L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Etienne Grandmont, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’environnement, de faune et de parcs

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Etienne Grandmont, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’environnement, de faune et de parcs

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 18 février 2026, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures deux minutes)

Mme Ghazal : Bonjour tout le monde. Heureuse d'être, avec vous, ce matin, avec Etienne. Vous l'avez vu, l'inflation frappe plus fort au Québec qu'ailleurs au pays. Le coût de la vie fait souffrir les Québécois. La crise du logement, le coût de l'épicerie, tout coûte extrêmement cher. On attend toujours les propositions du gouvernement pour aider les Québécois et aider leur portefeuille. Nous, on le dit, cette session, Québec solidaire, on va être le chien de garde du portefeuille des Québécois. On a mis en place des... des mesures pour aider les gens à faire face à la crise du coût de la vie. On va en mettre d'autres, notamment enlever les taxes sur les produits d'hygiène, qui sont un produit essentiel, geler les loyers et l'inflation, etc., etc.

Qu'attend François Legault? Qu'attend le gouvernement pour agir, pour aider les Québécois, au lieu de nous faire perdre notre temps et notre argent avec le troisième lien, entre autres?

M. Grandmont : Oui. Moi, j'aimerais vous parler aussi d'un sujet que je vais aborder aujourd'hui en motion du mercredi. Il s'agit du projet Marinvest Energy. C'est un projet, je le rappelle, qui part de l'Alberta. C'est du gaz qui vient de la fracturation hydraulique, une pratique qui est interdite ici, au Québec, par ailleurs, là, et qui, donc, serait transporté par gazoduc, des pipelines, sur 1 000 kilomètres, qui déboucherait à Baie-Comeau. Ce projet-là, vous savez, ça ressemble beaucoup à GNL Québec, qu'on avait abandonné il y a cinq ans, la CAQ, c'est un de ses bons coups d'un point de vue environnemental. Mais là, ce qu'on apprend, c'est que la CAQ est en train de négocier ou, en tout cas, de discuter avec les lobbyistes de Marinvest Energy, une compagnie norvégienne. Le Parti libéral du Québec avec Charles Milliard, maintenant à sa tête, renverse les décisions qui avaient été prises par sa prédécesseure, Dominique Anglade, et ouvre la porte à un... à ce genre de projets là. Et puis, on a le Parti québécois qui, par deux fois, s'est montré ouvert, ne ferme plus la porte au projet de transport de gaz naturel liquéfié, notamment dans son congrès d'orientation, vous vous souviendrez, il y a une motion qui a été adoptée, qui, en fait, qui ne fermait plus la porte à ce genre de projet là. Et puis la candidate Marie-Caroline Laflamme, dans Chicoutimi, dans un débat, qui a dit... qui a gardé la porte ouverte en disant : On attendra les conclusions d'un BAPE. Mais en même temps, on sait très bien qu'un BAPE, d'une part, ça n'a pas de pouvoir de coercition, c'est un pouvoir de recommandation seulement et, par ailleurs, le gouvernement est en train d'adopter un projet de loi, le projet de loi n° 5, qui viendrait faciliter ou accélérer les projets d'envergure nationale dans lequel Marinvest pourrait se qualifier, justement, et couper les évaluations environnementales et le Parti libéral... le Parti québécois, vous l'avez entendu, sans doute, hier, lors du vote sur le principe, ne s'est pas montré fermé du tout, a voté pour le principe de... du p.l. n° 5. Donc, on est en train de voir l'apparition d'une coalition fossile, ça nous inquiète. Québec solidaire est le seul parti qui a une position claire sur ce projet-là, on va s'assurer qu'on s'en va dans la bonne direction et on va garder nos... nos adversaires politiques à l'oeil, nos collègues parlementaires à l'oeil sur ce projet-là.

Journaliste : ... vous êtes prêts à quoi pour accueillir M. Boulerice dans vos rangs? ...à quelles règles de Québec solidaire?

