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(Treize heures trente-trois minutes)
M. Lafrenière : Alors, bonjour
tout le monde! Avant même de commencer sur les sujets d'actualité, je vais commencer
par revenir sur le décès, la mort tragique, jeune fille de trois ans, qui est survenue
à LaSalle ce week-end. Alors, nos pensées accompagnent la famille. Ce sont des
moments qui sont difficiles. Il y a la coroner Martine Lachance qui va faire la
lumière sur ce qui s'est passé. Je veux prendre un instant pour féliciter le
travail, le sang-froid des policiers qui étaient sur place, qui l'ont conduite
rapidement à l'hôpital, mais malheureusement, on a appris aujourd'hui qu'elle
était décédée.
Dans les autres dossiers, je vais vous
parler du projet de loi Clare, ou projet de loi Gabie Renaud, projet de loi
quatre, le plus important, c'est que les gens sachent de quoi on parle. Alors,
il y avait certaines interrogations quant à la capacité de la Sûreté du Québec
d'effectuer le travail. Je vais vous rassurer. Dans notre budget, il est déjà
prévu 23 ressources à la Sûreté du Québec, donc un budget de 5,3 millions,
qui vont aller autant du côté de la Sûreté du Québec que du côté des organismes,
pour avoir les bonnes... bonnes ressources pour faire les enquêtes, faire les vérifications
et donner l'information aux personnes qui... qui se sentiraient ciblées ou à
risque. Alors, ça, c'est un point que je voulais... je voulais rassurer les
gens, parce qu'effectivement, si on n'avait pas donné les bonnes ressources, le
5,2 millions, on aurait pu s'inquiéter sur la suite des choses.
Par la suite, je vais vous parler aussi de
la manifestation, ou en tout cas la banderole qui a été déployée à Shawinigan.
Donc, on parle d'un groupe qui cherche de la publicité. Vous allez donc
comprendre qu'en aucun moment je ne vais mentionner le nom de ce groupe-là
aujourd'hui, parce que c'est la dernière chose que je veux, leur donner ce qu'ils
veulent, mais ce n'est pas comme ça qu'on vit au Québec. Pour nous autres, c'est
hautement répréhensible. La preuve, c'est que tous les partis ici, à l'Assemblée
nationale, ont sorti de la même voix en déclarant que c'était inapproprié. Je
vous dis la même chose aujourd'hui. Est-ce que c'est un crime haineux? La
police va faire son enquête, on verra, mais il n'y a pas de place pour ça. Puis
je voyais certains membres de ce groupe-là, entre autres, un, que j'ai reconnu
aussi qui étaient dans d'autres manifestations du côté américain, qui a même
déjà été avec un groupe ici, au Québec, avec la meute. Alors, moi, ça me
préoccupe, puis je m'attends à ce qu'on fasse toute la lumière sur ce qui s'est
passé là-dessus.
Journaliste
: ...c'est
un crime haineux?
M. Lafrenière : Ça va être à
vérifier. Honnêtement, moi, tout ce que j'ai vu, c'est l'image. L'image est
complètement répréhensible. Mais par la suite, qu'est-ce qui a été commis? Je vais
laisser la police faire son enquête.
Deux derniers points, rapidement, l'enquête
administrative au Service de police de l'agglomération de Longueuil. Donc, le 1ᵉʳ
juin, cette semaine, j'ai demandé qu'une enquête administrative soit faite sur
les circonstances qui ont amené le déclenchement de l'enquête indépendante.
Donc, entre le moment où le décès de Nooran Rezayi est arrivé et le moment où
les enquêteurs du BI sont arrivés sur place, la mairesse m'avait interpelé, en
fin d'année dernière, me disant que, selon elle, il y avait eu des délais, il y
avait eu des pratiques qui n'auraient pas été respectées. J'avais demandé qu'on
attende pour ne pas nuire aux enquêtes en cours. Alors, le 1ᵉʳ juin, j'ai
demandé à ce qu'une enquête soit faite. Je donne une période de six mois à cet
enquêteur pour retourner toutes les pierres, pour voir qu'est-ce qui est
arrivé, qu'est-ce qu'il a amené à ce délai et qu'est-ce qui a amené aussi à
certaines pratiques qui devraient peut-être être changées. On verra pour le
futur.
