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Point de presse de M. André Fortin, chef de l’opposition officielle, et Mme Brigitte B. Garceau, porte-parole de l’opposition officielle pour la protection de la jeunesse

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, June 10, 2026, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures)

M. Fortin : Bonjour. Bon matin à tous. Merci d'être... d'être là. Je me permets de... de revenir ce matin sur la position du Parti québécois sur le train à grande vitesse, parce qu'hier on a réagi quelques minutes après... après l'annonce de M. St-Pierre Plamondon, là, mais plus la... plus la journée avançait, plus on se rendait compte que la position de M. St-Pierre Plamondon, elle était dogmatique, elle était irréfléchie, elle était teintée de partisanerie. D'abord, on n'a pas eu plus d'explications au cours de la journée, là, à savoir d'où venait le fameux chiffre de 200 milliards, qui semble venir d'une seule analyse venant d'un seul député du Bloc québécois. On n'a pas eu d'explication non plus de M. St-Pierre Plamondon à propos du 40 milliards. Je pense qu'il sait très bien, là, comme à peu près tout le monde, il sait très bien que ce 40 milliards là, s'il n'y a pas de projet, il n'existe simplement pas.

D'ailleurs, je souhaite sincèrement, j'espère vraiment que M. St-Pierre Plamondon n'aura pas l'audace d'inscrire ce 40 milliards-là dans son cadre budgétaire de la prochaine campagne électorale. Ce serait ajouter l'insulte à l'injure. Et, honnêtement, je pense que ça démontre... d'insister sur le 40 milliards qu'on pourrait mettre dans... dans d'autres projets au Québec, ça démontre sa méconnaissance de l'économie. C'est... Le projet de TGV, là, c'est un projet qui a un impact économique indéniable sur le Québec. Et non seulement du point de vue des transports, non seulement du point de vue de l'environnement, non seulement du point de vue économique, mais c'est un projet dont on ne peut pas se passer au Québec. M. St-Pierre Plamondon n'a pas pris le temps de s'asseoir avec des maires des grandes villes. Il ne s'est pas assis avec le maire de Québec, M. Marchand, il ne s'est pas assis avec la mairesse de Montréal, il n'a pas consulté la mairesse de Gatineau, le maire de Trois-Rivières, le maire de Laval pour un projet qui aurait un impact si significatif pour leur population. C'est un... c'est un manque de considération de la part du Parti québécois de prendre une position comme celle-là, sans même en discuter.

Nous, on est en faveur du TGV, mais c'est certain qu'on a discuté, on a eu des discussions, notamment avec l'Union des producteurs agricoles, pour savoir quels aménagements il faudrait apporter. Alors, il me semble que c'est la moindre des choses. Puis enfin leur argument... leur argument à l'effet que ce train-là, c'est le train de l'union canadienne ou le train de l'unité canadienne, là, ça démontre que le Parti québécois va prioriser son obsession référendaire avant n'importe quoi d'autre. Ça démontre qu'un gouvernement du Parti québécois serait prêt à mettre de côté certains intérêts supérieurs du Québec parce qu'ils veulent préparer le terrain pour la prochaine campagne référendaire. Et surtout, c'est en... c'est en directe contradiction avec des positions passées d'indépendantistes. Le Bloc québécois a milité pour ce projet-là pendant des années et des années. M. Duceppe, en 2008, militait pour ce projet-là. Et pas plus tard que l'an dernier, les députés du Bloc québécois demandaient, exigeaient du gouvernement fédéral qu'il mette de l'avant un train à grande vitesse. Alors, la proposition de M. St-Pierre Plamondon, là, plus la journée avançait, plus elle nous semblait ridicule. Je passe la parole à ma collègue Brigitte qui veut absolument vous parler de ce qui se passe à la DPJ en Mauricie.

Mme Garceau : Merci beaucoup, André. Bon matin à toutes et à tous. Ce n'est pas la première fois que j'interpelle le ministre Carmant en ce qui se passe... la situation à la DPJ Mauricie, Centre-du-Québec, et maintenant c'est rendu absolument scandaleux, qu'est-ce qui se passe. Et c'est pourquoi j'ai demandé hier au ministre Carmant de mettre la Mauricie, Centre-du-Québec, la DPJ sous tutelle, mais, cette fois-ci, il doit le prendre au sérieux. Il faut... il faut mettre une vraie tutelle.

