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(Douze heures trente-quatre minutes)
M. Leduc : Bonjour, tout
le monde. Très heureux d'être ici, aujourd'hui, très bien accompagné par plein
de belles personnes qui font un métier important. Le transport scolaire au
Québec, c'est des milliers d'élèves partout dans la province de Québec qui,
chaque matin, embarquent dans un autobus et dont les enfants sont pris en charge,
hein, forcément, par les... conducteurs, conductrices d'autobus scolaires. Et,
on a été approchés, donc, à Québec solidaire, il y a quelques semaines,
quelques mois, pour dire : Ce serait intéressant qu'il y ait une forme de
reconnaissance de la part du gouvernement, de la part de l'État du Québec, de
leur travail, et on a identifié la première semaine de juin pour dire que ce
serait la semaine nationale de reconnaissance du travail des conducteurs,
conductrices d'autobus. Et donc, ce matin, j'ai présenté une motion, une motion
sans préavis qui a été adoptée à l'unanimité par l'ensemble des partis
politiques ici, à l'Assemblée nationale. Et c'est donc fait. Cette semaine
existe et on aurait, logiquement, la première édition, dans les prochaines
semaines, au mois de juin.
Mme Dubé (Josée) : Merci
beaucoup, Alexandre, d'avoir porté ce... ce dossier-là qui est super important,
la reconnaissance des chauffeurs d'autobus scolaires et de berlines. Ça fait
longtemps que le secteur transport scolaire se bat. Vous savez, hein, en 2022,
hein, les contrats ont été largement augmentés, parce que les transporteurs
avaient besoin d'un peu plus d'argent pour faire rouler tout ça... et en n'oubliant
pas les chauffeurs d'autobus, mais effectivement, ils les ont oubliés. Alors,
on a dû se battre très, très fort à coups de grèves, à coups de... de moyens de
pression. On est allés chercher une juste part, pas la totalité, effectivement,
mais ça, la reconnaissance des parents, on l'a déjà. Ils sont contents, ils
comprennent tout ce qu'on fait pour eux.
Par contre, par contre, bien, on ne
l'avait pas, on ne l'a pas du gouvernement, on ne l'a pas des transporteurs, on
ne l'a pas des... des employeurs. Mais là, maintenant, ça s'est inscrit à
l'Assemblée nationale et on compte vraiment militer là-dessus, le droit des
travailleurs aussi, d'être bien payés, d'être mieux rémunérés pour ce travail
qui est certainement difficile. Je ne sais pas, vous avez peut-être vu dans les
derniers jours, il y a même des employeurs qui envoient des avis de
licenciement collectif pour ne pas augmenter un tant soit peu leur travail
qu'ils font. C'est franchement épouvantable. Ça fait qu'on va continuer. C'est
un petit pas, ça va nous donner une semaine, c'est plus symbolique, mais on va
s'en servir. Puis merci beaucoup d'avoir cru en ce qu'on faisait. Merci.
M. Leduc : Ça me fait
vraiment plaisir. Bravo à vous pour votre travail. J'ajouterais juste,
peut-être, qu'il y a quelques mois, on a fait une semaine aussi pour les
brigadiers, brigadières. Puis j'ai su qu'à la première édition, il y a eu tout
un mouvement spontané de professeurs, d'élèves, de directions, même de services
de police de quartiers et de villes qui sont venus donner des beignes, des
dessins, des chansons, des remerciements. Dans le fond, je nous souhaite, mais
je vous souhaite de vivre aussi une belle reconnaissance comme ça dans les
prochaines semaines, en juin, pour la première édition qui sera très bientôt.
Mais bravo pour votre travail, on apprécie beaucoup. Merci.
Le Modérateur
: Merci, tout
le monde. C'est ce qui conclut ce point de presse de Québec solidaire.
(Fin à 12 h 37)