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(Huit heures vingt minutes)
M. Paradis : Bonjour à toutes
et à tous. C'est grave, hier, le spectacle auquel on a assisté de la part du
ministre des Finances du Québec qui a sorti j'allais dire une affirmation, mais
lui-même a dit que ce n'était pas une affirmation, parce qu'il a reculé en
soirée, là, sur la question de ce qu'il prétend, là, qu'il y aurait déjà un
coût de 20 millions par an en raison des discussions sur une possible
consultation populaire au Québec. En soirée, il a reculé. Il a dit : Ce n'est
pas une affirmation, c'est une observation. Mais on lui a demandé à plusieurs
reprises : Mais où est-ce que vous avez... D'où est-ce que... D'où est-ce
que sortent vos chiffres? De quelle analyse? Il n'a jamais été capable de
répondre parce que c'est du vent. C'est n'importe quoi. Et c'est le ministre
des Finances du Québec qui se prononce là-dessus.
Quand on regarde le budget qu'il a
lui-même présenté l'année dernière, il y a... il y a eu tout un chapitre sur la
dette et les intérêts sur la dette, absolument rien sur ce qu'il a affirmé
hier. Quand on regarde la dernière analyse économique, la dernière mise à jour
sur la situation financière du Québec de décembre 2025, absolument rien
là-dessus. Quand on regarde les analyses des principales agences de cotation du
crédit du Québec, Standard & Poors, Fitch, Morningstar, aucune d'entre
elles ne fait des mentions sur cette question-là.
Et le ministre des Finances, lui, dit qu'il
a observé ça. Mais ce n'est absolument pas justifié. La raison, c'est sa propre
incurie dans la gestion des finances publiques du Québec. La différence des
coûts d'emprunt du Québec a commencé avec les déficits historiques qui ont été
annoncés au printemps 2024. Et ça a été confirmé l'année suivante par la
décote de Standard & Poor's, qui ne mentionne absolument pas des questions
sur l'avenir politique du Québec, mais qui dit que ce sont les déficits à
répétition qui sont la cause principale... et la mauvaise gestion financière du
Québec qui sont la cause principale de cette décote-là, qui fait que ça coûte
plus cher. C'est d'ailleurs le ministre lui-même qui nous l'affirmait, qu'il
comprenait que la décote pourrait coûter 450 millions sur 10 ans. Ça,
c'est des vrais chiffres. Ça, c'est des vrais chiffres.
Les vrais chiffres aussi, ce sont les
véritables raisons de ce manque à gagner. Et c'est lui-même, quand il a
répondu, quand il a réagi à la décote de Standard & Poor's l'année
dernière... Regardez son propre communiqué. Le ministre Girard dit : Bien,
un des problèmes qu'on a, c'est qu'on n'a pas assez de transferts du fédéral
pour les infrastructures. Donc, lui-même, le ministre, qui tente de dévier la
conversation aujourd'hui, le sait très bien que le fédéralisme coûte une
fortune au Québec, que quand on ne nous envoie pas les 6 milliards dont on
a besoin pour livrer les services de santé, c'est ça, le problème, que, quand
on a du gaspillage à Ottawa, que, quand on envoie 90 milliards de nos
taxes et impôts à Ottawa en échange d'à peu près aucun service, mais qu'il y a
du gaspillage, qu'il y a une croissance absolument fulgurante de la fonction
publique puis du gaspillage à Ottawa, c'est ça le véritable problème. Ce n'est
pas la diversion qui a tenté le ministre Girard hier.
Là-dessus, on est prêts à répondre à vos
questions.
Journaliste : ...de devoir
déployer de plus en plus d'énergie, justement, pour répondre à ces diversions?
Votre chef a dû sortir hier. Donc...
