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(Treize heures quatre minutes)
M. Lafrenière : Alors,
bonjour, tout le monde. Heureux de vous rencontrer aujourd'hui. Bon retour.
Avant de commencer de parler des sujets d'intérêt,
je veux prendre un instant pour souligner la journée importante aujourd'hui,
qui est la Journée de la petite robe rouge. Comme vous savez, c'est la journée
pour l'ENFFADA. Donc, en se remémorant ces femmes et ces filles disparues, assassinées,
aujourd'hui, nous portons la robe rouge. Ça fait que je vous invite à prendre
un instant pour avoir une petite réflexion aujourd'hui.
Heureux d'être de retour à l'Assemblée
nationale. Vous allez voir notre gouvernement en opération, en action. On a
bien compris ce que les Québécois veulent. Ils veulent des résultats dans un
contexte mondial qui a changé, un contexte qui est incertain. Ils veulent des
résultats.
Vous avez vu mon collègue, aujourd'hui, le
ministre de la Langue française. Il va déposer un projet de loi pour protéger
notre langue officielle commune au Québec. Ce n'est pas le cas pour tous les
partis, mais pour nous, c'est important. Alors, vous allez voir un geste
important qui va être... qui va être fait aujourd'hui.
Aussi, on veut poursuivre le travail pour
protéger les femmes. Tantôt, je vous parlais de l'Infada. Alors, le projet de
loi Clare, on l'a dit pendant la campagne à la chefferie des deux candidats, je
vous le confirme, c'est notre... intention, pardon, d'aller de l'avant. Vous
allez le voir au cours des prochains jours. Et, oui, j'ai la ferme intention et
même l'assurance qu'avec l'aide des oppositions on va y arriver. On va y
arriver à mettre de l'avant un projet de loi qui est important, qui est
rassembleur. Et, avec l'aide des oppositions, on va mettre ce qu'on doit mettre
en place pour les femmes.
On va s'assurer aussi de bien représenter
les régions. Vous avez vu notre nouveau Conseil des régions avec un ministre
responsable des régions, plusieurs élus qui représentent tout le Québec. On en
est très fiers, très heureux. Je les vois à l'oeuvre, et on en est contents.
Tantôt, vous allez voir aussi la première
ministre qui va faire son discours d'ouverture de session. Vous allez voir
quelles sont nos priorités. Alors, oui, le portefeuille des Québécois, c'est
extrêmement important, l'économie, on en parle beaucoup, services publics, les
infrastructures, la protection de qui nous sommes, alors, ça, c'est une chose
qui est importante, j'ai parlé de la langue tantôt, protéger les femmes. Vous
allez voir plusieurs mesures en matière de protection.
Une priorité, c'est une... Pardon. Les
PME, c'est une priorité. Vous avez vu les annonces qu'on a faites récemment.
Vous allez en avoir d'autres. La première ministre a déjà commencé à faire des
annonces. Elle est très active sur le terrain. Alors, réduction d'impôt pour
les PME, un positionnement clair dans la révision de... l'ACEUM, pardon. Moins
de dépendance aux États-Unis. Ça n'a pas empêché la première ministre d'être présente
du côté américain, de nous faire respecter. On l'a vu aussi, sa présence à
Ottawa, est très, très bien positionnée pour dire : On doit protéger le
Québec. Il y a des choses sur lesquelles on ne reculera pas. Mais, dans le ton,
vous voyez un changement de temps, puis ça, c'est important. C'est ce qui fait
que je suis très heureux de travailler avec notre première ministre.
En terminant, je ne peux pas être devant
vous sans vous parler de ce qui s'est passé avec mon collègue Jean Boulet au
cours des dernières journées. Alors, je vous confirme que, pour nous, c'est
totalement inacceptable, puis je veux m'expliquer. Quand j'ai vu les images au
début, j'ai pris le temps de les revérifier, en me disant : Ça ne se peut
pas, ce n'est pas arrivé ici, au Québec, à Montréal. Oui, c'est arrivé ici, non
seulement c'est arrivé ici, la réaction des syndicats m'a déçu, déçu, pourquoi?
