Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures quarante-quatre minutes)
M. Paradis : Bonjour à toutes
et à tous. Donc, hier, une nouvelle journée à l'Assemblée nationale, nouvelles
annonces d'élus caquistes qui ne se représentent pas. Alors, hier, c'est la
députée de Huntingdon, Mme Mallette, le député de Masson, M. Lemay, qui disent
que non, ils ne se représenteront pas aux prochaines élections. Et j'aimerais
signaler que ce... ça en fait 10 en neuf jours et que maintenant nous sommes à
40 élus caquistes qui ne se représenteront pas aux prochaines élections,
40 élus caquistes qui ne se représenteront pas. Et, pendant ce temps-là,
on attend toujours les annonces de candidatures. Et ça non... ça, par contre,
il n'y en a pas.
Alors, on le disait plus tôt cette semaine
ici, en point de presse, que les premiers tests de leadership de la première
ministre Fréchette, c'est auprès de ses troupes, c'est auprès des caquistes, et
on peut se demander s'il y a un effet Fréchette ou on peut se demander si c'est
ça, l'effet Fréchette.
M. Arseneau : Moi, je voudrais
vous amener sur le fait qu'il reste à peine une semaine pour terminer la
session parlementaire, et, vous savez, il y a une congestion en matière
législative. Si on regarde un peu le calendrier qu'on a devant nous, il reste à
peine 12 h 30 min de travaux en commission parlementaire avant
que l'on puisse procéder à l'étape du dépôt de rapports et des amendements à
ces projets de loi, pour ensuite les prendre en considération et les adopter,
finalement, vendredi prochain, lors de la fin des travaux. Donc, si on veut
déroger à ce calendrier-là, donc au règlement de l'Assemblée nationale, il faut
la collaboration de tous les partis politiques. Il y a vraiment peu de temps,
là, 12 h 30 min pour les travaux en commission parlementaire.
Évidemment, ça dépend des projets de loi qui sont devant nous.
Les projets de loi qui nous semblent faire
l'objet d'un certain consensus à travers les différents partis sont ceux-là, et
c'est ceux sur lesquels nous souhaitons travailler avec le gouvernement et les
autres partis politiques pour finir la session avec un certain nombre de
projets de loi qui sont bons pour le Québec, qui sont bons pour la population
québécoise. On parle du projet de loi n° 3, qui est évidemment sur la
carte électorale, qui fait l'objet d'un consensus des partis représentés à l'Assemblée
nationale, le projet de loi n° 4, le projet de loi Gabie Renaud. Il y a
également le projet de loi qui n'a pas encore été déposé, celui sur les
boissons énergisantes, qui aussi a fait l'objet de quelques rencontres et dont
on va prendre connaissance ce matin. J'ai sauté celui sur l'utilisation de l'image
d'une personne, d'une personnalité publique. Je pense qu'il devrait être adopté
d'ici la fin de la session. On voit le nombre d'articles, là, huit articles. Dans
le cas de Gabie Renaud, c'est 34 articles, mais je pense que ça peut
procéder quand même assez rapidement. Et le dernier projet de loi, c'est un
projet de loi que j'ai déposé le 14 mai dernier. C'est un projet de loi
qui consiste à identifier la journée du 5 novembre comme la journée de
sensibilisation aux enjeux vécus par les personnes immunosupprimées, deux
articles. C'est un... 300 000 personnes qui sont touchées par cet état de
situation de santé. Donc, on appelle à la collaboration là-dessus et on pense
que c'est de cette façon-là, avec un travail collaboratif, qu'on pourrait
disposer du calendrier législatif ou plutôt du menu législatif qui est devant
nous d'ici la fin de la session parlementaire.
Journaliste : ...vous ne l'avez
pas nommé. Est-ce que c'est aujourd'hui qu'il va être déposé? Êtes-vous prêts à
collaborer rapidement...
