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Point de presse de M. Pascal Paradis, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de cybersécurité et du numérique, et Mme Catherine Gentilcore, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de culture et de communications

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 18 février 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-cinq minutes)

M. Paradis : Bonjour à toutes et à tous. Donc, alors que nous sommes toujours dans l'évaluation des impacts de la publication du rapport de la commission d'enquête sur le scandale SAAQclic, le Parti québécois, qui attend toujours des réponses à certaines des questions qu'on a posées depuis lundi, est aussi dans l'action de manière constructive. Nous avons fait adopter, hier, une motion qui devient donc... qui est donc devenue une résolution de l'Assemblée nationale, qui demande au gouvernement du Québec de procéder à une réforme de la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme, ce qui est une des recommandations phares du rapport du commissaire Gallant, parce qu'il a constaté que, de ces entreprises du domaine privé qui sont aux mamelles de l'État et qui ont empoché des centaines de millions sans livrer la marchandise, n'ont pas été soumises aux obligations de transparence dans leurs relations avec l'État, et le commissaire Gallant dit : Il y a des lacunes importantes, dans la loi, qu'il faut combler.

Incidemment, c'est aussi lié à l'enquête sur les services du cabinet international McKinsey qui, lui aussi, a empoché de juteux contrats de la part du gouvernement de la CAQ, notamment pour la gestion de la pandémie. On parle, je pense, de contrats à 35 000 $ par jour, et ce cabinet n'avait pas non plus été soumis à une obligation de transparence dans ses relations avec l'État et le commissaire au lobbyisme, donc, demandait... il a essayé d'enquêter, puis il a dit : Je ne peux pas aller au bout de l'enquête parce qu'il y a des lacunes dans la loi, je ne peux pas aller plus loin. Donc, nous sommes très contents d'avoir été dans... du côté du... de solutions constructives qu'on peut mettre en œuvre dès maintenant. Tous les partis sont d'accord avec cette initiative.

Bon, mais pendant que nous on parle du scandale SAAQclic, n'oublions pas de jeter un regard sur le... sur ce qui se passe du côté fédéral. Aujourd'hui, nous soulignons le triste 10 ᵉ anniversaire du scandale du système de paie Phénix, et on apprend aujourd'hui, via les médias, que le système de paie n'est toujours pas fonctionnel, qu'il ne livre toujours pas la marchandise. Et on le rappelle, ce sont des milliards qui sont en jeu, 5 milliards de dollars. Alors nous, ici, on se scandalise à bon droit de ce qui s'est passé dans SAAQclic, 1,1 milliard, Phénix, c'est 5 milliards. Dix ans plus tard, il n'y a toujours pas d'imputabilité. Là-bas, il n'y a pas eu de commission d'enquête sur ce véritable scandale qui s'ajoute à celui, par exemple, du système Cúram. Le système Cúram, on n'en parle pas assez ici non plus. Ça, c'est le système pour verser les pensions aux aînés. Il y a 85 000 aînés, au Canada, qui ont de la difficulté à toucher leur pension parce que le système informatique ne fonctionne pas. Il n'y a pas... il n'y a pas d'enquête non plus, là-dessus. Je... on pourrait parler d'ArriveCAN, un système qui n'a jamais fonctionné, qui avait été conçu par des gens liés au gouvernement. 60 millions, ça n'a jamais fonctionné. Donc, il y en a plein, des scandales de transformation numérique, de systèmes informatiques qui ne fonctionnent pas au fédéral, et personne n'en parle. C'est important parce que c'est notre argent qui est perdu, aussi, dans ces systèmes-là. Quand on parle des coûts du fédéralisme, de ce que ça nous coûte de faire partie du régime fédéral, ça, c'en est un exemple, et le... le bonus là-dessus, c'est un jeu de mots voulu, c'est que le premier ministre Mark Carney vient d'attribuer 3 millions en primes et bonis pour les hauts fonctionnaires fédéraux pour les récompenser de leur bonne gestion, alors que le déficit est grimpé à 78 milliards cette année. Alors, bravo, on les félicite avec des bonis. C'est ça, le problème, c'est qu'on pense que ce qui se passe à Ottawa ne nous concerne pas, parce que c'est trop éloigné. Puis, quand on parle du gouvernement de trop qui est trop loin, c'est justement ça, c'est l'argent des payeurs de taxes québécois qui est en jeu.

