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Point de presse de Mme Alejandra Zaga Mendez, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie et d’innovation, et M. Etienne Grandmont, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de transports et de mobilité durable

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, June 3, 2026, 8 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures cinquante minutes)

M. Grandmont : Bonjour, tout le monde! Content de vous retrouver. Je ne sais pas s'il y a des... je ne sais pas s'il y a des coureurs, des gens qui font des marathons parmi vous ou vous connaissez des gens qui font des marathons, mais il y a toujours les premiers qui arrivent, évidemment, ça, c'est le podium, hein, ils ont des grandes félicitations, ils ont parcouru... ils ont gagné sur les autres, mais il y a toujours des gens qui arrivent après, pendant très, très, très longtemps, puis on les applaudit quand même, on les applaudit, ces personnes-là, à la fin, pour l'effort, on les applaudit pour l'effort.

C'est un peu ce qui s'est passé avec l'entente avec le fédéral. Ça fait longtemps que les provinces canadiennes signent des ententes préalables avec le gouvernement fédéral pour l'entente... pour le financement des infrastructures. Puis là, bien, Mme Fréchette et son équipe sont allées chercher des sous, mais évidemment après tout le monde, ça fait qu'on va les applaudir quand même, hein, parce qu'ils ont été chercher de l'argent pour le tramway, pour le prolongement de la ligne bleue. Mais, encore une fois, ça montre que le leadership de ce gouvernement-là n'est pas présent du tout.

Donc, content évidemment de voir le financement du tramway. On ne va pas... on ne va pas bouder notre plaisir là-dessus, là. Je pense que s'il y a des gens qui avaient encore des doutes sur la réalisation de ce projet-là, même s'il a sept ans de retard par la faute de la CAQ, on va quand même être contents qu'il... Qui ne roule pas cette année en 2026 comme prévu, plutôt en 2033, mais, au moins, il roulera, évidemment.

Évidemment, pour le prolongement de la ligne bleue aussi, on va se réjouir, c'est un projet qui est attendu, et dont on parle depuis tellement, tellement, tellement longtemps. Par contre, nous, ce qu'on espère voir dans... de cette entente, là, un des fruits de l'entente qu'on espère voir, puis on le demande depuis longtemps, on a fait une sortie dans... à Montréal là-dessus, c'est l'entretien du métro. Et ça, ça va prendre une contribution du gouvernement du Québec. Vous le savez, le déficit d'entretien du métro est de 7 milliards cette année, 9 milliards en 2030, si rien n'est fait. Et actuellement, à la page B.9 du Plan québécois des infrastructures sur le transport collectif, le gouvernement du Québec a prévu zéro pour la prise en charge du déficit de maintien d'actif pour les 10 prochaines années. S'il ne remet pas des chiffres à cette ligne -là, il n'y aura aucun sou du fédéral qui pourra financer l'entretien du métro, qui est en très piteux état. La moitié des stations qui sont cotées d ou e, le tiers des tunnels qui sont cotés d ou e. On ne peut pas se passer de l'infrastructure de transport collectif la plus achalandée, l'infrastructure de transport, en fait, la plus achalandée au Canada.

Par ailleurs, la PM, la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, nous visite aujourd'hui. On est très contents de cela, évidemment. Vous savez, elle nous fait souvent, là, la leçon sur la question de la péréquation, elle dit que le Québec profite des largesses de la richesse qui est créée en Alberta. Bien, j'ai une petite nouvelle pour elle. Nous, on subventionne, on envoie à chaque année 4 à 5 milliards de dollars, qui servent directement à financer l'industrie pétrolière et gazière en Alberta. Nous, on est allés chercher 10 milliards dans l'entente sur 10 ans, 10 milliards sur 10 ans, alors que nous, c'est 4 à 5 par années qu'on donne pour financer l'exploitation du pétrole et du gaz albertain. Donc, on est loin d'un équilibre. Donc, j'aimerais ça qu'elle prenne conscience de cela. Et d'ailleurs, on a une motion aujourd'hui que Québec solidaire déposera, qui porte sur le transport du pétrole et du gaz. Évidemment, je vous invite à regarder ça. On va y aller avec vos questions.

