To use the Calendar, Javascript must be activated in your browser.
For more information

Home > News and Press Room > Press Conferences and Scrums > Point de presse de M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de langue française, et M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de transports et de mobilité durable

Advanced search in the News and Press Room section

Start date must precede end date.

Point de presse de M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de langue française, et M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de transports et de mobilité durable

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Tuesday, June 9, 2026, 10 h 30

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Dix heures trente-deux minutes)

M. Bérubé : Bonjour, ce matin, je vais vous parler de langue française, résumer les épisodes précédents. La semaine dernière, le Commissaire à la langue française a confirmé ce qu'on dit depuis longtemps, que la loi n° 96 est franchement insuffisante pour renverser le déclin du français. Mais là, le Parti libéral a tenu un événement puis ils se sont dit : Comment on accote ça? Eh bien, ils ont réussi. Ils ont dit : Voici la barre, on va aller en deçà de... de la barre minimum, donc, libre choix au cégep, opposition à l'assujettissement de la formation professionnelle et de l'éducation des adultes à la loi 101. Puis ils ont dit : On est fédéraliste. Ça, je le croyais. Nationaliste? J'en doute. Régionaliste, oui : Montréal et Laval. C'est ça, le Parti libéral du Québec. Alors, en matière de langue, pour nous, c'est clair, il n'y a personne à convaincre au caucus ou dans les candidats que c'est important, la langue française. Donc, le cégep en français, c'est toujours un engagement qu'on tient. D'ailleurs, Guy Rocher, à plusieurs reprises, à la fin de sa vie, nous a dit qu'il aurait fallu le prévoir, mais qu'on peut corriger ça. Alors, quand on rend hommage à Guy Rocher, notamment, bien, on s'inspire de ses propos sages, et cet engagement-là demeure dans notre plateforme, dans nos engagements, évidemment, avec d'autres enjeux susceptibles de permettre de renverser le déclin du français. Donc, je répète à nouveau, ça a été vraiment, là, une douche froide pour la CAQ la semaine dernière, quand on nous disait : C'est un projet de loi costaud, c'est un projet de loi important. Finalement, ce n'était rien de ça. Puis le Parti libéral a regardé ça, il a dit : Oui, on est-tu capable de faire pire que ça? Réussi. Alors, M. Milliard, fédéraliste? Oui. Nationaliste? J'en doute. Régionaliste? Pour Montréal et Laval.

M. Arseneau : Bonjour, tout le monde. Écoutez, ça fait plusieurs semaines qu'il est question du déficit de maintien des actifs au Québec, que ce soit dans les autoroutes, les routes, les ponts, que ce soit dans nos hôpitaux, dans le système scolaire. Et évidemment, le défi sera colossal pour le gouvernement qui remplacera celui de la CAQ à l'automne prochain. Et là, on a un gouvernement fédéral, un gouvernement de trop, qui s'apprête à engloutir des sommes colossales, on parle de, peut-être, 200 milliards de dollars pour construire un TGV avec une procédure accélérée, avec des procédures d'expropriation plutôt opaques, avec un manque de transparence vraiment remarquable, et pour lequel les Québécoises et Québécois devront probablement casquer quelque chose comme 40 milliards de dollars. Alors, aujourd'hui, on vous annonce que le Parti québécois veut se retirer de ce projet de TGV là pour que l'argent du Québec soit investi dans le défi du maintien des actifs dans les projets de transport collectif, pour la réparation de nos routes, de nos hôpitaux et de nos écoles. Et, évidemment, on appuie, dans cette démarche-là, les autres groupes de la société civile qui ont commencé à se prononcer en disant : C'est quoi, nos priorités? Bien, nos priorités, c'est de mettre l'argent là où la priorité des Québécoises et des Québécois est. C'est-à-dire réparer ce qu'on a déjà avant de construire des projets pharaoniques comme celui que nous propose le gouvernement Carney.

Journaliste : ...

Journaliste : Comme on est en récession technique actuellement, au Canada, vous ne croyez pas que ça va créer des emplois, le TGV?

