Point de presse de Mme Brigitte B. Garceau, porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine
Version préliminaire
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Le mercredi 25 mars 2026, 8 h 40
Salle Bernard-Lalonde (1.131),
hôtel du Parlement
8 h 43 (version non révisée)
(Huit heures quarante-trois minutes)
Mme Garceau : Bonjour, bon
matin à toutes et à tous. J'aimerais... premièrement, je vais céder la parole
à... au chef du Parti libéral du Québec, Chales Milliard.
M. Milliard (Charles) : Excellent.
Merci, merci beaucoup, Brigitte. Bon matin, tout le monde. Alors, ce matin, on
veut vous parler d'un enjeu de société qui est très important pour nous, et
pour tous les Québécois, je l'espère, qui revient un peu comme une trame de
fond lancinante, inquiétante, et c'est la question de comment vont nos jeunes
filles au Québec. Et je pense que l'actualité nous offre trois visages de cette
réalité-là qui... qui nous inquiètent, ce matin, dans les... dans les médias, et
qui devraient inquiéter la classe politique, pas mal plus qu'autres choses d'ailleurs,
si je peux me permettre.
Premièrement, suicide d'une adolescente au
centre d'hébergement de Prévost, une adolescente de 16 ans qui s'est
enlevé la vie le 3 mars dernier. On a vu à quel point le personnel de
soutien et le syndicat étaient un peu désœuvrés et désemparés face... face à
cette situation-là, qui est très bouleversante. Et, dans un deuxième temps, une
autre histoire, que je vais dire révoltante, scandaleuse, ce qui s'est passé à
l'autre bout du Québec, à... en Gaspésie, à Gaspé, où Mme Rose Gervais a
dû faire 900 kilomètres pour subir une interruption de grossesse entre
Gaspé et Montréal, pour cause, quand même, assez importante, que le fœtus n'avait
pas de cerveau. Alors, on est, chers amis, en 2026, on est au Québec, on parle
ici de la ville où on a fondé la nation francophone en Amérique et on n'a pas
accès à des services d'interruption de grossesse de qualité en Gaspésie.
Personnellement, je pense que c'est ça, le
visage, le vrai visage, des vrais enjeux prioritaires au Québec. Et il faut se
préoccuper de ça. Il y a un stress immense qui est relié à ça, mais il y a
aussi le fait que certains frais n'étaient pas remboursés non plus, entre
autres les frais de transport pour son conjoint. Qui veut subir une
interruption volontaire de grossesse sans son conjoint ou sa conjointe? Alors,
ce qu'on a dit à Mme Gervais, finalement, c'est : Trouvez-vous un
billet d'avion, aller sur Expedia, trouvez-vous une chambre d'hôtel, puis mais finalement
arrangez-vous avec ça. Ça n'a aucun sens.
Alors... alors qu'Éric Duhaime,
rappelez-vous, il y a une dizaine d'années, voulait fermer la Gaspésie, nous,
on veut faire tout l'inverse, on veut donner des services de base de santé
prioritaire à la population de la Gaspésie.
Et il y a un troisième visage à l'actualité
sur la violence chez les jeunes femmes dans les écoles. Je vais laisser
Brigitte vous en parler.
Mme Garceau : Merci beaucoup,
Charles. Très préoccupant ce matin en termes de qu'est-ce que nous avons lu
dans les journaux. Et la situation, et des femmes, et des filles, et leur
sécurité, et c'est un enjeu important. Et je crois qu'il faut, à ce moment-ci,
poser des gestes, des actes concrets pour diminuer qu'est-ce qui se passe. La
violence dans nos écoles, il y a eu une montée fulgurante dans la dernière
année. Il y a eu une étude, même, publiée récemment à ce sujet. Et il faut s'assurer
qu'en 2026, au Québec, on offre un lieu sécuritaire à nos filles dans nos
écoles, parce que là, en ce moment, on a des filles qui... qui fréquentent des
écoles, qui ont la peur au ventre.
