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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de culture et de communications

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mardi 2 juin 2026, 11 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures trois minutes)

Mme Ghazal : Alors, bonjour, tout le monde! Heureuse de vous retrouver ce matin avec Sol. Donc, vous avez regardé ici, dans les nouvelles, il y a 2 500 ménages qui ne trouvent pas de logement, alors qu'on est à l'approche du 1er juillet, et qui risquent de se retrouver à la rue en ce moment. Certains ont été expulsés, d'autres ne sont pas capables de payer leur loyer. Ça, c'est 2 500 personnes qui risquent de se retrouver en itinérance. Si on... se trouve dans cette situation-là, catastrophique, à l'approche du 1er juillet, c'est parce que le gouvernement a décidé de ne rien faire pour aider les locataires au Québec.

Nous, à Québec solidaire, on en a, des propositions. On en a fait plein : contrôler les loyers, réformer le Tribunal administratif du logement, serrer la vis aux spéculateurs immobiliers qui profitent du laisser-aller du gouvernement, serrer la vis jusqu'à les exproprier. En ce moment, là, même les gens... On parle de la question de l'itinérance. Il y a un tiers des itinérants qui sont dans la rue à cause, parce qu'ils ont été expulsés par leurs propriétaires, parce qu'ils ne trouvent pas de logement. On risque... d'empirer cette situation-là.

Moi, je trouve ça inacceptable que Mme Fréchette ne soit même pas capable encore de dire le mot «locataire». Parce qu'avoir un toit sur la tête, là, c'est un droit, c'est un droit fondamental. Ça devrait être la base dans notre société. Ça devrait être la première chose dont on s'occupe, et on laisse faire le reste, puis on s'occupe de ça en priorité. Et les seuls qui font ça, c'est Québec solidaire. Et je trouve ça vraiment, vraiment dommage que le gouvernement de la CAQ abandonne les locataires de cette façon-là, que Christine Fréchette ne soit pas meilleure que François Legault pour s'occuper des locataires, qui se privent, qui souffrent en ce moment.

M. Zanetti : Moi, je voulais vous parler aujourd'hui de l'enjeu du vivre-ensemble, du racisme en particulier. Comment passer sous silence ce qui se passe depuis une semaine?

D'abord, les commentaires islamophobes sur une publication de Radio X suite à des photos d'une prière, qui ont vraiment enflammé le Web, ensuite, cette manifestation express à Shawinigan d'un groupe de suprémacistes blancs liés à d'autres groupes au Canada aussi, tout ça est extrêmement inquiétant. C'est... J'étais très rassuré aussi, on était très rassurés de voir la réaction unanime des élus, autant le maire de Trois-Rivières, le maire de Shawinigan, la communauté de Shawinigan aussi, et tous les partis politiques au Québec, qui ont dénoncé de façon... sans nuance et très forte, toutes ces manifestations-là. Je pense qu'il est clair que le racisme, le suprémacisme blanc, particulièrement l'islamophobie, ça n'a pas sa place au Québec. Et ça va... ça doit être dénoncé. On va déposer une motion à cet égard tout à l'heure, à la période de questions. On espère bien que... bien, en fait, je n'ai aucun doute que tout le monde va... va appuyer ça.

Maintenant, au-delà des dénonciations de ces manifestations de racisme là, la question qu'on doit se poser, c'est : Qu'est-ce que la CAQ a fait dans les huit dernières années? Qu'est-ce que la CAQ a fait pour lutter contre le racisme? On s'entend que, je veux dire, c'est un phénomène qui est difficile à enrayer, sur lequel... qui est difficile d'agir là-dessus de façon absolue, mais il y a des choses à faire, et il faut les faire. Et, ce qu'on remarque, c'est que, dans les dernières années, bien, il n'y a rien qui a été fait.

Qu'est-ce qu'elle a fait à part porter en appel des jugements qui auraient permis de diminuer le profilage racial au Québec? Qu'est-ce qu'elle a fait à part dire : Il n'y a pas de racisme systémique, donc pas de raison non plus de lutter contre? Qu'est-ce que la CAQ a fait?