M. Paradis : La campagne de
peur est en marche. Et nous, on va faire ce qu'on a toujours fait, c'est-à-dire
qu'on va faire appel à l'intelligence des Québécois. On va rappeler les faits
comme hier, comme ce matin. On va se souvenir d'ailleurs que, sur cette même
question, le 24 octobre 2024... 2023, pardon, l'Assemblée nationale a
adopté une résolution unanime, unanime, tous les partis politiques… le ministre
Girard a voté pour ça en disant qu'un Québec indépendant serait parfaitement
viable sur le plan financier. Donc, nous, c'est ça, notre travail, c'est
d'avoir ce dialogue avec les Québécois sur la base des faits, pas sur la base
de la campagne de peur. Nous, on a le discours de la confiance, on est
capables, comme à peu près 200 nations dans le monde, d'avoir un pays et
surtout d'avoir un pays qui va prospérer sur le plan économique et financier.
Journaliste
: M.
Girard...
Journaliste : Sur la base
des… bien, juste sur la base des faits, je sais que ce n'est pas vous, là, mais
votre chef a répondu hier Bloomberg, c'est faux. Le texte de Bloomberg citait
des investisseurs qui avaient peur de prendre, d'acheter des obligations, je
pense, du Québec, là. En quoi c'est... Je n'arrive pas à comprendre en quoi
c'est faux des gens qui expriment leur… leur décision… sur les faits, là.
M. Paradis : C'est que les
faits sont les suivants, on a… je viens de mentionner la résolution unanime de
l'Assemblée nationale. Il y a aussi la question de… aujourd'hui de dire :
Bien, est-ce que le fait qu'il y a des coûts d'emprunt qui sont plus élevés
pour le Québec, c'est dû à une réflexion ou à une discussion politique sur
l'avenir du Québec? La réponse, c'est non. C'est ça, les faits.
Journaliste : …en disant
qu'un article journalistique qui est faux, puis l'article, ce n'est pas une
chronique, ce n'est pas une opinion émise par Bloomberg, là, c'est des gens qui
partagent des témoignages.
M. Paradis : Certains commentaires...
Journaliste : Donc, en quoi
lui est plus factuel en disant qu'un article journalistique qui est faux?
M. Paradis : Certains
commentateurs ont associé cet article de Bloomberg aux propos du ministre
Girard hier, pour dire : Bien, vous voyez, c'est un indicateur que, là,
actuellement, les coûts d'emprunt sont plus élevés. Ce n'est pas vrai, ce n'est
pas vrai, les faits, les… Le problème, c'est de dire... Voyez cet article de
Bloomberg qui parle d'un contexte général, voyez les propos du ministre Girard,
donc ça veut dire qu'actuellement les coûts d'emprunt sont plus élevés au
Québec à cause de cette question-là. Ce n'est pas vrai. La raison? Les… les...
Journaliste : Ce n'est pas
Bloomberg qui… qui… qui rapporte des faussetés. Comprenez-vous?
M. Paradis : C'est le lien
avec Bloomberg de dire que Bloomberg est une justification aux propos du
ministre Girard et que Bloomberg et le ministre Girard disent la même chose, ce
n'est… ce n'est pas vrai... ce n'est pas vrai.
Journaliste : …que vous avez
considéré pas vrais, vous allez dire que c'est des faussetés.
M. Paradis : Pardon,
excusez-moi.
Journaliste : Tous les
organismes de presse qui vont rapporter des propos, ça peut être les vôtres et,
si vous considérez que ce n'est pas vrai, vous allez dire que c'est des
faussetés que rapportent les médias.
M. Paradis : De dire…
Journaliste
: …vous n'êtes
pas la personne qui l'a dit…
M. Paradis : De dire
qu'actuellement le fait que ça coûte plus cher au Québec d'emprunter sur les
marchés, que c'est à cause de la réflexion sur l'indépendance du Québec, ce
n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. La raison… la raison principale, c'est la
mauvaise… c'est la mauvaise gestion des finances publiques par le gouvernement
de la CAQ. C'est le seul... Ce sont les coûts du fédéralisme.
