Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures cinquante minutes)
M. Grandmont
: Bonjour,
tout le monde! Content de vous retrouver. Je ne sais pas s'il y a des... je ne
sais pas s'il y a des coureurs, des gens qui font des marathons parmi vous ou
vous connaissez des gens qui font des marathons, mais il y a toujours les
premiers qui arrivent, évidemment, ça, c'est le podium, hein, ils ont des
grandes félicitations, ils ont parcouru... ils ont gagné sur les autres, mais
il y a toujours des gens qui arrivent après, pendant très, très, très
longtemps, puis on les applaudit quand même, on les applaudit, ces
personnes-là, à la fin, pour l'effort, on les applaudit pour l'effort.
C'est un peu ce qui s'est passé
avec l'entente avec le fédéral. Ça fait longtemps que les provinces canadiennes
signent des ententes préalables avec le gouvernement fédéral pour l'entente...
pour le financement des infrastructures. Puis là, bien, Mme Fréchette et
son équipe sont allées chercher des sous, mais évidemment après tout le monde,
ça fait qu'on va les applaudir quand même, hein, parce qu'ils ont été chercher
de l'argent pour le tramway, pour le prolongement de la ligne bleue. Mais,
encore une fois, ça montre que le leadership de ce gouvernement-là n'est pas
présent du tout.
Donc, content évidemment de voir le financement du
tramway. On ne va pas... on ne va pas bouder notre plaisir là-dessus, là. Je
pense que s'il y a des gens qui avaient encore des doutes sur la réalisation de
ce projet-là, même s'il a sept ans de retard par la faute de la CAQ, on va
quand même être contents qu'il... Qui ne roule pas cette année en 2026 comme
prévu, plutôt en 2033, mais, au moins, il roulera, évidemment.
Évidemment, pour le prolongement de la
ligne bleue aussi, on va se réjouir, c'est un projet qui est attendu, et dont
on parle depuis tellement, tellement, tellement longtemps. Par contre, nous, ce
qu'on espère voir dans... de cette entente, là, un des fruits de l'entente qu'on
espère voir, puis on le demande depuis longtemps, on a fait une sortie dans...
à Montréal là-dessus, c'est l'entretien du métro. Et ça, ça va prendre une
contribution du gouvernement du Québec. Vous le savez, le déficit d'entretien du
métro est de 7 milliards cette année, 9 milliards en 2030, si rien n'est
fait. Et actuellement, à la page B.9 du Plan québécois des infrastructures
sur le transport collectif, le gouvernement du Québec a prévu zéro pour la
prise en charge du déficit de maintien d'actif pour les 10 prochaines
années. S'il ne remet pas des chiffres à cette ligne -là, il n'y aura aucun sou
du fédéral qui pourra financer l'entretien du métro, qui est en très piteux
état. La moitié des stations qui sont cotées d ou e, le tiers des tunnels qui
sont cotés d ou e. On ne peut pas se passer de l'infrastructure de transport
collectif la plus achalandée, l'infrastructure de transport, en fait, la plus
achalandée au Canada.
Par ailleurs, la PM, la première ministre
de l'Alberta, Danielle Smith, nous visite aujourd'hui. On est très contents de
cela, évidemment. Vous savez, elle nous fait souvent, là, la leçon sur la
question de la péréquation, elle dit que le Québec profite des largesses de la
richesse qui est créée en Alberta. Bien, j'ai une petite nouvelle pour elle.
Nous, on subventionne, on envoie à chaque année 4 à 5 milliards de
dollars, qui servent directement à financer l'industrie pétrolière et gazière
en Alberta. Nous, on est allés chercher 10 milliards dans l'entente sur 10 ans,
10 milliards sur 10 ans, alors que nous, c'est 4 à 5 par années qu'on
donne pour financer l'exploitation du pétrole et du gaz albertain. Donc, on est
loin d'un équilibre. Donc, j'aimerais ça qu'elle prenne conscience de cela. Et
d'ailleurs, on a une motion aujourd'hui que Québec solidaire déposera, qui
porte sur le transport du pétrole et du gaz. Évidemment, je vous invite à
regarder ça. On va y aller avec vos questions.
