Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures vingt-cinq minutes)
M. Paradis : Bonjour à toutes
et à tous. Donc, alors que nous sommes toujours dans l'évaluation des impacts
de la publication du rapport de la commission d'enquête sur le scandale SAAQclic,
le Parti québécois, qui attend toujours des réponses à certaines des questions
qu'on a posées depuis lundi, est aussi dans l'action de manière constructive.
Nous avons fait adopter, hier, une motion qui devient donc... qui est donc
devenue une résolution de l'Assemblée nationale, qui demande au gouvernement du
Québec de procéder à une réforme de la Loi sur la transparence et l'éthique en
matière de lobbyisme, ce qui est une des recommandations phares du rapport du
commissaire Gallant, parce qu'il a constaté que, de ces entreprises du domaine
privé qui sont aux mamelles de l'État et qui ont empoché des centaines de
millions sans livrer la marchandise, n'ont pas été soumises aux obligations de
transparence dans leurs relations avec l'État, et le commissaire Gallant dit :
Il y a des lacunes importantes, dans la loi, qu'il faut combler.
Incidemment, c'est aussi lié à l'enquête
sur les services du cabinet international McKinsey qui, lui aussi, a empoché de
juteux contrats de la part du gouvernement de la CAQ, notamment pour la gestion
de la pandémie. On parle, je pense, de contrats à 35 000 $ par jour,
et ce cabinet n'avait pas non plus été soumis à une obligation de transparence
dans ses relations avec l'État et le commissaire au lobbyisme, donc, demandait...
il a essayé d'enquêter, puis il a dit : Je ne peux pas aller au bout de
l'enquête parce qu'il y a des lacunes dans la loi, je ne peux pas aller plus
loin. Donc, nous sommes très contents d'avoir été dans... du côté du... de
solutions constructives qu'on peut mettre en œuvre dès maintenant. Tous les
partis sont d'accord avec cette initiative.
Bon, mais pendant que nous on parle du
scandale SAAQclic, n'oublions pas de jeter un regard sur le... sur ce qui se
passe du côté fédéral. Aujourd'hui, nous soulignons le triste 10 ᵉ anniversaire du scandale du
système de paie Phénix, et on apprend aujourd'hui, via les médias, que le
système de paie n'est toujours pas fonctionnel, qu'il ne livre toujours pas la
marchandise. Et on le rappelle, ce sont des milliards qui sont en jeu, 5 milliards
de dollars. Alors nous, ici, on se scandalise à bon droit de ce qui s'est passé
dans SAAQclic, 1,1 milliard, Phénix, c'est 5 milliards. Dix ans plus
tard, il n'y a toujours pas d'imputabilité. Là-bas, il n'y a pas eu de
commission d'enquête sur ce véritable scandale qui s'ajoute à celui, par
exemple, du système Cúram. Le système Cúram, on n'en parle pas assez ici non
plus. Ça, c'est le système pour verser les pensions aux aînés. Il y a 85 000 aînés,
au Canada, qui ont de la difficulté à toucher leur pension parce que le système
informatique ne fonctionne pas. Il n'y a pas... il n'y a pas d'enquête non plus,
là-dessus. Je... on pourrait parler d'ArriveCAN, un système qui n'a jamais
fonctionné, qui avait été conçu par des gens liés au gouvernement. 60 millions,
ça n'a jamais fonctionné. Donc, il y en a plein, des scandales de
transformation numérique, de systèmes informatiques qui ne fonctionnent pas au
fédéral, et personne n'en parle. C'est important parce que c'est notre argent
qui est perdu, aussi, dans ces systèmes-là. Quand on parle des coûts du
fédéralisme, de ce que ça nous coûte de faire partie du régime fédéral, ça, c'en
est un exemple, et le... le bonus là-dessus, c'est un jeu de mots voulu, c'est
que le premier ministre Mark Carney vient d'attribuer 3 millions en primes
et bonis pour les hauts fonctionnaires fédéraux pour les récompenser de leur
bonne gestion, alors que le déficit est grimpé à 78 milliards cette année.
Alors, bravo, on les félicite avec des bonis. C'est ça, le problème, c'est qu'on
pense que ce qui se passe à Ottawa ne nous concerne pas, parce que c'est trop
éloigné. Puis, quand on parle du gouvernement de trop qui est trop loin, c'est
justement ça, c'est l'argent des payeurs de taxes québécois qui est en jeu.
