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(Treize heures une minute)
Le Modérateur
: Alors,
bonjour à tous. Bienvenue à ce point de presse du Parti québécois, aujourd'hui,
concernant le port de Matane. Prendront la parole de député de
Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ainsi qu'Eddy Métivier, le maire de la ville
de Matane, ainsi que M. Jean Langelier, le directeur général de Développement
économique Matanie.
M.
Bérubé
: Bonjour,
tout le monde. Je sais qu'il y a beaucoup d'intérêt dans notre région des
journalistes, des partenaires, des usagers du port de Matane quant à cette
rencontre qui vient de se tenir à l'Assemblée nationale du Québec. Aujourd'hui,
c'est vraiment comme député local de Matane, de La Matanie que j'interviens
avec le maire de Matane, avec le directeur de développement économique Matanie
pour vous parler du dossier économique le plus important chez nous, et je
dirais même le dossier économique le plus important actuellement pour tout le
Bas-Saint-Laurent. On parle de 1 100 emplois directs qui sont reliés
à l'activité portuaire du port de Matane.
Qu'est-ce qui fait en sorte qu'on est
inquiets? Bien, il y a des travaux à faire. Et si on ne veut pas mettre une
pause sur l'activité portuaire, ça prend une autorisation, ça prend du
financement, ça prend un échéancier pour envoyer le bon signal. Donc, qu'est-ce
qu'on a fait depuis plusieurs années? Bien, d'abord, le gouvernement du Québec
a hérité des ports fédéraux. Ça s'est fait autour de 2018. Le premier ministre
Couillard était venu à Matane annoncer ça en août, je m'en souviens très bien.
Et puis, ensuite, il y a du financement accordé par la ministre Chantal Rouleau.
Et puis le gouvernement du Québec a développé une expertise dans le domaine
portuaire, ce qui n'existait pas, avec les ports de Gros-Cacouna, de Rimouski
et de Gaspé.
Et là, on s'est rendu compte que si on
veut poursuivre notre activité avec les engagements qui ont été pris, je pense
à Duravit, entre autres, une entreprise allemande qui est venue à Matane
beaucoup pour son port, bien, il faut être capable de garantir l'accès et la
poursuite des activités. Puis évidemment, il y a de la maintenance à faire,
puis on parle de maintenance importante.
Donc, on a un peu réanimé cette coalition Urgence
port de Matane il y a quelques semaines à peine. À quelques jours d'avis, on a
réuni beaucoup de monde qui ont envie de travailler dans le même sens puis qui
envoient un message au gouvernement du Québec : Envoyez-nous les signaux
pour commencer, il ne faut pas que ce soit un enjeu électoral, il faut que ce
soit réglé assez rapidement. Ensuite, Joël Arseneau, mon collègue, a posé des
questions au ministre Bernard Drainville, qui est le ministre responsable du
dossier. On a senti qu'il connaissait le dossier puis qu'il avait un accueil
favorable, mais le test, c'était beaucoup cette rencontre d'aujourd'hui. Et c'est
de ça qu'on veut vous parler.
Comme député de la Matanie, je vous le
répète, c'est le dossier le plus important et c'est celui qui m'inquiète le
plus compte tenu de ses conséquences. Je dirais même qu'en 19 ans de vie
politique comme député de La Matanie, c'est le dossier de la plus grande
ampleur que j'ai vu. Alors, c'est un dossier où il y a un seul répondant possible,
c'est le gouvernement du Québec. Et le dossier est bien présenté, comme le sont
tous les dossiers de la ville de Matane, et nous attendons une réponse positive.
Nous avons demandé... J'ai demandé, il y a quelque temps, une rencontre avec le
ministre Bernard Drainville, et je l'ai obtenue rapidement pour le bénéfice de
notre équipe. Alors, j'apprécie cette réponse rapide du ministre Bernard
Drainville.
Cette rencontre s'est tenue ce matin à 11 h 30.
