Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Douze heures vingt-quatre minutes)
M. Fortin :Bonjour, bonjour, tout le monde. Merci d'être toujours au
rendez-vous. Grosse surprise, ce matin, de la part du Parti québécois. Parti québécois
qui, bien évidemment, fait de sa grande priorité, ces jours-ci, un référendum
sur la souveraineté du Québec. Le Parti québécois vient nous dire qu'il ne veut
pas de liens de train à grande vitesse entre le Québec et l'Ontario. Disons...
disons que ce n'est pas surprenant de leur part qu'ils veulent... qu'ils ne
sont pas dans le... disons, dans la construction de pont entre le Québec et
l'Ontario. Mais non seulement ils ne veulent pas de trains à grande vitesse,
ils ne veulent pas non plus de trains à grande fréquence. Eux autres, ce qu'ils
veulent, c'est ravoir 40 milliards du gouvernement fédéral. Mais cette
prémisse-là, elle est basée sur le fait que le projet coûterait 200 milliards,
d'abord et avant tout.
Il y a une seule personne, à notre
connaissance, qui avance le chiffre de 200 milliards, puis ça, c'est
Jean-Denis Garon, le député du Bloc québécois. Alors là, le Parti québécois
s'est trouvé un ami à Ottawa pour dire : Ce projet-là va coûter 200 milliards,
corroboré par personne, et sur cette base-là, ils disent : Nous, on ne
veut pas du projet, mais on veut avoir 40 milliards pour faire avancer nos
propres priorités. La réalité de la chose, là, c'est que s'il n'y a pas de
portion québécoise au projet de train à grande vitesse, il n'y a pas de projet.
Le gouvernement fédéral n'aura pas d'intérêt à faire un train à grande vitesse
uniquement entre Toronto puis Windsor. Donc, il n'y a pas de 40 milliards
à aller chercher, à ce moment-là, là. C'est... c'est une lubie, ce que le Parti
québécois propose ce matin. Est-ce qu'il y a des enjeux avec le train, en ce
moment, avec le tracé du train, avec les... les questions de territoires
agricoles? Absolument. Mais nous, on pense que... et on demande au gouvernement
fédéral de travailler à ces enjeux-là, de s'assurer qu'on en fait... qu'on fait
le maximum possible pour protéger des terres agricoles au Québec, mais on pense
qu'il y a moyen d'y arriver et que le train à grande vitesse, c'est un bon
projet. Marc?
M. Tanguay : Oui, merci
beaucoup, André. Alors, rapidement, nouvelles sur le front des travaux
parlementaires. Le gouvernement, on le voit en cette fin de session
parlementaire là, a un goulot d'étranglement. Le gouvernement a mal géré, mal
administré les travaux parlementaires. Évidemment, on se rappelle tous du fait
d'avoir suspendu pour la course à la chefferie de la CAQ pendant trois
semaines, la prorogation, ce qui aujourd'hui, manque beaucoup, beaucoup au
gouvernement. Une fois que j'ai dit ça, nous, de l'opposition officielle
libérale, on va travailler, mais on ne va pas bâcler. Pourquoi que j'ai dit ça?
Nous serons prêts, le cas échéant, à donner les consentements pour faire
fonctionner le Parlement. J'aimerais avoir trois cas d'application de cela.
Première des choses, le projet de loi n° 9, sur les
boissons gazeuses, ça avance bien. Nous, on l'a... on l'a lu, on l'a analysé et
on va être prêts à ce que ce projet de loi là soit une réalité durant,
assurément, cette session parlementaire là, cette semaine-là. Alors, l'opposition
officielle libérale, avec Monsef Derraji et Enrico Ciccone, ont lu le projet de
loi, s'en déclarent satisfaits, et maintenant, on va regarder la suite des
choses pour que ce soit adopté à rapidement.