Mme Ghazal : Ce matin, on n'a aucune annonce à faire aujourd'hui. Je sais que vous êtes pressés de savoir qui vont être les candidatures dans nos comtés. Vous allez voir, on va avoir d'excellentes candidatures dans tous nos comtés à Québec solidaire. Stay tuned.

Journaliste : Comment vous le qualifiez, M. Boulerice?

Mme Ghazal : Il n'y a pas d'annonce à faire... oui?

Journaliste : Comment vous... comment vous... écoutez-moi, là.

Mme Ghazal : Oui, je vous écoute.

Journaliste : Comment vous le qualifiez, comment vous le qualifiez, M. Boulerice? Comment vous le trouvez?

Mme Ghazal : Bien, M. Boulerice, c'est une personnalité connue et très aimée des gens de sa circonscription. Évidemment, moi, je suis députée à Montréal. Comme tous les autres élus à Montréal, je le connais, je le croise et c'est quelqu'un de très respecté et très aimé.

Journaliste : Mais concernant les règles, à Québec solidaire, est-ce qu'il y aura possibilité de déroger à ces règles pour présenter des candidats masculins?

Mme Ghazal : En fait, la façon que ça fonctionne à Québec solidaire, on est un parti féministe et la parité, pour nous, ce n'est pas juste un souhait ou un vœu pieux comme dans les autres partis, c'est très sérieux depuis notre fondation, depuis 2006, et on met en place des mesures, hein, on nous le dit à quel point c'est difficile d'avoir des femmes, moi, je le vois, moi-même, j'ai obtenu des menaces juste parce que je suis une femme publique qui prend la parole et ce qui fait qu'il y a beaucoup de femmes qui fuient la... la politique qui... ça leur fait peur. Donc, c'est difficile, donc, on met en place des mesures, dans notre parti, pour amener les femmes, hein, moi, on m'a dit : Qu'est ce qu'on va faire, qu'est ce qu'on fait, Mme Ghazal, pour amener plus de femmes? Ça fait qu'on met en place des mesures pour ça et on va respecter ces mesures-là, sauf exception.

Journaliste : Mme Ghazal, je pense que tout le monde est pour la vertu, là, sauf que... est ce qu'il peut y avoir une flexibilité dans la vertu?

Mme Ghazal : Justement, tout le monde est pour la vertu, et c'est juste des paroles en l'air. Nous, à Québec solidaire, on prend des mesures pour nous assurer qu'il y ait des résultats. Et la mesure qu'on a prise pour qu'il y ait des résultats, pour qu'il y ait des femmes qui ne soient pas juste candidates, qui soient élues tout en respectant la démocratie interne de notre parti, c'est de dire que, dans les comtés où on a... il y a des députés de Québec solidaire qui, par exemple, ne se présentent pas, que ça soit des femmes, sauf une seule exception qui confirme la règle, ça va être une exception pour Gouin.

Journaliste : Il va y avoir une exception... il va y avoir une exception pour Gouin? OK.

Mme Ghazal : Oui, c'est la seule exception, puis ça... mais ce sont les membres qui décident. Ça va être les membres qui vont décider, nos membres qui vont décider s'ils acceptent cette exception-là. Puis j'ai confiance qu'on va trouver des voies de passage.

Journaliste : Pourquoi on a besoin d'une exception?

Mme Ghazal : Parce que c'est juste dans Gouin qu'il va y avoir un homme.

Journaliste : Donc, c'est déjà fait... vous entends. Il va y avoir une exception...

Mme Ghazal : Non, non, ça va être une décision qu'on va prendre.

Journaliste : Vous dites, vous dites : Il va y avoir un homme dans Gouin, il va y avoir une exception. Vous parlez comme si c'était déjà fait, là.