J'ai été absolument abasourdie par les propos tenus hier par la PDG du CIUSSS de la Mauricie, Centre-du-Québec, Mme Nathalie Petitclerc lorsqu'elle était sur l'émission de Patrick Lagacé. Lors duquel elle n'a pas reconnu qu'il y a eu des enfants adoptés qui n'auraient jamais dû être adoptés. Malgré le rapport accablant de la CDPDJ, qui a été déposé au mois d'avril l'an dernier, qui a confirmé l'existence d'une culture organisationnelle systémique défaillante, incluant des lésions de droits. On a omis de mettre dans des rapports des faits importants, des intervenantes qui ont même inventé et manipulé des faits dans des rapports. Puis ces rapports ont été transmis devant des tribunaux. Les juges en ont pris connaissance et les juges ont considéré ces rapports-là pour finaliser l'adoption des enfants.

On parle de 157 dossiers qui ont été révisés, des dossiers d'adoption et de placement. Et là, Mme Petitclerc refuse d'admettre, elle refuse d'admettre plusieurs conclusions importantes, sérieuses, dans le rapport de la CDPDJ. Elle refuse de dire que... et où elle dit... elle n'admet pas qu'il y a eu des enfants adoptés sous faux prétexte, qu'il y a eu des outrages au tribunal, des parjures,des intervenantes et aussi de la mauvaise foi des intervenantes. Dans tous ces dossiers, imaginez, là, dans tous ces dossiers, il n'y a pas aucun parent qui ont été rencontrés depuis le rapport de la CDPDJ.

Donc, lorsqu'un PDG refuse de pleinement reconnaître les conclusions de la CDPDJ liées aux circonstances qui ont causé les lésions de droits, je m'excuse, mais là il faut prendre la situation au sérieux. Il faut absolument que le gouvernement agisse et doit agir maintenant pour reprendre le contrôle de cette DPJ et la mettre sous tutelle. La situation est grave. On parle de parents qui ont perdu leurs enfants et on parle de bébés, là, on parle de familles brisées, des enfants en bas âge de six ans. Il faut respecter, au Québec, pleinement les droits des parents et des enfants. Merci.

M. Fortin : Merci.

Journaliste : Le sondage ce matin, M. Fortin, comment vous expliquez que le Parti libéral perd cinq points ce matin?

M. Fortin : Bien, ce que... ce que je constate, surtout dans vos pages ce matin, c'est que... c'est qu'il y a un travail à faire au niveau de la notoriété de notre chef, mais en même temps un taux de notoriété comme celui-là, bien, ça... ça offre un potentiel, ça offre un potentiel de croissance. Moi, je suis convaincu que le jour où les Québécois vont faire leur... vont faire leur choix, le 5 octobre, le taux de notoriété ne sera pas la même place, les gens vont avoir un... une meilleure idée de qui est Charles Milliard. Et, je vous rappelle, M. Milliard, là, il est en poste depuis quatre mois. M. St-Pierre Plamondon, il est en poste depuis six ans environ. Donc, il a quand même... il a quand même un temps, là, pour... tant pour des Québécois, pour apprendre... apprendre les chefs... apprendre à connaître les chefs, que pour... que pour nous de s'assurer que le chef, il est bien connu.

Journaliste : ...de cinq points, là, je veux dire, ce sondage-là est effectué pendant que vous êtes en conseil général, vous avez de la visibilité partout, puis vous reculez de cinq points. Comment vous l'expliquez?

M. Fortin : Bien, moi, je le prends comme un... je le prends comme un défi honnêtement, je pense que les vacances et les vacances d'été vont être courtes au Parti libéral, parce qu'effectivement on a un travail à faire au niveau... au niveau de la notoriété, mais je vois ça comme un potentiel de croissance qui est important. Je comprends votre... je comprends votre question, mais les analyses, moi, je laisse ça aux experts, et ça, c'est vous autres.

