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Point de presse de M. François Bonnardel, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, June 10, 2026, 15 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Quinze heures quinze minutes)

La Modératrice : Bonjour, tout le monde. Merci beaucoup d'être là. Donc, bienvenue à la conférence de presse expliquant les modalités pour la réouverture du Programme de l'expérience québécoise, le PEQ. Donc, prendront la parole le ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, M. François Bonnardel, ensuite M. Guillaume Tremblay, maire de Mascouche et président de l'Union des municipalités du Québec, et enfin M. Guy St-Pierre, maire de Manseau et membre du comité exécutif de la Fédération québécoise des municipalités. Ensuite, on va faire une période de questions sur le sujet du jour. Donc, M. le ministre, à vous la parole.

M. Bonnardel : Merci, Mona. Je veux remercier sincèrement Guillaume Tremblay, le maire de Mascouche et président de l'UMQ, d'être avec moi aujourd'hui, et Guy St-Pierre, maire de Manseau et membre du comité exécutif. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour à ceux qui nous écoutent présentement. Merci de votre présence. Je suis très heureux aujourd'hui de m'adresser à vous concernant la réactivation du Programme de l'expérience québécoise.

Avant d'entrer dans les détails, permettez-moi de rappeler brièvement le contexte qui a mené à l'abolition du programme. On a mis en place un nouveau programme, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés, afin de mieux arrimer la sélection des personnes immigrantes aux besoins du marché du Québec... du travail et des régions du Québec. Cela dit, nous avons entendu les préoccupations soulevées par les travailleurs et diplômés qui avaient choisi de bâtir leur avenir ici et qui remplissaient déjà les conditions du PEQ au moment de son abolition. En l'absence de mesures transitoires, plusieurs d'entre eux ont vécu une période d'incertitude dans les derniers mois. Des parcours de vie ont été bousculés, et nous avons voulu en tenir compte. Les échanges avec les partenaires du marché du travail, les employeurs et les municipalités nous ont aussi permis de mieux mesurer les impacts de cette absence de transition. Dans plusieurs régions, on nous a exprimé clairement la volonté de pouvoir retenir les travailleurs déjà établis et intégrés qui contribuent depuis plusieurs années à leur communauté.

Pour ces raisons, je vous annonce donc que nous réactivons les deux volets du PEQ, pour une période de deux ans, à compter du 2 juillet 8 h 30. Il s'agit d'un engagement cher pour la première ministre, vous le savez. Cela dit, nous devons réouvrir le PEQ de façon responsable, en tenant compte des cibles d'immigration que le Québec s'est données pour les prochaines années. C'est pourquoi il sera possible de présenter une demande lors de périodes déterminées.

La première période de réception des demandes sera ouverte du 2 juillet au 31 octobre, et ce, dans les deux volets du programme, Travailleurs et Diplômés. Pour cette première période, nous allons cibler les personnes qui auraient été admissibles au programme avant son abolition le 19 novembre 2025. Concrètement, pour les volets Diplômés du Québec, elles devront avoir obtenu au Québec le 19 novembre 2025 un diplôme admissible, pour le volet Travailleurs étrangers temporaires, elles devront avoir acquis également, au 19 novembre 2025, une expérience de travail au Québec admissible d'au moins deux ans dans les trois dernières années. Je souhaite rassurer les personnes admissibles : il n'y aura pas de plafond, puisque toutes les demandes reçues pendant cette période et qui répondent à ces critères seront traitées par le ministère. Ces personnes devront aussi s'assurer de répondre à l'ensemble des conditions de sélection du programme pour pouvoir être sélectionnées de façon permanente et obtenir leur CSQ, dont celle de séjourner au Québec au moment de présenter leur demande. Cette approche va nous permettre d'avoir un portrait très précis du volume de demandes reçues au 31 octobre et de planifier la suite de façon responsable, en cohérence avec nos cibles d'immigration. On est conscients que certaines personnes déjà bien intégrées au Québec ne pourront pas présenter une demande pendant cette période d'ouverture. Comme on réouvre le PEQ pour deux ans, nous pourrons ouvrir d'autres périodes de réception des demandes d'ici la fin du programme en juillet 2028.