Alors, aujourd'hui, on peut dénoncer, puis c'est bien, mais il faut aussi s'ouvrir les yeux. Il faut qu'il y ait des actions. Tous les partis politiques doivent s'engager à faire des actions contre le racisme au Québec. Parmi ces actions-là, d'abord, il y a le fait d'enrayer le profilage racial. En ce moment, il y a un jugement, là, le jugement Yergeau, qui dit : Il y a un article du Code de la sécurité routière qui permettrait les arrestations obligatoires. Bien là, le gouvernement porte ça en appel. Ça, là, ça maintient des possibilités de profilage racial. Il faut arrêter ça. Avoir des politiques d'emploi inclusives pour favoriser la mixité sociale, enrayer notamment l'école à trois vitesses pour favoriser la mixité sociale, avoir des politiques et des campagnes de lutte contre le racisme dans le milieu de l'éducation au grand complet, c'est des choses qui peuvent être faites. Il y a des choses qui sont faites dans des... des organismes communautaires qui le font, des écoles, des initiatives extrêmement importantes, décentralisées. Mais le gouvernement du Québec a une responsabilité de faire en sorte que ça se fasse pour de vrai. Et aussi toute la classe politique doit avoir une responsabilité puis faire attention à ce qu'elle dit lorsqu'elle attribue des problèmes de la société québécoise à la présence d'immigrants sur le territoire. Quand on dit : La crise du logement, la pression sur les services publics sont causées 17955 par des politiques d'immigration que certains vont dire massives, là. Ça, là, ça crée des préjugés, ça crée... ça crée des réactions hostiles vis-à-vis les personnes qui sont issues de l'immigration et c'est très grave. Alors, il faut faire toutes ces choses-là. Il faut évidemment voter contre... pour... en faveur des motions et puis dénoncer ce qui s'est passé. Mais il faut aussi agir.

Journaliste : ...qui ont créé les conditions propices à ce qu'on... ce à quoi on assiste, aujourd'hui, M. Zanetti?

M. Zanetti : Je n'irai pas jusqu'à dire ça, c'est un phénomène complexe. Moi, j'ai... je parle à beaucoup de personnes, tu sais, disons, qui vivent du racisme et qui m'ont dit : Depuis la pandémie, il y a une augmentation. Donc, ce n'est pas une... ce n'est pas une étude que je peux vous citer aujourd'hui, c'est des témoignages, mais des témoignages très répandus. Puis ça, ça m'inquiète. Je pense qu'il y a un phénomène aussi international de radicalisation de l'extrême droite, puis des politiques, puis des propos aussi racistes. Le Québec, on ne vit pas en vase clos. Je ne pense pas que, quand on... Comme le... le soulignait et nous le rappelait Michel David dans sa chronique de ce matin, quand on regarde les statistiques par rapport au reste du Canada, le Québec demeure la société la plus ouverte à l'immigration en comparaison des autres provinces. Ce qui nous définit, ce n'est pas l'idée : Y a-tu du racisme au Québec ou pas? Ce qui définit le Québec, c'est : Comment on va réagir à ça? Est-ce qu'on pourrait être, s'il vous plaît, des leaders de la lutte contre le racisme?

Journaliste : ...dans ce débat-là, justement? On voit que le Parti québécois veut interdire les signes religieux aux élèves. Est-ce que c'est... est-ce que c'est une bonne façon de faire ou, comme l'a dit le ministre Roberge, c'est radical sur le plan de la laïcité?

M. Zanetti : Bien, je ne vais pas reprendre les termes, là, de... entre la CAQ et le PQ, comment ils vont se chicaner entre eux sur la question de la laïcité. Mais le fond de l'affaire sur la laïcité, là, c'est que l'interdiction des signes religieux n'est pas une façon de favoriser la laïcité. La laïcité, c'est la neutralité de l'État vis-à-vis des religions. Et les lois qu'on a là, ce ne sont pas des lois. L'interdiction des signes religieux, ce n'est pas de la laïcité. Alors, on va contre l'esprit de la laïcité puis on brime les libertés des gens pour rien. Et, ce faisant, on affaiblit le sentiment d'appartenance de beaucoup de Québécoises et de Québécois, notamment de confession musulmane, qui se disent : Coudon, est-ce que j'ai ma place ici? C'est ça, l'effet principal de ces politiques-là. Et ça, c'est très grave. C'est une blessure profonde et c'est... pour moi, c'est une parenthèse historique, là. L'interdiction des signes religieux, c'est une parenthèse que le Québec va refermer, à un moment donné, notamment avec un gouvernement solidaire qui va venir régler ces affaires-là puis revenir en arrière.