Journaliste : Mais est-ce que ça a rapport avec vos tergiversations sur la langue, par exemple?

M. Fortin : Non. Moi, ce que je vois, ce que je vois vraiment, là, c'est qu'on a un travail à faire au niveau de la notoriété.

Journaliste : Mais pourquoi 5 % des électeurs, tout à coup, qui s'intéressent à vous, voteraient pour vous et, tout à coup, ne voteraient plus pour vous?

M. Fortin : Ah! ça, c'est... Je suis certain qu'il y aura des analyses de la part de vos chroniqueurs, de la part des médias, sur cette... sur cette question-là. Mais, bien honnêtement, là, moi, je le prends en regardant en avant, je le prends comme un défi et je pense qu'on va être à la hauteur de la tâche au cours de prochains mois.

Journaliste : Mais la chute est aussi chez les non-francophones, comment vous expliquez ça, au Parti libéral, qu'il se distancie des non-francophones?

M. Fortin : C'est la même réponse... pardon, c'est la même réponse pour les non-francophones que pour l'ensemble des Québécois, là. Nous, on voit, on voit les résultats de ce sondage-là comme un défi, et ça veut dire essentiellement qu'on va prendre les prochaines semaines, les prochains mois pour s'assurer que les Québécois connaissent nos propositions. Nous, on a confiance entièrement à ce qu'on va proposer aux Québécois au cours de la prochaine campagne. On croit qu'on a un chef qui est... qui est bien ciblé sur les priorités des Québécois. Le chef M. Milliard, là, c'est quelqu'un qui a une expérience économique indéniable en tant que président de la Fédération des chambres de commerce. C'est quelqu'un qui a une expérience, au niveau de la santé, indéniable. C'est un pharmacien de profession. Puis, quand on regarde les priorités des Québécois, l'économie puis la santé, c'est en haut de la liste.

Journaliste : Mais il n'a pas d'expérience comme parlementaire.

Journaliste : ...à ce moment-ci, est-ce qu'il y a quelque chose que vous pourriez faire mieux au Parti libéral à ce moment-ci?

M. Fortin : Bien, en fait, dans votre question, il y a une partie de la réponse que je vous ai déjà offerte, c'est-à-dire, on a un défi au niveau de la notoriété. Notre chef, là, il est en poste depuis quelques mois à peine. Il va faire face à des chefs qui sont en poste depuis beaucoup plus longtemps, une première ministre qui est connue des Québécois parce qu'elle était... elle faisait partie du gouvernement de la CAQ, du gouvernement de M. Legault depuis longtemps. Alors, bien sûr, on a un travail à faire au niveau de la notoriété, mais le Parlement, ici, on a un chef qui est non élu, hein, le Parlement, ici, ne siégera plus à partir de la semaine prochaine. Alors, à partir de ce moment-là, vos caméras vont être pointées vers le terrain et les chefs vont être sur le terrain. Et M. Milliard, il va être... il va faire son travail qu'il a besoin de faire au cours de la période estivale.

Journaliste : Si on vous comprend bien, c'est la faute de la notoriété de M. Milliard, ça n'a rien à voir avec les prises de position du Parti libéral.

M. Fortin : Bien, moi, ce que je vois et ce que je note à travers l'analyse qui a déjà été faite à l'intérieur du... par le sondeur lui-même, c'est ce qui est avancé, c'est ce qui est avancé, c'est-à-dire qu'il y a un défi de notoriété pour un nouveau chef, mais qu'en même temps ça offre un potentiel de croissance intéressant.

Journaliste : ...que vous allez lui donner à M. Milliard, parce que ça va être ses premiers débats, il n'a pas d'expérience en joute oratoire. Vous avez déjà conseillé une autre personne à ce sujet-là. Vous, vous êtes un parlementaire aguerri, quels conseils vous allez vous lui donner, à M. Milliard?

