L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de Mme Jennifer Maccarone, whip en chef de l’opposition officielle

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de Mme Jennifer Maccarone, whip en chef de l’opposition officielle

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 16 avril 2026, 9 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures vingt-neuf minutes)

Mme Maccarone : Bon matin à tous et toutes. Fière d'être à côté de notre chef, Charles Milliard. Et je vous cède la parole.

M. Milliard (Charles) : Alors, merci beaucoup. Merci beaucoup, Jennifer. Bon matin, tout le monde. Donc, je veux, premièrement, prendre le temps de féliciter encore une fois Christine Fréchette d'être maintenant la 33e première ministre du Québec, officiellement.

Hier, à Québec, dans l'agora, il y avait deux événements, je pense, l'assermentation de la nouvelle première ministre, mais aussi, de toute évidence, soyons honnêtes, le lancement de la campagne électorale de 2026. Il y avait plusieurs personnes, plusieurs invités dans la salle. Je n'en faisais pas partie, mais quelque chose d'autre qui ne faisait pas partie des invités hier, c'était le renouveau. Alors, on avait la même équipe caquiste qui applaudissait. On a même eu M. Legault qui a eu la candeur de dire qu'il n'aurait pas pu choisir mieux pour poursuivre son œuvre. Alors, je pense qu'il faut être assez clair là-dessus. Cette semaine, j'aurais bien aimé vous dire qu'on vient de changer quatre 30 sous pour 1 $, mais je ne peux même pas vous dire ça, parce qu'avec la Coalition avenir Québec, vous le savez, on n'en a jamais eu pour notre argent.

Je pense qu'il faut le dire respectueusement, mais avec conviction : Il y a des limites un peu à la magie puis au show de boucane. Il n'y a pas de renouveau qui se présente, en ce moment, ou qui se pointe à la Coalition avenir Québec. C'est un gouvernement qui a mis à mal trois choses importantes, dans les huit dernières années : notre économie, les services publics et aussi peut-être, surtout, notre vivre-ensemble. Et je ne pense pas que rebrasser les mêmes cartes va donner une donne qui est très, très différente.

Puis je vous dirais aussi que j'observe une mode qui commence à m'inquiéter un petit peu, là, la question, entre autres, des non-élus. Je pense que les Québécois, à juste titre, se posent beaucoup de questions sur cette stratégie que semble vouloir adopter Mme Fréchette. Puis accueillir un ou deux non-élus, ce n'est pas du tout une rédemption. Je pense que c'est un jugement qu'elle poserait envers la qualité de son caucus actuel. Reportez-vous en 2022, presque toutes les régions du Québec ont donné leurs clés à la Coalition avenir Québec, 90 députés de la CAQ ont été élus en 2022. Est-ce qu'on est en train de me dire qu'il n'y a pas 22, 23 à 24 personnes assez compétentes pour prendre les rênes de nos différents ministères? Je pense que ça envoie un très, très mauvais signal.

Et les Québécois s'attendent à ce qu'on respecte leur choix. Donc, évidemment, on a eu des discussions sur des transfuges, aujourd'hui, puis je ne veux pas revenir nécessairement là-dessus, mais les Québécois votent, élisent des gens, et là on dit qu'on va prendre d'autres personnes qui ne sont pas élues pour venir, alors que la première ministre... puis je précise que c'est tout à fait légal et légitime, mais la Coalition avenir Québec a élu son nouveau chef avec 15 000 Québécois qui ont participé au processus. Elle a eu 9 000 votes. Donc, 9 000 personnes ont décidé de notre 33e première ministre. Il y a 6 500 000 voteurs sur la liste électorale au Québec. Donc, c'est 0,13 % des Québécois qui ont fait ce choix-là. Alors, encore une fois, il est légitime, je ne le remets pas en question, mais il est grand temps que les 6 500 000 Québécois se prononcent, le 5 octobre prochain.

