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(Douze heures quarante-huit minutes)
M. Cliche-Rivard : Bonjour,
tout le monde. Merci d'être nombreux et nombreuses. Écoutez, on sort d'une
rencontre avec la ministre Bélanger. Je vous présente d'ailleurs David Miron,
Veronica Martinez, qui sont les parents de Zach, Zachary, que vous avez entendu
son histoire. Je vais les laisser quand même vous en glisser un mot.
Mais on sort quand même très encouragés de
la rencontre avec la ministre, qui a démontré vraiment une prise au sérieux du
dossier puis une ouverture claire, là, à étudier la possibilité qu'on aille de
l'avant avec le mandat d'initiative. Vous vous souvenez que j'avais déposé une
demande, là, à la Commission de santé et de services sociaux pour qu'on se
réunisse de manière transpartisane assez rapidement pour, bien, qu'on entende d'abord
les quelques experts, là, qui se sont prononcés sur le sujet puis qu'on y aille
de recommandations transpartisanes ensemble.
Donc, moi, je sors de là vraiment
encouragé à l'effet que ça fait l'objet d'une très belle ouverture de sa part.
Évidemment, là, on va attendre les dénouements puis ces discussions, mais il y
avait une prise au sérieux, il y avait une volonté de bouger puis elle aussi,
la ministre, là, nous a parlé de certaines actions qu'elle pourrait faire assez
rapidement, mais je vais lui laisser... je vais vous laisser lui poser des
questions directement sur ce qui pouvait être fait avant. Mais je pense qu'on a
devant nous une belle opportunité de protéger les jeunes assez rapidement puis
d'avancer ensemble vers quelque chose de transpartisan qui avait été fait pour
les dons d'organes, notamment de manière assez rapide, aussi sur la question de
la violence dans le sport, là, des sujets qui nous permettaient de bouger. On
parle de propositions, là, de mandats d'initiatives rapides qui peuvent se
tenir sur une journée, deux journées.
Là, on est conscient que l'agenda
législatif ne permet pas, là, qu'on se lance dans des consultations qui vont
durer des semaines. Ce n'est pas ça, l'objet, ce n'est pas ça, la discussion,
mais je pense qu'assez rapidement, on pourrait entendre les experts puis
s'entendre sur des recommandations communes. Mais sur ce, je vais laisser quand
même les principaux intéressés vous dire comment ils ont ressenti ou comment
ils se ressentent suite à la rencontre. Je vous en prie.
M. Miron (David) : Bonjour. Si
nous sommes ici, ma conjointe et moi aujourd'hui, c'est pour donner un sens à
la mort de notre garçon, Zachary. On veut transformer un peu ce qui nous est
arrivé en projet parce qu'on sent qu'on vit une crise de santé publique.
Mme Martinez (Veronica) : Évidemment,
on aimerait remercier la ministre pour son temps, pour son ouverture. Ça a été
productif. On est content de la rencontre qu'on a eue avec elle, mais là on
s'attend à des actions. On veut... On ne lâchera pas. On est content de la réunion,
mais on va continuer à... dans ce projet... de ce projet-là, dans le fond, de
protéger, bien, les jeunes, en fait, qui sont vraiment en danger avec ce genre
d'accès facile à ces boissons-là qui... le cas de notre garçon, c'est... il y a
une interaction médicamenteuse, mais je tiens vraiment à préciser que c'est
tous les jeunes qui sont... donc qui sont potentiellement...
M. Miron (David) : Bien, qui
font face à...
Mme Martinez (Veronica) : ...à
risque.
M. Miron (David) : Oui, qui
sont à risque, exactement.
Mme Martinez (Veronica) : Exactement.
Donc, voilà.
Journaliste : ...une crise de
santé publique, qu'est-ce que vous voulez dire? Vous voulez dire qu'il y a trop
de jeunes qui sont à risque?