Journaliste : ...système de
télécommunication DSQ.
M. Paradis : Quelle est votre
question?
Journaliste : Bien, c'est des
problèmes informatiques au Québec, là, depuis 20 ans.
M. Paradis : Mais on en
parle, on a des problèmes avec la transformation numérique. Nous-mêmes, au
Parti québécois, on a proposé des solutions, on en a. Ce que je vous dis, ce
que je vous dis, c'est qu'il y a un problème... Non, mais laissez-moi répondre.
Journaliste : ...en informatique,
au gouvernement, quand vous prenez le pouvoir. Parce qu'il est là, le problème :
Il n'y a aucun... aucune possibilité de rétention, parce que le gouvernement ne
paie pas assez les spécialistes en informatique, qui s'en vont au privé après. Comme
gouvernement en attente, vous faites quoi?
M. Paradis : Ça fait... ça
fait partie du problème, et pour le régler, ce que nous avons proposé nous-mêmes
rejoint ce qui a été proposé par la commission Gallant lundi. La commission
Gallant dit... ça peut paraître contre-intuitif, parce qu'il dit : On va...
il faut recréer quelque chose, mais c'est pour que ça nous coûte moins cher.
Donc, il faut regrouper l'expertise dans une unité dont ça va être le rôle de
superviser les projets de... Bien, là, écoutez, là, vous me demandez, là, des
montants puis combien on les paye, c'est...
Journaliste : ...le salaire
des ingénieurs en informatique, êtes vous prêt à le payer le coût du privé ou
vous restez dans le... dans les paramètres de l'État québécois?
M. Paradis : Bien là, aujourd'hui...
Journaliste : ...paramètre de
l'État québécois.
M. Paradis : Il y a une...
Oui, mais là, il y a une réponse que je ne pourrais pas vous donner aujourd'hui,
c'est de dire : En fonction des barèmes qui s'appliquent au gouvernement,
tel va être payé à tel montant. Mais il est vrai qu'il va falloir recréer une
expertise de pointe dans une unité dont ça va être ça, le rôle, parce que la
SAAQ doit s'occuper d'assurance automobile du Québec. En santé, leur mission, c'est
la santé. Ce qui est dommage, c'est que le gouvernement de la CAQ a créé le
ministère de la Cybersécurité et du numérique justement pour ça, et une des
conclusions du rapport Gallant, c'est que ce ministère et le ministre Éric
Caire s'est désintéressé de ce qui se passait à la SAAQ et s'est désintéressé
de ce qui se passait ailleurs.
Journaliste : ...le ministre,
il gère des dossiers, moi, je vous le dis, les techniciens, les ingénieurs en
informatique, vous les recrutez comment? Vous les gardez comment?
M. Paradis : Il va...
Journaliste : C'est ça,
l'essence du problème.
M. Paradis : Bien, d'abord,
il faut leur donner l'autonomie, puis il faut leur donner le mandat de faire
ça. Le problème actuellement, c'est que c'était diffus dans plusieurs
ministères, que le rôle du ministère de la Cybersécurité et du numérique n'était
pas clair, qu'il y avait un désintérêt de la part du ministre par rapport à ce
qui se passait. Donc, les premières conclusions, là, avant de parler de
salaire, là, c'est qu'il faut mettre de l'ordre dans la façon dont on gère ces
contrats-là, dont on octroie les contrats. Quel est le rôle des compagnies
privées par rapport à cette unité-là? La première chose à faire, et ça, ça s'applique
pour des contrats qui sont en cours actuellement, c'est de voir ce que sont ces
recommandations sur l'organisation du travail.
Journaliste : Karl Malenfant,
là, il avait une expertise, puis un des problèmes, c'est qu'on lui a donné trop
d'autonomie. Donc, votre proposition, je veux dire, ça nous expose encore à des
problèmes comme on l'a vécu, non?
