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Point de presse de M. André Fortin, chef de l’opposition officielle, et M. Marc Tanguay, leader parlementaire de l’opposition officielle

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Tuesday, June 9, 2026, 11 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Douze heures vingt-quatre minutes)

M. Fortin :Bonjour, bonjour, tout le monde. Merci d'être toujours au rendez-vous. Grosse surprise, ce matin, de la part du Parti québécois. Parti québécois qui, bien évidemment, fait de sa grande priorité, ces jours-ci, un référendum sur la souveraineté du Québec. Le Parti québécois vient nous dire qu'il ne veut pas de liens de train à grande vitesse entre le Québec et l'Ontario. Disons... disons que ce n'est pas surprenant de leur part qu'ils veulent... qu'ils ne sont pas dans le... disons, dans la construction de pont entre le Québec et l'Ontario. Mais non seulement ils ne veulent pas de trains à grande vitesse, ils ne veulent pas non plus de trains à grande fréquence. Eux autres, ce qu'ils veulent, c'est ravoir 40 milliards du gouvernement fédéral. Mais cette prémisse-là, elle est basée sur le fait que le projet coûterait 200 milliards, d'abord et avant tout.

Il y a une seule personne, à notre connaissance, qui avance le chiffre de 200 milliards, puis ça, c'est Jean-Denis Garon, le député du Bloc québécois. Alors là, le Parti québécois s'est trouvé un ami à Ottawa pour dire : Ce projet-là va coûter 200 milliards, corroboré par personne, et sur cette base-là, ils disent : Nous, on ne veut pas du projet, mais on veut avoir 40 milliards pour faire avancer nos propres priorités. La réalité de la chose, là, c'est que s'il n'y a pas de portion québécoise au projet de train à grande vitesse, il n'y a pas de projet. Le gouvernement fédéral n'aura pas d'intérêt à faire un train à grande vitesse uniquement entre Toronto puis Windsor. Donc, il n'y a pas de 40 milliards à aller chercher, à ce moment-là, là. C'est... c'est une lubie, ce que le Parti québécois propose ce matin. Est-ce qu'il y a des enjeux avec le train, en ce moment, avec le tracé du train, avec les... les questions de territoires agricoles? Absolument. Mais nous, on pense que... et on demande au gouvernement fédéral de travailler à ces enjeux-là, de s'assurer qu'on en fait... qu'on fait le maximum possible pour protéger des terres agricoles au Québec, mais on pense qu'il y a moyen d'y arriver et que le train à grande vitesse, c'est un bon projet. Marc?

M. Tanguay : Oui, merci beaucoup, André. Alors, rapidement, nouvelles sur le front des travaux parlementaires. Le gouvernement, on le voit en cette fin de session parlementaire là, a un goulot d'étranglement. Le gouvernement a mal géré, mal administré les travaux parlementaires. Évidemment, on se rappelle tous du fait d'avoir suspendu pour la course à la chefferie de la CAQ pendant trois semaines, la prorogation, ce qui aujourd'hui, manque beaucoup, beaucoup au gouvernement. Une fois que j'ai dit ça, nous, de l'opposition officielle libérale, on va travailler, mais on ne va pas bâcler. Pourquoi que j'ai dit ça? Nous serons prêts, le cas échéant, à donner les consentements pour faire fonctionner le Parlement. J'aimerais avoir trois cas d'application de cela. Première des choses, le projet de loi n° 9, sur les boissons gazeuses, ça avance bien. Nous, on l'a... on l'a lu, on l'a analysé et on va être prêts à ce que ce projet de loi là soit une réalité durant, assurément, cette session parlementaire là, cette semaine-là. Alors, l'opposition officielle libérale, avec Monsef Derraji et Enrico Ciccone, ont lu le projet de loi, s'en déclarent satisfaits, et maintenant, on va regarder la suite des choses pour que ce soit adopté à rapidement.