Ce qui m'amène à vous parler du PSTQ. Je tiens à être clair, là, la réouverture temporaire ne remplace pas le PSTQ. Il y a un dernier exercice d'invitation qui a eu lieu la semaine dernière où 2 549 personnes ont été invitées. Je l'ai déjà dit publiquement, vous le savez, le PSTQ est né pour mieux régionaliser, donc, les demandeurs et s'assurer de répondre à des créneaux d'emploi et des modèles spécifiques dans les différentes régions. On est à la hauteur de près de 60 % de régionalisation avec le PSTQ. Et ce qu'on souhaite faire aussi dans un contexte à moyen terme, c'est d'encore mieux cibler les demandes des différentes régions pour se dire : Un jour, bien, on a des demandes en santé du côté de la Côte-Nord, donc, dans les invitations, on va cibler plus précisément certaines régions qui pourraient être ciblées.

Donc, le PSQT demeure au cœur de notre stratégie visant à favoriser une immigration économique permanente qui répond aux besoins du Québec et de ses régions. Les invitations au PSTQ vont donc se poursuivre. D'ici le 31 octobre, le ministère continuera à faire des invitations, mais en nombre, vous comprenez, plus limité. Les personnes qui ne sont pas admissibles au PEQ pourront recevoir... pourraient recevoir une invitation, puis on va se concentrer du côté du PSTQ dans les volets deux et les volets quatre. Volet deux, ce sont les... trois, quatre, cinq, qui ne sont pas assujettis au PEQ. Volet quatre, ce sont les talents d'exception. Donc, dans l'horizon de quatre mois, on va travailler sur le PSTQ dans les volets... les volets deux et les volets quatre.

Par la suite, par la suite, une fois connu le volume réel de demandes présentées dans le PEQ, on pourra déterminer le nombre d'invitations à réaliser pour les prochains mois dans l'ensemble des volets du PSTQ. En conclusion, la réactivation temporaire du PEQ est une décision pour nous qui est équilibrée. Elle permet de répondre à une situation qui était... avec des incertitudes qui étaient vécues par des travailleurs et diplômés qui étaient déjà admissibles au programme au moment de son abolition, sans compromettre nos cibles d'immigration. On s'était engagés à offrir une solution transitoire à ces personnes. Aujourd'hui, je pense qu'on concrétise cet engagement. Je reste confiant qu'on va être capables de réellement.... Je reste confiant, pas pour rien que les... l'UMQ et la FQM sont avec nous aujourd'hui. Je pense qu'on répond aux incertitudes puis aux inquiétudes que certains pouvaient avoir puis je les remercie encore une fois d'être là.

Puis je termine en vous disant, côté fédéral, on a eu des bonnes discussions. Présentement, le fédéral renouvelle les permis fermés pour le PSTQ. On a fait des demandes au fédéral, Joël Lightbound, Mme Diab, pour être capable de renouveler les permis, pas juste fermés, mais les permis ouverts du côté du PSTQ et du côté du PEQ, quand le PEQ va réouvrir à partir du 2 juillet prochain. Il y a eu déjà un début d'ouverture du côté du fédéral la semaine passée. Donc, le requérant qui a un permis fermé, qui a déclaré son intérêt au PSTQ, la conjointe... ou le conjoint ou la conjointe qui a un permis ouvert va être renouvelé. Donc, il y a déjà une ouverture au côté fédéral. On reste convaincus que le fédéral va répondre positivement à notre demande d'ici le 2 juillet pour être capables de s'assurer que tous ceux qui ont un permis de travail qui pourrait se terminer avant que le traitement soit fait... que le permis soit renouvelé pour une période de 12 mois. Je termine avec ça.

La Modératrice : Merci, M. le ministre. M. Tremblay.

M. Tremblay (Guillaume) : Bien, merci beaucoup. Merci beaucoup, M. le ministre. Vraiment apprécié, vraiment content d'être ici aujourd'hui. Mon ami Guy, administrateur de la Fédération québécoise des municipalités et maire de Manseau. Bonjour à toutes et à tous.

Je tiens à saluer la réouverture du programme de l'expérience québécoise. C'était une décision attendue, mais surtout importante pour des milliers de personnes qui ont choisi le Québec pour étudier, travailler et bâtir leur vie ici. Ces personnes avaient déjà entrepris des démarches en fonction des règles en vigueur. C'est aussi une décision importante pour les municipalités du Québec, parce que sur le terrain, l'immigration, c'est du concret. Ce sont des travailleurs et des travailleuses qui font tourner nos entreprises, maintiennent des services essentiels et contribuent à la vitalité de nos communautés, le tout en français.

