Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Dix heures trente et une minutes)
M. Duhaime (Éric) : Bonjour,
tout le monde! Merci beaucoup d'être là aujourd'hui. Pour moi, c'est un grand
jour parce que vous savez que pendant quelques années, quand je faisais des
points de presse au lendemain d'une élection, il faisait froid, j'étais dehors
avec ma tuque puis mes mitaines. Donc, aujourd'hui, c'est un peu différent. Il
a été une époque où c'était plus facile pour un touriste chinois d'entrer dans
le Parlement que pour moi, donc qu'aujourd'hui je rentre par la grande porte,
c'est un privilège et un honneur. Je veux remercier d'abord et avant tout,
évidemment, les électeurs de Bellechasse et des Etchemins de m'offrir cette
opportunité, et les électeurs aussi des 18 autres circonscriptions qui ont
élu des députés conservateurs, et les près de 900 000 Québécois qui
ont voté pour nous lundi dernier.
Les... La raison pour quoi on vous convoque
aujourd'hui, évidemment, c'est pour... parce qu'on veut aussi vous tenir au
courant de ce qui se passe, là, parce que c'est un... c'est un nouveau
Parlement, c'est un Parlement... Les Québécois voulaient du changement, puis on
ne peut pas avoir plus de changement qu'on en a présentement à près d'une
centaine de nouveaux députés qui font leur entrée, dont moi-même. On va faire
des formations au cours des prochaines semaines, on va apprendre à se connaître
aussi, parce que c'est normal, là, on arrive de tous les coins du Québec, puis
ce n'est pas tout le monde qui se connaît bien. Et il faut commencer aussi à
négocier en vue de savoir, évidemment, au niveau des temps de paroles, les
commissions et les budgets, etc., là, il va falloir s'occuper rapidement, là,
de trouver des consensus pour pouvoir fonctionner correctement d'ici quelques
semaines.
Et la première nomination que je devais
faire, peut-être la plus importante, c'est celle du leader parlementaire, qui
va, justement, parler avec les autres leaders en vue d'établir les conditions
dans lesquelles on va œuvrer au cours des prochains mois, des prochaines
années. Et je vous annonce aujourd'hui que j'ai choisi Maïté Blanchette Vézina,
la députée de La Peltrie, pour occuper cette fonction importante pour le
Parti conservateur du Québec.
Vous l'avez connue ici comme députée au
cours des quatre dernières années. C'est elle qui a ouvert les portes de
l'Assemblée nationale au Parti conservateur il y a déjà quelques mois. C'est une
femme qui a œuvré en politique non seulement comme députée et comme ministre
ici, à l'Assemblée nationale, mais aussi comme mairesse avant. C'est une femme
qui est avocate de formation. C'est quelqu'un que j'ai appris à connaître et à
apprécier beaucoup au cours des derniers mois, et on a eu une très bonne
collaboration, la chimie a été très bonne. Je pense qu'elle va être excellente.
C'est la plus expérimentée de notre caucus. Elle va être excellente pour
occuper cette fonction-là. On en a deux, il y a Caroline Simard, aussi, dans le
caucus, qui a de l'expérience parlementaire comme ancienne députée de
Charlevoix—Côte-de-Beaupré, mais j'ai confiance que Maïté va... ça va bien
aller.
Je peux vous... Puis c'est ça, on va
informer... Les députés sont déjà tous informés, on va d'ailleurs les
rencontrer très bientôt pour continuer à faire le suivi avec eux puis être bien
prêts, là, lors du retour de la Chambre... des travaux de la Chambre. En
attendant, on va avoir une assermentation probablement d'ici deux semaines, en
tout cas, c'est ce que je comprends aussi, là. Donc, on va... on va suivre les
étapes une à une. Puis, moi aussi, là, vous savez, je fais de la politique
depuis toujours, là, je connais bien ça, j'ai travaillé ici longtemps, mais
être élu, c'est une autre... c'est une autre paire de manches. Puis
aujourd'hui, c'est ça, c'est à titre d'élu, donc, moi aussi, j'ai des croûtes à
manger, moi aussi, j'ai des choses à apprendre, c'est normal. Et je vais le
faire avec toute l'attention puis toute l'importance que la fonction oblige.
Donc, sur ce, je vais maintenant céder la
parole à Maïté.
Mme Blanchette Vézina (Maïté) : Merci,
merci, Éric Duhaime, pour... notre chef, pour la confiance qui m'est accordée.
Toujours un moment émouvant, j'ai envie de vous dire, solennel de s'adresser
aux électeurs dans l'enceinte du Parlement, aux Québécois, aux Québécoises.
Donc, moi aussi, mes premiers mots, je souhaite les adresser aux citoyens de La Peltrie
qui m'ont fait confiance, puis je compte bien honorer les priorités que vous
m'avez confiées, les engagements et cette confiance que vous m'avez... que vous
m'avez confiés à travers l'ensemble du mandat. Donc, merci encore une fois au
chef Éric Duhaime pour sa confiance.
Vous avez été quelques-uns à me poser des
questions, là, concernant l'accompagnement des nouveaux députés, le rôle que je
pourrais jouer, puis c'est avec plaisir, mais aussi un honneur, là, pour moi,
de pouvoir aider mes collègues du caucus conservateur à arriver dans cette
enceinte qui est si importante pour les Québécois, qui est le cœur de notre
démocratie, pour que les travaux parlementaires, que le processus aussi
législatif puisse bien fonctionner. Ça prend quelqu'un qui comprend comment ça
fonctionne. J'ai eu la chance, oui, d'être ministre, c'est un côté de la
médaille d'un député, mais c'est aussi d'avoir été indépendante qui m'aura
permis de voir le rôle de leader. En fait, quand on est député indépendant, on
est tous les rôles à la fois, donc c'est tout... c'est l'ensemble de cette
expérience, de ces connaissances, là, donc, que je souhaite mettre à profit
pour aider mes collègues du caucus conservateur, les 18, si je suis contre
notre chef, pour arriver fin prêts lors de la reprise des travaux
parlementaires en novembre, et, bien sûr, débuter les négociations, comme vous
l'a dit le chef Éric Duhaime, concernant le fonctionnement entre les groupes
parlementaires.
Alors, merci, ce sera un honneur, encore
une fois, un plaisir de pouvoir continuer de siéger dans cette enceinte.
La Modératrice
:
Donc,
on va passer à la période des questions. Une question, une sous-question par
journaliste, s'il vous plaît.
Journaliste : Bonjour,
Marc-André Gagnon, du Journal de Québec.
M. Duhaime (Éric) : Bonjour.
Journaliste
: Vous
venez dire que Mme Blanchette Vézina est la plus expérimentée de votre caucus,
mais... bien, Mme Simard a siégé autant d'années que Mme Blanchette Vézina,
soit un mandat. Donc, est-ce que c'est le fait d'avoir déjà siégé au Conseil
des ministres qui a fait la différence ou... entre les deux, ou...
M. Duhaime (Éric) : Bien, il
y a ça, il y a aussi le fait que Maïté, c'est la députée, probablement, avec
laquelle j'ai le plus travaillé en proximité depuis plusieurs mois, parce que
vous comprenez que c'est elle qui nous a ouvert les portes du Parlement, donc
on a travaillé sur une base quotidienne. Puis il y a aussi, comme vous le
soulignez, là, son expérience ministérielle qui n'est pas aussi à négliger.
