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(Onze heures deux minutes)
M. Zanetti : Bonjour, tout le
monde. Alors, avant de commencer ce point de presse, on voulait transmettre nos
condoléances, au nom de Québec solidaire, à la famille d'Antoine Forest, ce
pilote québécois qui est décédé dans des circonstances tragiques hier, et,
évidemment, un autre pilote aussi, en Ontario. On trouve que... on a hâte de
voir c'est quoi, la lumière, là-dessus puis on voulait le souligner, je pense
que c'est... c'est important de le faire, surtout quand on voit le courage
duquel ils ont fait preuve en sacrifiant leurs vies pour en sauver d'autres.
Je voulais aussi aujourd'hui aborder un
thème qui a fait beaucoup jaser en fin de semaine, et qui est très important
pour l'avenir du Québec, et aussi pour l'avenir du mouvement indépendantiste. C'est
qu'à Québec solidaire on tient à rassurer les fonctionnaires fédéraux au
Québec, qu'ils soient à Gatineau ou ailleurs. Ils vont conserver un emploi, et
nous aurons besoin d'eux dans la nouvelle fonction publique québécoise. Je
pense que c'est important de rappeler ce consensus historique du mouvement
indépendantiste, consensus qui est très important non seulement pour rassurer
les gens, mais aussi pour avoir un discours rassembleur puis montrer que, dans
notre projet de société qu'on veut faire avec ce pays-là, bien, il y a de la
place pour tout le monde. Et les fonctionnaires fédéraux, on va en avoir
besoin.
Et, oui, on veut faire des économies avec
des... de l'annulation de dédoublements ministériels, mais on va en faire bien
en masse avec tous les fonctionnaires fédéraux hors Québec, pour qui nous ne
paierons plus, dont une grande partie sont en Ontario, notamment, et c'est une...
une des injustices de la fédération canadienne. Donc... donc, voilà, moi, je
pense qu'on doit... je tiens à rassurer les gens. Il y a cette voix
souverainiste qui est fidèle au grand consensus rassembleur du mouvement
indépendantiste, et c'est Québec solidaire.
Mme Ghazal : Merci beaucoup,
Sol. En ce moment, on le voit, là, le prix de l'essence a vraiment monté. Quand
c'est rendu qu'à 1,80 $ on trouve que ce n'est pas si pire, parce qu'il n'a
pas dépassé le 2 $ le litre d'essence, c'est quand même quelque chose. Et
c'est sûr que ça fait mal beaucoup plus à des portefeuilles de familles ou de
mères monoparentales, par exemple, qui ont une minifourgonnette, parce qu'ils
ont une famille nombreuse, qu'elles habitent en région, elles n'ont pas
beaucoup d'options. Ça fait vraiment mal, et c'est un choc, pour ces familles-là,
de faire le plein d'essence, les gens, au Québec, qui sont au bas de l'échelle.
C'est pour ça qu'à Québec solidaire on propose une mesure très ciblée pour
aider ces familles-là qui en ont le plus besoin. On prend une partie de l'argent
du Fonds vert qui vient du prix de l'essence et on les donnerait à ces familles-là.
Ce serait entre 100 $ et 475 $. Ça fait une méchante différence,
alors qu'on est en pleine crise du coût de la vie.
Je veux quand même souligner que les
autres partis, ceux qui font des propositions en lien avec le prix de l'essence,
font des propositions simplistes et qui sont très mauvaises pour le Québec,
parce qu'elles mettent à mal la transition écologique de notre économie et nous
gardent prisonniers, sur le moyen, long terme, au pétrole, ce qui finit par
coûter cher, toujours, aux Québécois. Donc, ce n'est pas des bonnes solutions.
On est encore en pleine crise climatique, il ne faut pas abandonner cette lutte-là,
on a tout ce qu'il faut au Québec, pour mener cette lutte-là et sortir de notre
dépendance au pétrole. C'est comme ça qu'on va aider les familles. Donc, la
proposition qu'on met de l'avant, c'est une mesure qui est équilibrée, ciblée,
raisonnable, qui concilie d'aider les familles en pleine crise du coût de la
vie, et qui concilie aussi notre transition écologique de notre économie.
Journaliste : Juste pour bien
comprendre, M. Zanetti... excusez-moi, Mme Ghazal, mais... votre engagement,
est-ce que tous les fonctionnaires québécois qui travaillent pour le fédéral
garderaient leur emploi?