La réouverture du PEQ vient corriger le changement soudain des règles du jeu, qui a été très difficile pour tout le monde ces derniers mois. Une modification qui a été impacter des parcours de vie, la planification des entreprises, l'équilibre de nos milieux de vie, particulièrement en région. Aujourd'hui, le gouvernement pose un geste important. Il répond aussi à l'appel unanime lancé en février dernier par les municipalités et les acteurs de la société civile avec le mouvement des cœurs bleus. Notre demande était claire, mettre en œuvre une clause de droits acquis pour les personnes déjà engagées dans un projet d'établissement afin d'offrir une transition ordonnée et prévisible entre le PEQ et le programme de sélection des travailleurs qualifiés. Et cette prévisibilité, elle est essentielle pour tout le monde, pour les personnes immigrantes, pour les entreprises, pour les municipalités et pour les MRC, c'est un excellent pas dans la bonne direction. Mais la suite va être tout aussi importante : continuer à bâtir un système d'immigration stable, prévisible et adapté aux... à toutes les régions et les réalités de l'ensemble des régions du Québec. Je le répète à nouveau, les municipalités sont toujours prêtes à collaborer avec le gouvernement. C'est comme ça qu'on va renforcer nos communautés partout au Québec et qu'on va bâtir un avenir plus collectif. Merci beaucoup, M. le ministre. Très content d'être ici.

La Modératrice : Merci beaucoup. M. St-Pierre.

M. St-Pierre (Guy) : M. le ministre, Guillaume, bonjour, tout le monde. Je tiens d'abord à remercier le ministre de sa décision de pouvoir... de l'annonce, qui est aujourd'hui, de la réouverture du Programme d'expérience québécoise. Souvenons-nous que, le 13 février dernier, l'UMQ et la FQM et une... et un grand nombre de groupes... de groupes nationaux ont interpelé le gouvernement pour... au sujet de notre demande de réouvrir le PEQ. Et aujourd'hui, M. le ministre, on vous en remercie encore d'ouvrir, de procéder et de répondre à notre demande, et nous l'apprécions beaucoup.

Pour la FQM, il est important de mettre un terme à l'incertitude causée pour le non-respect des permis émis aux personnes immigrantes installées dans nos régions, et ça créait aussi de l'incertitude au niveau des entrepreneurs. Le remplacement du PEQ par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés était aussi critiqué par tous. Ces personnes, les immigrants, les personnes immigrantes contribuent au développement de nos... de nos collectivités. Ils ont fait le choix du Québec et de nos régions, et il est essentiel que la parole du Québec et les engagements pris à leur égard soient respectés, et ce, rapidement.

Je tiens également à vous... Vous savez qu'un immigrant n'est pas seulement un travailleur, c'est un membre à part entière de nos collectivités qui... qui... lorsqu'il arrive dans nos collectivités, il s'intègre et il y a des associations pour les accompagner dans leur intégration. Donc, c'est un membre à part entière de nos collectivités et de nos communautés. Au moment où 12 des 17 régions sont en déclin démographique, nous demandons de revoir les niveaux d'immigration pour garantir aux régions l'accueil d'un nombre suffisant de nouveaux arrivants pour maintenir leur poids démographique. Je rappelle qu'en 2024-2025, 63 % des immigrants arrivaient à Montréal, Québec et Laval, et que ces villes-là comptent pour à peu près 37 % du poids démographique du Québec. Donc, les régions veulent aussi collaborer avec le ministère pour régler cette situation-là.

L'annonce d'aujourd'hui constitue donc un pas dans la bonne direction. Et soyez assuré, M. le ministre, de notre volonté de collaborer pour poursuivre le travail avec le gouvernement afin de renforcer l'immigration dans l'ensemble des régions du Québec et de répondre aux besoins des régions du Québec dans les différents domaines d'activité, des... des besoins en main-d'oeuvre. Donc, merci. Merci encore, M. le ministre.

La Modératrice : Merci à vous trois. On va passer maintenant à la période de questions, donc si vous avez des questions, j'invite les journalistes à s'avancer au micro, vous nommer et nommer votre média, s'il vous plaît. Questions sur le sujet du jour, bien sûr.

