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(Onze heures trente-et-une minutes)
M. Beauchemin : Bonjour, tout
le monde. Donc... après nous avoir dit au dernier budget que le prochain
gouvernement devrait être sobre, le ministre des Finances a écrit à sa patronne
pour lui dire qu'elle ne devrait pas dépenser comme François Legault. Mais la
première ministre veut quand même nous offrir un bouquet électoraliste pour se
faire pardonner son passé. Le ministre des Finances trouve que le bouquet, lui,
ne sent pas bon, parce que les Québécois n'aiment pas les dépassements de coûts
caquistes. Il a raison et, par magie, le fameux courriel où il met en garde la
première ministre coule dans les médias. La première ministre est fâchée et
elle déclenche une enquête pour trouver le coupable du coulage. Je vous le dis
tout de suite, nous, on va vouloir avoir les résultats de cette enquête-là. On
veut comprendre pourquoi de l'information privée est rendue soudainement
publique, et on veut savoir ce que fera la première ministre lorsqu'elle aura
trouvé le coupable. Est-ce qu'il y aura une mise à pied? Est-ce qu'il va y
avoir des poursuites au civil?
Une fois que j'ai dit ça, acheter des
votes, Christine Fréchette, pour faire ça, est prête à tout faire, exactement
la même méthode caquiste, la même méthode de François Legault. La CAQ dépasse
ses propres limites, essaie d'acheter le vote des Québécois avec un bouquet électoraliste,
un bouquet de mensonges. Le Québec ne peut se payer un autre quatre ans de la
CAQ.
Mme Cadet : Parlant de même
méthode caquiste en employabilité, ce qu'on a constaté... bien, en fait, c'est
la même finalité. Le Québec, nous révélait Le Journal de Montréal, a
perdu 130 000 emplois, 130 000 emplois à temps plein,
tandis que l'Ontario... Puis on le sait, la CAQ, dans les huit dernières années,
n'a pas arrêté de vouloir, donc, se comparer à l'Ontario. Pour la même période,
dans la dernière année, bien, l'Ontario, lui, il a gagné 136 000 emplois
dans le secteur privé. Ce qu'on comprend, c'est que le gouvernement Legault a
mis le Québec sur pause. Le gouvernement de la CAQ, qui a mis le gouvernement
sur pause pendant les derniers mois, mais il a aussi mis toute la machine au-delà
de la machine gouvernementale, bien, il a mis le Québec en entier sur pause.
Le secteur privé a connu une baisse de
confiance en le gouvernement du Québec. Le secteur privé a décidé donc de ne
pas nécessairement investir. Donc, cette perte de confiance, ça accentue un
climat de morosité. Alors, en employabilité non plus, le Québec n'a pas les
moyens de se payer un autre quatre ans de la CAQ.
Journaliste
: Hier,
Christine Fréchette, au bilan, était très claire, là, il y a déjà eu un employé
qui a été remercié, congédié pour avoir transmis de l'information à plusieurs
reprises.
M. Beauchemin : Est-ce que c'est
le même employé, celui qui a coulé...
Journaliste
: Non, là
il y a une autre enquête, donc, ce n'est pas la première fois. Ça vous dit quoi,
tout ça?
M. Beauchemin : Bien, évidemment,
à l'intérieur de la machine intérieure de la CAQ, il y a du monde, il y a des...
On s'entend que les gens n'aiment pas la façon que le gouvernement gère les
finances publiques, gère le Québec. Donc, il y a des gens, à l'intérieur de la
CAQ qui se lèvent contre ça, il faut croire, puis qui coulent l'information.
Journaliste
: Vous avez
dit que Christine Fréchette est prête à acheter des votes...
Journaliste
: ...ça ne
vous dérange pas, vous, que ça se retrouve, vous...
M. Beauchemin : Bien oui,
c'est justement...
Journaliste
: ...si un
jour, vous êtes ministre des Finances puis que vous écrivez à Charles Milliard
et qui est premier ministre, parce que vous êtes un gouvernement en attente,
là, puis que vos conversations se retrouvent dans l'espace public, vous, vous
allez trouver ça correct?