M. Zanetti : Bien, ils garderaient
un emploi dans la fonction publique québécoise, donc on... Il y a beaucoup de
ces... de ces fonctionnaires-là qui ont une expertise dont le Québec va avoir
besoin. Il y a des... des ministères qui ne sont pas dédoublés entre le Québec
et le Canada. Et puis il y a aussi des fonctionnaires qui sont dans des
services, par exemple, l'Agence du revenu, où, là, il y a un dédoublement. Mais
ces gens-là, c'est des gens polyvalents. Dans la fonction publique... ce n'est
pas rare qu'une carrière dans la fonction publique on passe d'un ministère à l'autre.
Alors, l'idée, ce serait de dire, bien, on va les accueillir à un autre endroit
dans la fonction publique.
Journaliste
: Mais le
projet d'indépendance, ce n'est pas, justement, l'occasion de rendre l'État
plus efficace? Si on garde tout le monde, mais on n'en a pas vraiment besoin, ça
sert à quoi?
M. Zanetti : C'est parce qu'une
part disproportionnée des fonctionnaires fédéraux canadiens sont en Ontario,
une part disproportionnée, et donc c'est une injustice historique de la
fédération canadienne. Ça fait que les autres provinces financent une stabilité
économique incroyable à l'Ontario, qui, après ça, performe, puis, après ça,
tout le monde est bien fier de ça de leur côté.
Maintenant, juste en ne payant plus pour
ces fonctionnaires-là hors Québec, déjà, il y a une économie. Et, en éliminant
les dédoublements ministériels, notamment les deux rapports d'impôt, par
exemple, là, il y en aurait juste un, du ministère de la Santé, du ministère de
l'Environnement, du ministère de la Culture, qui ne s'appelle pas exactement
comme ça, bien, avec ça, on va faire des économies énormes que certains
chiffrent entre 5 et 9 milliards de dollars par année. Donc, on n'a pas
besoin...
Tu sais, les... le calcul des
fonctionnaires fédéraux, par exemple, bien, si... il est possible qu'à
l'an 1 de l'indépendance, il manque 1 000 fonctionnaires, il est
possible qu'il y en ait quelques milliers de plus, mais la solution qui a toujours
été imaginée, c'est de dire : Écoutez, juste au Québec, dans la fonction
publique québécoise, il y a à peu près 2 500 fonctionnaires qui
prennent leur retraite à chaque année. Alors, par attrition, on peut atteindre
l'équilibre dont on a besoin très rapidement, tu sais, dans quelques années,
tout au plus. Et c'est ça, la solution qui est raisonnable, et c'est ça, la
solution qui peut montrer à tout le monde qu'il n'y a personne qui va ne perdre
rien à l'indépendance.
Journaliste
: Donc,
M. St-Pierre Plamondon nuit au mouvement indépendantiste?
M. Zanetti : Je pense que
c'est une position qui nuit, c'est une position qui est en rupture avec les
consensus historiques du mouvement et qui est en rupture avec une position qui
doit être aussi rassurante pour tout le monde.
Journaliste : Sur
l'intelligence artificielle, il y a des experts qui souhaitent avoir un code de
conduite pour les partis politiques. Le Parti libéral et le Parti québécois
disent qu'ils veulent attendre de voir si le Parti conservateur va accepter de
signer le code avant eux-mêmes de le faire, là, même s'ils se disent
favorables.
Mme Ghazal : Je ne comprends
vraiment pas leur position. C'est quoi, ça, d'attendre que les autres fassent
ce qui doit être fait avant de le faire soit même? Pour nous, à Québec solidaire,
on n'a pas attendu de voir si les autres partis allaient signer ce code. On
sait, l'intelligence artificielle, à quel point ça fait mal, par exemple, à des
créateurs, à des gens qui font du contenu et aussi ça peut faire mal, beaucoup,
beaucoup à notre démocratie. Les hypertrucages qu'on n'est même pas capables de
voir, là, vous l'avez vu avec Gabriel Nadeau-Dubois, que lui-même avait
l'impression que c'était lui, là, qui regardait alors que ce n'était pas lui
sur la vidéo fabriquée par l'intelligence artificielle.
Moi, j'invite très, très fortement les
autres partis, le Parti québécois, le Parti libéral, à prendre leurs
responsabilités et à s'engager de faire en sorte qu'on ait une démocratie qui
soit saine et de s'engager qu'il n'y ait pas d'utilisation de l'intelligence
artificielle. C'est... Il en va de notre démocratie.
