L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Frédéric Beauchemin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Frédéric Beauchemin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 13 mai 2026, 8 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-trois minutes)

M. Beauchemin : Bon matin, tout le monde. Laissez-moi vous donner la... présenter le chef du Parti libéral du Québec, M. Charles Milliard.

M. Milliard (Charles) : Excellent. Merci beaucoup, tout le monde. Bon matin. Alors, hier, j'étais... Plaisir de vous voir. Hier, j'étais à Bécancour pour visiter l'École d'agriculture de Nicolet. C'était prévu à l'agenda, et je me suis retrouvé à quelques kilomètres, évidemment, du parc industriel de Bécancour, où a lieu... où a finalement... adresse l'usine de transformation de Nemaska Lithium. Donc, je me suis permis d'aller faire un tour là-bas pour voir de visu un peu le rêve déchu économique que représente Nemaska Lithium aux yeux, évidemment, des Québécois, gracieuseté de la Coalition avenir Québec.

Vous savez, donc, on en parle depuis quelques jours, depuis 2018. C'est près de 1,2 milliard de dollars qui ont été investis, contre plusieurs avis, en contournement, évidemment, d'un certain nombre d'avis, de règles. Et il faut reconnaître quand même que ce n'est pas seulement l'opposition, ce n'est pas seulement Fred qui a fait un excellent travail en crédits hier, mais c'est aussi, évidemment le ministère des Ressources naturelles qui a émis des avis défavorables sur la question. Mais aussi, hier, s'est ajouté à la danse un commentaire intéressant de Charles Émond, président de la Caisse de dépôt et placement, qui mentionnait justement que, pour lui, il y avait plusieurs drapeaux rouges dans ce projet-là et qu'il y avait des restrictions qui empêchaient de recommander un investissement comme ça de la part de la Caisse de dépôt. Et c'est un investissement qui était, je cite, trop binaire.    Alors, on est plusieurs à penser, évidemment, qu'il y a plusieurs drapeaux rouges qui se sont levés, et ce qu'on demande, c'est, finalement : Est-ce qu'il y a d'autres drapeaux rouges qui ont été mis à la connaissance de la ministre Fréchette à l'époque? Parce que, de toute évidence, elle a décidé de signer et d'investir un 400 millions de dollars supplémentaires en plus du 1,2 milliard. Alors, pour moi, c'est évident que c'est un autre visage de l'échec économique de la CAQ et qu'on a perdu la confiance des Québécois en matière économique.

Et, sur une échelle plus régionale, on regarde l'état de nos PME en ce moment, on leur a promis une petite baisse d'impôt bonbon à certaines d'entre elles, mais la réalité, c'est que les entreprises, en ce moment, à cause des tarifs douaniers, à cause de la difficulté du repreneuriat, qui doivent fermer. Donc, quatre entreprises dans ma région en Estrie, que ce soit dans le domaine de l'acier, dans le domaine du meuble, même dans le domaine des cercueils qui doivent considérer fermer en ce moment à cause de la situation économique actuelle.

Alors, de toute évidence, au niveau économique, la CAQ a perdu cette confiance-là des Québécois et il est grand temps qu'on ait un changement de gouvernement. Alors, je cède la parole à Fred.

M. Beauchemin : Merci, Charles. Donc, dans le dossier, là, de Nemaska, on n'écoute pas les experts du ministère des Ressources naturelles. En fait, on les fait changer d'opinion à deux reprises pour que les avis qui étaient négatifs à l'investissement deviennent soudainement positifs. Éric Girard, hier, a aussi admis qu'il n'était même pas au courant lui-même, lorsqu'il a signé des chèques, là, OK, que des experts avaient des opinions négatives sur l'investissement, des experts du ministère des Ressources naturelles avaient des avis négatifs sur l'investissement de Nemaska Lithium.   Je me suis posé la question et j'ai demandé : Est-ce que ça, ça serait un autre moment où est-ce que vous seriez en train de menacer à faire vos valises puis de quitter? Il n'a pas voulu répondre. Mais on ajoute ici un autre aspect, puis Charles en a parlé aussi, Charles Émond, je lui ai posé la question hier, j'ai dit : Est-ce que vous auriez investi, vous, dans Nemaska Lithium? Il m'a répondu que ce n'était pas un bon investissement, ce n'est toujours pas un bon investissement. Mais à la CAQ, ce n'est pas grave, là, on laisse tomber les garde-fous puis on écrit un chèque pareil. C'est clairement là un exemple parfait qu'on n'a toujours rien compris à la CAQ.

