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Point de presse de M. Guillaume Cliche-Rivard, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de services sociaux

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 1 avril 2026, 12 h 45

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Douze heures quarante-huit minutes)

M. Cliche-Rivard : Bonjour, tout le monde. Merci d'être nombreux et nombreuses. Écoutez, on sort d'une rencontre avec la ministre Bélanger. Je vous présente d'ailleurs David Miron, Veronica Martinez, qui sont les parents de Zach, Zachary, que vous avez entendu son histoire. Je vais les laisser quand même vous en glisser un mot.

Mais on sort quand même très encouragés de la rencontre avec la ministre, qui a démontré vraiment une prise au sérieux du dossier puis une ouverture claire, là, à étudier la possibilité qu'on aille de l'avant avec le mandat d'initiative. Vous vous souvenez que j'avais déposé une demande, là, à la Commission de santé et de services sociaux pour qu'on se réunisse de manière transpartisane assez rapidement pour, bien, qu'on entende d'abord les quelques experts, là, qui se sont prononcés sur le sujet puis qu'on y aille de recommandations transpartisanes ensemble.

Donc, moi, je sors de là vraiment encouragé à l'effet que ça fait l'objet d'une très belle ouverture de sa part. Évidemment, là, on va attendre les dénouements puis ces discussions, mais il y avait une prise au sérieux, il y avait une volonté de bouger puis elle aussi, la ministre, là, nous a parlé de certaines actions qu'elle pourrait faire assez rapidement, mais je vais lui laisser... je vais vous laisser lui poser des questions directement sur ce qui pouvait être fait avant. Mais je pense qu'on a devant nous une belle opportunité de protéger les jeunes assez rapidement puis d'avancer ensemble vers quelque chose de transpartisan qui avait été fait pour les dons d'organes, notamment de manière assez rapide, aussi sur la question de la violence dans le sport, là, des sujets qui nous permettaient de bouger. On parle de propositions, là, de mandats d'initiatives rapides qui peuvent se tenir sur une journée, deux journées.

Là, on est conscient que l'agenda législatif ne permet pas, là, qu'on se lance dans des consultations qui vont durer des semaines. Ce n'est pas ça, l'objet, ce n'est pas ça, la discussion, mais je pense qu'assez rapidement, on pourrait entendre les experts puis s'entendre sur des recommandations communes. Mais sur ce, je vais laisser quand même les principaux intéressés vous dire comment ils ont ressenti ou comment ils se ressentent suite à la rencontre. Je vous en prie.

M. Miron (David) : Bonjour. Si nous sommes ici, ma conjointe et moi aujourd'hui, c'est pour donner un sens à la mort de notre garçon, Zachary. On veut transformer un peu ce qui nous est arrivé en projet parce qu'on sent qu'on vit une crise de santé publique.

Mme Martinez (Veronica) : Évidemment, on aimerait remercier la ministre pour son temps, pour son ouverture. Ça a été productif. On est content de la rencontre qu'on a eue avec elle, mais là on s'attend à des actions. On veut... On ne lâchera pas. On est content de la réunion, mais on va continuer à... dans ce projet... de ce projet-là, dans le fond, de protéger, bien, les jeunes, en fait, qui sont vraiment en danger avec ce genre d'accès facile à ces boissons-là qui... le cas de notre garçon, c'est... il y a une interaction médicamenteuse, mais je tiens vraiment à préciser que c'est tous les jeunes qui sont... donc qui sont potentiellement...

M. Miron (David) : Bien, qui font face à...

Mme Martinez (Veronica) : ...à risque.

M. Miron (David) : Oui, qui sont à risque, exactement.

Mme Martinez (Veronica) : Exactement. Donc, voilà.

Journaliste : ...une crise de santé publique, qu'est-ce que vous voulez dire? Vous voulez dire qu'il y a trop de jeunes qui sont à risque?

M. Miron (David) : Oui, parce qu'on trouve que les produits sont omniprésents, qu'ils sont positionnés toujours de façon à ce qu'on les voie, toujours... j'en retrouve même dans les centres de matériaux de construction. Tu sais, on retrouve ces produits-là un peu partout, dans les pharmacies. Ça fait qu'on est tout le temps... ils sont tout le temps présents dans notre œil. Donc, à ce moment-là, tu sais, c'est facile pour un jeune d'avoir le goût d'en prendre. C'est des produits qui sont sexy, qui sont colorés, abordables. Donc, c'est facile pour un jeune de choisir entre une bouteille d'eau puis une boisson énergisante, là, tu sais, on va y aller vers quelque chose qui goûte un peu sucré et que...

