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Point de presse de M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de langue française, et Mme Catherine Gentilcore, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’économie, d’innovation, de développement économique régional et de PME

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 28 mai 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-trois minutes)

M. Bérubé : Bonjour, tout le monde. Cette semaine, on est au cœur de l'action de régulation à l'Assemblée nationale, l'argent durement gagné des... par les Québécois et Québécoises qui est géré par l'État est surveillé par les députés. Donc, on fait les comptes, on pose des questions sur la saine gestion des fonds publics au gouvernement de la CAQ, et force est de constater qu'ils sont sur la défensive, ils peinent à expliquer pourquoi on a tant dépensé avec si peu de résultats. On ne contrôle plus les finances. On est vraiment en mode électoral. On reporte les décisions. On s'assure de ne pas donner les réponses à peu près dans tous les domaines. Donc, si les Québécois avaient besoin d'une démonstration supplémentaire que rien n'a changé, qu'on a changé seulement l'administration, mais pas le magasin, c'est la CAQ qu'on a connue avec François Legault, qu'on a revue cette semaine.

Félicitations à l'ensemble des députés de l'Assemblée nationale, qui ont posé des questions au gouvernement, qui ont fait un excellent travail, qui étaient prêts et qui ont posé des questions qui importent aux Québécois et Québécoises. Et je veux saluer vraiment, là, les députés du Parti libéral, de Québec solidaire, les indépendants qui ont fait un travail important. Et je pense qu'on n'a pas terminé de voir l'impact des questions, parce qu'il y a de la recherche qui se fait, il y a des éléments qui vont être révélés. Je ne saurais dire, après toutes ces années à l'Assemblée nationale, combien c'est un exercice important, qui nous a ramené la CAQ telle qu'elle est. Donc, je ne sais pas s'il y a un effet Fréchette, mais il y a un instant de vérité qu'on vit cette semaine, et je pense que les Québécois sont intéressés à savoir ce qu'on fait de leur argent durement gagné.

Mme Gentilcore : Je vais faire du pouce là-dessus. Donc, des fois, on obtient des réponses qui nous étonnent dans l'étude des crédits. Justement, j'aimerais revenir sur ma session d'étude de crédits en économie, hier, avec Bernard Drainville, où on parlait de la filière batterie. Bernard Drainville m'a dit : Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, il y a du bon encore dans la filière batterie. Alors, je lui ai rappelé que ça fait plus d'un an que je demande au gouvernement et à Investissement Québec de rendre publiques les études de McKinsey qui ont été faites sur la filière batterie. On se souvient qu'à l'époque M. Fitzgibbon disait que, bon, à la base, ces investissements-là venaient de son instinct puis qu'il avait voulu confirmer son instinct en commandant des études à McKinsey. Donc, j'ai dit : Est-ce qu'on peut voir ces études-là? J'aimerais ça savoir ce qui a guidé vos décisions. On nous a refusé l'accès à ça dans une demande officielle, d'ailleurs, d'accès à l'information. Alors, j'ai demandé à monsieur... à M. Drainville, qui pense qu'il y a encore du bon dans la filière batterie : Avez-vous lu ces études-là? J'imagine que pour quelqu'un comme vous, de consciencieux, ça... c'est une priorité de lire ces études-là. Il a questionné son sous-ministre, il ne connaissait pas l'existence des études et il m'a confirmé après qu'il n'avait pas lu ces études-là. Donc, voilà, c'est quand même un apprentissage important. Je pense qu'il devrait les lire s'il souhaite continuer à dilapider les fonds publics dans cette filière batterie.

M. Bérubé : Peut-être un ajout. Dans les documents qu'on promet de rendre publics si un gouvernement du Parti québécois est élu, il y a toutes les analyses de McKinsey. Alors, vous savez, l'ensemble des documents, là, que vous demandez depuis des années, notamment ceux-là, bien, on les rendra publics très rapidement si d'aventure un gouvernement du Parti québécois est élu.

Mme Gentilcore : Nous prenons vos questions.

