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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Andrés Fontecilla, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de logement et d’habitation

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 12 février 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-cinq minutes)

M. Fontecilla : Bonjour, tout le monde. Hier, vous avez vu, la ministre de l'Habitation, Mme Proulx, a présenté son projet de loi n° 20, loi supposément visant à favoriser l'accès au logement. Franchement, c'est un gouvernement en fin de mandat qui manque carrément d'inspiration. Il n'a plus d'essence dans le moteur. Et, alors qu'on assiste à des flambées, qui durent depuis des années, des loyers, à une augmentation des prix des maisons, à la multiplication des reprises frauduleuses, des stratagèmes pour mettre des locataires à la porte. La crise du logement est encore très, très vivace au Québec. La CAQ préfère s'attaquer à quelques centaines, au mieux, dit-on, de locataires qui seraient des profiteurs riches du logement non pas social, mais du logement abordable. Carrément, ce gouvernement-là, au lieu de s'attaquer à... aux vraies causes de la crise du logement, il s'attaque à des détails, il ne règle... il ne règle rien. Il veut donner l'impression qu'il fait quelque chose en faisant du rebrassage de structures, en créant un supposé guichet unique, dont on n'a aucune idée de qui il va... de qui il va relever, comment il va fonctionner. Il s'attaque à des détails au lieu de s'attaquer à la vraie crise du logement. C'est désolant de voir un gouvernement agir ainsi à la fin de son mandat.

Mme Ghazal : Merci, Andrés. Le gouvernement est en fin de règne, il reste à peine quelques mois d'ici les élections, et il aurait pu démontrer... ou agir pour vrai pour s'attaquer à la crise du logement. De tout ce qu'il aurait pu faire, la seule chose que le gouvernement a décidé de faire et ce à quoi il a décidé de s'attaquer, c'est quelques locataires qui gagnent 60 000 $ et plus. Pendant ce temps-là, il ne s'attaque pas aux spéculateurs immobiliers, les rénovicteurs professionnels sans foi ni loi qui font vivre l'enfer à des locataires et qui augmentent les prix des loyers parce qu'il n'y a aucun mécanisme, il n'y a aucune loi qui les empêche de le faire. On a ici... ça a passé inaperçu, là, peut-être, cette semaine, mais il y a une victoire pour Henry Zavriyev, toujours le même, qui veut doubler les loyers alors qu'on est en pleine crise. Le gouvernement s'attaque à des locataires qui gagnent 60 000 $ et plus et il laisse faire les spéculateurs immobiliers comme Henry Zavriyev. Ça démontre encore une fois le bilan catastrophique de la CAQ en matière de logement.

Journaliste : Est-ce qu'en soi, quand même, un seuil de revenu maximal pour un logement abordable, c'est une bonne idée?

M. Fontecilla : Ce n'est pas...

Journaliste : ...ces logements-là aux gens qui gagnent encore moins cher?

M. Fontecilla : Ce n'est pas nécessairement une mauvaise idée, mais il faut considérer la situation dans son ensemble. Le logement social, ce n'est pas seulement pour les personnes qui vivent dans des... des personnes vulnérables à très bas revenus, ça peut être aussi des gens de la classe moyenne qui vivent dans des coopératives, ce qu'on appelle la mixité sociale, qui fait partie intégrante du modèle de logement social et communautaire développé au Québec depuis plus de 30 ans. La CAQ fait fi de tous ces éléments-là, et ils appliquent bêtement une règle en disant : Si vous gagnez plus de 60 000 $, bien, vous allez payer une compensation, et, à la limite, on va vous mettre à la porte. On peut regarder les seuils maximaux, mais il faut regarder l'ensemble de la situation. Le gouvernement de la CAQ, Mme Proulx agit seulement à la pièce.

Journaliste : ...M. Fontecilla, c'est bon ou pas bon, là? Parce que, du logement, il s'en construit. Il y a eu des actions qui ont été prises par Mme Duranceau. Je pense, vous l'avez déjà salué, là. Les villes, il y a des... ils construisent plus rapidement.

