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Point de presse de M. Pascal Paradis, porte-parole du troisième groupe d’opposition pour le Conseil du trésor et l’efficacité gouvernementale, et Mme Catherine Gentilcore, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’économie, d’innovation, de développement économique régional et de PME

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 26 février 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt minutes)

M. Paradis : Bonjour à toutes et à tous. C'est grave, hier, le spectacle auquel on a assisté de la part du ministre des Finances du Québec qui a sorti j'allais dire une affirmation, mais lui-même a dit que ce n'était pas une affirmation, parce qu'il a reculé en soirée, là, sur la question de ce qu'il prétend, là, qu'il y aurait déjà un coût de 20 millions par an en raison des discussions sur une possible consultation populaire au Québec. En soirée, il a reculé. Il a dit : Ce n'est pas une affirmation, c'est une observation. Mais on lui a demandé à plusieurs reprises : Mais où est-ce que vous avez... D'où est-ce que... D'où est-ce que sortent vos chiffres? De quelle analyse? Il n'a jamais été capable de répondre parce que c'est du vent. C'est n'importe quoi. Et c'est le ministre des Finances du Québec qui se prononce là-dessus.

Quand on regarde le budget qu'il a lui-même présenté l'année dernière, il y a... il y a eu tout un chapitre sur la dette et les intérêts sur la dette, absolument rien sur ce qu'il a affirmé hier. Quand on regarde la dernière analyse économique, la dernière mise à jour sur la situation financière du Québec de décembre 2025, absolument rien là-dessus. Quand on regarde les analyses des principales agences de cotation du crédit du Québec, Standard & Poors, Fitch, Morningstar, aucune d'entre elles ne fait des mentions sur cette question-là.

Et le ministre des Finances, lui, dit qu'il a observé ça. Mais ce n'est absolument pas justifié. La raison, c'est sa propre incurie dans la gestion des finances publiques du Québec. La différence des coûts d'emprunt du Québec a commencé avec les déficits historiques qui ont été annoncés au printemps 2024. Et ça a été confirmé l'année suivante par la décote de Standard & Poor's, qui ne mentionne absolument pas des questions sur l'avenir politique du Québec, mais qui dit que ce sont les déficits à répétition qui sont la cause principale... et la mauvaise gestion financière du Québec qui sont la cause principale de cette décote-là, qui fait que ça coûte plus cher. C'est d'ailleurs le ministre lui-même qui nous l'affirmait, qu'il comprenait que la décote pourrait coûter 450 millions sur 10 ans. Ça, c'est des vrais chiffres. Ça, c'est des vrais chiffres.

Les vrais chiffres aussi, ce sont les véritables raisons de ce manque à gagner. Et c'est lui-même, quand il a répondu, quand il a réagi à la décote de Standard & Poor's l'année dernière... Regardez son propre communiqué. Le ministre Girard dit : Bien, un des problèmes qu'on a, c'est qu'on n'a pas assez de transferts du fédéral pour les infrastructures. Donc, lui-même, le ministre, qui tente de dévier la conversation aujourd'hui, le sait très bien que le fédéralisme coûte une fortune au Québec, que quand on ne nous envoie pas les 6 milliards dont on a besoin pour livrer les services de santé, c'est ça, le problème, que, quand on a du gaspillage à Ottawa, que, quand on envoie 90 milliards de nos taxes et impôts à Ottawa en échange d'à peu près aucun service, mais qu'il y a du gaspillage, qu'il y a une croissance absolument fulgurante de la fonction publique puis du gaspillage à Ottawa, c'est ça le véritable problème. Ce n'est pas la diversion qui a tenté le ministre Girard hier.

Là-dessus, on est prêts à répondre à vos questions.

Journaliste : ...de devoir déployer de plus en plus d'énergie, justement, pour répondre à ces diversions? Votre chef a dû sortir hier. Donc...

M. Paradis : La campagne de peur est en marche. Et nous, on va faire ce qu'on a toujours fait, c'est-à-dire qu'on va faire appel à l'intelligence des Québécois. On va rappeler les faits comme hier, comme ce matin. On va se souvenir d'ailleurs que, sur cette même question, le 24 octobre 2024... 2023, pardon, l'Assemblée nationale a adopté une résolution unanime, unanime, tous les partis politiques… le ministre Girard a voté pour ça en disant qu'un Québec indépendant serait parfaitement viable sur le plan financier. Donc, nous, c'est ça, notre travail, c'est d'avoir ce dialogue avec les Québécois sur la base des faits, pas sur la base de la campagne de peur. Nous, on a le discours de la confiance, on est capables, comme à peu près 200 nations dans le monde, d'avoir un pays et surtout d'avoir un pays qui va prospérer sur le plan économique et financier.