M. Paradis : Mais là, ça veut...
ça ne veut pas dire qu'il faut laisser une seule personne décider de tout et
imposer un agenda. Ça... ça, c'est des principes clairs de gestion qu'il doit y
avoir de la reddition de comptes, qu'il doit y avoir une responsabilité
ministérielle lorsque ce sont des centaines de millions en jeu, donc d'avoir
une structure de gestion adéquate qui laisse la place à une saine autonomie,
mais avec une saine reddition de comptes, une saine transparence et une saine
responsabilité ministérielle, bien oui, c'est faisable, ça s'appelle de la
bonne gouvernance, et on n'a pas eu ça.
Journaliste : ...de créer une
autre structure, de la bureaucratie supplémentaire, justement, votre parti
souhaite, là, limiter...
M. Paradis : Tout à fait.
Journaliste : ...la
bureaucratie, donc, je ne vois pas trop quelle forme ça pourrait prendre de
s'éviter ça?
M. Paradis : Ce qu'on dit, c'est
qu'il faut recréer l'expertise et la centrer à un endroit où on dit : Ça,
c'est la mission de cette unité de s'occuper de la transformation numérique. Le
rapport Gallant l'indique, et plusieurs des experts l'ont indiqué, et je
comprends votre question parce que ça peut paraître contre-intuitif, mais ce
n'est pas comme si c'est noir ou si c'est blanc, c'est que, oui, il y a eu trop...
Ici, là, on a eu l'exemple de ce que c'est, là, du gaspillage puis de trop de
procédures, mais à la fin, ce que ça donne, c'est manque de transparence,19999manque de reddition de comptes, manque
d'imputabilité des ministres. C'est ça les problèmes de trop de… de procédures,
mais qui, à la fin, ça ne donne pas les résultats. Centrer l'expertise pour
qu'on ait des gens qui connaissent ça, qui s'occupent de superviser ces
contrats-là.
Journaliste : M. Paradis,
vous n'auriez pas aimé ça, avoir comme collègue, M. Boulerice?
Mme Gentilcore : Mais
évidemment qu'on ne se mêle pas, là, des affaires internes, là, des autres
partis. On l'a dit souvent, puis on va toujours le redire. Mais ce qui est
intéressant en ce qui concerne… ce qu'on peut dire peut-être par rapport à M.
Boulerice, c'est que là où on peut se prononcer, c'est qu'il a souvent eu des
frondes envers le mouvement indépendantiste, et il a dit lui-même à plusieurs
reprises ne pas être indépendantiste. J'ai retrouvé une citation de lui dans LaPresse,
là, je pense, puis il l'avait dit sur les réseaux sociaux également. Donc là,
il veut s'amener dans un parti qui se dit en tout cas indépendantiste. Donc,
non seulement M. Boulerice n'a pas le bon sexe, mais il n'est pas non plus
indépendantiste.
Journaliste : Qu'est-ce que
vous pensez justement de cette exception que QS va faire pour un homme?
Mme Gentilcore : C'est les
affaires de QS, puis on verra bien la décision qui sera prise en fin de
semaine. Nous, on a…
Journaliste : …en matière de
condition féminine?
Mme Gentilcore : Oui, puis…
Journaliste : Et Mme Ghazal
dit : C'est parce qu'on est un parti féministe, donc, nous, on adopte des
règles pour encourager les femmes, mais là il y aura une exception pour un
homme.
Mme Gentilcore : On est aussi
un parti féministe et, chez nous, c'est la zone paritaire qui est dans notre
mire. Donc, on doit atteindre la zone paritaire, puis on a des militants qui
sont dédiés, chez nous, à s'assurer qu'on atteigne ces objectifs-là, et je
pense que c'est la bonne chose à faire, puis ça fonctionne bien chez nous.
Journaliste : …zone
paritaire, là, de…
Mme Gentilcore : C'est dans
nos statuts, on se doit d'atteindre la zone paritaire. Donc, nos militants sont
au courant, les exécutifs locaux font des… des propositions en ce sens-là
aussi. Puis nous, on le voit vraiment sur le… le portrait global de ça, puis on
se doit d'atteindre la zone paritaire.
Journaliste
: …comtés
sûrs, disons, parce qu'il y a toute la… les chiffres bruts, mais il y a aussi
la perspective réelle de l'emporter. Vous, est-ce que cette considération, dans
certaines circonscriptions, par exemple…
Mme Gentilcore : On ne le
voit pas par circonscription, ce n'est pas comme ça qu'on l'aborde. On l'aborde
vraiment sur le plan global puis on s'assure d'atteindre cette parité-là. C'est
ce qui a été fait en 2022 et c'est ce qu'on a l'intention de faire aussi en
2026.