Donc, c'est l'ensemble de l'oeuvre, là, qui fait que Maïté a été un choix assez
unanime, là. J'ai informé tous les députés, et c'était... c'était unanime au
sein du caucus.
Journaliste
: Je
présume que vous pouvez faire un point de presse ici, aujourd'hui, parce que
Mme Blanchette Vézina est une députée sortante.
M. Duhaime (Éric) : Vous avez
tout compris. Je suis juste un député élu, mais je ne suis pas encore en
fonction tant que je ne suis pas assermenté.
Journaliste
: Mais
comme vous êtes présent comme député élu, est-ce qu'il vous est passé par la
tête, ce matin, d'inviter vos autres candidats élus ici pour ce point de presse?
M. Duhaime (Éric) : Ce que
j'ai compris, c'est que, même si on avait eu l'idée, ça n'aurait pas été une
idée qui aurait été réalisable.
Journaliste
: C'est-à-dire?
M. Duhaime (Éric) : C'est-à-dire
que je ne pense pas qu'on aurait pu avoir les 20 personnes avec nous ici ce
matin, là.
La Modératrice
: Merci.
On va passer au prochain journaliste.
Journaliste
: Oui,
bonjour. Jean-François Poudrier, de Noovo Info. Qu'est-ce que vous pensez que
les gens dans votre parti, maintenant, vos élus, ont le plus à apprendre dans
les prochaines semaines? Ce sera quand même un apprentissage assez brutal, même
pour vous qui n'avez pas été non plus élu, là.
M. Duhaime (Éric) : Bien,
tout d'abord, les règles de base, là, tu sais, c'est quoi... qu'est-ce que...
quelles sont nos obligations, quels sont nos moyens, quels sont... comment on
va occuper l'espace, le temps. Je pense que tout le monde a beaucoup de
questions. Évidemment, on le connaît un peu chacun de notre côté. Il faut quand
même dire, là, que ce n'est pas une équipe qui est complètement verte, là, la
moitié du caucus a eu de l'expérience, notamment au niveau municipal, hein, la
moitié sont des anciens ou des élus municipaux. Donc, il y a des gens qui ont
quand même de l'expérience à un autre niveau de gouvernement, donc... ou ils
ont fait de la politique pendant plusieurs années. Ça fait que ce n'est pas des
néophytes complètement. Mais le travail d'un député à l'Assemblée nationale, bien,
c'est une autre paire de manches, là, il faut quand même qu'ils s'adaptent.
Donc, on va... Il y a même des formations qui vont être offertes, il y a même
des encadrements. Puis il y a des gens, comme Maïté, qui vont être des
personnes-ressources, là, quand on va avoir besoin d'aide.
Journaliste
: Bien,
justement, j'aimerais peut-être entendre Mme Blanchette Vézina. Quel est
l'élément que vous pensez, là, que les gens qui sont dans votre parti, M.
Duhaime même, ne s'attendent pas?
Mme Blanchette Vézina (Maïté) :
En arrivant à l'Assemblée nationale?
Journaliste
: En
arrivant à l'Assemblée nationale.
Mme Blanchette Vézina (Maïté) :
Je dirais que c'est l'ensemble du... Tu sais, je vous parlais du processus
législatif, là, c'est quand même complexe de voir les motions... Il y a la
période de questions, ce que les gens voient publiquement, c'est souvent ce
moment-là, là, d'un travail de député, mais il y a aussi la question de
l'embauche dans les bureaux de comté, du travail de fond, là, avec les
citoyens. Il peut y avoir tout le processus avec les commissions, les groupes,
les motions du mercredi, celles du vendredi. Il y a plein d'outils qui sont à
la portée des députés puis des groupes parlementaires qui sont moins connus,
j'oserais dire, là, de la part des députés, des nouveaux élus. C'est aussi
comment ça fonctionne à l'Assemblée, quand on arrive, les portes... Tu sais,
c'est tout un nouvel environnement. Il y a Caroline Simard, comme vous l'avez
bien noté, là, qui a vécu ça, mais on est les deux, avec Éric Duhaime qui
était... qui m'a accompagnée dans les derniers... les derniers mois de
l'Assemblée.
Donc, je n'ai pas une chose à vous dire
autre que c'est quand même un moment important pour quelqu'un qui arrive dans
une enceinte comme celle de l'Assemblée nationale. Puis j'ai envie... on a tous
envie que ça se passe bien. Donc, moi, je serai là pour aider nos collègues.
Journaliste
: Les
relations avec les médias, est-ce que, ça aussi, c'est quelque chose de
particulier?
Mme Blanchette Vézina (Maïté) :
C'est certain que c'est un autre... c'est une autre façon, mais je pense qu'une
campagne électorale, ça prépare bien à une arrivée avec vous, les journalistes.
La Modératrice
: Merci.
On va passer au prochain journaliste.
Journaliste
: Bonjour,
M. Duhaime. Félicitations pour votre élection...
M. Duhaime (Éric) : Bonjour,
M. Lacroix. Merci.
Journaliste
: ...et
l'élection de vos députés, et Mme Blanchette Vézina également. Pendant la
campagne, vous avez dit que vous avez des députés qui ont quand même une
certaine expérience, tout ça, mais il y a aussi eu des députés qui ont fait des
déclarations, je dirais, controversées, pour être poli, dans le passé. Est-ce
que vous avez un défi de cohérence, de contrôle du message? Est-ce que... Qu'est-ce
que vous allez dire aux députés en termes de façons de lancer le message? Et, à
ce titre, quelle importance accordez-vous au rôle de whip dans votre formation?
M. Duhaime (Éric) : D'accord.
J'ai... D'abord, j'ai noté que, pendant la campagne électorale, là, je
comprends qu'il y a peut-être des choses qui sont sorties sur le passé, sur des
publications passées, etc., ou des actions qui ont été passées, qui étaient
bien avant la campagne électorale, mais je note que, pendant la campagne
électorale, nos députés, nos candidats ont été très disciplinés, et je pense
qu'on a beaucoup joué en équipe, puis il n'y a pas eu de grandes controverses,
là, parmi notre équipe. Et ça, je tiens à le souligner puis je veux féliciter
notre équipe.
Cela étant dit, pour ce qui est de
l'avenir, vous avez raison qu'on va devoir parler en équipe, puis il va falloir
avoir une certaine cohésion. On est un parti qui croit beaucoup à la liberté
d'expression, je pense que vous m'avez souvent entendu en parler. Cela étant
dit, c'est clair, c'est évident que cette liberté d'expression là va s'exprimer
au caucus de façon quotidienne. Puis c'est clair qu'il va falloir... On va
avoir des débats puis on va avoir, peut-être, même des votes, puis on va avoir
des échanges parfois, peut-être, même musclés. Cela étant dit, quand on va
avoir pris une direction, on va jouer en équipe. Puis ça, je l'ai dit à
l'équipe puis je vais le répéter quand on va les rencontrer au cours des
prochaines heures, on veut... on est ici pour représenter les idées, les
valeurs conservatrices. On a tous le chandail du Parti conservateur du Québec
sur les épaules puis on va tous jouer pour le logo du Parti conservateur qui
est sur notre cœur, pas juste pour notre nom qui apparaît sur nos épaules. Et
je pense que ça, ça va être très important, là, qu'on comprenne bien que, tu
sais, un match de hockey, quand tout le monde joue pour lui-même, là,
habituellement, ça ne finit pas avec des victoires. Si on veut gagner, il va
falloir gagner en équipe.