La mine dans le Nord, elle est à peine avancée. Le bâtiment de l'usine à Bécancour, Charles l'a vu hier, la construction est arrêtée. On a mis 1 000 personnes à la porte. Tout ça, là, ça ne vaut pas 1,2 milliard de dollars de l'argent des Québécois. Je vous le dis, là, ça ne sent pas bon.

On va déposer aujourd'hui une motion pour avoir plus de transparence, plus d'information sur tout le dossier de Nemaska. Parce que, quand j'entendais hier, encore une fois, Éric Gérard me dire : On repart sur des bases nouvelles, coudon, ça veut dire quoi, ça? Ça veut-tu dire que le 1,2 milliard ne vaut plus rien? Ça vaut combien notre investissement dans Nemaska Lithium? Les Québécois ont le droit d'avoir l'heure juste sur ce fiasco encore caquiste. Merci.

Journaliste : ...M. Milliard, là. Quand on parle de transparence, qu'est-ce que vous souhaitez... de la commission? Qu'est-ce que...

M. Milliard (Charles) : Bien, en fait, à ce stade-ci, on demande à ce que la première ministre et le ministre de l'Économie nous disent clairement quels sont... quel est... avec quelles informations ils ont pu prendre une décision d'investir autant d'argent des contribuables québécois. Donc, 1,2 milliard, c'est beaucoup plus que Northvolt, évidemment. Alors, on veut avoir plus de clarté là-dessus puis on aura des questions, évidemment, ce matin, sur la question.

Journaliste : ...avez confiance à Rio Tinto?

M. Milliard (Charles) : Le problème, ce n'est pas Rio Tinto, là-dedans. Le problème, ce n'est pas les employés non plus. J'en ai croisé quelques-uns hier à Bécancour. Le problème, c'est qu'à la CAQ, on a une idée fixe d'un projet économique, on avance là-dedans et, ensuite, si on n'arrive pas à nos fins, bien, on demande aux gens de changer des avis, on contourne un certain nombre de trucs, on prend des... on prend seulement les avis qui nous intéressent. Alors, c'est une façon de concevoir le développement économique, qui m'apparaît complètement illégitime à ce stade-ci, surtout dans l'état actuel des finances publiques.

Journaliste : ...a avancé hier qu'au Québec, on exporte nos ressources naturelles sans les transformer puis que le gouvernement doit prendre ce risque-là...

M. Milliard (Charles) : Mais bien sûr...

Journaliste : ... pour qu'on transforme au Québec.

M. Milliard (Charles) : Bien sûr, mais c'est comment on y arrive. Bien sûr qu'on veut faire plus de deuxièmes, troisièmes transformations au Québec. On a été, dans les années 50, 60, à vendre nos ressources naturelles à plein... à plein d'étrangers, comme on disait à l'époque. Mais ce n'est pas parce qu'elle se drape dans le concept que la façon de le faire est la bonne. La façon de faire n'est pas la bonne. On ne peut pas avoir dépensé autant d'argent pour avoir aussi peu de résultats. Et c'est la même chose dans Northvolt. Donc, il y a quelque chose à répétition, là. Il y a un concept qui... un concept intellectuel et économique qui ne fonctionne pas en ce moment, et c'est pour ça qu'on le dénonce aujourd'hui.

Journaliste : Sur Mme Lakhoyan.

M. Milliard (Charles) : Oui?

Journaliste : La semaine dernière, le rapport est dévastateur, là, celui de la Commissaire à l'éthique. Quelles mesures avez-vous prises pour vous assurer que des agissements comme ceux de Mme Lakhoyan ne se sont pas produits dans d'autres comtés pendant la course à la chefferie?

M. Milliard (Charles) : Bien, c'est la... Premièrement, évidemment, vous savez que c'est... ce sont des éléments qui ont trait à la course à la chefferie — je pense qu'on l'a mentionné à plusieurs reprises — et non au Parti libéral du Québec. Ceci étant dit, je vous ai toujours dit, depuis que je suis chef, depuis près de trois mois, qu'à toutes les fois que j'aurais des informations claires, je poserais des actions concrètes. Alors, c'est ce que j'ai fait quelques heures après le dépôt du rapport. J'ai demandé... bien, évidemment, j'ai perpétué l'exclusion du caucus. J'ai demandé la résiliation de la carte de membre. Le lendemain, j'ai proposé qu'elle démissionne aussi. C'est une décision qui lui... qui lui appartient. Moi, je pense, à votre question, qu'il y a 124 députés au Québec qui comprennent comment ça fonctionne avec la Commissaire à l'éthique. De toute évidence, il y en a une qui n'a pas compris, alors, elle doit prendre les... les actions qui se posent. De mon côté, j'ai été très clair, quand je suis devenu chef du Parti libéral, que ce serait tolérance zéro. Je serai intraitable sur la façon de... de gérer le parti, de faire du financement, de gérer les bénévoles, les certificats de sollicitation. Alors, j'ai mis les mesures en place avec la direction du parti, avec l'aile parlementaire, et ce sera tolérance zéro. Alors, je ne peux pas... je ne peux pas être responsable des courses au leadership des autres, mais je suis certainement responsable...

