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Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Tuesday, May 26, 2026, 13 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Treize heures)

Mme Blanchette Vézina : Alors, aujourd'hui, vous aurez vu au feuilleton qu'on va... compte déposer, donc, cette semaine, et rapidement cette semaine, le projet de loi modifiant la loi... la Loi électorale aux fins de protéger de manière permanente les circonscriptions de Gaspé et de Bonaventure. Sans vous révéler le contenu, vous comprendrez que, dans le titre, il y a déjà nos grandes orientations, donc, statut d'exception, comme la Cour suprême l'a mentionné. On s'en tient à ce qui est permis par le législateur au strict minimum, selon aussi ce que la Cour mentionnait lors de son dernier jugement. Alors, on espère, et j'ai envoyé un courriel en ce sens là à tous les parlementaires, on espère une collaboration de leur part pour qu'un projet de loi comme celui-ci puisse être adopté de manière régulière, donc, dans le calendrier régulier, sans utiliser de motion pour accélérer ou enlever des débats aux parlementaires, mais de manière à ce que ce projet de loi là puisse être adopté rapidement avant la fin de la session parlementaire, donc ça vient très vite.

Autre sujet d'importance, et je voyais, il y a quelques instants, là, la présidente du Conseil du trésor à réagir aux dépenses de la première ministre, il y avait ce matin un article important sur des dépassements de 100... 126 millions encore sur un projet informatique. Un autre fiasco dans le domaine de l'informatique pour le gouvernement, des dépenses de la Première ministre et elle-même qui mentionne qu'elle fait une chasse aux sorcières pour trouver les sources de gens qui de manière très transparente, fournissent de l'information aux journalistes pour que les Québécois, les Québécoises sachent ce qu'il en est réellement. Alors, elle fait une chasse aux sorcières plutôt que de s'armer d'énergie pour trouver pourquoi le gouvernement a des dépassements de coûts comme ceux-là.

Nous, on l'encourage plutôt à revoir à l'interne si elle a des congédiements à faire. Ce n'est pas à ceux qui sont des lanceurs d'alerte, comme elle l'a fait avec Gilles Bélanger, qu'elle doit s'attaquer, c'est plutôt à ceux qui gèrent mal l'argent des Québécois. Alors, elle devrait mettre son énergie à cet endroit-là.

M. Duhaime (Éric) : Bonjour à tous. Donc, oui, on veut, effectivement, c'est très préoccupant ce qui se passe à l'heure actuelle. On a un gouvernement, hier, qui s'attaque à une source qui aurait coulé un courriel entre le ministre des Finances et la première ministre, et ça, c'est grave, et ça, ça nécessite une enquête, mais pas d'enquête pour le fait qu'on a multiplié par sept les dépenses sur un autre fiasco informatique du gouvernement qui est passé de 18 à 126 millions. Il y a des questions très préoccupantes par rapport à cet autre fiasco informatique de la CAQ, et, malheureusement, ce n'est pas la priorité de la nouvelle première ministre. La priorité, c'est de bien paraître, c'est de s'assurer que si quelqu'un parle à l'interne, on lui tape sur les doigts comme il faut ou on le congédie. C'est très préoccupant.

Moi, ce que je veux qu'on congédie, c'est les gens qui, justement, gèrent mal l'argent des contribuables, dilapide des centaines de millions, comme on l'a vu avec SAAQclic, comme si on n'avait rien appris des erreurs du passé. Et quand on dit que François Legault et Christine Fréchette, c'est du pareil au même, bien, on en a un autre exemple, deux jours consécutifs, hein? Une journée, elle distribue des bonbons avec de l'argent qu'elle n'a pas plutôt que de couper la taxe carbone qui aurait un impact réel puis qui n'affecterait pas les finances publiques du Québec. Puis le lendemain, elle est là pour dire qu'un fiasco informatique, là, ça ne nécessite pas une enquête, mais qu'une source dans son parti qui aurait coulé un courriel, ça, ça nécessite une enquête. Puis je veux juste rappeler que ce courriel-là, là, il ne divulguait pas des secrets d'État, il divulguait ce que tous les Québécois pensent, que Mme Fréchette dépense beaucoup trop. Elle a dépensé 336 millions de dollars en 42 jours. À un moment donné, il faut que ça arrête. Et je pense que le ministre des Finances l'a juste rappelé à l'ordre puis il a juste fait preuve de gros bon sens. Sur ce, ça va me faire plaisir de répondre maintenant à vos questions.

