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(Huit heures quarante-sept minutes)
M. Arseneau
: Bonjour,
tout le monde. Je suis fier de vous présenter, ce matin, un projet de loi, en
fait, vous parler d'un projet de loi que je vais présenter tout à l'heure,
évidemment, au salon rouge. C'est un projet visant l'amélioration de la qualité
de l'air au Québec, assurer une qualité d'air qui est améliorée dans l'ensemble
des régions du Québec pour protéger la population, évidemment, contre les
risques sanitaires liés à la pollution atmosphérique.
Vous vous souviendrez qu'il y a deux ans
l'Association québécoise des médecins pour l'environnement a déposé un cadre de
référence sur la qualité de l'air, et on a fait adopter par le gouvernement et l'ensemble
des députés de l'Assemblée nationale une motion à l'effet que le gouvernement
se penche sur le développement d'une stratégie pour la qualité de l'air au
Québec, une stratégie nationale. Malheureusement, le dossier n'a pas évolué du
côté du gouvernement, alors on a décidé de faire le travail avec l'Association
québécoise des médecins pour l'environnement et nos légistes, ce qui fait qu'on
déposera ce projet de loi pour développer, évidemment, une vision claire sur
l'amélioration souhaitable de la qualité de l'air au Québec, avec une diffusion
d'information beaucoup plus claire, accessible et en temps réel pour aussi
respecter les plus hauts standards en la matière à travers la... la planète, mettre
en place aussi des mesures de prévention et d'atténuation des impacts sur la
santé de la pollution atmosphérique.
Vous savez que la pollution atmosphérique
est liée à quelque 4 000 décès par année au Québec, on parle de 30 milliards
dans les coûts sanitaires, des maladies se développe, on peut penser à l'asthme
évidemment, tous les maladies... toutes les maladies cardiorespiratoires, des
maladies neurologiques également.
Et puis, essentiellement, avec une
stratégie, le gouvernement déposerait un plan d'action. Et le type d'action, ce
serait pour améliorer l'information en temps réel, avec de nouveaux indicateurs
également, là. Vous savez qu'actuellement c'est très... très sommaire :
bon, mauvais, acceptable. Il faut aller beaucoup plus loin que ça. Améliorer
également la... les capteurs, les... les augmenter également. On va dans,
également, le verdissement urbain, l'intégration des coûts sanitaires dans
l'évaluation de projets financés par le gouvernement, et ainsi de suite. Donc,
les détails, tout à l'heure, au salon rouge.
M. Boissonneault : Bonjour, tout
le monde. Je voulais vous parler ce matin de cet autre exemple du sabotage
littéral du système d'asile au Canada par le gouvernement fédéral, qui fait
preuve, encore une fois, d'un laxisme et d'un manque total de contrôle aux
frontières, qui ont des impacts importants au Québec.
Je vous rappelle qu'en 2017 Justin Trudeau
avait lancé sa grande invitation aux demandeurs d'asile partout sur la planète
en disant : Venez au Canada, on peut vous accueillir. Or, depuis 2019, on
a aussi affaire à un système, on a appris ça dans les médias cette semaine, un
processus de révision des dossiers, qui fait qu'entre 2019 et 2023 il y a
presque 25 000 demandeurs d'asile qui ont été acceptés sans audience
dans le but de diminuer les retards. Évidemment, ça, ça vient s'ajouter aux
gens qui sont ici sur le terrain. Il y a à peu près presque 200 demandeurs
d'asile au Québec. Il y a des conséquences ici. Le fédéral, on se le rappelle,
utilise le système de demande d'asile pour nous imposer des seuils
d'immigration qui sont hors de notre contrôle, sans consulter le Québec, et qui
dépassent notre capacité d'accueil. On l'a dit à plusieurs reprises : Il
faut tenir compte des besoins, de la capacité du Québec.