Parce qu'ils ont décidé de dire que, pour eux, ils voulaient se garder un petit
bras de distance, mais n'étaient pas capables de condamner ce qui est arrivé.
Pourtant, pourtant, sur le coup de la manifestation, on s'entend que cette
guillotine-là pas a été cachée dans un sac à dos, c'est arrivé, les gens l'ont
vu. Il n'y a personne qui agit en se disant : Oui, on l'a peut-être échappé,
celle-là, peut-être que c'est un petit peu trop avec une guillotine de
décapiter un élu ou un symbole d'un élu. Alors, personne n'a agi. Une fois que
c'est sorti médiatiquement, les gens s'en sont distanciés, je parle des
syndicats, mais personne ne l'a décrié.
Cependant, je veux remercier les collègues
de l'Assemblée nationale, les oppositions. Mais, je pense, M. et Mme
Tout-le-monde, tout le monde a eu le même discours en disant : Ça n'a pas
d'allure, ce n'est pas comme ça qu'on fait la démocratie. Alors, je le répète
aujourd'hui, on peut être en désaccord, on peut passer des messages. Il y a des
gens à l'extérieur aujourd'hui qui nous passent un message, on l'entend. Il y a
une limite dans la démocratie, quand on commet des gestes d'apparence criminelle,
c'est inacceptable.
Journaliste
: Mais
est-ce que la réaction de la première ministre n'a pas été un peu trop molle?
Vous dites, tout le monde l'a dénoncé, Mme Fréchette ne l'a pas dénoncé
directement.
M. Lafrenière : Ce qu'elle a
dit, c'est que, dans la démocratie, ce n'est pas la façon qu'on doit agir.
Mais, écoutez, il y a plusieurs... Je pense que c'est la bonne chose aussi de
prendre un temps, de prendre un pas de recul, de regarder ce qui est arrivé.
Comme policier, c'est mon premier réflexe de me dire : Attendez, là, je
vois les images, je vais regarder Est-ce qu'il y avait un contexte? Y a-tu
quelque chose qui m'a échappé? Mais, clairement, l'intention était d'envoyer un
message, un message qui, à la limite, est l'incitation à la haine aussi, était
l'incitation à commettre des actes criminels.
Je vais vous rassurer, je parle à mon
collègue Jean, ça va être sa décision personnelle à lui de porter plainte ou
non au criminel. J'ai appris hier que le SPVM menait une enquête dans ce
dossier-là. Mais, pour moi, c'est inacceptable, ce n'est pas comme ça qu'on
règle des dossiers en démocratie.
Journaliste
: M.
Lafrenière, votre gouvernement, là, en... je pense, c'est en 2024, puis ça
faisait suite à ce qui s'était passé, notamment pendant la campagne électorale
précédente, a adopté le projet de loi n° 57 contre le harcèlement envers les députés. Il n'y a rien
là-dedans qui vous permet de sévir contre les gens qui ont déployé la
guillotine?
M. Lafrenière : Mais merci de
le rappeler, parce qu'on a fait plus que ça aussi dans le PL n° 13,
que j'ai fait récemment, qu'on a adopté, le 2 avril, l'interdiction
d'aller manifester devant la résidence d'un élu, que ce soit municipal,
provincial ou fédéral. Ce qui est arrivé, dans les derniers jours, lors de la
manifestation, ne mérite pas une autre loi, c'est... Puis là je ne veux pas
faire le légiste, là, je vais être très prudent. Mais ça existe déjà, ça existe
déjà lorsqu'on prend l'image... Puis je vais faire attention de ne pas me
laisser teinter parce que j'ai vécu quand j'étais au SPVM. Mais quand on fait
un geste de cette nature où on incite les gens à commettre un acte criminel
quand on décapite quelqu'un, puis là j'entendais les syndicats essayer de
marcher sur la peinture puis de jongler pour nous faire accroire d'autre chose,
je pense que c'est très clair, le message qu'ils ont fait.
