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Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, June 3, 2026, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures sept minutes)

Mme Blanchette Vézina : Bonjour, tout le monde. Ce matin, on dépose une motion à l'Assemblée nationale, donc, pour revoir... demander à la première ministre de respecter l'engagement qu'elle avait pris de revoir la norme des véhicules zéro émission. C'est une norme qui a été déjà été revue par le gouvernement fédéral, on est la seule province, encore une fois, à faire cavalier seul dans ce dossier-là. Il faut rappeler que la réalité des déplacements dans les régions du Québec n'est pas la même que celle dans les grands centres, puis de contraindre l'achat de véhicules électriques ou d'arriver avec des normes qui sont tellement élevées en termes d'achats de véhicules électriques, ce n'est pas favorable ni aux citoyens, ni aux consommateurs, ni aux... aux gens, aux concessionnaires qui n'arrivent pas à livrer ces véhicules-là, et c'est... ça peut mettre à risque le tissu des services dans nos régions. Alors, nous allons demander, donc, au gouvernement de respecter l'engagement que la première ministre avait pris de revoir ces normes. Donc, voilà, puis je cède la parole, donc, à Éric Duhaime, chef du Parti conservateur.

M. Duhaime (Éric) : Merci beaucoup, Maïté. Oui, effectivement, c'est un sujet que le Parti conservateur porte, hein, depuis plus de deux ans, avec Mon char, mon choix, là, c'est un enjeu important. Puis je pense que, présentement, les concessionnaires automobiles de partout au Québec en souffrent. On dit que les ventes de véhicules électriques, là, sont la moitié de ce que le quota est pour l'année. Il va y avoir un gros, gros, gros problème pour l'ensemble des concessionnaires automobiles du Québec. C'est une crise majeure, puis le gouvernement refuse de reculer sur cet enjeu-là, et il est en train de mettre à risque, là, une industrie tout entière au Québec. Cela étant dit, je veux aussi vous parler, aujourd'hui, évidemment, je veux revenir sur le 10 milliards d'hier, en particulier le tramway. J'ai entendu le ministre Joël Lightbound parler du 7.6 milliards, comme quoi le montant n'avait pas bougé depuis deux ans. Il a cité... il a dit qu'il avait eu des confirmations de CDPQ Infra, il vous l'a confirmé, là, il a parlé de ça dans les médias. Mais j'ai vu, aussi, qu'il y avait d'autres journalistes qui ont fait des recherches et, notamment, j'ai vu que TVA, ici, à Québec, avait... avait communiqué avec CDPQ Infra qui leur dit que les enveloppes ne sont même pas toutes ouvertes et que ce n'est pas eux qui peuvent confirmer ou infirmer le chiffre de 7.6 milliards de dollars.

Donc ce matin, la question elle est simple : Est-ce que, oui ou non, le montant est toujours de 7.6 milliards? Et sinon, de combien de plus le tramway va coûter? C'est quoi, le véritable coût? Ce n'est pas vrai qu'on va commencer à dilapider des milliards de dollars de l'argent des contribuables sans même savoir le coût du projet. Et la troisième question, c'est : Qui va payer l'explosion des coûts? Si ça coûte 800, 900 millions, 1 milliard, 2 milliards de plus, qui va payer la facture? Je pense que c'est des questions très pertinentes, et c'est à ça que le gouvernement devrait répondre présentement, plutôt que de se péter les bretelles parce que ça inquiète beaucoup de monde. Puis je regardais les chantiers publics, ces deux dernières années, là, les coûts ont monté d'environ 10 %. Ça fait que 10 %, en partant, là, on parle de 750 millions minimum d'augmentation de coût. Est-ce que le gouvernement peut confirmer ça? Je pense que c'est un... c'est un point très important. Puis finalement, je veux aussi, comme tout le monde, là, souligner qu'il manque un peu de transparence par rapport aux 10 milliards, là. Ça aurait été bien qu'on puisse savoir si, oui ou non, la première ministre Christine Fréchette a fait des concessions par rapport à Ottawa. On sait qu'elle est moins autonomiste que M. Legault. Est-ce que c'est parce qu'elle a accepté d'abdiquer devant le fédéral puis de concéder une ingérence fédérale dans les compétences du Québec qu'elle a eu l'argent aussi rapidement, alors que ça bloquait sous son prédécesseur? Je pense qu'elle doit répondre, là-dessus, puis il faut que les Québécois puissent savoir exactement les tenants et aboutissants de l'entente qui a été conclue, hier, entre M. Carney et Mme Fréchette. Sur ce, ça va nous faire plaisir de prendre vos questions, maintenant.