Alors, pendant ce temps-là, bien, il y a nos... il y a mes charmants collègues de l'opposition qui utilisent des stratégies pour qui va aller chercher la plus grosse partie de la CAQ en décembre, il y en a qui inventent des nouveaux slogans un petit peu simplistes, il y en a d'autres qui achètent de la publicité, il y en a aussi qui, maintenant, ce matin, se prennent pour Honoré Mercier. Moi, je vous dirais que, pendant ce temps-là, moi, je suis sur le terrain. J'étais... je faisais du porte-à-porte sur la rue Saint-Jean, hier soir, avec notre nouveau candidat, Farnell Morisset. Le vrai renouveau au Québec, il s'appelle Farnell Morisset, dans Taschereau, il s'appelle Benoit Clermont, dans Saint-Henri—Sainte-Anne, il s'appelle Sophie Martinbeault, dans Nicolet-Bécancour... et la centaine d'autres candidats qu'on va annoncer au Parti libéral du Québec bientôt. Et on va le faire aussi en même temps qu'on va parler et reparler de nos idées, parce qu'on me dit, sourire en coin, que je n'ai pas lancé beaucoup d'idées depuis que je suis chef du Parti libéral du Québec. Alors, écoutez, on règle ça ce matin, je vais vous rappeler certains de mes engagements que j'ai pris. Et vous allez peut-être en reconnaître quelques-uns, parce que j'en ai entendu de la bouche de Mme Fréchette dans les derniers jours. Alors, je vous les rappelle : le focus sur les PME, faire attention au fardeau fiscal des PME pour générer plus de richesse au Québec, avoir une plateforme publique de télémédecine au Québec, convoquer des États généraux sur l'éducation et avoir une ouverture pour un partenariat public-privé sur le troisième lien, j'ai mentionné ça quelques semaines avant Mme Fréchette, juste à titre de rappel, mais aussi la valorisation de notre culture. La culture, la langue française, doit être propulsée par nos institutions culturelles, par nos artistes, par notre patrimoine, qu'il soit culturel, qu'il soit bâti. Il faut qu'on enlève l'enjeu de la culture et de la langue seulement dans les mains des politiciens pour la redonner au terrain, à nos artistes, à nos institutions culturelles. Alors, moi, c'est ce à quoi je convie les Québécois dans cette campagne électorale qui, tant qu'à moi, en est aujourd'hui à son jour 1.

Journaliste : ...M. Carney est un non-élu puis, à ce que je sache, la marque libérale s'est rarement aussi bien portée. Puis vous bénéficiez de cet effet-là, là.

M. Milliard (Charles) : Bon. Attention! À ce que je sache, je ne suis... je ne fais pas un point de presse du Parti libéral du Canada ici, loin de là. Moi, moi, personnellement, Charles Milliard, je suis mal à l'aise avec... je suis non élu et je vous rencontre ici et non au salon rouge. Et je ne suis pas ministre et... mais je suis chef d'un parti.

Journaliste : ...quand on est soi-même un non-élu qui vient critiquer les non-élus, ce n'est pas...

M. Milliard (Charles) : Bien non, M., bien non. Non, pas du tout, parce que je ne suis pas ministre. Moi, je vous parle que d'habituellement, dans la tradition parlementaire qu'on a et qu'on semble quand même bien aimer, on choisit des élus pour diriger des ministères. Alors, que ce soit n'importe qui, elle pourrait nommer ma mère comme non élue ministre, je ne serais pas plus d'accord. Je pense que c'est un déni de démocratie. Parce que ce n'est pas comme s'ils n'avaient pas le choix, ils sont, je ne sais plus combien qu'il en reste, il en reste 80, donc c'est une personne sur quatre qui va être ministre probablement la semaine prochaine. Je pense que le pool est assez grand, surtout que c'est pour 175 jours.

Journaliste : ...politique de François Legault a commencé sur...

M. Milliard (Charles) : Je sais très bien. Alors, ils veulent peut-être nous refaire ce coup-là. Je vous... Ils le feront, là. Moi, je vous donne mon opinion ce matin. Je pense qu'il y a des gens assez compétents, j'imagine, à la CAQ pour prendre tous les postes de ministères, et je pense que ce serait respecter les choix des Québécois en octobre 2022, en attendant qu'ils se reprononcent en octobre 2026.

Journaliste : ...de renouveau, puis vous dites que c'est les mêmes caquistes qui étaient de la salle hier. Là, Mme Fréchette, elle... aller en chercher des nouveaux. Ça ne vous rendrait pas...

M. Milliard (Charles) : Oui, mais qu'elle aille en chercher des nouveaux dans le cadre d'un processus démocratique. C'est une élection, ce n'est pas un club social. Donc, on a besoin que les Québécois se prononcent. Les Québécois vont se prononcer le 5 octobre 2026, ils vont réélire des gens. Le parti qui sera élu formera le gouvernement, choisira ses propres ministres. Là, on a une ministre qui est là pour... une première ministre qui est là pour cinq mois et demi, je pense qu'elle pourrait tout à fait choisir des gens parmi les gens qui sont déjà élus.

Journaliste : ...ça vous fait peur qu'elle gruge des votes dans... chez les rouges?

M. Milliard (Charles) : Ça ne me fait pas peur. Chacun va avoir sa propre stratégie de campagne. Moi, j'ai annoncé le 6 janvier que je me présentais à la chefferie du Parti libéral du Québec. La semaine d'après, M. Legault a annoncé qu'il s'en allait, donc je ne savais pas qu'il s'en allait. Et, à partir de ce moment-là, on a eu plusieurs scénarios de préparation au parti pour se préparer à tous les cas de figure. Alors, les membres ont choisi à 58 % de la CAQ d'élire Mme Fréchette, grand bien leur fasse, mais ça ne change pas ma stratégie.

Journaliste : ...au Parti libéral, que si c'était Bernard Drainville qui avait gagné?