M. Arseneau : Bien, écoutez, il y a bien des projets qui peuvent créer des emplois, dont le maintien de nos actifs. La réparation du métro, évidemment, les projets de transport collectif. De nombreux investissements sont en faire au Québec et, évidemment, on aura besoin de main-d'œuvre pour le faire. Donc, la question de l'emploi...

Journaliste : ...des emplois au Québec, le TGV, là.

M. Arseneau : En fait, ce qu'on dit, c'est qu'il faut créer de bons emplois dans des projets qui sont prioritaires pour le Québec. Et les projets prioritaires, pour le Québec, c'est dans les routes, dans le transport collectif et, également, dans le milieu hospitalier et scolaire.

Journaliste : Comme... comme un programme fédéral, comme si on demandait notre argent pour les garderies... Bien, c'est parce que... ce n'est pas... c'est plutôt comme la voie maritime du Saint-Laurent ou la Transcanadienne, là. Parce qu'on peut se retirer de... Je ne comprends pas votre logique sous-jacente à ce... cette annonce.

M. Arseneau : Bien, en fait, la logique, c'est la logique du consensus. Je pense que toutes les personnes et intervenants en politique disent, aujourd'hui, que la priorité doit être 17947la réparation de ce qu'on a déjà, arrêter de couper des rubans pour couper des rubans, donc d'investir dans nos actifs pour leur maintien puis leur pérennité. Alors, c'est ça, la logique. On dit que le gouvernement fédéral va à l'encontre de cette logique-là.

Journaliste : ...les maires des grandes villes là-dessus?

M. Arseneau : Pardon?

Journaliste : Est-ce que vous avez consulté les maires des grandes villes ou les élus municipaux concernant ces positions-là? Parce qu'il y en a, des maires des grandes villes qui le veulent, ce TGV là. Alors, pour... Est-ce que vous avez...

M. Arseneau : Non, il n'y a pas... on n'a pas tenu de consultations, mais je pense que le débat est lancé. Et on dit qu'il faudra être stratégique et choisir les priorités, les priorités des maires, des municipalités. Ce qu'on a entendu au cours des dernières semaines, c'est d'investir dans nos infrastructures. D'ailleurs, au municipal, il y a les infrastructures d'aqueduc, les infrastructures de traitement d'eaux usées, en plus des routes, en plus du transport collectif, mais si c'est ça, la priorité, on ne peut pas se permettre d'investir 40 milliards dans un TGV à ce stade-ci. On n'est pas contre le TGV en principe...

Journaliste : Mais êtes-vous contre le TGV ou ce projet-là?

M. Arseneau : Ce projet-là ne tient pas la route à l'évidence, mais évidemment qu'on est pour le transport interurbain, mais il faut y aller par ordre de priorité et ce n'est pas en coupant des rubans d'un transport entre Montréal et Toronto...

Journaliste : ...à Toronto qui vous dérange

M. Arseneau : Pardon?

Journaliste : ...c'est le fait que ça se rende jusqu'à Toronto qui vous dérange?

M. Arseneau : Non, mais ce n'est pas... Je pense que les Québécoises, les Québécois, les Montréalais, par exemple, je pense qu'ils cherchent d'abord à avoir un moyen de transport entre le centre-ville puis la région de la couronne nord ou de la couronne sud de Montréal, un transport qui fonctionne. Le réseau structurant de l'Est, par exemple, on en parle depuis des années, mais on n'agit pas. Et est-ce que c'est... est-ce que c'est là-dessus qu'il faut investir ou dans un nouveau lien avec Toronto? Nous, on pense que la priorité, c'est pour...

Journaliste : 6 milliards, ce n'est pas assez?

M. Arseneau : ...le transport interurbain au Québec et le transport intraurbain et le transport collectif notamment.

Journaliste : Mais 6 milliards, ce n'est pas assez?

Journaliste : M. Arseneau, vous dites qu'il faut privilégier l'entretien plutôt qu'ajouter de nouvelles infrastructures. Mais on pourrait dire que, quand on regarde l'état du ferroviaire au Québec puis au Canada, le besoin d'entretien, c'est une façon de mettre à niveau, non, nos infrastructures ferroviaires qui sont... Tu sais, quand on prend un train de VIA Rail, on a l'impression d'être en 1957, là.