Journaliste : ...quoi, actuellement, de la petite... de la tension que vous avez avec l'Assemblée des Premières Nations?

Mme Gentilcore : Bien, écoutez, étonnée quand même de lire ça ce matin. D'abord, petite rectification, on dit dans cet article-là qu'on s'en va présenter le chapitre du Livre bleu sur les relations avec les Premières Nations et les Inuits. Ce n'est pas vrai. C'est faux. Ce qu'on s'en va faire ce matin, c'est exactement ce qu'on avait promis de faire, ce sur quoi on s'était entendus dans les derniers mois avec le chef Verreault-Paul, mais aussi avec l'ensemble des chefs, c'est-à-dire aller présenter un document de travail. Donc, ce qu'on s'en va faire ce matin, ce que Pascal Paradis et Paul St-Pierre Plamondon, notre chef, s'en vont faire à Montréal ce matin à l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, c'est d'aller présenter un document de travail, ce sur quoi on s'était entendus. Donc, ils auront l'été pour le consulter, pour nous revenir avec des commentaires ou pas, si c'est ce qu'ils ne... c'est ce qu'ils souhaitent faire. Donc, on n'a pas de quoi être gênés.

Journaliste : ...

Mme Gentilcore : Bien, ça... Donc, le spécialiste, chez nous, des... du dossier des Premières Nations et des Inuits, c'est Pascal Paradis. Donc, c'est vraiment lui et un comité du... comité du Parti québécois qui...

Journaliste : ...une idée, là, Mme Gentilcore, là, vous devez avoir une idée.

Mme Gentilcore : ...un comité du Parti québécois, sur lequel siègent, d'ailleurs, des membres des Premières Nations.

Journaliste : ...ça dit quoi, là? C'est sur l'autodétermination des Premières Nations?

Mme Gentilcore : Bien, évidemment, et tous les sujets qu'on connaît. Donc, il y a certaines notions de base qui sont là-dedans, certaines idées qui ont été mises de l'avant par le comité.

Journaliste : Lesquelles?

Mme Gentilcore : Je ne peux pas vous parler de ça parce que... en tout respect, justement, du processus, qu'on se... qui se veut à huis clos. Il y a eu plusieurs discussions qui ont eu lieu dans les derniers mois entre le chef, mais surtout notre porte-parole, Pascal Paradis, avec les chefs, avec les groupes, les différents groupes, puis je ne veux pas rendre public aujourd'hui le résultat de ça. Donc, tout ça a été pris en compte aussi dans la rédaction de ce document de travail là. Et donc on veut avancer justement dans la coconstruction et la collaboration de ces idées-là.

D'ailleurs, bon, le Livre bleu va être déposé au mois de juin, mais ce chapitre-là ne sera pas déposé en même temps que les autres, justement pour laisser le temps aux différents groupes et aux chefs de le regarder.

Journaliste : Comment vous expliquez que M. Verreault-Paul n'était pas au courant que vous alliez présenter ce document de travail là?

Mme Gentilcore : Bien, en fait, c'est un... c'est un peu un étonnement parce que c'était assez clair, là. Aujourd'hui, c'est juste que c'était le bon moment pour le faire étant donné que Paul St-Pierre Plamondon puis Pascal Paradis se rendent à Montréal. Ils vont être... En fait, c'est plutôt une question-réponse, hein? Donc, ils vont être là pour répondre à toutes les questions puis pour aborder tous les sujets, mais, parmi eux, on va en profiter pour déposer un premier document de travail tel qu'il avait été entendu. Donc, peut-être que le moment exact n'avait pas été entendu, mais c'est juste que là, nous, on est prêts à commencer vraiment ce travail-là de coconstruction, puis ça jette les bases ce matin.

Journaliste : Qu'est-ce que vous lui répondez à savoir que c'est prématuré de déposer ce projet-là, même si c'est un plan de travail?