Journaliste : ...système de télécommunication DSQ.

M. Paradis : Quelle est votre question?

Journaliste : Bien, c'est des problèmes informatiques au Québec, là, depuis 20 ans.

M. Paradis : Mais on en parle, on a des problèmes avec la transformation numérique. Nous-mêmes, au Parti québécois, on a proposé des solutions, on en a. Ce que je vous dis, ce que je vous dis, c'est qu'il y a un problème... Non, mais laissez-moi répondre.

Journaliste : ...en informatique, au gouvernement, quand vous prenez le pouvoir. Parce qu'il est là, le problème : Il n'y a aucun... aucune possibilité de rétention, parce que le gouvernement ne paie pas assez les spécialistes en informatique, qui s'en vont au privé après. Comme gouvernement en attente, vous faites quoi?

M. Paradis : Ça fait... ça fait partie du problème, et pour le régler, ce que nous avons proposé nous-mêmes rejoint ce qui a été proposé par la commission Gallant lundi. La commission Gallant dit... ça peut paraître contre-intuitif, parce qu'il dit : On va... il faut recréer quelque chose, mais c'est pour que ça nous coûte moins cher. Donc, il faut regrouper l'expertise dans une unité dont ça va être le rôle de superviser les projets de... Bien, là, écoutez, là, vous me demandez, là, des montants puis combien on les paye, c'est...

Journaliste : ...le salaire des ingénieurs en informatique, êtes vous prêt à le payer le coût du privé ou vous restez dans le... dans les paramètres de l'État québécois?

M. Paradis : Bien là, aujourd'hui...

Journaliste : ...paramètre de l'État québécois.

M. Paradis : Il y a une... Oui, mais là, il y a une réponse que je ne pourrais pas vous donner aujourd'hui, c'est de dire : En fonction des barèmes qui s'appliquent au gouvernement, tel va être payé à tel montant. Mais il est vrai qu'il va falloir recréer une expertise de pointe dans une unité dont ça va être ça, le rôle, parce que la SAAQ doit s'occuper d'assurance automobile du Québec. En santé, leur mission, c'est la santé. Ce qui est dommage, c'est que le gouvernement de la CAQ a créé le ministère de la Cybersécurité et du numérique justement pour ça, et une des conclusions du rapport Gallant, c'est que ce ministère et le ministre Éric Caire s'est désintéressé de ce qui se passait à la SAAQ et s'est désintéressé de ce qui se passait ailleurs.

Journaliste : ...le ministre, il gère des dossiers, moi, je vous le dis, les techniciens, les ingénieurs en informatique, vous les recrutez comment? Vous les gardez comment?

M. Paradis : Il va...

Journaliste : C'est ça, l'essence du problème.

M. Paradis : Bien, d'abord, il faut leur donner l'autonomie, puis il faut leur donner le mandat de faire ça. Le problème actuellement, c'est que c'était diffus dans plusieurs ministères, que le rôle du ministère de la Cybersécurité et du numérique n'était pas clair, qu'il y avait un désintérêt de la part du ministre par rapport à ce qui se passait. Donc, les premières conclusions, là, avant de parler de salaire, là, c'est qu'il faut mettre de l'ordre dans la façon dont on gère ces contrats-là, dont on octroie les contrats. Quel est le rôle des compagnies privées par rapport à cette unité-là? La première chose à faire, et ça, ça s'applique pour des contrats qui sont en cours actuellement, c'est de voir ce que sont ces recommandations sur l'organisation du travail.

Journaliste : Karl Malenfant, là, il avait une expertise, puis un des problèmes, c'est qu'on lui a donné trop d'autonomie. Donc, votre proposition, je veux dire, ça nous expose encore à des problèmes comme on l'a vécu, non?