M. Fontecilla : Effectivement, il s'en construit, du logement, de façon générale, et c'est...

Journaliste : ...qu'on sorte des gens qui ne paient pas assez cher?

Mme Ghazal : Est-ce que c'est ça, la priorité, en ce moment?

M. Fontecilla : Est-ce que c'est... Voilà...

Journaliste : ...ça peut faire partie des priorités ou...

M. Fontecilla : Ça peut faire partie des priorités, mais il faut s'attaquer à des problèmes autrement plus urgents, là. Pendant que... On va évincer, à terme, quelques centaines de logements de coopératives d'habitation, mais il y a des milliers de locataires qui sont évincés de façon frauduleuse, là.

Journaliste : ...qu'il s'en construit plus?

M. Fontecilla : Tout à... Il s'en construit plus, oui, tout à fait, et dans le marché privé et...

Journaliste : ...et vous convenez avec moi qu'il faut sortir des gens qui ne paient pas leur juste coût?

M. Fontecilla : On peut regarder... On peut regarder cet aspect-là, mais ce n'est pas...

Journaliste : ...que ça prend de plus?

M. Fontecilla : Il faut s'attaquer aux pratiques frauduleuses du marché locatif. Il faut arrêter l'inflation des prix des maisons. Il faut avoir une politique de logement d'ensemble, non seulement s'attaquer à quelques centaines de locataires dans des coopératives, là, qui gagnent plus de 60 000 $.

Mme Ghazal : Il faut contrôler les loyers. Je veux dire, de pouvoir... Là, vous êtes un peu déconcentrés. Je ne sais pas qui vient de passer, là. C'est peut-être Bonhomme Carnaval, je ne sais pas.

Journaliste : ...on s'excuse.

Mme Ghazal : Oui, il n'y a pas de problème. C'est le contrôle des loyers. C'est des... C'est beaucoup plus...

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Bien, le gel à l'inflation, c'est ce qu'on propose, nous...

Journaliste : Vous parlez de gens qui font de la rénoviction, vous parlez des gens font des loyers... de la hausse de loyers abusive...

Mme Ghazal : Le contrôle des loyers, le contrôle des loyers. On a demandé qu'il y ait un gel des... de...

M. Fontecilla : Des loyers à l'inflation.

Mme Ghazal : ...à l'inflation pour... Il faut... Il faut agir, parce que c'est...

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Non, non, mais le gouvernement peut agir 17933 là, il y a… Tu as déposé un projet de loi.

M. Fontecilla : Tout à fait, tout à fait.

Mme Ghazal : Il peut agir, et le gouvernement décide : Ça, ça ne m'intéresse pas. Pendant ce temps-là, c'est des milliers et des milliers de logements qui sont hors de prix. Il n'y a pas de pénurie pour les logements très chers. Ça, il n'y a pas de pénurie. C'est pour les logements que les gens sont capables de payer tout en travaillant. Ça, ça n'existe pas. Pendant ce temps là, on a des immeubles entiers avec des gens comme lui. Demain, Andrés va être présent. Demain matin, je vous invite à être présent avec une des victimes de ces spéculateurs immobiliers que le gouvernement laisse faire. Pendant ce temps-là, il dit : C'est quoi la priorité avant la prochaine élection, alors qu'on a une crise et que les gens ont de la misère à trouver un loyer? Ah! tiens, les locataires, les quelques centaines, là, dont on n'a même pas le chiffre de locataires, là, ça, ça, ça va régler la crise. C'est ça que le gouvernement a décidé de faire.