Mme Gentilcore : Bien, écoutez, il pourra le faire dans les délais qui lui conviennent. C'est-à-dire que nous, on le remet maintenant. Ça fait des mois qu'on dit qu'on travaille sur différents chapitres du Livre bleu. Évidemment que les relations avec les communautés des Premières Nations et les Inuits allaient faire partie de notre Livre bleu. Nous, on fait un travail consciencieux, un travail rigoureux. On a déjà eu plusieurs discussions avec eux à ce sujet-là. Donc, c'est le moment pour nous de commencer ce travail-là. Après ça, on sait que leur priorité, ils nous l'ont dit à plusieurs reprises, c'est le projet de loi n° 1, c'est la constitution de Simon Jolin-Barrette. Ils veulent la bloquer à tout prix, et on comprend ça. Mais nous, on a fait notre travail. Il y a un comité qui a... qui a travaillé là-dessus. On arrive avec une première version pour commencer le travail, puis c'est ça qu'on veut amorcer ce matin, donc...

Journaliste : Est-ce que le territoire du Québec reste indivisible pour vous?

Mme Gentilcore : Ça, je vais laisser ça, encore une fois, à Pascal Paradis de répondre à ces questions-là, vraiment. Puis il aurait aimé ça être avec vous ce matin pour répondre à toutes vos questions, mais il est à Montréal, il est à Montréal.

Journaliste : Mais, traditionnellement, ça a été une position du Parti québécois. Vous ne voulez pas vous avancer là-dessus, là?

Mme Gentilcore : Je ne vais pas m'avancer là-dessus ce matin.

Journaliste : Ça a été dit à de multiples reprises par M. Landry, là.

Mme Gentilcore : Comme je le dis... Comme je le dis, notre désir à nous, c'est vraiment de travailler main dans la main avec les communautés pour qu'on puisse arriver à des consensus, pour qu'on puisse arriver à des constats partagés. Donc, je ne veux rien mettre au jeu aujourd'hui, c'est vraiment entre les mains de mon collègue Pascal Paradis, qui est disponible, d'ailleurs, pour des entrevues. Il est tout à fait à votre disponibilité.

Journaliste : Le 14 mai dernier... Le 14 mai dernier...

Journaliste : Pourquoi... Pourquoi un peu avant, là. Pourquoi ça a été repoussé à juin? C'était supposé être en janvier, pourquoi c'est long comme ça?

Mme Gentilcore : C'est un travail qui est colossal, tout simplement. On avait plusieurs comités qui étaient à pied d'oeuvre. Donc, ça a pris un peu plus de temps que prévu pour arriver au résultat qu'on souhaitait, c'est-à-dire qu'on est très rigoureux, on veut remettre un document de la plus haute qualité possible. Donc tout simplement, il y a eu des petits délais, mais là on est enfin prêt, puis ça va être déposé en juin.

Journaliste : Le 14 mai dernier, le sous-ministre adjoint au ministère des Transports, Frédéric Pellerin, a fait une présentation de sur l'état du réseau routier québécois, qui démontre que la moitié des routes du Québec, plus de la moitié, c'est 51 % des routes du Québec sont en mauvais état. Il y a même une bonne partie des routes, je pense, c'est 31 %, en très mauvais état. Il va région par région, et il confirme, lors de cette présentation-là, que le déficit de maintien des actifs est bel et bien de 31 milliards et non pas de 24,5 milliards, comme le prétend le gouvernement actuellement. Comment vous réagissez à ça?

M. Bérubé : D'abord, il est important pour les finances publiques et pour l'état des infrastructures de donner l'heure juste aux parlementaires et à la population. La question a été posée hier, et là le ministre semblait prétexter qu'il y avait un lobby qui avait intérêt à ce que ce soit connu. Je soupçonne connaître l'existence de ce lobby. Ça s'appelle l'opinion publique, ça s'appelle les citoyens québécois qui veulent savoir sur quel genre de route ils roulent quand ils ont payé beaucoup d'argent.