Le résultat, c'est qu'en 2024 le Canada a accepté
80 % de ses demandes d'asile. Puis, si on fait une comparaison à l'échelle
internationale, parce que ça nous aide à nous situer, en Irlande, c'est
30 %, en Suède, c'est 40 %, en Allemagne, c'est 59 %, puis en
Belgique, c'est 62 %. Évidemment, c'est un mauvais message qui est envoyé
par le gouvernement fédéral, par Ottawa. Ça encourage les gens à venir ici, ça
crée des attentes qui ne sont pas satisfaites sur le terrain. La ministre
libérale de l'Immigration, Mme Diab, a elle-même avoué, il y a quelques
jours, quelques semaines, que le Canada avait accueilli trop d'immigrants. Et
d'ailleurs, on apprend aussi dans... à Radio-Canada aujourd'hui, qu'on la
cherche. Mme Diab, on la cherche sur le terrain, puis je pense que peut-être
qu'elle devrait se montrer aussi pour répondre à certaines questions dans ce
dossier-là.
Journaliste : Est-ce que vous
êtes content que Charles Milliard se soit proclamé chauffeur de l'autobus du
camp du non? Tu sais, ça... ça met la table quand même au prochain référendum.
M. Boissonneault : Je pense
qu'on va y aller une étape à la fois. Je pense qu'on va y aller une étape à la
fois. Nous, on... bien, on célèbre évidemment en ce moment ce qui se passe avec
la... la victoire dans Chicoutimi. Il est là, le test du réel, il est là, le
test du réel. Je sais évidemment qu'on pense aux sondages qui sont sortis ce
matin. On vous l'avait dit, sondage, photographie la situation, ça monte, ça
descend. On l'a toujours dit. Nous, on va rester concentrés au travail sur le
terrain... sur le travail sur le terrain.
Cela dit, on note quand même que c'est un
sondage qui a été réalisé avant ce qui s'est passé dans Chicoutimi. Et le test
du réel, il est là. Dans Chicoutimi, on a remporté une victoire décisive à
45 % des voix exprimées. C'est la quatrième victoire en quatre élections
partielles qui se sont déroulées dans des... à des époques différentes, à des
endroits différents, mais avec des résultats qui sont similaires. Si on regarde
Chicoutimi, c'est 45 %, Arthabaska, c'était 46 %, Terrebonne, 52 %
ou 53 %, Jean-Talon, 44 %. Donc, il est là, le message important à
retenir. Évidemment, il y a des fluctuations dans les sondages, mais c'est le
test du réel qui est important puis évidemment l'élection générale.
Journaliste : Entre nous, vos
chiffres, ça vous donne quoi? Parce que c'est bien beau que vous dites que vous
ne commentez pas les sondages, mais vous commandez des sondages, les partis
politiques. Et on a senti un assouplissement du ton du chef à Chicoutimi.
Est-ce que vous êtes obligés de vous adoucir parce que vous sentez que le tapis
vous glisse sous les pieds lentement? Votre appui chez les francophones est en
baisse, vous êtes en deçà du 40 %. Donc, la majorité, selon Pallas, est
moins évidente qu'elle ne l'était, selon le dernier Léger. On verra le prochain
Léger, là, mais, actuellement, la majorité est moins probable qu'elle ne
l'était il y a un mois, là.
M. Boissonneault : Ce qu'on a
avec un sondage, je le disais, c'est une photographie de la situation
politique. On a toujours dit, puis rappelez vous, là, dans les derniers mois,
les dernières années, notre chef l'a toujours dit : Les sondages vont
monter et ils vont descendre parce que c'est une photographie d'un moment bien
précis dans le contexte politique. Sauf que, pour nous, ce qui est important,
c'est ce qu'on entend sur le terrain quand on part en élection, puis c'est le
message qu'on a eu, par exemple, dans Chicoutimi. Et d'ailleurs, je le répète,
ce sondage-là dont on parle, le Pallas, a été fait avant Chicoutimi. Dans
Chicoutimi, on a gagné avec 45 % des voix. C'est ça qui compte. Puis on
l'a gagné, puis on l'a gagné comme ça dans les quatre élections partielles
partout sur le territoire du Québec, à des moments différents.
Journaliste
: ...son
discours avant Chicoutimi, pendant Chicoutimi. Vos chiffres, est-ce qu'ils vous
demandent d'assouplir votre discours pour rassurer les Québécois?
M. Boissonneault : Le chef
n'a pas assoupli son discours, il est demeuré le même. Ce qu'il a dit, c'est
que, dans Chicoutimi, il a entendu une inquiétude des gens. Il l'entend, il la
comprend, il en prend acte. Mais le plan reste le même, comme il a toujours
dit, comme il s'est exprimé là-dessus dans Terrebonne, comme il s'est exprimé
là-dessus dans Arthabaska, c'est-à-dire qu'il va y avoir une consultation
populaire dans une fenêtre de quatre ans, si le Parti québécois peut former le
prochain gouvernement. Et ça, ça a toujours été très clair. Il n'y a eu aucun
recul là-dessus, son message a toujours été conséquent, cohérent.