Personnellement, j'ai une fille. Elle a
des amis. Et comme mère, c'est très préoccupant. Les mères qui laissent leurs
filles aller à l'école à tous les jours. Et il se passe toutes sortes de choses
en termes de harcèlement, de violence sexuelle. Il faut attaquer le fléau en ce
moment dans nos écoles. C'est une raison pour laquelle nous avons demandé, notre
chef a demandé de... de faire des états généraux sur l'éducation. Nos filles
méritent mieux. C'est le temps d'agir.
Et aussi, en terminant, en tant que
porte-parole en matière de protection de la jeunesse, ce n'est pas la première
fois que je suis ici pour dénoncer le manque de formation de personnel dans nos
centres jeunesse, dans nos centres de réadaptation. Les... Notre système qui
doit protéger nos enfants, nos jeunes. Il y a encore des lacunes, il y a
beaucoup de choses à faire. Et dans ce centre de réadaptation jeunesse à
Prévost, je demande aujourd'hui que la CDPDJ déclenche une enquête, parce que
je ne peux pas concilier le fait que dans...
8 h 48 (version non révisée)
Mme Garceau :
...centres
de jeunesse, on a des jeunes filles... une adolescente de 16 ans qui s'est
suicidée, qui s'est automutilée, et c'était connu. Sa mère, ça faisait des
années qu'elle le dénonçait, qu'elle voulait que la DPJ fasse quelque chose.
Mais il y en a d'autres aujourd'hui qui font la même chose. Et quel service
est-ce qu'on est en train de faire? Qu'est-ce qu'on est en train de faire dans
ces centres jeunesse là, en termes de soutien, de support? Est-ce que ces
centres jeunesse sont vraiment... on a... on a les outils, le personnel pour
faire face à la montée de la santé mentale de nos jeunes? C'est ça... C'est ça
qu'on doit... on doit regarder tous ensemble en termes de société. Mais c'est
sûr que la CDPDJ doit déclencher une enquête. Merci.
Journaliste
:
M. Milliard, quels sont ces enjeux qui ne sont pas les vrais enjeux et qui
devraient occuper moins de notre attention, selon vous?
M. Milliard (Charles) :
Bien,
ce sont les enjeux qui sont mentionnés par les Québécois quand on leur demande
c'est quoi, les enjeux prioritaires. Ce n'est pas juste les miens, c'est ceux
des Québécois, on l'a vu... il y a un mois, je crois, dans un sondage SOM-Le
Soleil : le coût de la vie, le logement, la santé, l'éducation, les
services publics reliés à ces deux sujets-là.
Journaliste
:
...vous dites... C'est quoi, les faux enjeux? Parce que vous dites...
M. Milliard (Charles) :
Bien,
écoutez, ce n'est pas... il n'y a pas de faux enjeux, il n'y a que des enjeux
dans la vie. Est-ce que... Est-ce que la...
Journaliste
:
...occuper notre attention moins que ce dont vous nous parlez ce matin?
M. Milliard (Charles) :
Écoutez,
vous savez très bien que la question... la question du référendum, à titre d'exemple,
71 % des Québécois ne veulent pas avoir de référendum. C'est une question
qui est légitime, ne vous méprenez pas sur ce que je dis. Mais quand... quand
je vous parle que des gens sont incapables d'avoir accès à des services d'interruption
volontaire de grossesse dans une des régions du Québec, ça m'inquiète. Et je
pense que c'est notre rôle, puis c'est pour ça que je le fais ce matin, de vous
parler de ça ce matin de façon prioritaire.
Journaliste
:
Puis pour améliorer les soins de santé en région, on commence par où? On
manque de personnel. En Outaouais, on... c'est la rétention, le problème. Donc,
on commence par...
M. Milliard (Charles) :
Bien,
il y a des enjeux d'infrastructures. Vous mentionnez... Vous mentionnez l'Outaouais
à titre d'exemple, là. L'Outaouais a fait les frais de l'actualité dans les
derniers jours pour plein de raisons. Ça prend des infrastructures de santé de
qualité. Une des raisons pourquoi on n'a pas accès à des services d'interruption
de grossesse en Gaspésie, que le mercredi et à 12 semaines et moins, c'est
aussi une question de manque de personnel, mais aussi une question de manque d'infrastructures.