M. Miron (David) : Oui, parce
qu'on trouve que les produits sont omniprésents, qu'ils sont positionnés
toujours de façon à ce qu'on les voie, toujours... j'en retrouve même dans les
centres de matériaux de construction. Tu sais, on retrouve ces produits-là un
peu partout, dans les pharmacies. Ça fait qu'on est tout le temps... ils sont
tout le temps présents dans notre œil. Donc, à ce moment-là, tu sais, c'est
facile pour un jeune d'avoir le goût d'en prendre. C'est des produits qui sont
sexy, qui sont colorés, abordables. Donc, c'est facile pour un jeune de choisir
entre une bouteille d'eau puis une boisson énergisante, là, tu sais, on va y
aller vers quelque chose qui goûte un peu sucré et que...
Mme Martinez (Veronica) : Puis
c'est de plus en plus consommé. Dans le fond, c'est documenté, c'est de plus en
plus... bien, c'est banalisé, surtout, c'est consommer à outrance, je dirais.
Donc, les interactions, là.... On a légiféré pour, par exemple la vapoteuse,
alcool pour les jeunes. À long terme, on sait qu'il y a des dangers. Les
boissons énergisantes. Là, une seule suffit. Pas nécessairement dans un cas
d'interaction médicamenteuse, mais il y a des cas qu'on connaît
personnellement, une seule boisson énergisante, un jeune garçon qui était à un
tournoi de paintball, il y avait une compagnie qu'on ne nommera pas qui était
là pour donner des échantillons. Le jeune a pris ça pour la première fois, il
est décédé. Donc, c'est important. C'est important, nos jeunes. Je pense qu'en tant
que société, bien, c'est notre responsabilité de les protéger. Puis on a la
question : Bien, ce n'est pas aux parents de bien les informer, de bien
éduquer les enfants? Bien oui, nous, on a fait notre travail de parents, puis
les parents font leur travail, sauf qu'il faut être cohérents. On ne peut pas
dire à nos enfants : C'est dangereux, ce n'est pas bon, il y a telle ou
telle chose qui peut arriver, puis c'est vendu dans des machines
distributrices, dans des dépanneurs, dans des pharmacies. Ce n'est pas
cohérent. Donc, nous, on fait notre travail de parent, on informe, bien, il
faut être cohérents. On ne peut pas... on ne peut pas.
M. Miron (David) : C'est
facilement accessible partout, là, tu sais.
Mme Martinez (Veronica) :
Exactement.
Journaliste : ...vous
dites : Nous, on est informés, vous l'êtes, mais la plupart des gens ne
savent pas qu'il peut y avoir des interactions comme ça, qui sont difficiles ou
que la consommation...
Mme Martinez (Veronica) :
Exact.
M. Miron (David) : On s'en rend
compte beaucoup avec les témoignages qu'on a de parents qui nous disent que
leurs enfants sont récemment... ils ont récemment reçu la prescription pour un
psychostimulant pour leur TDAH, puis que, dans les recommandations, que ce soit
par le médecin, que ce soit par le pharmacien, il n'a jamais été question des
boissons énergisantes. Donc...
Journaliste : Vous
dites : On est contents de la rencontre, mais maintenant on veut des
actions.
Mme Martinez (Veronica) : Oui.
Journaliste
: Qu'est-ce
que vous voulez dire puis qu'est-ce que vous avez compris de ce que la ministre
vous a dit?
Mme Martinez (Veronica) : On
a compris qu'elle était ouverte. Nous, ce qu'on veut, c'est vraiment, vraiment
limiter la vente des boissons énergisantes aux mineurs.
Journaliste : OK, vous, c'est
aux mineurs, moins de 18 ans.
Mme Martinez (Veronica) : Dans
un premier temps, c'est ça. On viserait le moins de 16 ans. Ultimement,
l'objectif, c'est vraiment les moins de 18 ans. C'est les jeunes qu'il
faut protéger. De par... Quand on est adolescent, là, tu sais, le cerveau, il
est fait pour... comme toujours un peu... pour... pas ne pas écouter, là,
mais...