M. Fortin : En fait, c'est le même conseil que je lui donne depuis qu'il est arrivé, là, essentiellement, d'être lui-même et de mettre de l'avant ses forces. C'est un chef qui a été élu, et c'est pour ça que moi, je l'ai appuyé, initialement, dans sa course à la chefferie notamment, qu'il a des forces qui correspondent aux priorités des Québécois. Alors, quand il parle d'économie, comme il l'a fait en fin de semaine au conseil général, quand il nous dit, par exemple, qu'il y a trop de bureaucratie au Québec, que c'est trop difficile pour les entrepreneurs au Québec, qu'il faut enlever de la réglementation, il est crédible, il démontre une connaissance, une connaissance des différentes façons de faire croître notre économie au Québec. Quand il parle du réseau de la santé, quand il parle de ses propositions précises en matière notamment de télémédecine et d'autres, il offre une crédibilité aux Québécois que d'autres chefs ne peuvent pas offrir. Quand on regarde ce que M. St-Pierre Plamondon, par exemple, dans les derniers jours, met de l'avant et l'impact que ça aurait sur l'économie du Québec, versus des propositions de Charles Milliard en économie, moi, je trouve qu'on est pas mal à la bonne place.

Journaliste : ...sur la langue, ce ne sera pas cette semaine.

M. Fortin : Le plan sur la langue, on va le déposer d'ici le 21 juin. C'est notre engagement. Je n'ai pas de date, je n'ai pas de date précise à vous offrir.

Journaliste : ...la question, c'est... avant la fin de la session ou après?

M. Fortin : Je n'ai pas de date précise à vous offrir à ce moment-ci.

Journaliste : Est-ce qu'on ne pourrait pas aborder la question d'une autre façon de le voir? Alors, qu'est-ce qui, selon vous, fait que les électeurs s'intéresseraient davantage à Mme Fréchette actuellement? Est-ce que, là aussi, il y a une curiosité vers elle ou quoi, là?

M. Fortin : Bien, c'est une nouvelle cheffe, là. Alors, bien évidemment, les gens la regardent peut-être différemment qu'ils l'ont regardée au cours... au cours des dernières années. Mais, en même temps, c'est une cheffe qui, au cours des prochains mois, va avoir, et même durant la période électorale, va avoir à défendre un bilan, va avoir à défendre le bilan de ses années au gouvernement Legault, va avoir à défendre le bilan de ses années comme ministre de l'Économie. Elle-même, elle le dit ouvertement, là, qu'elle a pris certaines décisions qu'elle ne reprendrait peut-être pas, c'est-à-dire qu'elle était trop interventionniste, c'est-à-dire qu'elle a 15383 appuyé des projets comme... comme Northvolt et d'autres qui ont coûté cher aux Québécois. Alors, au cours des prochains mois, encore là, on va avoir la chance de faire la démonstration que Mme Fréchette, elle a beau être une nouvelle cheffe, elle vient du même parti, avec les mêmes vieilles idées.

Journaliste : Justement, vos non-prises de position ces derniers temps, ça n'a pas nui, ça, le fait qu'on attend toujours d'avoir vos idées, notamment sur la langue, sur plein d'autres sujets?

M. Fortin : Bien, moi, je... Il n'y a pas de... il n'y a pas de science parfaite à savoir c'est quand le meilleur moment pour arriver avec une plateforme électorale. En 2022, Mme Anglade a déposé l'entièreté de sa plateforme au mois de juin. Est-ce que c'était... est-ce que c'est ça qui a fait en sorte qu'on a eu les résultats qu'on a eus? Je ne peux pas vous dire. Il y en a, des partis politiques, qui choisissent de dévoiler leur plateforme plus tôt que tard. Il y en a qui le font en campagne électorale, il y en a qui le font... qui le font au compte-gouttes, un peu comme on a vu M. St-Pierre Plamondon hier, sortir avec une position. Il n'y a pas de science parfaite là-dedans.

Journaliste : ...l'été, les électeurs, ils n'écoutent pas beaucoup les politiciens.

M. Fortin :C'est votre... c'est votre analyse. Mais, en même temps, moi, je suis convaincu qu'au cours des prochains mois, les Québécois qui veulent du changement vont porter une oreille attentive à ce que les gens vont dire. Ils savent qu'il y a une élection qui s'en vient le 5 octobre.

Journaliste : Une donnée sur le sondage : 12 % seulement des Québécois font confiance à Charles Milliard... inspire confiance. Ça fait mal quand même.