Journaliste : Vous allez vous présenter dans Bellechasse.

M. Duhaime (Éric) : Oui.

Journaliste : Ça va être annoncé officiellement.

M. Duhaime (Éric) : Demain. Vous êtes le premier à dénoncer quand quelqu'un est parachuté dans un comté. Là, vous vous autoparachutez dans Bellechasse?

M. Duhaime (Éric) : Bien, il y a plusieurs raisons pour ça. D'abord, les chefs de parti, vous savez comme moi qu'il n'y a aucun des chefs actuels, hein, qui habitaient dans sa circonscription quand il a été élu. Donc, je ne suis pas le premier, là, je suis plutôt la règle plutôt que l'exception. Cela étant dit, je l'ai dit souvent, je vous l'ai répété depuis plusieurs semaines, je veux représenter un comté de la ruralité au Québec, une réalité qui est beaucoup trop oubliée par nos politiciens, par la classe politique montréalaise. Je pense que c'est important que ce Québec-là ait aussi sa voix forte à l'Assemblée nationale. La circonscription de Bellechasse, c'est une des circonscriptions justement où j'ai senti, en rencontrant plusieurs personnes au cours des dernières semaines, qu'il y a une volonté de se faire entendre, d'être plus visible, plus bruyant. Et je pense que l'arrivée d'un chef, pour eux, est vue comme quelque chose de très positif. Ça fait plusieurs années qu'ils sont abandonnés, ils ont une députée qui les a complètement abandonnés, alors que le parti pour lequel ils avaient voté les a reniés, a renié ses engagements par rapport au troisième lien. Je pense que ça a été un symbole fort qui explique le début de la fin pour la Coalition avenir Québec, puis je pense que symboliquement aussi, il n'y a pas meilleur endroit pour le Parti conservateur pour présenter son chef.

Journaliste : Mais, en tout respect, qu'est-ce que vous connaissez de la ruralité?

M. Duhaime (Éric) : Bien, je pense que, tu sais, quand on est en... je veux justement déménager, je veux m'imbiber de leurs réalités. Et, vous savez, c'est... allez demander aux gens de l'industrie forestière comment ils ont apprécié le discours du Parti conservateur du Québec la semaine dernière par rapport au discours des autres chefs, allez parler aux agriculteurs de ce qu'ils pensent de notre plateforme par rapport aux autres partis, vous allez voir que le Parti conservateur, c'est effectivement le parti des régions et on compte le démontrer symboliquement avec un chef qui est élu dans une circonscription où, en passant, il n'y a pas de ville centre, hein? Si vous allez dans Bellechasse, vous allez voir qu'il y a une trentaine de municipalités, il n'y a pas vraiment une municipalité plus importante que l'autre, c'est vraiment le Québec rural, et c'est celui qu'on veut représenter fièrement à l'Assemblée nationale.

Journaliste : Il y a quand même de la stratégie, là, là-dedans, ce n'est pas 100 % pour représenter la ruralité. Il y a aussi... ça rentre dans l'équation, j'imagine, là, un... stratégique quand même.

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est clair que, quand un chef se présente pour un parti, il ne s'en va pas dans la 125 ᵉ circonscription en termes de popularité, là, il faut être très honnête. Bellechasse, c'est la troisième circonscription la plus populaire pour le Parti conservateur du Québec. C'est évident que cet élément-là doit être pris en considération. C'est évident qu'un chef ne peut pas, vous le savez mieux que moi, faire campagne tous les jours durant l'élection, faire du porte-à-porte systématiquement dans sa circonscription, il y a 124 autres circonscriptions à parcourir. Donc, c'est normal qu'on prenne une circonscription où il y a un terreau un peu plus fertile, et c'est le cas dans Bellechasse.

Journaliste : Mais vous aviez déjà essayé Chauveau. Pourquoi vous ne vous accrochez pas à un comté comme Chauveau en disant : Je me représente là jusqu'à ce que ça marche? Tu sais, il y a quand même un fond conservateur dans Chauveau aussi, là.

M. Duhaime (Éric) : Comme je vous ai dit, je pense que la ruralité est importante. Chauveau, c'est plus un comté, on va se le dire, de banlieue de Québec, là. Quand j'ai été dans Arthabaska, j'ai beaucoup apprécié faire de la politique dans la partie rurale. D'ailleurs, vous savez qu'on a remporté toutes les... la partie la plus rurale de la circonscription. C'est à Victoriaville où les péquistes sont allés chercher leur majorité. Et je l'avais mentionné à cette époque-là, que je voulais continuer à faire de la politique pour et dans la ruralité, et c'est ce que je vais faire dans les prochains mois.

