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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de relations canadiennes

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mardi 10 février 2026, 11 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

11 h 02 (version non révisée)

(Onze heures deux minutes)

Mme Ghazal : Alors, bonjour, tout le monde, bon début de semaine. Ce matin, on apprend une très, très mauvaise nouvelle : il y a une augmentation importante de la pauvreté chez les enfants au Québec. Évidemment, quand il y a une augmentation de la pauvreté chez les enfants, c'est parce que c'est leurs parents qui ont de la difficulté en ce moment, avec l'explosion du coût de la vie, de l'épicerie, du logement. Tout augmente beaucoup, ce qui fait qu'il y a des parents... un parent sur quatre a de la difficulté à subvenir aux besoins de la famille et de ses enfants. Moi, je trouve ça horrifiant d'apprendre ça. Aujourd'hui, dans notre Québec, une société riche comme la nôtre où de voir les inégalités augmenter à ce point-là, ça me heurte énormément.

Et je suis d'accord avec un article qui était sorti, je pense, dans Le Soleil la semaine passée, qui dit que les inquiétudes des Québécois sont aux antipodes de celle des politiciens. Je vais vous l'avouer, moi, j'ai honte de la classe politique, j'ai honte de voir la classe politique ne pas donner autant d'importance à cet appauvrissement-là. Maintenant, c'est rendu que les enfants sont de plus en plus pauvres. On est loin du Québec fou de ses enfants d'il y a plus... plus de 20 ans, où est-ce qu'on s'est dit collectivement : on va tout mettre en œuvre pour nous assurer que les enfants, peu importe où est-ce qu'ils naissent, qu'ils puissent avoir autant de chance puis qu'ils puissent manger au moins à leur faim.

J'ai honte de la classe politique parce qu'elle ne met pas de l'avant, sauf à Québec solidaire, des propositions sur ce qui préoccupe les gens. La semaine passée, on le voyait, là, dans le sondage qu'ils mentionnaient dans l'article, c'est flagrant là, c'est 70 % de la population. Sa priorité, c'est le coût de la vie, notamment l'alimentation. On le voit, je le vois quand je suis dans les épiceries, il y a... ou dans les magasins à 1 $. Les gens me disent : On essaie d'aller chercher, grappiller des économies, 50 sous par ci, 50 sous par là. Quand on est assis, ici, dans le confort de l'Assemblée nationale, quand les politiciens sont assis ici, bien, peut-être qu'ils ne le ressentent pas que 50 sous dans... chez les gens, ça fait une différence et ils commencent à être déconnectés.

On est les seuls, à Québec solidaire, à faire des propositions... non, on n'est pas les seuls, il y a Québec solidaire et le Parti conservateur du Québec. On est les seuls deux partis qui parlons de la crise du coût de la vie. Le Parti conservateur, les solutions qu'il amène vont appauvrir la population, en mettant du privé partout. Nous, ce qu'on met de l'avant, c'est des propositions simples, que le gouvernement peut mettre en place, comme, par exemple, d'enlever la TVQ sur les produits d'hygiène, il y a une adhésion à la population pour ça, d'enlever les taxes sur les produits usagés, comme les vêtements pour enfants, de geler les loyers à l'inflation. C'est ça, notre rôle, nous, comme élus, ici, à l'Assemblée nationale, c'est d'être au... à l'écoute des préoccupations des gens, de les comprendre puis d'amener des... des solutions. On est les seuls à le faire, et d'autres partis, on est les seuls à vraiment amener des propositions qui vont avoir un... un impact sur la vie des gens, puis s'assurer qu'il n'y ait pas une augmentation de la pauvreté chez les enfants. Je trouve ça... ça m'indigne au plus haut point.

M. Zanetti : Moi, je vais vous parler ce matin du PEQ et de ce qui se passe avec ça. Puis je vais commencer par vous raconter une petite histoire, là, de la CAQ au pouvoir. Ça fait sept, huit ans qu'ils sont là et ils ont voulu toujours faire croire qu'ils défendaient le Québec, et pour faire croire qu'ils défendaient le Québec, bien ils se sont trouvé des boucs émissaires faciles. Parmi ceux-là, il y avait les immigrants. Tout à coup, il y a une crise du logement. Ce n'est pas leur inaction, le problème, ce n'est pas les spéculateurs. Ah! non, c'est parce qu'il y a trop d'immigrants. Après ça, il y a des problèmes dans... dans les services publics, et la pression, qu'est-ce qu'ils vont dire? Ah! bien, là, ça, c'est parce qu'il y a trop d'immigrants. Alors, on va faire semblant qu'on défend le monde puis on va réduire le nombre d'immigrants. Et là c'est ce qui a mené à l'abolition du PEQ.