M. Fortin :Bien, votre question, elle est... Je reviens au point que je faisais, là. C'est dur de choisir quelqu'un quand on ne le connaît pas. Alors, le défi de notoriété, c'est notre plus grand défi en ce moment. On a un nouveau chef, il vient d'arriver, ça fait quatre mois qu'il est là. Les sondages en ce moment, là, ils sont bien meilleurs que quand il est arrivé. Alors oui, on sait qu'il y a un défi devant nous, mais ça fait partie de... des travaux qu'on va faire cet été. C'est pour ça que je vous dis que les vacances vont être courtes au Parti libéral du Québec.

Journaliste : ...potentiel, qu'est-ce que vous voulez dire? Vous tablez sur le fait que vous allez réussir à créer une espèce de buzz pendant la campagne électorale autour de lui? Ça va comme devenir un peu la... comme M. Plamondon, qui avait voulu être la Cendrillon de... de la dernière campagne électorale? Donc, vous tablez sur, comme, une espèce de remontée de dernière minute.

M. Fortin : Bien, moi, je crois sincèrement que quand les gens vont apprendre à connaître Charles Milliard, qu'ils vont apprécier ce qu'il a à offrir aux Québécois. De voir un chef... un chef de parti politique qui a une force indéniable, une expertise indéniable au niveau de l'économie, qui comprend la réalité des PME, qui comprend la réalité des entreprises en région, qui sait comment faire croître notre économie... Quand on présente un chef qui... qui vient du milieu de la santé et qui rejoint les priorités des Québécois, moi, je suis convaincu qu'une fois que les gens vont voir quatre ou cinq chefs, là, lors de la campagne électorale, avec les mêmes opportunités, la même visibilité à tous les jours, moi, je suis convaincu que M. Milliard va rejoindre beaucoup de gens.

Journaliste : M. Fortin, sur le... Le Parti libéral est vraiment contre le gaspillage, hein, vous l'avez dit à plusieurs reprises, je voulais savoir si, vous, ça vous arrive souvent d'acheter deux billets d'avion pour 20 000 $...

M. Fortin :20 000 $, c'est un gros chiffre. Honnêtement, c'est un gros chiffre pour qu'une députée et un membre de son personnel se déplacent. J'ai hâte d'entendre ses explications. Je comprends que Mme Soucy n'a pas offert d'explications à ce moment-ci. J'ai hâte de les entendre.

Journaliste : Mais c'est des relations interparlementaires, je veux dire, ça passe au ban, donc tous les partis ont vu ça passer.

M. Fortin :Oui, bien, je trouve que le montant, il est élevé. Et j'ai hâte d'entendre les justifications.

Journaliste : Peut-être revenir sur le projet de loi concernant les boissons énergisantes. M. Dufour le député d'Abitibi-Est a décidé de bloquer la procédure accélérée en ce moment. Est-ce qu'on assiste à, je ne sais pas, moi, des députés indépendants qui cherchent des leviers pour négocier quoi que ce soit ou... Votre opinion, là-dessus?

M. Fortin :Deux choses. D'abord, ce projet de loi là, là, j'espère sincèrement qu'on va l'adopter, j'espère sincèrement qu'on va mettre la partisanerie de côté et qu'on va mettre... qu'on va mettre tout ce qu'on a besoin de mettre de côté pour qu'il puisse avancer. La science, elle est claire. Les experts se sont prononcés. On sait tout l'impact que les boissons énergisantes peuvent avoir sur les adolescents. Il y a eu des... il y a eu une, entre autres, situation tragique au Québec au cours des dernières années. Il y a des parents qui ont pris leur courage à deux mains, qui sont venus ici, à l'Assemblée, qui ont tout fait pour convaincre les parlementaires d'agir en ce sens-là. Alors, je ne sais pas c'est quoi, qui... qui fait... qui fait douter certains députés indépendants en ce moment, mais pourtant...

Journaliste : ...déposer des amendements, notamment. C'est ce qu'on nous dit, là. Ils ont dit qu'ils ont plus de temps pour déposer des amendements ou parler sous la forme d'un bâillon, par exemple, que lorsque... que ce qui est proposé ce matin.