Journaliste : Qu'est-ce qui explique, selon vous, qu'on a finalement réglé avec le gouvernement fédéral alors que ça traînait depuis, entre autres, deux ans sur le transport? Est-ce que le fait qu'on accepte de faire de la reddition de comptes, entre autres, sur les données de l'achalandage, ça débloque quelque chose? Puis est-ce que c'était suffisant pour retarder la signature des ententes?

M. Grandmont : Bien, d'abord, sur l'achalandage, ça a déjà été un point, là, de friction très fort entre le Québec et le fédéral, notamment je pense au dossier du tramway, là, ceux qui ont suivi ça, il y avait fallu d'une entente entre Québec et Montréal et le gouvernement du Québec, parce que l'argent était donné uniquement sur l'achalandage actuel et non pas celui qu'on espérait obtenir. Alors, de voir les détails de cette entente-là, parce que, si effectivement ce n'est pas sur l'achalandage espéré, ça se peut qu'on puisse encore avoir de la difficulté à développer des projets qui ont du bon sens. Ce qui est n'enlève rien non plus à la demande qu'on fait sur l'entretien du métro. Il y a de l'achalandage, 800 000 personnes par jour qui prennent le métro. Un métro qui est en très mauvais état. Donc, j'espère qu'on trouvera des moyens pour ça.

Sur le... sur le délai qui a été très, très long. Écoutez, on est à la veille d'une élection, je pense qu'il y a là une équation toute simple à faire. On est allé chercher des milliards à la veille d'une élection, faire plaisir à Mme Fréchette pour... pour peut-être faciliter ou aider sa réélection. En tout cas, disons que le jupon dépasse pas mal, là, on dirait, là.

Journaliste : C'est quoi l'intérêt de Mark Carney de favoriser la réélection de Christine Fréchette?

Mme Zaga Mendez : Bien, mais pour nous, il n'y a pas une question d'intérêt, c'est comme... ça fait huit ans, sept, huit ans pour le tramway, là, qu'on attend cet argent-là. Puis cet argent-là, là, ce n'est pas un cadeau, là, c'est le nôtre, c'est de se mettre là et demander, et demander pour quelque chose qui nous est dû. Ceci aurait dû être fait depuis très longtemps. Puis ça montre que, quand il y a une intention politique, bien, n'importe quel gouvernement est capable de conclure quelque chose. Comment ça se fait que la CAQ n'a rien fait pendant sept ans pour assurer cet argent-là? Qu'on rappelle, c'est 10 milliards sur 10 ans. Puis, pendant ce temps-là, on envoie chaque année 5 milliards par année pour des subventions d'infrastructures gazières et pétrolières à l'Alberta. Quand même, là, on est quand même dans une iniquité à ce moment-là.

Journaliste : ...c'est quoi, l'avantage, de M. Carney à vouloir faire réélire la CAQ au lieu des libéraux, par exemple?

Mme Zaga Mendez : Je ne sais si tu veux y aller. Moi, je ne vois pas d'avantages de ce côté-là.

Journaliste : ...un cadeau à Mme Fréchette peut-être pour favoriser son élection. C'est quoi, son intérêt?

M. Grandmont : Oui. Il faudrait lui demander à lui, évidemment, mais tu sais...

Journaliste : ...