Il y avait des partenaires de QSL qui étaient avec nous. Et le ministre n'était
pas seul, il était accompagné du ministre Mathieu Lévesque, qui est ministre
des Régions, également de son adjoint parlementaire pour le Bas-Saint-Laurent, Mathieu
Rivest, donc ils étaient trois à venir à cette rencontre avec un aréopage de
conseillers. Et essentiellement tout le côté présenter le dossier, ses
opportunités, ses périls, c'était connu du ministre, on a été rassurés là-dessus.
Et c'est sur la suite qu'on l'est davantage.
Et pour vous raconter la suite, je vous
demande de porter attention aux propos du maire de Matane, M. Eddy
Métivier.
M. Métivier (Eddy) : Merci,
Pascal.
M.
Bérubé
:
...créer un suspense.
M. Métivier (Eddy) : Oui,
merci. Alors, bonjour, tout le monde. Très fier de la rencontre, comme Pascal
le mentionnait, ce matin, qu'on a eue non pas avec un mais deux ministres, le
ministre Drainville et le ministre Mathieu Lévesque des Régions, et Mathieu
Rivest, député Côte-Sud. Et la réceptivité était là, M. Drainville a été
très favorable et il est très convaincu du dossier qui a été monté, vraiment,
très étoffé. Et nous avons franchi, vraiment, un pas important. Et maintenant,
le ministre Drainville nous a assuré de sa collaboration pour apporter ce
dossier-là au sein du Conseil des ministres, qui est la prochaine étape ultime
qui va donner le feu vert au lancement du projet.
Donc, pour ma population de Matane, le
milieu socioéconomique de Matane, très encouragés de notre démarche. Moi et mon
collègue Jean Langelier, du Développement économique Matanie, c'est un huit
heures de route qui a été des plus rentables, et les choses augurent très bien
pour le port de Matane, mais sujet à l'acceptation du prochain Conseil des
ministres. Alors, très fiers, aujourd'hui, on peut être très fiers aussi de la
mobilisation que le milieu socioéconomique a fait récemment. J'ai apprécié
également l'ouverture des ministres à nous recevoir pour une seconde fois pour
le dossier du port de mer. Merci.
M.
Bérubé
: Je
vous présente maintenant Jean Langelier, qui a rendu possible la mobilisation
assez rapide et qui a participé à la rencontre. Il connaît très bien ce dossier
aussi. Jean, c'est à toi à t'adresser à l'Assemblée nationale, à nos
compatriotes chez nous.
M. Langelier (Jean) : Bien,
merci, Pascal. Merci, Eddy Métivier. Je tiens à remercier aussi tous les
utilisateurs du port de Matane. Ça fait neuf ans qu'on a déjà bâti la Coalition
urgence port de Matane. On a donc été de l'étape du transfert du fédéral au
provincial en 2018‑2020, comme Pascal le disait tantôt. Ils ont
144 emplois directs qui en dépendent, il y a des entreprises qui sont
venues s'établir... directs et indirects. Il y a des entreprises qui sont
venues s'établir chez nous pour le port, on pense à Duravit, une entreprise
allemande qui a investi 100 millions en Matanie, qui a déjà
100 emplois de créés. On pense à HMC Habitations Mont-Carleton, qui va
créer entre 800 et 1 000 unités d'habitation par année et qui va
exporter par le port de Matane. On peut penser à Marmen, qui bénéficie du boom
du développement des parcs éoliens Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Côte-Nord.
Alors, la communauté des affaires, les utilisateurs de la zone
industrialo-portuaire de Matane sont derrière ce projet depuis fort longtemps.
Je tiens à remercier Pascal de nous avoir
permis de rencontrer M. le ministre, qui était très au fait du dossier et qui
semble très volontaire à vouloir le porter auprès du Conseil des ministres. Il
est au fait du dossier, comprend les étapes, l'importance pour la région, pour
le Bas-Saint-Laurent, pas juste pour la ville de Matane, et pour le
développement futur dans notre région. Alors, merci infiniment au ministre
Drainville.
M.