Deux autres exemples, également, que j'aimerais vous mentionner. Québec solidaire, ce qu'ils font, là, sur le projet de loi n°5, là, à un moment donné, là, c'est important d'avoir des projets prioritaires. Fred Beauchemin, qui est notre porte-parole là-dessus, a travaillé plusieurs, plusieurs jours, on veut que ça avance. Il ne faut pas que Québec solidaire bloque Q-5, on en a de besoin pour notre économie, notamment des projets, le cas échéant, d'hydro... d'électricité, de transport collectif. On est prêts à faire avancer le Québec, mais il faut que QS, à un moment donné, qui se réveille peut-être un peu tard, dans ce projet de loi là, ne le bloque pas. Et, signe des temps, signe des temps, franchement, là, la carte électorale, ça avance bien. Ce qui ferait que, fort probablement, on serait libérés demain sur la commission parlementaire. Ils veulent appeler la constitution de Simon Jolin-Barrette mercredi et jeudi. Franchement, là, je termine là-dessus, on pourrait-tu, les députés à l'Assemblée nationale, travailler sur quelque chose de bien plus constructif et d'important qu'un projet de loi que Simon Jolin-Barrette veut nous imposer? Je pense qu'il y a un petit peu d'orgueil là-dedans, de le faire siéger. Ça ne donnera rien, il ne sortira pas, puis ce n'est pas parce qu'on bloque, c'est parce qu'on a énormément de questions pertinentes. Puis Simon, il prend tout le temps, aussi, pour répondre aux questions. Alors, on devrait utiliser ce temps de Parlement là à un meilleur escient. Voilà.

Journaliste : D'ailleurs, sur la constitution,M. Tanguay, j'ai vu au feuilleton, ce matin, qu'il y a un nouveau projet de loi du ministre de la Justice qui est... qui est inscrit dans les préavis. Comment vous l'expliquez, s'il doit aussi étudier la...

M. Tanguay : On va... on va... Écoutez, encore une fois, goulot d'étranglement, on va prendre le temps de le lire. C'est un préavis, il serait déposé demain, on verra ce qu'il y a dans le projet de loi. Mais, chose certaine, encore une fois, il y avait un projet de loi, aussi, sur la déontologie judiciaire, plein d'autres projets de loi qu'on aurait pu faire avancer le Québec. Je pense que le ministre serait mieux avisé de ne pas consacrer deux jours de Parlement sur sa constitution.

Journaliste : Hélène David, en 2021, dans ses 27 propositions pour le français, elle disait que... proposition 19, de maintenir le nombre actuel d'étudiants équivalents à temps plein dans les cégeps anglophones. Est-ce que c'était une bonne proposition?

M. Fortin :Bien, vous allez voir, au cours... au cours des prochains jours, des prochaines semaines, là, vous allez voir l'entièreté de notre... de notre plan en matière de langue française. Et ce que je peux vous assurer, c'est que ce sera effectivement un plan ambitieux pour la protection et la promotion de la langue française. Non, mais je ne tiens pas à prendre, aujourd'hui, les engagements à la place de notre chef, qui a dit qu'il... dans son ensemble, qu'il présenterait un plan. Alors, plutôt que de les prendre une à la fois, comme ça, on va présenter un plan complet en la matière.

Journaliste : ...parlé de la liberté de choix, la prétendue liberté de choix, là, en fin de semaine, donc...

M. Fortin :Oui, parce que...

Journaliste : ...parce que... déjà exprimé sur le cégep.

M. Fortin :Bien, en fait... en fait, on a parlé de cet enjeu-là, notamment, de la liberté des adultes de choisir parce que le gouvernement de la CAQ a proposé un projet de loi venant toucher la question de l'éducation aux adultes et la formation professionnelle. Et effectivement, nous, on pense que la ligne qui avait été tracée par M. Parizeau, à l'époque, sur... que les adultes puissent choisir leurs institutions d'enseignement, c'est... lorsqu'ils sont adultes, effectivement, c'est... c'était la bonne ligne à tracer. Maintenant, sur les questions plus larges, sur l'ensemble des questions, bien évidemment, là, on va arriver avec un plan complet qui va pouvoir toucher l'ensemble de ces mesures-là d'ici l'été. D'ici le 21 juin.

Journaliste : ...

M. Fortin :Pardon?

Journaliste : Est-ce que le français a progressé, en 2014 à 2018, quand vous étiez au gouvernement?

M. Fortin :Bien, est-ce que les initiatives sur le français ont eu lieu? Absolument. Je me souviens du projet de loi, notamment, sur la question de l'affichage. Donc, oui, il y a eu des avancées à ce moment-là.

Journaliste : La Cour... le juge en chef de la Cour suprême, ce matin, a parlé de la loi 21, disant qu'il était possible que le jugement soit rendu par le fédéral avant l'élection, mais possible que pas, non plus. Est-ce que vous souhaitez que ce soit réglé avant l'élection?