Mme Ghazal : Non, et ça veut dire, il y a une exception qui est proposée à nos membres, ça va être nos membres qui vont décider.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Bien, c'est une proposition qu'on amène. Vous le savez, comment ça fonctionne dans notre parti, là, je sais que ce n'est pas la même chose dans les autres partis. Nous, à Québec solidaire, on met des propositions, il y a des discussions dans notre parti, 17933 puis ce sont nos membres, ce n'est pas moi qui décide, ce sont nos membres qui décident. Et je suis confiante qu'on va prendre la bonne décision pour le parti.

Journaliste : ...c'est l'Exécutif, c'est la direction...

Mme Ghazal : Oui, bien, c'est comme ça tout le temps, les cahiers n'apparaissent pas tout seuls. On a une direction politique qui amène des propositions et les membres choisissent. Puis ce sont nos membres qui ont décidé. Et ça a été une proposition de la direction politique qu'il y ait des femmes, qu'on ait des places réservées pour les femmes, parce qu'on veut avoir des femmes en politique, on ne veut pas juste que ce soit des souhaits. Pour nous, c'est important qu'il y ait des femmes élues en politique, surtout dans le contexte, aujourd'hui, avec la montée du discours masculiniste où les femmes se font attaquer quand elles prennent la parole. J'en sais quelque chose.

Journaliste : ...à ce candidat potentiel pour changer cette règle-là ou vouloir changer cette règle-là?

Mme Ghazal : Ce sont... C'est une exception qui confirme la règle et ça va être nos membres qui vont décider.

Journaliste : ...est-ce que vous avez confiance que cette exception va être acceptée par les membres?

Mme Ghazal : Moi, j'ai confiance que nos membres, comme d'habitude, comme depuis que je suis ici dans le parti, depuis 2006, on a des débats, des discussions, puis je le sais qu'à la fin on va prendre la décision qui est la meilleure pour le parti.

Journaliste : C'est quoi?

Mme Ghazal : Ça va être... ça va être nos membres qui vont décider. Nous, on propose qu'il y ait une exception à la règle, et c'est important de respecter la règle.

Journaliste : ...ça ne démontre pas que les règles ont un problème.

Mme Ghazal : Je peux vous... Moi, ce que j'aimerais, là, c'est poser la question aux autres partis : C'est quoi que vous mettez comme règles dans votre parti pour qu'il y ait des femmes qui soient... pas juste candidates, mais qui soient élues, et aussi qui soient ministres? C'est quoi, les règles que les autres partis font? Nous, à Québec solidaire, pour nous, c'est sérieux.

Journaliste : ...vous dites : C'est quoi que vous mettez, les autres partis? Mais vous êtes en train de donner exactement le contraire comme exemple que ce que vous avez adopté comme règle. Vous demandez tout de suite une exception, puis vous allez mettre un homme dans une circonscription. Alors, ça va tout à fait à l'encontre de votre discours, là, je veux dire, à ce moment-là, présentez une femme dans un comté sûr, comme celui-là.

Mme Ghazal : C'est votre opinion. C'est faux, ce que vous dites. En fait...

Journaliste : Ce n'est pas faux...

Mme Ghazal : Oui, c'est faux.

Journaliste : ...vous venez adopter une exception, vous avez adopté une exception à toutes les règles que vous avez adoptées jusqu'à maintenant.

Mme Ghazal : Non, c'est faux, parce que, dès la ligne de départ, il va avoir une majorité de femmes dans nos comtés, où on a des chances de gagner.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : C'est le cas, ça va être ça. Ça fait que c'est une exception qui confirme la règle.

Journaliste : Qu'est-ce qui justifie que vous fassiez cette exception-là?

Mme Ghazal : Ça va être nos membres qui le décident, parce qu'on a une candidature qu'on va avoir de l'avant.

Journaliste : ...l'Exécutif propose, ça fait que...