Bérubé
: Je
termine en disant qu'évidemment on attend une décision favorable du Conseil des
ministres, c'est là que ça se passe et on évalue que la date limite, c'est la
mi-juillet. Donc, à partir de mercredi prochain jusqu'à la mi-juillet, on
espère, on ne peut pas présumer d'une décision, mais, évidemment, on espère
qu'il y aura une décision qui ira dans le sens de donner le feu vert pour
commencer les travaux puis arriver à une étape suivante. C'est ce qu'on
demande, pour l'instant, convaincus que ce dossier-là doit suivre son cours,
mais de façon... de façon continue. Voilà. Est-ce qu'il y a des questions, M.
Léonard?
Journaliste
: Oui, pour
M. le maire. Je reviens sur vos propos encourageants. Pouvez-vous cibler quelle
est l'avancée exactement? Parce que je pense qu'on attendait déjà une réponse
favorable du Conseil des ministres, on parle de juillet, donc, mais en quoi
c'est une avancée finalement?
M. Métivier (Eddy) : Bien,
c'est une avancée au niveau de l'étude d'impact environnemental qui est
complétée. Et M. le ministre, à ce moment-là, nous a garanti qu'il voulait
l'apporter au Conseil des ministres pour une approbation et que les sommes
d'argent étaient là, étaient là, présentes, mais c'est sujet, c'est sûr, à l'approbation
du Conseil des ministres. Là, c'est vraiment une belle avancée. Le ministre
était vraiment convaincu du bien-fondé de ce projet-là, qui a des retombées
économiques importantes pour nos emplois à Matane et toute La Matanie. Mais
l'avancée, c'est que là il l'apporte au Conseil des ministres pour approbation,
pour que le projet puisse concrètement aller de l'avant par la suite.
Journaliste
: Et c'est
son attitude envers le projet qui vous rassure?
M. Métivier (Eddy) : Oui,
exactement, son attitude, vraiment est très convaincue du bien-fondé du projet,
là.
Le Modérateur
: M.
Langelier, vous voulez...
M. Langelier (Jean) : Bien,
écoutez, en fait, c'est qu'il est convaincu de l'ensemble du projet, et donc il
comprend l'ensemble des enjeux au niveau de l'importance économique, puis aussi
les étapes nécessaires à sa réalisation. Et dans l'ensemble du dossier qui a
été présenté, c'est-à-dire, dans un premier temps, l'ajout d'un deuxième poste
à quai pour éviter qu'on ait une interruption des activités puis, après ça, la
remise à niveau du quai n° 1, l'augmentation de
l'espace d'entreposage. On va créer 400 emplois de plus quand ça, ça va
être fait dans le courant du prochain... de la prochaine décennie, disons ça
comme ça. Alors, on est très heureux de l'attitude de M. Drainville. Je pense
qu'il faut le souligner ardemment.
Journaliste
: Cette
étape-là, bon, qu'on présume en juillet, si c'est favorable, ce serait le
financement complet qui serait bouclé.
M. Métivier (Eddy) :
Exactement. C'est un financement qui est réparti sur environ une dizaine
d'années. Mais, cependant, comme Jean l'a mentionné, le second poste à quai est
important pour ne pas faire une interruption du service du quai actuel pendant
trois ans. Si on le refait, le quai actuel, à ce moment-là, toute l'économie de
Matane au niveau des... des entreprises qui ont besoin du port, leurs
opérations seraient interrompues pendant ces trois ans-là. Tandis que le second
poste à quai, qui va être... perpendiculaire au quai ouest actuellement, va
permettre à ce moment-là également ultérieurement de rajouter du volume
d'exportation et répondre à la capacité. Déjà, le port de Matane refuse
certains projets, étant donné qu'il est à la fin de sa vie utile. 2033, pour un
projet majeur comme ça, c'est pratiquement demain, le temps que se fassent les
études d'ingénierie, le détail, les plans de construction, appels d'offres,
etc. Donc, c'est... c'est vraiment une avancée vraiment importante aujourd'hui,
là.
Journaliste : ...c'est
presque demain. Pouvez expliquer un peu pourquoi c'est si urgent pour les gens?
Tu sais, on parle de 2033, on pourrait penser que ce n'est pas...