M. Paradis : Mais là, ça veut... ça ne veut pas dire qu'il faut laisser une seule personne décider de tout et imposer un agenda. Ça... ça, c'est des principes clairs de gestion qu'il doit y avoir de la reddition de comptes, qu'il doit y avoir une responsabilité ministérielle lorsque ce sont des centaines de millions en jeu, donc d'avoir une structure de gestion adéquate qui laisse la place à une saine autonomie, mais avec une saine reddition de comptes, une saine transparence et une saine responsabilité ministérielle, bien oui, c'est faisable, ça s'appelle de la bonne gouvernance, et on n'a pas eu ça.

Journaliste : ...de créer une autre structure, de la bureaucratie supplémentaire, justement, votre parti souhaite, là, limiter...

M. Paradis : Tout à fait.

Journaliste : ...la bureaucratie, donc, je ne vois pas trop quelle forme ça pourrait prendre de s'éviter ça?

M. Paradis : Ce qu'on dit, c'est qu'il faut recréer l'expertise et la centrer à un endroit où on dit : Ça, c'est la mission de cette unité de s'occuper de la transformation numérique. Le rapport Gallant l'indique, et plusieurs des experts l'ont indiqué, et je comprends votre question parce que ça peut paraître contre-intuitif, mais ce n'est pas comme si c'est noir ou si c'est blanc, c'est que, oui, il y a eu trop... Ici, là, on a eu l'exemple de ce que c'est, là, du gaspillage puis de trop de procédures, mais à la fin, ce que ça donne, c'est manque de transparence,19999manque de reddition de comptes, manque d'imputabilité des ministres. C'est ça les problèmes de trop de… de procédures, mais qui, à la fin, ça ne donne pas les résultats. Centrer l'expertise pour qu'on ait des gens qui connaissent ça, qui s'occupent de superviser ces contrats-là.

Journaliste : M. Paradis, vous n'auriez pas aimé ça, avoir comme collègue, M. Boulerice?

Mme Gentilcore : Mais évidemment qu'on ne se mêle pas, là, des affaires internes, là, des autres partis. On l'a dit souvent, puis on va toujours le redire. Mais ce qui est intéressant en ce qui concerne… ce qu'on peut dire peut-être par rapport à M. Boulerice, c'est que là où on peut se prononcer, c'est qu'il a souvent eu des frondes envers le mouvement indépendantiste, et il a dit lui-même à plusieurs reprises ne pas être indépendantiste. J'ai retrouvé une citation de lui dans LaPresse, là, je pense, puis il l'avait dit sur les réseaux sociaux également. Donc là, il veut s'amener dans un parti qui se dit en tout cas indépendantiste. Donc, non seulement M. Boulerice n'a pas le bon sexe, mais il n'est pas non plus indépendantiste.

Journaliste : Qu'est-ce que vous pensez justement de cette exception que QS va faire pour un homme?

Mme Gentilcore : C'est les affaires de QS, puis on verra bien la décision qui sera prise en fin de semaine. Nous, on a…

Journaliste : …en matière de condition féminine?

Mme Gentilcore : Oui, puis…

Journaliste : Et Mme Ghazal dit : C'est parce qu'on est un parti féministe, donc, nous, on adopte des règles pour encourager les femmes, mais là il y aura une exception pour un homme.

Mme Gentilcore : On est aussi un parti féministe et, chez nous, c'est la zone paritaire qui est dans notre mire. Donc, on doit atteindre la zone paritaire, puis on a des militants qui sont dédiés, chez nous, à s'assurer qu'on atteigne ces objectifs-là, et je pense que c'est la bonne chose à faire, puis ça fonctionne bien chez nous.

Journaliste : …zone paritaire, là, de…

Mme Gentilcore : C'est dans nos statuts, on se doit d'atteindre la zone paritaire. Donc, nos militants sont au courant, les exécutifs locaux font des… des propositions en ce sens-là aussi. Puis nous, on le voit vraiment sur le… le portrait global de ça, puis on se doit d'atteindre la zone paritaire.