M. Fortin :Donc, il n'a pas dit grand-chose.

Journaliste : Vous n'avez pas répondu à la question, mais... il aimerait ça dans six mois, mais six mois, ça va au-delà de l'élection. Est-ce que vous, il faut que ce soit rendu... vous souhaitez que ce soit rendu avant pour que ce soit clair?

M. Fortin :En fait, ce n'est pas à nous à dire... à dire à la Cour quoi faire. Cependant, si jamais le jugement arrive avant l'échéance électorale, on voit ça d'un bon oeil.

Journaliste : Mais vous ne le demandez pas, vous ne le souhaitez pas nécessairement.

M. Fortin :On ne fait pas de demandes en ce sens là à la Cour, mais tant mieux si ça arrive avant la conclusion de la...

Journaliste : Et si ça arrive pendant la campagne, est-ce que ça va devenir un enjeu?

M. Fortin : Bien, c'est... la Cour est libre de son... des moments auxquels ils déposent... ils déposent leur... leur verdict. Alors, vraiment, là, on... nous, on n'a pas de directives à donner à qui que ce soit 15383en ce sens-là.

Journaliste : Vous ne dites pas grand-chose non plus.

M. Fortin :Pardon?

Journaliste : Vous faites comme le juge, vous ne dites pas grand-chose.

M. Fortin :Bien, la cour, elle est indépendante, alors vraiment, ça leur revient, ces décisions-là, savoir à quel moment ils sont prêts à rendre un jugement.

Journaliste : ...renverse la loi, vous allez être contents?

M. Fortin :Bien, nous, ce qu'on veut... ce qu'on voit, là, c'est dès que le jugement sera rendu public, à ce moment-là, on pourra commenter sur...

Journaliste : ...ma question est...

M. Fortin :Oui. Je comprends... Je comprends votre question.

Journaliste : Vous avez une position, là, sur la loi 21, là.

M. Fortin :Non. En ce moment... En ce moment, là...

Journaliste : ...la Cour suprême conforte votre position, vous allez être heureux, là, pendant la campagne.

M. Fortin :Moi, ce que je vous dis, c'est que le moment où le jugement viendra, ça va nous faire plaisir de commenter le jugement en tant que tel.

Journaliste : ...c'est quoi? Pouvez-vous nous la rappeler?

M. Fortin :Position sur la loi 21?

Journaliste : Loi 21.

M. Fortin :Bien, on va voir le jugement, puis à partir de ce moment-là, on se proposera.

Journaliste : Non, mais vous en aviez une avant, en préjugement.

M. Fortin :Oui, mais on va... on va partir du jugement, puis à ce moment-là, on pourra en discuter.

Journaliste : ...la disposition de dérogation dans la loi 21?

1for Pardon?

Journaliste : Qu'est-ce que vous faites avec la disposition de dérogation? Elle a été renouvelée il y a quelques années.

M. Fortin :On n'est pas là aujourd'hui, là. Aujourd'hui, on attend le jugement, puis on se prononcera à ce moment-là.

Journaliste : ...Tanguay, vous ne l'avez pas mentionné. Est-ce que c'est... P38, est-ce que c'est hors priorité pour vous? Non. C'est dans vos priorités?

M. Tanguay : Je l'ai oublié!

Journaliste : ...

M. Tanguay : Comment ça pourrait être prioritaire? Projet de loi 38... P-38, projet de loi 23, chers amis, l'étude détaillée est en cours. C'est un projet de loi qui a 74 articles. Vendredi passé, pouf, on a eu 47 nouveaux amendements. Puis il y avait du vert, là. On ajoutait des textes, là, des pages en masse, 91 pages. Puis là, ce matin, semble-t-il qu'il y aurait d'autres amendements. Tu sais, à un moment donné, là, ça revient à la ligne. On est prêts à travailler, à collaborer, mais pas bâcler.

P-38, je le... Les gens voulaient une réforme, les gens voulaient, mais les groupes qui sont venus voir, ils ont dit : Pas une réforme à tout prix, n'importe quoi qui va créer des incertitudes. On parle d'une liberté fondamentale de pouvoir circuler. C'est des hospitalisations forcées. Alors, une réforme, oui, mais pas à tout prix. On l'entend des groupes.

Puis honnêtement, physiquement, là, 74 articles, plus 47 articles qui ne sont pas encore débattus, on est, quoi, il est quelle heure, là, on est mardi, à un moment donné, on ne va pas bâcler. Non.