Journaliste : Aujourd'hui, là, vous êtes certain qu'il n'y a aucun autre député ou aucune autre association qui a...

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez...

Journaliste : ...qui a fait... qu'il a mal agi dans le cadre de la course à la chefferie?

M. Milliard (Charles) : Absolument, absolument. J'ai donné... j'ai donné des directives très, très claires, puis, moi, je... Les gens ont suivi les formations concernées. J'ai eu plusieurs rencontres de conseil exécutif, conseil de direction du parti, conseil général...

Journaliste : Pendant la course, là, vous êtes certain que, pendant la course, il n'y a aucun autre député, aucun autre bureau de comté qui a servi à faire la même chose? Vous êtes sûr de ça?

M. Milliard (Charles) : Je n'ai aucune... je n'ai aucune information qui me prouve le contraire. Et moi... Et oui, on fait des vérifications, mais moi, je peux vous parler de ma course au leadership, là. Là, il faut se rappeler qu'avant le 13 février, je n'étais pas chef du Parti libéral du Québec. J'étais candidat, d'ailleurs, je l'ai été deux fois, à la direction du parti. Alors, ces règles-là, que j'ai mis très claires dans mon équipe, je les... je les perpétue à titre de chef du Parti libéral du Québec, donc... Puis c'est le rôle de chacun des chefs politiques, de chacun des partis politiques de s'assurer de ça.

Journaliste : ...M. Rodriguez, êtes-vous certain que, dans l'équipe de M. Rodriguez, on a respecté les règles, là, chez les députés qui l'appuyaient?

M. Beauchemin : Vous me posez la question à moi?

M. Milliard (Charles) : Bien, vous... vous sembliez le regarder. Oui, vas-y.

M. Beauchemin : Bien, écoutez, l'équipe de Pablo Rodriguez a eu la situation avec Sona Lakhoyan. J'assume qu'ils ont dû regarder ailleurs aussi, pour s'assurer, par la suite, que ce n'était pas le cas. Comme dit Charles, nous autres, on était dans... dans une course à la chefferie. Moi, j'étais, vraiment, juste un militant parmi tant d'autres dans cette histoire-là. Mais honnêtement, est-ce que... est-ce que, moi, j'ai été faire une vérification dans chacun des... des bureaux de circonscription? La réponse à ça, c'est non, mais...

M. Milliard (Charles) : Mais, c'est mon...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Oui?

Journaliste : Vous aviez... vous aviez une whip, à ce moment-là, au Parti libéral, là.

M. Milliard (Charles) : Oui.

Journaliste : Est-ce que la whip ou le whip... c'était qui à l'époque?

M. Beauchemin : Filomena.

Journaliste : Pardon?

M. Beauchemin : Filomena.

M. Milliard (Charles) : Mme Rotiroti, oui.

Journaliste :. Est-ce qu'il y a eu des directives qui ont été envoyées dans le cadre de la course?

M. Beauchemin : Absolument.

M. Milliard (Charles) : Tout à fait.

Journaliste : Donc, tout le monde les a eues, ces directives-là?

M. Milliard (Charles) : Tout à fait. C'est pour ça que je vous dis... c'est pour ça que je vous dis qu'il y a 124 députés qui semblent avoir compris comment ça fonctionnait. Et on a eu vent de la 125e la semaine passée.

Journaliste : Personnellement, comment vous avez réagi quand vous avez lu le rapport de... de la Commissaire à l'éthique, parce que c'était dirigé contre vous, ça?

M. Milliard (Charles) : Contre moi?

Journaliste : Bien, le financement, on l'amassait pour M. Rodriguez, ce n'est pas pour vous.

M. Milliard (Charles) : Donc, ce n'est pas contre moi.

Journaliste : Bien, c'était contre votre campagne...