Deux autres exemples, également, que j'aimerais
vous mentionner. Québec solidaire, ce qu'ils font, là, sur le projet de loi n°5, là, à un moment donné, là, c'est important d'avoir des
projets prioritaires. Fred Beauchemin, qui est notre porte-parole là-dessus, a
travaillé plusieurs, plusieurs jours, on veut que ça avance. Il ne faut pas que
Québec solidaire bloque Q-5, on en a de besoin pour notre économie, notamment des
projets, le cas échéant, d'hydro... d'électricité, de transport collectif. On
est prêts à faire avancer le Québec, mais il faut que QS, à un moment donné, qui
se réveille peut-être un peu tard, dans ce projet de loi là, ne le bloque pas.
Et, signe des temps, signe des temps, franchement, là, la carte électorale, ça
avance bien. Ce qui ferait que, fort probablement, on serait libérés demain sur
la commission parlementaire. Ils veulent appeler la constitution de Simon
Jolin-Barrette mercredi et jeudi. Franchement, là, je termine là-dessus, on
pourrait-tu, les députés à l'Assemblée nationale, travailler sur quelque chose
de bien plus constructif et d'important qu'un projet de loi que Simon
Jolin-Barrette veut nous imposer? Je pense qu'il y a un petit peu d'orgueil là-dedans,
de le faire siéger. Ça ne donnera rien, il ne sortira pas, puis ce n'est pas
parce qu'on bloque, c'est parce qu'on a énormément de questions pertinentes.
Puis Simon, il prend tout le temps, aussi, pour répondre aux questions. Alors,
on devrait utiliser ce temps de Parlement là à un meilleur escient. Voilà.
Journaliste : D'ailleurs, sur
la constitution,M. Tanguay, j'ai vu au feuilleton, ce matin, qu'il y a
un nouveau projet de loi du ministre de la Justice qui est... qui est inscrit
dans les préavis. Comment vous l'expliquez, s'il doit aussi étudier la...
M. Tanguay : On va... on
va... Écoutez, encore une fois, goulot d'étranglement, on va prendre le temps
de le lire. C'est un préavis, il serait déposé demain, on verra ce qu'il y a
dans le projet de loi. Mais, chose certaine, encore une fois, il y avait un
projet de loi, aussi, sur la déontologie judiciaire, plein d'autres projets de
loi qu'on aurait pu faire avancer le Québec. Je pense que le ministre serait
mieux avisé de ne pas consacrer deux jours de Parlement sur sa constitution.
Journaliste : Hélène David,
en 2021, dans ses 27 propositions pour le français, elle disait que... proposition
19, de maintenir le nombre actuel d'étudiants équivalents à temps plein dans
les cégeps anglophones. Est-ce que c'était une bonne proposition?
M. Fortin :Bien, vous allez voir, au cours... au cours des prochains
jours, des prochaines semaines, là, vous allez voir l'entièreté de notre... de
notre plan en matière de langue française. Et ce que je peux vous assurer, c'est
que ce sera effectivement un plan ambitieux pour la protection et la promotion
de la langue française. Non, mais je ne tiens pas à prendre, aujourd'hui, les
engagements à la place de notre chef, qui a dit qu'il... dans son ensemble, qu'il
présenterait un plan. Alors, plutôt que de les prendre une à la fois, comme ça,
on va présenter un plan complet en la matière.
Journaliste : ...parlé de la
liberté de choix, la prétendue liberté de choix, là, en fin de semaine, donc...
M. Fortin :Oui, parce que...
Journaliste : ...parce que...
déjà exprimé sur le cégep.
M. Fortin :Bien, en fait... en fait, on a parlé de cet enjeu-là,
notamment, de la liberté des adultes de choisir parce que le gouvernement de la
CAQ a proposé un projet de loi venant toucher la question de l'éducation aux
adultes et la formation professionnelle. Et effectivement, nous, on pense que
la ligne qui avait été tracée par M. Parizeau, à l'époque, sur... que les
adultes puissent choisir leurs institutions d'enseignement, c'est... lorsqu'ils
sont adultes, effectivement, c'est... c'était la bonne ligne à tracer. Maintenant,
sur les questions plus larges, sur l'ensemble des questions, bien évidemment, là,
on va arriver avec un plan complet qui va pouvoir toucher l'ensemble de ces
mesures-là d'ici l'été. D'ici le 21 juin.