M. Grandmont : Oui, oui, oui, effectivement. Bien, en fait, Mme Fréchette, je ne sais pas, elle est arrivée avec... avec un... Il faudrait lui demander aussi qu'est-ce qui s'est négocié en arrière. Mais honnêtement, je... On dirait que... Je ne sais pas quoi vous répondre, honnêtement. Honnêtement, là, le... Moi, ce qui m'inquiète le plus, en fait, c'est de voir que, pendant sept ans, ce gouvernement-là était incapable d'aller chercher cet argent-là qui est le nôtre. Un argent qui nous était confisqué par Ottawa, qui était sur la table, et qu'on n'a pas pu aller chercher malheureusement.

Après ça, un cadeau électoral pour Mme Fréchette? Écoutez, je ne sais pas ce qui s'est jasé en arrière des portes, mais c'est drôle que ça arrive à cet instant-là. Je ne dis pas que c'est ce qui s'est fait, mais ce que je vous dirais, c'est que ça ressemble drôlement à ça. Comment ça se fait que Mme Fréchette, qui arrive avec un nouveau gouvernement, arrive à faire débloquer ça aussi rapidement?

Journaliste : ...leadership que M. Legault?

M. Grandmont : Bien, je ne sais pas si elle a un meilleur leadership, mais ça indique, en tout cas, très clairement, que, pendant sept ans, M. Legault a été capable... incapable d'aller chercher des gains notables pour le Québec. Alors, c'est quoi, son intérêt, lui, de ne pas aller chercher de l'argent pour du transport collectif? Est-ce que c'était parce qu'il ne voulait pas développer du transport collectif? Je ne sais pas. Pardon?

Journaliste : En ce moment-là, c'est Mme Fréchette qui gagne les points, ce n'est pas... On parle de moins en moins de ce que M. Legault a fait, là. Donc, elle, elle se présente à la veille des élections puis elle réussit à conclure des dossiers, là.

Mme Zaga Mendez : Bien, là-dessus, comme on l'a dit tout à l'heure, on ne va pas cracher sur l'argent qui est dû. On ne va pas dire : Heille, il ne fallait pas faire ça. On attendait depuis sept, huit ans, là. C'est qu'à un moment donné c'est l'argent des Québécois. Ce qu'elle est allée faire, c'est faire le minimum qui aurait dû être fait. Elle a fait un peu sa job. La job qu'elle... qui n'a pas été faite auparavant. C'est le strict minimum, c'est aller chercher l'argent qui est le nôtre, que nous donnons à chaque année à Ottawa. Puis que, pendant ce temps-là, puis je le sais, là, le métro de Montréal, là, moi, je suis à côté d'une station de métro dans laquelle on voit l'eau couler à tous les jours. Une station de métro qui ferme. Un tramway qui attend depuis sept ans. Puis, encore, on ne sait pas si on va être capables d'aller chercher ou de mettre de l'argent pour le maintien des actifs dans le métro. Ça fait que c'est se rappeler, c'est que, quand quelqu'un passe en examen, quand ils ont coulé pendant sept ou huit ans, là, est-ce que c'est le grand exploit? Non, c'est le minimum peut-être pour rester et survivre.

Journaliste : ...

M. Grandmont : Pardon?

Journaliste : Ce n'est pas un message aux parents, j'espère.

Mme Zaga Mendez : J'espère.

M. Grandmont : Puis, j'ajouterai aussi, là, sur... Je m'excuse, Mme Porter. Puis il faudra voir aussi quelles sont les conditions. Tu sais, ils ont signé une entente avec le gouvernement fédéral. Dans quelle mesure cet argent-là vient avec des conditions qui empiètent sur les compétences du Québec? Est-ce que Mme Fréchette a cédé là-dessus? Ça, c'est une question qui va vraiment nous intéresser de savoir. Donc, on a hâte de voir l'entente, le fond de l'entente aussi, parce que, pour vrai, on le sait, là, clairement, on est ans les champs de compétence du gouvernement du Québec. Est-ce que... est-ce qu'on a accepté... Est-ce qu'on a reculé d'un point de vue... par rapport aux compétences du Québec sur le fédéral? Ça, c'est une question qui nous inquiète, évidemment.