M. Arseneau : Je vous l'accorde que les investissements dans le transport ferroviaire au Québec et dans la fédération canadienne, ces 50 dernières années, n'ont pas suivi, évidemment, le développement qu'on voit en Europe ou en Asie. Mais, à un moment donné, nous, ce qu'on dit, c'est qu'aujourd'hui il faut prioriser les endroits où on a des hôpitaux qui s'écroulent, des espaces scolaires qui sont insalubres et rénover nos routes. On parlait la semaine dernière d'un déficit qui est passé de 24 milliards à 31,1 milliards, un déficit de maintien d'actifs de l'ordre de 45 milliards. Mais pendant ce temps-là, notre argent qui transite vers le fédéral serait investi dans un seul projet TGV à hauteur de 40 milliards. C'est inconcevable.

Des voix : ...

Journaliste : Qu'est-ce qui vous porte à croire que se retirer du TGV, ça vous permettrait, ici au Québec, de recevoir de l'argent pour remettre dans les infrastructures?

M. Arseneau : Bien. En fait, notre positionnement, c'est... vous le savez, c'est le gouvernement du Québec qui devrait gérer l'ensemble de ces taxes et des impôts et de prioriser là... les investissements là où ça compte pour les Québécois. Alors, c'est une posture qui est résolument indépendantiste, mais qui dit aussi que le fédéral, on le sait, gaspille notre argent dans toutes sortes de projets, comme le projet de pipeline Trans Mountain, qui était évalué à 7 milliards de dollars, qui a fini à 35 milliards de dollars, qui apportait absolument zéro bénéfice au Québec. On pourrait parler des systèmes Phénix ou Cúram et ainsi de suite. Donc, le gaspillage, s'il se continue dans un projet comme celui de TGV, c'est contre-productif pour l'argent des Québécois qui sera investi là-dedans.

Journaliste : Mais qu'est-ce qui vous porte à croire que vous le recevriez, cet argent-là?

M. Arseneau : Bien, nous, on va le réclamer. Je pense qu'il peut y avoir un consensus au Québec pour réclamer cet argent-là, pour prioriser les investissements là où ils doivent être au Québec.

Journaliste : Mais s'il n'y a pas de TGV qui se rend jusqu'à Québec, il n'y a pas de projet. Donc, ce 40 milliards là n'est pas investi par la... Vous comprenez que le... votre requête, elle est un peu caduque, là.

M. Arseneau : Bien, en fait, ce qu'on dit, c'est que, si le fédéral est prêt à consentir 200 milliards de dollars dans les infrastructures, bien, nous, on a 45 milliards de dollars de déficit de maintien des actifs et on peut très bien l'utiliser.

Journaliste : Oui, mais là, le 200 milliards, là, il vient d'un député bloquiste, là, ce n'est même pas ça, le prix estimé de la société...

M. Arseneau : Combien vous pensez que ça va coûter?

Journaliste : Non, mais quand on fait un projet, on part avec des estimés. En ce moment, le vrai chiffre, c'est 90 milliards. Est-ce que vous utilisez 200 parce que ça sert votre argumentaire?

M. Arseneau : Bien, je pense que c'est les chiffres qui sont disponibles que les médias ont rapportés. Regardez ce qu'il se passe sur la...

Journaliste : C'est Jean-Denis Garon qui a cité ça, qui a été rapporté par le Le Journal de Québec, parce qu'il regardait les dépassements de coûts ailleurs, mais c'est un chiffre, là...

M. Arseneau : ...OK. C'est un chiffre...

Journaliste : ...

M. Arseneau : Combien devait coûter Trans Mountain? 7 milliards. La facture finale? 35 milliards.

Journaliste : ...

M. Arseneau : Bien... Ce n'est pas les vrais chiffres? C'est...

Journaliste : Ce n'est pas les chiffres établis. Il n'y a pas de contrat de signé encore. On ne sait même pas encore ça va être quoi, les coûts réels. Vous partez d'un estimé de 200 milliards qui n'existe pas encore.

M. Arseneau : Bien, justement, regardez le projet sur la côte ouest des États-Unis, où on pourrait présumer...

Journaliste : ...en train de dire qu'il faut... il faut prendre les faits, il faut rester dans les faits. Pour l'instant, le 200 milliards, ce n'est pas un fait.