Mme Ghazal : Il y a une candidature d'un homme indépendantiste, de gauche, dans Gouin, Gouin, c'est un comté historique. Gouin, c'est un comté historique pour Québec solidaire, c'est quand même le comté de la fondatrice et mon mentor Françoise David, et aussi de quelqu'un d'important de Guillaume.

Journaliste : Vous êtes sûre qu'il est indépendantiste, votre candidat?

Mme Ghazal : N'importe qui qui vient... devient candidat de Québec solidaire est indépendantiste depuis 2006. Vous avez manqué un...  Vous avez manqué toute l'histoire de Québec solidaire, si vous posez la question.

Journaliste : ...pourquoi le débat est à huis clos sur ce sujet-là.

Mme Ghazal : En fait, ce n'est pas un huis clos sur ce sujet-là. Nous, dans nos statuts, pour aller de l'avant rapidement, par exemple, sur des questions d'intendance, de régie interne, de prise en considération de toutes sortes de rapports, des aspects un peu plus administratifs sur nos règles et règlements, ce n'est pas la première fois. On tient...

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Je n'ai pas fini ma réponse.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Oui, merci. Donc, nous, on tient des instances comme celles-là, ce n'est pas la première fois pour des règles d'intendance et de régie interne. Et on le fait pour que, dans nos instances, où on prend des orientations comme les congrès où tous les membres sont là, on puisse justement adopter des... ce genre d'orientation là. Ils ne comprennent pas... dans la poutine interne.

Journaliste : ...on peut vous croire que ce sera la seule exception? Ce que vous dites, c'est l'exception à la règle, est-ce qu'on peut vous croire que ça va être la seule?

Mme Ghazal : Ça va être la seule. Et, selon nos règles, ça va être la seule qu'on va pouvoir aussi techniquement faire. Je suis porte-parole, cheffe parlementaire de Québec solidaire et, je vous le dis, là, ça va être la seule exception. De toute façon, ce ne sera plus possible de faire d'autres... avec nos règles, ce ne sera pas possible de faire d'autres exceptions.

Journaliste : ...quel est le nom de cet homme indépendantiste...

Mme Ghazal : Ha, ha, ha! Ah! je le sais, moi aussi, j'ai hâte de vous le dire, mais ce ne sera pas aujourd'hui.

Journaliste : Je n'ai pas compris... Mais je ne comprends pas pourquoi vous dites que ce n'est pas possible. Il y a une règle, il y a une règle...

Mme Ghazal : Parce que ça prend un conseil national, puis il n'y en aura pas d'autres, conseil national, pour pouvoir avoir une exception. C'est vraiment une raison technique.

Journaliste : Mais, dans le futur de Québec solidaire, il pourrait y avoir d'autres exceptions. 

Mme Ghazal : En fait, cette mesure-là, elle a été prise par nos membres, dans notre parti démocratique, pour assurer la parité pour les femmes. Elle a été prise jusqu'à la prochaine élection. Après ça, ce ne sera plus le cas.

Journaliste : ...pourquoi est-ce que ça crée des tensions à l'intérieur du parti? Vous-même, tantôt, vous avez dit : Ça va être un homme. On a l'impression que c'est déjà décidé, là.

Mme Ghazal : Non, ce que je dis, c'est que c'est ce qui est proposé. Ça va être nos membres qui vont décider. Ce n'est pas moi qui décide 17933 parce que sinon, on... je l'aurais fait, puis c'est les membres qui décident, ça ne marche pas avec nos règles à nous, à Québec solidaire, je sais que ce n'est pas la même chose pour les autres partis. Moi, je suis très fière d'être dans un vrai parti démocratique, contrairement aux autres. Et... et ça va être les... eux qui vont décider puis on va avoir des discussions comme d'habitude. Et après ça, les membres vont prendre la meilleure décision pour notre parti.

Des voix : ...