Journaliste : M. St-Pierre
Plamondon dit : Oui, mais on ne veut pas se priver d'outils si les autres
les utilisent. Je résume un peu son propos. Si le Parti québécois... sir le
Parti conservateur ne signe pas l'entente puis que nous, on la signe, bien, ça
va peut-être nous désavantager.
Mme Ghazal : Bien, ça va être
au Parti conservateur... Je veux dire, on va le faire savoir, ça. Au contraire,
nous, on est fier de le dire, de le démontrer, de montrer à la population que
nous, on va nous assurer de ne pas utiliser l'intelligence artificielle pour
augmenter la confiance de la population envers notre démocratie puis le contenu
qu'on va mettre de l'avant. Alors, qu'en ce moment, c'est quoi, le message
qu'on donne à la population? Ah! ça se peut que ce qu'on va produire comme
contenu, ce soit vrai, ça se peut que ce ne soit pas vrai. On n'a pas besoin
que les gens aient moins confiance en notre démocratie, c'est le contraire.
Donc, moi, j'invite M. St-Pierre
Plamondon à revenir... à y réfléchir et à faire ce qui doit être fait,
c'est-à-dire à signer ce protocole-là puis de s'engager à augmenter la
confiance de la population envers notre démocratie.
Journaliste : Sur P-38,
êtes-vous satisfaits que le dépôt soit finalement fait? Et allez-vous
participer à l'accélération pour adopter ce projet de loi là avant la prochaine
élection?
M. Zanetti : Ce qui est sûr,
c'est que c'est un sujet extrêmement important. C'est un projet de loi très
attendu. On va l'analyser, on va écouter aussi les experts parce qu'il est
question de droits fondamentaux. Donc, c'est... il faut arriver là avec
précaution. Mais ce surtout dont on veut s'assurer, c'est que ce ne soit pas,
pour le gouvernement, une occasion de dire : Regardez, on fait quelque
chose, puis, dans la réalité, on n'ajoute pas de vrais services, parce que le
fond de l'affaire aussi, là, c'est aussi la question des services. Il faut
qu'il y ait plus de services, plus de prévention en santé mentale. Dans les
dernières années, il y a eu une crise de la santé mentale, puis ce n'est pas
vrai que les investissements ont été suffisants. Et puis il y a bien des
endroits au Québec où est-ce qu'il n'y en a pas, de services. Puis les portes
tournantes, là, ce n'est pas une affaire... c'est une affaire de ressources
puis d'incapacités pour les institutions sous-financées de donner un suivi qui
fait qu'on guérit les personnes. Alors, il faut...
Journaliste
: Mais sur
le principe...
M. Zanetti : Sur le principe,
il faut s'assurer qu'on ait les deux. Tu sais, il faut s'assurer qu'on ait les
deux puis qu'aussi la loi P-38, elle n'aille pas trop loin. Donc, on va
le... on va la regarder avec attention.
Journaliste
: Donc, il
ne faut pas assouplir, mais il ne faut pas non plus laisser les policiers avoir
une trop grande marge de manœuvre. C'est comment...
M. Zanetti : Bien, c'est ça,
il faut... Lorsqu'on a assoupli cette question-là des droits, il faut y aller
de façon très prudente, parce qu'aussi il faut qu'il y ait des services qui
soient mis en place. Il ne faut pas que la seule réponse de la CAQ, ce soit une
réponse de type législative comme ça. Il faut qu'il y ait une réponse qui soit
d'investissement puis de soins.
Mme Ghazal : Et je trouve...
je trouve... Je veux juste ajouter quelque chose. Exactement ce que dit Sol.
Mais c'est vraiment dommage qu'on... qu'en fin de parcours le projet de loi
soit déposé parce que c'est important de prendre le temps de faire ces
débats-là. Vous avez posé la question au début : Est-ce que vous voulez
accélérer? C'est important qu'il y ait un vrai débat de société, qu'on entend
tous les experts, qu'on se fasse une tête, puis qu'il y ait une approche
mesurée. Et là le gouvernement arrive en fin de parcours, en fin de régime,
puis il nous garroche ça en disant : Il faut l'adopter pour les familles
qui trouvent ça difficile en ce moment, ceux qui vivent avec des proches qui
souffrent de santé mentale, qui ont des problèmes de santé mentale. Bien, ce
n'est pas la bonne façon de faire. Ils auraient dû le faire avant pour qu'on
prenne le temps de faire notre travail de législateurs.
Journaliste : ...bien beau
élargir les critères, tant et aussi longtemps qu'il n'y a pas de ressources qui
suivent, ça ne sert à rien de les élargir...
Mme Ghazal : Bien sûr.