Ce qu'ils avaient sous-estimé, par exemple, c'est à quel point les Québécoises et les Québécois allaient défendre les immigrants aujourd'hui. C'est ce qu'on a vu dans les manifestations en fin de semaine. Les personnes qui sont venues ici puis qui attendaient d'être sélectionnées dans le PEQ, là, ces gens-là sont devenus nos collègues, nos amis. Les parents des... des amis de nos enfants, ils sont devenus nos voisins, on les connaît, puis, aujourd'hui, on voit concrètement l'impact terrible qu'aurait leur... leur départ du Québec, mais aussi on les aime et on veut les garder. Et, aujourd'hui, l'amitié, la solidarité du peuple québécois, elle est en train de triompher de la peur.

Et même Bernard Drainville, oui, le Bernard Drainville de la charte des valeurs, le Bernard Drainville du projet de loi n° 94, le Bernard Drainville qui disait, comme ministre de l'Éducation : Ah! les enfants ont faim, c'est parce qu'il y a trop d'immigrants dans les écoles, ce Bernard Drainville là essaie d'avoir du cœur, ou d'avoir l'air d'avoir du cœur, puis il dit : Ah! mettons une clause grand-père pour certains orphelins du PEQ. Ça n'a aucun bon sens, on n'est pas dupes de ça...


 
 

11 h 07 (version non révisée)

M. Zanetti : ...puis, nous, ce qu'on demande, c'est d'aller beaucoup plus loin. La CAQ ne s'entend même pas sur cette mesure de plus en plus impopulaire. Cette mesure décriée par un large mouvement citoyen à travers le Québec, soutenue par les maires et les mairesses, soutenue par les chambres de commerce et le Conseil du patronat. La CAQ doit suspendre l'abolition du PEQ jusqu'au moins à la fin de leur course à la chefferie pour qu'on voit qu'est-ce qui va se passer avec ça. Parce que Christine Fréchette, là, elle était pour le PEQ, elle. On comprend que, là, elle a voulu avoir une espèce d'appui nationaliste de Roberge, et puis, que, là, elle souffle le chaud et le froid, mais ça n'a pas de bon sens. Ils n'ont pas la légitimité de mettre en péril l'avenir de milliers de personnes comme ils le font en ce moment. Les gens qu'on est allés chercher puis qui sont venus ici puis qui bâtissent la société québécoise avec nous, ils ont droit à de la stabilité, à du respect et à la dignité.

Journaliste : C'est combien de gens que vous estimez qui doivent rester au Québec, qui sont inscrits dans le PEQ aboli il y a deux ans?

M. Zanetti : Bien, je vais laisser mon collègue Guillaume Cliche-Rivard, là, aller sur les chiffres avec vous dans le détail, parce que c'est des sujets très complexes. C'est des milliers...

Journaliste : Vous êtes co-porte-parole. Vous devez avoir des discussions. Combien? C'est 10 000? 20 000? 30 000? 40 000? 50 000? 60 000?

M. Zanetti : C'est des milliers de personnes dont on a besoin. Et, nous, un gouvernement solidaire, ce qu'on ferait, c'est qu'on ramènerait le PEQ pour assurer de la stabilité.

Mme Ghazal : Exact. Mais ce qui est certain, ce qui est certain, ce n'est pas les centaines de milliers de personnes comme l'a dit, en mentant au salon Rouge, Jean-François Roberge. Il y a eu même des experts qui sont sortis, qu'ils ont dit qu'il mentait, qu'il disait des chiffres qui n'ont aucun rapport avec la réalité. Dans la dernière année, je pense, en 2023, c'était comme 9 000 personnes. On a de la difficulté maintenant à savoir le chiffre exact des gens qui aujourd'hui ont pu l'avoir. Mais c'est des... c'est dans les milliers de personnes, ce n'est pas des centaines de milliers où est-ce qu'il a essayé d'induire la population en erreur en disant que c'est tout le monde et tout ça. Parce que c'est compliqué l'immigration. Ça fait qu'il s'en sert après ça pour faire de la petite politique, alors que c'est des gens qu'on a besoin ici.