M. Beauchemin : Bien, c'est
pour ça qu'on veut comprendre pourquoi cette information-là a été coulée. On
veut... on veut avoir les résultats de l'enquête, absolument.
Journaliste
: En même
temps, c'est de l'argent public, là, les dépenses. Est-ce que ce n'est pas
souhaitable qu'on ait l'avis du... du ministre des Finances sur des dépenses
qui vont être faites avec de l'argent des Québécois?
M. Beauchemin : Il y a même le
ministre des Finances qui nous a dit qu'il fallait être sobre. Le même ministre
des Finances, qui nous a dit qu'on devrait bien gérer les finances de l'État, même
ministre des Finances qui est responsable de la décote du Québec.
Journaliste
: Mais
c'est-tu, ça, les mensonges? Parce que vous dites... vous avez dit :
Acheter des votes avec un bouquet de mensonges. De quoi, de quoi vous parlez au
juste quand vous parlez de mensonges?
M. Beauchemin : Bien là, le
Québec, là, de la façon que la CAQ puis Eric Girard gèrent ça, là, c'est comme
si on l'avait, cet argent-là. Ce n'est pas vrai, là, ils vont aller emprunter
pour financer ces dépenses électoralistes, là. Donc, ce n'est pas de donner la
vérité au Québec, ce n'est pas comme si on avait plus d'argent. L'inflation
fait en sorte qu'on a plus de revenus. Ah! tiens, on regarde juste un côté de l'équation.
Les dépenses aussi vont augmenter à cause de l'inflation. Donc, la CAQ dit n'importe
quoi.
Journaliste
: Donc, les
nouveaux revenus des recettes fiscales, les transferts fédéraux, ça, vous ne
croyez pas à ça, que ça nous permet de financer ces mesures-là?
M. Beauchemin : Il y en a, c'est
sûr, il y a des revenus additionnels qui rentrent. Mais s'il y a de l'inflation
qui est la cause principale, selon ce que j'ai entendu de la part de Girard, c'est
sûr que les coûts d'opération ont aussi augmenté.
Journaliste
: Mais est-ce
que vous ne pensez pas que les Québécois, compte tenu du fait que l'inflation
est à la hausse, que tout augmente, notamment le prix du carburant, puis il y a
d'autres, d'autres dépenses également courantes qui se reflètent à l'épicerie
également, tout ça, est-ce que vous ne pensez pas que les Québécois ont droit à
avoir un break, comme on dit en latin?
M. Beauchemin : Les Québécois
ont le droit d'avoir un bon gouvernement qui gère bien l'économie du Québec. L'enjeu,
l'enjeu fondamental avec la CAQ, c'est qu'ils ont mal géré. Ils ont tellement
mal géré que... Ce n'est pas moi qui le dis, là, le FCEI dit que la CAQ a
acheté 2,4 milliards de dollars par année en fardeau administratif à
toutes nos 278 000 PME au Québec. Ce qui fait en sorte que leur
production de services puis de produits coûte donc plus cher. Ce qui fait en
sorte que vous et moi, on paie plus cher pour ce qu'on achète. Ça, c'est à
cause de la mauvaise gestion caquiste qui ne crée pas un bon milieu de travail,
un bon climat d'affaires pour permettre justement l'effervescence de la
compétition dans l'économie du Québec, qui fait en sorte qu'on ait justement...
Journaliste
: Mais une
fois qu'on a dit ça, M. Beauchemin, là, ça revient à dire que, compte tenu de
ce que vous qualifiez de mauvaise gestion de la part de la CAQ et du ministre
Girard, les Québécois ne devraient pas avoir droit à ça... parce qu'on n'a pas
les moyens de leur donner. C'est ça?