Sur l'indépendance, il a toujours dit que,
pour nous, au Parti québécois, c'est très clair que le Québec a tout avantage à
contrôler son destin, à contrôler tous les leviers pour avoir un avenir
financier, culturel et linguistique, surtout dans le contexte qu'on connaît à
l'heure actuelle, où on renégocie des traités à l'échelle internationale, entre
autres avec Washington, où les puissances moyennes doivent tirer leur épingle
du jeu, où, si on n'est pas à la table, on est au menu. Son discours a toujours
été le même, il a toujours été très, très clair.
Journaliste : Bien, une
consultation populaire, là, on parle de référendum, là.
Journaliste : ...depuis
peut-être deux ans. Pourtant l'appui à l'indépendance recule. Ce matin, le
sondage Pallas Data donne 10 % de moins qu'il y a un an pour l'appui à
l'indépendance. Comment vous expliquez que vous n'arrivez pas à convaincre les
gens de faire progresser un petit peu...
M. Boissonneault : Nous,
évidemment, on... notre discours ne tient pas à ce qui se passe dans les
sondages. Ce qu'on... On a fait nos devoirs, on a préparé... on vous a présenté
un livre bleu, on répond aux questions systématiquement. Puis on en a parlé, il
y a un dialogue, il y a une discussion qui est possible avec la population qu'on
n'avait pas il y a cinq ans. Évidemment, il y a des gens qui sont à convaincre.
Évidemment, tout le monde n'est pas d'accord avec cette option-là, mais on a
maintenu la même constance, la même rigueur, la même cohérence. On a fait nos
devoirs puis on continue de dire que le Québec a tout avantage à contrôler son
destin.
Journaliste : ...moins bien
sur l'indépendance qu'il a un an. Est-ce que c'est l'arrivée de Trump? Est-ce
c'est l'arrivée de M. Carney? Est-ce que c'est d'autres facteurs?
S
M. Boissonneault : Je
vais laisser aux analystes le soin d'analyser exactement ce qu'il est en train
de passer dans ce tableau-là. Ce que je peux dire, c'est que nous, nos
propositions restent les mêmes. La fenêtre qu'on propose aux Québécois et aux
Québécoises pour la consultation populaire reste la même. Le chef a été très
clair.
Journaliste : Mais vous deux,
là, vous en avez fait du terrain dans Chicoutimi. Qu'est-ce qu'on vous a dit?
M. Boissonneault : Bien, un
peu comme le chef l'a dit, on nous a parlé, puis notre nouvelle députée,
Marie-Karlynn Laflamme. Il y a des questions très, très concrètes qu'on a
abordées sur les régions, sur les PME, sur ce qu'il se passe sur le terrain.
Mais, si on parle de l'indépendance, effectivement, on nous en a parlé, puis
c'est vrai qu'il y a eu une inquiétude qui a été rapportée, on ne vous dira pas
le contraire. Il y a des gens qui se posent des questions sur ce qu'il se passe
à l'échelle internationale. Notre chef en a pris acte, a senti lui-même ça puis
il en a parlé. Il dit : On comprend les gens, mais on continue de croire
que c'est la meilleure façon de se gérer, d'avoir les leviers de... d'avoir
tous les leviers pour pouvoir défendre l'intérêt national du Québec.
Cela dit, ce qu'on répète, c'est que c'est
un... nous, notre intérêt, là, ce qu'on veut faire, notre priorité, c'est de
défendre l'intérêt national des Québécois. On ne fera pas mal aux Québécois, on
ne nuira pas au Québec. On va maintenir nos objectifs, on maintient notre
discours puis notre compréhension du contexte géopolitique et, évidemment,
notre plan sur l'indépendance, mais on comprend quand même qu'il y a des gens
qui s'expriment là-dessus.
Journaliste : Vous osez
affirmer que vous n'allez pas nuire aux Québécois, que vous allez prendre la
décision selon le bon jugement, tout ça, tout ce que M. St-Pierre
Plamondon dit, alors que la décision est prise, vous allez faire un référendum
dans quatre ans.