Journaliste : Oui, bonjour, Hugo Pilon-Larose de La Presse.

M. Bonnardel : Salut, Hugo.

Journaliste : Peut-être ma première question sera pour préciser certaines choses que vous avez données comme information pendant le point de presse. Donc, un... un immigrant du PEQ, qui était en train de compléter les exigences du programme au moment de sa fermeture, là, il n'a pas nécessairement fini son diplôme, là, il n'avait pas nécessairement complété l'ensemble des heures requises, si j'ai bien compris, il ne pourra pas appliquer... Oui?

M. Bonnardel : Il y aura une deuxième période de réception pour ces gens post 19 novembre 2025.

Journaliste : OK, parce que vous avez dit, justement, qu'il n'y aurait pas de plafond dans la première ronde. Avez-vous, donc, au ministère, une estimation de combien de personnes seraient éligibles?

M. Bonnardel : L'estimation que le ministère a présentement, on parle de 8 000 à 12 000 pour... pour la première réception, donc la première ouverture pour ceux qui répondaient aux conditions au 19 novembre 2025, PEQ diplôme, PEQ travailleur. Comme je l'ai exposé tantôt, on est dans un horizon de 8 000 à 12 000 selon les prévisions.

Journaliste : Puis ces gens-là sont encore sur le territoire?

M. Bonnardel : La plupart, j'imagine. La plupart, j'imagine.

Journaliste : OK. Mme Fréchette avait déjà dit, justement, qu'au final, pour les deux prochaines années, ce serait environ 29 000 au total qui pourraient recevoir leur CSQ, parce que c'était la logique du cinquante-cinquante avec le PSTQ. Je veux juste savoir si c'est encore la... la même logique, qui...

M. Bonnardel : C'est une bonne... c'est une bonne question, dans le sens où je dois respecter la cible de la planification pluriannuelle. Il faut savoir que la cible, c'était 45 000, 29 000 immigrants économiques, 10 500 regroupement familial, 5 500 autres réfugiés. Je pars avec le 29 000. L'objectif que nous avons, c'est d'avoir autant, sur 29 000, 14 500 PSTQ, 14 500 PEQ, mais je ne suis pas dogmatique, là. Si je dois jouer de quelques points de pourcentage pour dire : Bien, à la fin, ça va peut-être être 55... 55 PEQ, 45 PSTQ, on va s'ajuster selon le flux. Si j'ai plus de personnes qui déclarent leur intérêt, puis je dépasse le 12 000, puis je suis à 13 000, 14 000, bien, je suis capable de jouer. J'ai 29 000 en 2027, j'ai 29 000 en 2028 puis j'ai 29 000 en 2029.

Journaliste : ...c'était : Est-ce qu'au terme du deux ans il restera des orphelins du PEQ qui n'auront pas pu obtenir leur CSQ?

M. Bonnardel : Bien, si j'avais... si j'avais dans l'horizon de deux ans, dans la prochaine période... je ne sais pas, je vous donne un exemple, j'ai 50 000 personnes qui déclarent leur intérêt dans les quatre prochains mois, c'est beaucoup plus que ce qu'on pouvait avoir prévu. Donc, c'est certain que je suis capable de les rentrer... ça va être serré, je suis capable de les rentrer dans 2027-2028, mais il se pourrait que je le lisse sur une troisième année, il se pourrait, mais tout le monde, tout le monde, qu'on me comprenne bien, tout le monde qui va déclarer son intérêt va être traité, tout le monde.

Journaliste : Bonjour à vous trois. M. Bonnardel — François Carabin, Le Devoir — qu'adviendra-t-il du dossier d'une personne qui est admissible au PEQ... était admissible au PEQ à sa fermeture, mais qui a déjà amorcé un processus avec le PSTQ, sans recevoir d'invitation, là?

M. Bonnardel : Bien, il se peut... il se peut que certains, vu qu'on va concentrer, pendant les quatre mois, le volet deux et le volet quatre... parce que 80 % des profils PEQ, c'est des profils PSTQ. Donc, celui ou celle qui était PSTQ volet un ou volet trois, on va l'inviter à aller déclarer son intérêt dans le... dans le PEQ, dans le PEQ.

Journaliste : ...juste pour être clair, est-ce que son dossier va mourir au PSTQ?