M. Arseneau : Ce sont les... Les
projets que j'ai identifiés sont les projets qu'on a une chance de faire
adopter dans une approche transpartisane. Bien entendu, on est pour l'adoption
d'un projet de loi pour affirmer, là, la langue française et la faire progresser.
Ce qu'on constate, c'est que tous les partis ne sont peut-être pas du même avis.
Mais, si, effectivement, tous les partis sont d'accord avec le Parti québécois
et visiblement la CAQ, qui a déposé le projet de loi, on va y collaborer
ardemment. On pourrait travailler aussi sur le projet de loi concernant le
renouvellement de la clause de souveraineté parlementaire, mais, là aussi, on
sait qu'il y a des résistances dans d'autres partis politiques. Alors, on a
identifié ce sur quoi on pense qu'on a une chance raisonnable de pouvoir
aboutir.
Journaliste : M. Paradis, sur
votre intro, là, ça fait quelques fois que le PQ parle du fait qu'il y a des
départs à la CAQ. Qu'est-ce que ça change pour vous? Pourquoi c'est important de
parler de ça? En quoi ça concerne le PQ ou ça fait une différence?
M. Paradis : Bien, on est
dans une période... les élections s'en viennent, et les Québécois veulent
savoir quelles sont les équipes qui vont être présentées, quels sont les
programmes qui vont être présentés, quelle est la vision d'avenir du Québec de
chacun des partis. Et on... il y a eu des changements importants actuellement,
notamment au leadership de la CAQ, il y a une nouvelle première ministre. Et je
pense que c'est une observation importante de quel genre de leadership exerce
la première ministre et comment les gens au sein de la Coalition avenir Québec
aussi envisagent l'avenir. Donc, nous, on note avec attention ce qui se passe
parce que, pendant ce temps-là, on est en train, nous, de monter une équipe
avec beaucoup d'enthousiasme, avec beaucoup d'enthousiasme. On a 48 personnes
qui sont déjà soit investies ou des... dans des circonscriptions où il y a des
courses à la... à l'investiture. C'est important.
Journaliste : ...peuvent
présenter leurs candidats quand ils veulent, là. Ce n'est pas demain, l'élection,
là. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi ça vous préoccupe à ce
point-là.
M. Paradis : Bien, c'est... c'est
une observation qu'on fait sur...
Journaliste
: ...
M. Paradis : Pardon?
Journaliste : ...ça tombe dans
nos courriels régulièrement. Vous alimentez beaucoup ce narratif-là. Qu'est-ce
que vous tentez de démontrer?
M. Paradis : Bien, c'est... je
concluais tout à l'heure mon commentaire introductif... parce que vous nous
avez posé beaucoup de questions. Les médias nous posent beaucoup de questions.
Est-ce qu'il y a eu un effet Pablo Rodriguez? Est-ce qu'il y a eu un effet
Milliard? Est-ce qu'il y a un effet Fréchette? Bien, nous, on vous dit :
Parmi les éléments à considérer pour voir quel est l'effet de l'arrivée d'une
nouvelle cheffe à la Coalition avenir Québec, bien, il y a celui-là, comment...
comment les troupes... comment les troupes se voient, comment les troupes se
projettent dans l'avenir.
Journaliste : ...une, deux,
trois, quatre...
M. Paradis : Pardon?
Journaliste
: Si
Mme Fréchette était une, deux, trois, quatre, cinq fois par semaine à
annoncer un nouveau candidat pour la campagne, vous ne seriez pas les premiers
à dire : Heille, qu'elle gouverne, tu sais, qu'elle garde ça pour plus
tard, la campagne électorale. Ça ne vous agacerait pas, vous, de la voir
préparer la campagne davantage que gouverner?
M. Paradis : Bien, oui, je
comprends votre question, là, mais ça vient quand même... ça concerne un parti
qui a interrompu les travaux parlementaires depuis le... depuis le mois de
septembre dernier, cinq semaines. Regardez, là, on est obligés de faire un
exercice de réalisme sur le temps qui nous reste avec toutes les annonces de
projets de loi qui ont été faites à la dernière minute par la CAQ, pendant que
le Québec au complet a été mis sur pause pour les intérêts internes, partisans
de la CAQ pendant longtemps. Alors.