Journaliste : ...vous envoyez le message à vos membres, que si vous avez une candidature vedette, quelqu'un, eh bien nos valeurs prend le bord. On peut changer dans la circonscription qui a des chances de gagner, parce qu'on s'entend qu'avec les sondages il y a peu de chances que vous ayez tous les comtés que vous ayez en ce moment, actuellement, à l'heure où on se parle. Donc, c'est ce que... c'est le message que vous envoyez à vos membres, là. On laisse tomber nos valeurs pour ça.

Mme Ghazal : C'est votre interprétation, ce n'est pas ça qui est proposé, parce que, contrairement aux autres... moi, j'aimerais ça que vous posiez la question aux autres partis : Qu'est-ce qu'ils font pour qu'il y ait des femmes en politique? Moi, je suis la seule femme à la tête d'un parti politique au Québec en 2026. Je veux dire, on n'avance pas, là, avec la montée de discours masculinistes, et tout ça. Nous, il va y avoir parité dans nos candidatures, pas... pas uniquement partout. C'est le cas de toute façon, sans aucune exception, depuis la fondation du parti, mais dans tous nos comtés où est-ce qu'on a des chances... Ils ont des châteaux forts, mais moi, je ne prends jamais rien pour acquis, là. Il n'y a pas de château fort nulle part. Ce sont les électeurs et électrices qui décident. Mais il va y avoir parité. Cette exception-là ne remet pas du tout en question cette parité, ce qui n'est pas le cas dans les autres partis. Moi, j'aimerais ça savoir... Posez la question aux autres partis : Qu'est-ce que fait le Parti québécois pour s'assurer qu'il y ait une parité dans leurs... les gens qui vont être élus de leur parti. Qu'est-ce que va faire le Parti libéral du Québec pour qu'il y ait parité pour les gens qui vont être élus dans son parti? Qu'est-ce que va faire la CAQ pour qu'il y ait des gens... Qu'est-ce qu'ils vont faire?

Journaliste : ...est-ce que ça vous pose un problème que M. Alexandre Boulerice ait déjà dit clairement qu'il n'était pas souverainiste?

Mme Ghazal : Je ne sais pas pourquoi vous me posez des questions sur M. Boulerice. Moi, ce que... moi, c'est que je... M. Boulerice est quelqu'un de... un député très respecté, très aimé, et il fait un excellent travail dans son comté.

Journaliste : ...qu'est-ce que vous pensez du fait que la FMSQ va faire une rencontre jeudi? Puis il va y avoir un plan d'action. Comme se fait-il qu'on n'arrive pas à régler avec les médecins spécialistes actuellement?

Mme Ghazal : Parce qu'on a un gouvernement qui a parti les discussions avec les médecins sur le mauvais pied. Il nous a fait reculer, il nous a fait... Il nous a fait perdre du temps avec la guerre qu'il a... qu'il a menée avec les médecins. Et là on voit le résultat. Donc, moi, je n'ai aucune confiance, comme la majorité des Québécois en ce gouvernement-là. Et pendant ce temps-là, même... il va y avoir des discussions, des négociations et tout ça, mais pendant ce temps-là, il n'y a pas de services aux patients. Et ça, c'est à cause de ce gouvernement-là. Il est temps qu'on change de gouvernement.

Journaliste : ...Mme Ghazal, un salon de coiffure condamné à payer 500 $ à une personne non-binaire. Je voudrais vous entendre là-dessus, parce que cette personne-là... bon, il y avait des coupes pour les hommes, des coupes pour les femmes, mais pas des coupes pour lui ou elle. Excusez-moi, donc, je voulais... je voudrais vous entendre là-dessus. Qu'est-ce que vous en pensez?