Journaliste : Mais vous m'avez déjà dit qu'une des raisons pour laquelle vous voulez vous présenter dans une... dans un secteur rural, c'est parce qu'en ville, dans les milieux urbains, ça ne collait pas, le Parti conservateur.

M. Duhaime (Éric) : Mais ce que je viens de dire, c'est que...

Journaliste : Vous donniez l'exemple de Chicoutimi, vous donniez l'exemple d'Arthabaska.

M. Duhaime (Éric) : Mais, dans Chicoutimi, on a quand même triplé nos votes. Je vous rappellerai, le 23 février dernier, on est passé de 8 à 26 %. Donc je pense qu'il y a aussi de l'espace dans des zones plus urbanisées pour un discours conservateur. Cela étant dit, comme je viens de le mentionner, c'est clair que Bellechasse, c'est une circonscription qui a un terreau beaucoup plus fertile pour le Parti conservateur du Québec. Ce n'est pas étranger au fait que j'annoncerai demain ma candidature dans Bellechasse.

Journaliste : Mais vous parlez d'y déménager, c'est un engagement?

M. Duhaime (Éric) : Oui, si je suis élu, je vais représenter les gens, puis je veux vivre avec eux. Je pense que c'est la moindre des choses, c'est important. Puis, tu sais, Bellechasse, Bellechasse, c'est quand même une circonscription qui n'est pas si loin que ça de l'Assemblée nationale. Donc, ça se voyage bien entre l'Assemblée nationale et Bellechasse, ça se voyagerait encore mieux si on avait un troisième lien, mais là, ça, c'est un autre débat. Mais je pense que... C'est ça, je m'engage à déménager là-bas, puis même je vais le faire dans les prochaines semaines. Parce que, vous comprenez, pour faire campagne, il va falloir que j'aie un pied-à-terre dans la circonscription, là. Ça fait que je vais, au cours des prochains jours, me trouver un pied-à-terre dans la circonscription.

Journaliste : Louer ou acheter? Vous avez l'intention d'être propriétaire...

M. Duhaime (Éric) : Bien là, je vais rassembler par louer puis connaître bien la circonscription pour savoir dans quel coin, j'ai plus le goût de m'établir de façon un peu plus permanente. Mais, à court terme, je vais, oui, je vais être locataire. 

Journaliste : Donc, vous connaissez... vous reconnaissez que vous ne connaissez pas très bien le comté de Bellechasse.

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, ce que je reconnais, là, c'est que, puis c'est normal, là...

Journaliste : Non, mais vous le dites vous-même, vous venez de le dire. 

M. Duhaime (Éric) : Oui, mais ce que je dis, là, c'est que je ne suis pas différent des autres chefs à ce niveau-là. Pauline Marois a changé quatre fois de circonscription; François Legault, je ne sais pas combien de fois; Robert Bourassa aussi, trois, quatre fois. Les chefs de parti au Québec, même. Philippe Couillard, rappelez-vous, hein, c'est même dans des régions totalement différentes. Je pense que c'est normal que les chefs aillent dans des circonscriptions où ils sont bienvenus. Puis c'est pour ça que ça a pris du temps, vous le savez, ça fait des semaines que vous me questionner pour savoir où je veux aller. J'ai fait un travail sérieux. J'ai rencontré les intervenants locaux. Je ne voulais pas être parachuté. Je voulais m'assurer que les gens localement avaient envie que je sois candidat. J'ai consulté évidemment nos militants qui étaient importants dans l'équation. J'ai rencontré la majorité des élus locaux aussi. J'ai rencontré des gens d'affaires, j'ai rencontré des citoyens. Donc, j'ai fait le tour de la circonscription trois fois plutôt qu'une, et j'en suis arrivé à la conclusion que c'était la circonscription qui avait le plus d'appétit pour avoir un chef à l'Assemblée nationale.

Journaliste : Est-ce que vos échanges avec le DGE, concernant vos dépenses électorales dans Arthabaska, sont terminés?

M. Duhaime (Éric) : Qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous voulez dire? D'abord, le DGE ne nous a jamais... n'a jamais enquêté, puis ne nous a jamais appelé au sujet des plaintes péquistes, là. Le PQ a appelé les journalistes, mais nous, le DG ne nous a jamais appelés.