Dernier point, ma collègue la première
ministre va faire une annonce à 15 heures aujourd'hui, annonce importante
avec le fédéral, on en est très, très, très heureux. Alors, annonce à plusieurs
volets, en transport collectif, en santé, en logement. En passant, en logement,
moi, j'ai eu une annonce récemment chez nous, le projet Vauclin, 178 logements,
et ça, ça touche beaucoup les familles, ça touche beaucoup les gens. Et l'enseignement
supérieur est le dernier volet. Je vous dis que ça va être à suivre, vous allez
l'apprendre à 15 heures, mais ma collègue la première ministre fait l'annonce
aujourd'hui à Longueuil avec le premier ministre du Canada, et ça, ça va
respecter nos conditions, ça va respecter qui on est au Québec. Alors, voilà,
je suis avec vous.
Journaliste
: Sur
Shawinigan, M. Lafrenière, qu'est-ce qui se passe exactement au Québec avec le
vivre-ensemble? On a vu ce matin aussi un graffiti, là, dans le.... dans un
parc de Québec qui est haineux envers les musulmans. Qu'est-ce qui se passe
avec le vivre-ensemble au Québec?
M. Lafrenière : Je vous dirais
que malheureusement ça existe depuis longtemps. Est-ce qu'il y en a plus ou on
en parle plus? Je ne serais pas capable de vous le dire. Quand j'étais au SPVM,
il y avait l'escouade des crimes haineux, qu'on avait mis sur place justement
parce qu'il y avait... il y avait cette présence-là. Des fois, c'est des actes,
des fois c'est des propos. Mais il faut les enquêter, il faut réagir. Moi, je
suis heureux de vous dire aujourd'hui que l'ensemble des partis politiques ont
condamné ce qui est arrivé. On a vu récemment aussi, lors d'une manifestation,
une personne juive qui était pendue, donc une... c'est un mannequin, là, une
personne juive qui avait été pendue aussi. Alors, il y a de la dérape,
malheureusement, il y a de la polarisation, il faut réagir. Moi, je pense que c'est
la première chose à faire, c'est de réagir fortement en condamnant. Mais là où je
suis prudent, je ne veux pas donner de la publicité à ces groupes-là.
Journaliste
: Est-ce
que ça vient du Canada ou des États-Unis, de l'influence extérieure?
M. Lafrenière : Écoutez, je
vous dirais que malheureusement, ça existe, c'est latent. Il y a des gens comme
ça qui ont de l'intolérance. Le danger qu'on y voit... Puis, quand j'étais au
SPVM, on travaillait aussi avec la cellule de gestion policière contre le
terrorisme. Et ce qu'on s'est rendu compte, c'est que les gens peuvent se
radicaliser de chez eux. A17903uparavant,
ils devaient être en groupe, donc il y avait des assemblées, donc c'était plus
visible. Mais maintenant, dans le confort de leur foyer, les gens peuvent se
radicaliser. Puis on l'a vu à plusieurs reprises. Alors, je vais laisser la
police faire son enquête. Mais, oui, ça me préoccupe.
Journaliste : Votre collègue
ce matin disait que : Est-ce que le fait d'avoir des discours politiques
où on prend les immigrants comme des boucs émissaires, est-ce que ça
n'encourage pas justement les réactions hostiles envers les immigrants et leurs
familles? Est-ce que vous êtes un peu d'accord avec...
M. Lafrenière : Bien, on a
tous une responsabilité, je suis d'accord sur ce point-là, qu'on a tous une
responsabilité. C'est vrai. Cependant, j'écoutais certains... certaines
déclarations hier de citoyens qui réagissaient en disant : Écoutez, eux
autres, ils font des manifestations pour le Hamas, nous autres, on va réagir
aussi. Je pense qu'aujourd'hui, là, la bonne place, c'est de décrier ce qui est
arrivé en disant que ce n'est pas comme ça. On peut avoir des opinions
différentes, en passant, hein? Il n'y a pas d'enjeu à ça. Mais d'agir de la
sorte, avec ce qui s'apparente à des gestes qui sont haineux, on verra si c'est
un crime haineux, mais ça n'a pas sa place. Puis on l'a décrié.
