L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation , et M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, de services sociaux et de soins à domicile

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation , et M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, de services sociaux et de soins à domicile

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 5 février 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

8 h 31 (version non révisée)

(Huit heures vingt-sept)

M. Bérubé : Bonjour, tout le monde. Après seulement deux jours de travaux parlementaires en cette rentrée, force est de constater qu'il y a beaucoup d'instabilité au gouvernement, d'incohérence, de dissonance. Ça se sent à la période de questions au salon Rouge, dans les corridors, à travers les interventions. Je veux juste rappeler qu'on est ici pour travailler. On souhaite que le Québec aille bien. On va y contribuer du mieux possible. Il est dans l'intérêt des Québécois et Québécoises qu'on ait un gouvernement qui soit fonctionnel avec les dossiers qui sont évidemment ses priorités, mais aussi ce qui survient dans l'actualité. Je pense entre autres, à ce qui se passe à Glencore à Rouyn-Noranda, où on a un ministre responsable de la région qui va quitter en avril. Ça crée beaucoup d'instabilité. Donc, je veux appeler le gouvernement à se ressaisir comme il a décidé qu'on allait être ici, à faire les travaux parlementaires, à tout le moins pour tout le mois de février. On lui assure de notre plein concours, mais on aimerait avoir l'assurance que le gouvernement est capable de gouverner correctement.

Il y a aussi une crainte qui va arriver après le choix du candidat ou de la candidate, que ce gouvernement se scinde en deux. D'ailleurs, si vous voulez tester ça, posez la question à M. Drainville, et posez la question à Mme Fréchette, s'ils s'engagent, s'ils perdent, à se présenter quand même dans leurs circonscriptions pour la CAQ, avec le chef ou la cheffe qui sera choisi. Parce que M. Drainville sera candidat dans Lévis si Mme Fréchette devient cheffe de la CAQ et première ministre, est-ce que Mme Fréchette sera candidate dans Sanguinet si M. Drainville devient premier ministre? Et vous saurez apprécier la réponse à ces questions. Ça va vous en dire pas mal sur ce qui se passe présentement à la CAQ.

Ceci étant dit, on a posé des questions cette semaine, on a déposé des motions, on demeure actif à l'Assemblée, on sera à Chicoutimi en fin de semaine. On poursuit notre travail, parce que c'est pour ça que les citoyens nous ont envoyés ici : poser des questions, faire des propositions. Et jusqu'à maintenant, notre début de session se passe plutôt bien. Mais on a encore bien des choses à questionner au gouvernement.

Joël.

M. Arseneau : Bonjour, moi je voulais vous parler du dépôt du projet de loi n° 19 de la ministre Bélanger hier, et qu'on mesure l'ampleur du recul du gouvernement non seulement par rapport à la loi n° 2, mais dans son plan santé à la CAQ. Si on fait une petite recension, recension du travail législatif depuis un an, en fait, le dossier, il a stagné depuis un an. Tout d'abord, on a eu le projet de loi n° 106 qui a été déposé, souvenez-vous, au mois de mai. C'était suite à des négociations qui n'allaient nulle part. Un projet de loi de 52 articles qui a été supplanté par une loi spéciale, projet de loi n° 2, qui a été adopté, 214 articles en pleine nuit au mois d'octobre dernier, qui a ensuite été amendé, charcuté par le projet de loi n° 16, déposé le 12 décembre. 78 articles retranchés au projet de loi n° 2, ou à la loi n° 2. Et hier, on a le projet de loi n° 19, qui vient abroger une centaine d'articles sur les 214 originals. Tout ce travail législatif en pure perte pour arriver non pas au point de départ, mais arriver beaucoup plus loin en arrière de là où on était il y a un an. Parce qu'il faut se souvenir de l'objectif du plan santé de la CAQ et du ministre Dubé, c'était d'abord que tous les Québécoises et les Québécois aient accès à un médecin de famille. Puis, ensuite, on a tronqué cet engagement électoral fort de la CAQ pour une prise en charge collective. Et on voulait également changer le mode de rémunération des médecins.

Résultat des courses : on boucle la boucle d'une année complètement perdue, avec la possibilité, selon le gré et le bon gré des médecins, d'une prise en charge de 500 000 patients sur les 1,2 million de personnes qui attendent un médecin de famille. On a, et ça, c'est sur une base volontaire, on a un mode de rémunération qui va être modifié, en incluant la capitation, mais qui est sujet à négociation. C'est tout ce que dit la loi à l'heure actuelle, et c'est truffé d'exceptions pour les médecins qui entrent dans la profession ou ceux qui sont près de la retraite notamment.