Journaliste
: Qu'est-ce
qui explique, selon vous, qu'on a finalement réglé avec le gouvernement fédéral
alors que ça traînait depuis, entre autres, deux ans sur le transport? Est-ce
que le fait qu'on accepte de faire de la reddition de comptes, entre autres,
sur les données de l'achalandage, ça débloque quelque chose? Puis est-ce que c'était
suffisant pour retarder la signature des ententes?
M. Grandmont
: Bien, d'abord,
sur l'achalandage, ça a déjà été un point, là, de friction très fort entre le
Québec et le fédéral, notamment je pense au dossier du tramway, là, ceux qui
ont suivi ça, il y avait fallu d'une entente entre Québec et Montréal et le
gouvernement du Québec, parce que l'argent était donné uniquement sur l'achalandage
actuel et non pas celui qu'on espérait obtenir. Alors, de voir les détails de
cette entente-là, parce que, si effectivement ce n'est pas sur l'achalandage
espéré, ça se peut qu'on puisse encore avoir de la difficulté à développer des
projets qui ont du bon sens. Ce qui est n'enlève rien non plus à la demande qu'on
fait sur l'entretien du métro. Il y a de l'achalandage, 800 000 personnes
par jour qui prennent le métro. Un métro qui est en très mauvais état. Donc, j'espère
qu'on trouvera des moyens pour ça.
Sur le... sur le délai qui a été très,
très long. Écoutez, on est à la veille d'une élection, je pense qu'il y a là
une équation toute simple à faire. On est allé chercher des milliards à la
veille d'une élection, faire plaisir à Mme Fréchette pour... pour peut-être
faciliter ou aider sa réélection. En tout cas, disons que le jupon dépasse pas
mal, là, on dirait, là.
Journaliste : C'est quoi l'intérêt
de Mark Carney de favoriser la réélection de Christine Fréchette?
Mme Zaga Mendez : Bien, mais
pour nous, il n'y a pas une question d'intérêt, c'est comme... ça fait huit
ans, sept, huit ans pour le tramway, là, qu'on attend cet argent-là. Puis cet
argent-là, là, ce n'est pas un cadeau, là, c'est le nôtre, c'est de se mettre
là et demander, et demander pour quelque chose qui nous est dû. Ceci aurait dû
être fait depuis très longtemps. Puis ça montre que, quand il y a une intention
politique, bien, n'importe quel gouvernement est capable de conclure quelque
chose. Comment ça se fait que la CAQ n'a rien fait pendant sept ans pour
assurer cet argent-là? Qu'on rappelle, c'est 10 milliards sur 10 ans.
Puis, pendant ce temps-là, on envoie chaque année 5 milliards par année
pour des subventions d'infrastructures gazières et pétrolières à l'Alberta.
Quand même, là, on est quand même dans une iniquité à ce moment-là.
Journaliste : ...c'est quoi,
l'avantage, de M. Carney à vouloir faire réélire la CAQ au lieu des
libéraux, par exemple?
Mme Zaga Mendez : Je ne sais
si tu veux y aller. Moi, je ne vois pas d'avantages de ce côté-là.
Journaliste : ...un cadeau à Mme Fréchette
peut-être pour favoriser son élection. C'est quoi, son intérêt?
M. Grandmont : Oui. Il faudrait
lui demander à lui, évidemment, mais tu sais...
Journaliste
: ...
M. Grandmont : Oui, oui, oui,
effectivement. Bien, en fait, Mme Fréchette, je ne sais pas, elle est
arrivée avec... avec un... Il faudrait lui demander aussi qu'est-ce qui s'est
négocié en arrière. Mais honnêtement, je... On dirait que... Je ne sais pas
quoi vous répondre, honnêtement. Honnêtement, là, le... Moi, ce qui m'inquiète
le plus, en fait, c'est de voir que, pendant sept ans, ce gouvernement-là était
incapable d'aller chercher cet argent-là qui est le nôtre. Un argent qui nous
était confisqué par Ottawa, qui était sur la table, et qu'on n'a pas pu aller
chercher malheureusement.