Journaliste
: Mon autre
question, bien, je sais que vous y avez répondu déjà, je pense c'est hier, mais
Paul St-Pierre Plamondon, quand même, a refait un autre appel à... comment
dire, à la collaboration, il a... il tend la main aux autres partis. Il a même
dit hier : Écoutez, là, moi, je veux aller chercher les bonnes idées qu'il
y a dans les autres... Il vous a cité, il a dit : Il y a des bonnes idées
au Parti conservateur aussi, tout ça. Cette main tendue là, est-ce que vous la
saisissez? Et à quel point vous allez la saisir? Et à quel point vous dites :
Bien, si j'ai des bonnes idées, je vais peut-être les garder à mon profit?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
d'abord, il n'a pas attendu que l'élection ait lieu puis que... de savoir s'il
était majoritaire ou minoritaire pour nous voler nos idées, il avait commencé
bien avant que les votes soient comptés. Puis j'en ai... Je l'ai félicité
d'ailleurs à ce niveau-là. On s'est parlé brièvement lundi soir, on a parlé
exactement de ça. Et on a l'intention de se rencontrer dans les prochains
jours. Puis on va se parler, on va échanger, et je pense que c'est important.
Les Québécois, c'est ça qu'ils veulent. Ils ont élu un gouvernement puis un
Parlement qui est minoritaire, où il va devoir y avoir une collaboration entre
les partis. On arrive avec une approche de collaboration. Et c'est clair que,
pour moi, moi, j'ai... Vous savez, là, je suis devenu chef d'un parti, là, qui
était... qui avait 300 membres, qui était à 1 % dans les sondages,
là. Je n'ai pas pris le chemin le plus rapide pour accéder au pouvoir. Moi,
j'ai pris le chemin qui allait faire avancer nos idées, puis je vais continuer
dans cette voie-là.
Puis les gens qui ont adhéré au Parti
conservateur, qui se sont joints à nous, c'est des gens qui savaient que ce ne
serait peut-être pas demain la veille, ce n'était pas le chemin le plus facile,
mais c'était le chemin... le meilleur chemin pour faire avancer les idées
conservatrices au Québec. Et on a l'intention de continuer dans cette veine-là.
Et tout ce qu'on va pouvoir faire comme gains avec le gouvernement actuel, avec
la balance du pouvoir qu'on détient, bien, on va l'exercer.
La Modératrice
: En
terminant.
Journaliste
: ...c'est
que vous êtes... Est-ce que c'est vous ou QS qui détenez la balance du pouvoir?
M. Duhaime (Éric) : Ce n'est
pas à moi qu'il faut...
Journaliste
: Parce que
QS aussi a une certaine influence avec neuf députés, là.
M. Duhaime (Éric) : Ce n'est
pas à moi qu'il faut que vous posiez la question, c'est à Paul St-Pierre
Plamondon, avec qui il a envie, justement, de faire des ententes puis de faire
avancer certaines idées. Mais nous, on a la main tendue, elle est là, puis la
porte, elle est ouverte.
La Modératrice
: Merci.
Prochaine journaliste.
Journaliste
: Bonjour.
Félicitations pour votre élection.
M. Duhaime (Éric) : Merci
beaucoup.
Journaliste
: Peut-être
faire un petit lien, est-ce que... Vous dites : Il va falloir jouer en
équipe, là, une fois élus pour vos députés. Est-ce qu'on peut comprendre qu'il
n'y aura pas de place à des votes libres pendant la session parlementaire?
M. Duhaime (Éric) : Ce n'est
pas ça nécessairement que ça veut dire. Ça veut dire que, quand il y a des
consensus au caucus ou quand il y a une décision, bien, il va falloir que tout
le monde la respecte. Je pense que c'est normal, là. Ce ne sera pas une
décision nécessairement imposée, ça va être une décision collégiale, mais il va
falloir qu'on pousse tous dans la même direction, là. Si l'équipe manque de
cohésion, l'équipe va se faire marquer des buts inutilement, là. Et donc il ne
faut pas... L'objectif, c'est vraiment qu'on sorte d'ici puis qu'on ait des
victoires concrètes pour faire avancer nos idées et éviter la distraction aussi,
là, tu sais, ça va être un peu le mot d'ordre au départ. Puis il va falloir
aussi, comment je vous dirais ça, nous assurer qu'il y a un esprit d'équipe qui
se développe, là. Parce qu'il y a beaucoup de députés actuels, de nos 19...
vous comprenez qu'il y en a beaucoup qui ne se connaissent pas, là. Ils vont se
rencontrer pour la première fois dans les prochains jours, là. Donc, c'est
normal qu'on apprenne un peu à se connaître, qu'il y ait une certaine cohésion
qui se développe, une certaine chimie entre nous, parce qu'il y a des corps un
peu étrangers les uns par rapport aux autres. Puis ça, ça va faire partie,
évidemment, du processus de départ, là.
Journaliste
: ...permettre,
donc, des votes libres sur certains enjeux déterminés?
M. Duhaime (Éric) : C'est sûr
que les votes libres, ce n'est pas... comment je vous dirais ça, on n'est
pas... Le système parlementaire britannique dans lequel on évolue ne favorise
pas ce genre de vote là. On n'est pas dans le système américain au Québec,
hein, ce n'est pas : Tu te fais élire avec un parti puis, après ça, tu
l'oublies pendant quatre ans, là. On vit dans un système où les partis sont un
peu plus disciplinés, disons-le comme ça.
La Modératrice
: En
terminant.
Journaliste
: ...votre
mandat au Parlement, quelle place occuperont les militants, les membres? Est-ce
qu'à partir du moment où vous êtes élu, c'est le caucus, le chef qui prennent
les décisions...
M. Duhaime (Éric) : Non.
Journaliste
: ...ou
vous ferez une place aux opinions des membres?
M. Duhaime (Éric) : La vie
démocratique et militante du Parti conservateur va se continuer. Vous savez
qu'on a 70 000 membres. Ces gens-là ont un mot à dire. On va
continuer à avoir nos congrès, nos conseils généraux. Il va continuer à y avoir,
là, donc, du... des brassages d'idées. On est un parti d'idées. Et ça, ça va continuer,
là. On va continuer... On va avoir un congrès dans la prochaine année, c'est
statutaire, c'est dans notre constitution, et il va y avoir des éléments de
contenu qui vont être adoptés à ce moment-là comme c'était le cas avant
l'élection.
Journaliste : Un de vos
messages principaux, c'est que l'État dépense trop, ça coûte cher. J'imagine
que ça va se refléter dans votre demande de budget à l'Assemblée nationale.
Vous allez être les plus frugaux possibles, là. En tout cas, je vous imagine
demander le moins possible.