Mme Martinez (Veronica) : Puis c'est de plus en plus consommé. Dans le fond, c'est documenté, c'est de plus en plus... bien, c'est banalisé, surtout, c'est consommer à outrance, je dirais. Donc, les interactions, là.... On a légiféré pour, par exemple la vapoteuse, alcool pour les jeunes. À long terme, on sait qu'il y a des dangers. Les boissons énergisantes. Là, une seule suffit. Pas nécessairement dans un cas d'interaction médicamenteuse, mais il y a des cas qu'on connaît personnellement, une seule boisson énergisante, un jeune garçon qui était à un tournoi de paintball, il y avait une compagnie qu'on ne nommera pas qui était là pour donner des échantillons. Le jeune a pris ça pour la première fois, il est décédé. Donc, c'est important. C'est important, nos jeunes. Je pense qu'en tant que société, bien, c'est notre responsabilité de les protéger. Puis on a la question : Bien, ce n'est pas aux parents de bien les informer, de bien éduquer les enfants? Bien oui, nous, on a fait notre travail de parents, puis les parents font leur travail, sauf qu'il faut être cohérents. On ne peut pas dire à nos enfants : C'est dangereux, ce n'est pas bon, il y a telle ou telle chose qui peut arriver, puis c'est vendu dans des machines distributrices, dans des dépanneurs, dans des pharmacies. Ce n'est pas cohérent. Donc, nous, on fait notre travail de parent, on informe, bien, il faut être cohérents. On ne peut pas... on ne peut pas.

M. Miron (David) : C'est facilement accessible partout, là, tu sais.

Mme Martinez (Veronica) : Exactement.

Journaliste : ...vous dites : Nous, on est informés, vous l'êtes, mais la plupart des gens ne savent pas qu'il peut y avoir des interactions comme ça, qui sont difficiles ou que la consommation...

Mme Martinez (Veronica) : Exact.

M. Miron (David) : On s'en rend compte beaucoup avec les témoignages qu'on a de parents qui nous disent que leurs enfants sont récemment... ils ont récemment reçu la prescription pour un psychostimulant pour leur TDAH, puis que, dans les recommandations, que ce soit par le médecin, que ce soit par le pharmacien, il n'a jamais été question des boissons énergisantes. Donc...

Journaliste : Vous dites : On est contents de la rencontre, mais maintenant on veut des actions.

Mme Martinez (Veronica) : Oui.

Journaliste : Qu'est-ce que vous voulez dire puis qu'est-ce que vous avez compris de ce que la ministre vous a dit?

Mme Martinez (Veronica) : On a compris qu'elle était ouverte. Nous, ce qu'on veut, c'est vraiment, vraiment limiter la vente des boissons énergisantes aux mineurs.

Journaliste : OK, vous, c'est aux mineurs, moins de 18 ans.

Mme Martinez (Veronica) : Dans un premier temps, c'est ça. On viserait le moins de 16 ans. Ultimement, l'objectif, c'est vraiment les moins de 18 ans. C'est les jeunes qu'il faut protéger. De par... Quand on est adolescent, là, tu sais, le cerveau, il est fait pour... comme toujours un peu... pour... pas ne pas écouter, là, mais...

Des voix : ...

Mme Martinez (Veronica) : Oui, un petit peu, c'est ça, puis le métabolisme des jeunes... ils ne vont pas métaboliser la caféine de la même façon qu'un adulte. Donc, il y a cet aspect-là aussi. Il y a physiquement, physiologiquement, bien, l'enfant, ce n'est pas... ce n'est pas le même effet, là, c'est dangereux. Donc, les jeunes, il faut les protéger, il faut les protéger d'eux-mêmes parfois. Donc là, c'est vraiment... Dans ce cas-ci, la prévention n'est pas suffisante.

Journaliste : Maintenant, le ministre a un rapport, depuis 2023, je sais que vous le savez. Vous avez eu votre rencontre. Comment vous vous expliquez que, là, bon, elle vous dit... elle vous le dit tout ça, elle vous écoute, mais que ça ne bouge pas, que ça prenne encore du temps puis qu'on soit... vous demandiez, justement, des actions?

Mme Martinez (Veronica) : Bien, il faudrait lui demander. Je ne sais pas si...

Journaliste : Bien, vous avez eu la rencontre. C'est quoi... Je veux votre... voyons, votre impression, perception, oui.

