Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Treize heures)
Mme Blanchette Vézina : Alors,
aujourd'hui, vous aurez vu au feuilleton qu'on va... compte déposer, donc,
cette semaine, et rapidement cette semaine, le projet de loi modifiant la loi...
la Loi électorale aux fins de protéger de manière permanente les
circonscriptions de Gaspé et de Bonaventure. Sans vous révéler le contenu, vous
comprendrez que, dans le titre, il y a déjà nos grandes orientations, donc,
statut d'exception, comme la Cour suprême l'a mentionné. On s'en tient à ce qui
est permis par le législateur au strict minimum, selon aussi ce que la Cour
mentionnait lors de son dernier jugement. Alors, on espère, et j'ai envoyé un
courriel en ce sens là à tous les parlementaires, on espère une collaboration
de leur part pour qu'un projet de loi comme celui-ci puisse être adopté de
manière régulière, donc, dans le calendrier régulier, sans utiliser de motion
pour accélérer ou enlever des débats aux parlementaires, mais de manière à ce
que ce projet de loi là puisse être adopté rapidement avant la fin de la
session parlementaire, donc ça vient très vite.
Autre sujet d'importance, et je voyais, il
y a quelques instants, là, la présidente du Conseil du trésor à réagir aux
dépenses de la première ministre, il y avait ce matin un article important sur
des dépassements de 100... 126 millions encore sur un projet informatique. Un
autre fiasco dans le domaine de l'informatique pour le gouvernement, des
dépenses de la Première ministre et elle-même qui mentionne qu'elle fait une
chasse aux sorcières pour trouver les sources de gens qui de manière très
transparente, fournissent de l'information aux journalistes pour que les
Québécois, les Québécoises sachent ce qu'il en est réellement. Alors, elle fait
une chasse aux sorcières plutôt que de s'armer d'énergie pour trouver pourquoi
le gouvernement a des dépassements de coûts comme ceux-là.
Nous, on l'encourage plutôt à revoir à
l'interne si elle a des congédiements à faire. Ce n'est pas à ceux qui sont des
lanceurs d'alerte, comme elle l'a fait avec Gilles Bélanger, qu'elle doit
s'attaquer, c'est plutôt à ceux qui gèrent mal l'argent des Québécois. Alors,
elle devrait mettre son énergie à cet endroit-là.
M. Duhaime (Éric) : Bonjour à
tous. Donc, oui, on veut, effectivement, c'est très préoccupant ce qui se passe
à l'heure actuelle. On a un gouvernement, hier, qui s'attaque à une source qui
aurait coulé un courriel entre le ministre des Finances et la première
ministre, et ça, c'est grave, et ça, ça nécessite une enquête, mais pas
d'enquête pour le fait qu'on a multiplié par sept les dépenses sur un autre
fiasco informatique du gouvernement qui est passé de 18 à 126 millions. Il
y a des questions très préoccupantes par rapport à cet autre fiasco
informatique de la CAQ, et, malheureusement, ce n'est pas la priorité de la
nouvelle première ministre. La priorité, c'est de bien paraître, c'est de s'assurer
que si quelqu'un parle à l'interne, on lui tape sur les doigts comme il faut ou
on le congédie. C'est très préoccupant.
Moi, ce que je veux qu'on congédie, c'est
les gens qui, justement, gèrent mal l'argent des contribuables, dilapide des
centaines de millions, comme on l'a vu avec SAAQclic, comme si on n'avait rien
appris des erreurs du passé. Et quand on dit que François Legault et Christine
Fréchette, c'est du pareil au même, bien, on en a un autre exemple, deux jours
consécutifs, hein? Une journée, elle distribue des bonbons avec de l'argent
qu'elle n'a pas plutôt que de couper la taxe carbone qui aurait un impact réel
puis qui n'affecterait pas les finances publiques du Québec. Puis le lendemain,
elle est là pour dire qu'un fiasco informatique, là, ça ne nécessite pas une
enquête, mais qu'une source dans son parti qui aurait coulé un courriel, ça, ça
nécessite une enquête. Puis je veux juste rappeler que ce courriel-là, là, il
ne divulguait pas des secrets d'État, il divulguait ce que tous les Québécois
pensent, que Mme Fréchette dépense beaucoup trop. Elle a dépensé
336 millions de dollars en 42 jours. À un moment donné, il faut
que ça arrête. Et je pense que le ministre des Finances l'a juste rappelé à
l'ordre puis il a juste fait preuve de gros bon sens. Sur ce, ça va me faire
plaisir de répondre maintenant à vos questions.