Journaliste : …comtés sûrs, disons, parce qu'il y a toute la… les chiffres bruts, mais il y a aussi la perspective réelle de l'emporter. Vous, est-ce que cette considération, dans certaines circonscriptions, par exemple…

Mme Gentilcore : On ne le voit pas par circonscription, ce n'est pas comme ça qu'on l'aborde. On l'aborde vraiment sur le plan global puis on s'assure d'atteindre cette parité-là. C'est ce qui a été fait en 2022 et c'est ce qu'on a l'intention de faire aussi en 2026.

Journaliste : Est-ce que vous aimeriez ça que votre parti affronte quelqu'un comme M. Boulerice dans le coin, ce serait une bataille intéressante?

Mme Gentilcore : Toutes les batailles seront intéressantes. Ça va être des élections qui vont être passionnantes, je pense, dans plusieurs circonscriptions.

Journaliste : …qu'on ne règle pas avec la Fédération des médecins spécialistes, qui se dirige vers des moyens de pression.

M. Paradis : Le projet de loi n° 2, lorsqu'il a été présenté, là devait tout régler. Ça a été le chaos. Après ça, le gouvernement nous a annoncé que, là, il était sur le bord de régler parce qu'il a retiré le projet de loi n° 2 puis qu'il arrive avec des nouvelles solutions. Il n'y a toujours pas de règlement. C'est très malheureux, cette gestion chaotique de la part du gouvernement des négociations avec les deux principales fédérations. On appelle les parties à se centrer sur l'intérêt des patients qui actuellement n'ont toujours pas ce que le gouvernement de la CAQ leur a promis dès sa première élection en 2018, c'est-à-dire que tout le monde allait avoir un médecin au Québec, tout le monde allait avoir accès à des services dans un délai raisonnable, avec pas trop d'attente à l'urgence. C'est ça qui est le plus important, puis ça ne se passe pas actuellement.

Journaliste : Est-ce qu'un gouvernement du Parti québécois accorderait une exemption aux médias écrits pour le recyclage?

Mme Gentilcore : C'est un… c'est un bon sujet. Je leur ai parlé à plusieurs reprises, puis évidemment, j'étais moi-même au Devoir à l'époque, quand on a commencé à parler de ça. On est clairement pour aider les médias, là. Je veux dire, on l'a dit à plusieurs reprises, il faut aider nos médias privés à tirer leur épingle du jeu. Bon, les médias écrits profitent déjà l'exemption, là, pour leur masse salariale de journalistes. On veut l'étendre à l'ensemble des radios et de la télévision, et du numérique également. Mais il va falloir le regarder parce qu'il y a vraiment eu un changement au niveau justement, de ces normes-là au niveau du recyclage. Donc, on est en train de le regarder actuellement, mais c'est certain qu'il va falloir aider nos médias en ce sens là.

Journaliste : La FMSQ, en fait, les médecins spécialistes disent que l'enjeu principal actuellement qui bloque, c'est le financement. Est-ce que vous croyez que le gouvernement devra ajouter de l'argent dans l'enveloppe?

M. Paradis : L'objectif de toute cette négociation, c'était de faciliter l'accès à un médecin puis l'accès aux services. Ça devrait être ça, l'objectif. Et nous…

Journaliste : Donc, on ajoute des sous pour atteindre l'objectif?

M. Paradis : Non, non.

Le Modérateur : On va passer en anglais.

Journaliste : Ah, yes!

Journaliste : Juste pour préciser, si on rajoute de l'argent par rapport aux médecins spécialistes, donc pas de hausse de salaire du tout, là. Je… je…

M. Paradis : Bien, notre compréhension, c'est que cette réforme-là, c'est ce que le ministre de la Santé a répété à plusieurs moments, c'est qu'elle devait se faire pas avec des coûts additionnels, c'était de revoir la façon dont on prend en charge les patients pour assurer une meilleure prise en charge. Donc, c'est ça, l'objectif...

Journaliste : ...renégocier leur entente-cadre, là. Donc, vous, vous préconisez zéro... zéro augmentation dans l'entente-cadre?

M. Paradis : Bien, là-dessus, je vais vous référer à mon collègue Joël Arseneau, là, qui connaît très bien le dossier, mais l'objectif, c'est une meilleure prise en charge des patients. C'est ça, l'objectif, puis c'est là-dessus que les fédérations et le gouvernement devraient être centrés.