M. Milliard (Charles) : Ah! contre ma campagne à moi. Ah! écoutez, bien oui. Mais moi... Le rapport que j'ai lu m'a révolté, évidemment, là. Je veux dire, les faits sont accablants, ils sont clairs et ils méritent les sanctions que j'ai données, justement, à Mme Lakhoyan, la semaine passée, puis le jugement populaire qui suit... qui suit avec. Alors, bien sûr que c'est... c'est insultant pour moi de lire ça, mais écoutez, qu'est-ce que vous voulez je fasse, là? Moi, je peux agir à partir de maintenant.

Oui?

Journaliste : Il y a des cartes de membre qui ont été vendues en détournant des fonds de l'Assemblée nationale. Vous allez faire quoi avec cet argent-là?

M. Milliard (Charles) : Sur les cartes de membre? Bien, en fait, moi, j'ai demandé aux partis... j'ai demandé aux partis de vérifier avec le directeur général des élections si... s'il y a des... ce que vous évoquez est possible de faire. On va le faire. Mais j'ai demandé aux partis de s'asseoir avec Élections Québec pour savoir s'il y a des choses qui peuvent être faites pour rembourser.

Journaliste : Est-ce que l'UPAC a rencontré des élus du caucus ces derniers mois? D'ailleurs, tout le monde s'est engagé à le dire si c'était le cas.

M. Milliard (Charles) : Je ne peux pas répondre pour l'ensemble des gens. Moi, j'ai... Moi, je les ai rencontrés à la... donc je les ai rencontrés, j'ai offert ma... j'ai répondu à leurs questions. Ça a été très, très cordial. Ça fait quelques semaines. Alors, j'ai participé à ça.

Journaliste : ...personne dans le caucus...

M. Milliard (Charles) : Oui?

Journaliste : Personne dans le caucus n'était au courant des agissements de Mme Lakhoyan, selon vous?

M. Milliard (Charles) : Bien non, personne. Voyons donc, on aurait... on aurait agi, là. C'est... C'est inacceptable, ce qui est... C'est inacceptable, ce qui est dans le rapport de la Commissaire à l'éthique en ce moment. Donc, pour moi, c'est clair, là.

Journaliste : Pourquoi est-ce que ces histoires-là, ça arrive au Parti libéral?

M. Milliard (Charles) : Bien, ça me dérange, cette question-là, aussi parce que je me le pose... je me pose la question. Parce que moi, je veux diriger un parti qui veut faire de la prospérité économique, qui veut offrir des services publics. Tous les gens qui ont fait partie de ma campagne au leadership, les gens que je côtoie dans les événements militants, on en a un ce soir d'ailleurs, c'est des gens d'une grande probité, transparence, honnêteté. Alors, quand il y a des choses comme ça qui arrivent comme la semaine passée, je trouve ça inacceptable. Et c'est le rôle du chef de poser des gestes. Je l'ai fait dans les minutes qui ont suivi. Alors, tolérance zéro avec Charles Milliard comme chef du Parti libéral du Québec.

Journaliste : ...pourquoi c'est...

M. Milliard (Charles) : Je n'ai pas... je n'ai pas l'explication à ça, M. Lacroix. Moi, ce que je peux vous dire, c'est comment ça va se passer à partir de maintenant et depuis le 13 février dernier.

Journaliste : ...pour voir, auprès des députés qui ont appuyé M. Pablo Rodriguez, si eux n'ont pas fait? Comment vous avez vérifié...

M. Milliard (Charles) : Bien, on a... on a des instances, au parti. On a eu des rencontres, des discussions là-dessus. Écoutez, les rencontres du parti servent à ça, servent à faire la gestion, le management du parti. Alors, on a eu ces discussions-là. Puis moi, je suis... je suis rassuré sur le fonctionnement des députés dans mon caucus, le... Il y a une...

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Attention, il y a une députée qui était sous enquête de la Commissaire à l'éthique. On a eu le rapport.

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Non, pas du tout.

Journaliste : Bien, vous avez dit : «Je me pose la question.»

M. Milliard (Charles) : Je ne ferai pas le procès des autres partis ce matin, là. Je pense que, pour le bien des Québécois, je réagis aux événements de l'actualité. J'ai été très clair, très incisif. Et je pense que vous devez juger mes actions depuis le 13 février dernier.

Journaliste : ...je me pose la question moi-même.

M. Milliard (Charles) : Bien, je me... Je l'entends, cette question-là, puis, je veux dire, je voudrais lui répondre... y répondre aussi, mais ce que je peux faire... mais ce que je peux faire, c'est y répondre par les agissements pour... pour porter sur le futur. Là, c'est ça, mon rôle, là.