Journaliste : Mais ce que je veux dire, c'est plus... Vous avez dit, la semaine dernière, qu'il y avait des vérifications puis des échanges qui sont... qui sont... Vous êtes dans dans une... Vous avez des échanges avec le DGE concernant vos dépenses électorales. Je veux juste savoir, est-ce que ça, c'est terminé.

M. Duhaime (Éric) : À chaque fois qu'il y a une élection générale ou une élection partielle, on envoie un rapport, puis le DGE l'épluche, puis, des fois, il veut avoir des adresses ou il veut avoir un une précision ou une facture, d'être plus détaillée. Il y a toujours, toujours des mises à jour qui sont faites. Ce que je vous...

Journaliste : Est-ce que c'est complet?

M. Duhaime (Éric) : Ça, il faudrait demander au DGE, parce que ce n'est pas nous qui contrôlons ça, c'est eux. C'est complet quand eux décident que c'est complet. Ce n'est pas nous autres qui décidons de...

Journaliste : Donc, ils ne vous ont pas dit qu'ils avaient terminé de vérifier votre... vos dépenses.

M. Duhaime (Éric) : Ils ne nous ont même pas dit qu'ils avaient reçu une plainte du PQ puis ils ne nous ont pas dit non plus qu'ils enquêtaient à ce sujet-là. 

Journaliste : Non, non, non, mais vous, vous avez dit qu'il y avait des échanges concernant vos dépenses...

M. Duhaime (Éric) : Non, mais il y en a toujours eu. Tu sais, à la suite de l'élection, ils nous ont demandé des papiers, tu sais, pour... comme ils font à toutes, toutes, toutes les campagnes électorales. Il n'y a rien d'exceptionnel qui s'est passé d'Arthabaska par rapport aux autres élections.

Journaliste : Quelle est la priorité numéro un dans le comté de Bellechasse, à votre avis?

M. Duhaime (Éric) : Bien, je pense que c'est comme partout au Québec, hein, les gens ont de la misère à payer l'épicerie, les gens de la misère à renouveler leur hypothèque, les gens tirent le diable par la queue. Ils sont très déçus de voir que tout ce que la première ministre a à offrir, c'est de baisser les taxes sur le papier de toilette puis les pinottes salées, là.

Journaliste : ...mais vous le dites vous-même, c'est général, moi, je vous parle, dans le comté de Bellechasse.

M. Duhaime (Éric) : OK, des enjeux plus locaux. Bien, c'est sûr que l'agriculture, c'est un enjeu important, c'est un... c'est un comté rural, je viens de le dire, l'industrie forestière aussi, c'est beaucoup de forêts privées dans ce coin-là. Donc, c'est un enjeu, effectivement, qui est très important. Mais l'enjeu numéro un, puis on l'a sondé, là, contrairement à toutes les autres circonscriptions où, normalement, c'est soit la santé ou le coût de la vie, dans la circonscription de Bellechasse, le troisième lien apparaît comme l'enjeu central. Et ça, c'est le seul comté. Des 125, il y a un comté au Québec où la population, son enjeu numéro un, c'est le troisième lien. C'est la population qui a été le plus insultée par la trahison de la CAQ. Et c'est là où je pense que la CAQ va payer le plus cher, le fait d'avoir roulé le monde dans la farine puis le fait d'avoir envoyé Geneviève Guilbault avec des cartables vides, là, pour leur faire croire qu'ils ne pouvaient pas tenir leurs promesses.

Je pense que c'est... ça, c'est peut-être ce qui caractérise le comté de Bellechasse. Il faut que vous sachiez que le projet qu'on propose, hein, le troisième lien à l'est, il part de l'île d'Orléans puis il s'en va à Beaumont, dans le comté de Bellechasse.

Journaliste : Il n'y a personne qui vous a parlé de ce qu'on appelle le désert des services sociaux dans Bellechasse?

M. Duhaime (Éric) : C'est sûr qu'il y a... il y a beaucoup de problèmes au niveau des services publics. C'est sûr qu'il y a des villes autour qui, justement, essaient d'attirer les services qui sont offerts dans leur circonscription, oui, ça aussi, c'est un enjeu. Particulièrement dans les Etchemin aussi, hein? Parce qu'on l'oublie, là, Bellechasse, ce n'est pas juste la MRC de Bellechasse, mais c'est aussi la MRC des Etchemins qui, elle, est dans une situation encore plus complexe parce qu'il y a une partie même de la MRC qui fait partie de Beauce-Sud, et donc c'est une MRC qui se sent encore plus oubliée puis encore plus abandonnée.