J'ajouterais à votre... votre primeur de ce matin, un élément très troublant qui a été révélé par la députée de Rimouski lorsqu'elle a quitté la CAQ, où elle disait que l'argent pouvait passer d'une région à l'autre, selon la sensibilité politique de la CAQ. Je vous donne l'exemple de l'autoroute 20 au Bas-Saint-Laurent, la prolongation de Notre-Dame-des-Neiges et Bic, non seulement il y a un déficit, non seulement on ne donne pas toute l'envergure du déficit, mais, en plus, il y a un certain nombre de choix politiques qui sont faits. Et maintenant que c'est connu, que c'est révélé, je pense que cette information doit être communiquée à l'ensemble du public québécois.

Journaliste : Mais le fait que... Parce que là M. Girard disait qu'il ne savait pas d'où venait ce chiffre-là, Benoit Charette, à la période des questions, hier, disait essentiellement la même chose, mais ça vient de son sous-ministre, Frédéric Pellerin, sous-ministre adjoint. Est-ce que là, étant donné... Il doit être fiable, lui, comme source, M. Pellerin, c'est un gars qui vient de son ministère. Est-ce qu'on devrait maintenant admettre que le déficit... le DMA est bel et bien de 31 milliards? Et l'autre question également qui est importante, tu sais, en plus du DMA, on constate, dans le rapport, que la valeur de reconstruction du réseau routier, en 2019, était de 92,5 milliards, elle est aujourd'hui de 163,4 milliards. Donc, on laisse aller les routes, on ne les entretient pas suffisamment et l'état des routes se détériore au point où, maintenant, c'est rendu presque...

M. Bérubé : Oui. Alors, à l'évidence, même si c'est une information qui est pertinente pour le grand public, je pense que le ministre devrait se raviver... raviser, mais raviver aussi parfois, raviser et rendre publique cette information, parce qu'hier il semblait indiquer que tout était normal. Ça fait partie de l'attitude générale qu'on a vue à la période des questions, à l'étude des crédits où tout ce qui peut être vu négativement, pour la réélection de la CAQ, soit repoussé plus tard, soit... J'observais ça dans les crédits, puis ça va de la faune jusqu'à l'économie, dans tous les cas, c'est le service minimum. Ils distillent l'information à des doses homéopathiques, et c'est ce qui se passe depuis plusieurs semaines.

Alors, vous savez, sur l'accès à l'information qui est votre lot quotidien, ils ont décidé de ne pas aller de l'avant, mais ils appliquent cette doctrine-là systématiquement en Chambre et à l'étude des crédits, et je pense que le public y perd. S'ils sont si fiers de leur bilan, qu'ils le rendent public. 

Journaliste : Parlant de repousser à plus tard, là, je veux revenir sur le livre bleu, moi, j'entends votre chef, depuis longtemps, dire : On va parler d'indépendance, pas à la dernière minute, pas juste avant la campagne. On va mettre cette question-là dans le débat. Là, vous allez déposer votre livre bleu pendant que tout le monde est en vacances puis on va partir en campagne électorale, tu sais. Ce n'est pas un peu tard pour avoir ces discussions-là?

Mme Gentilcore : Mais là, déjà, on a quand même déposé plusieurs des chapitres du livre bleu à ce jour. Je pense qu'on parle beaucoup plus d'indépendance qu'on en parlait dans...

Journaliste : Non, mais c'est vraiment sur la consultation... avec les peuples autochtones, là, tu sais, c'est... Il y a une cour, en Alberta, qui vient de dire au gouvernement albertain : Vous... Vous n'êtes pas légitimes parce que vous n'avez pas consulté.

Mme Gentilcore : Honnêtement, on n'a... on n'a rien à se reprocher dans ce processus-là, je vous le dis, là. Vous connaissez Pascal Paradis, vous connaissez sa rigueur. Il est en communication constante avec les différents groupes, avec les différents chefs, avec M. Verreault-Paul. C'est entendu, depuis le départ, qu'il y aura un travail de coconstruction. C'est entendu, depuis le départ, qu'il y aura des consultations accrues sur ce sujet-là. Là, c'est une nouvelle étape qui... qui aura lieu ce matin avec le dépôt de ce document de travail là. Il y a un réel... une réelle sensibilité, même pas juste ça, c'est une condition sine qua non pour nous, qu'il y a ait ces discussions-là puis cette consultation-là. Je pense que les chefs savent notre volonté puis notre authenticité là-dedans, parce qu'on a été très clair...