Journaliste : ...considérant la sensibilité...

M. Tanguay : On n'adoptera pas n'importe quoi. Il ne faut pas adopter un régime qui viendrait encore plus poser de questions, d'écueils puis de bouleversements. Le gouvernement... Ça, là, c'est un exemple patent d'un gouvernement qui a attendu à minuit moins une sur une question importante.

Journaliste : ...mais est-ce qu'il n'y a pas un droit fondamental aussi à la sécurité? Est-ce que... Est-ce que... Là, vous parlez des individus en cause, mais est-ce que... est-ce qu'il n'y a pas des exemples comme... comme celui de Maureen Breau, qui nous... qui nous portent à dire que ça prend une réforme?

M. Tanguay : Tout à fait. Tout à fait. Mais pas une réforme à n'importe quel prix. Puis vous l'avez bien dit, il faut balancer les droits fondamentaux de tout un chacun. Mais il y a un régime qui est clairement perfectible, mais on ne va pas changer le régime pour un régime qui apporterait encore plus d'écueils et de problèmes. Il faut travailler intelligemment. Puis ça, c'est sur le terrain, les groupes qui nous le demandent.

Journaliste : ...après le 12, là?

M. Tanguay : Bien, écoutez, le gouvernement savait que ça finissait le douze. On n'a pas eu de demande en ce sens-là. Mais, chose certaine, nous autres, le gouvernement sait que ça finit le douze, le gouvernement n'a pas d'appétit à date pour prolonger. Mais on n'est pas là pantoute. Le gouvernement a mis de côté trois semaines de parlement, puis on a un goulot d'étranglement. Alors, écoutez, nous, encore une fois, on va travailler.

Journaliste : ...

M. Tanguay : Oui, mais on ne joue pas au hockey.

Journaliste : ...un peu.

M. Tanguay : Non. Non. Moi, je ne suis pas gardien de but puis je ne joue pas à l'aile droite ou à la défense.

Journaliste : Dans les coins, dans les coins... vous êtes pas pire.

M. Tanguay : Dans les coins, par contre, l'analogie est là. Dans les coins, on peut... on peut nous y retrouver. Puis Simon Jolin-Barrette pourrait en témoigner.

Eille! Il veut siéger sur la Constitution mercredi puis jeudi, Simon Jolin-Barrette, qu'il ne nous parle pas de prolonger le Parlement quand il nous fait siéger sur le PL 1 mercredi puis jeudi. Prolonger le Parlement!

Journaliste : Êtes-vous... Au hockey, pour faire une analogie, vous dites, vous travaillez dans les coins, êtes-vous comme le Guy Lapointe du Parti libéral?

M. Tanguay : Ah non. Écoutez, moi, je ne vais pas... Je vais arrêter là l'analogie. Terrain très glissant.

Journaliste : Parce que le PQ, ils ont trouvé leur Guy Lapointe, eux autres.

M. Tanguay : C'est... C'est glissant. Oui.

Journaliste : Mais, la date limite des échanges, elle va recommencer là.

M. Tanguay : On est là-dessus, là, OK, on est parti, c'est bon.

Journaliste : Non, mais vous avez... On a vu en fin de semaine, vous avez recruté des caquistes. Est-ce qu'il y a des caquistes qui siègent présentement qui pourraient intégrer vos rangs?

M. Tanguay : Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus. Mais chose certaine, ça démontre... Effectivement, l'ancien président de la commission jeunesse de la CAQ, là, le fait qu'il... C'est une prise significative, là, qu'il dise : Écoutez, ça a été un échec, alors que lui, il était candidat pour François Legault à l'élection partielle. Alors, c'est Charles Milliard, c'est le leadership de Charles Milliard, où on annonce beaucoup, beaucoup de candidatures. Et où sont les candidatures de la CAQ?

Journaliste : Vous vous moquez du vote sur la Constitution, mais est-ce que... Je me souviens de Jean Charest qui dit... qui insistait sur le fait que ce qui est compétence chez nous est compétences partout, c'est dans la... c'est dans la Constitution comme bien d'autres éléments de cette Constitution-là qui amèneraient plus d'autonomie puis, même, qui pourraient conforter les gens qui, comme votre parti jadis, disaient : Il faut renouveler le fédéralisme... là, vous ne le dites plus, là, mais... renouveler le... un fédéralisme renouvelé.