Après ça, un cadeau électoral pour Mme Fréchette?
Écoutez, je ne sais pas ce qui s'est jasé en arrière des portes, mais c'est
drôle que ça arrive à cet instant-là. Je ne dis pas que c'est ce qui s'est
fait, mais ce que je vous dirais, c'est que ça ressemble drôlement à ça.
Comment ça se fait que Mme Fréchette, qui arrive avec un nouveau
gouvernement, arrive à faire débloquer ça aussi rapidement?
Journaliste : ...leadership que
M. Legault?
M. Grandmont : Bien, je ne
sais pas si elle a un meilleur leadership, mais ça indique, en tout cas, très
clairement, que, pendant sept ans, M. Legault a été capable... incapable d'aller
chercher des gains notables pour le Québec. Alors, c'est quoi, son intérêt,
lui, de ne pas aller chercher de l'argent pour du transport collectif? Est-ce
que c'était parce qu'il ne voulait pas développer du transport collectif? Je ne
sais pas. Pardon?
Journaliste : En ce moment-là,
c'est Mme Fréchette qui gagne les points, ce n'est pas... On parle de
moins en moins de ce que M. Legault a fait, là. Donc, elle, elle se
présente à la veille des élections puis elle réussit à conclure des dossiers,
là.
Mme Zaga Mendez : Bien,
là-dessus, comme on l'a dit tout à l'heure, on ne va pas cracher sur l'argent
qui est dû. On ne va pas dire : Heille, il ne fallait pas faire ça. On
attendait depuis sept, huit ans, là. C'est qu'à un moment donné c'est l'argent
des Québécois. Ce qu'elle est allée faire, c'est faire le minimum qui aurait dû
être fait. Elle a fait un peu sa job. La job qu'elle... qui n'a pas été faite
auparavant. C'est le strict minimum, c'est aller chercher l'argent qui est le
nôtre, que nous donnons à chaque année à Ottawa. Puis que, pendant ce temps-là,
puis je le sais, là, le métro de Montréal, là, moi, je suis à côté d'une
station de métro dans laquelle on voit l'eau couler à tous les jours. Une
station de métro qui ferme. Un tramway qui attend depuis sept ans. Puis, encore,
on ne sait pas si on va être capables d'aller chercher ou de mettre de l'argent
pour le maintien des actifs dans le métro. Ça fait que c'est se rappeler, c'est
que, quand quelqu'un passe en examen, quand ils ont coulé pendant sept ou huit
ans, là, est-ce que c'est le grand exploit? Non, c'est le minimum peut-être
pour rester et survivre.
Journaliste : ...
M. Grandmont : Pardon?
Journaliste : Ce n'est pas un
message aux parents, j'espère.
Mme Zaga Mendez : J'espère.
M. Grandmont : Puis, j'ajouterai
aussi, là, sur... Je m'excuse, Mme Porter. Puis il faudra voir aussi
quelles sont les conditions. Tu sais, ils ont signé une entente avec le
gouvernement fédéral. Dans quelle mesure cet argent-là vient avec des
conditions qui empiètent sur les compétences du Québec? Est-ce que Mme Fréchette
a cédé là-dessus? Ça, c'est une question qui va vraiment nous intéresser de
savoir. Donc, on a hâte de voir l'entente, le fond de l'entente aussi, parce
que, pour vrai, on le sait, là, clairement, on est ans les champs de compétence
du gouvernement du Québec. Est-ce que... est-ce qu'on a accepté... Est-ce qu'on
a reculé d'un point de vue... par rapport aux compétences du Québec sur le
fédéral? Ça, c'est une question qui nous inquiète, évidemment.
Journaliste
: ...bien, des
conditions déraisonnables, là, qui vous passent par la tête que ce serait un
non catégorique?