Journaliste
: Bien,
raison de plus pour se concentrer là-dessus puis pas sur le recrutement.
M. Paradis : Bien, oui, mais
à la dernière minute. Mais je pense... je pense que c'est un indicateur, et
c'est pour ça qu'on le signale, c'est un indicateur de ce qui anime les
différentes formations politiques à l'aube des prochaines élections.
Journaliste : Votre processus
à vous de sélection fait beaucoup de mécontents, hein? Il y en a plusieurs qui
s'étaient portés candidats, là, qui ne peuvent plus, puis il y a beaucoup de
gens qui manifestent leur mécontentement envers le processus de sélection
actuellement du Parti québécois, là.
M. Paradis : Bien, on là...
puis ça aussi, là, ce n'est pas la première fois que vous nous posez la
question, mais il y a un processus très rigoureux qui est géré par le parti,
hein, d'ailleurs. Et on vous l'a indiqué, là, il y a plus de
1 000 personnes qui ont fait part de leur intérêt pour se présenter,
et ça, c'est un signal de l'enthousiasme, de l'enthousiasme envers le Parti
québécois, envers la vision qu'on propose, envers le projet qu'on porte. Et
c'est sûr qu'avec toutes ces personnes qui sont intéressées, bien, malheureusement,
il y en a des personnes qui sont déçues au terme des différents processus. Dans
le cas qui nous occupe aujourd'hui, si votre question concerne le cas
aujourd'hui, on m'indique... parce que, je le réitère, là, c'est géré avec
beaucoup de rigueur par le parti, qu'il ne s'agit pas d'une candidature qui a
été rejetée, mais bien d'un dossier incomplet. Donc, ce n'est pas la même
chose. Et ça, c'est un processus rigoureux et je le réitère. Pendant ce
temps là, nous, on a 48 personnes qui sont déjà investies ou qui sont en
course d'investiture. Il y a beaucoup d'enthousiasme. Les associations de
circonscription nous le disent, à quel point ils sont fiers du processus qu'on
gère jusqu'à maintenant et de l'équipe qu'on présente. Regardez aussi le type
de candidature des personnes avec une expérience extraordinaire dans leur
domaine. C'est une expertise fantastique qu'on propose aux Québécois. On a des
jeunes, on a beaucoup de femmes, on a plein de personnes issues de
l'immigration. Ça, c'est un indicateur de l'enthousiasme que le Parti québécois
actuellement soulève.
Journaliste : Est-ce que la
CAQ est votre principale adversaire? Vous en parlez beaucoup, on le note.
Est-ce que la CAQ, c'est votre principal adversaire?
M. Paradis : Bien, nous, on
se prépare à affronter toutes les formations politiques, mais surtout on se
concentre sur notre travail à nous, sur notre proposition, aux Québécois.
Journaliste
: Vous avez
commencé en parlant des candidatures de la CAQ.
M. Paradis : Bien oui, parce
qu'on dit que c'est un indicateur de la façon dont les Québécois peuvent voir
les partis s'aligner pour les prochaines élections. Mais, pendant ce temps là,
je viens de vous dire, je viens de vous expliquer...
Journaliste : ...recrutement
au PLQ ou à QS, vous parlez certainement de la CAQ.
M. Paradis : Bien, on a...
Parce que le parti au gouvernement, actuellement, c'est la Coalition avenir
Québec et vous nous avez souvent posé la question sur : Est-ce qu'il y a
un effet Fréchette? Et ça a été largement commenté dans les médias. Donc, nous,
on dit : Bien, ça, c'est un élément à considérer. Et, pendant ce temps là,
voyez, du côté du Parti québécois, à quel point il y a de l'enthousiasme, à
quel point il y a de la volonté, il y a de l'intérêt pour représenter le Parti
québécois aux prochaines élections, pour porter la vision qu'on propose aux
Québécois, avec toutes les propositions aussi dont on fait part ici, dans le
travail parlementaire, mais également en vue de la préparation de la
plateforme. Ça, c'est... il y a beaucoup d'enthousiasme là-dessus.
