L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 16 avril 2026, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures une minute)

Mme Blanchette Vézina : Bonjour, tout le monde. Bien, on tenait à souligner, ce matin, bien sûr, officiellement l'élection de Christine Fréchette comme première ministre du Québec. Alors, on tient à saluer... à saluer sa nomination, mais aussi à dire qu'on a une main tendue sur certains dossiers.        Avant de parler des dossiers sur lesquels on a la main tendue, quand même nommer qu'on déplore, encore une fois, que... excusez-moi, pardon, la CAQ... oui, c'est ça, sur le bord d'éternuer, que la CAQ utilise, encore une fois, le calendrier parlementaire à son avantage. Elle a suspendu les travaux à des fins partisanes. Je pense qu'il reste peu de temps à la session. Il serait vraiment important de reprendre rapidement les travaux parlementaires parce qu'on a du pain sur la planche. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on est là aujourd'hui, pour dire qu'on a une main tendue sur certains dossiers, notamment sur le dossier de la Constitution. J'étais contente de voir qu'elle souhaitait avoir l'aval d'au moins un parti pour avancer. Bien, aujourd'hui, on nous dit que notre porte est ouverte, donc, le Parti conservateur serait disposé à voter pour. On veut collaborer sur ce dossier-là, on l'a toujours dit. J'ai d'ailleurs voté en faveur récemment les derniers votes qu'on a eus de la Constitution. Alors, si les amendements sont adoptés tels que proposés, on est disposé à en discuter.

Aussi, dire qu'on a certaines priorités pour lesquelles on a une main tendue, outre la Constitution, bien sûr, des choses pour faire avancer rapidement le Québec, de un, créer de la richesse ici, une priorité. La première ministre a nommé qu'elle voulait faire de l'économie une priorité, les ressources naturelles, on en a énormément au Québec. Il y a des difficultés dans le secteur forestier. On s'attend à ce qu'elles agissent aussi pour les régions du Québec, pour le secteur forestier, pour alléger le fardeau des entreprises, mais aussi surtout des communautés forestières. Elle a aussi annoncé en campagne qu'elle souhaitait relancer le débat sur l'exploitation des gaz de schiste, l'exploitation du gaz naturel.

Alors, on espère qu'elle va respecter cet engagement. On veut aussi qu'elle s'engage, comme elle l'a fait, à améliorer l'accès aux soins en ouvrant davantage la porte au privé pour obtenir des résultats rapides et aussi à donner plus de pouvoir aux régions, notamment en régionalisant l'immigration, comme nous, on l'a proposé, en appelant le projet de loi n° 592. Et finalement je céderais la parole à M. Éric Duhaime pour la portion réduction du coût de la vie.

M. Duhaime (Éric) : Merci beaucoup, Maïté. Effectivement, Mme Fréchette a parlé beaucoup, hein, puis elle a dit même que... dans son discours, que c'était sa priorité, là, de réduire le coût de la vie des Québécois. Mais, écoutez, son premier vrai test, là, c'est évidemment les taxes sur l'essence. Vous savez que le Parti conservateur du Québec, ça fait plus de quatre ans qu'on revendique une baisse de taxe sur l'essence, comme l'ont fait d'autres provinces à l'époque. Là, ça a été, cette semaine, au tour du gouvernement fédéral de proposer la suspension de la taxe d'accise, là, la taxe fédérale de 10 sous sur l'essence au cours des prochains jours. Mme Fréchette a une occasion en or qui ne coûterait pas un sou au Trésor public d'abolir la taxe carbone 12 à 13 sous le litre en abolissant également le Fonds vert. Donc, ça n'aurait pas d'impact sur les finances publiques et ça soulagerait les Québécois. C'est la mesure la plus concrète, la plus facile, la moins coûteuse pour améliorer le coût de vie... de la vie des Québécois. Elle était opposée il y a 48 h, elle était hésitante il y a 24 h, j'espère qu'aujourd'hui elle va démontrer une ouverture. C'est, quant à nous, là, un enjeu important.

Elle pourrait aussi abaisser la taxe provinciale sur les carburants. Vous savez que l'Ontario l'a fait, l'Alberta l'a fait, d'autres provinces canadiennes l'ont fait. Les Québécois paient 18,2 sous présentement, la taxe sur le carburant, le litre. L'Ontario l'a... avait suspendu initialement. Si on regarde le parallèle ontarien, il est intéressant, avait suspendu de six sous ou 5,7 sous, pour être précis, là, en 2022. Ils ont renouvelé la suspension, renouvelé la suspension. Ils avaient commencé comme le fédéral, là, quelques mois, puis là, ça a été renouvelé, renouvelé. Puis, il y a quelques mois, M. Ford, le premier de l'Ontario, a annoncé que c'était une baisse permanente. Donc, je pense que... j'espère que ça va être la même chose avec la taxe d'accise à Ottawa. Et le Québec pourrait aussi faire la même chose.