M. Miron (David) : Bien, il y a une démarche à faire, c'est ce qu'elle nous a expliqué. Il y a une démarche à faire auprès des instances, puis qu'elle veut approfondir un peu plus.

Journaliste : Sur la question de l'âge, là, du 16 ans puis, après ça, du 18 ans, juste pour être bien certaine, là... Parce qu'on a parlé à la ministre juste avant de venir ici, puis la ministre n'était pas claire sur ses intentions. Donc, qu'est-ce que vous avez compris de ce qu'elle vous a... de ce qu'elle dit sur la question de l'âge, de légiférer pour interdire les boissons aux moins de 16 ans... de 18 ans.

M. Cliche-Rivard : Ce qui est clair, pour nous, puis pour, je pense, David et Veronica, c'est qu'il faut qu'il y ait une mesure rapide, là. Puis nous, on a mis au juste 16 ans en pensant peut-être que ce serait plus simple, en termes de consensus puis en termes de portée, là, où ça tombe sous le sens, là, tu sais. Quelqu'un de 13 ans, 12 ans, tout le monde se le dit, que ça n'a juste pas de sens.

Après, on est à la même place que la science, je veux dire, les rapports documentaires disent que c'est 18, puis, je veux dire, nous, c'est ce qu'on souhaiterait, là, que ce soit 18 ans. Maintenant, s'il y a une marge de manœuvre qui fait qu'on finit à 16, pour l'instant, on va être satisfait, mais ce que la pétition dit, c'est qu'on pourrait dire 16 puis avancer vers 18, pour se donner peut-être un petit peu plus de temps. Mais l'idée c'est qu'on a l'agenda législatif que vous connaissez, la ministre aussi, adopter quelque chose de plus complexe puis de plus, disons, costaud avant le 12 juin, ça va être compliqué.

Journaliste : ...vous a dit?

M. Cliche-Rivard : Elle ne s'est pas prononcée spécifiquement, là, sur le 18, 16, donc je peux...

Journaliste : Elle était ouverte?

M. Cliche-Rivard : Elle était ouverte, mais elle n'a pas, dans ses discussions avec nous, tranché le couteau, là, comme je ne le tranche pas non plus actuellement en disant : C'est 16, «that's it, that's all».

Journaliste : ...est-ce qu'elle a fait des promesses, des engagements?

M. Cliche-Rivard : Alors, elle, elle va annoncer, je pense, là, des choses sur des discussions à venir avec des homologues au fédéral. Il y a la question de Santé Canada. Ça fait que je vais lui laisser revenir là-dessus. Il y a des discussions aussi les ordres, à ce que j'ai compris, il y a d'autres professions qui sont directement touchées, ça fait que, tu sais, je vais lui laisser aller vers ça, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle doit nous revenir assez rapidement avec la réponse finale sur le mandat d'initiative qui permettrait qu'on s'assoie les quatre parties ensemble puis de rencontrer trois, quatre, cinq experts, puis peut-être arriver rapidement à une recommandation unanime sur le 18 ans, là, tu sais, dans le sens, ça va... aussi simple que ça. Puis la recommandation peut être qu'on adopte un projet de loi puis, «let's go», là, tu sais. Puis moi, je le disais, on pourrait adopter ce qui s'appellera peut-être le projet de loi Zachary Miron, là. Ça pourra faire une différence puis ça pourra rester dans les livres d'histoire qui auront menés à votre... la réussite de votre combat. Ça fait que tout ça, pour moi, c'est possible.

On discutait, tu sais, l'agenda législatif, tout ça, tu sais. M. Boulet vient de déposer quand même un projet de loi assez costaud aujourd'hui, il y a du temps pour encore des choses assez costaudes, M. Jolin-Barrette, lui, a son projet de constitution qui roule. Bref, tu sais, il y a encore de l'espace, là, la session n'est pas finie.

Ça fait que je pense qu'on pourrait rapidement s'entendre sur des recommandations unanimes puis aller de l'avant vers un moyen d'action. Parce que c'est ce que David et Veronica me disent, là, les paroles, c'est le fun, là, un rapport, c'est intéressant, mais eux autres, ils veulent sauver la prochaine vie, là, ni plus ni moins. Puis Veronica nous disait en rencontre que si ce rapport-là avait été rapidement mis en... mis en oeuvre, bien, je veux dire, je ne réécrirai pas l'histoire, mais peut-être la canette n'aurait pas été disponible pour Zach ce soir-là puis peut-être que les choses seraient différentes.

Journaliste : ...si important des boissons énergisantes, là?