M. Milliard (Charles) : Je ne suis pas... Je ne suis pas d'accord avec ça. Puis je ne suis pas d'accord non plus sur la question, avant qu'on me la pose, que je ressemble à Mme Fréchette. Écoutez, premièrement, je ne sais pas si vous avez cinq minutes, là...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Je suis plus grand. Bon, bien, merci. Déjà, ça pourrait suffire, mais j'ai d'autres... mais j'ai d'autres arguments. Premièrement, je ne suis pas caquiste. Je ne crois pas à la troisième voie. Je ne crois pas à la surintervention de l'État dans l'économie. Je ne crois pas que diviser les Québécois, c'est bon. Je ne suis pas porteur du bilan de la CAQ. Moi, je suis pharmacien aussi, premièrement, je suis libéral, je suis clair sur mon choix sur une éventuelle question référendaire, puis je suis régionaliste, nationaliste, fédéraliste, même si ça déplaît à bien du monde.

Journaliste : ...là, qui sont... appuient la loi 21 ou la loi 96, il y en a plusieurs quand même, pourquoi est-ce qu'ils n'iraient pas chez Mme Fréchette, maintenant qu'elle vous ressemble tant?

M. Milliard (Charles) : Bien, je viens... Écoutez, ça vous appartient, là, les lignes, de dire que c'est... qu'on ressemble... À ce titre-là, si je ressemble à Mme Fréchette, est-ce que M. Duhaime, M. Plamondon se ressemblent parce qu'ils n'ont pas d'expérience économique? Je veux dire, ça arrête où, là? Je pense qu'on va prendre les Québécois... on va prendre...

Journaliste : ...au début, là, en disant que... vous disiez la même chose essentiellement : Focus PME, télémédecine, public-privé, etc. C'est vous qui amenez ça en disant : Regardez, on est très différents, mais on dit la même chose.

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez, M. Lacroix, j'ai proposé ces idées-là dans le cadre de la première course à la chefferie. J'ai entendu ces éléments-là dans le discours de la première ministre hier. Alors, la question, ce n'est pas qui va le faire. Si ces mesures-là sont mises en place, tant mieux pour les Québécois. Et, s'il y a des gens qui pensent que le programme de la CAQ et du Parti libéral... s'en reviennent, bien, ils seraient bien mieux de s'en revenir au Parti libéral du Québec, parce qu'on va avoir un gros travail à faire sur, entre autres, une question fondamentale au Québec, qui est la question nationale. Alors, ça va être extrêmement divertissant, là, dans les cinq prochains mois.

Journaliste : ...la clause dérogatoire pour protéger 21...

M. Milliard (Charles) : Ce qui? Je n'ai pas compris.

Journaliste : ...utiliser la clause dérogatoire pour protéger 21, 96. Hier, elle a dit : Moi, je veux aller jusqu'au bout. Les gens, ils vous regardent. Est-ce que vous, vous allez aller jusqu'au bout pour protéger ces deux lois-là?

M. Milliard (Charles) : Nous, on a mentionné... on a mentionné... Je suis en faveur de la laïcité de l'État. Tous les services...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : ...tous les services... je vais juste terminer, tous les services qui sont donnés par l'État doivent être donnés de façon laïque. On a mentionné, nous, qu'on était contre le projet de loi n° 9, qui est devenu une loi maintenant. On voit d'ailleurs qu'est-ce que ça donne sur la pénurie de main-d'œuvre dans les CPE puis dans les maisons d'enseignement. Moi, on a dit qu'on n'allait pas renouveler cette clause-là en 2029, mais, d'ici là, il va se passer plusieurs choses. Il y aura aussi un jugement de la Cour suprême, le pouvoir politique pourra renverser ça si nécessaire, mais il va se passer plusieurs choses dans les trois prochaines années. Donc, j'ai toujours été très clair là-dessus. Et, si Mme Fréchette pense qu'elle protège plus la laïcité de l'État que moi, elle est dans l'erreur.

Journaliste : ...l'enlevez pour tous les projets de loi sur la laïcité, 21, 9?

M. Milliard (Charles) : L'engagement qu'on a pris, c'était sur 21, mais là maintenant le projet de loi n° 9 est devenu une loi. On a... On a voté contre.

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Là, attention, le projet de loi... la loi... le projet de loi n° 96, qui est maintenant devenu une loi, ça aussi, c'est une autre astuce de mes adversaires, puis je m'attends... je m'attends à ça, c'est correct. Je suis, bien sûr, un promoteur puis un défenseur de la langue française. Ne laissez pas nos adversaires vous dire n'importe quoi là-dessus. Je suis un fier francophone. Mes parents ne parlent pas un mot d'anglais. Je vais protéger la langue française. Ce que j'ai mentionné, c'est qu'il y a deux éléments dans 96 avec lesquels je suis inconfortable, c'est la surcharge administrative que ça impose aux entreprises, alors que ça n'améliore pas la qualité du français, et le fait que les immigrants doivent parler français en six mois. J'aimerais ça, mais ce n'est pas réaliste. Je suis juste honnête quand je dis ça. Alors, la loi 96, il y a des amendements que je voudrais faire, mais le reste, le fondement même, je suis en faveur et je vais remplacer ces éléments-là que je veux amender par des mesures fortes pour promouvoir la culture et les institutions culturelles.