Pour celles et ceux qui craignent que les pétrolières vont bouffer l'espace, là, parce que j'ai entendu l'argument, là, dire : C'est les pétrolières qui vont profiter de cette baisse-là, bien, je veux juste vous dire que le prix à la pompe, ce matin, là, en Ontario, par rapport au Québec, l'écart est de 20 sous. Si vous prenez la taxe carbone puis l'argent qui a été enlevé sur la taxe provinciale sur les carburants en Ontario, là, c'est 20 sous. Donc, la raison pourquoi les Québécois paient plus cher, ce n'est pas parce que les pétrolières s'en mettent plus dans les poches au Québec, c'est parce que les gouvernements sont plus gourmands au Québec qu'en Ontario.

Et finalement, je veux aussi aujourd'hui commenter la main tendue. Parce que j'ai vu que même M. Plamondon, ce matin, tend la main à ce qu'ils appellent les nationalistes de la CAQ. Je peux vous dire que, depuis 72 h, je suis en contact avec énormément d'organisateurs, de gens qui ont travaillé activement à la campagne de Bernard Drainville. Vous avez vu ce que j'ai dit : des 42 % de caquistes qui, dimanche, ont voté pour un candidat qui avait des... qui a... qui a mis de l'avant des idées et des valeurs conservatrices pendant la course à la direction de la CAQ, notre main à nous, elle est toujours tendue vers ces gens-là. Je pense que c'est important qu'ils comprennent qu'effectivement, si on veut unir la droite autonomiste au Québec, c'est dans la tente du Parti conservateur qu'il faut le faire. Et ceux et celles qui partagent nos idées, nos valeurs sont les bienvenus chez nous.

Sur ce, ça va maintenant nous faire plaisir de répondre à vos questions.

Journaliste : ...est-ce que vous pouvez expliciter pourquoi vous... bien, vous seriez prêts à appuyer ce texte-là?

Mme Blanchette Vézina : Bien, on a toujours été en faveur d'une constitution. Je pense, c'est important pour le Québec, c'est important pour les Québécois aussi. Il y a un sondage qui a été fait, il y a quelques jours à peine, qui confirmait que pour les Québécois, là, la position autonomiste, la position... affirmative face à Ottawa, elle est... elle est la bonne. Et on pense que la Constitution, c'est un bon jalon. Alors, on va travailler et on souhaite travailler avec le gouvernement pour faire avancer ce projet de loi important.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Je veux... Je veux juste ajouter quelque chose. Je veux juste ajouter quelque chose. D'abord, sur la Constitution, le Parti conservateur du Québec a présenté en commission parlementaire un mémoire, il y a déjà quelques mois, en faveur d'une constitution du Québec. Ça fait partie de notre programme, nos politiques. Vous savez, on va publier un livre dans quelques heures, quelques jours, qui va également dans ce sens-là. Donc, ce n'est absolument rien de nouveau par rapport à la Constitution. Et c'est... La façon dont c'est fait présentement, là, c'est un projet de loi. Nous, on pense que c'est important que le projet de loi continue avec le prochain gouvernement. On comprend qu'on est en fin de régime, là. On n'en est pas à la CAQ, là, on le sait que le gouvernement, c'est une job d'été, puis dans six mois, il va y voir un nouveau gouvernement qui va être mis en place. Mais tous les partis, supposément, sont en faveur d'une Constitution. Il y a eu beaucoup de partisanerie avec ça. Nous, on ne pense pas que c'est le temps de faire de la partisanerie sur la Constitution. Adoptons quelque chose, puis le prochain gouvernement le mettra à sa sauce, s'il veut le bonifier puis s'il veut rassembler plus de monde. Mais, au moins, on aura déjà les fondations d'une Constitution qui seront mises de l'avant.

Journaliste : ...vos yeux, ce serait suffisamment... suffisant sur le plan de la légitimité, avec votre seul appui, sans celui des autres oppositions?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, là, moi, ce n'est pas moi qui a dit ça, c'est Mme Fréchette. Elle a dit que ça prenait l'appui d'au moins un parti, bien, nous autres, on lève la main, on dit : Notre porte est ouverte. Si elle veut discuter, nous, on est ouverts, on... elle connaît notre numéro de téléphone.