M. Arseneau : Bien, le 60 à 90 milliards n'est pas un fait non plus, à ce compte-là. Donc, on nage en plein mystère. Nous, on dit que, si on a de l'argent à investir, que ce soit 90, 150 milliards ou 200 milliards, la partie québécoise, elle n'a pas lieu d'être parce qu'on a des investissements à faire dans nos propres actifs.

Journaliste : ...vous parlez comme si c'était un programme... comme un programme, comme j'ai dit tout à l'heure, là, puis ce n'en est pas un, là.

M. Arseneau : Bien, en fait, le fond de l'histoire, c'est que c'est notre argent. Que ce soit dans un programme ou dans un grand projet de «nation building», ça revient à la même chose. On va utiliser notre argent pour nous imposer un projet qui, à l'heure actuelle, n'est pas prioritaire à nos yeux et aux yeux de tous les politiciens qui se sont prononcés aujourd'hui, depuis les quelques dernières semaines, sur la question du coupage des rubans versus l'entretien de nos infrastructures.

Journaliste : Mais, dans un Québec indépendant, il n'y aura plus des intérêts économiques pour que les Québécois dûment indépendants puissent se rendre à Toronto de façon efficace en transport collectif.

M. Arseneau : Bien, la question n'est pas de savoir si on est en interrelation avec nos voisins. Bien sûr, on l'est. La question est de savoir où sont nos priorités pour les années à venir, pour les quatre, pour les 10 prochaines années. Et le projet...

Journaliste : ...au fond, vous priorisez l'auto?

M. Arseneau : On priorise le transport collectif, mais à Montréal. Combien faut-il investir, par exemple, dans la rénovation ou la réfection du métro de Montréal ou encore dans le maintien des actifs des infrastructures routières? À l'heure actuelle, on parle de 30 milliards. Est-ce qu'on les laisse tomber pour construire un TGV? C'est ce qu'on ne veut pas.

Journaliste : ...de Jean-Talon, de tout ça, M. Arseneau?

M. Arseneau : Pardon?

Journaliste : Que pense votre collègue de Jean-Talon de tout ça, M. Arseneau? Vous parliez du transport collectif à Montréal, mais il y a Québec dans tout ça. Québec devait être reliée, donc, à Montréal avec ce projet... doit être reliée à Montréal avec ce projet-là. Qu'est-ce que vous dites aux gens de Québec? Prenez votre char?

M. Arseneau : Bien, on dit aux gens de Québec, à l'heure actuelle, qu'il y a un projet qui est en cours de réalisation et qui va se terminer, j'espère, le plus rapidement possible. C'est le... C'est le tramway. Et, pour faire...

Des voix : ...

M. Arseneau : ...Québec...

Journaliste : ...c'est les expropriations qui...

M. Arseneau : Les expropriations font partie, effectivement, du problème, le processus. Mais, le fond de l'enjeu ici, c'est de savoir si on a évidemment des ressources qui sont limitées puis qu'on doit faire des choix, est-ce qu'on fait le choix du TGV ou est-ce qu'on fait le choix de rénover ce qu'on a déjà, est-ce qu'on fait le choix...

Journaliste : ...ce serait un bon projet, le TGV?

M. Arseneau : Est-ce qu'on fait le choix de rénover nos hôpitaux ou d'investir dans un TGV vers Toronto?

Journaliste : Bien, est-ce que ce serait un bon projet sur le plan du développement économique, un TGV?

M. Arseneau : Si quoi?

Journaliste : Est-ce que ce serait un bon projet, sur le plan du développement économique du Québec, un TGV?

M. Arseneau : Bien, en fait, faudrait voir ce que ça... ce que ça rapporte par rapport à l'investissement consenti. Puis là on disait tout à l'heure qu'on n'avait pas de chiffres. Alors, si c'est 200 milliards, est-ce que ça rapporte vraiment? Combien, par exemple, de voitures...

Journaliste : ...un TGV Paris-Lyon, est-ce que vous pensez que c'est bon sur le plan économique?