M. Duhaime (Éric) : Vous nous
connaissez bien, vous voulez... Effectivement, vous savez qu'on ne veut pas
gaspiller l'argent des contribuables. Là-dessus, vous avez tout à fait raison.
Cela étant dit, on n'est pas non plus naïfs, puis ce n'est pas vrai que... On a
quand même eu, là, 21 % des votes, il va falloir qu'évidemment les budgets
puis les temps de parole soient proportionnels à l'importance qu'occupe
maintenant le Parti conservateur à l'intérieur des murs de l'Assemblée
nationale. Donc, on va négocier pour s'assurer qu'on ait notre part du gâteau
qui soit conforme à l'importance démocratique qu'on a maintenant dans le
système.
Journaliste : Mais est-ce que
le gâteau, vous ne voudriez pas qu'il soit plus petit, justement, pour ne pas
trop dépenser?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
écoutez, si les partis... les autres partis veulent avoir cette discussion-là,
on est ouverts à dialoguer, là, mais l'objectif pour nous, à ce moment-ci... Ce
n'est pas juste l'enveloppe budgétaire, là, qu'il faut qui soit négociée, là, c'est
aussi nos commissions parlementaires, les temps de parole, les questions aussi.
Donc, il y a plusieurs éléments. Même les bureaux, on ne sait même pas encore
où on va être, là.
Journaliste : Qu'est-ce que
vous pensez du premier ministre qui baisse votre salaire dès votre arrivée?
M. Duhaime (Éric) : S'ils
sont prêts à baisser les salaires de tout le monde, je ne vois pas pourquoi ils
ne pas baisseraient pas le mien aussi. J'ai travaillé deux ans bénévole, là, je
ne suis pas ici pour mon salaire.
Journaliste : La CAQ... Juste
une question sur la CAQ.
La Modératrice : ...au
prochain journaliste. Merci. Ça fait déjà trois questions, M. Robitaille.
Merci.
Journaliste : ...vous en avez
laissé trois à plein d'autres.
La Modératrice : Bien là, ça
va faire quatre.
Journaliste : ...la CAQ,
570 000 votes. Vous, quand vous avez eu 530 000 votes, vous
avez réclamé une place spéciale au Parlement. Est-ce que la CAQ ne mérite pas,
selon votre logique, une place spéciale?
M. Duhaime (Éric) : J'ai eu
cet échange-là avec la première ministre. Je... S'il y en a un au Québec qui
comprend la situation dans laquelle se trouve Mme Fréchette et son parti
aujourd'hui, c'est moi. Je l'ai vécu il n'y a pas plus tard que quatre ans.
C'est une situation extraordinairement injuste. Puis ça fait depuis le début
que je dis que ça prend une réforme notamment du mode de scrutin. Puis aussi,
même si elle voulait venir faire ses conférences de presse ici, où il y a... il
faut voir quel aménagement on pourrait... on pourrait prendre, là. Vous
comprenez que ce n'est pas nous autres qui peut prendre le leadership, puis on
n'est pas décisionnels dans ce genre d'intervention là. Cela étant dit, moi,
avant d'être un conservateur, je suis un démocrate puis je ne trouve pas ça
normal qu'un Québécois sur huit ne valent rien rendu à l'intérieur des murs
ici. Et pendant des années, on a été dehors puis on représentait un Québécois
sur huit nous aussi. Puis je ne vais jamais oublier cette situation d'injustice
là. Puis j'espère que tous les conservateurs, aujourd'hui, comprennent ce qui
se passe avec la CAQ puis ont de la compassion pour ce qui leur arrive.
Journaliste : Juste une
précision là-dessus. La troisième voie caquiste, ça a-tu toujours lieu d'être,
selon vous, ou...
M. Duhaime (Éric) : Ce n'est
pas à moi que vous posez... vous pourriez poser la question, là, ça fait 24...
48 heures qu'ils ont tout perdu leurs députés, 24 heures qu'ils ont perdu leur
cheffe...
Journaliste : Ah! bien, eux
autres, ils disent que oui, là.
M. Duhaime (Éric) : Bien,
écoutez, c'est sûr que dans le Parlement puis dans le fonctionnement de la
démocratie québécoise pour les prochaines années, le parti qui va représenter
l'autonomisme, c'est le Parti conservateur du Québec. Ça, c'est très clair. Et,
à l'Assemblée nationale, à tous les jours, le parti qui va se lever pour parler
pour renforcer le pouvoir québécois à l'intérieur de la Confédération
canadienne, c'est le Parti conservateur du Québec. Donc, c'est... c'est plate
pour d'autres, là, mais c'est comme ça que ça va s'opérer au cours des
prochains mois et des prochaines années.
Journaliste : Mes deux
questions. La première. Vous parliez de cohésion, là, au sein de votre caucus,
également de peut-être suivre une forme de ligne de parti, si vous me permettez
l'expression. Il y a différentes teintes de conservateurs, on présume, quand
même, au Parti conservateur du Québec.
M. Duhaime (Éric) : Oui.
Journaliste : Vous avez
plusieurs dizaines de milliers de militants. Est-ce que votre base très
conservatrice, la plus conservatrice est prête à ça?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
d'abord, le Parti conservateur du Québec, là, c'est un parti qui est d'abord...
c'est d'abord un conservatisme fiscal, hein? Vous l'avez vu, là, c'est des gens
qui se battent pour de la liberté individuelle, pour des droits civiques, la
démocratie puis aussi plus d'argent dans nos poches, un État un peu plus petit
qui se serre la ceinture. C'est... C'est le fondement du mouvement
conservateur. C'est la version québécoise du conservatisme à l'heure actuelle.
Il y a un large consensus là-dedans non seulement à l'intérieur de nos rangs,
mais même à l'intérieur de la société québécoise. Et je ne pense pas que ce ça,
ça va changer, là. Je veux dire, on va... on va rester des conservateurs.
Cela étant dit, on est... on est
21 %, là. C'est... C'est le score qu'on a eu officiellement cette semaine,
là. L'objectif en politique, c'est toujours d'agrandir ta tente, puis de
s'assurer d'avoir plus de Québécois, puis de rassembler, puis t'assurer que les
portes sont ouvertes. Il risque d'y avoir du mouvement politique au Québec au
cours des prochains mois, des prochaines années. Je l'ai dit dans mon discours
le soir de la victoire, pour nous la porte est encore ouverte. J'ai souhaité la
bienvenue à ceux qui venaient d'arriver, j'ai remercié ceux qui sont là depuis
le début puis j'ai dit à ceux et celles qui sont de plus en plus intéressés par
nos idées que la porte est ouverte puis la main est tendue envers eux.
Journaliste : M. St-Pierre
Plamondon a dit vouloir aller chercher certaines de vos idées. Je ne sais pas
si vous en aviez glissé un mot hier, mais le projet de tramway de Québec, là,
c'est dans leur plateforme, là, TramCité, là, développer ça. Vous, vous ne vous
êtes jamais caché comme quoi vous ne vouliez pas... vous vouliez annuler, là,
ce projet-là. Est-ce que c'est moi ou il n'y a aura aucune entente avec le
gouvernement actuel là-dessus? Puis Québec solidaire, on connaît très bien leur
position là-dessus, là.