Des voix : ...
Mme Martinez (Veronica) : Oui,
un petit peu, c'est ça, puis le métabolisme des jeunes... ils ne vont pas
métaboliser la caféine de la même façon qu'un adulte. Donc, il y a cet
aspect-là aussi. Il y a physiquement, physiologiquement, bien, l'enfant, ce
n'est pas... ce n'est pas le même effet, là, c'est dangereux. Donc, les jeunes,
il faut les protéger, il faut les protéger d'eux-mêmes parfois. Donc là, c'est
vraiment... Dans ce cas-ci, la prévention n'est pas suffisante.
Journaliste : Maintenant, le
ministre a un rapport, depuis 2023, je sais que vous le savez. Vous avez eu
votre rencontre. Comment vous vous expliquez que, là, bon, elle vous dit...
elle vous le dit tout ça, elle vous écoute, mais que ça ne bouge pas, que ça
prenne encore du temps puis qu'on soit... vous demandiez, justement, des
actions?
Mme Martinez (Veronica) : Bien,
il faudrait lui demander. Je ne sais pas si...
Journaliste : Bien, vous avez
eu la rencontre. C'est quoi... Je veux votre... voyons, votre impression,
perception, oui.
M. Miron (David) : Bien, il y
a une démarche à faire, c'est ce qu'elle nous a expliqué. Il y a une démarche à
faire auprès des instances, puis qu'elle veut approfondir un peu plus.
Journaliste : Sur la question
de l'âge, là, du 16 ans puis, après ça, du 18 ans, juste pour être
bien certaine, là... Parce qu'on a parlé à la ministre juste avant de venir
ici, puis la ministre n'était pas claire sur ses intentions. Donc, qu'est-ce
que vous avez compris de ce qu'elle vous a... de ce qu'elle dit sur la question
de l'âge, de légiférer pour interdire les boissons aux moins de 16 ans...
de 18 ans.
M. Cliche-Rivard : Ce qui est
clair, pour nous, puis pour, je pense, David et Veronica, c'est qu'il faut
qu'il y ait une mesure rapide, là. Puis nous, on a mis au juste 16 ans en
pensant peut-être que ce serait plus simple, en termes de consensus puis en
termes de portée, là, où ça tombe sous le sens, là, tu sais. Quelqu'un de 13
ans, 12 ans, tout le monde se le dit, que ça n'a juste pas de sens.
Après, on est à la même place que la
science, je veux dire, les rapports documentaires disent que c'est 18, puis, je
veux dire, nous, c'est ce qu'on souhaiterait, là, que ce soit 18 ans.
Maintenant, s'il y a une marge de manœuvre qui fait qu'on finit à 16, pour
l'instant, on va être satisfait, mais ce que la pétition dit, c'est qu'on
pourrait dire 16 puis avancer vers 18, pour se donner peut-être un petit peu
plus de temps. Mais l'idée c'est qu'on a l'agenda législatif que vous
connaissez, la ministre aussi, adopter quelque chose de plus complexe puis de
plus, disons, costaud avant le 12 juin, ça va être compliqué.
Journaliste : ...vous a dit?
M. Cliche-Rivard : Elle ne
s'est pas prononcée spécifiquement, là, sur le 18, 16, donc je peux...
Journaliste
: Elle
était ouverte?
M. Cliche-Rivard : Elle était
ouverte, mais elle n'a pas, dans ses discussions avec nous, tranché le couteau,
là, comme je ne le tranche pas non plus actuellement en disant : C'est 16,
«that's it, that's all».
Journaliste : ...est-ce
qu'elle a fait des promesses, des engagements?