Journaliste : ...qu'est-ce qui fait que vous avez quand même choisi de venir au PLQ, sachant l'historique qu'il y a...

M. Milliard (Charles) : Parce que le Parti libéral... Bien, voyons, parce que le Parti libéral du Québec, là, c'est un parti qui existe depuis 160 ans, c'est un parti qui a accompagné le Québec dans tous les grands jalons de l'histoire du Québec. Je suis le 17e chef de cette formation politique là, j'en suis extrêmement fier. C'est un privilège.

Journaliste : ...

M. Milliard (Charles) : Quand on a 160 ans d'histoire, il se passe, j'imagine, beaucoup de choses. En 160 ans, il s'en est passé, des choses en 160 ans au Québec. Alors, moi, je regarde vers l'avenir. Et, quand j'ai des informations sur des pratiques qui ne me conviennent pas, comme tout chef politique, je pose des gestes, et je les ai... je l'ai fait très rapidement.

Journaliste : ...sondage ce matin qui montre...

M. Milliard (Charles) : Il y en a deux, apparemment.

Journaliste : ...à égalité avec le PQ, mais, bon, vous êtes quand même à la traîne dans la région de Québec, chez les francophones. Est-ce que vous pensez que ce qu'on vient de parler, là, ça vous nuit, c'est un boulet qui... qui... qui vous empêche de progresser?

M. Milliard (Charles) : Écoutez, là, en politique, là, je sais... on est toujours tributaires de l'actualité. Les sondages arrivent, hein? On est dans une vague perpétuelle. Donc, j'ai pris connaissance des sondages ce matin. Je crois... Moi, je suis convaincu qu'on est dans une lutte à deux. Je pense que la CAQ se disqualifie au niveau de l'économie, au niveau de la prestation des services publics dans les huit dernières années. Alors, on verra le jugement des Québécois. Mais je vous... je vous rappelle que le seul sondage que je veux gagner, moi, c'est celui du 5 octobre prochain.

Journaliste : ...question concernant votre rencontre avec l'UPAC. C'était à leur initiative?

M. Milliard (Charles) : Oui, c'est à leur demande. À leur demande, oui.

Journaliste : ...la chefferie, est-ce que vous pensiez que vous alliez gagner la première fois, au premier tour, s'il n'y avait pas eu justement tout le fligne-flagne autour?

M. Milliard (Charles) : Ah! je ne suis pas dans cette analyse-là, moi... d'aucune façon, là, j'ai... vous allez apprendre à me connaître. Moi, j'ai pris les résultats pour ce qu'ils sont. La situation est arrivée. J'avais un emploi, j'ai quitté mon emploi pour revenir. Écoutez, là, moi, je ne suis pas... je ne suis pas dans la suranalyse de cette course-là. Ce qui est important pour moi, c'est de poser des gestes pour bâtir l'avenir du Parti libéral du Québec.

Journaliste : ...vous expliquez que M. Carney est beaucoup plus populaire que vous? Bien, c'est-à-dire, au Parti libéral du Canada, au Québec, il est à 49 %. Est-ce que ça vous inspire?

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez, je note... je note l'appétit des Québécois pour M. Carney. Mais moi, je ne suis pas... je ne suis pas au Parti libéral du Canada, je suis au Parti libéral du Québec. On est dans une joute politique qui est très différente. Nous, on a un gouvernement qui déçoit les Québécois depuis huit ans. On a une offre politique qui se clarifie de plus en plus, donc un gouvernement de la CAQ qui veut poursuivre dans la même chose, avec les mêmes ministres. D'ailleurs, le renouveau, il n'est que de façade. On a un Parti québécois qui est très assumé, puis j'ai toujours dit que j'avais du respect pour ça, sur la question de la souveraineté du Québec, même si les Québécois n'en veulent pas. Et puis on a nous, qui va offrir une meilleure prospérité au Québec, des services publics. Alors, les Québécois vont juger de ça. Mais les Québécois peuvent voter différemment au fédéral et au provincial puis...

Journaliste : ...Mme Guilbault qui dit que M. Carney a fait pire en environnement que Stephen Harper?