M. Duhaime (Éric) : Il y a
une chose qui est claire aussi, là, c'est qu'on ne connaît pas exactement les
coûts au moment où on se parle. On va avoir une estimation des coûts l'an
prochain. Moi, je pense qu'il va falloir être prudent puis il faut attendre de
savoir les coûts réels, parce que j'ai déjà entendu Bruno Marchand nous dire
que, si les coûts dépassent 10 milliards, lui-même est contre. Je ne sais
pas c'est quel montant que M. Plamondon est prêt... Puis j'aimerais ça
l'entendre, M. Plamondon, là. Quel est le montant où il va dire : Là,
c'est assez, je tire la plug? Il a-tu un chiffre en tête? C'est-tu 8, c'est-tu
9, c'est-tu 10 milliards comme Bruno Marchand? J'espère que ce n'est pas
plus que Bruno Marchand. Et donc... Puis c'est quoi, le montant réel? Ou est-ce
qu'il veut accélérer... S'il ne veut pas attendre à l'an prochain, est-ce qu'il
est prêt à accélérer pour qu'on connaisse les coûts plus rapidement? Mais, en
attendant, est-ce qu'il peut faire preuve d'un minimum de prudence pour ne pas
qu'on ait un autre fiasco avec un autre dépassement de coûts, avec un autre éléphant
blanc à Québec? Je pense que ce serait le minimum en termes de prudence.
La Modératrice
: Merci.
On va passer à la prochaine journaliste.
Journaliste
: Bonjour.
Juste une précision, là, pour... en lien avec les questions des collègues.
Est-ce que vous pourriez vouloir avaler la CAQ?
M. Duhaime (Éric) : Moi, je
ne veux pas... Écoutez, là, je ne suis pas dans cette optique-là du tout ici
aujourd'hui, là. Moi, je... Il y a déjà des gens de la CAQ — Maïté
est un exemple, là — qui font... qui font partie de notre équipe.
J'ai recruté un chef de cabinet il y a quelques semaines, quelques mois, qui
était aussi quelqu'un qui a travaillé longtemps à la CAQ, que j'ai connu à
l'ADQ aussi à l'époque. Puis il y a beaucoup de gens dans cette équipe-là. Il
faut que vous compreniez que moi, j'ai travaillé avec l'ADQ de Mario Dumont, là.
Il y a beaucoup... Ceux qui ont plus de cheveux blancs que moi puis ceux qui en
ont autant que moi, là, je les connais bien, là, et c'est des gens avec qui
j'ai travaillé et pour qui j'ai beaucoup de respect.
Il y a des... Je l'ai dit dans mon
discours aussi lundi soir, il y a des gens là-dedans, des bonnes personnes avec
des bonnes idées, qui avaient des bons projets. Il y a eu un mauvais
leadership, il y a eu plein d'erreurs qui ont été commises. Puis je pense que
les Québécois ont sanctionné la CAQ lundi soir. Mais, cela étant dit, il y a
des éléments dans ça qui sont déjà parmi nous, puis il pourrait y en avoir
d'autres au cours des prochains mois.
Journaliste
: Donc, pas
de projet de fusion pour l'instant, mais est-ce qu'il pourrait y en avoir un?
M. Duhaime (Éric) : Comme
j'ai dit, ce n'est pas à moi à répondre à ça, là. La CAQ ça fait 48 heures
qu'ils ont perdu tous leurs députés, 24 heures qu'ils ont perdu leur cheffe.
Je pense que tout le monde a intérêt à voir la poussière retomber puis voir
c'est quoi, l'état de la situation. Est-ce qu'il reste encore une CAQ? Puis, si
oui, c'est quoi?
Journaliste
: Ça,
c'était ma précision. Là, j'ai des questions.
M. Duhaime (Éric) : Vous
n'avez pas encore commencé vos questions, une chance.
Journaliste
: Je me
demandais, le fait... Pour votre parti, le fait d'arriver à l'Assemblée
nationale, est-ce que ça va forcément adoucir... Est-ce que vous allez
forcément adoucir vos positions vu que vous arrivez dans un contexte de
minoritaire, collaboration, compromis, etc.?
M. Duhaime (Éric) : C'est une
bonne question.
Journaliste
: Oui,
c'est ça, donc... Ou ça va être tout le contraire, puis vous allez, au
contraire, là, tenir la ligne dure?
M. Duhaime (Éric) : C'est une
très bonne question, parce que c'est sûr qu'on a grandi comme parti politique
comme... beaucoup dans la protestation. Puis c'est normal, là, on est arrivés
dans une période de crise où on avait des positions qui étaient très
différentes de celles des quatre autres partis, puis on a été, en plus, exclus
du processus démocratique pour toutes les raisons que vous savez lors de la
dernière élection. Ça fait qu'on a été un mouvement de contestation dans la
rue, littéralement, là, on était dehors, devant le Parlement. Et donc, là,
d'entrer dans l'intérieur des murs, c'est une autre... une autre paire de
manches, là, parce que, là, oui, on peut continuer à contester, puis on va le
faire, là, sur les idées avec lesquelles on n'est pas d'accord, mais on va
aussi être autour de la table où les décisions se prennent à partir de
maintenant.
Et donc il va falloir que nos positions
soient constructives puis soient... on s'assure qu'on puisse avoir un impact
sur ce qui va être adopté par l'Assemblée nationale, par le gouvernement. Et
puis le fait que c'est un gouvernement minoritaire, bien, ça renforce encore
plus ce pouvoir-là de changer les choses. Donc, on va l'exercer pleinement, absolument.
Journaliste
: En
terminant. À Québec, j'étais juste curieuse de savoir comment vous comptez vous
comporter dans la région de Québec. Est-ce que vous voulez collaborer avec les
députés de Québec solidaire, du PLQ?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
d'abord, il y a 15... C'est ça, il y a 18 circonscriptions dans la région
de Québec. Il y en a 15 qui viennent d'élire des députés conservateurs, une
libérale, deux solidaires. C'est évident qu'on va travailler avec les trois
autres élus qui font partie de la région, comme on va travailler aussi avec les
élus municipaux. Je pense que c'est important aussi. Puis on va... Des fois, on
va être d'accord, des fois on ne va pas être d'accord, là. Mais je... tu sais,
on arrive ici, là, avec des bonnes intentions, tout le monde, je pense, puis de
part et d'autre aussi, là. J'ai échangé aussi avec Mme Ghazal hier, là, et je
pense que, même chez Québec solidaire, ils sont dans le même état d'esprit.
La Modératrice
: Merci.
Prochaine journaliste.
Journaliste
: Bonjour.
M. Duhaime (Éric) : Bonjour.
Journaliste
: Vous
dites que vous êtes un parti qui croit à la liberté d'expression. Est-ce que ce
seront tous vos députés qui auront le droit de s'exprimer publiquement, de
parler aux médias? Je pense, entre autres, à l'exemple de Mme Hélie, qui
n'était pas présente à un débat local, puis c'était quand même difficile, pour
les médias, d'avoir une entrevue avec elle pendant la campagne.