M. Cliche-Rivard : Alors,
elle, elle va annoncer, je pense, là, des choses sur des discussions à venir
avec des homologues au fédéral. Il y a la question de Santé Canada. Ça fait que
je vais lui laisser revenir là-dessus. Il y a des discussions aussi les ordres,
à ce que j'ai compris, il y a d'autres professions qui sont directement
touchées, ça fait que, tu sais, je vais lui laisser aller vers ça, mais ce qui
est sûr, c'est qu'elle doit nous revenir assez rapidement avec la réponse
finale sur le mandat d'initiative qui permettrait qu'on s'assoie les quatre
parties ensemble puis de rencontrer trois, quatre, cinq experts, puis peut-être
arriver rapidement à une recommandation unanime sur le 18 ans, là, tu
sais, dans le sens, ça va... aussi simple que ça. Puis la recommandation peut
être qu'on adopte un projet de loi puis, «let's go», là, tu sais. Puis moi, je
le disais, on pourrait adopter ce qui s'appellera peut-être le projet de loi
Zachary Miron, là. Ça pourra faire une différence puis ça pourra rester dans
les livres d'histoire qui auront menés à votre... la réussite de votre combat.
Ça fait que tout ça, pour moi, c'est possible.
On discutait, tu sais, l'agenda
législatif, tout ça, tu sais. M. Boulet vient de déposer quand même un projet
de loi assez costaud aujourd'hui, il y a du temps pour encore des choses assez
costaudes, M. Jolin-Barrette, lui, a son projet de constitution qui roule.
Bref, tu sais, il y a encore de l'espace, là, la session n'est pas finie.
Ça fait que je pense qu'on pourrait
rapidement s'entendre sur des recommandations unanimes puis aller de l'avant
vers un moyen d'action. Parce que c'est ce que David et Veronica me disent, là,
les paroles, c'est le fun, là, un rapport, c'est intéressant, mais eux autres,
ils veulent sauver la prochaine vie, là, ni plus ni moins. Puis Veronica nous
disait en rencontre que si ce rapport-là avait été rapidement mis en... mis en oeuvre,
bien, je veux dire, je ne réécrirai pas l'histoire, mais peut-être la canette
n'aurait pas été disponible pour Zach ce soir-là puis peut-être que les choses
seraient différentes.
Journaliste : ...si important
des boissons énergisantes, là?
M. Cliche-Rivard : Je... je
ne me l'explique pas. Je ne vais pas commencer à spéculer sur le comment du
pourquoi. Je ne me l'explique pas. On a par ailleurs trouvé un rapport qui date
de 2015, où la CAQ s'engageait à faire la... l'encadrement des... des boissons
énergisantes de 2015. On pourra vous envoyer le lien, là, c'est dans un
communiqué de presse. Tout ça pour dire qu'on ne réinvente pas la roue, là,
aujourd'hui. Les discussions sur l'encadrement des boissons énergisantes, là,
ça ne date pas de... du 1er janvier 2026, là. Mais là le... on a... on a
des vraies images claires, on a des... un témoignage assez probant puis assez
émotif, là. Je pense qu'on ne vous cachera pas que tout le monde était un peu
sur les... sur les émotions avec la... la rencontre de la ministre puis le
partage du témoignage de Veronica puis de... puis de David. J'ai senti
véritablement une volonté de la ministre Bélanger de bouger. Je... je le sens,
là, sincèrement, fermement.
Mme Martinez (Veronica) : Oui,
absolument.
M. Cliche-Rivard : Je pense
que vous aussi. Ça fait que là, la prochaine étape, c'est ça, d'annoncer puis
d'officialiser un mandat d'initiative transpartisan. On l'a fait pour les dons
d'organes, on l'a fait pour la violence dans le sport, je ne vois pas pourquoi
on ne ferait pas la même chose de manière positive pour... pour protéger nos
jeunes.
Journaliste : Ça fait que
vous, M. Miron, Mme Martinez, là, vous... vous goûtez aux
parlementries, là, entre guillemets, là, à tout le processus, votre... votre
état d'esprit, là. Peut-être, vous approchez du micro.