S'il y avait une priorité à faire, parce qu'il ne reste pas des années, là, d'ici l'élection, il fallait qu'il fasse une priorité, il a décidé que les… les Shapiro, toutes ces personnes-là, qu'on voit leurs locataires venir dans nos bureaux, moi je les connais là, les gens. Les immeubles se vident… parce qu'ils ont peur de leurs locataires, ils viennent nous parler, puis ils sont les derniers qui restent. Puis là, ils disent : Ils font toutes sortes de manœuvres pour qu'on quitte, pour que, après ça, ils doublent les loyers. C'est des milliers et des milliers de logements, parce que le gouvernement a décidé de ne pas faire ce qui s'est fait ailleurs, ce qui s'est fait en Ontario, ailleurs au Canada, de contrôler les loyers. Il veut ça. C'est le Far West dans le logement. On laisse ces gens-là sévir avec toutes leurs victimes. Puis, au même moment, il dit on va s'attaquer aux gens qui sont dans les COOPS qui gagnent 60 000 $ ou plus. Avec quelques centaines, ce n'est pas ça qui va régler.

Journaliste : Puis quelle sorte de… puis parce qu'il ne faut pas… C'est vraiment une interrogation, puis je me demande si vous avez la solution. Par exemple, on a vu, là, des reportages récemment sur des logements qui étaient hyper insalubres, là, tu sais, sales. Il devait y avoir des rénovations, c'était même pour leur santé, c'était une question de santé. Qu'est-ce qu'on fait lorsqu'il y a un propriétaire qui décide justement de réinjecter énormément d'argent pour le rénover en… de façon à ce qu'il devienne de bonne qualité, mais il faut quand même qu'il se finance d'une certaine façon, ce propriétaire-là?

M. Fontecilla : Tout à fait, tout à fait.

Journaliste : Donc, qu'est-ce… c'est quoi la solution? C'est sûr qu'il va augmenter les loyers, là, parce qu'il réinvestit 1 million de dollars dans un bâtiment pour le remettre en...

M. Fontecilla : C'est tout à fait logique, tout à fait logique. Effectivement, il faut faire ce qu'on appelle du maintien d'actif. Il faut investir pour garder la qualité des logements. Il y a malheureusement des… encore trop de propriétaires négligents qui laissent aller leurs… leurs bâtiments qui se détériorent au détriment de la santé des locataires. Mais pour le propriétaire...

Journaliste : Le nouveau propriétaire l'achète, il dit : Bien, moi, je vais le faire puis je vais le remettre en ordre.

M. Fontecilla : Tout à fait, tout à fait.

Journaliste : C'est-tu normal que…

M. Fontecilla : Et le propriétaire… le propriétaire doit avoir des perspectives pour, en quelque sorte, récupérer cet investissement ou avoir un retour sur l'investissement et les derniers changements, la dernière réforme du mode de fixation des loyers a placé à 5 % par année, des taux d'amortissement pour récupérer cet investissement-là. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que, en bout de ligne, ce sont les locataires dans leur ensemble qui payent la totalité de la facture, alors que les profits du propriétaire lors de la vente, par exemple d'un actif immobilier, vont être empochés à 100 % par lui. Je pense que l'État devrait intervenir pour aider beaucoup plus de façon substantielle avec des programmes de rénovation écoénergétiques, les propriétaires pour que ce ne soit pas seulement les locataires aient à subir la… les coûts des améliorations locatives dans le marché locatif.

Journaliste : Donc, c'est à l'État de s'ingérer dans le marché.

M. Fontecilla : Mais l'État s'ingère dans le marché, là, c'est une évidence lui-même, là.

Journaliste : …de tout le monde...

M. Fontecilla : Bien, c'est une nécessité, un, de garder notre parc de locatif en santé, deux, de faire des économies d'énergie parce qu'on sait que notre parc, surtout locatif, est vieillissant. C'est des… c'est des… et on chauffe dehors avec ces bâtiments-là. Il faut investir, et c'est une tâche nationale. Je vous rappelle qu'Hydro-Québec va investir beaucoup d'argent d'ici les 10 prochaines années pour justement favoriser les économies d'énergie. Une cible, ça pourrait être d'améliorer les et les enveloppes écoénergétiques des bâtiments, justement pour favoriser cette économie d'énergie tout en améliorant l'état du parc locatif.

Journaliste : …par M. Charette sur les bâtiments qui force ça, cette rénovation-là, ça ne va pas assez loin?