Journaliste : Tu sais, de
savoir que c'est faux, ça fait que, tu sais, ça peut être plus une série de
facteurs
Journaliste
: Incluant…
M. Paradis : Voyez le budget
du Québec. Voyez les faits saillants par le gouvernement du Québec, par le
ministre Girard sur la situation économique du Québec. Voyez ce que dit le
ministre Girard lui-même sur les raisons des coûts d'emprunt additionnels.
Voyez ce que les agences de crédit dont on parle actuellement… On est allé les
regarder, là. Regardez ce que Standard & Poor's dit dans sa dernière
analyse en ligne. Regardez ce que Morningstar DBSR dit. Regardez ce que Fitch
dit… Fitch — excusez-moi, je lis ici — regardez ce que
Fitch dit. Aucune de ces agences actuellement ne dit que les raisons que ça
coûte plus cher pour le Québec, c'est relié aux discussions sur l'avenir du
Québec, c'est relié à la mauvaise gestion financière. C'est ça, les faits.
Journaliste : …je vais vous
brandir l'article de Bloomberg, où le titre, là, c'est une traduction libre,
c'est que la discussion sur l'indépendance du Québec rend les investisseurs
nerveux. Est-ce que vous reconnaissez que ça, c'est factuel?
M. Paradis : …
Journaliste
: Il y a
des investisseurs qui disent ça. Est-ce que vous reconnaissez que ça se peut
que les… que la discussion sur l'indépendance plus se rende certains
investisseurs plus nerveux?
M. Paradis : Les marchés…
Journaliste : Est-ce que vous
reconnaissez ça?
M. Paradis : Les marchés
réagissent à une élection, à un changement de gouvernement. Les marchés
réagissent à une guerre commerciale. Les marchés réagissent à de l'incertitude
causée par un gouvernement.
Journaliste
: …
M. Paradis : Non, non, je…
Oui, je suis en train de répondre à votre question.
Journaliste : ...la
discussion sur l'indépendance, ça peut rendre des investisseurs nerveux? Moi,
je pense que c'est normal. Ça se peut. Est-ce que ça se peut?
M. Paradis : Je suis en train
de vous répondre qu'il y a plusieurs facteurs qui font réagir les marchés, dont
des changements de gouvernement, dont la... dont la guerre tarifaire que... que
les...
Journaliste : ...
M. Paradis : ...que les
discussions politiques font réagir les marchés, mais qu'à la fin les coûts
d'emprunt et l'évaluation de la santé financière d'un État, c'est quelque chose
qui repose sur les éléments fondamentaux de la santé économique de cet état, de
la gestion financière de cet État. Et c'est ça qui compte, c'est ça qui compte
à la fin.
Journaliste : ...la
discussion sur l'indépendance puisse refroidir certains investisseurs?
M. Paradis : Il y a plusieurs
facteurs qui font réagir les marchés. Ils font... il y a...
Journaliste : ...un
référendum. Vous êtes... vous êtes...
M. Paradis : Je vous dis
qu'il y a plusieurs facteurs, je vous dis qu'il y a plusieurs facteurs, je vous
dis qu'il y a plusieurs facteurs qui font réagir les marchés. Par exemple, la
situation... la situation actuelle de ce gouvernement qui plonge le... une
partie du Québec dans l'incertitude. Ce genre... ce genre d'élément là peut
faire réagir, mais à la fin...
Journaliste : ...
M. Paradis : ...à la fin, à
la fin, c'est la viabilité financière, c'est la santé financière, c'est la
confiance des investisseurs. Et là il y a deux postures. Il y a la posture de
ceux qui vont toujours finir par dire : Le Québec n'est pas capable de
s'assumer, de gérer ses finances publiques, et il y a ceux qui vont dire, comme
la résolution unanime de l'Assemblée nationale, qu'on est capables de bien
gérer ça et qu'actuellement les problèmes qui grèvent l'État québécois, c'est
la mauvaise gestion de ce gouvernement de la CAQ et c'est les coûts du
fédéralisme, le fait qu'on n'a pas l'argent qu'on devrait avoir pour livrer les
services.