Journaliste : ...qu'est ce que fait le PQ en faisant ça, selon vous? Quel... quel rôle il joue dans le débat que vous ameniez, là, il y a quelques secondes?

M. Zanetti : Bien, ils ont une vision de la laïcité, clairement, qui... qui atteint et qui fait reculer le sentiment d'appartenance à la société québécoise de beaucoup de Québécois et de Québécoises. Et ça, c'est grave. Là-dessus, là, je n'irai pas plus loin là-dessus.

Journaliste : ...des éléments du discours alimentent les préjugés. Si j'ai compris votre... votre allocution de départ.

M. Zanetti : Clairement, faire des immigrants les boucs émissaires, là, ça, ça nuit puis ça crée des préjugés. Moi, j'ai entendu des témoignages de parents dont les enfants... dont les enfants issus de l'immigration se font dire à l'école des choses qu'ils ont entendues ailleurs sur ça, sur le fait que les immigrants sont responsables de la crise du logement puis le fait qu'untel n'a pas trouvé de logement puis c'est parce qu'il y a trop d'immigrants. Vous rendez-vous compte... la violence?

Journaliste : Pourquoi vous êtes ému comme ça?

M. Zanetti : C'est touchant. Je ne sais pas.

Journaliste : ...vécu personnellement, est-ce que...

M. Zanetti : Non, pas tant. Mon père un petit peu, pas beaucoup. Mais c'est... Les enfants à l'école, ils n'ont rien demandé. Et quand ils reprennent les préjugés qu'ils ont entendus après ça parce qu'il y a des politiciens qui ont dit des choses qui n'étaient pas vraies, ça me brise le cœur.

Journaliste : Quand vous dites aux politiciens de faire attention, comment ils parlent de l'immigration, est-ce que, pour vous, c'est encore plus vrai dans le camp indépendantiste?

M. Zanetti : C'est vrai partout. Regardez la manifestation à Shawinigan, là, c'est... c'est un... c'est des... c'est des groupes canadiens, là. Tu sais, le... Je ne pense pas qu'il faut faire un clivage. Des racistes, il y en a de tous les côtés, dans tous les pays, dans tous les bords, et il faut... il faut lutter contre ça ensemble.

Journaliste : Est-ce que vous êtes émotif lorsque vous entendez ce matin que le gouvernement fédéral va verser 10 milliards pour des projets au Québec, en tant que parti indépendantiste?

M. Zanetti : Moins émotif. Moi, ce qui me... ce qui me fait 17955réagir là-dedans, dans la question de l'argent, c'est qu'on perd tellement de temps parce qu'on est une province, on perd tellement de temps parce que la CAQ dit : Notre argent, on veut le ravoir sans condition. C'est des revendications légitimes, mais, pour avoir notre argent sans condition, il faut commencer par ne pas l'envoyer à Ottawa. Il faut être un pays. Alors, on perd tellement de temps. Les fédéralistes, les nationalistes de la troisième voie, pseudo je ne sais pas trop quoi, là, ils nous font perdre tellement de temps. Ils retardent le Québec, ils retardent les investissements en infrastructures, ils retardent la transition climatique puis ils retardent les projets de transport collectif. Et ça, c'est très grave. Puis moi, je suis tanné de jouer là-dedans. En plus, ils font comme si c'était, là, l'affaire la plus... revendications les plus nationalistes possibles. On veut sans condition, on veut sans condition. Mais si vous voulez de l'argent sans condition, arrêtez de l'envoyer à Ottawa, faisons un pays.

Journaliste : ...le parti qui marche à côté de vous, là, en avant ou en arrière, dépendant, là, lui, il dit que le fédéral, il vient s'immiscer dans la prochaine élection en versant cet argent-là si près de la campagne électorale.

Mme Ghazal : Bien, si on regarde l'argent, là, qu'on a reçu du fédéral qu'on va recevoir, là, on va voir les détails cet après-midi pour le transport en commun... moi, il n'y a pas très longtemps, j'étais devant une station de métro de Montréal qui tombe en ruine, puis je disais : Il va falloir qu'on ait cet argent-là pour nos projets de transport, pour l'entretien de notre métro. On en a besoin. C'est l'argent des Québécois, ce n'est pas l'argent du fédéral, puis c'est la CAQ qui a retardé ça, là, là, après ça, eux autres, ils disent que c'est parce qu'ils demandaient ça sans condition. Oui, peut-être, mais tout le monde l'a eu, sauf nous.