Journaliste : ...un crime
haineux? M. Lafrenière, si ce n'est pas un crime haineux, ça veut dire que de...
on aurait le droit d'écrire des choses comme celles-là sur des banderoles? Ça
entre dans la liberté d'expression?
M. Lafrenière : Ce que je
viens de dire, c'est : Pour moi, c'est un geste qui est haineux. Ce serait
à la police de déterminer si c'est un crime haineux. Vous comprenez, la limite
est là pour moi. Alors, est-ce que c'est acceptable? La réponse, c'est non.
Mais ce n'est pas moi qui va faire l'enquête à la place des policiers. Mais je
le condamne, je le condamne vivement, comme l'ensemble des gens de cette
Assemblée qui l'ont condamné aussi.
Journaliste : ...la
polarisation qu'on voyait actuellement. Est-ce que, selon vous, il y a des
politiciens qui contribuent à cette polarisation-là actuellement au Québec?
M. Lafrenière : Mais comme je
disais plus tôt, vous savez, lorsqu'on parlait de radicalisation criminelle
menant même au terrorisme, les gens se radicalisent par eux-mêmes, des fois,
même dans le confort de leur maison, dans leur sous-sol. Des fois, les gens
vont sur des chambres d'écho, vous le savez plus que moi. Quand on va sur les
médias sociaux, parfois, on nous bombarde de ce qu'on va voir nous-mêmes, ça
fait qu'on finit par croire que c'est ça, la réalité. Alors, oui, on a une
responsabilité qui est partagée. Et d'avoir un message qui est rassembleur,
c'est vrai, mais aussi de condamner ce qu'on a vu là, parce que c'est un
message que certains vont recevoir, puis leur dire : Non, ça n'a pas sa
place dans notre... dans notre société. On vit dans une société qui est libre.
C'est vrai. Puis tantôt, on me questionnait en disant : C'est-tu la
liberté d'expression? Oui, on est dans une... libre... une société libre,
pardon, mais il y a des limites à ne pas franchir. Puis ça, c'en est une,
limite.
Journaliste : ...vous vous
sentez une certaine responsabilité...
M. Lafrenière : Bien, à
chaque fois qu'on prend parole, on a tous une responsabilité. À chaque fois
qu'on prend parole, on a cette responsabilité-là. Puis c'est tout le monde. Que
vous soyez député, que vous soyez journaliste, que vous soyez prof dans une
classe, on a tous cette responsabilité-là. Moi, je la partage, la
responsabilité, avec tout le monde. Il faut être prudents. Mais de venir
excuser ces gestes-là en disant : Bon, peut-être parce qu'il y a un parti
politique ou un autre, moi, je ne lancerai jamais la pierre à aucun, aucun
parti politique là-dessus. Il faut être prudents. On a tous une responsabilité.
Puis les gens qui ont fait ces gestes-là ont leur responsabilité puis ils
devront en répondre aussi.
Journaliste : ...portaient un
masque, hein? Vous avez songé un temps à interdire le port des masques dans des
manifestations. Est-ce que ça vient justifier ça?
M. Lafrenière : Je pense,
vous vous rappelez très bien que j'étais au SPVM à l'époque. Et il y avait le
règlement qui interdisait le masque et le règlement qui demandait aussi de
fournir l'itinéraire. Vous avez vu comment ça s'est terminé, devant les
tribunaux. Alors, on n'a pas repris cette même voie-là, effectivement. Cependant,
je peux vous en parler, le PL 13, c'est moi qui l'ai mené de l'avant. On a mis
des règles très strictes dans les manifestations sur des objets qu'on ne peut
pas amener, donc, pour ne pas que les gens soient blessés. Et je le dis encore
une fois, moi, j'ai entendu les réactions hier, autant de la classe politique
que des citoyens dans mon comté, tout le monde a condamné ce qu'ils ont vu là.
Ce n'est pas le Québec. Ce n'est pas ça, le Québec. Il faut faire attention. Ce
sont des groupuscules, des individus. Il faut agir là-dessus. Mais ce n'est pas
l'opinion de l'ensemble des Québécois. Moi, j'en suis persuadé.
Journaliste : Les ententes
avec Ottawa, est-ce que ce n'est pas un peu électoraliste?