Journaliste : Il y a une course évidemment à la chefferie à la CAQ, puis les candidats ont différentes positions. Mais M. Legault, lors de son caucus présessionnel, a prévenu tout le monde, hein, qu'il n'aurait pas de pause. C'est encore lui le premier ministre. Est-ce qu'à ce moment-ci, il ne pourrait pas, lui, imposer peut-être un recul, le premier ministre?

Mme Ghazal : Bien, j'invite François Legault à dire à son équipe et à Jean-François Roberge, c'est lui, de toute façon, qui est le premier ministre, c'est lui qui décide : On arrête ça, on suspend l'abolition du PEQ, vous ne vous entendez même pas entre vous, hein — il ne veut pas se mêler de cette course-là puis prendre pour Christine Fréchette ou pour Bernard Drainville — vous ne vous entendez pas entre vous... Quand il va avoir un premier ministre, là, la personne qui est cheffe de la CAQ, là, va décider qu'est-ce qu'on fait avec le PEQ. Évidemment, nous, on va toujours vouloir qu'il ne soit pas aboli, qu'il soit mis de l'avant, ou à tout le moins, qu'il y ait une clause grand-père.

Mais pour le moment, il y a déjà assez de confusion dans la population. C'est déjà assez confus comme ça ce que fait Jean-François Roberge avec un nouveau programme qui n'est pas très clair. On lui... on... Il peut avoir plusieurs programmes, là, on n'est pas obligés d'abolir un puis de ramener l'autre, mais là, ce qu'on demande, notre demande est très claire : suspendez l'abolition du PEQ le temps qu'il y ait un chef à la tête de ce gouvernement-là.

Journaliste : ...estimez que Bernard Drainville est un allié, donc, avec le premier pas qu'il a fait hier?

Mme Ghazal : Bien... Un drôle d'allié.

M. Zanetti : Bien, moi, je... Non. Je pense... Non, c'est un drôle d'allié. Je pense que Bernard Drainville sent que le vent est en train de tourner dans la population. C'est juste ça qui se passe, puis il veut avoir l'air d'avoir du cœur, puis à l'intérieur de cette course-là, il prend la position la plus ouverte. Mais il ne faut pas oublier son bilan, là, je ne pense pas que c'est un allié des personnes immigrantes du Québec.

Journaliste : Mais juste revenir sur le coût de la vie. Vous avez peut-être vu le rapport du CAA-Québec, mais aussi celui de la Régie de l'énergie, là.

Mme Ghazal : Oui.

Journaliste : Donc, l'essence, le coût de l'essence au Québec, a subi une baisse généralisée, mais on continue de payer trop cher. Finalement, l'abolition du prix plancher par la CAQ, ce n'est pas aussi efficace que ça?

Mme Ghazal : Oui, bien, en fait, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Nous, à Québec solidaire, très rapidement, on a dit qu'il faut qu'il y ait une réforme de la tarification carbone, mais ce qu'il faut aussi en retour pour aider les gens à souffler, c'est de faire une remise dans les poches des ménages qui sont les plus pauvres. Il y a des gens qui n'ont aucune autre alternative que d'utiliser l'essence, et, aussi, ils sont à faibles revenus, on le voit, là, ils ont de la misère à manger, sûrement aussi les transports, c'est un élément dans les budgets des familles qui coûte très cher.

Donc, ce qu'on a proposé, ça fait à peu près plus qu'un an, de remettre de l'argent dans les familles les plus pauvres. Et, aussi, il y a des agriculteurs qui donnent beaucoup, beaucoup d'argent, qui payent dans ce pot-là, là, le Fonds vert, et ça serait d'avoir un... Mais ils ne voient pas après la couleur de cet argent-là... d'avoir un fonds pour eux pour qu'ils puissent les aider dans la transition. On ne jette pas le bébé avec l'eau du bain puis en enlevant la tarification, il faut qu'il y ait un indice de prix. Ça respecte la science, et, en même temps, on aide les gens face à la montée du prix.

Journaliste : Est-ce que le ministère des Ressources naturelles est au service de l'industrie forestière lorsqu'un appel de Domtar suffit à infirmer la décision de fonctionnaires?

M. Zanetti : C'est très préoccupant ce qu'on a appris ce matin. Les règles...


 
 

11 h 12 (version non révisée)

M. Zanetti : ...ne sont pas respectés, il y a une sous-ministre qui était, de ce qu'on comprend, là, candidate de la CAQ aux dernières élections aussi, qui fait ces manoeuvres-là, difficile de croire que le ministère n'était pas au courant. Moi, je pense qu'il y a quelque chose... Ça sent mauvais, il y a quelque chose qui a l'air d'être croche là-dedans. Évidemment, on n'a pas tous les fins détails, mais il faut absolument faire la lumière là-dessus et j'espère que le ministre, en premier lieu, puis son gouvernement et le premier ministre vont exiger là-dedans qu'on ait toute la vérité sur ce qui s'est passé, parce que ça sent mauvais.