Journaliste : ...bien, des conditions déraisonnables, là, qui vous passent par la tête que ce serait un non catégorique?

M. Grandmont : Bien, on va attendre de les voir, honnêtement, là, parce que là on pourrait élaborer puis...

Journaliste : ...ça vous va?

M. Grandmont : Bien, je veux dire, il faut voir le détail, honnêtement, là, parce qu'évidemment, là, on n'a pas cette entente-là, on veut la voir, donc on prendra le temps de le regarder avant parce qu'on pourrait aller sur beaucoup de sujets. Je pense qu'on aurait... on aurait... on en aurait un peu long à discuter...

Mme Zaga Mendez : ...ajouter.Il y a encore des besoins qui n'ont pas été nommés ou... Par exemple, dans le sud-ouest de Montréal, là, le REM, on attend des stations à Griffintown, dans Pointe-Saint-Charles. La CDPQ est prête à aller de l'avant. On a juste besoin de la confirmation de Québec au niveau des sommes. Est-ce que cette entente-là va nous permettre de développer ça? Parce que 10 milliards sur 10 ans, avec tout ce qu'il y a sur la table, bien, on va arriver, oui, pour le tramway, pour certains projets, la ligne bleue, mais on a encore des besoins en termes d'infrastructures de transport que, si on ne le fait pas tout de suite, bien, entre autres, la métropole va se trouver dans le trouble. On ne va pas être capable de tenir des lignes de métro qui servent correctement nos citoyens et ne pas développer du transport en commun, qui est la chose la plus urgente quand on voit le prix de l'essence et quand on voit aussi les enjeux climatiques.

Journaliste : Quel est le ton queChristine Fréchette doit avoir avec l'ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra?

Mme Zaga Mendez : Bien, sur le... la négociation de l'entente...

Journaliste : ...

Mme Zaga Mendez : Oui. Bien, en ce moment, c'est de défendre les intérêts du Québec, défendre nos industries, défendre que le Québec doit venir à l'aide de toutes ses entreprises, surtout au secteur manufacturier, on parlait de l'aluminium, mais pas seulement. Je pense, ça fait un an et demi, là, qu'on est dans une situation d'instabilité. Pendant ce temps-là, on ne peut pas faire confiance aux États-Unis, ils ont changé de cassette n'importe comment. On l'a vu, là, les tarifs un jour à un autre. Je pense que c'est garder une stabilité et défendre les intérêts du Québec.

Journaliste : ...votre motion, qu'est-ce qu'elle dit? C'est quoi... Ça s'adresse à qui?

M. Grandmont : Bien, en fait, ça... on profite, comme je le disais tantôt, là, de... du passage de Mme Smith ici, au Québec. Elle a dit plusieurs choses, là, puis il y a des projets dans l'air aussi, évidemment. Elle a dit, là, donc, que le Québec devrait investir dans l'exploitation de son... de son sous-sol, de son potentiel gazifère, notamment... gazofère... gazifère... en tout cas en gaz naturel, et donc chose sur laquelle on a déjà fermé la porte au Québec par une loi.

Même chose aussi, il y a un projet, Marinvest, dont on entend quand même beaucoup parler. Très peu d'informations, malheureusement. On sait que ça se trame beaucoup en arrière. Le gouvernement du fédéral, même, appuie National, Marinvest, qui travaillent à convaincre les communautés autochtones du... qui sont concernées par le tracé d'embarquer dans le projet, même si on a peu d'informations. Puis, en même temps, on sait aussi qu'il y a beaucoup de gens au gouvernement du Québec qui l'ont... qui ont rencontré les représentants de l'entreprise. Et donc ça, c'est un projet qui bénéficierait complètement à l'Alberta, parce que c'est du gaz obtenu par fracturation qui serait transporté sur 1 000 kilomètres jusqu'à un terminal à Baie-Comeau. Et donc, grosso modo, on vient réitérer le fait qu'au Québec on a décidé plutôt... deux fois plutôt qu'une, en fait, de dire non au transport des projets, en fait, de gaz ou de... tu sais, de pipelines, en fait, sur le territoire du Québec. Donc, on veut vraiment réitérer ça aujourd'hui. C'est un symbole aussi fort parce qu'évidemment Mme Smith est présente à Québec et qu'elle a tenu ces propos-là quant à l'autonomie énergétique du Québec, alors qu'on est vraiment plus dans l'hydroélectricité ici, évidemment, au Québec, là, c'est vraiment notre force, et on va continuer à la développer.