M. Arseneau : De mémoire... Je vais vous donner un autre exemple. De mémoire, là, les évaluations de retrait des routes... des automobiles sur les routes, là, coûteraient, avec le TGV, s'il en coûte 150 ou 200 milliards, là, quelque chose comme 2 millions la voiture. Lorsqu'on parle du REM, dans la région de Montréal, bien, on a parlé d'environ 300 000 $ par rapport à chaque auto retirée de la circulation, donc améliorer la fluidité et améliorer notre performance en matière de réduction des gaz à...

Journaliste : ...que vous posez. Il me semble, c'est un... c'est un faux dilemme. Les...

M. Arseneau : Non. Mais... Mais, en fait, ce n'est pas le dilemme. C'est une question...

Journaliste : Rénover les routes et les hôpitaux ou un TGV, il me semble, c'est un... c'est comme un dilemme bizarre. Non?

M. Arseneau : M. Robitaille, bien, ce n'est pas un dilemme. C'est une question, je le dis depuis le début... c'est une question de priorité. On ne peut pas continuer de faire croire...

Journaliste : Bien non. Vous en faites un dilemme. Vous dites : C'est un ou l'autre.

M. Arseneau : Bien non. Mais... Mais, en fait...

Journaliste : Qu'est-ce qui vous fait dire que l'argent qui irait dans le TGV, si le Québec se retire, irait dans les hôpitaux?

M. Arseneau : Bien, écoutez, je pense... je pense qu'on a... on a passé depuis longtemps l'époque créditiste où les gens pouvaient promettre à la veille d'une élection d'imprimer de l'argent, puis que ça irait bien, puis qu'on pourrait tout faire et son contraire.

Journaliste : ...il est où, le lien? L'argent...

M. Arseneau : Là, ce qu'on dit simplement, c'est que l'argent de 40 milliards, il doit être investi là où ça compte, là où il y a un consensus au Québec, c'est-à-dire dans le maintien de nos actifs, dans la rénovation des actifs...

Journaliste : ...il n'existe même pas.

M. Arseneau : Il n'existe même pas.

Journaliste : Encore une fois, il est... il est basé sur... le 200 milliards qu'un député a dit.

M. Arseneau : Bien, c'est encore pire, s'il n'existe pas. On va l'investir, puis on va endetter les Québécoises, les Québécois.

Journaliste : Puis, si Québec se retire du projet, il n'y en a plus, de projet, à ce moment-là. Ça fait qu'il n'y a plus de milliards d'investis. Ça fait que vous allez avoir zéro pour les... pour les hôpitaux.

M. Arseneau : Bien, en fait, ce qu'on dit, c'est qu'avant que le fédéral investisse ou dépense 40 milliards de l'argent des Québécoises et des Québécois. On pense qu'il devrait plutôt nous aider à rénover nos infrastructures, parce que c'est notre argent.

Journaliste : ...Antoine, ma deuxième, merci. Il y a eu 10 milliards qui ont été donnés il y a deux semaines. Ce n'est pas assez, par le fédéral?

M. Arseneau : Bien, c'est sûr que ce n'est pas assez.

Journaliste : Pour les infrastructures. 6 milliards pour le transport en commun, sur 10 ans.

M. Arseneau : Bien, écoutez... bien, c'est sûr que ce n'est pas assez. Écoutez, avez-vous vu le déficit d'infrastructure, à 45 milliards? C'est évident que la tâche sera colossale de rénover nos infrastructures. Puis ce qu'on dit, c'est qu'on doit faire des choix, il faut prioriser puis, à un moment donné, il faut regarder la réalité en face. Ce n'est pas une question d'avoir un dilemme, c'est dire où est-ce que notre argent, l'argent des Québécoises et des Québécois, sera le mieux investi. Et si on décide d'investir 40 milliards de dollars dans un TGV, quels sont les projets auxquels on renonce? Quelle... quelle est l'aide financière à laquelle on renonce pour le développement, par exemple, ou le maintien, la pérennisation du transport collectif au Québec?

Journaliste : ...s'applique à tout grand projet fédéral. Vous avez parlé de pipelines. Est-ce qu'une province dans l'Ouest, disons, qui ne voudrait pas prendre part à un projet de pipeline, pourrait réclamer l'argent du budget pour faire réparer ses hôpitaux?