Mme Ghazal : C'est sûr que le jugement, c'est un jugement du tribunal, on le respecte. Est-ce que, par exemple... parce qu'à la fin du jugement, il y a un 500 $ que l'entreprise doit payer. Est-ce que c'était nécessaire qu'il paie le 500 $, surtout qu'ils ont même changé, là, sur leur site l'inscription, ils ont changé, et avant même le jugement. Donc, bien, c'est... tu sais, c'est important sur les droits... les droits de la personne et l'égalité de tous les citoyens, que les tribunaux se prononcent là-dessus, puis c'est ce qu'ils ont fait, puis on respecte ça.

Journaliste : ...compte tenu de la crise des médias, est-ce que le gouvernement devrait assouplir ce qu'il demande pour le recyclage pour les imprimés?

Mme Ghazal : Pour... En fait, c'est très, très préoccupant, là, toute la crise des médias, ce que... pour notre démocratie, c'est extrêmement important. Donc, ce que vivent les médias partout, c'est très, très préoccupant. Donc, le gouvernement devrait trouver des solutions puis des voies de passage pour s'assurer de... d'aider les médias puis de les... de les aider pour les maintenir, parce qu'il y a beaucoup de médias qui sont... Oui.

Journaliste : ...et là on parle de retirer une taxe pour le recyclage du papier. Donc, pour vous, vous pensez qu'on...

Mme Ghazal : Bien, il faudrait trouver une solution. C'est le gouvernement qui est autour de la table, c'est à lui de trouver une solution qui... une voie de passage pour s'assurer que ça n'ait pas d'impact négatif, puis peut-être remplacer ça par une autre mesure pour aider nos médias, partout au Québec, parce que c'est fondamental pour notre démocratie.

Journaliste : Juste une question sur les coopératives. Je ne sais pas si vous avez vu, en fait, le projet de loi n° 20, là, que les coopératives disent : On va se retrouver à perdre nos locataires les plus expérimentés, puis ce n'est pas nécessairement des gens très riches, là, qui continuent de vivre. Qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous répondez à ça?

M. Grandmont : Bien, d'une part, est-ce que c'est la bonne... est-ce que c'est une bonne solution adaptée à la crise du logement qu'on vit actuellement? C'est la première chose que j'aurais envie de dire. Je veux dire, nous, on propose des solutions, un registre des loyers, un gel des loyers à l'inflation. On a proposé à travers le temps, on a été très, très, très actifs. On a protégé... On a réussi à obtenir des gains, même, pour protéger les locataires aînés. Puis tout ce que trouve à faire la ministre de l'Habitation, c'est venir légiférer sur qui a le droit d'habiter ou pas dans une coop d'habitation. C'est très surprenant. Honnêtement, ce n'est pas s'attaquer vraiment à la... au problème de la crise du logement.

D'autre part, moi, les coops d'habitation, évidemment... Je veux dire, que les gens aient une limite de revenus quand ils habitent dans un logement qui est subventionné, un logement dans une coop subventionnée ou encore dans un OBNL ou encore dans un HLM, ça va de soi, c'est normal, on veut... c'est spécifique, c'est pour aider des personnes, des ménages qui sont plus vulnérables. Mais, dans une coop d'habitation, c'est un organisme sans but lucratif qui doit garder sa pleine autonomie et qui quand choisit ses futurs locataires, quand un logement se libère ou quand on crée une nouvelle coop... on doit s'assurer que l'autonomie des coops est respectée et qu'ils puissent trouver des gens selon leurs critères qui peuvent être, oui, le revenu, mais aussi des compétences qu'on veut gérer... qu'on veut aller chercher pour gérer ce projet communautaire, commun, d'habitation. Donc, pour vrai, là, je pense que, dans ce projet de loi là, un, ça ne répond pas aux enjeux de la crise du logement actuelle, et, d'autre part, c'est une attaque en règle contre l'autonomie des coops d'habitation, là.

Journaliste : Oui, mais le fait que les coops soient subventionnées, ça ne justifie pas qu'on intervienne là aussi?

M. Grandmont : Bien, sont subventionnées, c'est-à-dire?

Journaliste : ...elles le sont, là.