Journaliste : Est-ce que vous
aimeriez ça que votre parti affronte quelqu'un comme M. Boulerice dans le coin,
ce serait une bataille intéressante?
Mme Gentilcore : Toutes les
batailles seront intéressantes. Ça va être des élections qui vont être
passionnantes, je pense, dans plusieurs circonscriptions.
Journaliste : …qu'on ne règle
pas avec la Fédération des médecins spécialistes, qui se dirige vers des moyens
de pression.
M. Paradis : Le projet de loi
n° 2, lorsqu'il a été présenté, là devait tout régler. Ça a été le chaos.
Après ça, le gouvernement nous a annoncé que, là, il était sur le bord de
régler parce qu'il a retiré le projet de loi n° 2 puis qu'il arrive avec
des nouvelles solutions. Il n'y a toujours pas de règlement. C'est très
malheureux, cette gestion chaotique de la part du gouvernement des négociations
avec les deux principales fédérations. On appelle les parties à se centrer sur
l'intérêt des patients qui actuellement n'ont toujours pas ce que le
gouvernement de la CAQ leur a promis dès sa première élection en 2018, c'est-à-dire
que tout le monde allait avoir un médecin au Québec, tout le monde allait avoir
accès à des services dans un délai raisonnable, avec pas trop d'attente à
l'urgence. C'est ça qui est le plus important, puis ça ne se passe pas
actuellement.
Journaliste : Est-ce qu'un gouvernement
du Parti québécois accorderait une exemption aux médias écrits pour le
recyclage?
Mme Gentilcore : C'est un…
c'est un bon sujet. Je leur ai parlé à plusieurs reprises, puis évidemment,
j'étais moi-même au Devoir à l'époque, quand on a commencé à parler de
ça. On est clairement pour aider les médias, là. Je veux dire, on l'a dit à
plusieurs reprises, il faut aider nos médias privés à tirer leur épingle du
jeu. Bon, les médias écrits profitent déjà l'exemption, là, pour leur masse
salariale de journalistes. On veut l'étendre à l'ensemble des radios et de la
télévision, et du numérique également. Mais il va falloir le regarder parce
qu'il y a vraiment eu un changement au niveau justement, de ces normes-là au
niveau du recyclage. Donc, on est en train de le regarder actuellement, mais
c'est certain qu'il va falloir aider nos médias en ce sens là.
Journaliste : La FMSQ, en
fait, les médecins spécialistes disent que l'enjeu principal actuellement qui
bloque, c'est le financement. Est-ce que vous croyez que le gouvernement devra
ajouter de l'argent dans l'enveloppe?
M. Paradis : L'objectif de
toute cette négociation, c'était de faciliter l'accès à un médecin puis l'accès
aux services. Ça devrait être ça, l'objectif. Et nous…
Journaliste : Donc, on ajoute
des sous pour atteindre l'objectif?
M. Paradis : Non, non.
Le Modérateur : On va passer
en anglais.
Journaliste
: Ah, yes!
Journaliste : Juste pour
préciser, si on rajoute de l'argent par rapport aux médecins spécialistes, donc
pas de hausse de salaire du tout, là. Je… je…
M. Paradis : Bien, notre
compréhension, c'est que cette réforme-là, c'est ce que le ministre de la Santé
a répété à plusieurs moments, c'est qu'elle devait se faire pas avec des coûts
additionnels, c'était de revoir la façon dont on prend en charge les patients
pour assurer une meilleure prise en charge. Donc, c'est ça, l'objectif...
Journaliste
:
...renégocier leur entente-cadre, là. Donc, vous, vous préconisez zéro... zéro
augmentation dans l'entente-cadre?
M. Paradis : Bien, là-dessus,
je vais vous référer à mon collègue Joël Arseneau, là, qui connaît très bien le
dossier, mais l'objectif, c'est une meilleure prise en charge des patients.
C'est ça, l'objectif, puis c'est là-dessus que les fédérations et le
gouvernement devraient être centrés.