M. Duhaime (Éric) : D'abord,
des débats locaux, on en a fait plusieurs, là, je pense que... je ne me
souviens plus du chiffre exact, mais j'ai 75 en tête, c'est quelque chose comme
ça, là, ça fait qu'on en a fait beaucoup, peut-être même plus. Ceci étant dit, les...
tu sais, parler aux médias, même moi, là, tu sais, des fois... Hier, je n'ai
pas parlé aux médias, là. J'ai fait le point de presse, mais je n'ai pas... j'ai
refusé toutes les entrevues, je les fais aujourd'hui. Tu sais, en politique,
stratégiquement, tous les participants font ça, là. On a... Il y a des raisons puis
il y a des moments pour... où on parle aux médias, il y a d'autres moments où
on se réunit puis on fait des réunions, puis on a besoin de travailler, de
faire un autre type de travail, puis il y a des fois où il faut être dans la
circonscription puis rencontrer nos électeurs. Donc, il y a... je pense qu'il
n'y a pas... il n'y aura pas de mot d'ordre, personne ne va être censuré ni
bâillonné, au contraire, là, mais il va... tout le monde va parler, là, quand
ça va... quand ça va être pertinent pour eux ou pour elles.
Journaliste : Puis au sujet
de l'assermentation, Paul St-Pierre Plamondon qui dit qu'il va demander un avis
juridique au sujet de la lieutenante-gouverneure, vous en pensez quoi? Est-ce
que ça vous inquiète de ralentir, possiblement, le processus d'assermentation?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
j'espère que non, là, je pense que c'est important qu'on soit assermentés
rapidement, là, on est des... on est élus, on a le droit d'être assermentés le
plus rapidement possible. Cela étant dit... Puis, tu sais, je comprends, là,
puis je comprends qu'il y a tout un débat sur la monarchie, puis je suis en
grande partie d'accord, en plus, avec la position du Parti québécois sur cet
enjeu-là. Cela étant dit, nous, on n'en fera pas une obsession, là. Je pense
que ce n'est pas de ce dont les Québécois nous ont parlé pendant la campagne
électorale. Moi, les Québécois, ils m'ont parlé du coût de la vie, ils m'ont
parlé de l'accès à des soins de santé, ils m'ont parlé de l'endettement, ils
m'ont parlé de l'accès à la propriété pour les jeunes. C'est de ça dont on veut
parler. J'espère que le PQ ne recommencera pas une bataille, là, sur la
monarchie puis que ça va durer des semaines et des mois puis retenir toute
l'attention pour... Je comprends que ça peut peut-être être... être bon pour
leur option, là, mais ce n'est pas bon pour le Québec, puis ce n'est pas pour
ça qu'on a été élus lundi soir, là.
La Modératrice : Merci.
Prochaine journaliste.
Journaliste
: Juste
pour être claire, donc, est-ce que vous allez faire des tentatives pour
recruter soit d'anciens députés caquistes ou du personnel politique?
M. Duhaime (Éric) : Ma
priorité, là, c'est de m'assurer que les 19, on se connaît, puis on travaille
ensemble, puis on va bien. Ce n'est pas juste d'ajouter des gens au moment où
on se parle, là. La priorité, c'est d'avoir une position qui va être prête pour
l'ouverture des travaux parlementaires au mois de novembre. Je ne suis pas dans
une... je ne suis pas sur le téléphone en train de recruter des gens, là, si
c'est ça votre question.
Journaliste : Est-ce que vous
allez, donc, appuyer la baisse des... le gel des salaires? Vous allez voter en
faveur de ça?
M. Duhaime (Éric) : Oui,
c'est... ça que ça fait partie... c'est tout à fait cohérent avec des
politiques conservatrices, là, je ne vois pas... Ce serait indécent. Puis
rappelez-vous quand ils ont augmenté leurs salaires de 30 %, là, j'étais
de ceux qui étaient très critiques, puis je n'étais pas tout seul, là, à peu
près 90 % des Québécois.
On ne peut pas demander aux gens de faire
des sacrifices, les gens qui en arrachent. On ne peut pas demander aux employés
de l'État, quand on est en pleine négociation de renouvellement de leur
convention collective, de faire des efforts alors que les élus font tout le
contraire. Il faut commencer nous-mêmes à donner l'exemple, mener par... Le
leadership, c'est mener par l'exemple, puis il faut se serrer la ceinture.
Journaliste : Dans la
campagne électorale, vous avez fait du gaz de schiste... en fait, des projets
pilotes une exigence à votre condition de collaboration avec le futur
gouvernement. Est-ce que c'est encore le cas? Est-ce que vous allez exiger du
gouvernement qu'on déploie des projets pilotes? Puis est-ce que ce sera donc,
pour vous, une condition de collaboration avec lui?
M. Duhaime (Éric) : D'abord,
vous avez raison de souligner que pour le Parti conservateur du Québec, c'est
extrêmement important d'exploiter le gaz naturel au Québec. Pour nous, c'est
une richesse incroyable. Il n'y a pas de raison objective, surtout dans le
climat actuel, où le Québec n'a pas intérêt à devenir plus souverain en matière
énergétique. Cela étant dit, pour ce qui est des exigences, là, quand tu
arrives à une table de négociation, habituellement, quand tu arrives là avec
des exigences, puis que tu es dur comme... comme du métal, ça ne fait pas des
bonnes négociations. Je pense que tout le monde, nous autres les premiers, mais
aussi le gouvernement, on va devoir mettre de l'eau dans notre vin pour essayer
de trouver des compromis. C'est sûr que, si on arrive là avec le programme du
Parti conservateur puis on dit : C'est 100 %, vous le prenez ou vous
ne le prenez pas, on va retourner en élection, ce ne sera pas long. Donc,
l'objectif, ce n'est pas ça. L'objectif, c'est qu'on trouve des terrains
d'entente, des compromis, puis je pense qu'on va être capables d'en trouver.
Puis sur cet enjeu-là, bien, tu sais, il y
a toutes sortes de possibilités, là. Est-ce qu'on peut faire des projets
pilotes? Est-ce qu'on peut explorer sans nécessairement exploiter? C'est quoi,
les... Tu sais, il y a différents paramètres de ce qui est faisable. Comment on
peut... Comment on peut s'entendre pour savoir s'il y a de l'acceptabilité
sociale? Est-ce qu'on peut faire un... s'entendre sur qu'est-ce qui est de
l'acceptabilité sociale, dans quelles conditions ce serait acceptable? Au
niveau des normes environnementales, quelles normes seraient acceptables? Au
niveau des redevances, comment on pourrait répartir les revenus pour que ce
soit acceptable pour d'autres partis politiques? Donc, le diable est dans les
détails, là, il y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont sur la table puis il
y a beaucoup de choses dont on devra discuter.
La Modératrice
: Merci.
Rapidement...
Journaliste : Juste en
terminant, mais donc, c'est la même logique pour le troisième lien,
c'est-à-dire est-ce que vous en faites une condition de collaboration avec le
gouvernement?
M. Duhaime (Éric) : C'est la
même chose, là, tu sais, il y a beaucoup de...
Journaliste
: Vous êtes
parlable là-dessus.