Journaliste : ...
M. Paradis : C'est ça, c'est
ça...
Journaliste : Est-ce que,
dans Chicoutimi... Est-ce que, dans Chicoutimi, il y a des gens qui vous ont
dit que le référendum créait de l'incertitude?
M. Paradis : Bien, notre chef
l'a mentionné. Comme il le... comme il le mentionne, c'est le même discours
qu'il y a depuis toujours...
Journaliste : ...avec moi que
c'est possible que des investisseurs qui soient... Si...
M. Paradis : Je vous... je
vous le redis...
Journaliste : Si les gens de
Chicoutimi sont inquiets, est-ce que les investisseurs peuvent être inquiets?
C'est ça, la question. Il n'y a pas plus compliqué que ça. Je comprends que vous
ne voulez pas y répondre, là, vous ne voulez pas mettre... associer argent et
référendum, je le comprends.
M. Paradis : Il y a une... il
y a une... il y a une campagne de peur actuellement, il y a une campagne de
peur. Puis ce que je vous dis, ce que je vous dis, c'est que le ministre Girard
hier, malheureusement, s'est lancé dans l'exercice, lui aussi. Ce n'est pas
vrai, ce qu'il a dit. Ce n'est...
Journaliste : ...
M. Paradis : ...ce n'est pas
vrai. Non, je m'excuse, je m'excuse, un ministre des Finances ne peut... ne
peut pas lancer des... en fait, j'allais dire encore une fois des affirmations,
mais lui-même a dit que ce n'est pas une affirmation. Lui-même a dit :
C'est moi qui observe ça. On lui a demandé parce que c'est le ministre des
Finances. Hier, ça lui a été demandé à plusieurs reprises : Où est-ce que
vous trouvez votre justification économique pour lancer cette affirmation? Il
n'a pas été capable de répondre. C'est le ministre des... C'est le ministre des
Finances, c'est le ministre des Finances.
Journaliste : ...reconnaître
certains faits, mais vous-même n'êtes pas capable de reconnaître le fait que la
discussion sur l'indépendance peut refroidir des investisseurs. Alors, je vais
vous poser ma question autrement, parce que, sinon, vous n'y répondrez pas.
Est-ce que, comme porteur de la promesse d'un référendum dans le prochain
mandat, le Parti québécois, il ne serait pas plutôt de votre devoir d'essayer
de rassurer ces investisseurs qui, peut-être, sont refroidis par la discussion
sur l'indépendance?
M. Paradis : Ça... Mais ça a
toujours été le cas. Les gouvernements responsables ont toujours un dialogue
avec les acteurs économiques. Ça a été le cas du Parti québécois au fil... au
fil de son histoire quand il était au gouvernement. On va continuer à faire ça.
Et c'est sûr et c'est ça, le discours qu'il faut avoir. Il y a ceux qui vont
entretenir la peur, qui vont dire qu'on n'est pas capables, qu'on n'a pas les
reins assez solides, qui vont eux-mêmes entretenir l'incertitude puis il y a
ceux qui vont dire : Écoutez, le Québec est un État fort, est un État qui
a une structure économique forte. Le problème est un problème de mauvaise
gestion par ce gouvernement actuel.
Et un Québec indépendant va être un
emprunteur sérieux qui va présenter des gages parmi les meilleurs au monde à
ceux qui vont lui prêter de l'argent pour dire : C'est sûr qu'on va vous
rembourser puis vous pouvez nous prêter avec confiance. C'est ça à la fin. La
discussion, ce n'est pas nécessairement sur ce qui se passe jusque là. La
discussion, c'est : Est-ce qu'à la fin un emprunteur... un...
Journaliste : ...
M. Paradis : ...le Québec est
un emprunteur fiable et il va l'être comme un commettant indépendant?