Journaliste
: ...
M. Fortin :Pardon?
Journaliste
: Est-ce
que le français a progressé, en 2014 à 2018, quand vous étiez au gouvernement?
M. Fortin :Bien, est-ce que les initiatives sur le français ont eu lieu?
Absolument. Je me souviens du projet de loi, notamment, sur la question de l'affichage.
Donc, oui, il y a eu des avancées à ce moment-là.
Journaliste : La Cour... le
juge en chef de la Cour suprême, ce matin, a parlé de la loi 21, disant qu'il
était possible que le jugement soit rendu par le fédéral avant l'élection, mais
possible que pas, non plus. Est-ce que vous souhaitez que ce soit réglé avant l'élection?
M. Fortin :Donc, il n'a pas dit grand-chose.
Journaliste : Vous n'avez pas
répondu à la question, mais... il aimerait ça dans six mois, mais six mois, ça
va au-delà de l'élection. Est-ce que vous, il faut que ce soit rendu... vous
souhaitez que ce soit rendu avant pour que ce soit clair?
M. Fortin :En fait, ce n'est pas à nous à dire... à dire à la Cour
quoi faire. Cependant, si jamais le jugement arrive avant l'échéance
électorale, on voit ça d'un bon oeil.
Journaliste : Mais vous ne le
demandez pas, vous ne le souhaitez pas nécessairement.
M. Fortin :On ne fait pas de demandes en ce sens là à la Cour, mais
tant mieux si ça arrive avant la conclusion de la...
Journaliste
: Et si ça
arrive pendant la campagne, est-ce que ça va devenir un enjeu?
M. Fortin :
Bien, c'est... la Cour est libre de son... des moments auxquels ils déposent...
ils déposent leur... leur verdict. Alors, vraiment, là, on... nous, on n'a pas
de directives à donner à qui que ce soit 15383en
ce sens-là.
Journaliste : Vous ne dites
pas grand-chose non plus.
M. Fortin :Pardon?
Journaliste : Vous faites
comme le juge, vous ne dites pas grand-chose.
M. Fortin :Bien, la cour, elle est indépendante, alors vraiment, ça
leur revient, ces décisions-là, savoir à quel moment ils sont prêts à rendre un
jugement.
Journaliste : ...renverse la
loi, vous allez être contents?
M. Fortin :Bien, nous, ce qu'on veut... ce qu'on voit, là, c'est dès
que le jugement sera rendu public, à ce moment-là, on pourra commenter sur...
Journaliste : ...ma question
est...
M. Fortin :Oui. Je comprends... Je comprends votre question.
Journaliste : Vous avez une
position, là, sur la loi 21, là.
M. Fortin :Non. En ce moment... En ce moment, là...
Journaliste : ...la Cour
suprême conforte votre position, vous allez être heureux, là, pendant la
campagne.
M. Fortin :Moi, ce que je vous dis, c'est que le moment où le jugement
viendra, ça va nous faire plaisir de commenter le jugement en tant que tel.
Journaliste : ...c'est quoi?
Pouvez-vous nous la rappeler?
M. Fortin :Position sur la loi 21?
Journaliste : Loi 21.
M. Fortin :Bien, on va voir le jugement, puis à partir de ce
moment-là, on se proposera.
Journaliste : Non, mais vous
en aviez une avant, en préjugement.
M. Fortin :Oui, mais on va... on va partir du jugement, puis à ce
moment-là, on pourra en discuter.
Journaliste : ...la
disposition de dérogation dans la loi 21?
1for Pardon?