M. Fortin :En fait, je vais le dire autrement. Je ne sais pas c'est quoi qui les retient. La science est claire. Les parents sont venus nous dire... sont venus tenter de nous convaincre. On a toutes les raisons du monde pour agir dans ce dossier-là. Et je comprends que le gouvernement de la CAQ, là, il est en faveur, là, on se retrouve avec quelques ex-députés caquistes, là, qui... qui disent... En fait, je ne sais pas ce qu'ils disent, 15383c'est comme si on n'acceptait pas la science, c'est comme si on n'acceptait pas d'agir rapidement dans ce dossier-là. S'il y a un dossier, là, qui doit être... qui doit être réglé d'ici la fin de la session, c'est celui-là. S'ils ont des doutes, s'ils ont des... qu'ils aillent lire les rapports d'experts, qu'ils aillent se pencher sur la science. Elle est claire. Puis, une fois qu'ils auront fait ça, bien, qu'ils s'enlèvent du chemin puis qu'ils nous laissent faire notre travail.

Journaliste : Est-ce que ce projet de loi est tant important que la session parlementaire devrait être rallongée?

M. Fortin :Moi, je n'exclus absolument rien pour qu'on adopte ce projet de loi là.

Journaliste : ...dans votre équipe, Pierre Dufour?

M. Fortin :Ça ne fait pas partie de nos discussions en ce moment.

Journaliste : ...toujours des rumeurs en Abitibi qu'il ferait le saut avec les libéraux. Est-ce que les dernières heures font qu'il perd un peu de crédibilité à vos yeux?

M. Fortin :Je n'ai eu aucune discussion... Je n'ai eu aucune discussion avec Pierre Dufour à ce sujet-là pour qu'il se joigne à nos rangs, là. Moi, je suis convaincu qu'on va avoir d'excellents candidats en Abitibi.

Journaliste : ...la recommandation de Santé Canada, c'est... c'est moins de 14 ans. Lui, c'est ce qu'il propose notamment, là. Mais pourquoi moins de 16 ans? C'est-tu... Parce que lui, il dit : Ça a été émotif, ça a été fait de façon émotive, à la dernière minute. Ça fait des mois que, ces données-là, le gouvernement l'a, là, on arrive à minuit moins une. Mais M. Dufour parle de moins de 14 ans. Vous, pourquoi 16 ans? 14... Vous diriez quoi par rapport à ça?

M. Fortin :Il y a une solution qui fait consensus en ce moment, là, c'est celle-là. Est-ce qu'on peut commencer par ça, puis régler la question, puis la mettre derrière nous?

Journaliste : Hier, il y avait le dévoilement de l'image de marque du nouveau musée national d'histoire. Si jamais vous prenez le pouvoir, vous allez peut-être l'inaugurer. Le NAT, comment vous trouvez ça?

M. Fortin :Au-delà du nom, là, qui appartient... qui appartient au gouvernement, qui appartient à M. Pedneaud-Jobin et aux autres qui ont travaillé sur ce... sur ce dossier-là, moi, j'ai hâte de... j'ai hâte de le visiter, ce musée-là, j'ai hâte de le voir. Je suis convaincu qu'il y a beaucoup de gens au Québec qui ont hâte de visiter le musée et de... et d'en savoir plus sur notre histoire nationale.

Journaliste : Vous avez mentionné tout à l'heure l'UPA dans le dossier du TGV. Est-ce que vous pensez apaiser l'opposition du monde agricole à ce projet-là?

M. Fortin :Bien, je pense qu'il faut avoir des... il faut avoir des discussions avec le monde agricole. Ils ont des... Ils ont des enjeux qui sont tout à fait légitimes, là.

Journaliste : ...

M. Fortin :Pardon?

Journaliste : ...que des enjeux. C'est plus de l'opposition du monde agricole que des...

M. Fortin :Oui, mais... mais vous savez, le territoire agricole, là, oui, il faut le protéger, oui, il faut tout faire pour... pour s'assurer qu'il est dynamique et que nos agriculteurs ont les moyens de réussir au Québec. Est-ce qu'il y a des aménagements qui peuvent être faire pour que ce soit mieux? Absolument. Est-ce qu'il va y avoir un impact sur les terres agricoles? Oui, il va y avoir un impact sur les terres agricoles, mais est-ce qu'on peut faire des aménagements?