Journaliste : ...toujours prêt à appuyer le projet de loi n° 1 sur la constitution et pourquoi?

M. Duhaime (Éric) : Bien, absolument, on a... le Parti conservateur du Québec a toujours été en faveur d'une constitution québécoise. Ce n'est pas nouveau et ça ne va pas changer. La raison pourquoi on l'appuie, c'est qu'on pense que c'est important d'avoir un projet rassembleur. C'est une loi fondamentale qui est là pour définir, rassembler les Québécois. On a déposé un mémoire, on est le seul parti politique qui a déposé un mémoire, en commission parlementaire, sur le sujet, et on va continuer, donc, à appuyer le projet, puis on demande aux oppositions qui sont supposément en faveur d'une constitution québécoise, hein, rappelez-vous que les libéraux avaient déjà souligné qu'ils étaient en faveur d'une constitution québécoise, puis les deux autres partis, c'est des partis souverainistes. Ça me surprendrait qu'ils soient contre le fait que le Québec se dote de sa propre constitution, ce serait pour le moins contradictoire. Je pense que ce serait important de mettre la partisanerie de côté, là, puis, au pire, adoptons une constitution maintenant, s'ils veulent la bonifier puis apporter des amendements au lendemain de la prochaine élection, lorsqu'il y aura moins de caquistes dans l'immeuble, bien, on le fera. Mais, au moins, qu'on puisse maintenant aller de l'avant plutôt que de se chicaner, là, de faire des batailles très partisanes.

Journaliste : ...obstruction des autres partis, d'après vous?

M. Duhaime (Éric) : Bien, je pense que c'est beaucoup de partisanerie, là, puis c'est... c'est surtout les partis souverainistes que je ne comprends pas, là, tu sais, le Parti québécois, là, historiquement... Moi, si je suis pour une constitution du Québec, là, je l'ai déjà dit puis je le répète aujourd'hui, c'est parce qu'il y a un député, un ancien député du Parti québécois et du Bloc québécois, Daniel Turp, qui m'a convaincu, comme il a convaincu bien des Québécois de d'autres horizons politiques pour nous expliquer qu'on peut le faire, même à l'intérieur d'une Confédération canadienne. Et je pense que si... Il devrait, M. Plamondon devrait consulter les anciens députés et ministres péquistes pour qu'ils lui expliquent l'importance d'adopter une constitution, peu importe le résultat d'un éventuel référendum.

Journaliste : ...sur le tramway, sur le tramway.

M. Duhaime (Éric) : Oui.

Journaliste : Vous êtes contre, c'est connu. Un gouvernement conservateur est élu, annule ce projet-là. Vous faites quoi, avec l'argent du tramway? Vous le mettez où, l'argent du...

M. Duhaime (Éric) : Mais d'abord, ce n'est pas au fédéral à nous dire où mettre l'argent des Québécois.

Journaliste : Mais vous, vous le mettriez où, cet argent-là, en priorité?

M. Duhaime (Éric) : Je pense que la priorité, Mme Fréchette en a parlé lundi, la fédération... la Fédération québécoise des municipalités en a parlé la semaine dernière, l'Union des municipalités en a parlé aussi la semaine dernière, il y a un sous-financement chronique pour le maintien... de maintenir à niveau nos infrastructures publiques, à l'heure actuelle. Puis là, on voit des recommandations, la FQM a dit que ça prenait une taxe dédiée. L'UMQ, avec Mme Jérôme-Forget, M. Marceau, disent que ça... il faudrait augmenter les taxes municipales. Nous, on est contre les augmentations de taxes. Pourquoi on ne prend pas cet argent-là puis qu'on n'investit pas ça dans nos infrastructures, où il y a un déficit au niveau du maintien? Donc, je pense que c'est la... ça devrait être la priorité numéro un. Puis ce qui est très bizarre, c'est que Mme Fréchette va à la Chambre de commerce, lundi matin, pour dire ça, essentiellement, puis le mardi, elle signe une entente de 10 milliards où elle annonce qu'elle va couper des rubans, puis elle va mettre 7.6 milliards minimum dans un projet de tramway que les deux tiers ou les trois quarts de la population de Québec ne souhaitent pas. Je trouve que c'est... à un moment donné, les bottines ne suivent pas beaucoup les babines, puis c'est très contradictoire de la part de la première ministre, pour ne pas dire décevant.

Journaliste : Vous avez évoqué la transparence. Dans votre position autonomiste, qu'est-ce qui serait inacceptable, là, d'avoir donné en échange, si on veut?