Donc, je pense que ce qu'il faut réaliser, c'est qu'à l'heure actuelle, là, le projet de loi n° 19, qu'on va regarder, qu'on va vraisemblablement adopter, c'est essentiellement l'arrêt de mort du plan santé de la CAQ, déposé en début de mandat 2022. Alors, ça a coûté évidemment très cher au gouvernement, le départ de deux ministres, départ d'une autre députée. Mais ce que ça a coûté aux Québécoises et aux Québécois, aux patients qui sont toujours en attente de services et de soins de santé de qualité et d'un accès aux soins de santé, c'est un dommage pratiquement irréparable au système de santé que la CAQ a causé depuis un an.

Journaliste : Est-ce vous souhaitez que la session de la CAQ que vous appréhendez puisse bénéficier au Parti québécois?

M. Bérubé : Tant qu'ils sont au gouvernement, c'est là que j'ai un problème. C'est-à-dire que, pour la conduite des affaires de l'État, l'instabilité, les divisions, les rivalités... Écoutez, il y a des ministres qui ont pris position pour des candidats. Je me demande si, dans l'administration même de leurs ministères ou dans les réponses qu'ils apportent en Chambre ou dans d'autres lieux, ça n'a pas une incidence sur la course. Alors, c'est une drôle de situation, puis, en plus, on a un premier ministre qui ne devait pas s'ingérer dans la course qu'il l'a fait hier, en indiquant avant même qu'une des candidates réponde, que : Voici, je vous annonce d'avance, voici la réponse, puis organisez-vous avec ça. Je veux dire, «l'establishment» a parlé. Et là, on va voir si la candidate va répondre.

Journaliste : ...proroger?

M. Bérubé : C'est au premier ministre à décider. Il a choisi que...

Journaliste : ...personnellement, vous dites que les décisions...

M. Bérubé : On veut... Non, on veut travailler.

Journaliste : Bien, vous voulez travailler, sauf que, vous dites que ce n'est pas crédible, parce que les décisions sont influencées...

M. Bérubé : Non, je leur dis qu'ils doivent se... je dis qu'ils doivent se ressaisir. Nous, on est ici pour travailler, on le fait. Il y a beaucoup de projets...

Journaliste : ...depuis, des candidats auraient dû céder leur place... avec ce que vous venez de dire.

M. Bérubé : Oui, j'y ai pensé à ça. Dans des courses précédentes, entre autres à l'époque de M. Landry, j'ai essayé de me souvenir de ça. Habituellement, j'ai une bonne mémoire là-dessus. Puis ça aurait été très compliqué, il aurait fallu enlever énormément de ministres. Mais est-ce que c'était si essentiel pour des ministres de prendre position? Ça, on pourrait se poser la question. C'est-tu si important que ça? C'est les membres qui décident. Il me semble, de faire preuve de discrétion, de faire preuve de neutralité, je veux dire, ce n'est pas comme si c'était attendu tant que ça qu'un tel ministre prenne position, là, je veux dire...

Journaliste : Qu'est-ce que vous avez pensé de la sortie virulente de M. Drainville hier à l'égard de Mme Fréchette? Est-ce que ça rentre justement dans les divisions dont vous parliez il y a un instant?

M. Bérubé : Elle était manifestement préméditée. Il a lu un texte. Tu sais, l'indignation, lue... puis, là, juste rajouter ensuite l'émotion par-dessus, vous avez la recette. C'était prémédité. Alors, ce que j'ai compris, c'est que Bernard Drainville et quiconque l'a connu au Parti québécois le sait, son projet politique en entrant en politique, c'est devenir premier ministre du Québec. Alors, il essaie de prendre les moyens d'y arriver. C'est quelqu'un qui, depuis longtemps, cherche à être premier ministre du Québec.

Journaliste : Donc, c'est un opportuniste?

M. Bérubé : C'est quelqu'un, qui, depuis longtemps, cherche à être premier ministre du Québec. N'importe qui va vous le dire au Parti québécois qui a siégé avec lui.

Journaliste : Il est prêt à tout? M. Bérubé, il est prêt à tout pour ça?  

M. Bérubé : Il est déterminé.

Journaliste : À n'importe quel prix.

Journaliste : Pourquoi? Qu'est-ce que...

M. Bérubé : Moi, j'ai... Prenez mes... comme ils disaient à l'époque, prenez mes mots.

Journaliste : Qu'est-ce qu'il faisait, au Parti québécois...

M. Bérubé : Il s'est présenté à la chefferie.

Journaliste : Oui...

Journaliste : À part de ça?

Journaliste : Je veux dire...

Journaliste : Il y en a beaucoup qui se sont présentés à la chefferie.