Donc, on le vit, pour faire un parallèle, aux deux bouts du Québec. En
Outaouais, à titre d'exemple, ça prend un hôpital, et ça fait des années que ce
dossier-là traîne.
Et je pense que l'Outaouais n'a pas eu une
très bonne semaine, là, dans l'actualité québécoise, la semaine passée. Ce qui
se passe, c'est que la CAQ a coupé du budget. Le PQ, de toute évidence,
souhaite couper des postes, même si on tente de me faire dire que j'ai fait un
montage, qui n'est pas... ce qui n'est pas le cas, je le précise encore une
fois. Alors, nous, ce qu'on va faire, bien, c'est de donner des services
prioritaires aux gens de l'Outaouais. Puis ça, ça passe par un nouvel hôpital,
un tramway puis une relation saine avec le voisin de l'autre côté de la rivière
des Outaouais.
Journaliste
:
...question-là, c'est un peu étonnant, parce que vous-même, vous voulez
réduire le nombre de fonctionnaires au Québec. Donc... une contradiction?
M. Milliard (Charles) :
Il
n'est pas question... On peut tout à fait réduire le nombre de fonctionnaires,
autant au fédéral qu'au provincial. D'ailleurs, M. Carney semble avoir fait
cette demande-là aussi. Moi, ce que j'ai mentionné, c'est que M. Plamondon a
expliqué qu'il y aurait des coupes importantes de fonctionnaires à Gatineau. Je
ne remets pas en question. J'ai mis ça en lumière, et ensuite on me dit que j'ai
trafiqué la vérité. Si moi, j'ai mal compris, je m'excuse pour tous ceux qui
sont dans la salle, mais vous avez probablement mal compris, vous aussi, puis
les chroniqueurs qui sont partout au Québec aussi, parce que c'est le message
que j'ai vu dans tous les médias, dans toutes les chroniques, que c'est ce qui
avait été annoncé. Alors, oui, à des coupures, s'il le faut. Mais, dans le
cadre d'un Québec souverain, bien, ce sera d'autres choses. Puis M. Plamondon a
eu l'honnêteté de le dire. Voilà. C'est tout.
Journaliste
:
...dans un mandat libéral, si vous prenez le pouvoir, vous aimeriez en
couper combien, là? Parce que...
M. Milliard (Charles) :
Alors,
moi, je ne suis pas dans le chiffre aujourd'hui. Il y a assurément des revues
de programmes à faire. Il y a eu plus de fonctionnaires qui ont été engagés
dans les quatre dernières années, et il y a eu moins de services donnés à la
population et plus de régions insatisfaites dans la prestation des services
publics. Alors, de toute évidence, la CAQ n'a pas la recette gagnante.
Journaliste
:
...une information que vous souhaitez rendre publique, là, avant les
élections, dans votre cadre financier, là, le nombre d'attritions ou de
coupures de postes que vous voulez faire?
M. Milliard (Charles) :
Alors,
le cadre financier sera d'une précision importante. Ça fera partie de ça. Ça
fera partie de ça, assurément.
Journaliste
:
Québec solidaire veut faire une motion pour souligner les 20 ans du...
vous parlez beaucoup de familles, propose par exemple de prendre des surplus pour
réserver 10 semaines pour les pères au lieu de cinq semaines réservées.
Est-ce que c'est une genre... d'avenue qui serait intéressante?
M. Milliard (Charles) :
Je
pense que c'est quelque chose qu'il faut regarder parce qu'il y a beaucoup de
modèles. Entre autres, je reviens à la Scandinavie, où on aime bien se
comparer, où il y a des modèles où la place, bon, de la mère, du père peut...
peut... peut varier. Moi, je suis tout à fait ouvert à ce que les pères plus
jouer un rôle plus important. Il y a même des juridictions où on permet aux
grands-parents de jouer un rôle encore plus important...