Des voix : ...

Journaliste : Sur la clause dérogatoire dans le 96, est-ce que ça, vous le... vous le reconduiriez...

M. Milliard (Charles) : Bien, je veux faire des... je veux faire des modifications. Alors là, il faudra voir juridiquement, mais je vais faire des modifications si les gens nous élisent. Je pense que le fardeau administratif pour les entreprises, il n'améliore pas la qualité du français. Et je pense que la CAQ a réussi...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Bien...

Journaliste : ...oui ou non, vous allez laisser la clause dérogatoire dans 96?

M. Milliard (Charles) : Bien, si je veux amender la loi 96, je vais devoir faire des modifications. Alors, est-ce que ça demande d'enlever... Il faudra voir juridiquement quelle est... quelle est la séquence de ça, là, c'est plus au niveau de la séquence que je me pose des questions, mais je vous dis qu'il y a des amendements...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Non, écoutez...

Journaliste : ...pour 9, mais peut-être pas pour 96.

M. Milliard (Charles) : ...écoutez, écoutez, écoutez, il y a des éléments de 96 que je veux changer, je vous le dis, donc, sur le fardeau administratif pour les entreprises, qui n'améliore pas la qualité du français.

Journaliste : ...ça ne change pas le fond sur la clause dérogatoire... d'utilisation ou non...

M. Milliard (Charles) : Bien, c'est ce que... c'est ce que je me dis, là. Je pourrais vérifier, mais ça ne change pas la pertinence de la loi. Et c'est certains de ces... de ces articles-là que je souhaite amender.

Journaliste : ...s'il vous plaît, monsieur... Mme Fréchette n'est pas convaincue, ou, en tout cas, ne nous a pas convaincus que M. Jolin-Barrette revenait comme porteur de projet. Est-ce que ça vous satisferait, ça, qu'il y ait un nouveau porteur?

M. Milliard (Charles) : Nous, on n'est pas en faveur du projet de Constitution à sa... dans sa forme actuelle. Nous sommes en faveur que le Québec se dote d'une constitution, mais on... il n'est pas responsable d'adopter un projet de loi aussi important, qui devrait être transpartisan, à minuit moins une, alors qu'on est dans une fin de régime. Alors, que ce soit M. Jolin-Barrette, n'importe qui, s'il n'y a pas de changement majeur là-dedans, nous n'appuierons pas ça. J'ai entendu Mme Blanchette Vézina, tout à l'heure, mentionner qu'ils étaient finalement ouverts. Tant mieux, mais je dois vous rappeler qu'elle a participé à une séance de la commission parlementaire. Alors, elle va devoir être davantage présente pour accepter ces amendements-là.

Journaliste : ...a dit un parti. Est-ce que c'est légitime que ce parti-là, ce soit le Parti conservateur?

M. Milliard (Charles) : Ça, ce n'est pas à moi à juger de ça. Mais ce que... je pense que le projet de constitution, dans sa forme actuelle, il n'est pas légitime d'être adopté parce que les consultations ont été viciées dès le départ. Les Premières Nations sont en défaveur. Plusieurs communautés posent des questions. Ce n'est pas vrai qu'on va adopter ça le 11 juin à 11 h 30 le soir, avant qu'on ferme la maison ici pour l'été. Si le gouvernement décide d'y aller avec un bâillon, il va en porter la responsabilité.

Journaliste : ...les conditions sont remplies, selon Mme Fréchette. C'est-à-dire elle demandait...

M. Milliard (Charles) : En quoi les conditions sont remplies?

Journaliste : Elle demandait l'appui d'un parti. Là, les conservateurs disent : Nous, on appuie, on est un parti. Si jamais cette constitution-là est adoptée d'ici la fin de la session, qu'est-ce que vous allez faire avec si vous arrivez au gouvernement?

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez, je ne peux pas... c'est de la politique fiction, je vais lire c'est quoi le texte final.

Journaliste : ...des élections, il y a de moins en moins de fiction, là.

M. Milliard (Charles) : Bien, je...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Oui, oui. Bien, écoutez, là, là, on vient d'apprendre... Eh! attendez un peu. On vient... On vient d'apprendre il y a 30 minutes qu'il y a un parti qui serait d'accord pour... pour supporter le gouvernement. Donc, on va voir ce que ça va donner. Mme Fréchette a mentionné qu'il y aurait des commissions parlementaires qui se poursuivent, on va suivre ça, mais moi, je vous dis que le processus est vicié dès le départ. Alors, on n'est pas favorables dans sa forme actuelle. Mais, écoutez, je vais revenir vous voir à plusieurs reprises, on pourra en reparler, mais, dans sa forme actuelle, ça ne... ça ne sert pas bien le Québec de faire ça à quelques semaines d'une élection.