M. Cliche-Rivard : Je... je ne me l'explique pas. Je ne vais pas commencer à spéculer sur le comment du pourquoi. Je ne me l'explique pas. On a par ailleurs trouvé un rapport qui date de 2015, où la CAQ s'engageait à faire la... l'encadrement des... des boissons énergisantes de 2015. On pourra vous envoyer le lien, là, c'est dans un communiqué de presse. Tout ça pour dire qu'on ne réinvente pas la roue, là, aujourd'hui. Les discussions sur l'encadrement des boissons énergisantes, là, ça ne date pas de... du 1er janvier 2026, là. Mais là le... on a... on a des vraies images claires, on a des... un témoignage assez probant puis assez émotif, là. Je pense qu'on ne vous cachera pas que tout le monde était un peu sur les... sur les émotions avec la... la rencontre de la ministre puis le partage du témoignage de Veronica puis de... puis de David. J'ai senti véritablement une volonté de la ministre Bélanger de bouger. Je... je le sens, là, sincèrement, fermement.

Mme Martinez (Veronica) : Oui, absolument.

M. Cliche-Rivard : Je pense que vous aussi. Ça fait que là, la prochaine étape, c'est ça, d'annoncer puis d'officialiser un mandat d'initiative transpartisan. On l'a fait pour les dons d'organes, on l'a fait pour la violence dans le sport, je ne vois pas pourquoi on ne ferait pas la même chose de manière positive pour... pour protéger nos jeunes.

Journaliste : Ça fait que vous, M. Miron, Mme Martinez, là, vous... vous goûtez aux parlementries, là, entre guillemets, là, à tout le processus, votre... votre état d'esprit, là. Peut-être, vous approchez du micro.

M. Miron (David) : Bien, on pense que ça va être un... un travail court ou moyen terme, au moins, là, en premier lieu, là.

Mme Martinez (Veronica) : Puis, on comprend que ce n'est pas fini.

M. Miron (David) : Puis qu'on ne lâchera pas non plus, là, tu sais, nous autres, on a déjà mis en place une pétition qui a recueilli près de 15 000 signataires jusqu'à ce matin, et on voit que la pétition fonctionne bien puis qu'on a... l'appui du public, de la société, puis qu'il y a déjà eu aussi un... un sondage qui a... qui avait été fait, qui... qui mettait en... en avant-plan quand même 77 % de la population qui était pour la législation de ces produits-là, tu sais. Ça fait qu'on a la société de notre côté.

Mme Martinez (Veronica) : : je pense que l'acceptabilité sociale, elle est là. Puis, tu sais, la question, ce n'est pas pourquoi qu'on le ferait, c'est pourquoi qu'on ne le ferait pas. Tu sais, je suis comme... j'aimerais que quelqu'un vienne me dire : Mais pourquoi... pourquoi ça ne fait pas de sens cette demande-là?

Journaliste : : Vous avez espoir dans le processus parlementaire?

Mme Martinez (Veronica) : J'ai espoir.

M. Miron (David) : Oui. Un grand espoir, oui.

Mme Martinez (Veronica) : Oui, oui. Bien, notre société, la société québécoise, là, je... Pour la petite histoire, il y a... il y a un homme qui a perdu son... son garçon, il est en Ontario, puis ça fait des années, des années qu'il essaie de faire changer les choses. Puis, il nous a dit : Vous savez, vous avez plus de chance au Québec, parce qu'au Québec, là, vos... vous avez comme l'esprit familial, vous êtes... tu sais, vous avez... Vos jeunes, c'est important, vous êtes... Je ne veux pas... pas dénigrer les autres provinces, là, mais on... on est... Tu sais, c'est peut-être le côté latin, je ne le sais pas.

M. Miron (David) : Tissé serré.

Mme Martinez (Veronica) : Oui, tissé serré. Puis, il a dit : S'il y a... s'il y a un endroit au Canada que ça peut passer, c'est au Québec juste parce que vous êtes ce que vous êtes. Tu sais, la... la société québécoise étant ce qu'elle est. Donc, tu sais, c'est... Ça fait que j'ai l'espoir.

M. Miron (David) : Oui. On porte un grand espoir à la ministre Bélanger. Oui.

Mme Martinez (Veronica) : Puis que les gens vont se rallier à nous aussi.

Journaliste : Are you comfortable to answer a few questions in English?

Mme Martinez (Veronica) : Not so much.

M. Cliche-Rivard : Ça sonne déjà bien, je trouve.

Journaliste : I mean, if... «franglais accepté toujours» if you're looking for a word or something. Could you please just describe the meeting and... and how it made you feel with the minister?