M. Bérubé : Oui, mais lui, il veut vraiment... la deuxième fois, alors ça lui appartient, mais c'est vraiment important pour lui. Alors, quand il est entré en politique, il n'est pas entré comme un nationaliste, il est entré comme un indépendantiste. Puis il y a eu une course, puis il a quitté... Parce que je l'ai entendu dire qu'il a fait des constats...

Journaliste : ...

M. Bérubé : Là, si vous voulez que je poursuive ma réponse là-dessus... Et là, bien il a continué en disant : Bien, là, j'ai quitté parce que... Non, il a quitté parce qu'il a perdu la course. Alors, je veux juste rétablir ça. C'est la première occasion que j'ai de le faire. Ceci étant dit, ce n'est pas nous qui choisissons, mais en attendant, moi, j'aimerais ça que le gouvernement soit cohérent, qui réponde bien aux enjeux de l'actualité. J'ai parlé de Glencore, en Abitibi-Témiscamingue, la question a été posée hier dans la région. Quand le premier ministre ne sera plus là, qui va être le ministre responsable de la région? C'est une question qui est importante. Puis il y a d'autres crises ailleurs également. Donc, on souhaite que ça se passe bien, puis on est ici pour travailler, puis on va donner un coup de main du mieux qu'on peut.

Journaliste : ...M. Drainville au PQ.

M. Bérubé : Pardon?

Journaliste : Il n'y a plus de place pour M. Drainville au PQ. Vous dites... Tu sais, vous laissez entendre que c'est un opportuniste, donc, il pourrait revenir...

M. Bérubé : Je n'ai jamais dit ce mot-là.

Journaliste : Non, mais, moi, je le dis.

M. Bérubé : Bien, dites-le, puis faites un éditorial en disant que c'est vous qui signez.

Journaliste : Est-ce qu'il y a encore de la place pour...


 
 

8 h 36 (version non révisée)

Journaliste : ...

M. Bérubé : Il y a de la place pour les indépendantistes au Parti québécois.

Journaliste : La porte vient d'ouvrir, là. Vous avez déjà dit le contraire ici, là, en disant qu'il n'y a pas de place pour les caquistes au Parti québécois.

M. Bérubé : Mais ils ne sont pas indépendantistes, les caquistes.

Journaliste : Mais il en a.

M. Bérubé : Qui?

Journaliste : Bien, voulez-vous que je vous en nomme? Moi, j'en connais plein, là.

M. Bérubé : Allez-y! Allez-y!

Journaliste : Non, je ne veux pas vous faire du name dropping, là, mais vous les connaissez, là, vous avez plein de vos anciens collègues qui sont traversés pour aller travailler pour la CAQ.

M. Bérubé : Nous, on cible l'électorat, d'accord? Alors, si vous êtes indépendantiste, si vous trouvez qu'on travaille bien, si vous trouvez qu'on a une belle équipe, si vous aimez notre chef, il y a plein de raisons de nous rejoindre. D'ailleurs, depuis plus de deux ans, les Québécois nous disent s'il y avait une élection, l'alternative, c'est vous. Ça nous honore, ça nous donne envie de travailler puis d'être à la hauteur.

Journaliste : Sur le projet de loi n° 19, M. Arseneau. Allez-vous l'appuyer?

M. Arseneau : Le débat n'a pas été fait en caucus, encore, là. Mais est-ce qu'on va appuyer l'échec total de la CAQ? Écoutez, les chances sont minces. C'est... c'est véritablement appuyer un recul par rapport à... aux objectifs que le gouvernement s'était fixé et auxquels, je pense, une partie de... des citoyens souscrivaient, c'est-à-dire avoir un accès... à un santé... à un professionnel de la santé, aux soins de première ligne. Mais avec ce qu'on comprend du projet de loi, il n'y a pas de gain, il n'y a pas de gain pour les patients.

Journaliste : Mais êtes-vous rassuré de savoir que l'ancien responsable de SAAQclic, qui est maintenant responsable du dossier des médecins...

M. Arseneau : C'est très rassurant. Écoutez, la... la nomination de... du... On n'a pas été associé à ça. Écoutez, on jugera l'arbre à ses fruits.

Journaliste : Mais, quand même, la CAQ, à la commission Gallant, a beaucoup dit : Il faut que les fonctionnaires paient, ceux qui ont mal agi, etc. M. Généreux a eu un passage difficile à la commission Gallant. Comment ça se fait qu'il y ait pu se retrouver une place dans un dossier aussi important? Puis, qu'est-ce qui arrive s'il est blâmé dans le rapport?

M. Arseneau : Bien, je pense que le gouvernement devra se justifier de... de l'embaucher et de le conserver dans... dans son équipe. Mais effectivement son passage n'a pas été glorieux au ministère des Transports et de la Mobilité durable. On l'a vu lors des auditions de la commission Gallant. Moi, j'attends le rapport, puis on... là aussi, là, on avisera, le rapport qui devrait être publié, là, la semaine prochaine, si... si je ne m'abuse, d'ici le... le 13.