M. Boissonneault : Mais ce
n'est pas un concours de popularité pour une question aussi fondamentale que
ça. Ce n'est pas une question de dire : Est-ce que le sondage va
déterminer... parce que les gens ont des préoccupations, c'est tout à fait
correct. Mais nous, on propose des bonnes politiques publiques. Nous, on pense
que le Québec doit tirer son épingle du jeu à l'international. On a fait nos
devoirs. L'idée de l'indépendance ne date pas d'hier. Il y a eu des fois où ça
a été plus fort, des fois où ça a été moins fort, mais le dialogue est là. On a
une discussion avec la population, puis une discussion qui fonctionne pas mal
mieux, je vous dirais, qu'il y a cinq ans, où là, à un moment donné, ça avait
été exclu pour plusieurs personnes. Il y a des... il y a de nombreuses
personnes, au Québec, qui font le constat que la troisième voie, si on... on
peut l'appeler comme ça, de la CAQ, n'a pas fonctionné, c'est un cul-de-sac et
il n'y a eu aucun gain dans la fédération, et nous, on continue de croire que
la meilleure façon de se gérer, c'est de contrôler... c'est de se gérer nous
même et ne pas laisser aux voisins défendre nos intérêts.
Journaliste : Sur les
médecins, là, les... les médecins reçoivent... peuvent recevoir des primes,
finalement, pour des patients qui sont juste vus, par exemple, par des
infirmières, IPS ou d'autres spécialistes, est-ce que ça, c'est acceptable?
M. Arseneau : Bien, regardons
le tableau d'ensemble, là. Moi, je pense qu'aujourd'hui on doit conclure, avec
l'adoption imminente du projet de loi n° 19, que la CAQ aura trahi
complètement la confiance des Québécoises et des Québécois dans le domaine de
la santé, c'est un recul, là, on ne parle pas d'un statu quo, on parle d'un
recul historique dans une négociation où la CAQ a tout misé et a tout perdu. Il
n'y a pas de meilleur accès, on paye des médecins pour que des IPS suivrent
les... suivent les usagers. C'est écrit noir sur blanc, dans le projet de
loi : Les médecins pourront être payés même si ce n'est pas eux qui
pratiquent les soins. Alors, c'est dire à quel point l'entente est aberrante,
et la capitulation est extraordinaire, mais dans un sens absolument péjoratif,
c'est un recul qui est inconcevable, en fait, qui est décevant. Et moi, je
pense qu'on doit en tirer les conclusions, là, que ce gouvernement usé à la
corde a tenté de régler à rabais, sur le dos des Québécoises et des Québécois,
une entente avec les médecins. Alors, vivement qu'on tourne la page.
Journaliste : ...juste pour
clarifier, on les retire, les primes?
M. Arseneau : Bien, écoutez,
l'entente, elle est signée et elle est traduite dans une loi qui sera adoptée
par la majorité gouvernementale. Est-ce que nous, on a les moyens, d'ici la fin
du règne de la CAQ, de faire quoi que ce soit? La réponse est non. Évidemment,
ils ont la majorité, ils ont le droit d'imposer une mauvaise entente puis un
mauvais deal pour les Québécoises et les Québécois. Maintenant, dans un
prochain gouvernement, bien, on avisera. Mais, écoutez, il y a un grand ménage
à faire, est-ce que ce sera la priorité du prochain gouvernement d'améliorer
l'accès, les soins de santé, la première ligne, bien entendu. Les moyens, on
vous en parlera davantage lorsqu'on se rapprochera du scrutin.
Journaliste :
On Bill 19, the fact that nurses,
practice nurses won't receive bonuses for patients that they will see, instead
it's going to go to, like, family doctors. So, how do you react about this, the
fact that doctors will receive bonuses for patients that they don't see?
M. Arseneau :
In what universe do you have people
being paid by the government for a job that they don't do? That… that's
basically the equation right… right now, like, the government signed a deal
that, you know, summarizes how much of a defeat it is facing the doctors, but
it's not… the government is going to pay for it, but I think the Québecers are
going to pay for it as well. We're not going to have a better system, but
doctors are going to be better paid even for acts that they don't perform.
That's ridiculous.
Journaliste :
It's written in Bill 19?