Moi, j'ai vu le président de l'UPA s'asseoir avec le ministre des Transports fédéral pas plus tard que la semaine dernière. C'est une bonne approche, il faut qu'ils discutent, il faut qu'ils voient s'il y a des aménagements à faire. On ne peut pas simplement arriver puis imposer un tracé à des producteurs agricoles. Il faut avoir des discussions avec eux. Est-ce qu'il y a moyen de rendre ça plus simple pour que les terres ne soient pas coupées en deux, par exemple, ou le moins possible, pour que le train, peut-être, puisse être le long des emprises existantes, que ce soit routières ou ferroviaires, justement pour éviter des scénarios comme ça. Mais il faut avoir ces discussions-là.

Et c'est là où M. St-Pierre Plamondon, son approche, elle ne fait pas de sens. Nous, on est ouverts à avoir des discussions, justement, avec l'Union des producteurs agricoles. On en a déjà. M. St-Pierre Plamondon n'a pas l'air à vouloir avoir ces discussions-là, entre autres, avec les maires des grandes villes. Les maires des grandes villes, ils ont un point de vue nécessaire, ils ont un point de vue important, et il faut les écouter. Que le chef du Parti québécois, qui, ce matin encore, là, mène dans les sondages, arrive avec une proposition si arrêtée, si contraire à ce que les indépendantistes ont dit au cours des dernières années, et qu'il ne prenne même pas le temps de les rencontrer, ça démontre le manque de sérieux de sa formation politique.

Journaliste : ...

M. Fortin :Pardon?

Journaliste : ...de faire avec ça, selon vous?

M. Fortin :Je ne sais pas ce qu'il essaie de faire, mais je vais vous dire ce qu'il va réussir à faire. Ce qu'il... Le résultat direct, là, de ce que le Parti québécois propose, c'est un impact négatif sur notre économie. Ce projet-là, c'est un bon projet pour l'économie du Québec, c'est un bon projet pour l'économie du Canada. C'est un bon projet non seulement dans sa phase de construction, mais c'est un... Nous, on est allés à Toronto la semaine dernière, là, pour faire des rapprochements, justement, entre... entre l'Ontario puis le Québec, pour rapprocher nos milieux économiques. Ce projet-là, il va avoir une incidence majeure, lors de sa construction, sur l'économie du Québec, il va avoir une incidence importante par la suite également. Et, M. St-Pierre Plamondon, je pense qu'il fait la démonstration qu'il ne comprend pas les fondements économiques du Québec quand il fait des propositions comme celle-là, là. C'est... Nous, là, il me semble, dans la situation où on se trouve en ce moment, face à nos voisins américains, là, qu'on se doit de travailler au... à l'économie du Québec. Puis la proposition qu'il fait, elle ne va pas dans ce sens-là.

Journaliste : On the poll, what is a… a 5% drop, how concerning is that?

M. Fortin : Well, we're taking it as a… as a challenge, obviously. The main number that came out of the… the poll for us is the notoriety numbers. There's a lot of people who… who simply haven't had the chance yet to… to know our party leader. He's only been in… he's only been elected leader four months ago. So obviously the next month will be… will be a lot of hard work for us. But we recognize that, we knew that from the start. So, we're… we're not afraid of the challenge. It's going to be a busy summer for… for the Liberal Party. It's going to be a busy summer for Charles Milliard. But we have every confidence in the world that he's a leader who can meet the aspirations of Quebeckers, who can… who has an expertise that is in direct correlation with the priorities of Quebeckers. He's somebody who comes from the economic, the economic world. He knows and understands the priorities of Québec businesses and how to make them thrive. He's somebody who comes from the health care world as a pharmacist, and who knows what Quebeckers need from a from a health care standpoint. And those are two of the areas where the CAQ government has failed in. So, we think we have the right leader for… for the job.

Journaliste : …energy drinks, just a second. What do you think of the fact that two MNAs, two independent MNAs, at least, are opposing the fast tracking of the bill, from what I understand?