Journaliste : ...parce que
Mme... vous sentez que le souffle dans votre cou de Mme Fréchette.
M. Paradis : Bien non, mais
nous, on vous le dit qu'on ne tient jamais rien pour acquis. On se prépare...
on se prépare à une campagne électorale où chacune des formations politiques va
présenter ses idées. Et nous, on est dans un travail très rigoureux de
préparation de notre équipe, de préparation, de notre plateforme, de dialogue
avec les Québécois. Voyez comme à chaque semaine, on fait des propositions, on
indique ce que sera un gouvernement du Parti québécois. On l'a fait en matière
de justice encore récemment, en matière d'itinérance. On l'a fait avec notre
plan en économie, avec les PME. Donc, c'est ça, le travail qu'on fait, nous, en
préparation des prochaines élections.
Journaliste
: ...Ça
fait deux fois que vous vous dites ça, là : Est-ce qu'il y a un effet
Fréchette? Répondez donc, vous. Est-ce qu'il y a... vous croyez qu'il y en a un,
effet Fréchette? Elle a pris neuf points en deux... dans les deux derniers
sondages Léger en quelques semaines. Il doit y avoir un certain effet.
M. Paradis : Bien, je vous
indiquais que, notamment un élément à considérer, c'est il y a combien des
membres de son équipe qui veulent se représenter puis il y a combien... il y a
combien de personnes investies.
Journaliste
: Ma
question, c'est : Est-ce qu'il y a, à votre avis, un effet Fréchette?
M. Paradis : Bien, je vous le
dis, que l'effet Fréchette, là, il se sent au sein des troupes de la CAQ,
actuellement. 40 personnes ont indiqué qu'elles ne veulent pas se représenter
et une dizaine dans les 10 derniers jours. C'est ça.
Journaliste
: ...tous
ces départs-là au leadership de Mme Fréchette?
M. Paradis : Non, ce n'est
pas ce que je dis. Je dis que c'est un élément à considérer.
Journaliste
:
...rassemble dans la même catégorie des gens qui ont claqué la porte à des gens
qui vont à la retraite, là...
M. Paradis : Bien, on... Oui.
Non, non, mais... oui, c'est vrai, c'est vrai, mais il faut quand même regarder
les choses dans son ensemble, et ça fait quand même 40 personnes, c'est
beaucoup, qui décident de ne pas se représenter. Et ce que je vous dis, ce
qu'on vous suggère, c'est que le leadership, aussi, il s'analyse en fonction de
la capacité à mobiliser les troupes pour les prochaines élections.
Journaliste
: ...90
moins 40, ça fait 50. Donc, ils ont 50 candidats possibles à la
prochaine élection. Vous, vous êtes à 48.
M. Paradis : Ah! bien...
Journaliste
: ...
M. Paradis : Non, mais
attendez, là, vous faites... vous supposez, on ne le sait pas encore, pour les
autres, là, on... on...
Journaliste
: ...
M. Paradis : On ne le sait
pas encore, on ne le sait pas encore. On ne sait pas encore ce qu'ils vont...
ce qu'ils vont faire, les autres. Parce que là, on en a eu deux hier, on en a
eu deux hier, on en a eu plusieurs dans les derniers jours. Alors, on attend de
voir la suite.
Journaliste
: ...sa
venue, sa vision, hier, l'industrie gazière, notamment.
M. Paradis : Bien, bon,
madame... Mme Smith parle de projets qui n'existent pas encore, donc, il n'y a
pas encore de projet sur la table. Ils seront... ils seront analysés, là, s'il
y en a.
Journaliste
: ...
M. Paradis : Non, non, nous,
on les... on les a rencontrés il y a... Et la ministre de l'Environnement l'a
confirmé, là, dernièrement, il n'y en a pas, de projet, il n'y en a pas, de
projet, il n'y en a pas, de projet.