M. Bonnardel : Bien, PSTQ, c'est qu'à court terme, s'il veut accélérer le processus, on va l'inviter à aller au PEQ, parce que, veux veux pas, dans les quatre mois, moi, je vais travailler surtout dans les volets qui ne correspondent pas à celui du PEQ, le volet deux, qui sont les FEER 3, 4, 5, et le volet quatre, les talents d'exception. Donc, oui, on va... on va demander à ces gens d'aller... d'aller du côté du PEQ.

Journaliste : Juste pour bien comprendre également... Bon, je comprends que vous fixez certains critères, là, avec ces fenêtres d'admissibilité, mais, à la base, le PEQ, c'est un programme qui se veut premier arrivé, premier servi. Est-ce qu'on demeure dans la même logique?

M. Bonnardel : Bien oui, oui oui. Comme j'ai dit tantôt, il n'y a pas de plafond. Donc, les gens vont s'inscrire 8 h 30 le 2 juillet au matin, les premiers dossiers vont commencer à être traités immédiatement, puis on va se donner encore un horizon... un horizon de six mois, sept mois pour être capables de traiter leurs demandes, comme on le faisait au PEQ, pour livrer le CSQ par la suite.

Journaliste : Juste pour conclure, est-ce que c'était une erreur d'abolir le PEQ?

M. Bonnardel : Ce n'est pas... La question... La question n'est pas là. Je pense que, quand on a mis fin au PEQ, on a mis fin au PRTQ puis aux trois projets pilotes, M. Manseau l'a mentionné, M. le maire...

Une voix : ...

M. Bonnardel : ...St-Pierre, pardon, maire de Manseau, le maire de Manseau, M. St-Pierre, le but, c'était de régionaliser, c'était d'améliorer la... d'améliorer la régionalisation puis de répondre aux besoins des différentes régions du Québec. C'était ça qui était l'exercice. Donc, aujourd'hui... aujourd'hui, oui, ça a créé de l'incertitude pour certaines personnes puis je pense qu'on répond positivement, comme la première ministre le souhaitait, à ces gens qui ont été inquiets.

Journaliste : Bonjour à vous trois. M. Bonnardel, vous avez dit, donc, qu'il y a des possibilités de lisser les demandes, parce que, bon, il y a beaucoup... il y a un certain flux qui va rentrer, là.

M. Bonnardel : Possible. Possible.

Journaliste : Est-ce que ça voudrait donc dire que ça pourrait être prolongé plus que deux ans si...

M. Bonnardel : Ce n'est pas... Non, le programme va rester ouvert. Si j'ai un flux de déclarations plus important que ma règle de 29 000, où je répartis PSTQ, PEQ, bien, il est certain que je pourrais aller sur une troisième année...

Journaliste : OK. Et...

M. Bonnardel : ...pour respecter mes cibles. N'oubliez pas que c'est 29 000 qu'il faut retenir, puis, dans le 29 000, je souhaite avoir autant 50 % PSTQ que 50 % PEQ, mais je ne suis pas dogmatique, comme je l'ai dit, là, ça se peut que je joue de quelques points de pourcentage pour répondre à un flux plus important PEQ versus le PSTQ. Mais le PSTQ, il n'est pas mort, là, il ne sera pas mort. C'est le PSTQ qui va accompagner les nouveaux arrivants pour les prochaines années, là. Le PEQ, on les réouvre, on met une période... une première période de réception pour ceux qui répondaient aux conditions au 19 novembre, puis on va rouvrir par la suite pour post 19 novembre.

Journaliste : On... Vous l'avez dit, donc, ça a représenté des difficultés pour les municipalités, pour les entreprises. Mais, depuis 2022, comment vous qualifieriez le bilan de votre gouvernement en matière d'immigration? Parce que ça a été difficile, là.

