Point de presse de M. François Bonnardel, porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de ressources naturelles
Version finale
Friday, May 17, 2013, 12 h 05
Salle Bernard-Lalonde (1.131),
hôtel du Parlement
(Douze heures six minutes)
M. Bonnardel: Bonjour. Merci d'être là. Nous étions, ce matin, au salon bleu pour l'interpellation de la ministre Martine Ouellet sur le fiasco du gouvernement péquiste sur le dossier des ressources naturelles. Le party de démolition de la ministre Martine Ouellet doit cesser. Que ce soit pour l'industrie minière, l'industrie gazière, l'industrie pétrolière, la ministre et son gouvernement ont fait extrêmement mal à ces industries, que ce soit le BAPE sur l'uranium, que ce soit la fermeture de Gentilly - on attend une vérification indépendante, qui n'a toujours pas débuté, du côté du Parti québécois - le moratoire de cinq ans sur les gaz de schiste - pourquoi l'idéologie avant la science? - la fin, peut-être, de l'exploration des hydrocarbures en Gaspésie. On voit le fiasco, présentement, d'un règlement que le ministre de l'Environnement a voulu faire adopter, lors d'un point de presse la semaine passée, et on a retiré, donc, les documents aux journalistes à la dernière minute parce que le Conseil des ministres a refusé que M. Blanchet puisse aller de l'avant avec ce règlement. On a déjà, du côté de Pétrolia en Gaspésie, l'Institut national de recherche scientifique qui accompagne Pétrolia pour rassurer la population de la Gaspésie là-dessus, est-ce qu'on en a pris compte? Sûrement pas. L'incertitude dans le domaine minier, bien, je pense que tous les Québécois sont au fait aujourd'hui qu'il y a 700 millions de moins d'investissements, du côté de ces compagnies, depuis le début. C'est une première en 10 ans. On a vu que ça fait extrêmement mal.
Maintenant, il y a un dossier extrêmement important pour nous puis pour tous les Québécois, c'est le dossier d'Old Harry. Comment ça se fait que cette évaluation environnementale stratégique, qui devait être déposée à la fin de 2012... C'est la ministre Ouellet elle-même qui disait: Nous allons déposer cette évaluation environnementale à la fin de l'année. On n'a toujours pas pu avoir ce document. Est-ce que la ministre a nommé, aussi, un négociateur pour aller vérifier ce qui va se passer, donc, dans le dossier d'Old Harry, avec son homologue de Terre-Neuve? Est-ce qu'on a pu, aussi, faire une évaluation économique du côté d'Old Harry? C'est une demande que ma formation politique a fait aussi à l'automne dernier.
Donc, tout ça ensemble, bien, on comprend pourquoi, aujourd'hui, je vous énumère ces faits et où on constate que ce party de démolition, du côté du Parti québécois, doit cesser. On se doit de créer des jobs en région, on se doit d'accompagner nos entreprises, et malheureusement, quand on met en opposition développement économique et environnement, bien, on arrive à ce constat: on n'a pas réussi à trouver un équilibre. Et malheureusement le Parti québécois, aujourd'hui, a un constat fort clair: des baisses d'emploi, baisses d'investissement, et c'est le fait qu'on ait des ministres, présentement, qui sont trop idéologues vis-à-vis leur idée et qui ne sont pas capables de trouver cet équilibre important pour avoir du développement durable et de l'acceptabilité sociale. Merci.
M. Caron (Régys): M. Bonnardel, est-ce votre formation politique a encore confiance en la ministre des Ressources naturelles?
M. Bonnardel: Vous savez, demander des démissions, c'est facile. Je peux vous dire, présentement: On demande la démission de Martine Ouellet, mais je pense que Mme Pauline Marois est assez intelligente. Depuis neuf mois, elle a vu dans quel gâchis la ministre Martine Ouellet, Daniel Breton ont pu mettre l'industrie gazière à dos, pétrolière à dos, minière à dos. Alors, si Pauline Marois ne voit pas clair, bien, les Québécois, eux, voient clair, les régions voient clair.
M. Caron (Régys): ...vous demandez à Mme Marois de...
M. Bonnardel: Alors, que Mme Marois, aujourd'hui, regarde ce constat, ce gâchis. Je pense qu'il va de soi que la première ministre doit se poser des questions sur ce constat fort clair, sur ce party de démolition que la ministre Ouellet a elle-même entamé depuis le 4 septembre dernier. Il faut que ça cesse.
M. Caron (Régys): Donc, vous ne demandez pas la démission de la ministre mais vous demandez à la première ministre de mettre quelqu'un à sa place?
M. Bonnardel: ...de s'ouvrir les yeux, là. Pauline Marois, là, doit s'ouvrir les yeux et de dire: Est-ce que je peux laisser encore une ministre qui fait avancer son idéologie politique avant de trouver un équilibre pour ce qui est du développement durable, l'acceptabilité... Donc, ça, c'est de ne pas mettre en opposition environnement et développement économique.
M. Caron (Régys): Partagez-vous l'avis des libéraux à l'effet que Mme Ouellet, par exemple, s'est fait enlever le dossier des redevances, s'est fait enlever le dossier de l'électrification des transports, s'est fait enlever plein de choses puis qu'elle a fait le vide autour d'elle? Est-ce que vous partagez cet avis-là?
M. Bonnardel: Bien, le constat est fort clair. Je pense que Mme Ouellet... Et j'ai visité l'Abitibi, j'étais au Saguenay-Lac-Saint-Jean dans les dernières semaines, l'industrie gazière, pétrolière et les minières n'ont plus confiance en cette ministre. Et les investisseurs à l'étranger se disent... se posent tous la même question: Mais qu'est-ce qui se passe au Québec depuis neuf mois? Alors on tasse le Québec du radar et on va investir ailleurs.
Donc, Mme la première ministre, ouvrez-vous les yeux, ouvrez-vous les yeux. Vous avez fait extrêmement mal à une industrie importante, à des jobs importantes en région. Et je pense que le constat, ce fiasco, aujourd'hui, avec tout ce qu'on a pu démontrer à ce gouvernement, bien, il faut nécessairement que la première ministre prenne acte de tout ça et prenne action aussi d'un possible changement.
M. Caron (Régys): Merci.
M. Bonnardel: Merci.
(Fin à 12 h 10)