Journaliste : Sur le coût de la vie, vous avez mis en contexte toutes les difficultés que les gens peuvent éprouver à cause de ça...

Mme Ghazal : Pas peuvent, ils l'éprouvent en ce moment, là. Il faut vraiment aller dans une épicerie, puis parler aux gens puis voir comment c'est très, très dur.

Journaliste : D'accord. Donc, c'est ça, donc, dans ce contexte-là, est-ce que vous avez l'impression que le débat sur le référendum puis la souveraineté prend trop de place?

M. Zanetti : Absolument pas. Il faut toujours être dans les enjeux de la fin du mois et dans les enjeux du siècle. Si on ne règle pas les problèmes généraux de la société, les problèmes structurels, il va toujours y avoir des problèmes de la fin du mois. Alors, la question de la démocratie, de la souveraineté, de l'indépendance du Québec, c'est quelque chose qui est toujours de plus en plus urgent dans notre histoire et ça prend toujours de la place et c'est important que ça le fasse parce qu'on doit changer aussi le système au Québec, il y a plein de choses en profondeur à changer. Il faut avoir des mesures urgentes puis être connecté à ces besoins-là, comme nous on le fait à Québec solidaire, mais il faut avoir la vision aussi plus long terme.

Journaliste : ...c'est que vous avez parlé de déconnexion par rapport aux problèmes liés au coût de la vie puis un des reproches qu'on a formulés au Parti québécois, notamment après le discours de M. St-Pierre Plamondon à son congrès, c'était justement d'avoir trop parlé d'une certaine façon de la question de la souveraineté. Donc, est-ce que vous avez l'impression que sur cet aspect là, le PQ est déconnecté?

M. Zanetti : Je ne vais pas commenter aujourd'hui, là, le rapport du PQ aux préoccupations des Québécoises et des Québécois.

Journaliste : Mais pourquoi pas?

M. Zanetti : Parce que ce qui est plus intéressant, c'est les enjeux réels lui-même. En ce moment, la question de l'indépendance, elle est très importante et je pense qu'on doit en parler davantage effectivement, je suis content que vous tendiez la perche aujourd'hui. On est dans une période de notre histoire dans laquelle on a réalisé, notamment avec la pandémie, notamment aussi avec la guerre tarifaire à quel point nos liens de dépendance politique mais aussi économique dans les chaînes d'approvisionnement nous ont rendus vulnérables. Et il faut qu'on ait une vision de la société puis de l'avenir du Québec dans lequel il y a de la résilience, de l'autosuffisance, de l'indépendance à plusieurs niveaux. Je pourrais parler aussi de la question culturelle, on voit avec Live Nation, on subit un impérialisme culturel américain comme... de même que dénoncent les Européens aussi par rapport à Live Nation, Live Nation qui est même poursuivie aux États-Unis-même par des gens qui disent : Mon Dieu, c'est un monopole, ça tue l'émergence de notre culture. Donc l'enjeu de la souveraineté, de l'indépendance, de l'autosuffisance, elle est toujours de plus... de plus en plus actuelle. Et nous, on continue a en parle.

Journaliste : Peut-être pour poursuivre sur... non, mais juste sur l'élément que vous venez d'aborder...

Journaliste : Qu'est-ce que vous pensez de la position du Barreau d'encadrer l'utilisation de la clause dérogatoire au Québec?

M. Zanetti : On va regarder le détail de la proposition, mais sur... on s'entend avec le Barreau sur une chose, la clause dérogatoire, la CAQ en a abusé. Elle en a abusé avec le projet de loi 9, elle en a abusé sur tous ces projets de loi qui traitaient soi-disant de la laïcité. Évidemment, on a des visions différentes de la laïcité et c'est quelque chose d'assez grave. La clause dérogatoire, là, en fait, c'est une espèce de compromis historique dû au fait qu'on est resté une province. Le Québec doit être un pays, on doit être un pays qui a des droits et libertés qui sont respectés. Ça n'a aucun bon sens cette affaire-là.