M. Miron (David) : Bien, on
pense que ça va être un... un travail court ou moyen terme, au moins, là, en
premier lieu, là.
Mme Martinez (Veronica) : Puis,
on comprend que ce n'est pas fini.
M. Miron (David) : Puis qu'on
ne lâchera pas non plus, là, tu sais, nous autres, on a déjà mis en place une
pétition qui a recueilli près de 15 000 signataires jusqu'à ce matin,
et on voit que la pétition fonctionne bien puis qu'on a... l'appui du public,
de la société, puis qu'il y a déjà eu aussi un... un sondage qui a... qui avait
été fait, qui... qui mettait en... en avant-plan quand même 77 % de la
population qui était pour la législation de ces produits-là, tu sais. Ça fait
qu'on a la société de notre côté.
Mme Martinez (Veronica) : : je
pense que l'acceptabilité sociale, elle est là. Puis, tu sais, la question, ce
n'est pas pourquoi qu'on le ferait, c'est pourquoi qu'on ne le ferait pas. Tu
sais, je suis comme... j'aimerais que quelqu'un vienne me dire : Mais
pourquoi... pourquoi ça ne fait pas de sens cette demande-là?
Journaliste : : Vous
avez espoir dans le processus parlementaire?
Mme Martinez (Veronica) : J'ai
espoir.
M. Miron (David) : Oui. Un
grand espoir, oui.
Mme Martinez (Veronica) : Oui,
oui. Bien, notre société, la société québécoise, là, je... Pour la petite
histoire, il y a... il y a un homme qui a perdu son... son garçon, il est en
Ontario, puis ça fait des années, des années qu'il essaie de faire changer les
choses. Puis, il nous a dit : Vous savez, vous avez plus de chance au
Québec, parce qu'au Québec, là, vos... vous avez comme l'esprit familial, vous
êtes... tu sais, vous avez... Vos jeunes, c'est important, vous êtes... Je ne
veux pas... pas dénigrer les autres provinces, là, mais on... on est... Tu
sais, c'est peut-être le côté latin, je ne le sais pas.
M. Miron (David) : Tissé
serré.
Mme Martinez (Veronica) : Oui,
tissé serré. Puis, il a dit : S'il y a... s'il y a un endroit au Canada
que ça peut passer, c'est au Québec juste parce que vous êtes ce que vous êtes.
Tu sais, la... la société québécoise étant ce qu'elle est. Donc, tu sais,
c'est... Ça fait que j'ai l'espoir.
M. Miron (David) : Oui. On
porte un grand espoir à la ministre Bélanger. Oui.
Mme Martinez (Veronica) : Puis
que les gens vont se rallier à nous aussi.
Journaliste :
Are you comfortable to answer a few
questions in English?
Mme Martinez
(Veronica) :
Not
so much.
M. Cliche-Rivard : Ça sonne
déjà bien, je trouve.
Journaliste :
I mean, if... «franglais accepté
toujours» if you're looking for a word or something. Could you please just
describe the meeting and... and how it made you feel with the minister?
Mme
Martinez (Veronica) : Hopeful. She was open to... to
discuss. She started some initiative. Right now, I don't know if we can...
Well, she'll discuss those initiatives with... with the journalists, but yes,
we're feeling hopeful that something good will... will happen and that they
might put something in place real quick.
Journaliste :
And why... why is this important for
you, you know, in... you know, to honor your son in this way?
Mme Martinez
(Veronica) : Because what we're living right
now, nobody has to... to go through that.
Journaliste :
Could you just describe briefly, I'm
sorry to ask, but like how it happened?