Journaliste
: ...les
évaluer?
M. Paradis : Bien oui, mais
c'est... c'est ce que... c'est ce qu'un gouvernement du Parti québécois ferait,
serait rigoureux, c'est évaluer chacun des projets à leur mérite.
Journaliste
:
...possiblement, donc, à une exploration, exploitation?
M. Paradis : Bon, là, il y a
une loi au Québec, qu'on a nous-mêmes rappelée à plusieurs reprises, hein, sur
l'exploration, on l'a rappelée, notamment dans le contexte des gaz de schiste,
parce que les gaz de schiste, on s'est prononcés, c'est la fracturation hydraulique,
ça concerne notamment la vallée du Saint-Laurent, et ça, c'est nous-mêmes, là,
qui avons remis cette obligation qu'on a au Québec. Parce que la première
ministre la remet en cause, la première ministre se montre ouverte à la
fracturation hydraulique et à l'exploration pour le gaz de schiste au Québec.
Ce n'est pas notre position. Pour le reste, il n'y en a pas, de projet sur la
table.
Journaliste
: ...du
Parti québécois a évolué depuis trois ans, sur la question, par exemple,
d'accepter ou non un nouveau... gazoduc?
M. Paradis : Notre position
n'a pas changé. Puis d'ailleurs, notre chef l'a réitéré, avant, ça va
prendre... Avant de démontrer qu'un... que des... qu'un pipeline qui traverse
le Québec est acceptable socialement, est dans l'intérêt économique du Québec,
ça va prendre une solide démonstration. On n'en est pas là pour l'instant. Il
n'y en a pas, de projet sur la table.
Journaliste
:
...énergisantes, qu'est-ce que vous pensez de la position du Parti
conservateur?
M. Arseneau : Bien, écoutez,
je pense qu'on a eu quelques rencontres, Maïté Blanchette-Vézina était à l'une
de ces rencontres-là, pour voir un petit peu le cadre dans lequel tout ça
s'inscrit. Nous, on pensait qu'elle allait appuyer avec nous l'idée générale.
On verra les détails dans le projet de loi. Alors, moi, je les appelle à
considérer les effets nocifs des boissons énergisantes et les risques à la
santé et même à la vie des plus jeunes. Tout simplement, je pense qu'il faut
leur tendre la main. Ce projet de loi là, il arrive évidemment très tard dans
la session, mais il faut, je dirais, faire un effort, ne serait-ce que sur le
plan de la prévention, pour aller au bout de l'exercice. Et je souhaite qu'ils
collaborent, tout simplement.
Journaliste
: ...
M. Arseneau : Je n'ai pas le
détail de leur argumentaire. Donc, moi, je pense qu'ils pourront s'exprimer
là-dessus, là, mais...
Journaliste
: ...tant
qu'à y être, est-ce qu'on interdit la caféine au complet?
M. Arseneau : Mais... mais ça,
ça me semble assez, comment dire, démagogique comme... comme argument, là.
Est-ce que... si l'argument, c'est : s'il faut interdire les boissons
énergisantes, il faudrait interdire la caféine, je pense que c'est fort en
café. Mais, pour ce qui est des boissons énergisantes, on sait que c'est
surtout lorsqu'elles sont consommées avec des médicaments que ça peut être un
cocktail totalement nocif. Moi, j'invite tout simplement les conservateurs à
penser à l'intérêt public et à l'intérêt des jeunes et collaborer au processus.
Et, si le projet de loi ne peut pas aboutir parce qu'il devient trop complexe,
parce il y a des avis scientifiques dont on aurait besoin pour terminer le
travail, bien là, on verra. Mais, à l'heure actuelle, il faut démontrer, je
pense, une ouverture là-dessus.
Journaliste
: Est-ce
que c'est un peu la même chose avec la carte électorale ou si Mme Blanchette
Vézina fait bande à part, avec M. Chassin, dans ce cas-là? Est-ce que vous
faites un peu le même message d'appeler à collaborer davantage?