M. Arseneau : On va laisser les provinces de l'Ouest faire leur débat avec le fédéral. On fait le nôtre.

Journaliste : Sur la pénurie d'eau en Montérégie, il y a le BAPE... il y a des municipalités... il y a des municipalités, des universitaires, des citoyens qui demandent un BAPE pour faire un portrait de la pénurie d'eau dans la région. Qu'est-ce que vous pensez de ça?

M. Arseneau : Bien, écoutez, nous, on n'a pas... moi, je n'ai pas approfondi ce dossier-là, là, mais, effectivement, on a... on est, de façon générale, favorables à l'enquête du BAPE lorsqu'il y a des questions environnementales puis des questions de ressources à protéger. Et si les gens du milieu le demandent, nous, on pense que c'est une bonne idée d'aller chercher les données, de faire des audiences publiques pour entendre le point de vue de l'ensemble des intervenants pour prendre les meilleures décisions possibles.

Journaliste : Le projet de loi... est-ce que ça va passer? Ça va-tu passer...

M. Arseneau : Le projet de loi n° 23, à l'heure actuelle, il y a un embouteillage tel qu'on imagine mal comment on va pouvoir aboutir. On est rendus au septième article. Aujourd'hui, on a suspendu son étude pour pouvoir avoir des consultations particulières sur le PL n° 9, concernant les boissons énergisantes. Cet après-midi, normalement, on reprend l'étude article par article, mais, normalement, il faudrait terminer ce soir, avant 21 h 30, si on veut avoir la chance, demain, d'adopter le rapport et le principe, pour, ensuite, adopter le projet de loi, en tant que tel, jeudi ou vendredi. Donc, le temps est court pour passer à travers les 74 articles du projet de loi et les 47 amendements qui ont été proposés par le gouvernement.

Journaliste : Carte électorale? Ma question.

M. Arseneau : Pardon?

Journaliste : Carte électorale?

M. Arseneau : Carte électorale, c'est un court projet de loi. On a un consensus, là, des partis reconnus à l'Assemblée nationale et on pense encore qu'on peut l'adopter avant la fin de la session parlementaire.

Journaliste : Pourquoi M. St-Pierre Plamondon n'est pas là aujourd'hui pour venir défendre... Il lâche une bombe puis il vous laisse... il vous laisse débattre avec ça.

M. Arseneau : Ah! il sera là, il sera là un peu plus tard, mais... Ce n'était pas prévu qu'il soit au point presse ce matin, mais il va être là un peu plus tard. Il pourra répondre à vos questions, j'imagine, dans...

Le Modérateur : On va passer en anglais...

Journaliste : ...as the PQ transport critic... I don't understand your logic with the TGV, I don't understand at all.

M. Arseneau : OK, I'll try to explain the logic of money. If you spend $40 billion into a TGV project, that's money...

Journaliste : You have no idea that it's going to be $40 billion. The PQ... about facts, explaining things clearly...

M. Arseneau : We use the numbers that we get from you, guys, in the media.

Journaliste : ...and now, you're... you're taking another...

M. Arseneau : We use the numbers that the Government is giving us, and, in any case...

Journaliste : The Government didn't give you that number.

M. Arseneau : They said, between 60 and 90, and certain experts and other politicians, and the experience proves that it usually is multiplied by four, five in the end. So, that amount of money, we need for other priorities, which are maintaining our... our buildings, and roads, and hospitals. That's what we're saying.

Journaliste : You're basically sending... like, you're sending an ultimatum to the population, saying: If you elect us, we'll use that money that we don't get, we don't... we don't have it, but we'll probably use it for infrastructures...

M. Arseneau : But, probably... We definitely... we definitely need to invest into our actives... our assets, roads, and bridges, and hospitals, and schools, and so on. And what we see is: the Government, the federal Government is depriving us from our part, in the health sector, for example, the $6 billion that we're supposed to get back, and we only got $2 billion. That's real money, OK? We didn't get that...17947but now he's saying, you know, this is where I'm going to spend the money, into a fast train. And we say, well, fast train in… you know, it could be a good idea, it's not our priority. It's not the priority we should have at this point in time in 2026. That's what we're saying.