M. Beauchemin : On est rendu
où est-ce qu'on est rendu parce qu'ils ont mal géré. Une fois que j'ai dit ça,
OK, c'est certain que, si on était capables d'avoir une façon de réduire le
fardeau fiscal des Québécois, on le ferait, mais on n'a pas les moyens de le
faire. Puis là ce qu'on était en train de faire, on est en train d'emprunter,
sur le dos de vos enfants, pour justement faire en sorte que la CAQ puisse
avoir une chance d'être réélue au prochain... à la prochaine élection. Je veux
dire, si les Québécois sont cyniques par rapport aux politiciens, c'est clair
que ce que la CAQ vient de faire va simplement encourager ça.
Journaliste
: Est-ce
que vous croyez que le déficit soit plus élevé que ce qui a été annoncé
M. Beauchemin : Jimmy Jean a
mentionné comme quoi que, dans la saison actuelle, où est ce que les agences de
notation se promènent à donner justement des décotes à travers la planète, là,
trouvait ça peu responsable de la part du gouvernement actuel d'agir comme ils
ont fait.
Journaliste
: Mais
est-ce que vous avez l'impression que le déficit va être plus élevé que prévu
ou qu'il y a un risque que les chiffres qui ont été présentés en mars ne soient
plus d'actualité?
M. Beauchemin : En mars, Girard
nous a dit que le prochain gouvernement, donc, il ne se voyait même plus déjà plus
là, le prochain gouvernement doit être sobre. Ils n'ont même pas identifié des
milliards de dollars en mesures qui va avoir à être mises en place pour
atteindre l'équilibre budgétaire. Le19307
Vérificateur général a dit que le plan de retour à l'équilibre de la CAQ est
non crédible, justement parce qu'il manque la moitié des mesures pour retourner
à l'équilibre budgétaire. Donc, une fois qu'on a tous dit ça, tout ce qui est à
faire semble être après la prochaine élection.
Journaliste : Moi, je vous
parle quand même de ce qui a été annoncé par Mme Fréchette ces derniers
jours, là. Concrètement, ça, est-ce que vous pensez que ça remet en question...
M. Beauchemin : Est-ce que
vous croyez vraiment, là, que pour une famille de quatre, 50 $ va être
suffisant? C'est 0,96 $ par semaine, c'est 0,24 $ par personne dans
une famille de quatre par semaine. Toute aide est bonne à recevoir, j'en suis
certain, mais c'est mal ciblé encore.
Journaliste : OK, mais ça
veut dire... vous avez dit, il y a un instant, que le prochain gouvernement
doit être sobre. Ça veut dire que si vous êtes le prochain gouvernement, compte
tenu de l'héritage que vous allez avoir, les Québécois ne doivent pas
s'attendre à des baisses d'impôts de tarifs.
M. Beauchemin : Les Québécois
doivent s'attendre à une bonne gestion de l'État de base.
Journaliste : Oui, mais ma
question, c'est...
M. Beauchemin : Là, est-ce
que ça va être... ça va tu vouloir dire qu'on va être capable de dégager des
breaks pour les Québécois? Je ne le sais pas. La réalité, cependant, c'est que,
si ce n'était pas de la CAQ actuelle, les PME n'auraient pas eu à payer
2,4 milliards de plus par année juste pour opérer au Québec.
Journaliste : Mais ce sera un
gouvernement libéral sobre?
M. Beauchemin : Ça va être un
gouvernement responsable qui va s'assurer de mettre en place des conditions
gagnantes pour que tous les Québécois et Québécoises aient une chance de
gagner.
Journaliste : Mais c'est vous
qui avez utilisé l'expression sobre, là, M. Beauchemin, ce n'est pas moi,
je ne l'invente pas, là.
M. Beauchemin : Non, non,
c'est ça.
Journaliste : Vous
dites : Le prochain gouvernement doit être sobre.
M. Beauchemin : Je répète les
mots d'Eric Girard, puis le prochain gouvernement n'aura pas le choix que
d'être sobre, d'avoir des bonnes mesures pour la suite des choses.
Journaliste : Oui, mais j'en
viens à cette question-là, parce que, là, c'est la mode chez tous les partis
politiques de dire : On en remet dans le portefeuille des Québécois.