Journaliste : Vous allez vous
présenter dans Bellechasse.
M. Duhaime (Éric) : Oui.
Journaliste
: Ça va
être annoncé officiellement.
M. Duhaime (Éric) : Demain.
Vous êtes le premier à dénoncer quand quelqu'un est parachuté dans un comté.
Là, vous vous autoparachutez dans Bellechasse?
M. Duhaime (Éric) : Bien, il
y a plusieurs raisons pour ça. D'abord, les chefs de parti, vous savez comme
moi qu'il n'y a aucun des chefs actuels, hein, qui habitaient dans sa
circonscription quand il a été élu. Donc, je ne suis pas le premier, là, je
suis plutôt la règle plutôt que l'exception. Cela étant dit, je l'ai dit
souvent, je vous l'ai répété depuis plusieurs semaines, je veux représenter un
comté de la ruralité au Québec, une réalité qui est beaucoup trop oubliée par
nos politiciens, par la classe politique montréalaise. Je pense que c'est
important que ce Québec-là ait aussi sa voix forte à l'Assemblée nationale. La
circonscription de Bellechasse, c'est une des circonscriptions justement où
j'ai senti, en rencontrant plusieurs personnes au cours des dernières semaines,
qu'il y a une volonté de se faire entendre, d'être plus visible, plus bruyant.
Et je pense que l'arrivée d'un chef, pour eux, est vue comme quelque chose de
très positif. Ça fait plusieurs années qu'ils sont abandonnés, ils ont une
députée qui les a complètement abandonnés, alors que le parti pour lequel ils
avaient voté les a reniés, a renié ses engagements par rapport au troisième
lien. Je pense que ça a été un symbole fort qui explique le début de la fin
pour la Coalition avenir Québec, puis je pense que symboliquement aussi, il n'y
a pas meilleur endroit pour le Parti conservateur pour présenter son chef.
Journaliste : Mais, en tout
respect, qu'est-ce que vous connaissez de la ruralité?
M. Duhaime (Éric) : Bien, je
pense que, tu sais, quand on est en... je veux justement déménager, je veux
m'imbiber de leurs réalités. Et, vous savez, c'est... allez demander aux gens
de l'industrie forestière comment ils ont apprécié le discours du Parti
conservateur du Québec la semaine dernière par rapport au discours des autres
chefs, allez parler aux agriculteurs de ce qu'ils pensent de notre plateforme
par rapport aux autres partis, vous allez voir que le Parti conservateur, c'est
effectivement le parti des régions et on compte le démontrer symboliquement
avec un chef qui est élu dans une circonscription où, en passant, il n'y a pas
de ville centre, hein? Si vous allez dans Bellechasse, vous allez voir qu'il y
a une trentaine de municipalités, il n'y a pas vraiment une municipalité plus
importante que l'autre, c'est vraiment le Québec rural, et c'est celui qu'on
veut représenter fièrement à l'Assemblée nationale.
Journaliste : Il y a quand
même de la stratégie, là, là-dedans, ce n'est pas 100 % pour représenter
la ruralité. Il y a aussi... ça rentre dans l'équation, j'imagine, là, un...
stratégique quand même.
M. Duhaime (Éric) : Bien,
c'est clair que, quand un chef se présente pour un parti, il ne s'en va pas
dans la 125 ᵉ circonscription en termes de popularité, là, il faut être
très honnête. Bellechasse, c'est la troisième circonscription la plus populaire
pour le Parti conservateur du Québec. C'est évident que cet élément-là doit
être pris en considération. C'est évident qu'un chef ne peut pas, vous le savez
mieux que moi, faire campagne tous les jours durant l'élection, faire du
porte-à-porte systématiquement dans sa circonscription, il y a 124 autres
circonscriptions à parcourir. Donc, c'est normal qu'on prenne une
circonscription où il y a un terreau un peu plus fertile, et c'est le cas dans
Bellechasse.
Journaliste : Mais vous aviez
déjà essayé Chauveau. Pourquoi vous ne vous accrochez pas à un comté comme
Chauveau en disant : Je me représente là jusqu'à ce que ça marche? Tu
sais, il y a quand même un fond conservateur dans Chauveau aussi, là.
M. Duhaime (Éric) : Comme je
vous ai dit, je pense que la ruralité est importante. Chauveau, c'est plus un
comté, on va se le dire, de banlieue de Québec, là. Quand j'ai été dans
Arthabaska, j'ai beaucoup apprécié faire de la politique dans la partie rurale.