M. Paradis : Il y avait la
Gaspésie et les représentants de la communauté économique de la Gaspésie et de
l'est de l'île de Montréal, qui étaient ensemble hier, pour lancer ce
message-là. Eux, ils ont expliqué ce que ça veut dire, pour la Gaspésie, pour
l'est de l'île de Montréal, de perdre une circonscription. Ils ont indiqué à
quel point le projet de loi transpartisan que nous avons préparé, déposé,
permet à la Gaspésie et à l'Est de l'île de Montréal de ne pas perdre, tout en
reconnaissant les nouveaux... la nouvelle réalité démographique des autres
régions, notamment les Laurentides et l'Estrie, Centre-du-Québec. C'est un
message très fort qui a été porté hier. Ils ont interpellé les députés
indépendants pour leur rappeler nos règles démocratiques et de ne pas faire
obstruction à un projet de loi qui, lui, est vraiment transpartisan, il est
vraiment transpartisan.
Journaliste
:
...démocratique de créer un débat puis d'en discuter? En quoi, c'est
antidémocratique?
M. Paradis : Bien, ils
appellent... les gens de l'est de l'île de Montréal, les gens de la Gaspésie
disent : Ce projet de loi là, il est important puis il est important, en
fait, pour l'ensemble du Québec. Ils appellent à ce qu'il n'y ait pas
d'obstruction.
Journaliste
: ...
M. Paradis : Pardon?
Journaliste
: ...Mme
Blanchette Vézina propose un statut d'exception pour la Gaspésie...
M. Paradis : Bien, regardez
son projet de loi, là, et vous verrez que ce qu'elle reprochait à l'ensemble
des députés de l'Assemblée nationale, sauf deux, de faire, c'est un peu ce
qu'elle fait dans son projet de loi. Donc, elle propose la création d'un
comité. Elle propose de protéger la Gaspésie, mais elle laisse tomber l'est de l'île
de Montréal. Nous, nous avons fait un projet de loi transpartisan qui vise à ce
qu'il n'y ait pas de perdant, à ce qu'on protège les intérêts de tout le monde
pendant qu'on révise les critères qui permettent de délimiter. Et donc, les
quatre partis, on est déterminés à faire adopter ce projet de loi.
Journaliste
: Est-ce
qu'il y a assez de temps pour que, malgré l'opposition de M. Chassin, ça passe
ou ça ne passera pas?
M. Paradis : On est
déterminés à faire adopter le projet de loi dans l'intérêt de l'ensemble des Québécoises
et des Québécois.
Journaliste
: ...un
bâillon sur cette question?
M. Paradis : Je ne ferai pas
de stratégie ouverte, mais on est déterminés à faire adopter le projet de loi.
Journaliste
: On Minister Roberge bill that
he will table around 10 :00 to extend the Bill 101 to adult education
and vocational programs. Are you going to support it? Is it a good thing or
it's an electoral promise that will be included in the CAQ electoral program?
M. Paradis : So, we'll look at it, we'll look at it. It's coming very late in
the process. Our focus is on applying Bill 101 to the CEGEP level. And we
note that the CAQ is just continuing in the road that is very severely assessed
by the French Language Commissioner yesterday, saying the measures that were
adopted until now are not efficient, that Bill 96 was unfortunately not
the way forward, exactly as the PQ was saying at the time, that although there
was a big communication by the CAQ Government that this was an historical
reform, that it would not prevent the decline of the French language. That's
exactly what the French Language Commissioner is confirming.
Journaliste
: But just on the bill, would you have concerns that about
27,000 students would go from the anglophone school system to the
francophone school system? Do you have the impression that they'll have
francisation classes enough to support them and keep these students studying in
trades to remain in the school system?
M. Paradis : So, that's a question. And that's exactly what we were saying. As
Joël was explaining earlier, tabling bills at such a time, we're ending the
legislature, and we have more than 20 bills on the table. So, with what
kind of studies, evidence, will the Government come? That's the question. How
many persons affected? What are the rules? How we will... How will we proceed?