Est-ce que ça veut dire que vous, vous jugez qu'à ce moment-ci, ce n'est pas le
temps d'en remettre dans le portefeuille des Québécois, c'est le temps d'en
remettre pour le déficit, là?
M. Beauchemin : Il y a
deux.... il y a deux volets de réponse à votre question. Le premier volet à
court terme, je comprends la raison du pourquoi qu'ils agissent de cette
façon-là. Est-ce que c'est la bonne chose à faire? C'est parce qu'ils ont mal
agi, ça, c'est le deuxième volet, dans le passé. Donc, un gouvernement
responsable se doit de mettre en place les conditions pour le long terme. Ça,
ça veut dire quoi? Tasser le gouvernement de l'échiquier lorsqu'il a trait à
nos entreprises de pouvoir opérer au Québec, de ne pas faire en sorte qu'elle
paie 2,4 milliards, par exemple, de trou en réglementation qui fait en
sorte que nos entreprises perdent des parts de marché à l'international, ce qui
fait en sorte qu'elles perdent des parts de marché, perdent des revenus, et
donc elles ne peuvent pas payer des meilleurs salaires, qui fait en sorte qu'il
y a moins de dividendes, moins de taxes au gouvernement. Tout ça, ça...
Journaliste : Ça veut dire
qu'en campagne électorale, on n'entendra pas le PLQ promettre, par exemple,
de...
M. Beauchemin : Je n'ai pas
la plateforme au complet.
Journaliste : ...rendre
permanent le... rendre permanent le rabais sur l'immatriculation ou d'aider les
familles avec une mesure qui... vous n'allez pas là, là?
M. Beauchemin : On va partir
sur la même ligne de départ que tout le monde. Une fois que le fameux cadre
financier du gouvernement de la CAQ va être rendu public, là, pour que tous les
partis puissent calculer leur cadre financier, au mois d'août, là, qu'ils vont
faire ça, fin juillet dans ce genre-là, à partir de ce moment-là, vous pourrez
juger. Mais le point le plus important, c'est que, là, actuellement, on a un
gouvernement qui se sert de son pouvoir actuel de dépenser pour justement faire
des promesses électoralistes sur le dos des prochaines générations. Ce qui
aurait dû être fait, ce n'est pas plutôt d'attendre et justement d'être en
campagne électorale et d'agir de cette façon-là à ce moment-là. Nous, on vous
promet mer et monde puis d'autres partis, bien, ne promettent peut-être pas mer
monde. Puis là, bien, les Québécois auraient pu juger. Les Québécois n'ont pas
le choix, ils se font... ils se font donner ce bouquet.
Journaliste : ...allez-vous
promettre mer et monde ou si vous allez être de ceux qui vont être sobres
vraiment...
M. Beauchemin : On va
promettre un gouvernement responsable qui va s'assurer de mettre en place les
conditions gagnantes pour que toute personne au Québec puisse avoir une chance
de gagner, que les conditions soient bonnes pour nos entreprises, que nos PME
puissent avoir une chance d'avoir des parts de marché qui vont grandir à
l'international pour s'assurer qu'on puisse avoir plus de marge de manœuvre. On
va croître les revenus de l'ensemble du Québec. C'est ça, notre objectif.
Journaliste : Mais est-ce
que... est-ce que vos commentaires s'appliquent à la bonification du crédit
d'impôt pour solidarité annoncée hier? Parce que c'est un peu différent, ça,
des muffins, là, ou de...
M. Beauchemin : Oui. Bien,
vous savez, dans... en période d'inflation ou en récession économique,
malheureusement, c'est toujours les mêmes personnes qui sont les plus attaquées
par les conséquences de ça, c'est-à-dire les gens démunis. Donc, le crédit à la
solidarité, c'est la façon ciblée de le faire. Donc, là-dessus, je ne peux pas
critiquer le geste envers les personnes qui en ont besoin, mais c'est la façon
de faire. C'est pour ça qu'on se tient ensemble au Québec, on se tient ensemble
justement parce qu'on est solidaires à ce niveau-là. Mais une fois que j'ai dit
ça, ce qui est important, c'est de faire croître la tarte, s'assurer qu'il y en
ait, justement, à distribuer, parce qu'on ne peut pas distribuer ce qu'on n'a
pas.