M. Bonnardel : Bien, écoutez, le fédéral a pris des décisions. Je vous ai... Je peux même vous exposer, si vous le souhaitez, là. J'avais prévu peut-être la question. On a reçu, en termes de demandeurs d'asile, en termes de PMI, un flot d'immigrants plus important que notre capacité d'accueil pouvait nous le permettre. Pour les demandeurs d'asile, en 2024, je vous donne un exemple, on était à 57 000, 2025, on était à 38 000, je fais un chiffre rond, là, puis le 1er janvier au 31... le 1er janvier... le mois de janvier 2026, on était à 2 000. Donc, il y a une baisse. Le fédéral a entendu nos récriminations. On souhaite qu'il y a une meilleure répartition du côté 11fédéral, on souhaite que ça ne dépasse pas notre... notre poids démographique qui est de 21 % présentement. On était... dans les derniers chiffres, si ça suit la tendance cette année, on va être à 24, 25, encore un peu trop, mais il y a une baisse du côté des PMI, du programme de mobilité internationale. Il y a une baisse du côté des travailleurs étrangers temporaires, il y a une baisse du côté des demandeurs d'asile. Donc, il y a une... il y avait une pression qui était extrêmement forte pendant les années post... post-pandémie. Aujourd'hui, là, on respire un peu mieux dans le sens où le fédéral a compris nos... nos récriminations en termes de capacité. On est une belle terre d'accueil, là, tout le monde est... tout le monde, quand ils arrivent au Québec se disent : C'est une belle terre pour... pour immigrer, pour participer à la vie économique. Puis aujourd'hui, la réouverture du PEQ, bien, c'est pour répondre aussi à ces personnes qui ont été inquiètes, qui... de ne pas voir de période de transition lors de la... de l'ouverture du PSTQ et de la fermeture du PEQ.

Journaliste : Bonjour. Sébastien Desrosiers de Radio-Canada. Donc, si j'ai bien compris, M. Bonnardel, vous dites, on réactive le PEQ pendant deux ans, donc on va traiter des nouvelles demandes pendant deux ans, mais, si ça excède nos seuils, on pourrait étaler ça plus longtemps.

M. Bonnardel : Les CSQ... Les CSQ vont être délivrés peut-être sur une troisième année. Donc, moi, je n'ai pas de plafond. Alors, ce que je dis, c'est que les gens... vous... vous déclarez votre intérêt. Notre prévision, nous, présentement, au MIFI, est entre 8 000 et 12 000 pour la première période de réception, première période d'admissibilité, ceux qui répondaient aux conditions du 19 novembre. Donc, si c'est 12 000... 15 000, ça répond amplement à la cible que j'ai pour 2027. Et, si la prochaine... et si j'ai plus, j'ai 15 000 ou j'ai 20 000 ou j'ai 25 000, bien là, ça va aller sur le... On va regarder comment on va répartir les certificats... les CSQ entre le PSTQ et le PEQ, puis ça va s'ajuster pour la suite.

Journaliste : Et donc, en 2030, est-ce qu'il pourrait y encore avoir des des gens du PEQ?

M. Bonnardel : Si on a un flux très, très, très important, il se pourrait que ça dépasse la planification. Mais sincèrement, je ne pense pas qu'on va dépasser 2028-2029, mais il se pourrait.

Journaliste : Votre ministère, en fait, avait analysé la promesse de Mme Fréchette de relancer le PEQ pendant deux ans durant la course à la chefferie de la CAQ, puis on avait évalué qu'il y aurait environ 125 000 personnes qui étaient admissibles.

M. Bonnardel : C'étaient des prévisions à très haut niveau, à très haut niveau. Là, on est... là, on est plus précis sur la... comme je l'ai mentionné, sur la période d'admissibilité de réception, qui est celle de répondre aux conditions au 19 novembre, mais il y aura... il y aura une autre période pour répondre aux conditions post 19 novembre.

Journaliste : Mais est-ce qu'il y a un scénario dans lequel il y a 125 000 personnes qui appliquent dans le PEQ?

M. Bonnardel : Je ne peux pas répondre à ça, là, je ne peux pas répondre à ça. L'objectif... Moi, je réponds... je vous donne les prévisions que le ministère a présentement. Si on va à 15 000, si on va à 18 000, si on va à 19 000, on va travailler avec ça.

Journaliste : Qu'est-ce que vous dites... Parce que, dans l'intervalle, il y a des gens que... dont le permis de travail a expiré, qui ont quitté le territoire du Québec. Qu'est-ce que vous dites à cette personne-là aujourd'hui?