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : On verra c'est quoi, la stratégie. Je n'ai pas la réponse pour ça ce matin. Je veux savoir comment Mme Fréchette va réagir à ce qu'on a appris ce matin du Parti conservateur du Québec. C'est elle, la première ministre pour l'instant, mais, encore là, je ne veux pas me répéter trois fois, mais je vais le faire quand même, on est en faveur d'une constitution, mais le processus est vicié depuis le départ.

Journaliste : ...on veut une constitution, adoptons-la, puis le prochain gouvernement la modifiera au besoin, elle n'est pas parfaite, de toute façon, on va...

M. Milliard (Charles) : Pourquoi on ferait ça si on sait qu'il y a des éléments à changer? On va se dépêcher d'adopter ça pour faire plaisir à un ministre, pour qu'il y ait un legs? Voyons donc! Ça peut-tu être plus sérieux que ça, là? On pourrait en faire un enjeu électoral puis dire : Écoutez, de façon transpartisane, les partis, on s'engage à avoir un nouveau processus pour rendre... rendre grâce, finalement, aux Québécois avec ce projet-là. Mais, encore une fois, à six semaines de la fermeture de l'Assemblée, ce n'est pas responsable d'adopter ce projet de loi là.

Journaliste : Vous avez parlé de la culture. Est-ce que vous êtes d'accord avec votre candidat, Farnell Morisset, qui a dit dans un podcast que... en parlant du Québec dans le Canada, pour aider les autres populations francophones à travers le Canada... il a mentionné que si Ottawa continuait de gérer le Québec comme une minorité culturelle, ça ne passerait pas. Est-ce que vous considérez qu'Ottawa gère le Québec comme une minorité culturelle, tout comme il le pense?

M. Milliard (Charles) : Moi, je pense que Farnell Morrisset, comme moi, fait partie des nationalistes au Parti libéral du Québec. Alors, on va être intraitables sur la valorisation de la langue française.

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Non, je ne suis pas prêt à dire ça, ce matin, mais je pense que ça prend des chiens de garde importants pour protéger le français, au Québec, protéger le français dans le reste du Canada. Et je l'ai mentionné à plusieurs reprises, être fédéraliste, pour moi, ce n'est pas être aplaventriste par rapport à Ottawa, c'est se lever quand il y a des choses qui ne font pas notre affaire. Alors, ça, je vais suivre ça avec intérêt. Puis je suis très content que Farnell mentionne ça parce que, lui et moi, on veut faire de la politique au Québec, donc notre priorité, c'est le Québec, c'est la défense du français puis c'est le rapport de force entre Québec et Ottawa pour générer des gains pour le Québec.

Journaliste : ...vous avantagent pour l'avenir, comme certains suggèrent les changements démographiques, les résultats à Terrebonne au fédéral...

M. Milliard (Charles) : Bien, changements démographiques, écoutez, les 18-34 ans, dans le... Je sais qu'on ne doit pas commenter les sondages, mais on finit toujours par le faire, les 18-34 ans, dans le sondage d'hier, le numéro un, c'est nous, les 55 ans et plus, c'est nous, donc le changement démographique... Moi, je veux que tout le monde se reconnaisse dans le projet politique du Parti libéral du Québec. Alors, on verra ce que ça va donner. Vous connaissez les appuis chez les francophones, on a encore beaucoup de travail à faire, chez les non-francophones, vous les connaissez, les chiffres sont là, mais moi, je m'attelle à gagner la confiance de tout le monde qui a le droit de vote au Québec.

Journaliste : ...on vous voit en première place, tout ça, ça fait quelques semaines seulement que vous êtes officiellement en poste, donc comment vous expliquez cet engouement-là?

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez, bon, je prends acte de ça. Je me promène beaucoup, je suis sur beaucoup de plateformes. Alors, je pense que... On me dit beaucoup que les gens aiment le style plus posé, peut-être, plus positif. Je pense qu'on a assez de politiciens négatifs sur la planète, en ce moment. Alors j'essaie de... j'essaie d'amener une autre façon, mais, ceci étant dit, je veux aussi présenter l'équipe. Donc là, c'est peut-être un «one man show» un peu, pour l'instant, mais rapidement je vais vouloir présenter l'équipe et je vous l'ai dit à plusieurs reprises, vous allez être surpris de la diversité et de la profondeur de l'équipe. On a une séquence, et ce n'est pas les événements de cette semaine qui changent cette séquence-là.

Et mon rôle, à moi, c'est d'unir les Québécois. Ça fait très longtemps qu'on n'a pas eu un premier ministre qui tente de parler, qui veut parler à 100 % des Québécois. Il y a des gens qui essaient. Je me permets de parler de la lettre ouverte que j'ai lue ce matin, de M. Plamondon, qui se revendique d'Honoré Mercier. Écoutez, en tout respect, là, M. Plamondon n'est pas Honoré Mercier, parce que, pour ça, il faut avoir vraiment une main tendue pour parler à tout le monde. Et je pense que M. Plamondon, dans la suite de son texte où, finalement, il démolit la moitié des Québécois, bien, fait la démonstration qu'il ne nous tend pas la main, mais qu'il nous tend seulement les doigts qui font son affaire.