Journaliste : Avez-vous quelque chose à dire là-dessus, M. Bérubé?

M. Bérubé : J'ai hâte. J'ai hâte. J'anticipe que ça pourrait être bien.

Journaliste : Il y avait un sondage ce matin, SOM-Le Soleil, sur les priorités des gens, là, qui pourraient... les priorités qui pourraient faire changer leur vote, coût de la vie, premier, mais, à la fin, il y a souveraineté, laïcité, score à 10 % environ. Est-ce qu'on en parle trop par rapport aux priorités des gens?

M. Bérubé : Voici ma réponse. Depuis l'automne 2023, depuis l'élection partielle dans Jean-Talon, à chaque sondage, on demande aux Québécois qui répond le mieux à vos intérêts, à vos préoccupations, systématiquement, c'est le Parti québécois. Voici ma réponse, donc, qui fait la synthèse de tout ça. Alors, les enjeux prioritaires, ils s'expriment à travers une formation politique et ils disent de façon assez importante : Cette formation politique là porte ce qui est important pour moi, pas tout, mais, depuis plus de deux ans, c'est notable. Alors, c'est cette tendance-là.

Puis, tu sais, j'entendais tout à l'heure la porte-parole de Québec solidaire dire que seulement sa formation politique porte ça. Je veux dire, si c'était le cas puis elle était totalement en synthèse avec les citoyens, ils ne seraient pas à leurs pires résultats en 20 ans sous le leadership de Mme Ghazal.

Journaliste : Donc, les gens vous appuient mais pas pour la souveraineté.

M. Bérubé : Les gens nous appuient pour toutes sortes de raisons, parce qu'ils sont indépendantistes, parce qu'ils nous trouvent meilleurs que la CAQ, parce qu'ils nous trouvent plus crédibles que les autres formations politiques et parce qu'ils y voient de l'espoir, puis ils trouvent que Paul St-Pierre Plamondon, qui incarne la personnalité politique la plus importante au Québec présentement, mériterait d'être premier ministre.

Journaliste : ...ne vous appuient pas seulement pour la souveraineté

M. Bérubé : Pour toutes sortes de raisons. C'est comme dans un journal, il y en a qui lisent les sports puis il y en a qui lisent les nouvelles, plein de choses. Ils aiment le tout.

Journaliste : Oui, mais quand on sait que le parti, la première chose qu'il va faire, c'est un... un référendum.

M. Bérubé : Je pense que le... Ma prétention, c'est que les gens sont pas mal au courant qu'on est indépendantistes. Ils sont au courant.

Journaliste : Just to... I'll jump on Bill 19. Why are you saying that the CAQ scrapped its poor health reform?

M. Arseneau : We've wasted a year. I'd like to back track on… no back track, to go back on the back… the government's backtracking. First of all, in May, last May, there was a bill tabled, 106, it was scrapped by Bill 102, that was adopted by «bâillon», under closure…


 
 

8 h 41 (version non révisée)

M. Arseneau : ...wasted, you know, the entire fall on this project to end the session with Bill 12, that scrapped 78 articles of the original 214 articles of the Bill 2. And now we have a new bill that says, essentially : Bill 2 no longer exists, there's another 100 articles that are scrapped.

And what remains, what remains of the intention of the CAQ to improve the system? Practically nothing. Originally, the plan of la CAQ was for every Quebecker to have access to a doctor. Then they changed it in the new plan to have a collective «prise en charge», like a doctor or GMF clinic to take care of everyone. And now what's in the new bill is : 500,000 people might have access to a clinic if doctors agree, if they find time, if they want to. It's entirely up to them. And, if they do, they'll get, you know, extra money. That's the first thing. I must remind you that 1.2 million people are waiting for access to a doctor, so less than half might, maybe, have access.

The second thing was changing the remuneration system. What's in the law is we will negotiate whether it's a good idea, but there's going to be plenty of exceptions, what we call capitation, like... capitation will be... there will be exceptions for new doctors in the profession or people, you know, close to retirement, and plenty other exceptions. And for what remains, it's up for the Government to negotiate with the doctors.

How many more months will we be negotiating this bill before we see results for the population, for the patients? We have already wasted a year. We're going to waste another, probably, six months before the election with no... you know, no access or further access to the population for services. So, it is more than a quarter of the CAQ's mandate that was wasted on paperwork. And there's already four bills that were tabled and scrapped, and there's another one coming up because the specialists don't have an agreement right now. So, will we translate that into a new law and with more time on that? That is appalling. That's appalling. Thank you. Merci.

(Fin à 8 h 44)


 
 

Participants


Document(s) associé(s)