M. Lafrenière : Les Québécois
en ont bien besoin. Puis d'arriver aujourd'hui avec une entente en disant que,
de part et d'autre, le gouvernement fédéral et provincial, on a changé notre
approche, on a trouvé une solution puis on s'est entendus ensemble... Vous
savez, la menace, elle vient de l'extérieur. Elle vient de d'autres nations
présentement, d'autres pays. On... Ça peut venir avec la guerre tarifaire. De
s'unir pour faire front commun, c'est ce que les Québécois s'attendent de nous.
Journaliste : Comment...
Comment expliquer que ça a débloqué dans les dernières semaines? Comment vous
l'expliquez?
M. Lafrenière : 15 h,
aujourd'hui, la première ministre va faire le point sur tout ça. Puis moi, ce
que je peux vous dire, c'est qu'il y a un changement de paradigme. Les gens ont
décidé de changer de façon d'approcher le dossier. Puis on arrive avec une
entente. Moi, j'en suis très heureux.
Journaliste : ...une
meilleure relation entre Mme Fréchette et M. Carney, que...
Journaliste : ...les
conditions?
M. Lafrenière : Mais pour ce
qui est des conditions, on l'a dit clairement, ça doit... ça doit respecter nos
compétences. Puis ça, là-dessus, on est intraitables. On... Ça doit respecter
nos compétences. On l'a dit à plusieurs reprises.
Qu'est-ce qui a changé dans l'approche? Ma
collègue, la première ministre, pourra vous le dire tout à l'heure. Mais
clairement, dans l'approche, dans la façon de travailler ensemble, ça a amené
un bon résultat. Puis, moi, j'en suis heureux.
Journaliste : ...le projet de
loi un a une seule chance d'être adopté?
M. Lafrenière : Vous savez,
cette semaine, la semaine prochaine, ce sont les deux dernières semaines où on
siège ici, à Québec. Moi, j'ai un projet de loi présentement, un projet de loi
Clare, projet de loi quatre. Je veux remercier, en passant... Tantôt, j'ai
oublié de le faire, je m'en excuse. Mais je veux remercier les oppositions. On
travaille bien ensemble. Ça avance bien. Moi, je suis persuadé qu'on va arriver
à un résultat. Pour les autres projets de loi, il y en a plusieurs qu'on mène
de front, puis on a toujours cet espoir-là, d'arriver à un résultat. Mais là on
verra avec les oppositions comment ça va aller.
Journaliste : Comment vous
accueillez le fait que le Parti conservateur ne semble pas disposé à participer
à l'adoption du projet de loi sur les boissons énergisantes?
M. Lafrenière : Je vais
en prendre connaissance, parce que j'en suis surpris. J'en suis surpris de voir
que... De toute façon, au Québec, il y a plusieurs parents qui nous en parlent.
Moi, comme père de deux jeunes filles, ça m'interpelle, parce que, oui, ça
cause des problèmes puis les profs nous le disaient. Même dans une classe,
quand les enfants vont prendre une... une canette ou deux de boisson
énergisante puis rentrent dans l'école par la suite, ça cause des problèmes en
classe, problèmes sur la santé aussi. Puis c'est... c'est quand même la Santé
publique qui a donné cette recommandation-là. Alors, j'en suis surpris. Je vais
essayer de comprendre leurs arguments, moi, je prends le temps d'essayer de
comprendre. Mais pour l'instant, je suis surpris.
Journaliste
: ...est-ce
qu'on a une chance que ça arrive avant les élections?
M. Lafrenière : On est à
veille, on met toute l'énergie, tout l'effort pour que ça fonctionne. Puis moi,
j'espère, je tends la main aux oppositions pour qu'on arrive à un résultat. Pas
pour nous, pas pour nous, pas pour la CAQ, mais pour l'ensemble des Québécois.
Là, je passerais à des questions en anglais avant de quitter, parce que je ne
veux pas arriver en retard.
Journaliste
:
...connaissance, est-ce que le projet de loi est adoptable malgré l'opposition
du Parti conservateur et de Youri Chassin?
M. Lafrenière : Pour
l'instant, on va tout faire pour y arriver, mais je verrai, je ne peux pas vous
le promettre aujourd'hui. On y travaille, mais on met toute l'énergie
là-dessus.
Yes?
Journaliste :
So, you are convinced that bill 4, the Gabie Renaud bill, could be adopted before
June 12th?