M. Zanetti : ...il faut... il
faut avoir les deux discussions en parallèle, au fond, tu sais. Ce n'est pas
que ça ne sert à rien. Je pense que c'est pertinent de se poser des questions
si les lois sont adéquates. Puis il faut entendre vraiment les experts puis y
aller avec une grande prudence. Mais clairement une solution législative ne va
jamais suffire. La porte tournante, c'est une question de ressources.
Journaliste : ...Mme Ghazal,
c'est dommage qu'il soit déposé en fin de parcours. Donc, vous doutez de la
possibilité de l'adopter avant la fin de la session?
Mme Ghazal : Bien, c'est
parce que, là, il nous arrive avec des projets de loi en fin de session, un peu
comme un étudiant, là, qui se lève... qui étudie à minuit moins une puis...
parce qu'il y a un examen demain matin, alors qu'il aurait pu se préparer
avant. C'est ce que la CAQ fait sur des sujets qui sont quand même très, très
importants. Ça fait que ça aurait dû être adopté avant. Puis ce n'est pas parce
que la CAQ a décidé de faire ça maintenant, en fin de régime, que nous, on va
se presser sans faire notre travail. On va faire comme d'habitude notre travail
de législateur, avec diligence.
Journaliste : Sur la
loi 21, est-ce que vous demandez ou est-ce qu'il serait souhaitable que le
jugement de la Cour suprême soit rendu avant l'élection, vous pensez?
M. Zanetti : Bien, nous, on
pense aux gens qui, en ce moment, voient leurs droits et libertés limités,
puisqu'on se dit, c'est : Plus rapidement cette loi-là peut être amendée
de ces... de ces articles-là, liberticides, mieux c'est pour eux. Alors, le
plus tôt, c'est le mieux, du point de vue de ces gens-là. Par contre, on est
des législateurs, et ce n'est pas notre rôle d'aller dire quoi faire aux
tribunaux. Eux sont là pour interpréter les lois qui sont faites ici. Et puis
on va laisser ce processus-là se faire.
Journaliste : Sur Maïté
Blanchette Vézina, qui se joint au Parti conservateur, comment vous trouvez ça?
M. Zanetti : Bien, c'est un
parcours politique marqué par le mouvement, où on a commencé, d'une part, à une
mairesse reconnue pour son progressisme et ses idées environnementales à vive
le gaz de schiste, mon char, mon choix. Donc, c'est un parcours étonnant. Mais,
écoutez, on va voir... ce sera aux citoyens de Rimouski de trancher.
Journaliste : C'est quoi?
Qu'elle est opportuniste?
M. Zanetti : Ah bien, je ne
veux pas lui lancer des épithètes, là. Je pense que les constats suffisent, là.
C'est quand même assez étonnant de passer de comme vive l'environnement à vive
le gaz de schiste et...
Journaliste : ...ça alimente
le cynisme, selon vous...
M. Zanetti : Bien, c'est une
bonne question. Moi, je demanderais aux gens de Rimouski ce que ça leur fait,
là. Je suis comme assez curieux de voir qu'est-ce qu'eux ça leur fait. Moi, je
ne sais pas, là. C'est peut-être parce qu'on se tient beaucoup ici, là, ça nous
surprend moins, ces affaires-là. Je ne le sais pas.
Journaliste : ...malaise
quand un député ne finit pas son mandat dans un autre palier de gouvernement
pour rejoindre un autre parti dans un autre palier de gouvernement?
M. Zanetti : Au-delà des...
Journaliste : ...
M. Zanetti : Au-delà de ces
situations hypothétiques là, moi, la question, c'est l'importance de la
cohérence des valeurs, là. Et voilà. Ça, je pense que c'est important.
Journaliste : ...de
souverainiste à fédéraliste, à fédéraliste à souverainiste?
M. Zanetti : Beaucoup l'ont
fait dans l'histoire... Paul St-Pierre Plamondon, le premier, là, en fondant
les Orphelins politiques. Deux... deux semaines après, si je ne me trompe pas,
il commençait la course à la chefferie qui a mené à l'élection de PKP, personne
ne doute de sa sincérité sur l'indépendance aujourd'hui. Je pense qu'il faut,
tu sais, qu'il y ait plus de Québécois qui deviennent souverainistes, ça fait
que oui, ça se peut.
Journaliste : Peut-être, tant
qu'à avoir... Est-ce que vous trouvez ça dommage que le projet pilote
d'Élections Québec pour favoriser le vote des personnes itinérantes a été
bloqué par le Parti québécois?