Mme Martinez (Veronica) : Hopeful. She was open to... to discuss. She started some initiative. Right now, I don't know if we can... Well, she'll discuss those initiatives with... with the journalists, but yes, we're feeling hopeful that something good will... will happen and that they might put something in place real quick.

Journaliste : And why... why is this important for you, you know, in... you know, to honor your son in this way?

Mme Martinez (Veronica) : Because what we're living right now, nobody has to... to go through that.

Journaliste : Could you just describe briefly, I'm sorry to ask, but like how it happened?

Mme Martinez (Veronica) : Well, he took a medication in the morning for his ADHD, 6 :00 in the morning. He went to school. Then he... he had a school... not a school trip, but activity at Morin Heights. And then, well, last... last Friday, I think, well, he decided to... with a friend, like let's... let's buy a Red Bull. So, they… they bought a Red Bull from the vending machine in the cafeteria. So, he drank the Red Bull, and he was in the chairlift and the… his heart stopped. And that was the end. He was in perfect shape, really couldn't be more in shape. I mean, he's a good… good… yes, was an athlete, but hygiene… «bonne hygiène de vie», yes, «une bonne hygiène de vie», no drugs, no alcohol. Just a great kid, a great kid. Yes. So, if it… this… this kind of situation can… can happen to a boy like that, I mean, nobody is… is safe. That's why we're here.

Journaliste : You were saying too that sometimes they're front and center in the «dépanneurs», the advertising is nice. So, that as well, I guess is… is a problem…

Mme Martinez (Veronica) : It's a big problem. It's not… They said it's not meant for kids, but the… all the marketing, the branding is… specifically for them, that… so, that's… they're saying… they're saying something, but on the other hand… but it's something else. So, yes.

Journaliste : And you say you have hope after the meeting today and working with Mr. Cliche-Rivard, but it's been two years. So, is… are things happening too slow? Are you…

Mme Martinez (Veronica) : No. In fact, we… we've waited to… to have the autopsy report, to have, like, the… the real cause of his death. So, we had this report last September. So… so, we… we had a little help from Julie Dufresne. She's a journalist. And she did a great «reportage»… or report in… at Radio-Canada. So, this was the… the start. We didn't know what to do at first. So, we found a man in Ontario, Jim Shepherd, he's an advocate for energy drinks. So, we started with him and then we contacted Julie Dufresne. Then we had the help of Guillaume Cliché-Rivard for the petition. Yes.

Journaliste : And Mr. Cliche-Rivard… ask some questions. At the meeting, you say it went well and you're confident that Minister Bélanger will… will do something and get something ahead of June?

M. Cliche-Rivard : I'm… I'm really hopeful. Truly, I really felt she was moved and touched by the testimony, and I felt like she came with options in her hand. I didn't feel like she was coming stating this was the end of it. I clearly heard the opposite. I heard… I heard this was an opening and the beginning, and the next true option or possibility for her is to accept the request I filed for the Health and Social Services Commission to study this in a broad transpartisan mandate, so we could all sit together quite soon. We can also hear Veronica and David's testimony in this commission, and we can also have the experts quickly give their recommendation, as this seems to be already taken, like the report is showing, and we can move quickly into adopting some legislation before the end of… of the semester, for sure.

In all circumstance, I'll always be available for any extra days we might need or any openings we might need to open for… for this to be passed before the end, I think, at the end of the mandate, after four years, ending with this as a Parliament would be a strong message for kids and… and for… for parents that are hoping for us to work all together and find solutions.

Journaliste : What are your thoughts on 16 versus 18?

M. Cliche-Rivard : Truly, I am open. I would rather prefer 18, but I mean versus having nothing, I would clearly settle for… for 16, though I… I believe the appropriate and the scientific measure relies on 18 years old. But I mean, if… if this can allow us to move faster, and then maybe to assess within a year or two if it's necessary to move on with 18, if this makes more sense or more consensus, both… both the parents and I are keen to go forward. But truly, I fundamentally, personally believe and what… this is what the science is saying as well, that 18 should be the appropriate age.

Journaliste : And Mme Martinez, do you think 18 is the appropriate age to do this at?

Mme Martinez (Veronica) : Absolutely. Yes, yes.

Journaliste : Great. Thank you.

M. Cliche-Rivard : Merci, tout le monde.

Mme Martinez (Veronica) : Merci.

M. Miron (David) : Merci.

(Fin à 13 h 09)

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