D'ailleurs, vous savez qu'on a remporté toutes les... la partie la plus rurale
de la circonscription. C'est à Victoriaville où les péquistes sont allés
chercher leur majorité. Et je l'avais mentionné à cette époque-là, que je
voulais continuer à faire de la politique pour et dans la ruralité, et c'est ce
que je vais faire dans les prochains mois.
Journaliste : Mais vous
m'avez déjà dit qu'une des raisons pour laquelle vous voulez vous présenter
dans une... dans un secteur rural, c'est parce qu'en ville, dans les milieux
urbains, ça ne collait pas, le Parti conservateur.
M. Duhaime (Éric) : Mais ce
que je viens de dire, c'est que...
Journaliste : Vous donniez
l'exemple de Chicoutimi, vous donniez l'exemple d'Arthabaska.
M. Duhaime (Éric) : Mais,
dans Chicoutimi, on a quand même triplé nos votes. Je vous rappellerai, le
23 février dernier, on est passé de 8 à 26 %. Donc je pense qu'il y a
aussi de l'espace dans des zones plus urbanisées pour un discours conservateur.
Cela étant dit, comme je viens de le mentionner, c'est clair que Bellechasse,
c'est une circonscription qui a un terreau beaucoup plus fertile pour le Parti
conservateur du Québec. Ce n'est pas étranger au fait que j'annoncerai demain
ma candidature dans Bellechasse.
Journaliste
: Mais vous
parlez d'y déménager, c'est un engagement?
M. Duhaime (Éric) : Oui, si
je suis élu, je vais représenter les gens, puis je veux vivre avec eux. Je
pense que c'est la moindre des choses, c'est important. Puis, tu sais,
Bellechasse, Bellechasse, c'est quand même une circonscription qui n'est pas si
loin que ça de l'Assemblée nationale. Donc, ça se voyage bien entre l'Assemblée
nationale et Bellechasse, ça se voyagerait encore mieux si on avait un
troisième lien, mais là, ça, c'est un autre débat. Mais je pense que... C'est
ça, je m'engage à déménager là-bas, puis même je vais le faire dans les
prochaines semaines. Parce que, vous comprenez, pour faire campagne, il va
falloir que j'aie un pied-à-terre dans la circonscription, là. Ça fait que je
vais, au cours des prochains jours, me trouver un pied-à-terre dans la circonscription.
Journaliste
: Louer ou
acheter? Vous avez l'intention d'être propriétaire...
M. Duhaime (Éric) : Bien là,
je vais rassembler par louer puis connaître bien la circonscription pour savoir
dans quel coin, j'ai plus le goût de m'établir de façon un peu plus permanente.
Mais, à court terme, je vais, oui, je vais être locataire.
Journaliste
: Donc,
vous connaissez... vous reconnaissez que vous ne connaissez pas très bien le
comté de Bellechasse.
M. Duhaime (Éric) : Écoutez,
ce que je reconnais, là, c'est que, puis c'est normal, là...
Journaliste
: Non, mais
vous le dites vous-même, vous venez de le dire.
M. Duhaime (Éric) : Oui, mais
ce que je dis, là, c'est que je ne suis pas différent des autres chefs à ce
niveau-là. Pauline Marois a changé quatre fois de circonscription; François
Legault, je ne sais pas combien de fois; Robert Bourassa aussi, trois, quatre
fois. Les chefs de parti au Québec, même. Philippe Couillard, rappelez-vous,
hein, c'est même dans des régions totalement différentes. Je pense que c'est
normal que les chefs aillent dans des circonscriptions où ils sont bienvenus.
Puis c'est pour ça que ça a pris du temps, vous le savez, ça fait des semaines
que vous me questionner pour savoir où je veux aller. J'ai fait un travail
sérieux. J'ai rencontré les intervenants locaux. Je ne voulais pas être
parachuté. Je voulais m'assurer que les gens localement avaient envie que je
sois candidat. J'ai consulté évidemment nos militants qui étaient importants
dans l'équation. J'ai rencontré la majorité des élus locaux aussi. J'ai
rencontré des gens d'affaires, j'ai rencontré des citoyens. Donc, j'ai fait le
tour de la circonscription trois fois plutôt qu'une, et j'en suis arrivé à la
conclusion que c'était la circonscription qui avait le plus d'appétit pour
avoir un chef à l'Assemblée nationale.
Journaliste
: Est-ce
que vos échanges avec le DGE, concernant vos dépenses électorales dans
Arthabaska, sont terminés?
M. Duhaime (Éric) : Qu'est-ce
que... Qu'est-ce que vous voulez dire? D'abord, le DGE ne nous a jamais... n'a
jamais enquêté, puis ne nous a jamais appelé au sujet des plaintes péquistes,
là. Le PQ a appelé les journalistes, mais nous, le DG ne nous a jamais appelés.