Journaliste : Qu'est-ce que
vous faites avec la disposition de dérogation? Elle a été renouvelée il y a
quelques années.
M. Fortin :On n'est pas là aujourd'hui, là. Aujourd'hui, on attend le
jugement, puis on se prononcera à ce moment-là.
Journaliste : ...Tanguay,
vous ne l'avez pas mentionné. Est-ce que c'est... P38, est-ce que c'est hors
priorité pour vous? Non. C'est dans vos priorités?
M. Tanguay : Je l'ai oublié!
Journaliste : ...
M. Tanguay : Comment ça
pourrait être prioritaire? Projet de loi 38... P-38, projet de
loi 23, chers amis, l'étude détaillée est en cours. C'est un projet de loi
qui a 74 articles. Vendredi passé, pouf, on a eu 47 nouveaux
amendements. Puis il y avait du vert, là. On ajoutait des textes, là, des pages
en masse, 91 pages. Puis là, ce matin, semble-t-il qu'il y aurait d'autres
amendements. Tu sais, à un moment donné, là, ça revient à la ligne. On est
prêts à travailler, à collaborer, mais pas bâcler.
P-38, je le... Les gens voulaient une
réforme, les gens voulaient, mais les groupes qui sont venus voir, ils ont
dit : Pas une réforme à tout prix, n'importe quoi qui va créer des
incertitudes. On parle d'une liberté fondamentale de pouvoir circuler. C'est
des hospitalisations forcées. Alors, une réforme, oui, mais pas à tout prix. On
l'entend des groupes.
Puis honnêtement, physiquement, là, 74
articles, plus 47 articles qui ne sont pas encore débattus, on est, quoi,
il est quelle heure, là, on est mardi, à un moment donné, on ne va pas bâcler.
Non.
Journaliste : ...considérant
la sensibilité...
M. Tanguay : On n'adoptera
pas n'importe quoi. Il ne faut pas adopter un régime qui viendrait encore plus
poser de questions, d'écueils puis de bouleversements. Le gouvernement... Ça,
là, c'est un exemple patent d'un gouvernement qui a attendu à minuit moins une
sur une question importante.
Journaliste : ...mais est-ce
qu'il n'y a pas un droit fondamental aussi à la sécurité? Est-ce que... Est-ce
que... Là, vous parlez des individus en cause, mais est-ce que... est-ce qu'il
n'y a pas des exemples comme... comme celui de Maureen Breau, qui nous... qui
nous portent à dire que ça prend une réforme?
M. Tanguay : Tout à fait.
Tout à fait. Mais pas une réforme à n'importe quel prix. Puis vous l'avez bien
dit, il faut balancer les droits fondamentaux de tout un chacun. Mais il y a un
régime qui est clairement perfectible, mais on ne va pas changer le régime pour
un régime qui apporterait encore plus d'écueils et de problèmes. Il faut
travailler intelligemment. Puis ça, c'est sur le terrain, les groupes qui nous
le demandent.
Journaliste : ...après le 12,
là?
M. Tanguay : Bien, écoutez,
le gouvernement savait que ça finissait le douze. On n'a pas eu de demande en
ce sens-là. Mais, chose certaine, nous autres, le gouvernement sait que ça
finit le douze, le gouvernement n'a pas d'appétit à date pour prolonger. Mais
on n'est pas là pantoute. Le gouvernement a mis de côté trois semaines de
parlement, puis on a un goulot d'étranglement. Alors, écoutez, nous, encore une
fois, on va travailler.
Journaliste : ...
M. Tanguay : Oui, mais on ne
joue pas au hockey.
Journaliste : ...un peu.
M. Tanguay : Non. Non. Moi,
je ne suis pas gardien de but puis je ne joue pas à l'aile droite ou à la
défense.
Journaliste : Dans les coins,
dans les coins... vous êtes pas pire.
M. Tanguay : Dans les coins,
par contre, l'analogie est là. Dans les coins, on peut... on peut nous y
retrouver. Puis Simon Jolin-Barrette pourrait en témoigner.