M. Milliard (Charles) : Non, je ne suis pas dans ce jugement-là. Je pense que M. Carney est très ouvert à plusieurs développements économiques en ce moment. Il vient du milieu économique. Ça fait du bien d'ailleurs d'avoir des gens qui veulent être des développeurs en chef. Parce que moi, je pense que c'est ça, le rôle d'un premier ministre, que ce soit au Québec, au Canada, d'être ouvert à des développements. Il y a des institutions, il y a des... il y a des pare-feu, si on veut, pour contrôler un certain nombre de projets économiques, qu'on pense évidemment au BAPE, qui existent, et c'est tant mieux. Mais regardez l'appétit puis regardez l'enthousiasme du premier ministre Doug Ford, en Ontario, sur le développement de plein de projets. Il est très fier du développement du secteur pharmaceutique, du secteur minier et du secteur manufacturier. Cet enthousiasme-là pour un premier ministre d'une province au Canada, il est possible. Et M. Carney le fait à son niveau. Je ne suis pas d'accord avec toutes ses décisions nécessairement, mais l'enthousiasme qu'il a, je pense que les Québécois s'attachent à ça. Et on va leur proposer la même chose au Québec.

Journaliste : Est-ce que vous avez ri à la blague d'Alexandre Boulerice?

M. Milliard (Charles) : Pas du tout. J'ai trouvé ça très... très déplacé. En fait, on n'a pas... je n'ai pas à rire des propos de M. Plamondon. Si M. Plamondon s'estime espionné, si j'ai bien compris, ça lui appartient, il fera les vérifications qu'il veut. Mais moi, je ne me sens pas concerné du tout par cette histoire-là.

Journaliste : ...est-ce que vous pensez que ça pourrait arriver?

M. Milliard (Charles) : Non, je ne suis pas... je ne suis pas dans cette analyse-là. Ça lui appartient. Écoutez, il a fait cette déclaration-là. Mais je pense que rire d'une déclaration comme ça, c'est mal avisé.

Journaliste : Sur Gabie Renaud, juste rapidement. Il faut que ça aille vite, il faut que ça se passe vite?

M. Milliard (Charles) : Oui, moi, je suis tout à fait ouvert à ce que ça aille vite. C'est un développement social qui est important. Il faut entendre les gens. Donc, se passer vite, ça ne veut pas nécessairement dire de ne pas écouter les gens en commission parlementaire. Nous, on est un gouvernement qui croit aux consultations... un parti politique, futur gouvernement, qui croit aux consultations.

Journaliste : In regard to the expansion of Bill 101, yesterday, minister Roberge said that he plans to move 27,000 adults, like vocational students, from the French sector to the… sorry, English sector to the French sector. What's your reaction?

M. Milliard (Charles) : Well, actually, I heard premier Fréchette saying that it would be for 10,000 people, and then Mr. Roberge, yesterday said 27,000. So, we're going to see what is the exact number. And I want to read the bill before we take a position on that, because the CAQ has been saying a lot of things when it comes to this particular topic. But I want to see… I want to see also what would be the efficacy of such a bill before we say if we are going to vote for or against. But there's a big difference between 10,000 and 27,000, obviously.

Journaliste : Are you worried about what this means for the English-speaking community?

M. Milliard (Charles) : Well, again, we'll see what this means when we have read the bill. So, I'm someone that wants to read stuff before I'm saying my opinion on something. And I think it's fair. I think Québec deserves more method in the way we analyze bills.

Journaliste : …scenario, if they do this, is that school boards, English school boards, which received considerable revenue from these types of courses will lose money. You don't think that's a concern?

M. Milliard (Charles) : We're going to need to take into account all the economic output of such a bill. But again, as I mentioned last week, I will be presenting my plan for what concerns all the language opportunities in Québec in the coming days. So, we'll be discussing that as well.

Journaliste : And we're seeing two polls this morning. There's a Fréchette effect. You're down. She's up. What do you think?

M. Milliard (Charles) : Well, she seems to be up at, what is it, 18. I think it's a tight race between the Parti québécois and us at 30%. I think the Quebeckers are done with the CAQ. They have done so many damage when it comes to public services and the economy. So, it's our job and with our candidates. You've seen all the many candidates that we've been announcing in the past few days, René Verret, Benoît Clermont, Dre Cécile Tremblay, Pierre Cossette. Those people are putting their job and their professional life on hold to serve Quebeckers, and it's a strong signal that it's going to be a very interesting race in the coming months.

Journaliste : …announced by now?

M. Milliard (Charles) : Well, it's just above 30 right now, including, of course, the actual 18 MNAs. And there's more to come, many more to come. Stay tuned. Alright. Merci. Bonne journée.

(Fin à 9 h 03)

Participants


Document(s) associé(s)