8 h 53 (version non révisée)
M. Milliard (Charles) : ...alors
ça, c'est quelque chose qu'on pourrait... pourrait regarder. Voilà un autre bon
exemple de dossier transpartisan sur lequel on pourrait... on pourrait discuter
tous ensemble.
Journaliste : ...de gestion
du RQAP devrait être rétabli?
M. Milliard (Charles) : Je n'ai
pas de... je n'ai pas d'opinion là-dessus pour l'instant, non.
Journaliste : ...pas dû
utiliser les surplus pour, justement, l'allonger, le... le congé parental?
M. Milliard (Charles) : Bien,
c'est quelque chose qu'on pourrait regarder, mais il faut aussi regarder la... les
conditions des employeurs en ce moment aussi, on en ajoute beaucoup. Alors, si
jamais on décide de... de donner plus de flexibilité à ce régime-là, il va
falloir voir comment on supporte les employeurs là-dedans, parce que je vous
rappelle qu'à l'autre bout de la ligne il y a des gens aussi qui ont besoin d'employés
et ils sont inquiets. Alors, il va falloir les amener avec nous dans cette
réflexion-là.
Journaliste : Sur Michael
Rousseau, M. Milliard, qu'est-ce qu'il faut faire, là?
M. Milliard (Charles) : C'est...
c'est la fin de votre question?
Journaliste : C'est une bonne
question.
M. Milliard (Charles) : Très
bonne question. Et... et ma réponse, c'est que c'est complètement inacceptable
ce qu'on voit là. Je pense que... je pense que le suspense a assez duré sur
cette question-là. Vous avez fait mention de situations qui datent de 2021.
Alors, c'est une compagnie privée, c'est aux actionnaires à prendre des décisions,
le cas échéant. Mais je l'ai mentionné puis, tu sais, je m'identifie beaucoup
aux Québécois qui ne comprennent pas cette réalité-là d'hier.
Journaliste : ...vous incitez
les actionnaires à... à congédier...
M. Milliard (Charles) : Non,
je n'ai pas... je ne parle pas de congédiement, je parle que ça nous prend...
ça va nous prendre un plan de match éventuellement pour bien comprendre c'est
quoi... c'est quoi l'intérêt du français pour Air Canada. Et je vais juste
compléter que j'ai mentionné souvent à cette tribune-ci que ça ne prend pas... c'est
difficile d'apprendre le français en six mois pour les immigrants, mais en 15 ans,
je pense que... je pense qu'on peut faire mieux.
Journaliste : ...cinq ans
après avoir dit «je vais apprendre le français», il n'est pas un petit peu tard
pour un plan de match?
M. Milliard (Charles) : Bien,
écoutez, là, ce n'est pas à moi...
Journaliste
: ...je
vais l'apprendre.
M. Milliard (Charles) : Bien,
bien sûr qu'il est tard, c'est pour ça qu'on s'en parle, puis qu'on est tous
excédés un peu ce matin. Donc, oui, mais, écoutez, là, le plan de match, ce ne
sera pas à moi de fournir, ce sera à Air Canada.
Journaliste
: Vous ne
demandez pas sa tête quand même? Vous ne vous demandez pas...
M. Milliard (Charles) : Ce
n'est pas à moi de demandez sa tête, c'est une compagnie privée. C'est une
compagnie privée pas comme les autres, ça, je vous le... ça, je vous le
conviens. Puis, on est probablement tous des clients.
Journaliste : Comme premier
ministre, M. Milliard, vous feriez quoi, là, avec ça? Est-ce que vous... vous
demanderiez qu'un PDG de société... d'une grosse compagnie comme ça, qui a un
siège social à Montréal...
M. Milliard (Charles) : Bien,
on aurait certainement une bonne discussion là-dessus, mais même si je suis
premier ministre, vice-premier ministre, ministre, chef de l'opposition, ça
demeure une compagnie privée. Alors, ça, c'est... il faut quand même respecter
ça, mais c'est certain que j'aurais une discussion avec eux.
Journaliste
: La
sensibilité du fait français de la part du gouvernement Carney, vous en faites
quoi, vous?