Journaliste : ...vous espérez qu'elle tienne compte de votre appui dans sa décision, concernant le Parti conservateur, qui n'est pas un parti reconnu, là, à l'Assemblée nationale.

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, là, si on prend les règles strictes du... de la... de l'Assemblée nationale pour des groupes parlementaires officiellement reconnus, là, il y a juste le Parti libéral, dans l'opposition, qui serait reconnu, donc ça veut dire que... les... parce que Québec solidaire puis le Parti québécois n'ont pas fait élire 12 députés puis ils n'ont pas eu 20 % des votes à la dernière élection. Donc, je pense que ça, ce n'est pas la question. Puis ce n'est pas... ce n'est pas nous qui disons qu'il faut qu'il y ait au moins un autre parti, c'est elle qui a utilisé cet argument-là, dans sa conférence de presse, il y a 48 heures.

Journaliste : ...l'adopter telle quelle, dans le fond? Vous auriez...

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez...

Journaliste : ...telle qu'elle est là, avec les amendements.

M. Duhaime (Éric) : C'est-à-dire qu'il y avait... il y avait des modifications qu'on avait proposées, notamment sur l'avortement. Vous vous souvenez que c'était une question litigieuse qui était au cœur de ce projet-là. Le gouvernement a proposé des amendements à cet égard-là, a reculé sur cet enjeu-là. Et donc, pour nous, on était très heureux de voir...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Bien, comme on dit, là, tout est perfectible. On n'est pas... Ce n'est pas... Ce n'est pas un absolu, sauf que ça mettrait les fondations puis ça serait une étape importante. Je pense qu'il y a une volonté commune au Québec de se doter d'une loi fondamentale. Et l'important, là, c'est d'arrêter de faire de la partisanerie. Adoptons quelque chose. Puis le prochain gouvernement pourra effectivement le bonifier, il n'y a rien qui va empêcher, mais au moins on aura déjà l'assurance que le Québec va se doter d'une Constitution.

Journaliste : ...les partis d'opposition qui déplorent le fait qu'il n'y a pas eu de consultation, pour vous, c'est de la partisanerie, ça?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, là, je m'excuse, mais, quand un parti est souverainiste puis qu'il se... qu'il se bat contre l'adoption d'une constitution au Québec, là, oui, je considère que c'est de la partisanerie. Quand un parti comme le Parti libéral, qui avait déjà proposé lui-même une constitution, qui dit qu'il est contre... Je veux dire, s'ils sont d'accord, là, pourquoi ils n'ont pas essayé de le bonifier plutôt que de s'opposer? Et c'est ce que... c'est ce que je ne comprends pas. Puis c'est sûr que la consultation, nous aussi... puis je pense que tout le monde au Québec l'aurait souhaitée beaucoup plus large. Ce projet-là est arrivé trop tard, en fin de mandat du deuxième mandat d'un gouvernement usé. Tout le monde le comprend et est d'accord avec ça. Ce n'est pas ça, l'enjeu...

Journaliste : Mais vous allez l'appuyer pareil.

M. Duhaime (Éric) : Parce qu'on est d'accord avec le principe. On vote sur un principe, on ne vote pas pour la popularité du gouvernement ou l'échéancier puis le calendrier électoral.

Journaliste : ...sur les démarches que vous faites auprès des gens qui auraient appuyé Drainville dans la course?

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est sûr que l'aspect autonomiste, hein, je l'ai dit, puis c'est... j'étais même ici il y a quelques jours pour parler, là, de l'importance de la troisième voie puis le fait que ce n'est pas parce que la CAQ va disparaître que la troisième voie va disparaître. Au contraire, je pense qu'elle va avoir un nouveau souffle grâce au Parti conservateur du Québec. C'est pour ça qu'on va publier un livre dans quelques heures, justement, qui va dans ce sens-là pour aussi tendre la main, pas juste aux gens qui travaillaient pour Bernard Drainville, mais les Québécois, de façon générale, qui ont été attirés par la troisième voie, à l'époque de l'ADQ puis plus récemment par la CAQ, de dire : Maintenant, c'est le Parti conservateur qui véhicule ces valeurs et ces idées-là, puis on va... on va les détailler sur 200 quelques pages. Donc, je pense que c'est... c'est une main qui est tendue, ça aussi, là, c'est une façon de dire...

Des voix : ...

Journaliste : Est-ce que vous pensez avoir un autre député dans votre équipe au parlement...