Puis moi, je me pose une question par rapport à la gestion de Christine Fréchette versus François Legault. On a vu que, par exemple, l'argent pour HMR, il a été réservé puis il a été sorti seulement récemment. Donc, il était là, il existait, là, l'argent pour HMR, puis c'est seulement Christine Fréchette qui l'a annoncé. Alors, on a retardé ça pour des raisons électoralistes. Si l'argent était là, qu'on le... qu'on le donne pour mettre à niveau à HMR.

Puis c'est la même chose maintenant, tout d'un coup, là, ah! là, il y a eu une entente. Il n'y avait pas d'entente, il n'y avait rien, rien ne se passait. Toutes les provinces canadiennes avaient reçu l'argent. Pas d'argent. Là, tout d'un coup, on est à deux semaines de la campagne... de la fin de la session, on s'en va en campagne électorale, et oups! Ça va bien, là, avec le fédéral, puis on a l'argent. Moi, j'ai l'impression que la CAQ aussi, là, retarde les choses pour des raisons électoralistes, en se disant : On va faire les annonces juste à la fin pour montrer à quel point on est bons, puis comme ça on s'en va avec des bonnes nouvelles pendant la campagne électorale, au lieu de donner l'argent quand on en a besoin, au lieu de retarder tous les projets. Ça fait que moi, je blâme absolument la CAQ de toujours faire de l'électoralisme au lieu de prendre l'argent, que ce soit du fédéral, que ce soit l'argent du budget du Québec, pour l'investir dans les... dans les choses dont on a besoin au Québec.

Journaliste : Pensez-vous que le fédéral va être particulièrement généreux s'il y a un gouvernement qui est souverainiste au pouvoir?

M. Zanetti : Bien, il n'aura plus besoin d'être... On n'aura pas besoin de la générosité d'Ottawa, parce qu'on va faire l'indépendance. Alors, on va arrêter de leur envoyer 80, 90 milliards par année. On va le gérer à nos conditions, en fonction de nos intérêts. Puis on va pouvoir régler le problème des infrastructures beaucoup plus facilement et de façon plus fluide.

Journaliste : ...ironiquement, ça ne va pas... Vous ne pensez pas que le fédéral va vouloir gâter le Québec pour ne pas qu'il se sépare?

M. Zanetti : Bien, ça appartiendra au gouvernement canadien de voir quel genre de stratégie électorale il fait. On espère que ce ne sera pas des stratégies qui sont illégales comme la dernière fois. Ça risque d'arriver quand même. Mais nous autres... je pense que les Québécoises et les Québécois ne seront pas dupes, là, ils vont voir qu'est-ce qui se passe.

Journaliste : ...juste pour terminer là-dessus, dans l'état actuel des choses, où on est une province canadienne, est-ce que ça vous dérange, je reviens à ces conditions-là, qu'on envoie, par exemple, des données d'achalandage au gouvernement fédéral concernant le transport collectif en échange de ces subventions-là? Est-ce que ça vous dérange, ça? Est-ce que c'est le genre de compromis en tant qu'indépendantistes qui vous dérange?

M. Zanetti : Bien, c'est le... c'est le... sans regarder le détail des conditions, là, c'est le fait même qu'il y ait des conditions qui est dérangeant, puis tout le temps qu'on perd à s'obstiner sur les conditions puis sur les montants. On ne devrait pas devoir à s'obstiner à qu'est-ce qu'on fait avec notre argent. Ça, c'est la... c'est le fond.

Journaliste : Alexandre Boulerice qui continue à toucher son salaire de député, est-ce que c'est une façon de récupérer l'argent qu'on envoie à Ottawa? C'est de l'ironie, là, mais est-ce que vous êtes à l'aise avec le fait qu'Alexandre Boulerice touche son salaire de député à Ottawa en faisant campagne au Québec?

M. Zanetti : Bien, écoutez, il travaille, puis voilà, moi, je suis... je suis à l'aise avec cette situation-là.

Journaliste : Il travaille? Il travaille à faire campagne, il travaille...