Journaliste : Parlez-vous aux Inuits aussi?

Mme Gentilcore : On a des... Oui, on a des... on a des discussions avec tous les groupes, en tout cas, de ce qu'on m'a dit, de ce que M. Paradis m'a dit, Pascal Paradis m'a dit. Donc, c'est vraiment dans ses mains à lui, mais je lui ai parlé, évidemment, avant de venir vous parlez et ces relations-là ne datent pas d'aujourd'hui, ça ne commence pas aujourd'hui, c'est une pierre de plus qu'on pose. Puis c'est pour ça qu'on... qu'il y a un délai aussi dans le dépôt de ce chapitre-là, comme je vous disais tout à l'heure, qui ne fera pas partie du dépôt du Livre bleu dans son entièreté en juin, parce qu'on veut prendre le temps, le plus de temps possible pour ces consultations-là.

Journaliste : ...de chapitre a présenté?

Mme Gentilcore : Je ne sais pas exactement combien, c'est une bonne question, je pourrais vous revenir là-dessus.

Journaliste : Je veux juste revenir sur ce que vous avez dit, parce que, tantôt, vous avez dit que le texte de ce matin est faux, parce qu'on ne présente pas le Livre bleu, le chapitre du Livre bleu. Donc, la nuance, c'est que vous présentez une version non finale du Livre bleu, c'est bien ça que je comprends?

Mme Gentilcore : C'est un document de travail, c'est... non, ce n'est pas juste une version non finale, c'est un document de travail sur ce qui deviendra éventuellement le chapitre du Livre bleu. Ça fait que ce n'est pas une présentation de on vous arrive avec un travail, puis faites-nous quelques commentaires. C'est voici une première version, comment on peut partir de ça? Puis cette première version-là ne part pas de rien non plus. C'est-à-dire qu'il y a eu des conversations au préalable, il y a eu certains sujets qui ont été abordés.

Journaliste : Est-ce que les chefs ont été consultés au préalable sur le Livre bleu? Sur le chapitre du Livre bleu?

Mme Gentilcore : Il y a des questions qui ont été, en tout cas, très certainement abordées par M. Paradis dans des conversations antérieures. Je ne pourrais pas vous dire exactement de quoi il en retourne, parce que je n'étais pas là et je ne veux pas parler à sa place et il peut répondre à vos questions dans une entrevue, il est disponible pour vous.

Journaliste : M. Bérubé, vous habitez depuis plusieurs années, en tout cas à temps partiel, à Québec. Je ne sais pas si vous avez vu le portrait qu'on faisait ce matin de l'état du jardin Saint-Roch, vous pensez quoi de l'hommage du parc qu'on a nommé en hommage à l'ancien maire de Québec, à l'heure actuelle?

M. Bérubé : Écoutez, notre premier réflexe, à Catherine et moi, c'est de demander l'avis à quelqu'un qui connaît ça, que vous ne voyez pas à l'écran, mais qui est juste là, qui s'appelle Claude Villeneuve. Et...

Journaliste : ...

M. Bérubé : Je sais, mais on avait peu de temps pour le faire. Écoutez, les... ces enjeux-là ne touchent pas seulement Montréal, mais touche Québec. C'est clair qu'il y a là une détresse, mais il y a aussi une cohabitation difficile avec les résidents. Je vais m'informer davantage...

Journaliste : Mais vous êtes élus, vous faites quoi, là, quand même, avec cette situation-là? C'est... c'est un campement, c'est un immense campement à ciel ouvert. Il y a de la consommation. C'est essentiellement les gens qui ne sont pas admis à Lauberivière qui campent dans un parc en plein cœur de la Capitale-Nationale.