Journaliste : ...mais donc le
défi, il est là, hein, de... à rassurer les investisseurs avec les arguments
que vous venez de servir.
M. Paradis : Mais ça, c'est
un...
Journaliste : ...
M. Paradis : Ça, c'est un
dialogue constant. Et il s'applique actuellement au ministre des Finances, le
ministre des Finances lui-même, par ses déficits, son déficit de 2024. On
revient, là, à la base. En 2024, il déclare un déficit historique, et c'est là
que les coûts d'emprunt augmentent. Et, l'année suivante, il présente encore un
déficit historique. Et là il y a une agence de crédit qui lui dit : Je
vous décote parce que votre gestion, elle est mauvaise. Et derrière ça,
lui-même dans sa réponse, lui-même dans sa réponse, pointe vers le gouvernement
fédéral en disant : Je n'ai pas assez de transferts en infrastructures.
Donc, il pointe lui-même sur les deux véritables raisons de la décote et des coûts
d'emprunt plus chers, c'est-à-dire la mauvaise gestion financière et les
problèmes avec la structure du fédéralisme qui coûtent une fortune au Québec.
C'est ça, les véritables sujets. C'est ça, les véritables sujets.
Journaliste : Sur un autre
sujet, qu'est-ce que vous pensez de soldats israéliens qui sont invités comme
conférenciers dans les écoles privées subventionnées?
M. Paradis : C'est... C'est
inacceptable. Des soldats, des militaires d'une armée étrangère qui viennent
dans une école subventionnée qui fait partie du réseau scolaire québécois, ça
ne fonctionne pas. Nos écoles devraient être des sanctuaires où les élèves se
font une tête, apprennent d'abord sur la base du programme du gouvernement du
Québec, mais apprennent dans un contexte qui est libre de ces influences, de
ces lobbys. Et ce n'est pas acceptable.
Journaliste : Les médecins
aujourd'hui, là... Entre autres, la loi va être détricotée, et les spécialistes
vont accentuer leurs moyens de pression. Qu'est-ce que ça veut dire pour les
Québécois, ça?
Mme Gentilcore : Bien,
d'abord, adoption du projet de loi n° 19, c'est un recul. C'est un recul.
C'est un échec. Le gouvernement a capitulé sur tous les fronts dans ce
dossier-là. Il a capitulé sur la rémunération, il a capitulé sur la prise en
charge également. Donc, tout ça pour ça. On se retrouve plus tard avec des
Québécois qui vont dépenser davantage pour obtenir moins de services. On n'a
aucune garantie de prise en charge dans ce nouveau projet de loi là. Donc,
c'est un recul. C'est un recul pour tous les... tous les Québécois, toutes les
Québécoises.
Journaliste : ...accentuer
leurs moyens de pression. Est-ce que le gouvernement doit fléchir puis offrir
plus que le 11 %?
Mme Gentilcore : Absolument
pas. Notre position reste la même, on l'a toujours dit. En ce moment, notre
système de santé souffre. Il y a des parties de notre système de santé qui sont
sur pause en ce moment parce qu'on manque d'argent pour les financer. On ne
pense absolument pas que ce soit la priorité du gouvernement, actuellement, de
rémunérer davantage les médecins. Cet argent-là doit aller dans les services de
première ligne. Cet argent-là doit aller dans des services directs à la
population puis s'assurer que notre service... notre système de santé roule
adéquatement ou un peu plus adéquatement. Donc, de notre côté, c'est clair, là,
pas de... pas d'argent supplémentaire pour les médecins spécialistes.
Journaliste : Sur
l'interdiction de port de signes religieux dans les écoles, il y a
500 employés des écoles de Montréal, là, qui pourraient perdre leur
emploi. Il y en a qui l'ont déjà perdu. Qu'est-ce que vous pensez de ça?