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, bien, c'est un peu... la question va dans le même sens, là. Présentement, là, je n'ai pas approché d'élus, OK, à ce niveau-là, je veux être très clair. La main tendue, elle a été faite à des gens au niveau organisationnel. Maintenant, les...

Journaliste : Est-ce que des gens l'ont acceptée...

M. Duhaime (Éric) : Oui. Puis je veux... je veux attendre que mes... que mon... ma tournée soit finie avant de vous annoncer le résultat des courses, là, mais... mais, oui, c'est... présentement, on est dans cette opération-là. Puis, c'est ça, on n'a pas écrit des lettres dans les journaux, là, mais on a fait des appels puis on a fait des rencontres.

Journaliste : Excusez-moi, ce n'est pas clair, votre réponse. Quand vous dites oui, là, c'est que, oui, il y a des gens qui ont accepté de se joindre à vous?

M. Duhaime (Éric) : Oui. Oui.

Journaliste : Dans l'organisation... Dans l'organisation Drainville, c'est ça?

M. Duhaime (Éric) : C'est... Moi, je vous dis qu'il y a des organisateurs qui ont accepté, mais pas de député. Je n'ai même pas parlé à un député, là. Ça fait que, là, mettez-moi pas des mots dans la bouche que je n'ai pas dits, là. Ce n'est pas... Je ne parle pas de députés qui vont transférer dans les prochaines heures, attendez-vous pas à ça.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Oui.

Journaliste : ...des syndicats après la défaite de M. Drainville. Comment vous anticipez ça, justement, que les syndicats se réjouissent du fait que Drainville ait perdu?

M. Duhaime (Éric) : Quand les leaders syndicaux comme Magali Picard se réjouissent, c'est peut-être parce que ce n'est pas nécessairement très bon pour celles et ceux qui veulent changer le modèle québécois. Quand les forces du statu quo se mettent à applaudir l'arrivée d'un nouveau chef dans un parti, je ne pense pas que c'est un signe qu'il y a une ouverture au changement de ce côté-là.

Journaliste : ...il y a des organisateurs de Bernard Drainville qui ont joint...

M. Duhaime (Éric) : Comme je vous ai dit, là, je suis encore en train de finir. Oui, il y en a avec qui on a convenu qu'il y aurait des... que je leur ai souhaité la bienvenue dans le parti. Il y en a d'autres que je vais rencontrer, à qui je vais parler au cours des prochains jours. Mais, quand le résultat sera fini, là, quand j'aurai...

Journaliste : Donc, il n'y a personne qui a joint encore officiellement le Parti conservateur...

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, je ne veux pas... C'est parce que, là, vous allez me... la prochaine question, vous allez me demander les noms puis me demander les titres qu'ils avaient au sein de l'organisation.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Non, non, non, mais je vous... moi, je vous dis le principe général. Je ne veux pas... Je veux protéger tout le monde pour l'instant, là, parce que c'est... on n'est pas rendus... comme je vous dis, la tournée n'est pas finie. Mais, quand ça va être terminé, oui, je vais vous dire combien qu'on... qu'il y en a puis qu'est-ce qui se passe.

Journaliste : Hier, vous avez fait une promotion deux pour un pour vos cartes de membre. Est-ce qu'il y a des organisateurs de Bernard Drainville qui ont pris l'offre deux pour un?

M. Duhaime (Éric) : Oui. Oui.

Journaliste : Puis est-ce que vous appelez Bernard Drainville lui-même à joindre le...

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, j'ai... j'ai échangé, mais on s'est juste texté, Bernard et moi, puis c'étaient des mots, là, de félicitations, là, il n'y a jamais été question de ça avec Bernard. Et j'ai compris qu'il restait à la CAQ, là. Je pense qu'il vous a parlé aussi de ça hier, là. Puis j'ai compris qu'il veut même être candidat à la prochaine élection et je respecte son choix.

Journaliste : Mme Fréchette parle de diminuer le prix de l'essence ou enlever un peu de pression sur le portefeuille, puis elle parle de l'épicerie aussi, là, on parle... Ce qui circule, ce serait de détaxer certains produits, peut-être. Vous feriez quoi, vous?