Mme Gentilcore : Évidemment que ce que je peux vous dire pour l'instant, et vous le savez déjà, l'itinérance, c'est une crise qui est majeure. Ça fait des années que le Parti québécois, que notre chef Paul St-Pierre Plamondon dit que ce sera une priorité absolue d'un gouvernement du Parti québécois. Il y a un plan qui a été déposé récemment, une sortie qui a été faite par le chef pour réitérer ça et réitérer les grandes lignes.

Là, on parle ici d'un cas particulier. Évidemment qu'il y a un travail à faire avec la ville, évidemment, qu'il y a des situations délicates à aborder par rapport à ça et il faut s'y pencher sérieusement. Mais ça démontre que le problème n'est plus seulement, justement, dans le grand centre de Montréal. Les enjeux sont rendus partout, puis je réitère qu'on en fait une priorité absolue.

Journaliste : M. Paradis, vous avez trouvé ça comment que la première...

M. Bérubé : Moi, ça, M. Paradis?

Journaliste : M. Bérubé, vous avez trouvé ça comment le fait que la première ministre ne sache pas le montant de la dette nette...

M. Bérubé : Bien, de façon générale... de façon générale, lorsqu'elle se définit comme une première ministre économique, ce qui me frappe davantage, c'est les économistes qui sortent, celui de Desjardins, celui d'Industriel Alliance, qui indique que c'est très dangereux, qu'ils ne reconnaissent plus un de leurs confrères qui est Éric Gérard.

Alors, de façon générale, au-delà de cette question, qu'évidemment c'est quelqu'un de beaucoup plus informé que nous le sommes de l'état des finances publiques pour des raisons évidentes, moi, je pense que la dernière semaine et les dernières semaines ont tenté de démontrer qu'il n'y avait pas de valeur ajoutée au plan économique avec ce que présente Christine Fréchette.

Journaliste : Sur le cas de Benjamin Leclerc... Là, je ne veux pas être démagogue, là, mais tu sais, on trouve de l'argent pour faire certaines annonces, mais de l'autre côté, on coupe des services à domicile pendant que la population est vieillissante, là, est-ce que les priorités sont à la bonne place ou, tu sais, comment...

Mme Gentilcore : Ce n'est pas compliqué, là, en fait, je vais en votre sens, c'est complètement inacceptable. On vient de... Le gouvernement vient d'annoncer l'ajout d'un million de nouvelles heures, je pense, pour le soin à domicile. Et, pendant ce temps-là, on se rend compte qu'il y a des personnes en situation de handicap qui en ont vraiment besoin puis qui se font couper leurs heures. Où est-ce que ça ne fonctionne pas ici?

Nous, on avait déjà présenté, je pense, un projet de loi pour s'assurer de faire en sorte que les personnes en situation de handicap, surtout les jeunes, puissent vivre à la maison le plus longtemps possible. Ça n'a pas de bon sens d'envoyer ces personnes-là dans les CHSLD, ce n'est pas leur place. Donc, vraiment, ici, je dénonce cette situation-là, et je pense qu'il faut trouver une façon de redonner ces sous-là. Ce n'est pas comme si ce n'était pas possible, là, il a déjà eu accès à davantage d'heures, donc comment ça, là on rajoute 1 million d'heures puis, de l'autre côté, sur des personnes qui, à mon avis, devraient être prioritaires, on n'arrive pas à conserver ces heures-là. Pour moi, ça ne fonctionne pas.

Journaliste : Ça a été comment, la rencontre avec M. Bélanger?

M. Bérubé : Ça a bien été.

Journaliste : Mon Dieu! Vous avez l'air enthousiaste. Vous êtes fier de votre coup?

M. Bérubé : Bien...

Journaliste : Mais encore, qu'est-ce que vous avez appris que vous ne saviez pas avant?