M. Arseneau : It's written in Bill 19 that, you know, doctors may have access to
a premium for a job that they don't do, so that they, you know, delegate to an
IPS and recognition of, you know, IPS qualities and job is not fully done
through this… this bill and it's very, very unfortunate.
Journaliste :
… do you want to… OK, Pallas poll…
Une voix : You're on a roll.
Journaliste
:
Well, I'm on a roll. Hyperactive as usual.
Une voix : And she drinks no coffee.
Journaliste
: I have.
M.
Boissonneault : Really?
Journaliste
: Just one. So, Pallas poll. Again… people… Québecers are not
following you as much as you would like to, even, there's a reduction of the
support for sovereignty. How stressful it is?
M.
Boissonneault :
I have no worries at all. I have no worries at all.
Journaliste
: You're in the…
M.
Boissonneault : Look what happened in
Chicoutimi. For us, this is the real test. This is what is important. First,
that poll. Polls are fluctuating, that's normal, it goes up, it goes down, we
always said that, and we're going to stay focused on what's important on the field.
However, this poll in particular had been done before what happened in
Chicoutimi and this is the test. This is what is important, in Chicoutimi, we
won with 45% of the vote, and it's the fourth time we win in a byelection, four
times at different moments, in different places as well, everywhere in Québec,
but with the same results, more or less : 45% in Chicoutimi, 46% in Arthabaska, 52% in Terrebonne,
44% in Jean-Talon. This is what
matters the most, what is happening on the field. So, for me, this is... things
are going to change, there's a picture of the situation with the polls, but
what is important is what's going to happen in the next election. And we stay
focused on our work.
Journaliste :
And it seems that Bernard Drainville
and Christine Fréchette don't want to call an early election this spring. How
does that help you or how do you react about this?
M.
Boissonneault :
For us, the situation stays the same. We stay focused. Well, the
date is supposed to be the 5th of October, we stay...
Journaliste
: But they could.
M.
Boissonneault : ...We're going to let them
with their theories, and we'll see what happens. But for us, we continue to
work on the field. We're ready. If it happens, it happens. But we're going to
stay focused on what is important for people on the field. We're going to do
our work, we're going to do our homework, and we are going to convince
Quebeckers that we have a good proposition.
Journaliste :
Is there enough work to do? Is there
enough work to do? Mr. Tanguay yesterday was saying that there's so little to
do, they're talking about a bill about butterflies.
M.
Boissonneault :
Well, to tell you the truth, and we've expressed that before — Joël
did it really well, maybe you want to add on that, Joël — but there is... we feel that
this government is done. There is... there is like discussions that are quite
often pointless. You see that in the salon rouge. There is that end of a regime
kind of feel that everybody feels. There is a total break of confidence between
the population and this government. Now, they... they will take their decision,
but obviously, right now, we don't feel that the government is doing what it's
supposed to do, we should stay focused on what Quebeckers need and think a little
bit less on the polls, of the polls of winning the next election and their
leadership race. We have to remember that the government is supposed to help
Quebeckers to serve their interests. And right now, we doubt that it's what's
happening.
Maybe Joël, you want to add on that?
M. Arseneau :
But, just to say that it's obvious that
there is no direction with this government right now. There are three
positions : the government and the two candidates. And they don't seem to
agree on the essential. What's going to happen with the bill on the
constitution? What's going to be happening in different, you know, matters such
as investment in the economy? You know, what kind of government will we have
when it comes to environment or when it comes to culture? Just a couple of days
ago, Christine Fréchette said the opposite of Minister LeBel when it comes to outings to cultural events by students. So, in
each and every issue, it seems like the government makes one step ahead and two
steps behind when you listen to the entire group. So, are we really getting
ahead, and what are Quebeckers to think about what's happening? That's a
big question right now.
Le Modérateur
: Merci
beaucoup...
Journaliste
: En
5 secondes, est-ce qu'on doit proroger, avec ce que vous venez de dire en
anglais?
M. Arseneau : C'est la
décision du gouvernement.
Journaliste
: Non, mais
vous, est-ce que vous croyez que ça vaut la peine...
M. Arseneau : Bien,
écoutez, on va finir la semaine, puis on avisera.
Le Modérateur
: Merci
beaucoup.
M. Arseneau : Merci.
(Fin à 9 h 06)