M. Bonnardel : C'est justement pourquoi on ouvre quatre mois, on ouvre quatre mois, du 2 juillet au 31 octobre. Il y a peut-être des gens en France ou au Maroc qui se disent : Bien, moi, je répondais aux conditions. Pour répondre aux conditions du PEQ pour déclarer son intérêt, il faut résider au Québec, il faut résider au Québec. Donc, peut-être que ces gens pourraient revenir au Québec et déclarer leur intérêt parce qu'ils répondaient aux conditions au 19 novembre 2025.

Journaliste : Bonjour, Laurence Royer, Noovo info. Dans quel horizon vous prévoyez les autres... ceux qui ne pourraient pas faire leur demande entre... oui?

M. Bonnardel : Post 19 novembre, là?

Journaliste : Oui, exactement.

M. Bonnardel : Ça peut être à la fin de l'année 2027, ça peut être au début de l'année 2027. Ça peut être au début de la deuxième année, le 2 juillet 2027, ça va être à évaluer... ça va être à évaluer par le MIFI. Tout dépend du flux qu'on va... qu'on va recevoir. Est-ce qu'on va être précis sur le chiffre que le MIFI prétend qu'on pourrait avoir comme... comme déclarations? Ça va être à évaluer.

Journaliste : Ça va être notamment de dépendre du nombre de demandes que vous....

M. Bonnardel : Bien, comme j'ai mentionné, il n'y a pas de plafond. Tu sais, je dis aux gens, là, il n'y a pas d'inquiétude, là, même si vous envoyez votre demande le 2 octobre, bien, vous allez être traité à partir du 2 octobre. Il y en a qui auront déjà déclaré leur intérêt, mais il n'y aura pas de plafond.

Journaliste : ...de demandes là pourrait avoir un impact sur...

M. Bonnardel : Ça va être à évaluer. Comme je vous dis tantôt, moi, l'objectif, il faut que je respecte la cible, là. Il faut que je respecte la cible. Si je reçois un trop grand nombre, il se pourrait. Ces gens-là, il n'y a aucun problème, ils vont être traités, ils vont recevoir leur CSQ, mais moi, je reste... Moi, je souhaite entrer tout ce beau monde, tout ce monde-là dans la planification 2027-2028, mais on va s'ajuster s'il faut aller à 2029.

Journaliste : Rebonjour. Encore sur les chiffres, je ne comprends vraiment pas, pour être bien franc avec vous. 125 000, là, c'étaient les personnes admissibles selon l'évaluation de votre ministère, M. Roberge à l'époque. Là, on est tombés à 12 000 pour le 19 novembre dernier. Il y en a quelques-uns qui se sont rajoutés depuis entre novembre dernier et aujourd'hui, là. Le nombre de personnes admissibles présentement au PEQ sur l'ensemble de la période, là, pas jusqu'au 19 novembre, là, jusqu'à aujourd'hui, c'est combien de personnes?

M. Bonnardel : Impossible à déterminer, là. Moi, c'est pour ça... c'est pour ça...

Journaliste : ...M. Roberge?

M. Bonnardel : Bien, c'était à très haut niveau, c'était à très haut niveau. Moi, je vous réponds aujourd'hui. Moi, je... répondre à ceux qui répondaient aux conditions, premier... premier facteur.

Journaliste : ...125 000 à 12 000, là, je vous avoue qu'il y a une marge quand même importante... pouvez-vous donner une fourchette...

M. Bonnardel : C'est ce que... les chiffres que je vous donne. C'est pour ça... c'est pour ça que je vous dis qu'il n'y a pas de plafond. Moi, je vous donne 12 000 comme prévision, si je finis à 20 000...

Journaliste : ...par année, là, vous dites, on pourrait dépasser sur trois ans?

M. Bonnardel : Plafond de 29, immigrants économiques.

Journaliste : 29... oui, 45 000 permanents, 29 pour économiques. J'essaie de comprendre, vous avez quand même certainement une fourchette entre 12 000 et 125 000. D'après moi, là, vous avez une petite idée.

M. Bonnardel : Non. Non. Le chiffre que je vous donne, c'est la prévision que le ministère a au 19 novembre 2025. Après ça, on va répondre... on va répondre au post 19 novembre 2025. Là, si vous me demandez un chiffre, je ne peux pas vous en donner.

Journaliste : ...à 125 000.

M. Bonnardel : Bien, c'est peu probable. C'est le MIFI me dit aujourd'hui : Bien, on va être entre huit et 12, je... c'est pour ça que je dis aux gens qui nous écoutent, il n'y a pas de plafond, là, si j'ai 25 000 invitations au...