M. Duhaime (Éric) : En partant, là, le fait que le fédéral soit obligé d'envoyer un chèque, là, on s'entend-tu que ça ne devrait pas être comme ça que ça fonctionne, puis ça devrait être les Québécois qui perçoivent leurs propres taxes puis leurs propres impôts, puis qui décide qu'est-ce qu'ils font avec l'argent? De voir le fédéral... Juste le fait qu'il envoie de l'argent, est-ce que ça veut dire que le fédéral nous a trop taxés, nous a trop imposés ou il est en train de trop nous endetter? C'est un ou l'autre, là, parce que l'argent, ce n'est pas lui qui devrait l'avoir, parce que c'est des compétences qui, de toute façon, sont québécoises. Donc, la façon... Pour répondre à votre question plus précisément, la meilleure façon de fonctionner, là, ce serait qu'on ait des transferts de points d'impôt puis que le Québec décide seul.

Journaliste : Ou la souveraineté.

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, là, on vit dans une Confédération canadienne, le gouvernement fédéral a quand même des champs de compétence qui lui sont exclusifs, et je pense que c'est... le pays fonctionnerait beaucoup mieux si chacun des États était souverain dans ses champs de compétence et qu'il respectait justement la Constitution du Canada.

Journaliste : Sur les boissons énergisantes, est-ce que votre position a évolué? On comprend que le gouvernement va bientôt déposer son projet de loi. En quoi ça vous pose problème?

Mme Blanchette Vézina : En fait, c'est la précipitation du gouvernement en fin de mandat de vouloir régler des dossiers vite, vite, vite sur le coin d'une table, interdire, à chaque fois qu'il arrive une situation. Puis c'est déplorable, là, je l'ai dit puis je le répète, c'est très triste, là, c'est un enfant... Je suis maman de deux jeunes enfants d'à peu près cet âge-là, avec des défis, aussi, qui pourrait être de médicamenter. Mais est-ce qu'à chaque fois qu'on a un décès, la bonne solution c'est d'interdire et de réglementer? Moi, je pense qu'on ouvre une boîte de Pandore en interdisant des boissons énergisantes avec peut-être pas l'impact qu'on souhaite.

C'est-à-dire, si l'objectif c'est de réduire des consommations de produits qui peuvent être néfastes pour la santé, est-ce que l'interdiction... l'interdiction est la bonne solution? On l'a vu pour le vapotage. Les saveurs... interdire les saveurs, ça n'a pas fait diminuer la consommation chez les jeunes de saveurs de vapotage. Je pense qu'il faut regarder l'enjeu aussi et le problème dans la situation qu'on a vécu, c'est l'interaction entre la caféine, et ça c'est le coronaire qui l'a dit, la caféine et le médicament. Donc le café aurait eu le même effet. Est-ce que... Jusqu'où la caféine ne devrait pas être interdite? Si on suit cette logique-là.

Moi, je vous dis juste il faut... Au lieu de précipiter les choses, là, prenons le temps, c'est un dossier important. La CAQ avait dans ses cartons déjà, il y a plusieurs temps, cette idée-là d'interdire aux moins de seize ans. Et là, en fin de mandat, on met ça sur la faute du Parti conservateur que ce projet-là n'avancerait pas. Je pense que la CAQ a juste elle à blâmer, c'est-à-dire, elle a négligé de faire avancer ce dossier-là de manière saine, avec un débat transparent et non précipité. Et là, aujourd'hui, tu sais, elle veut rapidement, la ministre, réglementer sur un dossier qui est important. Je pense qu'il faut entendre les parties prenantes. Je ne suis pas contre le principe, mais est-ce qu'à chaque fois il faut interdire lorsqu'on a des situations comme celle-là? Est-ce que c'est la bonne réponse? Je pense qu'il faut éduquer aussi et s'assurer que les enfants qui prennent ces médicaments sont conscients des risques de la caféine au sens large, pas juste pour les boissons énergisantes.

Journaliste : Ce n'est pas juste la précipitation qui vous dérange, c'est... sur le fond, vous êtes...

Mme Blanchette Vézina : Bien, je trouve qu'il y a un débat à avoir, puis, tu sais, je vous le dis, là, aujourd'hui, ce n'est pas... le problème, ce n'est pas juste les boissons énergisantes, c'est la caféine contenue dans les boissons énergisantes. Alors, est-ce qu'on va aller au bout de ça à un moment donné et dire les enfants de moins de seize ans ne pourront pas consommer de caféine? Parce que c'est ça l'enjeu.

