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(Onze heures vingt-quatre minutes)
M. Tanguay
: ... à
chacun et chacune. Je cède maintenant la parole au chef du Parti libéral du
Québec, Charles Milliard.
M. Milliard (Charles) : Excellent.
Merci beaucoup, Marc. Bon matin, tout le monde. Donc, évidemment, aujourd'hui,
c'est le début de la session intensive à l'Assemblée nationale. Donc, dans
quelques jours, on aura la tombée de rideau de huit ans de caquisme à
l'Assemblée nationale. On a huit jours, il nous reste huit jours de travaux. Donc,
huit jours ne feront pas oublier, évidemment, huit ans de déception de la part
du gouvernement, à la fois de M. Legault et de Mme Fréchette. On a la
même équipe, on a la même stratégie aussi, c'est-à-dire de dépenser de l'argent
qu'on n'a pas. On le voit à tous les jours qui passent depuis... depuis
quelques semaines. Et évidemment, on a aussi un certain nombre de cachettes. On
parle du maintien des actifs routiers, hein, qui... dont on a voulu nous cacher
la vraie teneur qui est de 31 milliards plutôt que de 24 milliards.
Donc, en attendant, pour les huit
prochains jours, le menu législatif est quand même assez... assez joufflu,
assez garni, hein? On a huit jours puis on a près d'une dizaine de projets de
loi actifs. Alors, soyons honnêtes, ça va être difficile de faire rentrer un
rond dans un carré au cours des huit prochains jours, puis on va vouloir
travailler avec sérieux, avec collaboration, mais avec méthode au Parti libéral
du Québec. Surtout qu'il y a, selon nous, deux projets de loi qui méritent une
attention particulière. J'en ai parlé à plusieurs reprises. Premièrement, le
projet de loi n° 4 sur la loi de Clare ou la loi
Gabbie Renaud. Donc, on a entendu hier un témoignage intéressant de la SQ qui
annonce un certain nombre ou qui mentionne un certain nombre d'inquiétudes
qu'ils ont par rapport à la main-d'œuvre qui sera nécessaire pour accomplir
potentiellement cette nouvelle loi-là. Et je pense aussi au projet de loi n° 23 sur la réforme du P-38. On a une manifestation
aujourd'hui à l'Assemblée nationale, des gens qui manifestent des inquiétudes
par rapport aux hospitalisations forcées. Alors, nous, on est favorables
conceptuellement avec ces deux projets de loi là, mais on va devoir les étudier
avec sérieux, et ça prend du temps, et il ne reste que huit jours.
Pendant ce temps-là, on nous rassoit dans
la salle de commission parlementaire pour nous parler du projet de loi n° 1, alors que moi, j'ai envoyé une lettre il y a déjà
deux mois pour demander le retrait de ce projet de loi là, qui est vicié dès le
départ et qui ne répond pas aux aspirations de la plupart des communautés au
Québec, à commencer par l'Assemblée des Premières Nations Québec Labrador, à
laquelle j'ai... avec laquelle j'ai eu l'occasion d'échanger la semaine
dernière.
Alors, beaucoup de travail au cours des
huit prochains jours, mais toujours le même gouvernement, et nous, on va
continuer de travailler quand même avec sérieux. Et je vais demander à Marc de
prendre la parole.
M. Tanguay : Merci beaucoup,
chef. Alors, la session parlementaire a commencé avec François Legault et va
terminer avec Christine Fréchette. Pour nous, c'est du pareil au même. Le
gouvernement Legault-Fréchette aujourd'hui est en fin de session, est en fin de
régime. Vous voyez la liste qui s'allonge, des sujets importants qu'ils n'ont
pas jugé bon, dans les dernières semaines, mois, années, de régler et de faire
avancer le Québec. Alors, nous, on est là pour collaborer. On n'est pas là,
l'opposition officielle libérale, pour bâcler. Alors, oui, collaborer, mais pas
bâcler. Et le gouvernement, si d'aventure veut rajouter d'autres projets de loi
à une liste qui est déjà bien longue, surtout s'ils veulent nous faire
consacrer énormément d'heures sur la Constitution qui fait la quasi-unanimité contre
elle, même si elle a été rédigée par le souverain, à un moment donné, il y a un
débat qui doit être fait. Le souverain étant Simon Jolin-Barrette, on le sait
tous.
Alors, nous serons, comme nous l'avons
toujours été... l'opposition officielle libérale, nous serons rigoureux, on va
collaborer, on ne va pas bâcler. Mais, encore une fois, comme le dit notre
chef, Charles Milliard, ce n'est pas huit jours qui va faire oublier huit ans,
huit ans d'un gouvernement brouillon qui a abandonné les Québécoises et
Québécois et qui aura été, en bout de piste, je termine là-dessus, le
gouvernement, de la décote, du gaspillage et incapable de donner des services à
la population.