Journaliste
: Mais ce
que je veux dire, c'est plus... Vous avez dit, la semaine dernière, qu'il y
avait des vérifications puis des échanges qui sont... qui sont... Vous êtes
dans dans une... Vous avez des échanges avec le DGE concernant vos dépenses
électorales. Je veux juste savoir, est-ce que ça, c'est terminé.
M. Duhaime (Éric) : À chaque
fois qu'il y a une élection générale ou une élection partielle, on envoie un
rapport, puis le DGE l'épluche, puis, des fois, il veut avoir des adresses ou
il veut avoir un une précision ou une facture, d'être plus détaillée. Il y a
toujours, toujours des mises à jour qui sont faites. Ce que je vous...
Journaliste
: Est-ce
que c'est complet?
M. Duhaime (Éric) : Ça, il
faudrait demander au DGE, parce que ce n'est pas nous qui contrôlons ça, c'est
eux. C'est complet quand eux décident que c'est complet. Ce n'est pas nous
autres qui décidons de...
Journaliste
: Donc, ils
ne vous ont pas dit qu'ils avaient terminé de vérifier votre... vos dépenses.
M. Duhaime (Éric) : Ils ne
nous ont même pas dit qu'ils avaient reçu une plainte du PQ puis ils ne nous
ont pas dit non plus qu'ils enquêtaient à ce sujet-là.
Journaliste
: Non, non,
non, mais vous, vous avez dit qu'il y avait des échanges concernant vos
dépenses...
M. Duhaime (Éric) : Non, mais
il y en a toujours eu. Tu sais, à la suite de l'élection, ils nous ont demandé
des papiers, tu sais, pour... comme ils font à toutes, toutes, toutes les
campagnes électorales. Il n'y a rien d'exceptionnel qui s'est passé
d'Arthabaska par rapport aux autres élections.
Journaliste
: Quelle
est la priorité numéro un dans le comté de Bellechasse, à votre avis?
M. Duhaime (Éric) : Bien, je
pense que c'est comme partout au Québec, hein, les gens ont de la misère à
payer l'épicerie, les gens de la misère à renouveler leur hypothèque, les gens
tirent le diable par la queue. Ils sont très déçus de voir que tout ce que la
première ministre a à offrir, c'est de baisser les taxes sur le papier de
toilette puis les pinottes salées, là.
Journaliste
: ...mais
vous le dites vous-même, c'est général, moi, je vous parle, dans le comté de Bellechasse.
M. Duhaime (Éric) : OK, des
enjeux plus locaux. Bien, c'est sûr que l'agriculture, c'est un enjeu
important, c'est un... c'est un comté rural, je viens de le dire, l'industrie
forestière aussi, c'est beaucoup de forêts privées dans ce coin-là. Donc, c'est
un enjeu, effectivement, qui est très important. Mais l'enjeu numéro un, puis
on l'a sondé, là, contrairement à toutes les autres circonscriptions où,
normalement, c'est soit la santé ou le coût de la vie, dans la circonscription
de Bellechasse, le troisième lien apparaît comme l'enjeu central. Et ça, c'est
le seul comté. Des 125, il y a un comté au Québec où la population, son enjeu
numéro un, c'est le troisième lien. C'est la population qui a été le plus
insultée par la trahison de la CAQ. Et c'est là où je pense que la CAQ va payer
le plus cher, le fait d'avoir roulé le monde dans la farine puis le fait
d'avoir envoyé Geneviève Guilbault avec des cartables vides, là, pour leur
faire croire qu'ils ne pouvaient pas tenir leurs promesses.
Je pense que c'est... ça, c'est peut-être
ce qui caractérise le comté de Bellechasse. Il faut que vous sachiez que le
projet qu'on propose, hein, le troisième lien à l'est, il part de l'île
d'Orléans puis il s'en va à Beaumont, dans le comté de Bellechasse.
Journaliste
: Il n'y a
personne qui vous a parlé de ce qu'on appelle le désert des services sociaux
dans Bellechasse?
M. Duhaime (Éric) : C'est sûr
qu'il y a... il y a beaucoup de problèmes au niveau des services publics. C'est
sûr qu'il y a des villes autour qui, justement, essaient d'attirer les services
qui sont offerts dans leur circonscription, oui, ça aussi, c'est un enjeu.