M. Duhaime (Éric) : Il y a
beaucoup d'enjeux qu'il faut discuter, mais c'est sûr que pour nous, là, puis
je pense que c'est important, il y a eu un message lundi soir quand même, là.
Puis le troisième lien, c'est pour ça que j'en ai parlé hier, là, il y a
15 députés... il y a 15 députés sur 18, aujourd'hui, à l'Assemblée
nationale, dans la région de Québec, là, puis il y une raison. Puis s'il le
Parti québécois non seulement n'a pas fait de gains, mais en plus ils ont perdu
le seul député qu'ils avaient, je pense que c'est, entre autres, à cause de
leur position sur le troisième lien.
J'invite le gouvernement, là, à écouter la
population, pas écouter le Parti conservateur, là, écouter la population de
Québec. La population de Québec veut un troisième lien. Ça fait 50 ans qu'on
se fait niaiser, ça fait 50 ans que les gens attendent. Ça ne devrait pas
être une question partisane, ça ne devrait pas revenir élection après élection.
Il est temps qu'on creuse puis qu'on le finisse. On a déjà un pont qui est en
construction entre l'île d'Orléans puis la rive nord, qu'on le finisse puis
qu'on le transporte jusque sur la rive sud.
La Modératrice
: Merci,
merci... On va passer au prochain journaliste.
M. Duhaime (Éric) : Bien, la
condition... La condition, là, écoutez, la condition, c'est... La condition,
c'est... C'est sûr que je... on va l'amener, c'est sûr qu'on va le mettre sur
la table. On va voir dans quel état d'esprit ils sont. La première étape, là,
c'est : le Parti québécois, est-ce qu'ils vont faire un post-mortem de
leur élection dans la Capitale-Nationale puis dans Chaudière-Appalaches? Est-ce
qu'ils sont prêts à faire... Parce que l'objectif, ce n'est pas juste de nommer
un ministre responsable de la région, là, ça, ça ne donne rien s'il n'écoute
pas la population. D'abord et avant tout, est-ce qu'ils ont compris le message
de la population de Québec lundi soir? Puis c'est ce que j'attends de savoir. Est-ce
que oui ou non, ils ont pris acte du fait que leur position sur le troisième
lien, elle ne passe pas dans la région de Québec?
Journaliste
: Bonjour.
M. Duhaime (Éric) : Bonjour.
Journaliste
: Dans tout
le bouquet de propositions que vous avez présenté dans le cadre de la campagne
électorale, c'est quoi, le combat prioritaire des troupes conservatrices?
M. Duhaime (Éric) : Pour
l'ensemble du Québec, je pense que c'est le coût de la vie, c'était évident,
c'était l'enjeu de la campagne quant à nous. Puis pour ça, bien, c'est comment
on peut faire pour remettre plus d'argent dans le portefeuille des
contribuables pour faire face à l'inflation. Moi, c'est ce dont les Québécois
m'ont le plus parlé au cours des derniers jours, des dernières semaines, puis
c'est là-dessus... Ça va être notre priorité pour l'ensemble des Québécois.
Journaliste
: Vous avez
glissé un mot sur le leadership que vous attendez de Maïté Blanchette Vézina.
On ne vous a jamais connu dans un rôle de leadership. Quel genre de leadership
vous comptez exercer, M. Duhaime, sur vos troupes?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
écoutez, je pense qu'il faut collaborer d'abord et avant tout, c'est un
leadership de collaboration. Je veux travailler avec le caucus. On a
d'excellents éléments, je veux pouvoir les mettre en valeur. Je pense qu'un
leadership, ce n'est pas juste d'être en avant, là, le leadership, c'est aussi
de prendre les talents puis de les utiliser à bon escient au profit de l'équipe.
La chose qui est la plus importante, là, ce n'est pas moi comme leader, c'est
l'équipe conservatrice, parce que les gens ne vont pas juste juger mon
leadership, ils vont juger les résultats de l'équipe conservatrice, puis c'est
là-dessus... puis c'est de ça dont je veux parler avec mon caucus dans les
prochains jours.
La Modératrice
: En
terminant.
Journaliste
: ...plus
directement, si, par exemple, M. Drainville, Mme Bourassa cogne à votre
porte en disant : Je me cherche une tente, est-ce que la vôtre est
ouverte?, quel accueil vous leur réservez?
M. Duhaime (Éric) : Bien, je
l'ai dit tout à l'heure, là, notre... nous... Moi, on est dans un parti, là,
qui a accueilli des nouvelles personnes, là, je viens de nommer une personne
qui est leader parlementaire qui, il y a un an ou deux, elle était dans une
autre formation politique, puis c'est correct comme ça, là. On est... On est...
Si on s'entend sur les idées... Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas le passé
des gens, c'est l'avenir. Et moi, je veux savoir est-ce qu'ils sont d'accord
avec où on veut amener le Québec dans les prochaines années. Puis si la réponse
est oui, bien, joignez-vous à nous maintenant. Puis il n'y a pas de... Tu sais,
on a tous le... Moi, j'ai voté pour la CAQ, là, je n'ai pas de leçons à donner
à personne, là, en termes d'avoir fait des erreurs politiques dans le passé,
là.
La Modératrice
: Merci.
On va passer aux questions en anglais.
Journaliste
: Bonjour,
M. Duhaime.
M. Duhaime (Éric) : Bonjour.
Journaliste
: Bonjour. In the past, l'ADQ, that is also, like, a
more right leaning party made its entrance at the National Assembly in 2007. It
didn't go well, as you know. I'm sure you studied the example.
M. Duhaime (Éric) :
I was part of it, I was there.
Journaliste :
You were... So
basically, from your own experience with the ADQ, what are you putting in your
to-do list to avoid the collapse of the Conservatives?
M. Duhaime (Éric) :
Well, first off, it's... you're right
that there's a lot of similarities between the ADQ of 2007 and what's going on
with the Conservatives today in terms of idea, especially. That being said,
there's also a few differences that are not minor. First off, we grew up, we're
20 something years older now, so we have more experience, we're more seasoned,
and I think it's going to make a difference, because many of the people who...
myself and some people who are around me were there at the same time in 2007.
Secondly, the... I think the team is also more seasoned right now, we have some
MNAs who got elected on Monday night...
Journaliste :
Just a few. Most of your candidates
don't have experience.
M. Duhaime (Éric) :
Well, if you look at here in the
National Assembly, but I'm talking at municipal politics or if you look at their
resume, you'll see that there's a lot of very good people in there. So, I think
that's going to make a difference. And, you know, the...
Journaliste :
But you recognize that they don't have
a lot of experience and you're going to have to speed things up.
M. Duhaime (Éric) :
But you know what? My team as elected
official at one point or the other has more experience right now in terms of
percentage of the team than the Parti Québécois who's in government, so we have
to take that into account as well. So, it's... You know, we... We're more
seasoned than the government right now in terms... Because people voted for
change, so when you have... When you vote for a change, you have rookies. Obviously,
it's pure logic. And there's... there's, what, close to 100 MNAs right now
that are new, new faces in town. And it's important that those people... That's
what people were... Quebecker
and voters were looking for, and that's what they got.