M. Métivier (Eddy) : Oui.
Bien, le quai actuellement est environ à seulement 28 % de sa capacité
portante. Vous savez, l'air marin, la corrosion, érosion, beaucoup... d'acier
et d'armature, qui est un peu le squelette de tous travaux en béton, bien, à ce
moment-là, le tablier est vraiment corrodé. Il est vraiment seulement à environ
le quart de sa capacité portante. Il y a même des contrats de transport
actuellement qui se perdent, étant donné que le port n'a pas la capacité. On
parle justement, dans le domaine éolien, de pouvoir transférer des tours
d'éoliennes de chez Marmen, entre autres, bien, la capacité portante n'est pas
suffisante pour permettre ça actuellement, là.
Journaliste : ...sujet, M.
Bérubé, la carte électorale, on reste en Gaspésie, avez-vous eu des discussions
très, très récemment, j'imagine, avec M. Chassin et/ou Mme Blanchette Vézina?
M. Bérubé : Non. J'ai pris
connaissance du projet de loi de Mme Blanchette Vézina, qui arrive bien
tardivement, et j'ai lu les communications parfois confuses du député de
Saint-Jérôme, mais on ne peut pas dire que j'ai eu des conversations. Toutefois,
j'ai profité de la Journée de la Gaspésie pour lui suggérer une lecture en
cette journée, qui est 300 raisons d'aimer la Gaspésie. Il en trouvera
certainement une qui pourra lui faire plaisir dans le lot.
Journaliste : ...on n'est pas
en démarches pour les rallier?
M. Bérubé : Écoutez, il reste
peu de temps. Je sais que le ministre n'a pas voulu donner beaucoup
d'informations sur la procédure hier. J'ai suivi ça. Donc, c'est... c'est à
l'initiative du ministre, c'est eux qui dirigent le jeu quant aux priorités
parlementaires. Alors, notre appui, il est acquis. Est-ce qu'on a suffisamment
de temps pour le faire passer à la traditionnelle ou ceux qui sont contre
pourraient seulement dire qu'ils sont contre puis il y aurait un vote à la très
forte majorité? C'est ce qui est... qui est... qui risque d'arriver. Mais vous
voyez, encore ce matin, il y a des changements de priorités. Il y a un projet
de loi qui a été... abandonné par le gouvernement. Alors, tant que ce n'est pas
fait, on est avec la carte du directeur général des élections. Et moi, mon...
mon souci est davantage que le gouvernement maintienne le cap, qu'il l'appelle,
qu'on puisse quand même rapidement, mais le faire convenablement, l'étudier et
l'adopter d'ici le 12 juin prochain. Et j'aimerais repartir avec
l'intégrité de la circonscription que je représente, mais c'est bien au-delà de
moi. C'est à propos du poids politique de l'Est du Québec.
Journaliste : ...à ce
stade-ci, votre... votre niveau d'inquiétude, juste terminer là-dessus, il est
modéré...
M. Bérubé : Je suis
optimiste. Je suis optimiste. Je suis optimiste, parce que quand quatre
formations politiques représentées à l'Assemblée nationale travaillent
ensemble, je pense qu'on travaille pour le bien commun. Et puis on a tous
confiance en nous. Alors, on travaille pour les gens de l'est du Québec, puis
c'est... c'est important. C'est important pour que notre... un peu comme
présentement, que notre voix soit entendue à l'Assemblée nationale. Ça prend
des gens qui ouvrent les portes pour les gens de ma région. Alors, je le fais
depuis plus de 19 ans maintenant, et ça prend des comtés qui sont à la
portée du travail qu'on veut faire. J'ai déjà 45 municipalités dans ma
circonscription sur trois MRC. Le nouveau comté, ce serait quatre MRC,
51 municipalités. Et, quand j'ai commencé, il y a très longtemps, j'avais
deux MRC, 20 municipalités. Donc, de 20 à 51, toujours le même gars, il y
a plus de monde.
Merci de votre intérêt. Merci de votre
présence. Au revoir.
(Fin à 13 h 15)