Journaliste : M. Girard...

Journaliste : Sur la base des… bien, juste sur la base des faits, je sais que ce n'est pas vous, là, mais votre chef a répondu hier Bloomberg, c'est faux. Le texte de Bloomberg citait des investisseurs qui avaient peur de prendre, d'acheter des obligations, je pense, du Québec, là. En quoi c'est... Je n'arrive pas à comprendre en quoi c'est faux des gens qui expriment leur… leur décision… sur les faits, là.

M. Paradis : C'est que les faits sont les suivants, on a… je viens de mentionner la résolution unanime de l'Assemblée nationale. Il y a aussi la question de… aujourd'hui de dire : Bien, est-ce que le fait qu'il y a des coûts d'emprunt qui sont plus élevés pour le Québec, c'est dû à une réflexion ou à une discussion politique sur l'avenir du Québec? La réponse, c'est non. C'est ça, les faits.

Journaliste : …en disant qu'un article journalistique qui est faux, puis l'article, ce n'est pas une chronique, ce n'est pas une opinion émise par Bloomberg, là, c'est des gens qui partagent des témoignages.

M. Paradis : Certains commentaires...

Journaliste : Donc, en quoi lui est plus factuel en disant qu'un article journalistique qui est faux?

M. Paradis : Certains commentateurs ont associé cet article de Bloomberg aux propos du ministre Girard hier, pour dire : Bien, vous voyez, c'est un indicateur que, là, actuellement, les coûts d'emprunt sont plus élevés. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai, les faits, les… Le problème, c'est de dire... Voyez cet article de Bloomberg qui parle d'un contexte général, voyez les propos du ministre Girard, donc ça veut dire qu'actuellement les coûts d'emprunt sont plus élevés au Québec à cause de cette question-là. Ce n'est pas vrai. La raison? Les… les...

Journaliste : Ce n'est pas Bloomberg qui… qui… qui rapporte des faussetés. Comprenez-vous?

M. Paradis : C'est le lien avec Bloomberg de dire que Bloomberg est une justification aux propos du ministre Girard et que Bloomberg et le ministre Girard disent la même chose, ce n'est… ce n'est pas vrai... ce n'est pas vrai.

Journaliste : …que vous avez considéré pas vrais, vous allez dire que c'est des faussetés.

M. Paradis : Pardon, excusez-moi.

Journaliste : Tous les organismes de presse qui vont rapporter des propos, ça peut être les vôtres et, si vous considérez que ce n'est pas vrai, vous allez dire que c'est des faussetés que rapportent les médias.

M. Paradis : De dire…

Journaliste : …vous n'êtes pas la personne qui l'a dit…

M. Paradis : De dire qu'actuellement le fait que ça coûte plus cher au Québec d'emprunter sur les marchés, que c'est à cause de la réflexion sur l'indépendance du Québec, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. La raison… la raison principale, c'est la mauvaise… c'est la mauvaise gestion des finances publiques par le gouvernement de la CAQ. C'est le seul... Ce sont les coûts du fédéralisme.

Journaliste : Tu sais, de savoir que c'est faux, ça fait que, tu sais, ça peut être plus une série de facteurs

Journaliste : Incluant…

M. Paradis : Voyez le budget du Québec. Voyez les faits saillants par le gouvernement du Québec, par le ministre Girard sur la situation économique du Québec. Voyez ce que dit le ministre Girard lui-même sur les raisons des coûts d'emprunt additionnels. Voyez ce que les agences de crédit dont on parle actuellement… On est allé les regarder, là. Regardez ce que Standard & Poor's dit dans sa dernière analyse en ligne. Regardez ce que Morningstar DBSR dit. Regardez ce que Fitch dit… Fitch — excusez-moi, je lis ici — regardez ce que Fitch dit. Aucune de ces agences actuellement ne dit que les raisons que ça coûte plus cher pour le Québec, c'est relié aux discussions sur l'avenir du Québec, c'est relié à la mauvaise gestion financière. C'est ça, les faits.

Journaliste : …je vais vous brandir l'article de Bloomberg, où le titre, là, c'est une traduction libre, c'est que la discussion sur l'indépendance du Québec rend les investisseurs nerveux. Est-ce que vous reconnaissez que ça, c'est factuel?

M. Paradis :

Journaliste : Il y a des investisseurs qui disent ça. Est-ce que vous reconnaissez que ça se peut que les… que la discussion sur l'indépendance plus se rende certains investisseurs plus nerveux?

