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Point de presse de M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de culture et de communications, et M. Etienne Grandmont, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de solidarité sociale et d’action communautaire

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 2 avril 2026, 9 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement


 

9 h 10 (version non révisée)

(Neuf heures quatorze minutes)

Le Modérateur : Bonjour, tout le monde. Bienvenue à ce point de presse de Québec solidaire. Prendront la parole aujourd'hui les députés solidaires Etienne Grandmont et Sol Zanetti, Caroline Chartier, Sophie Tétrault-Martel, co-porte-parole du mouvement le communautaire à boutte.

M. Grandmont : Merci beaucoup, Issia. Bien, aujourd'hui, se termine cette... en fait, deux semaines de grève du communautaire à boutte. C'est une deuxième vague de mouvement du communautaire qui a décidé de faire un cessez d'agir, cette fois-ci, pour démontrer l'importance du communautaire, pour démontrer aussi l'état d'épuisement très, très grand des travailleuses et des travailleurs dans le milieu communautaire. Le mouvement, il a commencé il y a plusieurs mois déjà dans la région de Shawinigan, et, à l'époque, certains... certains députés, certains ministres qui sont au gouvernement ridiculisaient ce mouvement-là, disaient que ça ne durerait pas. Ce mouvement-là du communautaire à boutte s'essoufflerait très rapidement. On leur a dit, on leur a fait comprendre qu'ils étaient considérés, au caucus de la CAQ, comme un gouffre financier. On leur a dit que, s'ils avaient des salaires trop importants, ils perdraient leur efficacité, ils perdraient leur sensibilité. Beaucoup de préjugés qui ont été véhiculés par des élus de la CAQ.

Bien, aujourd'hui, fin de cette deuxième vague, grosse manifestation devant l'Assemblée nationale tout à l'heure, et je pense que c'est pour dire quelque chose d'important...


 
 

9 h 15 (version non révisée)

M. Grandmont : ...à «boutte» est toujours «deboutte». Ils ont envie de se battre, ils ont envie d'être reconnus, ils ont envie d'avoir un financement qui est à la hauteur des besoins. Ils sont un pilier stratégique de notre filet social, au Québec, ils méritent une pleine reconnaissance. De notre côté, chez Québec solidaire, on a fait beaucoup de travail pour faire entendre leur voix ici, à l'Assemblée nationale. On a posé des questions, on a fait une interpellation, on a donc passé du temps avec la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l'Action communautaire, Chantal Rouleau. On a fait... on a relayé leurs demandes, également, aussi. Donc, pour nous, ça a toujours été important d'être à côté et on va continuer à l'être, à leurs côtés, aussi longtemps qu'il le faudra pour que cette pleine reconnaissance soit acquise. On demande... je terminerai là-dessus, on demande qu'à très court terme, l'enveloppe discrétionnaire de 250 millions qui a été laissée au futur ou à la future première ministre soit utilisée pour aller au plus urgent, soulager rapidement les besoins immenses dans le communautaire, et on demande aussi à ce que la première ministre ou le premier ministre, qui sera élu le 12 avril prochain, rencontre les organisations qui représentent le communautaire pour avoir une discussion franche sur l'état des besoins qui sont immenses et trouver des solutions au manque de financement. Merci. Je passe la parole à mon collègue Sol Zanetti.

M. Zanetti : Merci. Dans les dernières décennies, le gouvernement... les gouvernements qui se sont... qui se sont succédé ont coupé dans les services publics, ont pratiqué des politiques d'austérité et ils ont transféré la charge, une charge énorme, sur le communautaire pour prendre soin du filet social, pour prendre soin des personnes les plus vulnérables de la société. Le communautaire, c'est un réseau d'initiatives et de groupes qui viennent des milieux, qui ont cette agilité que permet l'autonomie par rapport au système public. Ils ont les meilleures solutions au meilleur coût, mais aujourd'hui, le gouvernement les a laissés tomber depuis trop longtemps. Et là, il faut, il faut, il faut, il faut financer le communautaire. Il faut absolument s'assurer que cette... ce mouvement-là, énorme, qui... qui, vraiment, fait partie aussi de l'identité québécoise, la force de ce réseau-là, soit financé, soit soutenu, puis il en va de l'avenir de la société. Alors, on demande aujourd'hui au gouvernement de faire le minimum maintenant et de penser tout de suite à dire : Il faut qu'on redresse le financement du communautaire, parce que ces gens-là doivent absolument être soutenus. Ce sont elles et eux qui nous soutiennent, alors ne les laissons pas tomber. Je passerais la parole à...

Mme Tétrault-Martel (Sophie) : Sophie.

M. Zanetti : ...Sophie. Pardon.

Mme Tétrault-Martel (Sophie) : Bien, en fait, durant les deux semaines de grève que nous avons vécue, donc du 23 mars au 2 avril, on a pu se mobiliser, se revendiquer, justement, pour un meilleur financement, des meilleures conditions de travail pour les travailleuses. Parce que oui, c'est des travailleuses, 80 % du milieu communautaire sont des femmes. Donc, durant ces deux semaines, nous avons, à travers les 17 régions au Québec, nous avons fait des actions de perturbation, de visibilité. Nous avons rencontré nos députés, nous avons fait des manifestations devant les bureaux des députés. C'est des dizaines, des centaines de milliers de personnes qui se sont joints au mouvement Le communautaire à boutte. Durant les deux semaines, nous avons eu l'occasion, aussi, de rencontrer certains partis de l'opposition pour parler de nos revendications, et durant notre... cette année, qui est une année de campagne électorale, évidemment, nous serons aux aguets pour que, dans leur cadre financier, le milieu communautaire soit inscrit et qu'on devienne un enjeu politique essentiel parce que nous sommes essentiels au filet social, au Québec. Aujourd'hui, le 2 avril, on attend plus de 10 000 personnes devant l'Assemblée nationale pour porter notre voix, élever le ton et dire que Le communautaire à boutte sera inscrit, cette année, dans le milieu communautaire.

M. Zanetti : Merci. Caroline.

Mme Chartier (Caroline) : Aujourd'hui, c'est une journée historique pour le milieu communautaire. Comme le disait ma collègue, 10 000 personnes sont attendues à l'extérieur pour venir indiquer que ce n'est qu'un début. On va se revoir, on va s'inscrire dans le processus électoral, on va être présents, on va se faire voir, on va se faire entendre. Il faut comprendre qu'il y a quelques mois, on était 116 groupes mobilisés, on est à plus de 1800 aujourd'hui. Encore combien de groupes devront se mobiliser? Combien de personnes devront sortir et unir leurs voix pour qu'on arrive à se faire entendre?

Maintenant, c'est de voir comment le gouvernement actuel choisit de faire du communautaire un projet de société et de comprendre et d'enregistrer que sans nous, c'est le filet social qui va se briser, s'effriter. On est là, aujourd'hui, à se tenir debout. On est fiers, on est solidaires, et ça, maintenant, plus rien ne pourra l'arrêter. Merci.

(Fin à 9 h 20)


 
 

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