Journaliste :
It's just that I think, Mr. Duhaime,
perhaps you have more work to do to raise the bar for the professionalism of your team since you were... like, you started to be very active with
protest during the pandemic. So, that is something that people kept in mind.
Are you only there to contest or you're there to build something here?
M. Duhaime (Éric) :
No, we're here to build an alternative,
and we're here to propose a new vision for Québec. We're also questioning the
Québec model, the Québec bureaucratic model. That's been what we've been
talking about during the election campaign. That is why we got over 20% of
Quebeckers supporting us. So, the... I think the party grew over the last few
years, but the debate also changed. And the issues that we raised during the
election campaign this time around are very different than the ones that we
talked about four years ago.
La Modératrice
:Merci beaucoup, tout le monde.
Une voix : ...
La Modératrice
: Rapidement, s'il vous plaît.
Journaliste :
There are some declarations that
some... some declarations that some of your candidates have made in the past.
This institution, the National Assembly, is bigger than us, all of us. Some of
those declarations may hurt some Quebeckers that read these articles that have
been written by my colleagues during the election campaign. How are you going
to make sure that this won't happen again and that you'll control your caucus?
M. Duhaime (Éric) :
I'm very proud to say that during the
election campaign, all those issues that came up were done prior to the
election campaign. 127 candidates were running for this election, and we had no
huge controversy among our candidates. And I'm very proud that we were a very
disciplined team, and I thank them for that. And it's also been the case in
particular about our 19 MNAs that are now elected. So, I think we've been
working as a team very properly over the last few weeks, and hopefully that's
what we'll... we'll do in the next few months.
La Modératrice
: Merci beaucoup... Ah! en anglais, oui.
Journaliste
: Just for my colleagues. First, I would like to hear about the
electoral reform. Do you think that the CAQ has a place here with the 13% they
got?
M. Duhaime (Éric) :
Well, as I said, you know, I spoke to
the Premier about it and told her that if there's one person in Québec who
understands what she's going through is me, because I've been through the
exact... almost the exact same phenomenon four years ago, we got also over half
a million people voting for us and ended up with no seats. It makes no sense
from a democratic perspective for me. And before being a conservative, we
should all be democrats. And so we should understand that.
That being said, it's not
our role and our decision to make. It's the Government that will have to take
care of it and deal with that issue, but we understand properly what's going
on, and hopefully we'll have an electoral reform much more comprehensive in the
near future to make sure... to make sure that such things don't happen anymore.
It makes absolutely no sense that one Quebecker out of eight has zero representative out of 127.
Journaliste
: And just one more about the advice, the legal advice that the PQ
took about the monarchy and the place of the Lieutenant Governor. Is it... Is
it the way to go? And do you fear that it might delay the return in the... in
the Chamber?
M. Duhaime (Éric) :
First, I want to say that I'm not a
monarchist at all. That being said, nobody talked about that during the
election campaign. There's not one single voter that came to me and told me
that it was his first priority. People were all concerned about the cost of
living. They want to make sure they have more money in their wallet. They want
to make sure they have better access to health care. They want to make sure
that the youth is able to buy their house. They want to make sure that we stop
indebting the next generation. Those are the issues that we were all elected
for. And hopefully there is not going to be a huge distraction before the
opening of the session.
La Modératrice
:Merci.
Journaliste
: ...oui,
merci. Tout d'abord, M. Duhaime, félicitations pour votre élection.
M. Duhaime (Éric) : Merci.
Journaliste
:
Considérant qu'on a quand même, là, une forte députation, évidemment, du Parti
québécois, avec 59, qui auront des appuis avec les solidaires et les libéraux,
quelle action concrète pouvez-vous prendre, justement, pour freiner le projet
de tramway, ce à quoi vos électeurs, ceux qui ont voté pour vous, là, plusieurs
considèrent que vous devriez prendre ce genre d'action là, mais une action
concrète, là?
M. Duhaime (Éric) : Une
action concrète, là, c'est qu'il faut les sensibiliser sur une chose, là, puis
ce n'est pas une question d'être pour ou contre le tramway, là. Oubliez le
débat, là, puis c'est... vous avez raison, là, mettons ça de côté un instant.
On ne connaît pas les coûts, le coût final du projet. Est-ce qu'on peut avoir
la prudence d'attendre de savoir ça va être quoi avant de continuer à injecter
des milliards dans un projet dont on ne sait pas où ça va... où ça s'en va?
Donc, je pense que ça, c'est important de... si on peut s'entendre là-dessus
puis dire : Regardez, on peut-tu mettre un moratoire ou est-ce qu'on peut
devancer le moment où on connaîtra le coût des travaux?
Puis, parallèlement à ça, leur demander, à
celles et ceux qui sont pour le tramway, quel est le montant maximum que vous
êtes prêts à aller pour un tramway. Parce que ce n'est pas vrai que c'est «sky
is the limit», là, puis qu'il n'y en a pas, de limites, là. Il faut, à un
moment donné... C'est-tu 8, c'est-tu 9, c'est-tu 10 milliards? Je l'ai dit
tantôt, là, Bruno Marchand a déjà dit que, 10 milliards, il serait contre.
Mais on est... Est-ce qu'on est rendus déjà là? Je pense que c'est le... c'est
le minimum qu'on doit faire présentement. Ça fait que les actions concrètes,
c'est les sensibiliser à ça puis de les obliger à nous répondre à ces deux... à
ces deux questions-là.
La Modératrice : En
terminant.
Journaliste : Concernant le
vote libre, dernière chose, j'étais un peu surpris de vous entendre parce qu'au
fil des années vous avez souvent critiqué qu'à l'Assemblée nationale il y avait
soit 90 députés de la CAQ qui votaient pareil ou même des fois
125 élus qui votaient pareil, et là, vous semblez, là, une fois élu,
changer un peu votre discours, là.
M. Duhaime (Éric) : Non, non.
Ce que je dis, c'est qu'il faut avoir une certaine discipline d'équipe quand on
prend des décisions d'équipe. Cela étant, quand il y a des projets locaux, je
pense que c'est important que les députés représentent leurs citoyens. Ils ont
été élus par les citoyens, ils n'ont pas été élus par le parti, là. Ils sont
ici pour représenter les gens dans leur circonscription. Ils ne sont pas ici
pour s'en aller dans leur circonscription puis représenter un parti politique.
Ça, je pense que c'est la base de notre système parlementaire puis
démocratique. Puis d'ailleurs, depuis le résultat des élections, j'ai parlé à
quelques députés de la CAQ, notamment dans Chaudière-Appalaches, puis je peux
vous dire qu'ils m'ont confessé que, tu sais, ils auraient dû écouter leurs commettants
un peu plus puis leurs... leurs citoyens, là, puis aujourd'hui ils ne seraient
pas en train de remettre leur CV à jour, là. Je pense qu'il y a eu des gens
là-dedans qui ont défendu un... ils ont défendu la position du gouvernement
contre le troisième lien, alors que leurs citoyens le souhaitaient ardemment.
Et il faut éviter, là, de mettre des députés dans une situation qui est aussi
embarrassante, là.
La Modératrice : Merci
beaucoup, tout le monde.
M. Duhaime (Éric) : Merci
beaucoup, tout le monde. Bonne journée.
(Fin à 11 h 13)