Mme Ghazal : Oui, vraiment.
Tout est difficile pour les personnes itinérantes. Et ce n'est pas des citoyens
de seconde zone, hein, ces gens-là. On avait ici un consensus à l'Assemblée
nationale en tous les partis politiques avec une solution pour leur simplifier
la voie pour voter. Et là le Parti québécois essaie de... essaie de bloquer
sous des... quels prétextes, je ne comprends pas. Il n'y a personne ici qui
veut que... qui a une difficulté ou un doute sur l'intégrité du processus. On
s'est assuré d'avoir une solution pour ces gens-là, qui sont des citoyens et
citoyennes comme vous et moi, et que, là, le Parti québécois décide de bloquer,
je ne me l'explique pas, je trouve ça vraiment, vraiment dommage, vraiment.
Journaliste
: Il craint
que ça ouvre la porte à de la fraude électorale ou à de la sortie de vote fait
par un tiers...
Mme Ghazal : Mais d'où vient
cette crainte-là? Je veux dire, nous, on ne veut pas non plus qu'il y ait de la
fraude ou un mauvais processus. Ça fait qu'il y avait un consensus, puis on
avait une solution qui permettait à ces citoyens-là, qui sont les personnes
itinérantes, de pouvoir exercer leurs droits démocratiques comme n'importe quel
citoyen et s'assurer qu'il n'y ait pas... qu'il n'y ait pas de risque. Donc,
c'est une solution équilibrée, tout le monde est d'accord, sauf le Parti
québécois. C'est vraiment dommage. Je ne me l'explique pas. Il devrait se
raviser.
Journaliste
:
...sondage sur les signes religieux dans les garderies, on voit que... grande
majorité des parents ou des parents d'attente, là, en ont rien à faire, là, ce
qu'ils veulent, c'est des services. Le projet de loi pourrait être adopté cette
semaine. Est-ce que le gouvernement doit revenir sur sa décision?
M. Zanetti : Le gouvernement
doit revenir sur sa décision, puis il doit se mettre, pour une fois, à la place
des parents. Moi, j'ai... je suis parent, j'ai été parent d'enfants en service
de garde éducatif dans les dernières années, et puis, quand tu es parent, là,
puis que tu arrives, puis que tu vas là, puis que l'éducatrice de ton enfant,
elle porte un voile, là, puis qu'elle est extraordinaire, puis que vous
développez une relation, puis que ça devient une personne significative dans la
vie de ton enfant, là, tu sais, tu ne veux pas que la CAQ te l'enlève. Ça fait
que s'ils pouvaient...
Journaliste
: ...des
balises plus grandes en ce qui a trait à la laïcité dans les centres de
services de garde, tu sais, malgré les signes religieux?
M. Zanetti : C'est que la
laïcité, c'est extrêmement important, puis je pense que les gens sont en faveur
de ça. La question, c'est : l'interdiction des signes religieux, ça ne
sert pas la laïcité de l'État, ça ne rend pas le service plus neutre, moins
neutre, etc. La laïcité, c'est autre chose, c'est les institutions, comment ils
sont faits. Évidemment que personne ne peut avoir un comportement qui va à
l'encontre de la laïcité, mais porter un voile, ça ne l'est pas, comme porter
une croix. Puis l'important, c'est ce que les gens font, c'est ce que les gens
ont dans la tête, pas ce qu'ils ont... pas ce qu'ils portent. Et il faut qu'on
arrête ces discriminations-là. Puis c'est un entêtement...
Une voix : ...
M. Zanetti : Non, bien, moi,
ce que je constate, là... puis, je veux dire, je ne pense pas qu'il y ait
d'études là-dessus encore, là, mais moi, ce que je constate, c'est que les enfants
qui voient une femme porter un voile, ils ne posent pas des questions sur la
religion, ils font... ils font : Ah! bien, il y en a qui portent un voile,
il y en a qui ne portent pas, puis pourquoi? Puis, des fois, ils leur
demandent, puis ils leur disent pourquoi sans faire une explication religieuse,
là, c'est très simple : Ah! bien, je trouve ça beau, puis telle affaire.
Puis c'est comme, juste, il y a des gens qui sont comme ça, puis ces gens-là
peuvent être des bonnes personnes, puis elles ne sont pas épeurantes. C'est ça
que ça fait. Ça fait qu'on peut-tu se reconnecter avec le plancher des vaches,
s'il vous plaît?
Le Modérateur
: Merci
beaucoup.
(Fin à 11 h 20)