M. Fontecilla : Je pense qu'il faut… il faudrait aller beaucoup, beaucoup plus loin, parce que ce qui se passe maintenant, ce que beaucoup de propriétaires utilisent, les stratagèmes de la rénovation pour augmenter non seulement les loyers, mais aussi pour se débarrasser des locataires qui payent des… des loyers moins chers et les louer beaucoup plus cher et plus… et plus tard. Donc, il faut faire la différence entre l'investissement dans un actif, là, pour garder la valeur et la hausse abusive, et ça, ça revient au TAL, et on pense que le TAL ne fait pas… ne va pas assez loin, là, pour réglementer, justement, ces abus-là.

Journaliste : Parlons d'argent, là, est-ce que Québec a fait un bon deal avec les médecins de famille?

Mme Ghazal : Non, bien sûr, puis c'était écrit dans le ciel, là, c'est sûr, avec tout ce qui est arrivé avec le projet de loi n° 2, puis là ils ont essayé de faire tout ça pour ça avec… avec le projet de loi n° 19 et il y a ceux qui n'ont pas fait un bon deal, là, ceux qui subissent les conséquences de ce mauvais deal là, c'est les patients. Il n'y a aucune garantie, en ce moment, avec le projet de loi, que même si tu inscris les 500 000, là, même si tu es inscrit avec un GMF, d'obtenir un rendez-vous, on en connaît plein de... du monde autour de nous qui ont... sont, entre guillemets, pris en charge par un GMF, bonne chance pour trouver un rendez-vous. 84 %, là, qui sont inscrits, là, puis qui n'arrivent pas à trouver un rendez-vous. Ils se tournent vers le GAP, ce n'est pas beaucoup plus efficace. Ça fait que non, ça n'a pas été un bon deal. Et, en plus de ça, ça coûte beaucoup plus cher, mais c'était écrit dans le ciel, parce que le gouvernement avait décidé que c'était la bataille avec les médecins. Et il n'y a pas... on n'est pas plus avancés pour... pour les patients.

Ce que ça prend, c'est une garantie que les patients puissent obtenir des rendez-vous. Tout le monde est inscrit, il n'y a pas de problème, mais personne n'obtient de rendez-vous. Le... ce n'est pas réglé, en plus, les rendez-vous coûtent plus cher. Tout le monde est perdant à cause de la CAQ.

Journaliste : Avez-vous lu le rapport du juge Fournier sur le PLQ? Qu'est-ce que vous en avez pensé?

Mme Ghazal : Bien, j'ai pensé que lui-même, il a dit, il a dit que c'est un chien pas de dent. Et aussi ce qu'on a vu, c'est qu'il ne peut pas... En fait, il pouvait ne rien dire, il ne pouvait rien infirmer, rien à... confirmer. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que ça ne change rien au fait que le Parti libéral, il y a une culture de la corruption qui est très ancrée depuis très longtemps dans ce parti-là. Eux-mêmes pensaient qu'ils en étaient sortis, visiblement ils ne s'en sont pas sortis. On a hâte de lire le rapport de l'UPAC, qui sont des chiens avec des dents, pour voir... pour voir ce qui s'est passé exactement. Parce que visiblement le Parti libéral est pris avec cette réputation-là. Je plains Charles Milliard, je ne pense pas qu'il va pouvoir la changer face à la population, cette réputation. Peu importe lui personnellement, ce qu'il... je... tu sais, ce n'est pas les individus personnels, c'est une culture de ce parti-là qui est bien, bien ancrée depuis très longtemps.

Journaliste : ...sont valables, ses conclusions, si vous dites qu'on n'est pas allés au fond des choses, finalement.

Mme Ghazal : Bien, lui-même... bien, valable ou pas, lui-même, il a dit : Je ne peux pas vraiment faire de conclusion. Ça fait qu'il ne le sait pas. Ça fait qu'on attend les vrais rapports, là, le rapport de l'UPAC.

Journaliste : On the report, Mr. Fournier said many times, in different interviews, in the last 12 hours, how limited his power was to investigate, and he could not answer the main question: Did members of the Québec Liberal Party received money to vote for the… Pablo Rodriguez in the leadership race? So, what does that tell you?