M. Tanguay : Vous dites qu'on ne le dit plus, mais on le dit encore.

Journaliste : Donc, est-ce que... est-ce qu'il n'y a pas des éléments là-dedans, là... Tu sais, vous levez le nez là-dessus, mais est-ce qu'il n'y a pas des éléments là-dedans qui seraient intéressants même d'une perspective fédéraliste?

M. Tanguay : Oui, oui, oui. On est pour une Constitution puis on n'a pas attendu Simon Jolin-Barrette pour être pour. Au Parti libéral du Québec, ça fait longtemps qu'on en parle, entre autres les travaux de M. Pelletier, qui avait travaillé là-dessus, document excessivement important, je pense, en 2002, 2003. Alors, on est pour une Constitution. Mais la Constitution à Simon, c'est non.

Journaliste : Ça prendrait la Constitution à qui?

M. Tanguay : Collectif, les 9 millions de Québécois, des consultations an amont, pas Simon dans son bureau.

Journaliste : La Constitution...

M. Tanguay : Un élément de réflexion, puis de X, Y, ainsi de suite, donc de faire un collectif, pas un individualiste.

Journaliste : ...ça va être une promesse électorale, les libéraux?

M. Tanguay : Bien, écoutez, je sais que vous avez hâte, mais restez à l'écoute.

Journaliste : Puis la Constitution de Trudeau, elle, elle est correcte?

M. Tanguay : La Constitution de Trudeau?

Journaliste : Oui, 1982?

M. Tanguay : Ah! bien, nous, on était contre le rapatriement unilatéral, ça, c'est clair. Je passe-tu le... je passe-tu l'examen oral, à date, là? Ça va bien?

Journaliste : Félix Rhéaume qui se présente dans Châteauguay...

M. Tanguay : Ah! oui, ah! oui.

Journaliste : ...a dit, lui, qu'il fallait signifier la Constitution de 1982.

M. Tanguay : Bien, écoutez... Veux-tu...

Journaliste : Qu'est-ce que vous en pensez? C'est-tu une bonne idée? Est-ce qu'il faut rouvrir ce débat-là?

M. Fortin : Bien, j'aimerais ça voir le texte auquel vous faites référence, M. Lacroix, parce que nous, on a...

Journaliste : 2019. C'est une lettre ouverte qu'il avait envoyée à La Presse.

M. Fortin : ...nous, on a trouvé ce texte-là, et ce n'est pas du tout ce que... ce que ça dit, en fait. Ce n'est pas du tout ce qui a été indiqué, là. On pourra en discuter si vous voulez, on pourra regarder ensemble, mais nous, on a compris que c'était un débat, le débat, c'est-à-dire la Constitution, qu'on pouvait en parler, mais certainement pas la signature du document en question.

Journaliste : What do you think of the PQ's position…

Journaliste :

Journaliste : Yes, moving right along. About the TGV?

M. Fortin : Big surprise from the PQ this morning, that they… that they are not for building bridges or having common projects with Ontario. The PQ's number one item on their wish list is to separate Québec. So, obviously they're not in favor of a common project with Ontario or building bridges with Ontario.

But, over and above that, they are also claiming that Québec should just get $40 billion from the federal Government because this is a $200 billion project. The only person who says this is one of the Bloc MPs, the only person who said that. Everybody else has said this project is about $90 billion. So, for them to say Québec is entitled to $40 billion, it's… it's not a reasonable number by any means, it's not a proven number by any means. And, if the project doesn't go ahead in Québec, it doesn't go ahead, period. There is no… There is no high-speed project between Toronto and Windsor. The federal Government's project was to build a… is to build a high-speed corridor between two provinces. So, yes, for us, there are obviously changes that need to happen to the project in terms of the route that it takes, in terms of act protection of agricultural land. We think there are improvements that can be made, but we also think it's a good project for Québec and Ontario.

Journaliste : Does Québec need federal money to fix aging infrastructure?

M. Fortin : Of course, Québec always needs federal money. And we'll go back to, if you want… we'll go back to the last negotiation that M. Legault had with the… with the federal Government in terms of health care transfers. Remember that? He came back to Québec City, he said : Oh! I didn't get what I want, I was really tired during the meeting. Québec needs more money from the federal Government, period. But canceling this project is not the way to go about it.

Journaliste : The PQ says they're being realistic, that there isn't money for this project plus this infrastructure money. Do you think it's possible to pay for both?