Là, moi, je vous dis, je pense que ces questions-là méritent d'être débattues. On doit entendre des experts, pas juste la Santé publique sur un rapport qu'on nous a envoyé il y a quatre jours... il y a sept jours à peine, en nous disant vite, vite, vite, il faudrait interdire. Je le comprends que c'est un dossier qui est... qui est profondément triste, là, avec le décès de ce petit garçon, mais est-ce que c'est la bonne réponse à avoir pour une problématique? Moi, j'ai besoin qu'on approfondisse la question. Puis là, bien, encore une fois, le gouvernement nous pousse à vouloir régir vite, vite, vite par gain électoral. Moi, je pense que... Est-ce qu'à chaque fois, au Québec, quand on ajoute des lois comme ça, on met des couches de réglementation, est-ce qu'à chaque fois on doit interdire absolument? Est-ce que c'est la bonne solution? Je pense qu'il faut en débattre puis prendre le temps de le faire.

Journaliste : ...d'ici la fin de la session, il n'y a pas... Parce que là, on comprend que ce n'est pas juste... tu sais, vous avez quand même...

Mme Blanchette Vézina : Je n'ai pas vu de projet de loi, là.

Journaliste : Oui, mais ça devrait être l'interdiction... aux moins de seize ans, là. Mais, vous avez des réticences plus profondes, là, ce qu'on entend.

Mme Blanchette Vézina : Tout à fait.

Journaliste : Donc, pour vous, il n'est pas question vraiment d'adopter ça...

Mme Blanchette Vézina : Pas de précipiter, là, non, effectivement.

Journaliste : Non, mais, si on a une journée de consultation, tu sais, est-ce que vous êtes fermée sur votre décision ou vous êtes parlable selon les conditions?

Mme Blanchette Vézina : Bien, je veux entendre ce que les experts ont à dire, je veux voir le projet de loi. Moi, ce que j'ai lu du rapport du coroner, c'est la caféine, le problème. Alors, jusqu'où va aller le gouvernement? Est-ce que c'est vraiment que les boissons énergisantes? Est-ce que ça ouvre une porte pour autre chose? Est-ce que ce ne serait pas plutôt les pharmaciens qui devraient informer les jeunes? Tu sais, il y a tout... il y a plein de choses qu'on devrait entendre dans ce... dans l'étude de ce projet de loi là pour avoir des réponses correctes. Et il y aura une session parlementaire à l'automne, là, tu sais, je veux dire, le prochain gouvernement, si c'est une priorité 19275 du prochain gouvernement ou... bien, on pourra entendre les experts et prendre le temps de le faire. Moi, je pense qu'il faut prendre le temps dans ce dossier-là.

Journaliste : La première ministre Christine Fréchette rencontre, rencontrait, là, l'ambassadeur américain. Quel ton elle devrait avoir avec l'ambassadeur américain, sachant qu'aujourd'hui on parle de 10 % de tarifs de plus, le tweet aussi du 51e état qui vient de ressortir?

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est sûr qu'il faut... il faut avoir une entente avec les États-Unis, là. Qu'on le veuille ou non, c'est notre principal partenaire économique. On a des entreprises qui souffrent actuellement au Québec, particulièrement au Québec. On a eu des pertes d'emplois importantes dans la dernière année, vous avez vu les chiffres, plus de 100 000 pertes d'emplois au Québec. C'est urgent qu'il y ait une entente avec le gouvernement américain. Ça a toujours été notre meilleur partenaire économique, ça doit le demeurer. Et je pense qu'il faut avoir une main tendue et il faut... Puis je sais que, tu sais, il y a toutes sortes de... il y a beaucoup de politiques puis il y a... il y a... il y a eu toutes sortes de déclarations de part et d'autres, mais là je pense qu'il est temps de s'asseoir, de se tendre la main puis de signer une entente.

Journaliste : Mais ce n'est pas elle qui va signer l'entente, là, on s'entend.

M. Duhaime (Éric) : Non, non, mais elle, elle a... elle a... elle a un rôle à jouer pour démontrer la bonne foi et démontrer la volonté d'aller, là, de l'avant puis d'avoir une entente qui est mutuellement avantageuse pour le Québec et le Canada puis faire pression aussi sur le gouvernement fédéral, là. Elle a rencontré M. Carney hier. J'espère que, ça aussi, elle lui en a glissé un mot, de l'importance pour le Québec d'avoir une entente avec les États-Unis le plus rapidement possible.