M. Paradis : Les marchés…

Journaliste : Est-ce que vous reconnaissez ça?

M. Paradis : Les marchés réagissent à une élection, à un changement de gouvernement. Les marchés réagissent à une guerre commerciale. Les marchés réagissent à de l'incertitude causée par un gouvernement.

Journaliste :

M. Paradis : Non, non, je… Oui, je suis en train de répondre à votre question.

Journaliste : ...la discussion sur l'indépendance, ça peut rendre des investisseurs nerveux? Moi, je pense que c'est normal. Ça se peut. Est-ce que ça se peut?

M. Paradis : Je suis en train de vous répondre qu'il y a plusieurs facteurs qui font réagir les marchés, dont des changements de gouvernement, dont la... dont la guerre tarifaire que... que les...

Journaliste : ...

M. Paradis : ...que les discussions politiques font réagir les marchés, mais qu'à la fin les coûts d'emprunt et l'évaluation de la santé financière d'un État, c'est quelque chose qui repose sur les éléments fondamentaux de la santé économique de cet état, de la gestion financière de cet État. Et c'est ça qui compte, c'est ça qui compte à la fin.

Journaliste : ...la discussion sur l'indépendance puisse refroidir certains investisseurs?

M. Paradis : Il y a plusieurs facteurs qui font réagir les marchés. Ils font... il y a...

Journaliste : ...un référendum. Vous êtes... vous êtes...

M. Paradis : Je vous dis qu'il y a plusieurs facteurs, je vous dis qu'il y a plusieurs facteurs, je vous dis qu'il y a plusieurs facteurs qui font réagir les marchés. Par exemple, la situation... la situation actuelle de ce gouvernement qui plonge le... une partie du Québec dans l'incertitude. Ce genre... ce genre d'élément là peut faire réagir, mais à la fin...

Journaliste : ...

M. Paradis : ...à la fin, à la fin, c'est la viabilité financière, c'est la santé financière, c'est la confiance des investisseurs. Et là il y a deux postures. Il y a la posture de ceux qui vont toujours finir par dire : Le Québec n'est pas capable de s'assumer, de gérer ses finances publiques, et il y a ceux qui vont dire, comme la résolution unanime de l'Assemblée nationale, qu'on est capables de bien gérer ça et qu'actuellement les problèmes qui grèvent l'État québécois, c'est la mauvaise gestion de ce gouvernement de la CAQ et c'est les coûts du fédéralisme, le fait qu'on n'a pas l'argent qu'on devrait avoir pour livrer les services.

Journaliste : ...

M. Paradis : C'est ça, c'est ça...

Journaliste : Est-ce que, dans Chicoutimi... Est-ce que, dans Chicoutimi, il y a des gens qui vous ont dit que le référendum créait de l'incertitude?

M. Paradis : Bien, notre chef l'a mentionné. Comme il le... comme il le mentionne, c'est le même discours qu'il y a depuis toujours...

Journaliste : ...avec moi que c'est possible que des investisseurs qui soient... Si...

M. Paradis : Je vous... je vous le redis...

Journaliste : Si les gens de Chicoutimi sont inquiets, est-ce que les investisseurs peuvent être inquiets? C'est ça, la question. Il n'y a pas plus compliqué que ça. Je comprends que vous ne voulez pas y répondre, là, vous ne voulez pas mettre... associer argent et référendum, je le comprends.

M. Paradis : Il y a une... il y a une... il y a une campagne de peur actuellement, il y a une campagne de peur. Puis ce que je vous dis, ce que je vous dis, c'est que le ministre Girard hier, malheureusement, s'est lancé dans l'exercice, lui aussi. Ce n'est pas vrai, ce qu'il a dit. Ce n'est...

Journaliste : ...

M. Paradis : ...ce n'est pas vrai. Non, je m'excuse, je m'excuse, un ministre des Finances ne peut... ne peut pas lancer des... en fait, j'allais dire encore une fois des affirmations, mais lui-même a dit que ce n'est pas une affirmation. Lui-même a dit : C'est moi qui observe ça. On lui a demandé parce que c'est le ministre des Finances. Hier, ça lui a été demandé à plusieurs reprises : Où est-ce que vous trouvez votre justification économique pour lancer cette affirmation? Il n'a pas été capable de répondre. C'est le ministre des... C'est le ministre des Finances, c'est le ministre des Finances.