M. Zanetti : Bien, il travaille, il fait son travail de député de Rosemont, La Petite-Patrie, puis il est payé pour, c'est comme ça que ça fonctionne.

Journaliste : ...pour vous actuellement?

M. Zanetti : Bien, je pense qu'on peut faire deux choses, là. Il y a beaucoup d'heures dans une semaine, puis il y a beaucoup de gens qui font... qui travaillent, qui militent. Oui, je n'ai pas... Il n'y a pas eu une heure en particulier. Moi, je...

Mme Ghazal : Il n'y a pas de problème.

Journaliste : ...c'est 50-50, c'est 70-30?

M. Zanetti : Il n'y a pas de précédent par rapport à ça. Puis vous lui demanderez. En anglais?

Journaliste : On the federal, the fact that Mr. Carney said that it was a very great day for Québec with close to… well, 10 million… billions, sorry, 10 billion that will be announced at 3 p.m. with Christine Fréchette, don't you think that citizens want to see results?

Mme Ghazal : It's important to have results. And, if we are so delayed to have our money back for the infrastructure and for transportation, it's also because of the CAQ, because the CAQ, for months, Francois Legault said: We don't have agreement with the federal, we don't have agreement and now magically Christine Fréchette has an agreement, only two weeks before the end of the session. So, the CAQ makes us waste our time. And it's the same thing for HMR. We knew last week that the money was reserved by François Legault for Cristine Fréchette for HMR, and he waited until Christine Fréchette to be elected by the CAQ to make the announcement. But, by waiting for this time, we are wasting time for the Quebeckers to have this money that they… they need. So, it's the CAQ who delayed things, and it's very bad for people. They always think about their election. The CAQ is always thinking about their election than the good things for Quebeckers…. the interest of Quebeckers.

Journaliste : You'll table a motion to basically condemn the… the gathering of white supremacists in Shawinigan. You became quite emotive when you spoke about children repeating to other children of immigrants what they hear from adults and politicians. Your message is for whom when you said that it doesn't make sense, it should not happen.

M. Zanetti : It is a very good thing that every politician in Québec denounced what happened in the… in the last days, what happened in Shawinigan, in Trois-Rivières also, white supremacists and Islamophobics are not welcomed in Québec. They have no… no place here. And… but now we have to act also, the Government has a responsibility, and we should all do things to fight against racism for real, not just saying : It shouldn't… it shouldn't be there. And one of the things that everybody who does politics should do is to be very careful… when… to not say that immigrants are responsible for the housing crisis, for example, or for the pressure on… on public services, because those… those things are not real. And, when they are heard so much in the… in the society, well, people, the… the children hear that at school also and it's…  it's terrible. It's a terrible thing. It's… it's very violent and it's false. So, politicians should stop that thing.

Journaliste : Is the federal Government spending money to keep sovereigntists out of power, as… is suggesting today?

Mme Ghazal : People are… in Québec are intelligent. So, if they… this is what the federal Government is doing, giving us money because they are afraid of… of sovereignty, Quebeckers, they are intelligent and they know how to make decisions. It's not to the federal to tell us. And it's the same thing for Christine Fréchette. Everybody saw that she's putting a lot of money just before the election. So, we don't need the federal Government to… We don't want them to buy the opinion of Quebeckers with their money.

Journaliste : But do you see this as a collaboration of Carney with Fréchette to keep her in power?

Mme Ghazal : Yes, maybe.

Journaliste : …just going back to the pro hate rally or the pro white rally, are you guys worried in any way in terms of where Canada or where Québec is headed, given kind of the rise in hate?

M. Zanetti : We're really, really worried about where the whole world is going, in the United States, Canada, Québec. Racism, there's no place where there is not racism and there is a radicalization, and we have to fight against it. So, what a… it's a relief to see that every politician in Québec says… is really angry about that and says: OK, this is… this is not acceptable 17955and we have to, but now everybody should also say : OK, we're going... to fight against racism because telling that it's... you know, it's a bad thing is not enough, clearly, and we have to do stuff. And I think that the CAQ Government didn't do much to fight against racism in the last eight years, except, like, stopping judgement... court judgements against racial profiling and not recognizing systemic racism and also not fighting against it. So, yes, the CAQ Government didn't do much and now it has to end, we have to do something, something real.

(Fin à 11 h 23)

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