Journaliste
: ...la
personne qui vous avait... qui avait publié l'image où vous aviez une balle
dans le front, là, elle a été reconnue coupable de harcèlement criminel. Est-ce
que vous voyez des parallèles avec ce qui s'est passé en fin de semaine?
M. Lafrenière : Moi, je n'aime
pas faire de parallèle, puis je veux vraiment que mon collègue Jean prenne sa
décision pour lui, c'est une décision qui est personnelle. Cependant, le SPVM a
décidé d'ouvrir une enquête. Pourquoi? Parce que, quand on fait ce genre de
schéma là, puis je vais me permettre de prendre deux minutes de plus avec vous,
imaginez-vous, par la suite, ce qui arrive, c'est comme si on franchissait une
ligne, puis on envoyait un message aux autres que c'est comme ça qu'on
manifeste, c'est comme ça qu'on passe un message en s'en prenant directement ou
indirectement à des élus.
Moi, je remercie encore les collègues des
oppositions qui ont pris une position... des oppositions, donc, qui ont été
très, très claires dans leur sortie, en disant : Ça ne passe pas. Ce n'est
pas comme ça qu'on agit au Québec. Je vous dis, ça a été unanime. Puis j'ai
entendu des gens pendant le week-end, il n'y a pas personne qui m'a dit :
Ian, je pense que c'est une bonne idée de décapiter une statue comme ça. Tout
le monde a réagi en se disant : Bien, voyons donc, ça dépasse la limite.
Journaliste
: Pourquoi
la première ministre n'a pas réagi comme ça?
M. Lafrenière : ...
Journaliste
: Vous
parlez des oppositions, vous parlez des oppositions qui ont réagi fortement. Vous
avez été obligés de sortir hier midi, pour mettre le poing sur la table, alors
que la première ministre ne l'avait pas fait le matin. Alors, est-ce que ça, ce
n'est pas justement... Est-ce qu'elle n'aurait pas dû agir de façon plus
sévère, de mettre le poing sur la table puis dire : Regardez, là vous
franchissez une ligne. Elle ne l'a pas fait.
M. Lafrenière : Moi, je ne
suis pas mal à l'aise du tout avec la réaction de la première ministre, son
devoir comme premier ministre, comme la plus haute responsable de l'État, de
regarder ce qui se passe, de réagir une première fois puis de se donner un pas
de recul pour voir ce qui est arrivé. C'était bien correct. Puis moi, je ne
suis pas choqué d'être sorti hier, M. Lacroix, je veux vous rassurer, ça me
faisait même plaisir, parce que oui, c'est inacceptable, mais de prendre le
temps de décanter ce qui est arrivé, de voir les réactions, moi, je n'ai pas de
misère avec ça.
Journaliste
: ...de
comprendre ce que vous... ce que vous nous dites. Donc, elle n'avait pas tous
les éléments pour réagir fortement. C'est un peu ce que vous nous dites.
M. Lafrenière : Moi-même,
quand j'ai eu les images la première fois, je me suis pris un petit devoir de
réserve avant même de faire un commentaire. Pourquoi? Je voulais prendre le
temps de regarder tout ça. Mais est-ce que c'est acceptable? La réponse, c'est
non. Mais est-ce que...
Journaliste
: ...
M. Lafrenière : ...juste une
seconde, est-ce que...
Journaliste
: ...de M.
Boulet.
M. Lafrenière : ...
Journaliste
: Pourquoi
il n'y a pas des mécanismes qui permettent de sévir systématiquement contre ce
genre de geste là?