M. Duhaime (Éric) : Bien, d'abord, moi, là, quand on laisse de l'argent dans les poches des contribuables, nous les conservateurs, on applaudit, là. Je pense que tout le monde est d'accord avec ça. Cela étant dit, le prix de l'épicerie, là, il est impacté par le prix de l'essence. Une des raisons de la montée des prix à l'épicerie, c'est la montée du prix de l'essence. Et on pense que ce n'est pas... ce n'est pas juste les automobilistes qui vont en profiter, là, s'il y a une baisse du prix de l'essence, là. Il n'y a rien de ce qu'on achète à l'épicerie, là, qui arrive en trottinette électrique, là, on a tous compris que ça arrivait avec des camions, là, et que le prix de l'essence, là... Regardez le prix du diesel, actuellement, là, vous allez voir qu'ils sont gravement impactés et que ça a un... ça a un effet concret pour hausser le prix du panier d'épicerie. Donc, je pense que... Je suis d'accord avec elle, là, tu sais, comme si elle veut... les immatriculations, si elle veut réduire le coût, si elle veut détaxer certains produits, on va applaudir, mais il faut aller plus loin que ça, parce que le prix de l'essence, c'est le nerf de la guerre puis c'est là-dessus qu'il faut qu'elle s'attaque.

Journaliste : ...plusieurs reportages à ce sujet-là. Est-ce que vous pensez qu'il devrait y avoir des péages? Le ministre Jonatan Julien a ouvert la portière. Est-ce qu'on devrait faire payer les gens pour les routes?

M. Duhaime (Éric) : D'abord, les Québécois sont déjà énormément taxés puis imposés. De vouloir augmenter les revenus de l'État, pour moi puis pour les conservateurs, ce n'est jamais la meilleure solution. Au Québec, on n'a pas un problème, il ne manque pas de revenus, c'est qu'on dépense mal nos revenus qu'on a puis on en dépense peut-être trop. Et donc l'idée... on n'est pas contre le principe de l'utilisateur-payeur. D'un point de vue théorique, c'est une bonne idée. Cela étant dit, si c'est simplement pour augmenter encore une fois les revenus et la taille de l'État, ça ne fonctionne pas. Pis, là-dessus, je vais peut-être laisser Maïté aussi répondre parce qu'elle avait un complément.

Mme Blanchette Vézina : Oui, bien, écoutez, je pense qu'il faut regarder les dépenses avant de regarder d'autres sources de revenus. On parlait de Catherine Fournier qui avait, il y a quelques mois, là, je crois... la mairesse de Longueuil, mentionné combien tout coûte cher au Québec, puis, en comparatif avec d'autres provinces, ça coûte plus cher, faire les... faire les choses, des travaux au Québec. Ça fait qu'il y a une réflexion... pas juste une réflexion, il y a des actions à poser sur les dépenses avant de penser à des nouvelles sources de revenus.

Journaliste : Sur les boissons énergisantes, est-ce que vous êtes favorable à l'interdiction de la vente auprès des mineurs?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, on demande à être convaincus, sur cet enjeu-là, très honnêtement, là. Je sais qu'on va avoir des rencontres avec les gens de l'industrie, là, mais on n'a pas encore finalisé nos...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : On n'a pas finalisé nos rencontres.

Journaliste : Quand vous dites : On a besoin d'être convaincus, c'est que, dans le fond, jusqu'à maintenant, tout ce qui est sorti là-dessus, les problèmes pour la santé...

M. Duhaime (Éric) : Bien, je pense que tout le monde est conscient que la surconsommation, comme plein... comme d'autres types de produits aussi, là... Maintenant, est-ce que l'interdiction ou la surtaxation sont des solutions? Est-ce que... Ça a été pratiqué ailleurs, on voit que les études sont mitigées quant à l'impact réel que ça peut avoir sur les jeunes. Donc, quand je dis : On demeure à être convaincu, là, moi, je veux voir quels résultats probants ça peut avoir, parce qu'à l'heure actuelle il y a des endroits où ça a été fait puis ça a été un échec. Donc, on veut comprendre, on veut s'assurer que le Québec ne reproduise pas cet échec-là.

Journaliste : ...Mme Fréchette pense peut-être inclure un non-élu dans son Conseil des ministres. Est-ce que ça, c'est quelque chose que...

M. Duhaime (Éric) : S'il y a quelqu'un qui veut une job d'été, là, elle vient de... elle vient de passer une annonce.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Bien écoutez, là, je pense que... On est en période préélectorale, là, on comprend que cette personne-là va être une candidate ou un candidat, là, c'est ce que j'ai compris. Donc, je pense que ça fait partie de la campagne électorale, pour moi, je ne le vois pas comme l'arrivée d'un ministre, je le vois plus comme l'arrivée d'un candidat que Mme Fréchette considère vedette.