Mme Gentilcore : Bien, en
fait, c'est... c'était très clair, hein, dès le départ. C'est-à-dire qu'il y a
une clause grand-père pour tous ceux qui étaient à l'emploi, là, avant le... le
dépôt de cette loi-là. Puis c'était très clair qu'à partir du moment où la loi
était déposée, bien, tout... toutes les nouvelles embauches qui allaient avoir
lieu allaient devoir se conformer aux nouveaux éléments de la loi. Donc, il n'y
a pas... c'est sans grande surprise. Ces gens-là savaient qu'ils devraient
retirer leurs signes religieux au moment de travailler dans nos CPE ou dans nos
écoles. Puis c'est sans grande surprise.
Journaliste : Au détriment
des élèves, des enfants qui vont... et des écoles qui vont perdre leurs
employés, là?
Mme Gentilcore : La loi était
très claire là-dessus. Tous ceux qui étaient là auparavant pouvaient profiter
de la clause grand-père. Ils peuvent garder leurs signes religieux. Ça prend...
Ça prend une limite à un moment donné. Tous ceux qui ont été embauchés après le
dépôt de la loi, c'était très clair qu'ils devaient retirer leurs signes
religieux.
Le Modérateur : On va passer
en anglais.
Journaliste
: So, school staff members knew
about Bill 94 and they knew that there was… there were no exemptions after
Bill 94 was tabled on March 19 2025, and this until its adoption at the
end of October. So, you say, like they knew the rules.
Mme Gentilcore : Yes, they knew the rules. Employees knew the rule and employers
knew the rule. They knew it. So, we know… we knew from then that people that
were working before the deposit of the law they would be able to keep their
«signes religieux», but that it was…
Journaliste
:
…
Mme Gentilcore : Religious?
Journaliste
: Symbols.
Mme Gentilcore : Symbols. They knew it, so it's no… it's no big… surprise. There is
no surprise there.
Journaliste
: So, there's nothing to do? The law is the law?
Mme Gentilcore : The law is the law. Yes.
Journaliste
: And about Bill 19, it's going to be adopted definitely today,
it seems to you, and the fact that the medical specialists will be holding a
press conference at 11, they still don't have an agreement with the Government,
what does that say, this whole picture, for patients in Québec? What does that
say to the services they'll have as of now and the future with… under the CAQ
Government?
Mme Gentilcore : It's another big failure for that Government because, remember, the
Prime Minister said : We won't go back, we will stay still and we will
make sure that we get to the… to the objective. And then, what we see, we're…
we're giving more money to the doctors and we have no assurance whatsoever that
we will have a better service for the population. So, yes, it's another tragedy
from the CAQ.
Journaliste :
On the referendum, I'm just wondering,
are you concerned at all that this... all this talk about referendum is taking
the party away from speaking about other major issues, housing, affordability,
health care. Is that a concern in the... over the next seven months?
M. Paradis :
We are working, I would say, full time
on these issues and, because we are working full-time on these issues that are
the daily concerns of Quebeckers, we have to be talking about independence,
because independence is part of the solution to all of those concerns, because
having our hands tied by sending $90 billion of our money to the federal Government each year in exchange for
almost no services, the fact that we don't have the transfer we should be
having for health care, for education, and for other services, and for
infrastructures is part of the problem in every sector of the governmental
programs here in Quebec. So, we... we are making proposals every day on these issues,
we will be making other proposals. Yesterday, we tabled a new bill. We are...
we had our congress... our congress a few weeks ago, we worked on 300 proposals
concerning every aspect of the daily concerns of Québécois. So, both come hand in hand.
Journaliste : And the Israeli forces who are visiting Jewish schools in the
Montreal area, what do you think about that?
M. Paradis :
This is not acceptable. A military from
foreign forces coming to our schools that are subsidized by the state, that
should be providing students with the Quebec program is a problem. Our schools
should be a sanctuary, allowing our students, our youth to learn and to make
opinions by themselves, free of lobbies and such... such presence by... here,
in this case, by representatives of a... of a foreign army. It's not
acceptable.
Mme Gentilcore : Merci.
(Fin à 8 h 42)