Journaliste : ...bon, vous êtes nationaliste, vous parlez beaucoup de la culture québécoise, le rayonnement à l'international. Vous voyez ça comment que... sur Spotify... soit Québécois mais ne parle pas français?

M. Milliard (Charles) : C'est dommage, c'est regrettable, effectivement, je... mais, écoutez, je ne peux pas...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Oui, mais ne parlent pas... Je ne sais même pas quelle langue qu'ils parlent, si vous faites référence à mes amis... Je vous rappelle que j'ai partagé la scène avec eux à Tout le monde en parle. C'est assez surréaliste, mais, écoutez, on ne peut pas juger... c'est difficile de juger les habitudes de consommation des gens. Ce qu'on peut, comme politiciens, comme décideurs, c'est tenter d'influencer puis de mettre en valeur ce qu'on fait. Et la CAQ, à certains égards, l'a bien fait, tu sais, le ministre Lacombe a fait des pas positifs pour améliorer la découvrabilité. Ça ne veut pas dire que tout le reste est bon, mais ça... il y a des choses qu'il faut reconnaître. Et il y a un groupe de travail aussi, sur l'audiovisuel, avec Mme Simard, entre autres, qui s'est penché sur des éléments extrêmement importants de valorisation, Télé-Québec, du contenu numérique. Alors, ça aussi, là, ça n'appartient pas à un seul parti. Ça appartient aux décideurs politiques de donner ou pas suite à ça. Et moi, je trouve ça très intéressant.

Journaliste : ...qu'un groupe québécois rayonne autant à l'international, dépendamment de la langue parlée ou chantée?

M. Milliard (Charles) : Là, vous me parlez d'Angine de poitrine? Bien, écoutez, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. Les deux sont déguisés, avec des noms... des longs nez, ils font de la... ils font quand même du rock pas pire. On me fait le signe ici, là, en coulisse. Donc, écoutez... Prochaine question.

Journaliste : ...extraterrestres?

M. Milliard (Charles) : Non. Des extraterrestres du Saguenay Lac-Saint-Jean, apparemment, mais je n'en sais pas plus.

Journaliste : ...aujourd'hui sur l'usage ou non de la dérogatoire pour...

M. Milliard (Charles) : Je peux... Oui, oui, je vais le... je vais préciser ce que je veux dire. Mais ma question, c'est une séquence juridique, ce n'est pas... ce n'est pas une hésitation, c'est une séquence juridique. Vous avez peut-être reconnu que je ne voulais pas vous dire n'importe quoi.

Journaliste : ...hésitation sur la séquence juridique. C'est parce qu'au bout du compte, vous voulez... vous voulez la retirer, la clause dérogatoire?

M. Milliard (Charles) : Je veux... Je veux amender certains éléments, entre autres, sur le fardeau administratif pour les entreprises. Là, vous me demandez : Est-ce que ça veut dire de retirer la clause, avant, après? J'ai l'honnêteté de vous le dire que je vais vérifier ça.

Journaliste : ...ça savoir si vous voulez la retirer.

M. Milliard (Charles) : La clause?

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Moi, je veux protéger une grande partie de la loi 96, donc je suis en faveur de ça. Je veux changer deux éléments. Alors, il faut que je vois juridiquement comment le faire, là, le processus. Je suis honnête, je vous le dis, je vais vous revenir là-dessus. Mais, le reste, pour moi, c'est pertinent. La primauté de la langue française, c'est important. Les certificats de francisation dans les entreprises, je n'ai pas de problème avec ça. Moi, c'est la démonstration qu'il faut fournir une pile de papiers pour expliquer qu'un poste a besoin...

Journaliste : ...

0cmil Ah oui? Bon.

Journaliste : ...malaise, c'est parce que vous vous posez la question si un chef libéral peut, oui ou non, utiliser une clause dérogatoire?

M. Milliard (Charles) : Pas du tout. Pas du tout. Pas du tout. Puis on l'a déjà fait dans le passé avec Robert Bourassa, je n'ai pas besoin de vous le rappeler, on l'a déjà fait. Mais ce n'est pas... Je ne suis pas mal à l'aise. Je vous explique juste que, juridiquement, je me demande s'il faut retirer la clause avant de faire des changements ou pas, là. Je ne suis pas... Je ne suis pas un juriste spécialisé là-dedans.

Journaliste : ...vous faites des changements, vous la remettez après? Bien, c'est parce que si ont fait des changements... (panne de son) ...projet de loi pour amender une autre, et donc la loi existante demeure tant et aussi longtemps que la nouvelle loi n'est pas adoptée, celle qui amende. Donc, vous pourriez juste décider de ne pas toucher à la cause ou la renouveler...