M. Lafrenière : Deux points,
puis là, la personne qui a été victime va pouvoir vous le dire, que le SPVM
fasse une enquête sur ce qui est arrivé comme... comme geste, 100 %
d'accord, c'est leur décision, en passant, puis ce n'est pas le ministre qui va
leur demander, mais, quand on dit de porter plainte, je suis désolé, ça, c'est
personnel. Moi, j'ai vécu avec les conséquences pendant un an et demi. Dans le
cas présent, on parle d'un syndicat, ce n'est pas du tout le même
rapprochement. Mais vous comprenez que, pour moi, j'ai un grand respect pour la
personne qui est un plaignant. Jamais la police ne va confirmer qu'une personne
a été plaignante ou pas. Pourquoi? Parce qu'on ne veut justement pas que cette
personne-là se fasse stigmatiser dans certains cas. Ça fait que c'est une
décision qui est personnelle de porter plainte. Cependant, clairement, on voit
aussi que le SPVM a décidé de faire une enquête. Même s'il n'y avait pas de
plaignants, parce qu'ils ont vu ce qu'il y avait comme actions, ils ont décidé
d'ouvrir leur enquête. Puis je les salue.
Journaliste
: ...projet
de loi sur la disposition de dérogation, votre premier geste?
M. Lafrenière : Je pense que
c'est un geste fort et... je ne pense pas, c'est un geste fort. Et ma collègue,
lorsqu'elle était à Ottawa, l'a dit clairement. Puis j'ai entendu des
commentaires par la suite de certains qui disaient : Bon, écoutez, on
était peut-être trop mollassons, pour eux autres, je ne sais pas, ils auraient
voulu qu'on donne un coup de poing sur la table puis qu'on... qu'on sorte
fortement à Ottawa. Ils m'ont dit clairement : nous autres, comment on va
aller chercher des gains, c'est de faire respecter le Québec, d'avoir une
position qui est claire. Et c'est ce qu'elle a fait, ma collègue la première
ministre, quand elle était à Ottawa. Et je pense qu'aujourd'hui, on vient vous
le confirmer en disant : On va y aller.
Journaliste
: ...les
libéraux dans l'embarras?
M. Lafrenière : ah! mais
attendez, si vous nous demandez comment les deux moitiés du caucus libéral vont
réagir, on va les laisser réagir.
Journaliste
: ...c'est
quoi, l'urgence, M. Lafrenière? La clause dérogatoire est en vigueur jusqu'en
2027. Alors, quelle est l'urgence de la renouveler maintenant?
M. Lafrenière : Pour nous,
c'est tellement important qu'on veut cristalliser ça jusqu'en 2031, puis c'est
le message qu'on envoie. Puis C'est important pour les Québécois, c'est
important pour nous aussi.
Journaliste
: Pourquoi
pas il y a six mois, par exemple?
M. Lafrenière : Bien, c'est là
que le... Écoutez, j'ai une question de stratégie, c'est là que ça arrive.
Des voix : ...
M. Lafrenière : ...je vais
vous répondre à... un à la fois puis je vais faire pas mal le tour. Vous savez,
gouverner, c'est faire des choix. On a des priorités. Est-ce que les Québécois
veulent qu'on protège la langue française? Oui, on a entendu les critiques
aussi lorsqu'il y a eu... il a été question de renouveler ou pas la clause
dérogatoire. Là, pour nous, on a pris une décision, une décision qui devait se
prendre. C'est ce qu'on a fait.
Journaliste
: ...est-ce
qu'on peut savoir, de quelle stratégie il s'agit?
M. Lafrenière : On a entendu
les Québécois. Les Québécois veulent que la langue française soit protégée.
Puis je ne pense pas qu'il n'y a personne dans cette... dans cette...
Journaliste
: ...
M. Lafrenière : On les
entend... à tous les jours.
Journaliste
: Mais
donc, pourquoi aujourd'hui, plutôt que...
M. Lafrenière : Comme je vous
dis, c'est ce qu'on va vous proposer d'ici quelque temps. Puis ça... à même de
juger les Québécois...
Journaliste
: ...M.
Lafrenière, Simon Jolin-Barrette dit qu'il a besoin uniquement de l'appui du
Parti conservateur pour faire appuyer la Constitution, est-ce que...
M. Lafrenière : Je ne veux pas
me substituer à ce qui se passe ici, à l'Assemblée nationale. Vous savez qu'il
va y avoir des travaux qui sont faits en commission avec les oppositions.
Alors, on va y travailler. Pour l'instant, c'est le plus loin que je vais
aller.
Journaliste
: ...