M. Grandmont : Bien, il y a des logements qui sont subventionnés à l'intérieur des coops. Ça, ça peut arriver. Puis là il y a des critères de revenus qui s'appliquent. Évidemment, ça, on est d'accord avec ça. Mais, après ça, sur la réalisation d'un projet de coop, oui, à quelque part, il y a un montage financier qu'il y a une partie d'argent public qui peut venir là-dedans. Mais le principe d'une coopérative, c'est l'autonomie de décision. Je veux dire, n'importe quelle coop... La Barberie, ici, en bas, c'est une coop. Des coops de travail, il en existe plein. Et le pouvoir... l'autonomie, c'est du pouvoir donné aux membres qui s'en occupent et qui le gèrent. Donc, ce n'est pas... ce n'est pas supposé être différent pour des coops d'habitation que pour tout autre type de coopérative qui existe dans l'écosystème entrepreneurial québécois, là.

Le Modérateur : En anglais.

Journaliste : Mme Ghazal, juste une petite question. Compte tenu des principes de QS sur le féminisme, est-ce que vous croyez que le prochain premier ministre devrait être une femme ou un homme?

Mme Ghazal : Ce sont les Québécois et Québécoises qui vont décider.

M. Grandmont : On aimerait bien que ce soit Ruba Ghazal.

Mme Ghazal : Moi, je vais être aspirante... Moi, je vais être aspirante première ministre. Donc, j'espère que les Québécois et Québécoises vont me faire confiance.

Journaliste : ...membres de la CAQ qui vont décider du prochain premier ministre. Alors, est-ce que ça prend une prochaine première ministre ou un prochain premier ministre?

Mme Ghazal : Moi, je ne m'occupe pas des règles internes de la CAQ, je les laisse gérer ça, mais je les invite à mettre en place des mesures pour la prochaine élection pour qu'il y ait des femmes.

Journaliste : …with the hair salon story, do you think it's… it's helping the cause? Is it sending a positive message or it's…

Mme Ghazal : Well, the tribunal made a decision. We respect this decision. It's important for tribunals in Québec to take decisions on these issues. Now, maybe the $500 wasn't necessary because the salon had already changed his practices.

Journaliste : So, they did the right thing?

Mme Ghazal : Well, it's… I'm not judge, and… but I respect…

Journaliste : …there was an effort made.

Mme Ghazal : Yes, absolutely. And it's important to take in consideration the effort that salon has made, which the judge didn't decide to do it. But it's… I respect this decision after all.

Journaliste : Can you please explain the exception in Gouin to your candidate rules and why it's necessary?

Mme Ghazal : Yes. At Québec solidaire, the parity between women and men in our candidates is very important. It's a value that we have since the foundation of our party. And our members, because we are a democratic party, decided to reserve… counties? Non.

Des voix :

Mme Ghazal : Ridings, yes. And our members decided to reserve ridings for women in solidaire ridings, you understand what I mean? But for… we decided to have an exception, and it's the members who will decide for… if they accept this exception only for Gouin, because Gouin is a very important riding for Québec solidaire. And the members will discuss and will decide if they accept this exception for Gouin, and I'm sure they will take the right decision for our party.

Journaliste : But how do you explain contradicting your own rules.

Mme Ghazal : It's an exception that confirms the rule; we are the only party that put in place serious measures to ensure the parity between men and women. If you ask that question to other political parties, they don't have this type of measure because we take it seriously, and even with this exception, the principle will remain respected.

Journaliste : …negotiations between… or renegotiations between the medical specialist in Québec government is at an impasse again. What is your… What is your take on that?

Mme Ghazal : I'm not surprised that the negotiations are not going well because of the government of the CAQ, they created chaos in our health system, and this is continuing and unfortunately, the patients are paying the price of that. So, we can't wait to change this government, people don't have confidence on them. Merci.

(Fin à 8 h 25)

Participants


Document(s) associé(s)