Journaliste : Ce matin, le
chef du Parti québécois nous a dit qu'ils ne se sentent pas concernés par les
conclusions du rapport du Oui Québec paru en fin de semaine. Croyez-vous qu'ils
devraient se sentir concernés?
M. Beauchemin : Bien, je vais
laisser ma collègue répondre, mais moi, je pense que la chicane 19307 semble être déjà commencé au PQ, puis le
Parti québécois ne s'est pas prononcé.
Mme Cadet : Oui,
effectivement, ce qu'on voit, encore une fois, ce sont des dissensions à
l'intérieur du mouvement souverainiste. Donc, on voit que c'est un mouvement
qui... qui crée énormément de division. Je pense qu'on va laisser les
séparatistes, donc, se démêler entre eux par rapport au rapport de Oui Québec,
mais certainement, je pense que le chef du Parti québécois devrait se sentir
concerné.
Journaliste
: Mais
est-ce qu'il y a des discours qui émanent de leaders du mouvement
souverainiste, qui, comme c'était écrit dans le rapport de Oui Québec, nuisent
au vivre-ensemble?
Mme Cadet : Je laisserai les
leaders en question... qui se sentent concernés ou non, là, on dit toujours,
donc si le chapeau vous fait, se poser... se poser les questions qui s'imposent
à la lecture, donc, de ce rapport-là. Mais donc je ne commenterai pas sur ça.
Journaliste
: ...est-ce
que le vivre-ensemble a été mis à mal au cours des huit dernières années, là,
puis que...
Mme Cadet : Écoutez, moi, je
pense que le gouvernement caquiste, puis nous, on l'a déjà dit à certains
égards, donc, a voulu diviser les Québécois dans l'ensemble. On l'a souvent
dit, donc à ce micro-ci, ou à d'autres... ou à d'autres tribunes. Ce n'est pas
l'approche libérale, nous, l'approche libérale, bien, c'est certainement une, donc,
qui veut rassembler l'ensemble des Québécois, qui veut gouverner pour tous les
Québécois. Puis, s'il y a un projet qui ne divise pas, qui ne souhaite pas
diviser la population, bien, c'est bien celui du fédéralisme.
Journaliste
: Mais vous
avez dit tout à l'heure que le Parti québécois puis PSPP devraient se sentir
concernés. Donc, quand même, c'est lui qu'on vise quand on parle du repli.
Mme Cadet : Bien, écoutez,
moi, j'ai entendu les analystes en fin de semaine, j'ai vu le dépôt du rapport.
Je pense qu'à mots couverts c'est mon analyse externe. Donc, je pense que tout
le monde peut tirer ces conclusions-là. Maintenant, il lui revient, donc, de
commenter ou non le rapport.
Journaliste
: Vous en
pensez quoi, M. Beauchemin? J'ai comme l'impression que vous avez le goût de
répondre.
Journaliste
: ...un peu
commencé, ça fait que... lâchez-vous lousse, là. On est entre nous, en plus.
M. Beauchemin : Madwa a entièrement
raison. Je pense que, là-dessus, on leur laissera porter le chapeau si leur...
le chapeau leur... leur fait bien.
Journaliste
: Et il
leur fait bien.
M. Beauchemin : C'est à vous
de juger.
Journaliste
: So how would you… How do you
see the fact that there are… there is some dissension in the independence
movement with the Oui… oui report? There is closure, vivre-ensemble is not well
received. What do you… how do you assess the situation?