Particulièrement dans les Etchemin aussi, hein? Parce qu'on l'oublie, là, Bellechasse,
ce n'est pas juste la MRC de Bellechasse, mais c'est aussi la MRC des Etchemins
qui, elle, est dans une situation encore plus complexe parce qu'il y a une
partie même de la MRC qui fait partie de Beauce-Sud, et donc c'est une MRC qui
se sent encore plus oubliée puis encore plus abandonnée.
Journaliste
: Sur la
carte électorale, là, vous arrivez avec une nouvelle proposition,
Mme Blanchette-Vézina, qu'est ce que vous faites de celle qui est déjà sur
la table?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
écoutez, je l'ai dénoncé à plusieurs reprises, là, que les parlementaires négocient
en vase clos une carte électorale, d'ailleurs, le DGE a indiqué que ce n'était
pas la bonne procédure, puis je serais... je serais très surprise que ce projet
de loi passe le test des tribunaux, là, en toute franchise, et en plus de
l'adopter en catimini, sans débat public. Pour moi, c'est inacceptable, et ça
ne règle même pas le problème de la Gaspésie. C'est à dire, oui, ils mettent en
place un comité, d'ailleurs, c'est prévu dans le projet de loi qu'on va
déposer, un comité qui va revoir les critères objectifs. Ça, j'en suis.
Et d'ailleurs, on reprend exactement la
même chose dans le projet de loi, mais pour ce qui est de la question de la
protection de la Gaspésie, là, les partis ont négocié une similiprotection en
disant : On va aller vers la carte de 2022, un peu de cartes de 2026, on
va peinturer ça selon nos couleurs, c'est ça qui s'est passé. Pour garder le
comté... les comtés de la Gaspésie là, bien, ça va prendre une protection pour Anjou—Louis-Riel,
à Montréal. Puis regardez la carte, là, qui est élue dans... près d'Anjou—Louis-Riel,
bien, vous allez voir qu'il y a le Parti québécois qui a intérêt à ce que la
carte soit revue pour que le comté demeure. Il y a aussi le Parti libéral, puis
QS, qui nous dit qu'il faut protéger le poids politique du poids politique de
la... pas de la Gaspésie, de Montréal, en contrepartie de protéger la Gaspésie.
Alors qu'unanimement, tous les partis ont
convenu que c'est la Gaspésie et les régions du Québec qui ont un déficit de
démocratie dans la représentation. Alors, le projet de loi, moi, j'en...
j'espère sincèrement que les partis politiques vont protéger, vont respecter
l'engagement de la motion qui a été adoptée à l'unanimité il y a quelques mois,
quelques années, et donc aller vers un projet de loi qui est limité, en termes
d'intervention, à ce qui est possible de le faire, tel que la Cour nous l'a
dit, puis qu'ils ne feront pas de magouillage, puis vouloir adopter un projet
de loi dans lequel on joue... on joue sur une carte électorale alors que ce n'est
pas notre rôle et qu'en plus, est-ce que ça ne va pas assez, le test des
tribunaux? Ça, c'est une autre question à laquelle je n'ai pas de réponse.
Journaliste
: Mais il y
avait déjà un enjeu de temps à ce moment-là, il y a deux ou trois semaines, je
crois, arriver avec une nouvelle proposition et ne pas faire front commun, vous
ne trouvez pas que c'est la meilleure façon que rien ne soit adopté puis
qu'elle ne soit pas protégée, la Gaspésie?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
écoutez, le projet de loi peut être appelé par le gouvernement, ces très courts
articles qui protègent exactement... selon l'intention des parlementaires, qui
protègent les deux comtés de la Gaspésie. Ça peut aller très vite s'il y a de
la volonté de la part des partis politiques à réellement protéger la Gaspésie,
ce que je doute, sincèrement, parce que ce qui est proposé par la CAQ et... et
soutenue par l'ensemble des parlementaires, c'est surtout une protection de
leurs intérêts à Montréal. C'est beaucoup plus ça qui est dans leur projet de
loi.
Nous, on a fait un projet de loi qui
protège réellement la Gaspésie. Et s'ils veulent l'adopter, ils n'ont pas
poursuivi les travaux sur leur projet de loi, là, ils peuvent prendre ce projet
de loi là, l'adopter de manière rapide, avec des consultations, processus
réguliers. D'ailleurs, je pense qu'ils souhaitent déposer d'autres projets de
loi, là, cette semaine, qu'ils pensent pouvoir adopter rapidement. Bien, il en
est de même de ce projet de loi. Ça protège réellement les comtés de la
Gaspésie et ça crée un processus pour revoir les critères objectifs. Ce dont
nous avons besoin.
Des voix : Merci.
(Fin à 13 h 16)