Journaliste : 10 milliards du
fédéral, 10 milliards du fédéral qui arrivent aujourd'hui dans différents
projets, une bonne, une mauvaise chose? On se réjouit, on se questionne?
M. Milliard (Charles) : Bien,
c'est une bonne nouvelle. C'est une bonne nouvelle pour les Québécois, c'est de
l'argent dont on a besoin pour nos transports collectifs, nos infrastructures.
Mais je ne vais pas non plus féliciter Mme Fréchette d'être la... d'être
la dirigeante de la dernière province à signer une entente avec le gouvernement
fédéral. C'est de l'argent qui, pour le tramway de Québec, à titre d'exemple,
est attendu depuis 2019. Et qui était au gouvernement en 2019? La Coalition
avenir Québec. Alors, moi, je me réjouis, je me réjouis pour les Québécois
aujourd'hui. On verra évidemment les conditions rattachées à ça. Donc, on va
essayer de comprendre pourquoi ça a pris autant de temps avant que cette
entente-là soit signée. Alors, on verra les conditions. Et on rappelle que,
dans plusieurs champs de compétence, le Québec... le Québec doit exercer ses
champs de compétence avec sérieux.
Journaliste
: Est-ce
que c'est acceptable?
M. Milliard (Charles) : Bien,
on va aller voir. Moi, je veux voir c'est quoi, les conditions avant, mais on
va surveiller ça de près. J'ai vu que M. Plamondon voulait surveiller ça
de près. On partage cet... ce questionnement-là aujourd'hui.
Journaliste : Quelles
seraient vos conditions si vous prenez le pouvoir pour boucler du financement
avec le fédéral?
M. Milliard (Charles) : Bien,
premièrement, on va vouloir collaborer avec le gouvernement du Canada. Donc, je
ne vois pas... je ne vois pas cette entente-là comme une conspiration en vue de
la prochaine campagne électorale comme le pense le chef du Parti québécois.
Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'on va vouloir faire respecter nos
champs de compétence. Alors, s'il y a des investissements... puis là je ne dis
pas que c'est le cas ici aujourd'hui, mais en santé, en éducation, dans des
dossiers où on a pleine juridiction, on va vouloir négocier à l'avantage du
Québec en respectant les champs de compétence. C'est ça, la fédération
canadienne. Puis je vous rappelle qu'être fédéraliste, c'est vouloir que le
Canada fonctionne. Mais c'est... on fait de la politique québécoise, Marc et
moi, donc l'important, ça va être de respecter les prérogatives du Québec.
Journaliste : ...une
reddition de comptes, par exemple, est-ce c'est acceptable de devoir fournir
des données d'achalandage?
M. Milliard (Charles) : Bien,
on va voir, on va voir les détails, là. Mais ce que je peux vous dire, c'est
que la reddition de comptes ne doit pas... C'est comme la reddition de comptes
qu'on demande aux municipalités en ce moment, là, il y a des limites à la
reddition de comptes. Donc, on verra c'est quoi, les conditions puis on pourra
juger à ce moment-là.
Journaliste : ...le chef du
PQ dit, c'est que le fédéralisme fonctionne quand le mouvement indépendantiste
prend de la vigueur. Ça, ce n'est pas vrai de dire ça?
M. Milliard (Charles) : Là,
son analyse politique, à M. Plamondon, lui appartient. Moi, ce que je peux
vous dire, c'est qu'on souhaite former un gouvernement, le 5 octobre
prochain, qui va être profondément québécois, mais qui va vouloir collaborer
avec le gouvernement du Canada pour aller chercher des sommes, pour aller
chercher des gains pour l'ensemble des Québécois, puis, si c'est bon pour le
reste du Canada, bien, tant mieux.
Journaliste : La province, en
ce moment, qui a beaucoupl'attention du gouvernement fédéral, c'est l'Alberta,
qui propose un référendum. Quel... Comment allez-vous avoir un levier face au
fédéral si jamais il ne collabore pas comme vous voulez bien qu'il collabore?
M. Milliard (Charles) : Bien,
écoutez, là, en négociation, les intentions sont importantes. Quand on a deux
parties dont le but est de s'entendre, ça donne des résultats différents que
quand il y a une des parties qui ne veut pas s'entendre ou qu'il y a une autre
des parties qui changent d'idée, dépendant des sondages puis des unes des
journaux. Alors, les gens seront bien avisés de se rappeler que le Parti
libéral du Québec est un parti qui est à la fois nationaliste et fédéraliste.
Donc, on va vouloir aller chercher des gains pour le Québec puis on va le
prendre pièce par pièce, mais on va essayer de ne pas attendre sept ans pour
aller chercher des gains comme l'a fait la Coalition avenir Québec jusqu'à
aujourd'hui.