Journaliste : But then, aren't you just pushing more people into their cars? I mean, we… you know, everybody says that we need to get more people out of their cars to protect the environment, and then, wouldn't this just push more people to drive?

M. Arseneau : No. We're saying that if we don't do what we need to do to… for example, to renovate the Montreal metro, or if we don't renovate our roads, we're going to have a major problem. And that… that includes, you know, collective transportation, that includes, you know, more cars within Montreal, for example, if we… if we can't maintain the metro and that's… that's basically the choice we have to make at this point in time. We have to have our priorities, and we think that politicians today and a majority of the population is, you know, behind us saying that we need to stop trying to cut ribbons and inaugurate new projects but just renovate and repair what we already have and we don't have enough money for that.

Journaliste : …why we would get them money, this is money they put aside for a specific project. Newfoundland is not getting a rail line, Manitoba is not getting a rail line. If it's canceled, why would they distribute that money across…

M. Arseneau : But if they say… Whether they have it or not, they want to spend it. We're saying: Well, whatever you need to… you want to spend into a TGV, well, spend it with us on renovating our assets. That's what we're saying.

Journaliste : So, you're basically isolating Québec. You're isolating Québec.

M. Arseneau : We're stating our priorities when it comes to public investments. And that's where we… you know, where we stand. That's where we stand. We're saying that we think there is a consensus within Québec that we need to renovate our assets. The federal doesn't seem to think so. They want to have this nation building project that will drain mega money, you know, billions of dollars that we would need elsewhere to renovate our assets.

Journaliste : So, without knowing with precision, you believe that this project will cost at the end, $200 billion, but you have no idea of this, you…

Journaliste : And the government has no idea. You know how much they said they would spend on Trans Mountain Pipeline? $7 billion. It ended up $35 billion that we paid for. And what about Cúram? What about Phénix? They can't even have a pay system that works, and they're going to try and make us believe that they're going to have a train that works, high speed train that works, and that we'll… they'll spend less money than what they've already told us, which is, you know, about $90 billion. We think that, from experience, knowing how the federal manages our money, it will be, you know, easily double that. So, we think the fair number is somewhere around 180 to $2 billion.

Journaliste : And the $40 million is because it's the population?

M. Arseneau : It's 25% of our… of the population.

Journaliste : So, you wanted to give another reason for Mark Carney to want to get rid of the PQ and not give him the chance… PQ to win the elections.

M. Arseneau : I don't think he needs any more reasons. But, you know, we're stating our political stand, and we stand by it.

Journaliste : …issue with the $10 billion given to us last week, and now you're saying that we need this money for infrastructure, why is it an either/or? Either we fund our infrastructure, or we have a high-speed rail line. Why can't we have both?

M. Arseneau : Because our… our means are limited. And if we don't understand that, we have a major problem. We've had eight years of having a government, la CAQ, saying we can do this and… and that, and they've done neither of them. Like, new projects, they didn't come up with new projects that really were, you know, concretisized in the past eight years when it comes to transportation, for example. But they didn't maintain the… the assets either. So, trying to make believe… make the population believe that we can, you know, print money, I don't think it works.

Journaliste : Charles Milliard said that he would do a better job of protecting the… the French language than the CAQ. What do you think of that?

M. Arseneau : Well, let's say that the bar is not very high. When the Commissioner of French language said, last week, that Bill 96 is a disaster, if you want to make sure that French doesn't decline, you don't go with Bill 96. Then you have the… the rally of the Liberal Party, and they said: Well, let's be better than CAQ. So, they go lower and they want a free choice in the colleges, they don't want to support the new CAQ bill about professional…991there we go, and... So, this is the way they are. So, about French, they don't have anything, they say they are federalist, yeah, it's true. They say they are nationalist; I have a really big doubt about it. And they say they are regionalist; yeah, pretty much, Montreal and Laval. So, this is all about the Liberal of Québec, nothing changed, and if they are elected, and please, Quebeckers, don't go there, it's going to be same... the same thing about the national identity. The identity of the Liberal Party is well known, and we want to make sure that everyone knows what it's going to be if they do campaign about French language, it's going to be always lower... lower proposition about French.

Des voix : Merci.

(Fin à 10 h 57)

Participants


Document(s) Related