Journaliste : Quelle est la position du Parti conservateur par rapport à ce 51e État, par rapport à cette rhétorique, là?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, c'est... c'est... c'est de la... Je pense... je pense que c'est plus de la boutade puis de... quelque d'autre chose, là. Je ne pense pas qu'il n'y a personne qui croit sérieusement qu'on va devenir un 51e État américain, là. J'ai toujours vu ça plus comme une boutade que quelque chose... qu'un projet sérieux.

Journaliste : C'est drôle.

M. Duhaime (Éric) : Non, je ne trouve pas ça drôle. Mais ça a de l'air qu'il y en a qui trouvent ça drôle, mais je ne fais pas partie de ceux-là.

Journaliste : ...Est-ce que le gouvernement devrait se préparer à une nouvelle éventualité que ça pourrait arriver un jour?

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, les guerres tarifaires avec les Américains, là, ce n'est pas la première qu'on en a puis ce n'est pas la dernière, hein, on en a déjà eu. Puis normalement, je vous l'ai déjà dit, ça venait du côté démocrate historiquement. Ce qui est nouveau, c'est que ça vient du côté républicain davantage que démocrate. On a toujours réussi, finalement, à trouver un terrain d'entente mutuellement avantageux, et c'est ce qui va devoir être fait au cours des prochaines semaines. Maintenant, il y a toutes sortes de stratégies pour arriver à une meilleure entente de part et d'autre, tout le monde tire la couverte de son bord. Puis est-ce que le fait de dire qu'on veut nous annexer pour faire de nous un 51e état fait partie des outils utilisés par l'administration américaine actuellement pour tirer avantage de la négociation? Je pense que oui.

Journaliste : Pour revenir au projet de constitution de M. Jolin-Barrette, qu'est-ce que vous pensez que ça envoie comme message sur la solidité du projet, que même le Parti québécois est contre ce projet-là?

M. Duhaime (Éric) : Bien, ça en dit plus sur le Parti québécois que sur le projet de constitution. Je pense que ça envoie le message qu'on a affaire à un chef qui est extraordinairement partisan et qui est incapable de mettre de l'eau dans son vin sur quelque chose d'aussi fondamental. Moi, j'invite le Parti québécois à laisser la partisanerie au vestiaire quand ça arrive à l'Assemblée nationale pour discuter de constitution. Et je suis convaincu que, s'ils le font et s'ils sont de bonne foi, ils vont faire comme les conservateurs puis ils vont appuyer le projet de loi du gouvernement actuel.

Journaliste : What's the motion you're tabling today and why?

Mme Blanchette Vézina : I'm sorry. The motion, it says that we want... We ask the Government to change the «norme zéro... véhicules zéro émission» to make sure that it is adapted to the reality of Québec regions. And... So, that's why we... And we asked the Minister... «première ministre» to...

M. Duhaime (Éric) : ...

Mme Blanchette Vézina : Premier. Thank you. Sorry, I wasn't in English in my head right now. So... Yes. So, we ask her to respect her... in what she said she would do, that she would revise... sorry, revise... my... the «norme zéro émission».

M. Duhaime (Éric) : I'll just add something on that. The Conservative Party of Québec has been a long promoter of the abolishment of that rule. Currently, in Québec, as you know, there is quotas for the percentage of cars that need to be sold that need to be electric or hybrid. The percentage is way too high. Currently, it's less than half of the objective this year that is... that is achieved. And we're not going to meet our targets and... So, there needs to be a change, there needs to be... they need to put that aside. And that's why we launched... for two years, we've been campaigning on that with Mon char, mon choix, My car, my choice. It's been... it's been a very important issue for us. And I... Hopefully, the Government will backtrack, and they need to do it ASAP, because it's a whole industry that is suffering right now.

Journaliste : And what's your take? When it comes to Premier Fréchette meeting with the US ambassador, what do you hope comes out of this meeting? And also, what's your take with the ambassador making the 51st State comments again?

M. Duhaime (Éric) : Well, first off, I think that we have to show good faith as Quebeckers, as Canadians, to tell everyone that we need an agreement with the United States. It's been our main partner forever, and it needs to be remains as well. We both have an interest to find an agreement, and hopefully it's going to arrive as soon as possible.

Regarding the fifty first state, you know, for us, it's not serious. And I understand it's a tool that they're using to push the negotiation on their side, and, you know, we could have said the same kind of argument on the other side to make sure that we have an agreement that is more being official to us, but I don't take it seriously. I think it's part of the negotiations, unfortunately.

(Fin à 9 h 24)

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