Eille! Il veut siéger sur la Constitution
mercredi puis jeudi, Simon Jolin-Barrette, qu'il ne nous parle pas de prolonger
le Parlement quand il nous fait siéger sur le PL 1 mercredi puis jeudi.
Prolonger le Parlement!
Journaliste : Êtes-vous... Au
hockey, pour faire une analogie, vous dites, vous travaillez dans les coins,
êtes-vous comme le Guy Lapointe du Parti libéral?
M. Tanguay : Ah non. Écoutez,
moi, je ne vais pas... Je vais arrêter là l'analogie. Terrain très glissant.
Journaliste : Parce que le
PQ, ils ont trouvé leur Guy Lapointe, eux autres.
M. Tanguay : C'est... C'est
glissant. Oui.
Journaliste
: Mais, la
date limite des échanges, elle va recommencer là.
M. Tanguay : On est
là-dessus, là, OK, on est parti, c'est bon.
Journaliste
: Non, mais
vous avez... On a vu en fin de semaine, vous avez recruté des caquistes. Est-ce
qu'il y a des caquistes qui siègent présentement qui pourraient intégrer vos
rangs?
M. Tanguay : Je n'ai pas de
commentaire à faire là-dessus. Mais chose certaine, ça démontre...
Effectivement, l'ancien président de la commission jeunesse de la CAQ, là, le
fait qu'il... C'est une prise significative, là, qu'il dise : Écoutez, ça
a été un échec, alors que lui, il était candidat pour François Legault à l'élection
partielle. Alors, c'est Charles Milliard, c'est le leadership de Charles
Milliard, où on annonce beaucoup, beaucoup de candidatures. Et où sont les
candidatures de la CAQ?
Journaliste : Vous vous
moquez du vote sur la Constitution, mais est-ce que... Je me souviens de Jean
Charest qui dit... qui insistait sur le fait que ce qui est compétence chez
nous est compétences partout, c'est dans la... c'est dans la Constitution comme
bien d'autres éléments de cette Constitution-là qui amèneraient plus d'autonomie
puis, même, qui pourraient conforter les gens qui, comme votre parti jadis,
disaient : Il faut renouveler le fédéralisme... là, vous ne le dites plus,
là, mais... renouveler le... un fédéralisme renouvelé.
M. Tanguay
: Vous dites
qu'on ne le dit plus, mais on le dit encore.
Journaliste
: Donc, est-ce
que... est-ce qu'il n'y a pas des éléments là-dedans, là... Tu sais, vous levez
le nez là-dessus, mais est-ce qu'il n'y a pas des éléments là-dedans qui
seraient intéressants même d'une perspective fédéraliste?
M. Tanguay
: Oui, oui,
oui. On est pour une Constitution puis on n'a pas attendu Simon Jolin-Barrette
pour être pour. Au Parti libéral du Québec, ça fait longtemps qu'on en parle, entre
autres les travaux de M. Pelletier, qui avait travaillé là-dessus, document excessivement
important, je pense, en 2002, 2003. Alors, on est pour une Constitution. Mais
la Constitution à Simon, c'est non.
Journaliste
: Ça
prendrait la Constitution à qui?
M. Tanguay
: Collectif,
les 9 millions de Québécois, des consultations an amont, pas Simon dans
son bureau.
Journaliste
: La
Constitution...
M. Tanguay
: Un élément
de réflexion, puis de X, Y, ainsi de suite, donc de faire un collectif, pas un individualiste.
Journaliste
: ...ça va
être une promesse électorale, les libéraux?
M. Tanguay
: Bien, écoutez,
je sais que vous avez hâte, mais restez à l'écoute.
Journaliste
: Puis la
Constitution de Trudeau, elle, elle est correcte?
M. Tanguay
: La
Constitution de Trudeau?
Journaliste
: Oui,
1982?