Journaliste : Je comprends la... Je comprends votre message, là, mais si vous me dites, il y en a 12 pour les années précédentes, il reste seulement quelques mois, entre novembre et juillet, est-ce qu'on pourrait aller jusqu'à 125 000 ou on risque d'être autour de...

M. Bonnardel : Ça me surprendrait qu'on aille là, là, mais je ne peux pas prétendre... je ne peux pas donner de chiffre. C'est pour ça, comme je vous dis, les prévisions, c'est ceux que le MIFI m'a donnés. Puis on... on va évaluer la situation, mais il n'y a pas de plafond, pas de plafond.

Journaliste : Merci.

Journaliste : Hi. Dan Spector from Global News. There's going to be a lot of people who don't trust your government on this file anymore. You know, people who feel like you sort of pulled the rug out from under so many people that they're not going to trust the reliability, you know, to treat their files with respect. What do you say to them?

M. Bonnardel : It's important for me to say to them that it's important for the Government, for Prime Minister Fréchette, to… to reopen the PEQ for a period. Like I said, from July the 2nd to October the 31st, for a period of two years, first, there will be a first period of admissions, that people will be able to table… table their demand concerning the PEQ, on the two conditions, PEQ diplômés, a having a diploma on November 19th, 2025, and having a working experience… a work experience of two years on November 19th. So, if you respond to those two conditions, you will be able to declare your interest in the… in the Programme de l'expérience québécoise.

Journaliste : Are you… is the ministry prepared to deal with all these new requests? Are you adding staff? Like, how can you assure people that it's not going to take forever?

M. Bonnardel : Yes, we are expecting maybe between 8,000 to 12,000 people that will… they will table their demands in the PEQ, in the reopening of the PEQ. And the minister will be able to treat the CSQ, the certificat de sélection du Québec in a… in a timeline of 6 to 7 months.

Journaliste : Hi. Jack Wilson from the Montreal Gazette. It has been over six months since… since the PEQ was canceled. And until this announcement… I understand what you say about the PEQ being abandoned not being a mistake, but in terms of the people who were left anxious for that time, some of whom left Québec, was a mistake made? Do you think this was handled properly?

M. Bonnardel : Well, you know, you have to understand that the end of the PEQ and the programme régulier des travailleurs qualifiés was… was for us a condition to prepare ourselves to a transition to the programme de sélection des travailleurs qualifiés, to determine and be able to better… immigrants… move immigrants in certain regions, in Abitibi or in Côte-Nord. So, that was the main… the main thing that we put… concerning the PSTQ. We understand that some people were concerned when the PEQ was… was closed on November 2025. So, for us, it's important today to respond to them, for those who respond to conditions, PEQ travailleurs, PEQ diplômés, on November 19th, and we're sure that we will be able to respond to those who was… was uncertain of their future.

Journaliste : And just briefly revisit the… the fact that there was no transition plan, now you're presenting it, you know, retroactively. Could that have been handled better? And maybe if your answer involves someone from the UMQ.

M. Bonnardel : …you know, it takes time. It takes time. It took… it took us about five, six, seven weeks to prepare… to prepare this… this announcement. So, for us, it was… it was important to do the best thing for the opening of the PEQ, to respond to those who were respecting the conditions on November 19th. And after that, we will respond to those post November 19th for a further period of admission.

Journaliste : …I'm sorry, you are expecting 12,000 people to… to apply.

M. Bonnardel : Yes.

Journaliste : But at the same time there could be a… much more... much more people.

M. Bonnardel : Yes. The… Yes. Maybe we will receive 15,000, 16,000. We're expecting at the… at the Minister 8,000 to 12,000. But, like I said, there's no… have a top, «là». So…

Journaliste :

M. Bonnardel : There's no cap, pardon me. There's no cap. So, if we're receiving 15,000 or 20,000 people who declare their interest in the… in the Programme de l'expérience québécoise, we will treat these admissions.

Journaliste : So, the program will remain open?

M. Bonnardel : For two years.

Journaliste : For two years.

M. Bonnardel : And there will be a second period of admission, maybe at the end of 2027 or the… or in 2028, to those who respond to the conditions post November 19th. Thank you.

La Modératrice : Merci beaucoup.

(Fin à 15 h 44)

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