Journaliste : ...reconnaître certains faits, mais vous-même n'êtes pas capable de reconnaître le fait que la discussion sur l'indépendance peut refroidir des investisseurs. Alors, je vais vous poser ma question autrement, parce que, sinon, vous n'y répondrez pas. Est-ce que, comme porteur de la promesse d'un référendum dans le prochain mandat, le Parti québécois, il ne serait pas plutôt de votre devoir d'essayer de rassurer ces investisseurs qui, peut-être, sont refroidis par la discussion sur l'indépendance?

M. Paradis : Ça... Mais ça a toujours été le cas. Les gouvernements responsables ont toujours un dialogue avec les acteurs économiques. Ça a été le cas du Parti québécois au fil... au fil de son histoire quand il était au gouvernement. On va continuer à faire ça. Et c'est sûr et c'est ça, le discours qu'il faut avoir. Il y a ceux qui vont entretenir la peur, qui vont dire qu'on n'est pas capables, qu'on n'a pas les reins assez solides, qui vont eux-mêmes entretenir l'incertitude puis il y a ceux qui vont dire : Écoutez, le Québec est un État fort, est un État qui a une structure économique forte. Le problème est un problème de mauvaise gestion par ce gouvernement actuel.

Et un Québec indépendant va être un emprunteur sérieux qui va présenter des gages parmi les meilleurs au monde à ceux qui vont lui prêter de l'argent pour dire : C'est sûr qu'on va vous rembourser puis vous pouvez nous prêter avec confiance. C'est ça à la fin. La discussion, ce n'est pas nécessairement sur ce qui se passe jusque là. La discussion, c'est : Est-ce qu'à la fin un emprunteur... un...

Journaliste : ...

M. Paradis : ...le Québec est un emprunteur fiable et il va l'être comme un commettant indépendant?

Journaliste : ...mais donc le défi, il est là, hein, de... à rassurer les investisseurs avec les arguments que vous venez de servir.

M. Paradis : Mais ça, c'est un...

Journaliste : ...

M. Paradis : Ça, c'est un dialogue constant. Et il s'applique actuellement au ministre des Finances, le ministre des Finances lui-même, par ses déficits, son déficit de 2024. On revient, là, à la base. En 2024, il déclare un déficit historique, et c'est là que les coûts d'emprunt augmentent. Et, l'année suivante, il présente encore un déficit historique. Et là il y a une agence de crédit qui lui dit : Je vous décote parce que votre gestion, elle est mauvaise. Et derrière ça, lui-même dans sa réponse, lui-même dans sa réponse, pointe vers le gouvernement fédéral en disant : Je n'ai pas assez de transferts en infrastructures. Donc, il pointe lui-même sur les deux véritables raisons de la décote et des coûts d'emprunt plus chers, c'est-à-dire la mauvaise gestion financière et les problèmes avec la structure du fédéralisme qui coûtent une fortune au Québec. C'est ça, les véritables sujets. C'est ça, les véritables sujets.

Journaliste : Sur un autre sujet, qu'est-ce que vous pensez de soldats israéliens qui sont invités comme conférenciers dans les écoles privées subventionnées?

M. Paradis : C'est... C'est inacceptable. Des soldats, des militaires d'une armée étrangère qui viennent dans une école subventionnée qui fait partie du réseau scolaire québécois, ça ne fonctionne pas. Nos écoles devraient être des sanctuaires où les élèves se font une tête, apprennent d'abord sur la base du programme du gouvernement du Québec, mais apprennent dans un contexte qui est libre de ces influences, de ces lobbys. Et ce n'est pas acceptable.

Journaliste : Les médecins aujourd'hui, là... Entre autres, la loi va être détricotée, et les spécialistes vont accentuer leurs moyens de pression. Qu'est-ce que ça veut dire pour les Québécois, ça?

Mme Gentilcore : Bien, d'abord, adoption du projet de loi n° 19, c'est un recul. C'est un recul. C'est un échec. Le gouvernement a capitulé sur tous les fronts dans ce dossier-là. Il a capitulé sur la rémunération, il a capitulé sur la prise en charge également. Donc, tout ça pour ça. On se retrouve plus tard avec des Québécois qui vont dépenser davantage pour obtenir moins de services. On n'a aucune garantie de prise en charge dans ce nouveau projet de loi là. Donc, c'est un recul. C'est un recul pour tous les... tous les Québécois, toutes les Québécoises.

Journaliste : ...accentuer leurs moyens de pression. Est-ce que le gouvernement doit fléchir puis offrir plus que le 11 %?