M. Milliard (Charles) : Bien, ça peut... ça peut être ça. Comme je vous dis, je ne suis pas... je ne suis pas venu ici pour vous dire que je veux absolument la retirer. Moi, ce que je vous dis, c'est que je veux changer deux éléments importants dans la loi 96, et le reste, je suis en faveur.

Journaliste : ...vous avez dit : Le reste, je veux le protéger. Mais pour protéger ça d'une attaque des tribunaux, il vous faudrait la clause dérogatoire.

M. Milliard (Charles) : OK, je comprends, je comprends votre question. Je comprends votre question. Le Parti libéral du Québec, dans son histoire, a déjà utilisé la clause dérogatoire, là. Donc, on est... on n'est pas en défaveur de ça. Je pense, c'est un rapport de force intéressant avec le gouvernement fédéral. Moi, je pense, c'est un outil qui est important. Je trouve qu'il a été utilisé trop souvent de façon préemptive. Mais la protection de la langue française au Québec, c'est primordial au Parti libéral du Québec, puis c'est primordial pour tous les Québécois, incluant beaucoup de communautés culturelles, malgré ce que les adversaires disent.

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Donc, je serais... je serais... oui, je serais en faveur de la conserver, si je peux faire les changements que je veux. On va y arriver. On ne lâche pas. On va y arriver. On va y arriver! Bien, au moins... au moins... j'ai l'honnêteté de vous dire que juridiquement, je me pose cette question-là. Bref.

Journaliste : ...les boissons énergisantes, bon, il y a une manifestation en ce moment. Qu'est-ce que... C'est quoi, votre position?

M. Milliard (Charles) : Bon. Ça, c'est plus clair.

Journaliste : Oui. C'est ça.

M. Milliard (Charles) : Les boissons énergisantes, comme pharmacien, ça fait des années que ça m'inquiète. Et je vois le décès du jeune Zacharie Miron, si je me rappelle bien. Prendre... Prendre des... je ne nommerai pas une marque de commerce, là, mais prendre trop de boissons énergisantes avec des médicaments contre le trouble de déficit de l'attention et de l'hyperactivité, c'est hyperdangereux. Pas besoin d'être un politicien pour vous dire ça. Tous les professionnels de la santé vont vous le dire. Donc, c'est une discussion que je vais avoir au caucus rapidement, mais le caucus sait très bien que moi, je suis... je serais favorable à ce qu'il y ait une restriction sur la vente de ces produits-là aux moins de 16 ans parce que les effets sont méconnus. On donne... On donne l'impression que ça peut être consommé avec n'importe quel médicament, puis c'est tout le contraire. Malheureusement, ce décès-là en est la preuve.

Journaliste : Sur le péage pour payer la réfection des routes, le ministre Julien a ouvert la porte hier. Vous vous situez où par rapport à ça?

M. Milliard (Charles) : Bien, moi, j'ai déjà mentionné que dans le cadre d'un éventuel troisième lien, ça pourrait être un partenariat public-privé avec péage. Mais, écoutez, regardez, là, il y a eu un très bon... très bon dossier le week-end dernier sur l'état de nos routes, le travail à faire, c'est près de 24,5 milliards qu'il faudrait mettre. Donc, je pense que pour les nouveaux projets, il va falloir être ouverts à ça. Moi, je suis... je suis ouvert à regarder ça. Il faut toujours, évidemment, si jamais il y avait des routes à péages, qu'il y ait des solutions gratuites, alternatives, qui soient disponibles. Mais je pense que collectivement, on ne fera pas de magie financière au Québec, là, pas un parti politique qui va faire de la magie financière, donc il va falloir réfléchir à des solutions comme ça. Yes?

Journaliste : Mr. Milliard, I would like to go back to the law, Bill 96, because Premier Fréchette wants to extend bill 101 to adult and vocational education. Is it something that you are in favour with?

M. Milliard (Charles) : I don't think it's very material. I've seen that. I have to study more the implications of that because I don't... I don't think that any Quebeckers understood very clearly what it meant yesterday.

Journaliste : That was not the first time she mentioned it. She mentioned it quite often during the leadership race.

M. Milliard (Charles) : I know, I know, it's the second time I'm... I'm hearing that. And again, as I... as I said in many angles in French, I totally agree with the protection of French. I want to amend, I want to change some elements, especially when it comes to the administrative burden for SMEs.

Journaliste : ...measure would be to basically make sure that allophones, anglophone students do learn French and that would impact 10,000 people. Do you agree or not with Fréchette on this?

M. Milliard (Charles) : Well, I'm going to have to study that question a bit more because again, yesterday I heard that and I was not sure about all the implications. And we spoke to the caucus, and it was kind of unclear as to what are the clear implications. Is it like a magic trick or something really material? So, I'll get back to you on that.

Journaliste : ...you defend yourself that you're not a copycat of Christine Fréchette, but you made a list of ideas, policies that you want to put in place... they are the same ideas than Fréchette. So, people...