Journaliste : ...juste une... un salon de coiffure condamné à payer 500 $ à une personne non binaire. J'aimerais avoir votre avis là-dessus.

Mme Gentilcore : Bien, on trouve que ça va loin. C'est sûr et certain qu'on trouve que ça va loin, parce qu'on fait... on parle ici d'une petite PME qui, clairement, a fait beaucoup, là, pour accommoder la personne. On l'a vu dans les échanges courriel, entre autres. On répond, là : Nous prendrons en compte... en compte vos commentaires lors de la prochaine mise à jour de notre offre de services, ce qui fut fait. Ils ont ajouté l'option sur le site Web. Donc... tu sais, puis même les clients paient à la minute, là, pour s'assurer que, peu importe le genre de la personne, le prix soit... le prix soit payé de la même façon. Donc, à la lumière de ça, tout ce qui a été fait du côté du salon pour être accueillant, pour être bienveillant à l'égard de la personne cliente, nous, on ne voit pas comment la judiciarisation d'enjeu comme celui-là peuvent aider au mieux vivre ensemble. Donc... donc, voilà. Tu sais, on... est-ce que c'est vraiment à ces petites PME là qu'on veut s'attaquer? Est-ce que c'est vraiment elles qu'on veut s'en prendre? Est-ce qu'on vise les bonnes personnes finalement, là, dans ce dossier-là? Quand on a des gens qui sont de bonne foi, qui sont bienveillants puis qui ont voulu tout mettre en place pour justement accommoder cette personne-là. C'est ça, la question qu'on se pose. Est-ce qu'on... est-ce qu'on a la bonne cible ici?

Journaliste : On the hair salon, the fact that the hair salon has to pay $500, according to the Human Rights Commission, do you think it's… it helped… it is helping the cause?

Mme Gentilcore : We don't think so. We think it's going way too far. I mean, because there we have a small company. They're doing their best. We see that, in the exchanges that they have by… by email, and they changed their website after the comment that they receive from that person. So, is it the right target, to go against these little companies? We don't think it's helping the situation right now.

Journaliste : Daniel Turp, former PQ MNA said yesterday at the Bill1 hearings he thinks a chapter should be added recognizing the rights of anglophones. What do you… what do you think of that?

M. Paradis : Well, we think this is the wrong forum to discuss this. We still don't believe in this bill tabled by the CAQ Government. There was no prior consultation. This is a constitution that will apply… still submitted to the Federal Constitution. So, unfortunately, whatever we're discussing, that's a wrong forum.

Journaliste : Would you add a chapter on Anglophone rights?

M. Paradis : We're not… we're not discussing adding or subtracting or the contents. On the very principle, we are at the wrong forum. This is the end of the second mandate of this Government. And they're coming with a so-called Constitution. So many, so many intervenors came in the general consultations and said: How come you are coming with this project at this time? First Nations came and said: We were not consulted, and we are not even included nowhere in this text. So, it's a no go with the Constitution.

Journaliste : …renegotiations between medical specialists and the Government is at an impasse again, point of contention is lack of funding. What's your… what's your take on back?

M. Paradis : Each party should be focusing on the objectives that were set and that was agreed to by both sides. A better access for patients throughout Québec to swift and accessible services. And that's not happening. And unfortunately, that's not what we're hearing. And once again, unfortunately with Bill… with Bill 2 tabled by the Government that only brought chaos. Withdrawing Bill 2 and then going into direct negotiations was supposed to be the way forward with a new bill tabled, and it's still not working. So, once again, unfortunately, the Government aimed at creating a chaos and thought that it would be a political gain. It's not working and there is still no agreement and there is still no better access to services throughout Québec.

Journaliste : What would you… would happen with Bill 19? It was supposed to integrate also the changes according to the agreement with the medical specialists.

M. Paradis : Well, we're waiting for the Government to bring results, which we are still not seeing with two bills now tabled in a few months time. So, the Government must deliver, because, at the end, patients throughout Québec are waiting for the Government to deliver on its promise to bring more of… more services, swifter services. It's not happening.

(Fin à 8 h 44)

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