Mme Ghazal : Well, we have no conclusion with this report, but what I can say is that there is a culture of corruption in the Party liberal of Québec. Quebeckers know that. And for the Parti libéral du Québec, this culture and this… that we have on the culture of the Party Liberal of Québec is not illuminated at all. We will see this in the UPAC report, the conclusion of that UPAC report.

Journaliste : …the UPAC… if UPAC has a report and when it will come out, it can take months, and months, and months, same thing the Ethics Commissioner, same thing for the Chief Electoral Officer. What about Charles Milliard? Like, he should become the next… the next leader of the Québec Liberal Party on Sunday, officially, and even tomorrow.

Mme Ghazal : Yes, yes. Even if Charles Milliard is a good person, he will not be able to take off the… this culture and the reputation of the corruption culture in the Party Liberal of Québec.

Journaliste : …the report mean anything?

Mme Ghazal : No, this report does not mean anything, the report said : We don't know. This is what the judge says. I can't have any conclusion because I don't have the tools to make this investigation. So, the Party Liberal of Québec is at the same point than… than the beginning.

Journaliste : …to acts of sexual violence in schools, what will it take for… for youth, for young adults, for teenagers to really finally be taken seriously?

Mme Ghazal : Yes. I'm very concerned about the conclusion of the report for our students. It's… and the cause of that is the inaction of the government of the CAQ. They refuse to act and to prevent that sexual violence in our schools. A few years ago, I submitted a law to have… une loi-cadre to prevent this violence… sexual violence in schools. And the Government didn't do anything with that. I asked Mme Sonia LeBel and Francois Legault to take this law and to make it… to adopt it, to discuss about it, because the victims are the student, and I can't accept that.

Journaliste : The... the opposition party, especially the Québec Liberal Party and the Parti Québécois, perhaps also Québec solidaire, which I'm not aware of, really tried to convince the Gallant commission to be accepted in the «huis clos», the lockdown on Monday morning. How pivotal it is for the opposition parties to see and understand thoroughly what is in the report of the Gallant commission on SAAQclic and the modernization of the SAAQ?

Mme Ghazal : It's very important for us to be in this «huis clos». It's very important for us to understand all the recommendation and the report, because it will make us able to do our work as an opposition. It's because of the... our question that the government decided to put in place this commission. If we as opposition party at Québec solidaire and the other parties, we didn't insist and ask question days after day to make all the light on this scandal of SAAQclic, there will not be a commission. So, we need to be part of this «huis clos» and to understand everything and to make sure that all the recommendations of this report will be put in place, because it costs a lot of money, more... 1 billion... billion? «1 milliard».

Journaliste : ...

Mme Ghazal : 500 millions.

Journaliste : «C'est ça», half a billion.

Mme Ghazal : Half a billion. It costs a lot of money for Quebeckers, half $1 million. And we don't want this scandal to cost more and more for people.

Journaliste : : ...sur les violences sexuelles.

Mme Ghazal : : Oui.

Journaliste : : Donc, ce n'est pas pris au sérieux, c'est ce qu'on constate, là, à la lecture du rapport.

Mme Ghazal : : Oui. Moi, je suis extrêmement, extrêmement préoccupée de lire encore une fois, ce n'est pas la première fois, le rapport du protecteur de l'élève qui dit qu'il y a des violences sexuelles encore dans les écoles et qu'elles sont banalisées. Ça, ça veut dire qui en... ce sont les victimes. L'inaction du gouvernement de la CAQ pour prévenir les violences à caractère sexuel dans les écoles primaires et secondaires fait en sorte qu'il y a... que les victimes sont les élèves. Il y a une solution. Il existe une solution. Moi, ça fait longtemps que j'ai déposé un projet de loi pour qu'il y ait une loi-cadre pour protéger les étudiants, les élèves face à ces violences sexuelles. Qu'attend François Legault, qu'attend la ministre Sonia LeBel pour appeler ce projet de loi, pour qu'on travaille en commission pour le bien-être des élèves? Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 43)

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