That's why we need time to study such kind of bills. So, that's a good question.
We'll have to look at what the Government is proposing exactly and what is the
Government's assessment on who's affected, what number of people.
Journaliste :
...this new bill being adopted by next
week?
M. Paradis :
Well, Joël was explaining earlier. So,
will there be sufficient agreement amongst the parties so that, with the little
time, the very little time remaining, we adopt the bill? We don't know. That's
why today we are proposing what the CAQ is not doing. The CAQ is just announcing
new bills on a daily basis, whereas there is almost no time left. So, we are
saying : OK, what are the bills that have the greatest, the... or the
greater chance to be adopted? We believe that these are the bills. And
unfortunately for the... for the other ones, we don't know how the Government
will be able to achieve something.
Journaliste :
...the CAQ is being shortsighted with
this bill? Like, kind of pushing it like almost a week before end... the
legislation ends and...
M. Paradis :
Well, the answer to your question is in
your question. The lack of vision of this Government is... is very saddening,
that we are ending the legislature with such a kind of traffic in the bills
that are tabled. We're not even talking about the Bill... the Bill one on the
Constitution, there is another bill on acceleration of big projects in Québec,
all presented with so little time. And the French language situation is known.
It has been known for quite a long time. It's not the first report by the
French Language Commissioner. And the French Language Commissioner is pointing
at the CAQ's policies and saying : They're not efficient to prevent the
decline of the French language, as we were saying a long time ago.
M. Arseneau :
One more thing. We set... In the
regular calendar, there's only 12.5 hours for a commission to be working on
different... different bills and in order to adopt them in the regular way.
Those 12.5 hours, some of these hours would be dedicated to meeting with
different groups, you know, on certain new bills. And that's a real problem.
You know, you cannot adopt all these bills without consulting anyone, without
giving, you know, a voice to people.
Journaliste :
...
M. Arseneau :
Yes, having hearings. And hearings
usually take a couple of days. So, these bills being tabled today, if we start
the hearings next week, well, maybe we have time for the hearings, but will
people have time to prepare for the hearings? So, in some of these... And we...
Right now, we can calculate that there are 18 different bills that are standing
in line. How many of them were tabled just for a political spin by the CAQ? I
would say a good half of them. And why is that only a political spin? It's
because we're short by about five weeks. Two prorogations end up in this, you
know, traffic jam in the legislative menu. And it's not realistic to think that
we can adopt them all. That's why we chose 4 or 5 to work, you know, rigorously
on them, hoping that we can adopt some of them.
Journaliste :
...it's fair that Mme Blanchette
Vézina, who was not elected as a conservative, blocked this bill... cross
partisan support?
M. Paradis :
So, we don't know yet what she will be
doing. We hope she heard the very clear call by the people of Gaspésie and the
East of Montreal yesterday.
M. Arseneau :
He was talking about the energy drinks.
M. Paradis :
Oh! OK.
M. Arseneau :
It's my call.
Journaliste :
...
M. Arseneau : Yes, yes, she's blocking both. I don't think... Well, the thing is
the rules are that any MNA can... can... or it needs a majority. So, each and
every single MNA has a voice. So, you know, if she does that, you know, on
personal beliefs, she has the right to. What... That's why I'm not, you know,
necessarily, you know, condemning her right from the get-go. I want to know
whether or not she is sensitive enough to see that there are risks for our
youth. And, if she considers that there are risks, I invite her to collaborate
with us to try and find a solution that will avoid tragedies such as Zachary
Miron's death. That's what we're working on. And I cannot believe that, as a
mother of young kids, that she's not sensitive to the issue. Whether or not the
project will be up to par with our standards, I don't know and she doesn't
know. Let's wait and see and work in a constructive way.
Journaliste :
...
M. Arseneau :
I hope she can work in a constructive
way if she, you know, as everyone else wants to improve the security of our
youth. Thank you. Merci.
(Fin à 9 h 11)