Mme Martinez
(Veronica) : Well, he took a medication in the
morning for his ADHD, 6 :00 in the morning. He went to school. Then he... he
had a school... not a school trip, but activity at Morin Heights. And then,
well, last... last Friday, I think, well, he decided to... with a friend, like
let's... let's buy a Red Bull. So, they… they bought a Red Bull from the
vending machine in the cafeteria. So, he drank the Red Bull, and he was in the
chairlift and the… his heart stopped. And that was the end. He was in perfect
shape, really couldn't be more in shape. I mean, he's a good… good… yes, was an
athlete, but hygiene… «bonne hygiène de vie», yes, «une bonne hygiène de
vie», no drugs, no alcohol. Just a great kid, a great kid.
Yes. So, if it… this… this kind of situation can… can happen to a boy like
that, I mean, nobody is… is safe. That's why we're here.
Journaliste
: You were saying too that sometimes they're front and center in the
«dépanneurs», the advertising is nice. So, that as well, I guess is… is a
problem…
Mme Martinez
(Veronica) : It's a big problem. It's not…
They said it's not meant for kids, but the… all the marketing, the branding is…
specifically for them, that… so, that's… they're saying… they're saying
something, but on the other hand… but it's something else. So, yes.
Journaliste
: And you say you have hope after the meeting today and working with
Mr. Cliche-Rivard, but it's been two years. So, is… are things happening too
slow? Are you…
Mme Martinez
(Veronica) : No. In fact, we… we've waited to…
to have the autopsy report, to have, like, the… the real cause of his death.
So, we had this report last September. So… so, we… we had a little help from
Julie Dufresne. She's a journalist. And she did a great «reportage»… or report
in… at Radio-Canada. So, this was the… the start. We didn't know what to do at
first. So, we found a man in Ontario, Jim Shepherd, he's an advocate for energy
drinks. So, we started with him and then we contacted Julie Dufresne. Then we
had the help of Guillaume Cliché-Rivard for the petition. Yes.
Journaliste
: And Mr. Cliche-Rivard… ask some questions. At the meeting, you say
it went well and you're confident that Minister Bélanger will… will do
something and get something ahead of June?
M.
Cliche-Rivard : I'm… I'm really hopeful.
Truly, I really felt she was moved and touched by the testimony, and I felt
like she came with options in her hand. I didn't feel like she was coming
stating this was the end of it. I clearly heard the opposite. I heard… I heard
this was an opening and the beginning, and the next true option or possibility
for her is to accept the request I filed for the Health and Social Services
Commission to study this in a broad transpartisan mandate, so we could all sit
together quite soon. We can also hear Veronica and David's testimony in this
commission, and we can also have the experts quickly give their recommendation,
as this seems to be already taken, like the report is showing, and we can move
quickly into adopting some legislation before the end of… of the semester, for
sure.
In all circumstance, I'll
always be available for any extra days we might need or any openings we might
need to open for… for this to be passed before the end, I think, at the end of
the mandate, after four years, ending with this as a Parliament would be a strong
message for kids and… and for… for parents that are hoping for us to work all
together and find solutions.
Journaliste
: What are your thoughts on 16 versus 18?
M.
Cliche-Rivard : Truly, I am open. I would
rather prefer 18, but I mean versus having nothing, I would clearly settle for…
for 16, though I… I believe the appropriate and the scientific measure relies
on 18 years old. But I mean, if… if this can allow us to move faster, and then
maybe to assess within a year or two if it's necessary to move on with 18, if
this makes more sense or more consensus, both… both the parents and I are keen
to go forward. But truly, I fundamentally, personally believe and what… this is
what the science is saying as well, that 18 should be the appropriate age.
Journaliste
: And Mme Martinez, do you think 18 is the appropriate age to do
this at?
Mme
Martinez (Veronica) : Absolutely. Yes, yes.
Journaliste :
Great. Thank you.
M. Cliche-Rivard : Merci,
tout le monde.
Mme Martinez (Veronica) :
Merci.
M. Miron (David) : Merci.
(Fin à 13 h 09)