M. Milliard (Charles) : Then, who is going to win? Who is going to win? Is it going to be her or me? We'll see about that. But I've been always clear about the ideas that I presented in French about, you know, a public platform of telemedicine, about having... general on education, about putting the focus on small and medium enterprises in Québec, which hasn't been the case with the CAQ in the past eight years. She has like a new interest.

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Well, I am certainly a pretty, pretty good red. So, let's see, let's see what Mrs. Fréchette has to say. But I'm not going to compare myself to any of my political opponents. I'm on the ground. I'm meeting Quebeckers. And based on what I see and what you've been seeing, I think it's going pretty well with my new relationship with Quebeckers.

Journaliste : ...the first... in the first leadership campaign, remember, the first one, you said you wanted to change, make amendments to Bill 96, specifically red tape for companies, the things you just repeated in French. And the other one was the six months.

M. Milliard (Charles) : For immigrants.

Journaliste : So, now you're saying you want to preserve the bulk of Bill 96 and use the notwithstanding clause to protect it?

M. Milliard (Charles) : I think that those two challenges are the biggest challenges that I see would need a change for now.

Journaliste : But you will keep the clause to protect the rest of the bill...

M. Milliard (Charles) : Well, as I mentioned in French, and I'm... it still remains to be seen in English as well, but we're going to have to check what it means in terms of, you know... judiciary procedures. But I am for the main objective of Bill 96, which is to protect French. And I've been talking to a lot of anglophones and allophones about that. They're all about protecting and promoting French, even if my opponents say the opposite. But I think that those two, I'm very... I'm being very clear on those two issues that I want to change. And it doesn't mean that if you want to change something on 96, that you're against French. That's the thing that we need to break. And the CAQ and the PQ have been pretty adamant about not changing this...

Journaliste : ...clause to protect the bulk of 96, if you can make the two other changes?

M. Milliard (Charles) : Well, based on what I said in French, that would be the case.

Journaliste : Also, how do you see the new arrival of Mme Fréchette? How do you see the government? Is this a new... a new breath of fresh air for Québec? What's your...

M. Milliard (Charles) : Well, that's... Honestly, as I said, I congratulate her on becoming the second woman, the 33rd Premier. That being said, there was no renewal in any way in the agora of the Assemblée Nationale yesterday. This is more of the same. We might have a new non-elected minister coming in, but Quebeckers, 6.5 million of them, will have their final say on October the 5th. And all polls, all the meetings, all the door-to-door conversations I have with Quebeckers, they are done with the CAQ. It's game over.

Journaliste : Bill 94, you probably saw... Like, you said that you will remove the notwithstanding clause on that one, if I remember well.

M. Milliard (Charles) : Yes.

Journaliste : Did you see what Radio-Canada...

M. Milliard (Charles) : Well, we see... we see what's happening with the shortage of people. Like, that's... that's something that we said would be happening. Right? We've been discussing this many times in the caucus. So, there is no surprise about that.

Journaliste : ...le centre de services scolaire de Montréal. So, it's appalling for you to see that?

M. Milliard (Charles) : Well, not only, I mean, it applies... it applies to all Québec.

Journaliste : Yes, but the recent article on Radio-Canada is talking about like thousands of staff members that decided that...

M. Milliard (Charles) : I know.

Journaliste : ...apply the law. So, how do you perceive the situation?

M. Milliard (Charles) : Well, I'm not surprised. I'm not surprised by that because we're missing people to work in our school system. And we have this new bill, this new law, and it has the effect that was predicted. So, it's... there's no surprise there. So, we'll see what happens when Quebeckers choose on October the 5th.

Journaliste : ...you don't react to polls, but what did you see...

M. Milliard (Charles) : But then, what's your question?

Journaliste : ...this is the third poll...

M. Milliard (Charles) : Yes, I mean, I'm not going to hide that it's for good news for us, but it's just a poll, I mean, the real poll is obviously on October the 5th. But it's proof of what I have been observing in my door-to-door and work on the ground in Québec. But again, still a long way to go, we're still... there's still a big gap with French-speaking voters, and Québec city region, so I'm very humble and realastic about it.

Journaliste : ...Mme Maccarone, qu'est-ce que vous pensez, vous, de garder la clause dérogatoire dans 96? Est-ce que vous êtes à l'aise avec ça?

Mme Maccarone : Bien, je dois vous dire que je ne ferai pas un autre commentaire qui est différent que notre chef. Alors, je suis à l'aise avec la position de Charles, puis c'est vrai que nous allons voir, dans un futur...

Journaliste : ...

Mme Maccarone : Non, ce n'est pas nouvelle, ce n'est pas nouvelle, c'est quelque chose que nous avons déjà discuté, mais c'est... l'équipe va être beaucoup plus élargie rendu le 5 octobre, ça fait que nous allons voir, rendu à ce moment-là, comment nous pouvons procéder.

M. Milliard (Charles) : Merci. Bonne journée.

(Fin à 10 heures)

Participants


Document(s) associé(s)