M. Lafrenière :
This is so important. This is so
important not for us, not for the CAQ, but for citizens. And this is a perfect
timing to work with oppositions. Today, we're sitting with them. We've done a
wonderful job. I want to thank them, all the oppositions... to work together.
And I'll make a promise: next week, if it is adopted, which I'm quite sure it's
going to happen, we'll do a press conference together. We'll be together
stating that we're not doing politic over that. We're doing the best for the
interests of citizens. And believe me, this is... I'm extremely proud that we
can get to that result.
Journaliste :
You said that the... the gathering of
white supremacists, we saw, like, one picture of this in Shawinigan. It can be
like... You don't know yet if it's a hate crime, what's the distinction that
you're making?
M. Lafrenière :
But first of all, I'm quite concerned
to see that, on one hand. On the other hand, I'm... I'm happily surprised to
see that this is someone that shared this, a concerned citizen that saw that
and say: You know what? This is not acceptable. This is not Québec. So, we
shared the picture. That's very positive. In terms to establish whether or not
it's a hate crime, is it a gesture, is it completely not acceptable? Yes. Is it
a hate crime? I'll leave the police to establish that.
Journaliste :
What does it say about the police that
it had to be a citizen that sends in this picture versus police patrol, and
not... them not being aware that this event was happening in the first place?
M. Lafrenière :
But first of all, I've been mentioning
that, you know, in this province, we got 15 000 police officers. I can
double the number of officers, and we're still going to need citizens. Police
officers by themselves, they can't do everything. So, we work with citizens.
Just one example: with Info-Crime or Crime Stopper, this is where citizens
share the information that they get. If we don't have that connection, believe
me, it's... it won't be a safe space. So, I'm happy to see that this is a citizen
that brought that picture. This is how we work together and that citizen was
concerned. Imagine if he was just passing by, he saw that, he laughed and he
left. We wouldn't be talking about it today. So, because of the citizen and the
fact that he was concerned... And I'm sure he was shocked about it; that's the
reason why it was... it was shared. Happy. I'm extremely happy of this.
Journaliste :
And it's an... it's an ongoing
investigation. Have you given police department any directives or is there anything
you can share with the...
M. Lafrenière :
The moment I'll be giving directives to
police services, I'll be kicked out of this duty as a minister. I leave them do
their job, and believe me, I've done police... policing for 28 years. So, I know
a lot about policing, but I'm not going to interfere. It's the police
themselves that will conduct the investigation. Me, my job, my duty is just to
make sure that they got the right tools. They're going to the right direction.
But how are they going to get there? I'm never, never going to do something
like that.
Journaliste
: Will the government support the QS motion condemning these acts
that they're going to table?
M. Lafrenière : Yes. Generally speaking, if you're asking me, is it something that
we should do? Yes. But we'll look into details, because you know how it is,
very often it's because of details. The devil is in the details, as you know.
I'm not saying that QS is the devil, I'm just saying that...
Journaliste
: The wording.
M. Lafrenière : The wording.
Journaliste :
The conservatives cast some doubt that
they will... oh, well, Maïté Blanchette Vézina will support this fast-track way of adopting the future bill on...
to ban energy drinks. That means that...
M. Lafrenière :
Yes, energy drinks, I'm quite
surprised, because this is not us mentioning that... this is many specialists
stating that we need to do something about it. And this is for the interests
of... of kids. We're not talking about adults; we're talking about underage
people. And yes, there is some... there are some impacts for the health, for
concentration, for school, for different things. I get…17903myself and believe me, I'm quite concerned about it. So, I'm
surprised to see that they will do politics over it… a moment to understand
why. Thank you.
Journaliste
: …have one question. It… just, in terms of Québec
solidaire, they said this morning that the CAQ just
hasn't done enough to combat racism. I just want to get your response to that.
M. Lafrenière : We've done a lot. This is a first. We got a minister that have been
named responsible for fighting racism. This is a first. It never happened.
We've done a commission about it, Groupe d'action contre le racisme. We've done
25 recommendations, and they're all enforced. So, is it over? No. Do we have a
problem with intolerance, racism? Absolutely. But we're fighting that. And we
got the minister that was… that his main duty is to make sure that we fight
racism and intolerance. So, I get a tendency to see the glass half full instead
of half empty. Thank you. Merci à vous autres.
(Fin à 13 h 49)