M. Lafrenière : Yes, Louise Arbour, yes. Wow! She's got a… talking about the right
person, I believe this is a strong candidate. I'm happy, but that being said,
This is as much I can do… I can say about her. She's a strong candidate. She
speak French, but let's see, let's see…
Journaliste
: Est-ce
que c'est une institution dépassée... peut-être répéter ce que vous venez de
dire en français.
M. Lafrenière : Oui... la
question était en anglais, c'est pour ça que j'ai répondu en anglais. Alors,
oui, je parlais de la candidature de Mme Arbour, candidature qui est somme
toute intéressante. Elle a un CV impressionnant, elle parle français. C'est...
c'est ce qu'on pouvait reprocher à l'ancienne personne qui occupait son rôle.
Là, on verra pour la suite des choses.
Des voix : ...
Journaliste
: ...éviter
les critiques des francophones à la veille d'une élection, vous pensez que...
M. Lafrenière : Je vais gérer
mes dossiers, je vais laisser le fédéral gérer ses dossiers aussi.
Journaliste
: ...M. le
ministre, quels ont été... On n'arrête pas de dire que c'est comme facile à
faire adopter. On a l'impression qu'il y a une certaine unanimité dans la
société. Quels ont été les écueils en termes de, par exemple, protection de...
j'imagine, de renseignements de vie privée ou...
M. Lafrenière : Oui. Puis
attention, peut-être que j'ai... mon message n'est pas... là, je ne veux pas
dire «pas clair», là, je fais toujours attention avec ce projet de loi là, là.
Peut-être, mon message n'est pas facilement compréhensible. Ce que je viens de
dire, c'est que, selon moi, il y a une certaine unanimité quant à cette volonté
d'aller plus loin. Est-ce que ça veut dire que tout est réglé puis on va passer
ça... ce n'est pas ça que je vous dis, pas du tout.
Cependant, j'ai entendu mes collègues des
oppositions, ils ont la même volonté que nous. Moi, je ne vois pas comment on
ne peut pas y arriver. Récemment, dans mon PL 13, on a réussi à... un des
volets, là, à régler ça en quelques minutes. Pourquoi? On avait travaillé en
amont. On veut faire la même chose. Mais pourquoi c'est si important puis c'est
important de bien le faire? L'Ontario a fait sa loi de Clare, a été obligé de
la débrancher, la mettre sur pause, de côté. Pourquoi? Ils avaient décidé que
chacun des services de police aurait sa façon de faire, donc c'était à
géométrie variable. Nous, au Québec, puis je vais vous passer un message qui
est important pour moi, que vous soyez à Tasiujaq, Val-d'Or, Montréal ou
Longueuil, vous aurez le même traitement. Alors, ce n'est pas votre code postal
ou le lieu géographique d'où vous habitez qui va faire en sorte que vous allez
avoir un service x ou y.
Voilà pourquoi on arrive avec un... Vous
allez voir, les collègues des oppositions pourront voir, mais un système qui
est différent, qui va être adapté à tout le Québec. Moi, je veux tous les
Québécois aient le même service. Et c'est pour ça que j'ai dit que, selon moi,
avec les oppositions, ça va bien aller parce qu'on veut tous la même chose.
Alors, merci pour ce premier «hot room», puis j'ai bien hâte de vous revoir
bientôt.
Des voix : ...
M. Lafrenière : Sure.
Journaliste :
Why do that first?
M. Lafrenière :
Why this is important? Because we heard
Quebeckers. They said... they all said that they want to protect French. So,
that's the reason why we bring that back. And it's going to be good for years
now. So, this is a strong statement.
Journaliste :
Why not wait...
M. Lafrenière :
Why wait? I could answer the opposite.
Why wait? For us, it's important. We heard citizens about it. So, we're doing
now... This is a strong message.
Journaliste :
...the PEQ? When... when is that going
to be...
M. Lafrenière :
I'll get back to you. I've got a
committee right now, so I'll keep that question for the next one.
Merci, tout le
monde. À bientôt. Merci.
(Fin à 13 h 17)