Mme Cadet : I think Quebecers are used to the separatist movement being always
fighting with each other. Like, years ago, were talked… we were talking about
there's so much like «chicane» in the separatist movement. So, this is what we
see again, that this is a movement that the… that spends all of its time like
the… itself. And I don't think that this is what Quebeckers want. Quebeckers
want unity. They do not want… certainly do not want another referendum. This is
what we see. So, for us, like these are internal issues that does not… that do
not concern the vast majority of Quebeckers, who do recognize that the… that if
we talked about a movement that wants to unite everybody, it's definitely the
one about federalism.
Journaliste
: So, we're far from a «révolution tranquille» 2.0?
Mme Cadet : No, no, we're definitely far from… from that. Like, this is not…
this is not what we see. Like, Quebeckers, at this point, they've mentioned
what are their priorities, and their priorities are health care, is education.
So, if we talked about a «révolution tranquille» 2.0, like, it will always be
on public services, because this is what we see. And this is what la CAQ has
provided as an environment in the last eight years, like, it's been… our
infrastructure is going down. It's been health care, access to health care
diminishing, has been access to good schooling that's been diminishing. So,
these are the true pillars of what would be qualified as a «révolution
tranquille» 2.0 and not what we've seen this weekend.
Journaliste
: Are you willing to cooperate if the Government tables
a bill about energy drinks to…
Mme Cadet : Well, even more, because this is what we've been asking for, even
for… for quite a while now. Like, you've probably heard my colleague Enrico
Ciccone talking about this, our leader Charles Milliard, as well, has publicly
pronounced himself in favor of this ban. So, we… we're very, very late in the
legislature. I think that's… like, I could have… pronounced themselves… we
could have worked on the bill way before what we hear right now, like the
rumors that we hear right now. But, of course, at this point, we're not going
to stop this, because we do think that this is a priority.
Journaliste
: It could be done with such a short time frame?
Mme Cadet : If there's the consensus of all parties, from our rules, that… it
can be done… definitely going to be… make sure to push it.
Journaliste
: Mr. Beauchemin, on the cost-of-living measures announced by the
Premier, how do you describe them in their link to the upcoming election?
M. Beauchemin : How do I described it to their…
Journaliste
: How do you describe the measures and their link to the upcoming
election?
M. Beauchemin : It's a…directly tied to the desire of Christine Fréchette to be
re-elected, as simple as that. There is no other way to look at this. She is
using the same old tricks that François Legault used, which is borrow forward
money from our next generation in
order to spend it today in order to win the votes. That's the methodology that
the CAQ has been using unfortunately.
Journaliste
: What should she have announced then to help out Quebeckers
financially?
M. Beauchemin : What they should have done is not do what they've done for the last
eight years, which is add so much red tape in bureaucracy to Québec's economy
that… It's not me that's just saying it, it's the Fédération
canadienne des entreprises indépendantes. FCEI, is saying that the CAQ added $2.4 billion per year in red tape for all of our 278,000
small and medium-sized businesses in Québec. Had that not been there, our
businesses would be more competitive. They would be winning market share. They
would be growing revenue. They would have better salaries. Buying, purchasing
power parity would be improved for Quebeckers. That's the issue. The CAQ is not
managing Québec well. And that's the reason why right now we are suffering, we
are… our buying power is diminished.
Journaliste
: What did you think of the leaked email from Eric Girard?
M. Beauchemin : Well, that's… you're pointing towards it's leaked by him. But I
don't know if it is, but it is…
Journaliste
: I don't mean that, I just meant his email.
M. Beauchemin : …well, yes. You know, obviously it's a sign that something is not
well within the CAQ. You know, unfortunately, when one is actually writing to
her… his superior and that email gets leaked into the media, it's because
somebody within the CAQ has an agenda. And the agenda appears to be that they
don't want the CAQ to go forward with these measures or, you know, to hurt the
CAQ obviously. So, my perspective on this is that these… these gestures by the
CAQ Government are not well thought of. They're not focused on the people that
really would require them, a, and b, it's interesting to see that, you know,
within two weeks Girard has gone saying one thing and has turned
180 degrees and said the total opposite the next day. It's
unfortunate.
Merci.
(Fin à 11 h 49)