M. Fortin : There's a… there's a consensus here amongst all parties that this bill should go ahead. We've had a tragic situation in Québec happen in recent years. We have parents who are outspoken advocates of… of this initiative. And… and if… if there's one bill in our mind that has to go ahead before the end of the session, that's the one. I mean, we have all party agreement here. Everybody wants to achieve the same objective. I certainly hope that the… the two independent MNAs who are at this moment holding it up can come to their senses and… and see that we need to adopt this before the end of this session.

Journaliste : What do you make of the fact that it's two independent MNAs who have kind of spoken out against this in the past couple of days after this has been talked about for weeks, and now they're the two that are holding this up?

M. Fortin : I don't… I don't know why they're holding it up. There's clear science on this. There's… there's all party agreement. They… we've had poignant testimony from… from parents on this. There's been a tragic situation in Québec. They have to… they have to explain their position; I can't explain it for them.

Journaliste : How does Mr. Milliard sort of show himself? Does he have to make a big splash, so Quebeckers know who he is?

M. Fortin : I think… I think the foundations of who Mr. Milliard is and the propositions that he wants to put in front of Quebeckers are solid. He's somebody, as I said, who has deep experience in health care, profound understanding of… of what makes businesses thrive. And the more he talks about these issues, I think the more Quebeckers will come to realize that he is the right leader for… for the right… for this moment.

Mr. milliard this weekend spoke about economic development at our… at our party convention, and in my mind, it was one of the best speeches that he has given so far. He spoke about the need to take away regulations from the state, how much entrepreneurs can't… can't do what they love to do because there's too much regulation, too much paperwork. And he's come up with very concise, very precise propositions to improve the economic, the economic output that businesses can… can have. If you… His propositions to take away regulation, take away two regulations every time you put one in, that's something that business owners have been asking for a long time, and that will have a direct impact on whether they can succeed or not, whether we can grow our economy or not. And when Mr. Milliard talks about these things, I think it reaches a lot of people.

Journaliste : You talk about business. You talk about health care. Maybe you could define for us what you see as a central issue or issues that the liberals will want to fight on this election.

M. Fortin : Listen, we're a… we're a bread-and-butter party: economic development, health care, education. The main reasons why Quebeckers pay taxes is to get services on health care and education. That's what we're putting forward. And on top of that, we have somebody who has a deep understanding of what makes businesses thrive in Québec and how we can grow our economy and how we… And when we say grow our economy, it ends up better… it ends up meaning better jobs for people, more money in their pockets at the end of the day. And that is what's on top of people's minds these days. So, we're not going to have a campaign where we're… we're going to discuss a million different issues. We are going to focus on the issues that matter to Quebeckers on a daily basis...

Journaliste : …the winning issue for you, or is that something…

M. Fortin : Well, you're about to hear our plan in the… in the coming days on language. So, it's something that definitely we will come up with a… with a proposition, that we believe will… will be more «efficace» than … efficient, will be more results driven than what the CAQ has… has done over the years. And it's going to be different. It's absolutely going to be different than what the… than the restrictions that the CAQ has imposed on… on people and still proposes to impose on people. But it's going to be a very liberal approach to… to the issue. But we're going to talk about it in the coming days for sure.

Journaliste : …Ottawa's Digital Safety Act, they're planning to table today. They're planning to regulate social media for children under 16 years old. What do you think of that?

M. Fortin : I've got a 14 years old at home. I know just how much… how much space they can take in their… in their daily lives. We did… We had a cross… a cross-party proposition here. We had MNAs from every party look at this issue and look at the best ways of doing things. The proposition that we… that we came up with after talking to experts, after talking to students, after… after doing work on the ground was to… was that 14 years old would be… would be the right age. We're certainly going to send those propositions to… and that work to Ottawa. But yes, it's… it's an issue I think every… every parent struggle with right now… is and so I certainly hope that Ottawa takes a look at the serious work that we did and the propositions that came out of that.

Journaliste :

M. Fortin : Well, on Q-5, my only reaction is I hope that… I hope that Québec solidaire allows the bill to… to go ahead. Thank you.

(Fin à 8 h 30)

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