Journaliste : Premier Fréchette is having a meeting right now with the US ambassador. What do you hope comes out of this meeting?

Mme Zaga Mendez : …Mme Fréchette needs to defend and stay firm on the Québec interest in terms of economics interest to protect our industries, our small businesses, our small manufactures. This is… We have been playing with a lot of uncertainty in terms of the tariffs. So far, we can not trust a lot the interest of United States. So, Mme Fréchette needs to defend the Québec interest in terms of economic development and to maintain because… it has been going on and on. So, that's what we're expecting.

Journaliste : And yesterday the ambassador Pete Hoekstra reposted a post from President Trump calling Canada the fifty-first State. I just want to get your reaction to that given that today Fréchette is meeting him.

Mme Zaga Mendez : Well, we defend here Québec interest, and Québec will never, never be a State of the United States. We are like… And that… for us, it's beyond being… Canada being a fifty-one State, it's Québec here. And on our specificity, in terms of economic… culture, language, all of that needs to be protected.

Journaliste : Premier Smith is in town today. I'm wondering what you might think of the sovereignist battle playing out there. Is that benefiting Alberta? Is there anything that Québec can learn from how she's handling the situation?

Mme Zaga Mendez : On the terms of sovereignty, well, we just… we believe that we need to respect the autonomy of every… everyone in… within Canada to decide for their own future... at19263  first in Québec, and the way that she's handling... I'm not going to go further because I don't want to overstep on things that I don't understand properly, but for us, it's important to respect this, the right of the people to decide for their future, if it's in Québec or in Alberta. However, what we want to defend as well is our sovereignty, not being imposed projects coming from a petrostate or coming from a province that just wants to just pass through a pipeline in Québec, so, for us, that has to go both ways. We need to also respect the autonomy and sovereignty of Québec in that issue.

Journaliste : ...that was signed for a pipeline that would go through BC, not Québec, but do you think that, maybe, Alberta benefited from... from the soverignty discourse and getting and agreement from Ottawa that they've sought after for so long?

M. Grandmont : I think they... they probably get some leverage with the prime minister Carney with this threat to the Canada unity, but I don't... Maybe it's the way they... they manage or they negociate that project, but, you know, we have to be clear, in Québec, that we decided, in the past, that petrol and gas projects are not welcome here, in Québec. We decided to vote for laws against that kind of projecs and we are against that project with transport... projects like Marinvest, in which they want to transport gas from Alberta, so they will find us on their way to the realisation of that project. So we are against that, we will table a motion today against that kind of project. We will... I think there is a... we put that motion on the table because premier Danielle Smith is here today, so that's the message we want to send her.

Journaliste : Does the sovereign movement here give us some leverage with Ottawa?

Mme Zaga Mendez : The sovereign... leverage, but...

Journaliste : ...the way you just said leverage in Alberta, do we have leverage because of the... of a referendum?

Mme Zaga Mendez : But the sovereign movement is not to have the leverage, it's to have a way to develop and bring a country up in Québec, it's not to be playing on, like : If we separate, we do this, we're going to have more. It's not about that and this goes beyond the relationships to have more leverage and more money or powers, it's to have the sovereignty, autonomy over Québec and decide for our own future.

Journaliste : Thank you.

M. Grandmont : Merci.

(Fin à 9 h 07)