mood in Québec society. And may I restate that the Government, over the past seven years, has been a government of the CAQ.

Journaliste : On Alberta, I don't… I don't think we heard your reaction since Danielle Smith announced that she'll start the process of… for a future and potential referendum. How do you react about this, what's happening in Alberta?

M. St-Pierre Plamondon : I'm kind of surprised at what Carney said. Mark Carney seemed to be willing to give many things to Alberta in exchange for some peace. And I think the premier of Alberta, Danielle Smith, is just doing her job as a premier, saying that, of course, they are free to consult their population. And, of course, there are a Parliament free of making any laws that they deem fit…. that the deem fit to… for their objectives. So, for Mark Carney to all of a sudden start saying that it's a bluff, it's dangerous, I think it's really all… out of line. And I'm… I'm not sure where that is heading, but make me… let me make clear that, in the case of Québec, our laws are clear. The historic… the history of the two referendums are very clear. We are free to consult our population at any time, and there's no blackmail or any comment that will change that principle. And I'm pretty sure that it's the same reasoning in Alberta right now.

Journaliste : And what about the…

Journaliste : …I want to ask you about this meeting about energy drinks. If the Government tables the bill, a bill to ban the sale of energy drinks to persons under 16, we had the parents of the boy who was… who died, who appeared here and made a plea, what would be your position on that bill?

M. St-Pierre Plamondon : Of course, if we can help and do something about the health and the security of youth, we will do it. But may I just state that there… they have been sleeping on a report for three years, and all of a sudden, they wake up and they're going to try to make a bill in the few weeks that are left. This is not normal. So ,would I block anything because of that? Of course not. Because it's about the health of young people. But it's not normal that they slept on the switch for three years, and then they're going to try to pass a bill and within two weeks? Typically CAQ.

Journaliste : Just a clarification on… one last clarification. The fact that there is a possibility that Mark Carney can use the clarity act with the case of Alberta.

M. St-Pierre Plamondon : Good luck with that.

Journaliste : Would that be a possibility in Québec or is it fair or unfair to Alberta.

M. St-Pierre Plamondon : Well, it's not a possibility of Québec... in Québec for two reasons. First of all, we've got a clear bill, bill... a clear law, 99. And there's also a jurisprudence applicable. So, you can't just change the rules because you want to abuse your power to win. I mean, you can't say, in a hockey game: I have got news for you, there's no blue line anymore, just because I decided so. So, there's been two referendums, and the principle of fifty plus one has been recognized, all things have been recognized and there's no validity to any attempt of abuse of power coming from Ottawa.

I assume that the reasoning will be the exact same in Alberta, although we have to be careful because their process is actually very different, so they... like they have a law that requires a certain amount of signature in a certain process. We don't have that, so we need to distinguish those two contexts, but it in terms of end results. I think the principle of self determination will government both Alberta and Québec.

Des voix : Merci.

(Fin à 11 h 04)