Journaliste : M. Milliars va probablement venir nous expliquer pourquoi il est différent de Christine Fréchette, dans quelques minutes. Je sais que le Parti québécois a notamment voulu lui coller cette étiquette-là. Ce que vous avez entendu... de Christine Fréchette, c'est-tu vraiment semblable au Parti libéral?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, autant le discours qui a été prononcé dimanche soir lorsqu'elle a été élue que le discours qu'on a entendu à son assermentation, hier... Charles Milliard aurait pu, mot à mot, répéter exactement la même chose. Et moi, quand j'ai écouté les deux discours, je me demandais comment ils vont faire pour se différencier en élection, parce qu'effectivement au niveau du contenu, c'est de plus en plus similaire. Puis, comme bien des caquistes, là, puis j'ai... comme je vous ai dit, j'ai parlé à beaucoup de caquistes, au cours des dernières heures, là, on a été plusieurs à être très surpris, lundi, de lire dans la presse que Mme Fréchette faisait du porte-à-porte pour le Parti libéral du Canada de Justin Trudeau, il y a quelques années. Je pense que, si cette information-là avait... était sortie en pleine course au leadership, on n'aurait peut-être pas eu affaire... on n'aurait peut-être pas eu les mêmes résultats que ceux qu'on a vus dimanche, là.

Et donc effectivement il y a, il y a un discours qui se rapproche de plus en plus du Parti libéral. Puis ce n'est pas... ce n'est pas une évaluation partisane, je pense qu'objectivement vous êtes capable de regarder le discours puis... imaginez-vous que c'est Charles Milliard qui l'a dit puis essayez de trouver quelque chose qui n'aurait pas pu être dit.

Journaliste : Si, you're basically saying that Charles Milliard and Christine Fréchette are two copycats?

M. Duhaime (Éric) : Well, I'm saying that they are very similar in terms of ideas, they are proposing exactly the same things on many issues, and I'm looking forward to see differences between them, because right now it's difficult to figure it out.

Journaliste : How difficult it is? Like, for people at home, they don't feel that. So, why are you saying this? Like, do you have specific examples?

M. Duhaime (Éric) : Well, the fact that, you know, on every single issue, economically, she's just talking about, you know, she wants to make sure that we're wealthier. But when we're asking her concrete measures, does she want to cut tax on gas, yes or no? Charles Milliard and her are saying the exact same thing, you know, they are saying that they want… they want some economic policies. But when you're arriving with hardcore facts, unfortunately they're going in the same way and they're going against policies that would have a real impact on the wallet of taxpayers.

Journaliste : You launched this ad campaign Coupe ta CAQ.

M. Duhaime (Éric) : Coupe ta CAQ, well, we had 200 new members yesterday out of it, so I guess it's working kind of, but the…

Journaliste : Who are those new members?

M. Duhaime (Éric) : Well, some of them are… and that's why I asked my organization to, to have a copy of every single member, new members for the party right now, because I want to see if we could recognize a few names. But the idea is… you know, I'm asking the people who supported the CAQ historically, and especially Bernard Drainville, during the leadership race, to join the party, because Bernard Drainville, essentially campaigned on ideas and values that are very conservative. And I think it's time now to unite Conservatives. And, for them, it would make more sense to come to the Conservative Party of Québec than stay with the CAQ.

Journaliste : What is your reaction to Mme Fréchette's arrival as Premier?

M. Duhaime (Éric) : Well, first off, the fact that we have a second woman Premier, I think it's a very good news for Québec. I think that the fact that she wants to have a fresh start is a good idea, because people were quite dissatisfied of the Government that she… that her and Mr. Legault were part of, but… So, now we're expecting new policies and new ideas. And that's why I'm telling you that, you know, if she wants to show a clear breakup or a clear change vis-à-vis Mr. Legault. Well, she should start with cutting taxes on gas. I think that would be a clear signal that she could send right away, do just like Mark Carney did a few days ago, and make sure that Quebeckers stop being the only ones in Canada to still pay a carbon tax.

Journaliste : We are seeing a new poll that shows the PQ has dropped, and the Liberals have gone up, and I think you are equal with the CAQ now.