Journaliste : Sur la carte électorale, là, vous arrivez avec une nouvelle proposition, Mme Blanchette-Vézina, qu'est ce que vous faites de celle qui est déjà sur la table?

Mme Blanchette Vézina : Bien, écoutez, je l'ai dénoncé à plusieurs reprises, là, que les parlementaires négocient en vase clos une carte électorale, d'ailleurs, le DGE a indiqué que ce n'était pas la bonne procédure, puis je serais... je serais très surprise que ce projet de loi passe le test des tribunaux, là, en toute franchise, et en plus de l'adopter en catimini, sans débat public. Pour moi, c'est inacceptable, et ça ne règle même pas le problème de la Gaspésie. C'est à dire, oui, ils mettent en place un comité, d'ailleurs, c'est prévu dans le projet de loi qu'on va déposer, un comité qui va revoir les critères objectifs. Ça, j'en suis.

Et d'ailleurs, on reprend exactement la même chose dans le projet de loi, mais pour ce qui est de la question de la protection de la Gaspésie, là, les partis ont négocié une similiprotection en disant : On va aller vers la carte de 2022, un peu de cartes de 2026, on va peinturer ça selon nos couleurs, c'est ça qui s'est passé. Pour garder le comté... les comtés de la Gaspésie là, bien, ça va prendre une protection pour Anjou—Louis-Riel, à Montréal. Puis regardez la carte, là, qui est élue dans... près d'Anjou—Louis-Riel, bien, vous allez voir qu'il y a le Parti québécois qui a intérêt à ce que la carte soit revue pour que le comté demeure. Il y a aussi le Parti libéral, puis QS, qui nous dit qu'il faut protéger le poids politique du poids politique de la... pas de la Gaspésie, de Montréal, en contrepartie de protéger la Gaspésie.

Alors qu'unanimement, tous les partis ont convenu que c'est la Gaspésie et les régions du Québec qui ont un déficit de démocratie dans la représentation. Alors, le projet de loi, moi, j'en... j'espère sincèrement que les partis politiques vont protéger, vont respecter l'engagement de la motion qui a été adoptée à l'unanimité il y a quelques mois, quelques années, et donc aller vers un projet de loi qui est limité, en termes d'intervention, à ce qui est possible de le faire, tel que la Cour nous l'a dit, puis qu'ils ne feront pas de magouillage, puis vouloir adopter un projet de loi dans lequel on joue... on joue sur une carte électorale alors que ce n'est pas notre rôle et qu'en plus, est-ce que ça ne va pas assez, le test des tribunaux? Ça, c'est une autre question à laquelle je n'ai pas de réponse.

Journaliste : Mais il y avait déjà un enjeu de temps à ce moment-là, il y a deux ou trois semaines, je crois, arriver avec une nouvelle proposition et ne pas faire front commun, vous ne trouvez pas que c'est la meilleure façon que rien ne soit adopté puis qu'elle ne soit pas protégée, la Gaspésie?

Mme Blanchette Vézina : Bien, écoutez, le projet de loi peut être appelé par le gouvernement, ces très courts articles qui protègent exactement... selon l'intention des parlementaires, qui protègent les deux comtés de la Gaspésie. Ça peut aller très vite s'il y a de la volonté de la part des partis politiques à réellement protéger la Gaspésie, ce que je doute, sincèrement, parce que ce qui est proposé par la CAQ et... et soutenue par l'ensemble des parlementaires, c'est surtout une protection de leurs intérêts à Montréal. C'est beaucoup plus ça qui est dans leur projet de loi.

Nous, on a fait un projet de loi qui protège réellement la Gaspésie. Et s'ils veulent l'adopter, ils n'ont pas poursuivi les travaux sur leur projet de loi, là, ils peuvent prendre ce projet de loi là, l'adopter de manière rapide, avec des consultations, processus réguliers. D'ailleurs, je pense qu'ils souhaitent déposer d'autres projets de loi, là, cette semaine, qu'ils pensent pouvoir adopter rapidement. Bien, il en est de même de ce projet de loi. Ça protège réellement les comtés de la Gaspésie et ça crée un processus pour revoir les critères objectifs. Ce dont nous avons besoin.

Des voix : Merci.

(Fin à 13 h 16)

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