M. Tanguay
: Ah! bien,
nous, on était contre le rapatriement unilatéral, ça, c'est clair. Je passe-tu
le... je passe-tu l'examen oral, à date, là? Ça va bien?
Journaliste
: Félix
Rhéaume qui se présente dans Châteauguay...
M. Tanguay
: Ah! oui,
ah! oui.
Journaliste
: ...a dit,
lui, qu'il fallait signifier la Constitution de 1982.
M. Tanguay
: Bien,
écoutez... Veux-tu...
Journaliste
: Qu'est-ce
que vous en pensez? C'est-tu une bonne idée? Est-ce qu'il faut rouvrir ce
débat-là?
M. Fortin :
Bien, j'aimerais ça voir le texte auquel vous faites référence, M. Lacroix,
parce que nous, on a...
Journaliste
: 2019.
C'est une lettre ouverte qu'il avait envoyée à La Presse.
M. Fortin :
...nous, on a trouvé ce texte-là, et ce n'est pas du tout ce que... ce que ça
dit, en fait. Ce n'est pas du tout ce qui a été indiqué, là. On pourra en
discuter si vous voulez, on pourra regarder ensemble, mais nous, on a compris
que c'était un débat, le débat, c'est-à-dire la Constitution, qu'on pouvait en
parler, mais certainement pas la signature du document en question.
Journaliste
: What do you think of the PQ's
position…
Journaliste
: …
Journaliste
: Yes, moving right along. About the TGV?
M. Fortin : Big surprise from the PQ this morning, that they… that they are not
for building bridges or having common projects with Ontario. The PQ's number
one item on their wish list is to separate Québec. So, obviously they're not in
favor of a common project with Ontario or building bridges with Ontario.
But, over and above that,
they are also claiming that Québec should just get $40 billion from the federal
Government because this is a $200 billion project. The only person who says
this is one of the Bloc MPs, the only person who said that. Everybody else has
said this project is about $90 billion. So, for them to say Québec is entitled
to $40 billion, it's… it's not a reasonable number by any means, it's not a
proven number by any means. And, if the project doesn't go ahead in Québec, it
doesn't go ahead, period. There is no… There is no high-speed project between
Toronto and Windsor. The federal Government's project was to build a… is to
build a high-speed corridor between two provinces. So, yes, for us, there are
obviously changes that need to happen to the project in terms of the route that
it takes, in terms of act protection of agricultural land. We think there are
improvements that can be made, but we also think it's a good project for Québec
and Ontario.
Journaliste :
Does Québec need federal money to fix
aging infrastructure?
M. Fortin :
Of course, Québec always needs federal
money. And we'll go back to, if you want… we'll go back to the last negotiation
that M. Legault had with the… with the federal Government in terms of health
care transfers. Remember that? He came back to Québec City, he said : Oh!
I didn't get what I want, I was really tired during the meeting. Québec needs
more money from the federal Government, period. But canceling this project is
not the way to go about it.
Journaliste :
The PQ says they're being realistic,
that there isn't money for this project plus this infrastructure money. Do you
think it's possible to pay for both?
M. Fortin :
Listen, we believe in… we believe in
the project. We believe in the benefits of the project. And we believe that
Québec is… should be able to get its fair share in terms of regular
infrastructure projects for… for healthcare, for… for public transit and other
projects. But those are two different issues.
Journaliste :
…Mr. Tanguay, if you could run down the
list of bills and where… where things stand. And I was just listening to the
«député de» Saint-Jérôme talking about Bill three and proposing amendment after
amendment after amendment. And it's… That bill seems stalled as well.
M. Tanguay :
Yes. But the latest news are, out of 11
articles, I think that we are at number nine. So, there's three articles left.
So, so much space for Youri Chassin to depose amendment after amendment. So,
I'm… I think that it's fair to assume that we will be able to conclude today
the analysis section by section of this bill.
Journaliste :
And the rest bills, do you have a list?