Journaliste : Craignez-vous
qu'il y ait des bâillons en fin de session pour faire aboutir les projets de
loi, là, qui...
M. Milliard (Charles) : Bien,
la réponse, c'est oui, je crains qu'il y ait des bâillons, parce qu'un bâillon,
ce n'est jamais l'expression totale de la démocratie, on le sait. Alors, si
jamais le gouvernement veut aller en bâillon sur certains projets de loi, puis
Marc pourra compléter, on verra, mais est-ce qu'ils auront l'odieux et l'indécence
de le faire sur le projet de loi n° 1 de la
Constitution du Québec? On verra, puis les Québécois jugeront de ça. Je ne sais
pas si tu veux rajouter.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Pardon?
Journaliste : La carte électorale,
est-ce que ça va passer, ça?
M. Tanguay
: La carte
électorale, merci pour la question, il y a des discussions actives en cours et
on a l'intention... on a l'intention... avec tout le monde, qui inclut tout le
monde. Alors, c'est une belle nouvelle, hein? Alors, on aimerait ça que ça
marche, puis dans un esprit rassembleur, et je suis confiant.
Journaliste : Mais est-ce que
Youri Chassin est l'empêcheur de danser en rond?
M. Tanguay : Je ne dirais pas
ça, je ne dirais pas ça, parce qu'on est positif et constructif.
Des voix : ...
M. Tanguay
: Ah! des
fois.
Journaliste
: Je ne le
dirais pas comme ça, hein? Comment on le dit?
M. Tanguay
: Non, il y
a une belle collaboration. Je suis confiant.
Journaliste : ...pour étendre
la loi n° 101 à la formation professionnelle et à la
formation générale aux adultes. Est-ce que ça, vous êtes favorable à ça?
M. Milliard (Charles) : Alors,
écoutez, ça fait depuis novembre 2023 que j'entends cette volonté-là. À l'époque,
c'était M. Roberge qui était le ministre de M. Legault. Là, c'est M. Roberge
qui est ministre de Mme Fréchette. Donc, moi, si on nous présente un
projet de loi, ça va me faire plaisir de le regarder, mais moi, j'ai fini de
donner mon opinion sur des projets de loi qui ne sont pas déposés. S'il des
gens qui veulent des partis politiques qui prennent des décisions sur le bord
de comptoir sans avoir lu ce qu'il en est, bien, ce ne sera pas chez nous.
Journaliste : ...ça pourrait
être adopté. Si vous êtes d'accord, ça pourrait être adopté.
M. Milliard (Charles) : On va
voir quand on... Ça va me faire plaisir de le commenter quand je vais le voir,
s'il arrive.
Journaliste : ...sur la loi n° 101, on apprend ce matin que les municipalités sont
obligées maintenant de vérifier pour chaque contractant, à chaque achat, si la
compagnie respecte la loi n° 101. Ça ajoute un côté
administratif. Est-ce qu'elle va trop loin cette loi n° 101?
M. Milliard (Charles) : Écoutez,
je suis deux en deux avec M. Plamondon ce matin, parce que je suis content
qu'il pense la même chose que moi, c'est une aberration de mettre un autre
fardeau de la preuve sur les municipalités. Ce gouvernement-là, quand ce n'est
pas les entrepreneurs qui traînent dans la boue, là, c'est rendu les
municipalités. Et pourtant madame Fréchette a fait des grands discours à
l'Union des municipalités du Québec, à la Fédération québécoise des
municipalités, dans les deux dernières semaines, là, pas dans les huit
dernières années, pour aller dire qu'ils allaient réduire le fardeau
administratif. On sait très bien que pour des grandes villes comme Québec et
Montréal, ça pourra... ça pourrait vouloir dire plusieurs dizaines de personnes
à embaucher pour faire ces vérifications-là. Ça n'a absolument aucun sens.
C'est... C'est risible.
Journaliste : ...quiz:
Êtes-vous d'accord avec monsieur Roberge qui pense que le PQ est trop radical
sur la laïcité en voulant interdire les signes dans les écoles ou vous êtes
d'accord avec monsieur Plamondon?
M. Milliard (Charles) : Écoutez,
là, vous voulez me faire dire que je suis d'accord que monsieur Roberge. Ce
serait tout un accomplissement. Ce que je peux vous dire, c'est que je vais
laisser... moi, je vais laisser la CAQ puis le PQ se faire de la surenchère
identitaire, là. Ils sont très, très bons là-dedans, certains, depuis
50 ans, d'autres, depuis quinze ans. Je vais les laisser. Puis je vais
laisser les Québécois juger de la proposition que nous, on va faire.