M. Duhaime (Éric) : Absolutely. And here in the Québec City region, we're leading by 10%, it's the first time in our history that not only are we leading, but with such a gap. And it's not, you know, what is interesting for us regarding the polls is that it's not something… it's not just one poll. If you take… you look at… there's a trend. If you look at it from an eight-month perspective, especially here, in the Québec City region, you see that every single month, the Parti québécois going down and every single month, the Conservatives are going up. And what we're seeing right now is that, you know, people initially were with the CAQ, they moved to the Parti québécois. Those who want to change, they moved from the CAQ to the Parti québécois. Now, they are figuring out, well, Mr. Plamondon might not be the nice guy that we thought he was. A referendum is coming; we don't want it. And we're looking for another alternative in the Montreal region, we see that those people are moving towards the Liberals now, and in the Québec City region, they're moving towards the Conservative Party. And I think that's… you know, if you're looking… from a comprehensive perspective, that's the current movement that we're seeing. It could change many times. We still have six months before the election. But today, as we speak, that's the reality in terms of polling. 

Journaliste : Votre campagne, vous avez attiré 200 nouveaux membres?

M. Duhaime (Éric) : Oui.

Journaliste : Depuis...

M. Duhaime (Éric) : Depuis qu'on l'a lancé hier ou avant-hier, là, quand on l'a mis en ligne.

Journaliste : Mais 200, êtes-vous capable de dire que c'est des gens qui étaient de la CAQ avant ou...

M. Duhaime (Éric) : Non, c'est ça, c'est pour ça que j'ai demandé qu'on publie les listes puis que je les regarde un par un pour essayer de voir c'est qui, là.

Journaliste : Est-ce qu'ils vont être publiés «at large»?

M. Duhaime (Éric) : Non, non, je ne les publierai pas «at large». J'ai demandé de publier sur du papier pour que je les regarde.

Journaliste : ...que la région de Montréal, les gens vont vers le Parti libéral et pas vers vous?

M. Duhaime (Éric) : C'est une bonne question. D'abord, on voit que l'arrivée de M. Milliard a consolidé le vote anglophone, hein, parce que vous savez qu'on était deuxième, et on est encore le deuxième chez les anglophones, après les libéraux, c'est le Parti conservateur qui est le plus populaire chez les anglos que les Québécois. On remarque que le vote libéral est revenu à un niveau élevé, ce qui était... parce qu'il avait quand même diminué de façon signifiante, là, au cours des dernières années. Et donc le... je vous dirais, la visibilité du Parti libéral, la marque de commerce historique du Parti libéral fait qu'ils sont devenus l'alternative quand les gens ne veulent plus de la CAQ et du Parti québécois. Dans la région de Québec, le Parti conservateur, pour toutes sortes de raisons que vous connaissez, on est plus populaire, donc, on devient l'alternative.

Puis, tu sais, les mouvements politiques conservateurs, ce n'est pas nouveau, là, puis même les mouvements de changement au Québec, pensez à l'ADQ, à l'époque, à la CAQ, même à ses débuts ou au Parti conservateur fédéral encore aujourd'hui, tu sais, la région de Québec a quand même des racines conservatrices plus profondes que la région de Montréal, là, donc ce n'est pas nécessairement surprenant. Ce qui est surprenant avec les nouveaux chiffres, c'est... c'est l'écart qui s'accentue plutôt que de se diminuer.

Journaliste : I just need one clarification.

M. Duhaime (Éric) : Yes, go ahead.

Journaliste : About reducing the gas tax, the provincial one, you know that the federal gas tax, like the question that was asked more often to Champagne was : Are you sure that this money will go in citizens' pockets, taxpayers' pockets and not the companies?

M. Duhaime (Éric) : It's very good question. And actually, think about what happened... look at Ontario vis-a-vis Québec over the last few years. Four years ago, Doug Ford decided that he will lower the provincial tax on gas. He lowered it by 6 cents 2022. It became permanent since. Then there was the carbon tax that Mark Carney abolished in the rest of Canada. If you take those two taxes, and in Québec we pay 11 or 12 cents per liter for the carbon tax, plus we have also the provincial tax that is 18,2 cents... and in Ontario, it's only 9 cents, if you add up those to differences, it explains why today, as we speak, in Québec, we pay on average $1,90 per liter and in Ontario they're paying $1,70. So, the companies, the gas companies did not increase their costs because as you see the gap is still there and it's exactly the amount of tax that the Québec Government is asking more than in Ontario.

Journaliste : ...encore sur le sondage. Vous dites : Vous êtes contents quand même de voir du côté de Québec que ça progresse...