La clause dérogatoire pour protéger la langue française, la clause dérogatoire pour toutes sortes d'autres sujets, dans l'histoire, on peut prendre des moments où on peut dire c'était une bonne utilisation de la clause puis on n'est absolument pas contre la clause dérogatoire, mais spécifiquement ce contre quoi nous sommes, c'est l'utilisation qu'en a fait la CAQ, notamment sur les enjeux de laïcité dans les dernières années. S'ils sont si confiants que leurs lois sont bonnes et qu'elles sont... qu'elles font avancer les droits comme ils le prétendent, bien alors ils n'ont rien à craindre à la soumettre aux tests des tribunaux.

Journaliste : ...donc, pour Québec solidaire, il faudrait couper les millions de dollars en subventions que Évenko et Live Nation reçoivent?

M. Zanetti : La demande qu'on a faite très précise vendredi dernier, j'ai écrit au ministre de la Culture et à la ministre du Tourisme aussi pour dire il faut revoir les critères d'attribution, parce que, tu sais, les solutions, c'est complexe ces affaires-là, il faut le faire dans le détail. Mais la situation actuelle, elle est aberrante. Qu'on finance l'impérialisme culturel américain avec nos propres fonds publics et que ça invisibilise les productions culturelles québécoises à Montréal même, c'est une situation qui est inacceptable puis on ne va pas se laisser avoir avec des arguments bureaucratiques. Il faut qu'ils trouvent une solution politique très rapidement.

Le Modérateur : En anglais.

Journaliste : What do you want exactly, because the image of Québec, with the...


 
 

11 h 17 (version non révisée)

Journaliste : …the abolition of… of the Programme de l'expérience québécoise is tarnished for immigrants who know French and would like to immigrate here. So, what are you asking the CAQ Government precisely at this point?

M. Zanetti : We're asking the CAQ Government to suspend the abolition of the PEQ in order to give… to give them time to have their leadership race and to take a real decision after. Because now what we are seeing is that they don't even agree between themselves. So, they have no legitimacy to continue this terrible bill, this terrible political decision. They have to suspend the abolition of the PEQ.

Journaliste : And, on Québec's bar association, why do you think it's a… it's an interesting proposition, it's a constructive approach that the Québec's bar association presented during the consultations on Bill 9, with the use of the notwithstanding clause to have a framework, like a law that will basically make sure that we are not going too far in using it too many times?

M. Zanetti : In the perspective of Québec being a province in Canada, it's an interesting proposal, but the very best proposal would be for Québec to be a country that doesn't need this clause, and that has a real chart of… of liberty, that is always, always valid, always… that can always protect everybody. Because now we have one, very good one, but the Government can just escape from it.

Journaliste : But what do you think about the use of the CAQ of the notwithstanding clause with Bill 21? I think Bill 40, Bill 96, Bill 9, what do you think?

M. Zanetti : We are in favor of the notwithstanding clause in general, which means that it has been used for good purposes in… during history back in the days, but one the use of the notwithstanding clause on the issues of secularism, under Bill 21, the Bill 9, the Bill 94 and other bills, it… it's not acceptable. It is terrible. It is a terrible use of the notwithstanding clause, because it… it suspends our liberty and that's… that's not a good… A… a political system that allows that is not a good political system. We have to change it

Journaliste : Merci.

Journaliste : Bien, juste en français, là-dessus... un peu moins précis, donc la proposition du Barreau, c'est une proposition qui est intéressante, le... d'encadrer l'utilisation de la...

M. Zanetti : On va l'évaluer en profondeur, ils ont fait leur proposition ce matin, là, on va l'évaluer en profondeur. Cela dit, on est d'accord avec... Ce que je veux dire, c'est la solution fondamentale...

Mme Ghazal : Utilisation abusive.

M. Zanetti : Oui, c'est... la solution fondamentale, c'est de faire un pays dans lequel on n'a pas besoin de clause dérogatoire. On a une charte des droits et libertés, puis on est capables de défendre notre identité, tout ça sans avoir des mécanismes comme ça qui peuvent être mal utilisés par des gouvernements malveillants pour suspendre les droits et libertés, comme il... comme la CAQ l'a fait dans le cas du p.l. n° 21, p.l. n° 9, p.l. n° 94. La proposition du Barreau, elle est intéressante, on va l'évaluer avant de dire qu'on se l'approprie, là, on se comprend. C'est rapide tout ça, puis les journées vont vite, là. Mais c'est... on partage leur point de vue sur le fait que ça n'a pas de bon sens d'avoir utilisé ça comme ça.

(Fin à 11 h 21)


 
 

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