M. Milliard (Charles) : Elle m'inquiète
aussi. Je suis surpris d'avoir appris ce matin qu'il n'y avait pas de... de
rédacteur francophone. Alors, je pense que tous les autres premiers ministres,
sauf erreur, depuis un certain temps, en avaient. Alors, je pense que c'est au...
c'est à M. Carney à... à répondre à cette question-là, mais je pense que
les Québécois s'attendent à se faire parler dans leur langue puis à avoir des...
des discours à l'avenant qui ne sont pas que des traductions de l'anglais au
français, même si parfois les discours en anglais de M. Carney peuvent
être assez importants.
Journaliste
: Qu'est-ce
que ça lui prendrait pour qu'il comprenne, M. Carney, que c'est important le
français? Est-ce que vous encouragez, par exemple, les gens à Terrebonne à
voter pour le Bloc pour passer un message?
M. Milliard (Charles) : Écoutez,
non, non, je... je ne veux pas m'ingérer dans la campagne électorale fédérale.
Mais, écoutez, je partage avec vous, ou avec les Québécois, le fait que le pays...
le Canada est un pays officiellement bilingue, et on s'attend à ce que les
discours puissent émaner de l'esprit des deux langues officielles du Canada.
C'est ça, mon attente.
Journaliste : ...dans les
deux langues?
M. Milliard (Charles) : Non,
j'ai...
Journaliste
:
...francophone?
M. Milliard (Charles) : Oui,
oui. J'ai... j'ai appris l'anglais, moi, tiens! Un bon matin, je ne parlais pas
anglais puis, l'autre matin, je parle anglais. Alors, je me suis débrouillé.
Donc, ça se fait.
Journaliste
: Une
petite dernière sur... L'Assemblée nationale se... se prononce souvent sur des
grands conflits internationaux. Puis, dans le cas de ce qui déchire
actuellement le Moyen-Orient il y a trois semaines, il y a... l'Assemblée n'a
pas pris de position. Est-ce que votre position... votre parti a une position
ou est-ce qu'il y a du mouvement dans les partis actuellement pour...
M. Milliard (Charles) : Il
n'y a pas de position officielle, parce que pour nous, les affaires étrangères,
c'est aussi de juridiction fédérale. Donc, on a un rôle, évidemment, à jouer
puis à commenter, puis l'impact sur le prix de l'essence, à titre d'exemple.
Mais je note comme vous qu'il n'y a pas eu de prise de position officielle à l'Assemblée.
La durée du conflit est très importante là-dedans.
On peut avoir une opinion xyz, mais quelle sera la durée puis quel sera l'impact
sur le portefeuille des Québécois puis la sécurité des Québécois à l'étranger?
Je pense, c'est plus les dossiers qui devraient nous préoccuper comme leaders
politiques québécois.
Journaliste :
On Mr. Rousseau So, how do you react
when you watch the video that… that had… he had only to words in French, and
the pilot was francophone?
M. Milliard
(Charles) :
Well,
you know, very respect fully but again very bluntly as well, I think it's the
problem. I think that Air Canada is, yes, a private company, but not like any
other ones. So, I think Quebeckers are expecting, you know, speeches and… and information in both official
languages. We have that when we look at the different services that...
8 h 58 (version non révisée)
M. Milliard (Charles) :
…Canada provides, but with...
Journaliste :
…
M. Milliard (Charles) :
Yes, of course, but in these special
and very sad circumstances, I think that Quebeckers could have expected a
bilingual message from the CEO of Air Canada.
Journaliste :
…important, because some people would
say it was very dramatic. so having this debate now…
M. Milliard (Charles) :
Well, it's important because Canada is a bilingual country. That's it. And so, I think
we're totally in our right to expect that. And we haven't seen, you know, a
huge improvement of his proficiency in French, and it hurts Quebeckers. So, I'm
not asking for anything specific, but I think that Air Canada should be
providing some kind of a, you know, game plan as to how we are going to regain
the confidence on Quebeckers on that issue.
Journaliste :
…Carney's team to write his speeches.