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, c'est plus que... on est plus que contents. Moi, hier, c'était mon anniversaire, c'était le plus beau cadeau que je ne pouvais pas avoir. Les 34 % dans la région de Québec, c'est significativement beaucoup plus élevé que même ce qu'on avait eu à la dernière élection. Puis je vous rappellerai que c'est la RMR, là, c'est la région métropolitaine de recensement, donc ça n'inclut pas la Beauce, ça n'inclut pas une partie de Lotbinière, une partie de Bellechasse, qui sont les coins encore plus conservateurs. Donc, c'est une... c'est une très, très bonne nouvelle.

Puis j'ai vu aussi, vous... je pense qu'ils vont les publier dans les prochaines heures, là, la répartition des sièges, qu'est-ce que ça donnerait, puis vous allez voir que, tu sais, on est possiblement en territoire minoritaire présentement. Puis le Parti conservateur aurait, avec des chiffres comme ceux-là, probablement la balance du pouvoir. Donc, ce n'est quand même pas insignifiant, là.

Journaliste : ...dernière question, peut-être un peu philosophique. Mais vous avez dit tantôt que Bernard...

M. Duhaime (Éric) : Je n'aime pas ça répondre à des questions philosophiques!

Journaliste : Vous avez dit que Bernard Drainville avait fait essentiellement une campagne conservatrice jusqu'à un certain point. Il n'est pas passé. Est-ce que la marque conservatrice peut effrayer certaines personnes? Parce que quand on regarde, là, François Legault avait aussi pris un virage plus conservateur à partir de l'automne dernier. Même son parti, dans la base, avait des bases plus conservatrices, là, si on se réfère au premier document, au premier... au premier... les quatre... voyons, comment est-ce qu'on les appelle, les... en tout cas, vous savez ce que je veux dire.

M. Duhaime (Éric) : Oui, oui, je comprends ce que vous voulez...

Journaliste : Le programme électoral, il était plus conservateur. Alors, c'est comme si on avait voulu présenter un contenu conservateur, mais en l'appelant autrement. Est-ce que la marque conservatrice peut effrayer des gens?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, c'est... c'est sûr que des marques de commerce, ça peut effrayer. Tu sais, les libéraux ont une marque de commerce qui, des fois, effraie des gens au niveau de l'éthique. Il y a toutes sortes de raisons. Des fois, des... On a des marques de commerce puis on a... il y a du plus puis il y a du moins, là. La même chose avec le Parti québécois avec l'option d'un référendum dans le prochain mandat. C'est sûr qu'il y a toujours des... Quand on dit qu'on est conservateur, ça signifie quelque chose sur le plan des idées puis des valeurs. Et il y a des gens qui sont d'accord puis il y a des gens qui ne sont pas d'accord.

Cela étant dit, ce que je remarque, c'est qu'il y a une progression des idées conservatrices au Québec. Et Bernard Drainville, là, il est... plus il parlait du... des idées puis des valeurs conservatrices dans sa course au leadership, plus ses appuis ont augmenté au fil du temps. Donc, on a... Tu sais, il n'est pas parti à 42 %, Bernard Drainville, là. Tout le monde a réalisé qu'il a connu une progression pendant cette course-là. Puis, à tous les jours, il prenait une page de notre programme. Donc, moi, j'associe ça plutôt à quelque chose de positif en termes d'évolution des appuis.

Journaliste : ...ça fait le contraire.

M. Duhaime (Éric) : Oui, mais au fédéral, ils ont combien de députés au Québec, les conservateurs? Ils en ont pas mal plus que nous autres, là, et il n'y a pas de... Puis, tu sais, si on était... Je regarde Mark Carney, là, je m'excuse, mais ce qu'il a annoncé cette semaine, quand il dit qu'il va abolir la taxe carbone, là... pas la «taxe carbone», mais la taxe d'accise, vous n'auriez pas vu Justin Trudeau faire ça, là. La marque libérale aussi est de plus en plus conservatrice. Puis c'est ça qui est... Ce n'est pas juste le Parti conservateur, c'est les idées conservatrices. Puis c'est pour ça, vous le savez, ça fait des mois que je vous le dis, moi, je me réjouis quand les autres partis volent nos idées, parce que ça, ça signifie... c'est que les idées conservatrices, on est en train de gagner le terrain des idées. C'est en train de se déplacer sur nos enjeux. Et ça, c'est fondamental en politique, c'est... L'idée, ce n'est pas juste de monter dans les sondages, c'est aussi de faire avancer des idées. Puis présentement ce n'est pas les idées de Québec solidaire, là, qui font avancer les autres partis, c'est les idées du Parti conservateur du Québec. Merci beaucoup, tout le monde.

Mme Blanchette Vézina : Merci.

(Fin à 9 h 28)

Participants


Document(s) associé(s)