M. Tanguay :
Yes. The rest of the bills, I can
mention that, for instance, Bill 9, with respect to «boissons énergisantes», it
looks good. We think that it's a good piece of legislation. Consultations will…
as I'm speaking, I think the consultations will finish. And now we are looking
forward to adopt that bill and we will have our say in helping the Government
to make sure that it's going to be a reality. So, this is for Bill 9.
And we can… I'm going to
give you an additional example. Bill 5, Q5 I think that it's an important piece
of legislation. Very, very difficult to understand why Québec Solidaire decided
that… last minute to block. I think that it's important for an economy, and
Fred Beauchemin, who is involved in the work, with respect… many, many weeks
ago had done a tremendous job to amend, to enhance this bill, and I hope that
Québec Solidaire will not block this important bill for our economy.
Journaliste
: And Bill 1?
M. Tanguay
: Bill 1. Unfortunately, you
know, we are lacking time to adopt an important piece of legislation. But
still, for Simon Jolin-Barrette, I think that it's… maybe, I don't know, I
think that the leader of the Government wants to do this favor to his
predecessor, leader of the House. So, he's going to be… we will be called to
work on Bill 1, the Constitution, tomorrow, Wednesday and Thursday as well. I
think that it's a waste of time since nobody, nobody, nobody agrees with Simon
Jolin-Barrette that it's a good piece of legislation. We are in favor of a
constitution for Québec, but not imposed by Mr. Simon Jolin-Barrette.
Journaliste :
Is there anything worth extending a
session and working long hours into the night on Friday?
M. Tanguay :
We… As far as we know, we will provide
the Government with our cooperation to adopt bills, to make the Parliament
works. It's not something that has been asked by the Government. And the fact
that we will be investing two full days talking about the Constitution of Simon
Jolin-Barrette shows me that the Government had enough time till 1 p.m. this
Friday.
Journaliste :
It's quite a log jam the Government has
created with all these...
M. Tanguay :
Absolutely.
Journaliste :
How do you describe that?
M. Tanguay :
We lost three weeks, you know, because
of their leadership race. They decided to suspend any works here, at the
National Assembly. So, we lost three weeks. And also, we saw Christine
Fréchette… she's, you know, making announcements, but without having any money.
So, we are part or so of the communication race for the… Christine Fréchette,
but I think that she's not going to be able to put forward the fact that she's
still leading the Francois Legault Government. She is inheriting of the end
results, which is a bad result.
Journaliste : Just on the language question. The PQ went out of the way this
morning to attack the Liberals' credibility on language, you know, citing, of
course, the position on the new adult education and vocational training bill.
And Mr. Milliard's comments at the Congress the other day saying that the
Liberals would do a better job of protecting French than the CAQ. I mean, how
do you… how could you… how are you going to convince Francophones of that
credibility?
M. Fortin :
It's funny to hear the PQ… the PQ call
out our position on adult education. It's the position that Jacques Parizeau
had for years. It's the position that the Parti Québécois had for years, that
adults should be able to choose to study in their second language if they want
to improve it. At the same time, you get a look at the situation that we're in
right now. Because the CAQ was unable to offer «francisation» classes to
newcomers because it takes up to four months to access «francisation» classes,
they're now saying: Well, now, we have to restrict the opportunities for
Francophones to study in a second language and to learn it. We think that
approach is entirely wrong, we think there is a different approach to be had,
and that's what we will submit to Quebeckers when we present our plan in the
coming weeks.
Journaliste :
And when is that plan? When are we
going see it?
M. Fortin :
Well, we said very publicly before
summer. Summer starts June 21st. So, before then.
Journaliste
:
OK. Le papillon amiral, M. Tanguay
M. Tanguay : Pardon?
Journaliste : Vous n'allez
pas le ramener, le papillon amiral?
M. Tanguay
: Oh! le
papillon est parti, il a pris son envol, il a pris le bord.
(Fin à 11 h 46)