The fact that there is n°
Francophone. They are trying to find a francophone, but…
M. Milliard (Charles) :
They are trying? Well, I can give them
plenty of good writers contact infos if they want. But that being said, I was
kind of surprised to learn that this morning. I think that Mr. Carney has given
very good speeches in the past year, probably the first one being the Davos
speech, but I think Quebeckers can expect, you know, people that think about
his, you know, political program in both official languages. So, it's for his
to answer.
Journaliste : …switch to Mme Garceau for a second. You're very vocal about, you
know, domestic violence and the patterns we see, unfortunately, in our society
right now. So, how important is it to stop violence in the school level in
order to make sure that it doesn't get worse and kind of continue into
adulthood in young men?
Mme Garceau :
Well, that's the whole issue, right?
The whole issue is that we have this increase in our schools, and as a result
of that, it perpetuates into adulthood. And so, we have to start in our
schools. And I was just at the… at the UN conference on the Status of Women a
few weeks ago, and that was one of the main topics on the international scale,
in terms of all of the parliamentarians that were there were discussing the
increase of violence in our schools. And we are going to have to look at… I
know that there are, if I can say, there are certain… Some of our shelters are
doing some workshops in many schools in Québec, in terms of sensitizing both
girls and boys in terms of what is a healthy relationship, in terms of consent,
because there's also sexual violence that has increased in our schools. That is
very… that is very disconcerting.
And so, we're going to
have to look at… and we're talking about the… «les états généraux», but there
is certainly some things that we can do now. And that's about providing
programs in our schools to talk about equality, to talk about what it means to
be… Those are such fundamental values in our society, equality between men and
women. It has to be taught in our schools. Parents have a role, but now we're
seeing the infiltration of, you know, misogyny and, and unfortunately it's
having that impact in our schools, where young boys are allowing themselves to
disrespect young girls. And that shouldn't be.
And so, we're seeing
overall that, as a result of that, women's rights… and I'm going to talk about,
yes, women's rights, but girls have those same rights, and there has been a
fallback we talked about at the UN, about a backlash, and we're seeing the
backlash everywhere. And it's time that we have to put in concrete measures in
order to confront them.
Journaliste : Juste une
petite question, M. Milliard, en français, pour conclure. Il y aura une motion
déposée cet après-midi par le Parti québécois :
«Que l'Assemblée nationale prenne acte que
le Parti libéral du Québec fait l'objet d'une enquête de nature criminelle par
l'UPAC;
«Qu'elle exige du PLQ, dirigé par Charles
milliard, de collaborer entièrement à cette enquête de l'UPAC.»
Allez-vous consentir?
M. Milliard (Charles) : Le
Parti libéral du Québec n'est pas sous enquête de l'UPAC. Quand l'UPAC fait des
enquêtes, c'est sur des individus et ce n'est certainement pas sur moi. Alors,
c'est une tactique du Bloc québécois... pardon, du Parti québécois, alors ce
sera à eux de gérer ça.
Journaliste
:
...consentir. Je comprends que l'enquête n'est pas sur le PLQ, c'est sur le...
M. Milliard (Charles) : On
s'en va en caucus, on va discuter des...
9 h 03 (version non révisée)
M.
Milliard (Charles) : …en caucus dans quelques minutes. Alors, à
suivre, cet après-midi.
Des voix : …
Journaliste
: Hello. I'm just wondering, we've heard a lot today about the
importance of French and people having the opportunity to learn. I'm wondering
what your party is going to do to support newcomers to learn the language and
then contribute to Québec.
M. Milliard
(Charles) :
Well,
we're going to have to do much more than what the CAQ has been doing for the
past eight years, because obviously they have been cutting into French classes
for immigrants. And, at the same time, they're asking very adamantly Quebeckers
and immigrants to speak French. So, we're going to be putting more money into
what we call classes de francisation so that all immigrants can have access to…
to that. Because the French language is a true gem for Québec, it's part of its
history, and it needs to be part of its future as well. Merci beaucoup.
(Fin à 9 h 04)