Journaliste
: ...juste
une... un salon de coiffure condamné à payer 500 $ à une personne non binaire.
J'aimerais avoir votre avis là-dessus.
Mme Gentilcore : Bien, on
trouve que ça va loin. C'est sûr et certain qu'on trouve que ça va loin, parce
qu'on fait... on parle ici d'une petite PME qui, clairement, a fait beaucoup,
là, pour accommoder la personne. On l'a vu dans les échanges courriel, entre
autres. On répond, là : Nous prendrons en compte... en compte vos
commentaires lors de la prochaine mise à jour de notre offre de services, ce
qui fut fait. Ils ont ajouté l'option sur le site Web. Donc... tu sais, puis
même les clients paient à la minute, là, pour s'assurer que, peu importe le
genre de la personne, le prix soit... le prix soit payé de la même façon. Donc,
à la lumière de ça, tout ce qui a été fait du côté du salon pour être accueillant,
pour être bienveillant à l'égard de la personne cliente, nous, on ne voit pas
comment la judiciarisation d'enjeu comme celui-là peuvent aider au mieux vivre
ensemble. Donc... donc, voilà. Tu sais, on... est-ce que c'est vraiment à ces
petites PME là qu'on veut s'attaquer? Est-ce que c'est vraiment elles qu'on
veut s'en prendre? Est-ce qu'on vise les bonnes personnes finalement, là, dans
ce dossier-là? Quand on a des gens qui sont de bonne foi, qui sont
bienveillants puis qui ont voulu tout mettre en place pour justement accommoder
cette personne-là. C'est ça, la question qu'on se pose. Est-ce qu'on... est-ce
qu'on a la bonne cible ici?
Journaliste
: On the hair salon, the fact
that the hair salon has to pay $500, according to the Human Rights Commission,
do you think it's… it helped… it is helping the cause?
Mme Gentilcore : We don't think so. We think it's going way too far. I mean, because
there we have a small company. They're doing their best. We see that, in the
exchanges that they have by… by email, and they changed their website after the
comment that they receive from that person. So, is it the right target, to go
against these little companies? We don't think it's helping the situation right
now.
Journaliste
: Daniel Turp, former PQ MNA said yesterday at the Bill1 hearings he
thinks a chapter should be added recognizing the rights of anglophones. What do
you… what do you think of that?
M. Paradis : Well, we think this is the wrong forum to discuss this. We still
don't believe in this bill tabled by the CAQ Government. There was no prior
consultation. This is a constitution that will apply… still submitted to the
Federal Constitution. So, unfortunately, whatever we're discussing, that's a
wrong forum.
Journaliste
: Would you add a chapter on Anglophone rights?
M. Paradis : We're not… we're not discussing adding or subtracting or the
contents. On the very principle, we are at the wrong forum. This is the end of
the second mandate of this Government. And they're coming with a so-called
Constitution. So many, so many intervenors came in the general consultations
and said: How come you are coming with this project at this time? First Nations
came and said: We were not consulted, and we are not even included nowhere in
this text. So, it's a no go with the Constitution.
Journaliste
: …renegotiations between medical specialists and the Government is
at an impasse again, point of contention is lack of funding. What's your…
what's your take on back?
M. Paradis : Each party should be focusing on the objectives that were set and
that was agreed to by both sides. A better access for patients throughout
Québec to swift and accessible services. And that's not happening. And
unfortunately, that's not what we're hearing. And once again, unfortunately
with Bill… with Bill 2 tabled by the Government that only brought chaos.
Withdrawing Bill 2 and then going into direct negotiations was supposed to be
the way forward with a new bill tabled, and it's still not working. So, once
again, unfortunately, the Government aimed at creating a chaos and thought that
it would be a political gain. It's not working and there is still no agreement
and there is still no better access to services throughout Québec.
Journaliste
: What would you… would happen with Bill 19? It was supposed to
integrate also the changes according to the agreement with the medical
specialists.
M. Paradis : Well, we're waiting for the Government to bring results, which we
are still not seeing with two bills now tabled in a few months time. So, the
Government must deliver, because, at the end, patients throughout Québec are
waiting for the Government to deliver on its promise to bring more of… more
services, swifter services. It's not happening.
(Fin à 8 h 44)