M. Bérubé : Il m'a dit de ne pas vous le dire. Écoutez, on l'a invité parce que la CAQ ne veut plus entendre ce qu'il a à dire, mais nous, ça nous intéresse, sur la souveraineté numérique, sur le domaine de l'informatique au gouvernement du Québec. Donc, on a...

Mme Gentilcore : L'entrepôt de données.

M. Bérubé : Oui, l'entrepôt de données. On a eu des échanges là-dessus fort intéressants, et puis M. Bélanger était volontaire pour accepter... C'est notre invitation, à la base, on l'avait annoncée ici, là, il y a quelques semaines. Alors, moi, les gens qui ont des choses à dire sur l'avenir du Québec et qui le font avec un tel dévouement, ça nous intéresse. Alors, on l'a écouté, puis on a pris des notes, puis on a posé des questions.

Journaliste : C'est-tu un souverainiste, M. Bélanger?

M. Bérubé : On n'a pas posé la question. On a posé des questions sur la souveraineté économique. Mais si vous voulez poser des questions aux caquistes sur cet enjeu-là, libre à vous, il en reste plusieurs qui ne se sont pas prononcés encore.

Le Modérateur : On va passer en anglais.

M. Bérubé : Puis si vous venez me voir en privé, je vais vous mettre sur des pistes.

Journaliste :What did you think about... the Premier yesterday? She had some trouble with the numbers.

M. Bérubé : Well, more than the numbers, the last week shows that Christine Fréchette is not about being an economic Premier. She's quite the same thing as Francois Legault. So, when some major economists, like Jimmy Jean, of Desjardins, or Mr. McMahon, from Industrielle-Alliance, said that they don't recognize Éric Girard, who is one of them, as an economist, it shows that when they say that we are an economic government, that's not really the truth. So, it's all about... They try to convince us that it's a new government, but for us, it's the Legault-Fréchette Government since 2022? And Mrs. Fréchette was associated pretty closely to every single major decision of the Conseil des ministres, so it's quite the same thing, and they try to... to tell you and the people that they're brand new.

But remember, in 1993, there was a Kim Campbell effect for a few weeks in the poll, then you know the... what happened next. So...

Mme Gentilcore : The rest is history.

M. Bérubé : The rest is history. So, what's coming up? We wish that CAQ could do well for Québec for the next few weeks, but it's done. 12 years of CAQ, it's pretty frightening. It's... it's a major threat for Québec. This is what I have to say.

Journaliste : She should have known those numbers? Is that embarrassing for her?

M. Bérubé : Well, she... she's supposed to be more... have more information, data about those topics than us. They have all an entourage with her.

Mme Gentilcore : A whole team, yes.

M. Bérubé : So, good job from André Fortin yesterday about this topic and the insurance...

Mme Gentilcore : Insurance increase.

M. Bérubé : ...increase as well. So, he has... you should put him a star in his... on his file.

Journaliste : Just another... on another subject. Le Commissaire de la langue française released a report yesterday...

M. Bérubé : I saw that.

Journaliste : ...and pointed to a problem with websites. Government websites have like an English button still where you could switch to English, on the SAAQ and a few others. Do you think that's a problem? What do you think of the fact that you could still access English?

M. Bérubé : In French, we would say : You have to be exemplaires, so you have to show the example, so, in every single way, the way you communicate with the population, the way you treat the French language when you are outside Québec talking with major political representants. So, French is about every single thing that you can do to show that it's the official language of Québec. So, every single time he puts a report on the spot, we're pretty interesting about what he has to say, and we take notes of what we can do better than the CAQ to make sure that French still is a major language for the Quebeckers.

Journaliste : So, would the... do more to remove English from websites like Hydro-Québec, the SAAQ, for example?

M. Bérubé : Well, it's not about only this topic. It's about a lot of topics, like French language for students from the diversity to college. When you are a daughter or a son of an immigrant, you go to French school and secondary school in French, and then, in college, you have the free choice. We think that we should make sure that they could continue their… their education in French in college, that's in our program.

(Fin à 8 h 45)

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