M. Grandmont : Bien, on va
attendre de les voir, honnêtement, là, parce que là on pourrait élaborer puis...
Journaliste
: ...ça
vous va?
M. Grandmont : Bien, je veux
dire, il faut voir le détail, honnêtement, là, parce qu'évidemment, là, on n'a
pas cette entente-là, on veut la voir, donc on prendra le temps de le regarder
avant parce qu'on pourrait aller sur beaucoup de sujets. Je pense qu'on aurait...
on aurait... on en aurait un peu long à discuter...
Mme Zaga Mendez : ...ajouter.Il y a encore des besoins qui n'ont pas été nommés ou... Par exemple, dans
le sud-ouest de Montréal, là, le REM, on attend des stations à Griffintown,
dans Pointe-Saint-Charles. La CDPQ est prête à aller de l'avant. On a juste
besoin de la confirmation de Québec au niveau des sommes. Est-ce que cette
entente-là va nous permettre de développer ça? Parce que 10 milliards sur 10
ans, avec tout ce qu'il y a sur la table, bien, on va arriver, oui, pour le
tramway, pour certains projets, la ligne bleue, mais on a encore des besoins en
termes d'infrastructures de transport que, si on ne le fait pas tout de suite,
bien, entre autres, la métropole va se trouver dans le trouble. On ne va pas
être capable de tenir des lignes de métro qui servent correctement nos citoyens
et ne pas développer du transport en commun, qui est la chose la plus urgente
quand on voit le prix de l'essence et quand on voit aussi les enjeux
climatiques.
Journaliste : Quel est le ton
queChristine Fréchette doit avoir avec l'ambassadeur américain au
Canada, Pete Hoekstra?
Mme Zaga Mendez : Bien, sur
le... la négociation de l'entente...
Journaliste
: ...
Mme Zaga Mendez : Oui. Bien,
en ce moment, c'est de défendre les intérêts du Québec, défendre nos
industries, défendre que le Québec doit venir à l'aide de toutes ses
entreprises, surtout au secteur manufacturier, on parlait de l'aluminium, mais
pas seulement. Je pense, ça fait un an et demi, là, qu'on est dans une
situation d'instabilité. Pendant ce temps-là, on ne peut pas faire confiance
aux États-Unis, ils ont changé de cassette n'importe comment. On l'a vu, là,
les tarifs un jour à un autre. Je pense que c'est garder une stabilité et
défendre les intérêts du Québec.
Journaliste : ...votre
motion, qu'est-ce qu'elle dit? C'est quoi... Ça s'adresse à qui?
M. Grandmont : Bien, en fait,
ça... on profite, comme je le disais tantôt, là, de... du passage de Mme Smith
ici, au Québec. Elle a dit plusieurs choses, là, puis il y a des projets dans
l'air aussi, évidemment. Elle a dit, là, donc, que le Québec devrait investir
dans l'exploitation de son... de son sous-sol, de son potentiel gazifère,
notamment... gazofère... gazifère... en tout cas en gaz naturel, et donc chose
sur laquelle on a déjà fermé la porte au Québec par une loi.
Même chose aussi, il y a un projet,
Marinvest, dont on entend quand même beaucoup parler. Très peu d'informations,
malheureusement. On sait que ça se trame beaucoup en arrière. Le gouvernement
du fédéral, même, appuie National, Marinvest, qui travaillent à convaincre les
communautés autochtones du... qui sont concernées par le tracé d'embarquer dans
le projet, même si on a peu d'informations. Puis, en même temps, on sait aussi
qu'il y a beaucoup de gens au gouvernement du Québec qui l'ont... qui ont
rencontré les représentants de l'entreprise. Et donc ça, c'est un projet qui
bénéficierait complètement à l'Alberta, parce que c'est du gaz obtenu par
fracturation qui serait transporté sur 1 000 kilomètres jusqu'à un
terminal à Baie-Comeau. Et donc, grosso modo, on vient réitérer le fait qu'au
Québec on a décidé plutôt... deux fois plutôt qu'une, en fait, de dire non au
transport des projets, en fait, de gaz ou de... tu sais, de pipelines, en fait,
sur le territoire du Québec. Donc, on veut vraiment réitérer ça aujourd'hui.