Journaliste : ...s'est passé
à Shawinigan, est-ce que... il y a des choses qui se sont passées dans les
dernières années, là, depuis que la CAQ est au pouvoir, qui a dédouané des
discours comme ce qu'on a vu, par exemple, à Shawinigan en fin de semaine?
M. Milliard (Charles) : Évidemment,
c'est... je l'ai mentionné sur les réseaux sociaux, c'est absolument immonde,
ignoble, là, ce qu'on a vu à Shawinigan. Moi, j'ai de la famille qui habite
dans la région, donc je suis particulièrement troublé par ça. Je n'ai pas envie
de condamner qui que ce soit dans la classe politique québécoise. D'ailleurs,
toute la classe politique a condamné ça. Il y a des enquêtes en cours. Il faut
absolument que, dans le ton général, que ce soit en politique québécoise,
canadienne, américaine... les politiciens ont un certain rôle à jouer dans
l'ambiance qu'ils créent sur des enjeux de société. Et nous, on est un parti
qui se veut rassembleur, qui veut... qui veut exprimer la diversité du Québec,
alors, c'est sûr qu'on est en désaccord avec tout ce qu'on a vu là.
Journaliste : ...attention à
ce niveau-là? Tu sais, dans le discours qu'il emploie concernant l'immigration
par rapport à, je ne sais pas, moi, d'autres juridictions?
M. Milliard (Charles) : Oui.
Ce serait facile pour moi de commencer un procès. Je n'embarquerai pas là-dedans.
Je pense que madame Fréchette a condamné ça, M. Plamondon, Madame Ghazal, moi,
monsieur Duhaime. C'est grand... C'est grand bien. Puis que ça nous serve de
leçon sur l'importance de hausser le discours, d'élever le débat dans les
130 prochains jours qui vont nous mener la prochaine campagne électorale.
Journaliste :
Last week, your MNA Elizabeth Prass had
a very interesting debate with Christopher Skeete at the spending estimates
about the bill that the Government wants to present, imposing bill 101, the
Charter the French language, on vocational and adult education. And I can run
down the points that she made if you like. She says: The school boards were not
consulted on this manner, 27,000 students will have to be moved from the
English system to the French system, it fragilize... it will weaken... sorry,
that's the French word, it will weaken the English system because they will
lose financial support of those students, and they... there has been... there
has been absolutely no consultation. And yet today, you say you have no
position on this, but she does very clearly. I could be play you the tape.
M. Milliard
(Charles) :
Well
I... I don't need... I don't need to listen to the tape cause... because I know
what you are talking about. And she has been very adamant about these points.
That being said, I am going to comment on a bill when I will have the
opportunity to actually read that bill. We've heard in the past weeks Mrs.
Fréchette saying that it would... it would... il touches, you know, 10,000
people. Mister... Mr. Roberge said 27,000, so I want to see what's in the bill
and what does it entail. But this is not the first time and unfortunately not
the last, or hopefully the last, if they lose in the next election, that the
CAQ says that it... it is consulting people and then it is not. That's not the
first time. It's their modus operandi.
Journaliste :
...speaking for the party or you?
M. Milliard
(Charles) :
Well,
she's asking questions to a relevant minister about a relevant point. So, yes,
she speaks for the party. But we need to see the bill before we... we made it
clear what is our... what our position is.
Journaliste :
Just your reaction to the pro-right,
pro-white... that took place a couple of days ago.
M. Milliard (Charles) :
Well, it's... it's a total shame. And,
as I mentioned in French, parts of my family are from Shawinigan, and that does
not represent in any way what the people in this part of Québec think about the
diversity in Québec. There are inquiries right now that are in progress, so
we'll see what happens. But we need to elevate that the discourse and the tone
in general in Québec politics, in Canadian politics... enough, in international
politics. And that's... that's our duty, and that's my duty as a leader, to
stay the course and be as respectful as possible.
Journaliste
: With the… will your party have a harder time of getting…
M. Milliard
(Charles) : If we… I'm sorry?
Journaliste
: …finding funds from Ottawa than the PQ will as…
M. Milliard (Charles) : Well… well, no matter who's… who's in power in Québec, negotiation
with the federal is a normal thing. That's what the federation is all about so,
we'll be... if Quebeckers choose... choose us, we'll be very adamant about
protecting and promoting Québec
economy and rights, and... but, hopefully, we'll get, you know, more rapid
results than the CAQ, because we've been waiting for that money for a long
time.
Journaliste :
Let me take Alberta as an example. They
were saying that... Carney pay them more attention than B.C., for example, is
the threat of the referendum going away...
M. Milliard
(Charles) :
I
think that... I think that Mr. Carney is attending to, you know, his normal
business about having Canada work. This... this news today, we'll see the
details, but it seems to be a very good news for Quebeckers, and if it's good
news for Quebeckers, it's a good news for me.
(Fin à 11 h 38)