M. Fortin : Listen, we believe in… we believe in the project. We believe in the benefits of the project. And we believe that Québec is… should be able to get its fair share in terms of regular infrastructure projects for… for healthcare, for… for public transit and other projects. But those are two different issues.

Journaliste : …Mr. Tanguay, if you could run down the list of bills and where… where things stand. And I was just listening to the «député de» Saint-Jérôme talking about Bill three and proposing amendment after amendment after amendment. And it's… That bill seems stalled as well.

M. Tanguay : Yes. But the latest news are, out of 11 articles, I think that we are at number nine. So, there's three articles left. So, so much space for Youri Chassin to depose amendment after amendment. So, I'm… I think that it's fair to assume that we will be able to conclude today the analysis section by section of this bill.

Journaliste : And the rest bills, do you have a list?

M. Tanguay : Yes. The rest of the bills, I can mention that, for instance, Bill 9, with respect to «boissons énergisantes», it looks good. We think that it's a good piece of legislation. Consultations will… as I'm speaking, I think the consultations will finish. And now we are looking forward to adopt that bill and we will have our say in helping the Government to make sure that it's going to be a reality. So, this is for Bill 9.

And we can… I'm going to give you an additional example. Bill 5, Q5 I think that it's an important piece of legislation. Very, very difficult to understand why Québec Solidaire decided that… last minute to block. I think that it's important for an economy, and Fred Beauchemin, who is involved in the work, with respect… many, many weeks ago had done a tremendous job to amend, to enhance this bill, and I hope that Québec Solidaire will not block this important bill for our economy.

Journaliste : And Bill 1?

M. Tanguay : Bill 1. Unfortunately, you know, we are lacking time to adopt an important piece of legislation. But still, for Simon Jolin-Barrette, I think that it's… maybe, I don't know, I think that the leader of the Government wants to do this favor to his predecessor, leader of the House. So, he's going to be… we will be called to work on Bill 1, the Constitution, tomorrow, Wednesday and Thursday as well. I think that it's a waste of time since nobody, nobody, nobody agrees with Simon Jolin-Barrette that it's a good piece of legislation. We are in favor of a constitution for Québec, but not imposed by Mr. Simon Jolin-Barrette.

Journaliste : Is there anything worth extending a session and working long hours into the night on Friday?

M. Tanguay : We… As far as we know, we will provide the Government with our cooperation to adopt bills, to make the Parliament works. It's not something that has been asked by the Government. And the fact that we will be investing two full days talking about the Constitution of Simon Jolin-Barrette shows me that the Government had enough time till 1 p.m. this Friday.

Journaliste : It's quite a log jam the Government has created with all these...

M. Tanguay : Absolutely.

Journaliste : How do you describe that?

M. Tanguay : We lost three weeks, you know, because of their leadership race. They decided to suspend any works here, at the National Assembly. So, we lost three weeks. And also, we saw Christine Fréchette… she's, you know, making announcements, but without having any money. So, we are part or so of the communication race for the… Christine Fréchette, but I think that she's not going to be able to put forward the fact that she's still leading the Francois Legault Government. She is inheriting of the end results, which is a bad result.

Journaliste : Just on the language question. The PQ went out of the way this morning to attack the Liberals' credibility on language, you know, citing, of course, the position on the new adult education and vocational training bill. And Mr. Milliard's comments at the Congress the other day saying that the Liberals would do a better job of protecting French than the CAQ. I mean, how do you… how could you… how are you going to convince Francophones of that credibility?

M. Fortin : It's funny to hear the PQ… the PQ call out our position on adult education. It's the position that Jacques Parizeau had for years. It's the position that the Parti Québécois had for years, that adults should be able to choose to study in their second language if they want to improve it. At the same time, you get a look at the situation that we're in right now. Because the CAQ was unable to offer «francisation» classes to newcomers because it takes up to four months to access «francisation» classes, they're now saying: Well, now, we have to restrict the opportunities for Francophones to study in a second language and to learn it. We think that approach is entirely wrong, we think there is a different approach to be had, and that's what we will submit to Quebeckers when we present our plan in the coming weeks.

Journaliste : And when is that plan? When are we going see it?

M. Fortin : Well, we said very publicly before summer. Summer starts June 21st. So, before then.

Journaliste : OK. Le papillon amiral, M. Tanguay

M. Tanguay : Pardon?

Journaliste : Vous n'allez pas le ramener, le papillon amiral?

M. Tanguay : Oh! le papillon est parti, il a pris son envol, il a pris le bord.

(Fin à 11 h 46)

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