C'est un symbole aussi fort parce qu'évidemment Mme Smith est présente à Québec
et qu'elle a tenu ces propos-là quant à l'autonomie énergétique du Québec,
alors qu'on est vraiment plus dans l'hydroélectricité ici, évidemment, au Québec,
là, c'est vraiment notre force, et on va continuer à la développer.
Journaliste :
Premier Fréchette is having a meeting
right now with the US ambassador. What do you hope comes out of this meeting?
Mme Zaga
Mendez : …Mme Fréchette needs to defend and
stay firm on the Québec interest in terms of economics interest to protect our
industries, our small businesses, our small manufactures. This is… We have been
playing with a lot of uncertainty in terms of the tariffs. So far, we can not
trust a lot the interest of United States. So, Mme Fréchette needs to defend
the Québec interest in terms of economic development and to maintain because…
it has been going on and on. So, that's what we're expecting.
Journaliste :
And yesterday the ambassador Pete
Hoekstra reposted a post from President Trump calling Canada the fifty-first
State. I just want to get your reaction to that given that today Fréchette is
meeting him.
Mme Zaga
Mendez :
Well,
we defend here Québec interest, and Québec will never, never be a State of the
United States. We are like… And that… for us, it's beyond being… Canada being a
fifty-one State, it's Québec here. And on our specificity, in terms of
economic… culture, language, all of that needs to be protected.
Journaliste :
Premier Smith is in town today. I'm
wondering what you might think of the sovereignist battle playing out there. Is
that benefiting Alberta? Is there anything that Québec can learn from how she's
handling the situation?
Mme Zaga
Mendez :
On the
terms of sovereignty, well, we just… we believe that we need to respect the
autonomy of every… everyone in… within Canada to decide for their own future...
at19263 first in Québec, and the way
that she's handling... I'm not going to go further because I don't want to
overstep on things that I don't understand properly, but for us, it's important
to respect this, the right of the people to decide for their future, if it's in
Québec or in Alberta. However, what we want to defend as well is our
sovereignty, not being imposed projects coming from a petrostate or coming from
a province that just wants to just pass through a pipeline in Québec, so, for
us, that has to go both ways. We need to also respect the autonomy and
sovereignty of Québec in that issue.
Journaliste :
...that was signed for a pipeline that
would go through BC, not Québec, but do you think that, maybe, Alberta
benefited from... from the soverignty discourse and getting and agreement from
Ottawa that they've sought after for so long?
M. Grandmont :
I think they... they probably get some
leverage with the prime minister Carney with this threat to the Canada unity,
but I don't... Maybe it's the way they... they manage or they negociate that
project, but, you know, we have to be clear, in Québec, that we decided, in the
past, that petrol and gas projects are not welcome here, in Québec. We decided
to vote for laws against that kind of projecs and we are against that project
with transport... projects like Marinvest, in which they want to transport gas
from Alberta, so they will find us on their way to the realisation of that
project. So we are against that, we will table a motion today against that kind
of project. We will... I think there is a... we put that motion on the table
because premier Danielle Smith is here today, so that's the message we want to
send her.
Journaliste
: Does the sovereign movement here give us some leverage with Ottawa?
Mme Zaga
Mendez :
The
sovereign... leverage, but...
Journaliste :
...the way you just said leverage in
Alberta, do we have leverage because of the... of a referendum?
Mme Zaga
Mendez :
But
the sovereign movement is not to have the leverage, it's to have a way to
develop and bring a country up in Québec, it's not to be playing on,
like : If we separate, we do this, we're going to have more. It's not
about that and this goes beyond the relationships to have more leverage and
more money or powers, it's to have the sovereignty, autonomy over Québec and
decide for our own future.
Journaliste
: Thank you.
M. Grandmont : Merci.
(Fin à 9 h 07)