Mme Gentilcore : Absolument pas. Notre position reste la même, on l'a toujours dit. En ce moment, notre système de santé souffre. Il y a des parties de notre système de santé qui sont sur pause en ce moment parce qu'on manque d'argent pour les financer. On ne pense absolument pas que ce soit la priorité du gouvernement, actuellement, de rémunérer davantage les médecins. Cet argent-là doit aller dans les services de première ligne. Cet argent-là doit aller dans des services directs à la population puis s'assurer que notre service... notre système de santé roule adéquatement ou un peu plus adéquatement. Donc, de notre côté, c'est clair, là, pas de... pas d'argent supplémentaire pour les médecins spécialistes.

Journaliste : Sur l'interdiction de port de signes religieux dans les écoles, il y a 500 employés des écoles de Montréal, là, qui pourraient perdre leur emploi. Il y en a qui l'ont déjà perdu. Qu'est-ce que vous pensez de ça?

Mme Gentilcore : Bien, en fait, c'est... c'était très clair, hein, dès le départ. C'est-à-dire qu'il y a une clause grand-père pour tous ceux qui étaient à l'emploi, là, avant le... le dépôt de cette loi-là. Puis c'était très clair qu'à partir du moment où la loi était déposée, bien, tout... toutes les nouvelles embauches qui allaient avoir lieu allaient devoir se conformer aux nouveaux éléments de la loi. Donc, il n'y a pas... c'est sans grande surprise. Ces gens-là savaient qu'ils devraient retirer leurs signes religieux au moment de travailler dans nos CPE ou dans nos écoles. Puis c'est sans grande surprise.

Journaliste : Au détriment des élèves, des enfants qui vont... et des écoles qui vont perdre leurs employés, là?

Mme Gentilcore : La loi était très claire là-dessus. Tous ceux qui étaient là auparavant pouvaient profiter de la clause grand-père. Ils peuvent garder leurs signes religieux. Ça prend... Ça prend une limite à un moment donné. Tous ceux qui ont été embauchés après le dépôt de la loi, c'était très clair qu'ils devaient retirer leurs signes religieux.

Le Modérateur : On va passer en anglais.

Journaliste : So, school staff members knew about Bill 94 and they knew that there was… there were no exemptions after Bill 94 was tabled on March 19 2025, and this until its adoption at the end of October. So, you say, like they knew the rules.

Mme Gentilcore : Yes, they knew the rules. Employees knew the rule and employers knew the rule. They knew it. So, we know… we knew from then that people that were working before the deposit of the law they would be able to keep their «signes religieux», but that it was…

Journaliste :

Mme Gentilcore : Religious?

Journaliste : Symbols.

Mme Gentilcore : Symbols. They knew it, so it's no… it's no big… surprise. There is no surprise there.

Journaliste : So, there's nothing to do? The law is the law?

Mme Gentilcore : The law is the law. Yes.

Journaliste : And about Bill 19, it's going to be adopted definitely today, it seems to you, and the fact that the medical specialists will be holding a press conference at 11, they still don't have an agreement with the Government, what does that say, this whole picture, for patients in Québec? What does that say to the services they'll have as of now and the future with… under the CAQ Government?

Mme Gentilcore : It's another big failure for that Government because, remember, the Prime Minister said : We won't go back, we will stay still and we will make sure that we get to the… to the objective. And then, what we see, we're… we're giving more money to the doctors and we have no assurance whatsoever that we will have a better service for the population. So, yes, it's another tragedy from the CAQ.

Journaliste : On the referendum, I'm just wondering, are you concerned at all that this... all this talk about referendum is taking the party away from speaking about other major issues, housing, affordability, health care. Is that a concern in the... over the next seven months?

M. Paradis : We are working, I would say, full time on these issues and, because we are working full-time on these issues that are the daily concerns of Quebeckers, we have to be talking about independence, because independence is part of the solution to all of those concerns, because having our hands tied by sending $90 billion of our money to the federal Government each year in exchange for almost no services, the fact that we don't have the transfer we should be having for health care, for education, and for other services, and for infrastructures is part of the problem in every sector of the governmental programs here in Quebec. So, we... we are making proposals every day on these issues, we will be making other proposals. Yesterday, we tabled a new bill. We are... we had our congress... our congress a few weeks ago, we worked on 300 proposals concerning every aspect of the daily concerns of Québécois. So, both come hand in hand.

Journaliste : And the Israeli forces who are visiting Jewish schools in the Montreal area, what do you think about that?

M. Paradis : This is not acceptable. A military from foreign forces coming to our schools that are subsidized by the state, that should be providing students with the Quebec program is a problem. Our schools should be a sanctuary, allowing our students, our youth to learn and to make opinions by themselves, free of lobbies and such... such presence by... here, in this case, by representatives of a... of a foreign army. It's not acceptable.

Mme Gentilcore : Merci.

(Fin à 8 h 42)

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