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(Onze heures trois minutes)
Mme Ghazal : Alors, bonjour,
tout le monde! Heureuse de vous retrouver ce matin avec Sol. Donc, vous avez
regardé ici, dans les nouvelles, il y a 2 500 ménages qui ne trouvent
pas de logement, alors qu'on est à l'approche du 1er juillet, et qui
risquent de se retrouver à la rue en ce moment. Certains ont été expulsés, d'autres
ne sont pas capables de payer leur loyer. Ça, c'est 2 500 personnes
qui risquent de se retrouver en itinérance. Si on... se trouve dans cette
situation-là, catastrophique, à l'approche du 1er juillet, c'est parce que
le gouvernement a décidé de ne rien faire pour aider les locataires au Québec.
Nous, à Québec solidaire, on en a, des
propositions. On en a fait plein : contrôler les loyers, réformer le
Tribunal administratif du logement, serrer la vis aux spéculateurs immobiliers
qui profitent du laisser-aller du gouvernement, serrer la vis jusqu'à les
exproprier. En ce moment, là, même les gens... On parle de la question de l'itinérance.
Il y a un tiers des itinérants qui sont dans la rue à cause, parce qu'ils ont
été expulsés par leurs propriétaires, parce qu'ils ne trouvent pas de logement.
On risque... d'empirer cette situation-là.
Moi, je trouve ça inacceptable que Mme
Fréchette ne soit même pas capable encore de dire le mot «locataire». Parce qu'avoir
un toit sur la tête, là, c'est un droit, c'est un droit fondamental. Ça devrait
être la base dans notre société. Ça devrait être la première chose dont on s'occupe,
et on laisse faire le reste, puis on s'occupe de ça en priorité. Et les seuls
qui font ça, c'est Québec solidaire. Et je trouve ça vraiment, vraiment dommage
que le gouvernement de la CAQ abandonne les locataires de cette façon-là, que
Christine Fréchette ne soit pas meilleure que François Legault pour s'occuper
des locataires, qui se privent, qui souffrent en ce moment.
M. Zanetti : Moi, je voulais
vous parler aujourd'hui de l'enjeu du vivre-ensemble, du racisme en particulier.
Comment passer sous silence ce qui se passe depuis une semaine?
D'abord, les commentaires islamophobes sur
une publication de Radio X suite à des photos d'une prière, qui ont vraiment
enflammé le Web, ensuite, cette manifestation express à Shawinigan d'un groupe
de suprémacistes blancs liés à d'autres groupes au Canada aussi, tout ça est
extrêmement inquiétant. C'est... J'étais très rassuré aussi, on était très
rassurés de voir la réaction unanime des élus, autant le maire de
Trois-Rivières, le maire de Shawinigan, la communauté de Shawinigan aussi, et
tous les partis politiques au Québec, qui ont dénoncé de façon... sans nuance
et très forte, toutes ces manifestations-là. Je pense qu'il est clair que le
racisme, le suprémacisme blanc, particulièrement l'islamophobie, ça n'a pas sa
place au Québec. Et ça va... ça doit être dénoncé. On va déposer une motion à
cet égard tout à l'heure, à la période de questions. On espère bien que...
bien, en fait, je n'ai aucun doute que tout le monde va... va appuyer ça.
Maintenant, au-delà des dénonciations de
ces manifestations de racisme là, la question qu'on doit se poser, c'est :
Qu'est-ce que la CAQ a fait dans les huit dernières années? Qu'est-ce que la
CAQ a fait pour lutter contre le racisme? On s'entend que, je veux dire, c'est
un phénomène qui est difficile à enrayer, sur lequel... qui est difficile d'agir
là-dessus de façon absolue, mais il y a des choses à faire, et il faut les
faire. Et, ce qu'on remarque, c'est que, dans les dernières années, bien, il n'y
a rien qui a été fait.
Qu'est-ce qu'elle a fait à part porter en
appel des jugements qui auraient permis de diminuer le profilage racial au
Québec? Qu'est-ce qu'elle a fait à part dire : Il n'y a pas de racisme
systémique, donc pas de raison non plus de lutter contre? Qu'est-ce que la CAQ
a fait?
Alors, aujourd'hui, on peut dénoncer, puis
c'est bien, mais il faut aussi s'ouvrir les yeux. Il faut qu'il y ait des
actions. Tous les partis politiques doivent s'engager à faire des actions
contre le racisme au Québec. Parmi ces actions-là, d'abord, il y a le fait d'enrayer
le profilage racial. En ce moment, il y a un jugement, là, le jugement Yergeau,
qui dit : Il y a un article du Code de la sécurité routière qui
permettrait les arrestations obligatoires. Bien là, le gouvernement porte ça en
appel. Ça, là, ça maintient des possibilités de profilage racial. Il faut
arrêter ça. Avoir des politiques d'emploi inclusives pour favoriser la mixité
sociale, enrayer notamment l'école à trois vitesses pour favoriser la mixité
sociale, avoir des politiques et des campagnes de lutte contre le racisme dans
le milieu de l'éducation au grand complet, c'est des choses qui peuvent être
faites. Il y a des choses qui sont faites dans des... des organismes
communautaires qui le font, des écoles, des initiatives extrêmement
importantes, décentralisées. Mais le gouvernement du Québec a une
responsabilité de faire en sorte que ça se fasse pour de vrai. Et aussi toute
la classe politique doit avoir une responsabilité puis faire attention à ce qu'elle
dit lorsqu'elle attribue des problèmes de la société québécoise à la présence d'immigrants
sur le territoire. Quand on dit : La crise du logement, la pression sur
les services publics sont causées 17955 par
des politiques d'immigration que certains vont dire massives, là. Ça, là, ça
crée des préjugés, ça crée... ça crée des réactions hostiles vis-à-vis les
personnes qui sont issues de l'immigration et c'est très grave. Alors, il faut
faire toutes ces choses-là. Il faut évidemment voter contre... pour... en
faveur des motions et puis dénoncer ce qui s'est passé. Mais il faut aussi
agir.
Journaliste : ...qui ont créé
les conditions propices à ce qu'on... ce à quoi on assiste, aujourd'hui,
M. Zanetti?
M. Zanetti : Je n'irai
pas jusqu'à dire ça, c'est un phénomène complexe. Moi, j'ai... je parle à
beaucoup de personnes, tu sais, disons, qui vivent du racisme et qui m'ont
dit : Depuis la pandémie, il y a une augmentation. Donc, ce n'est pas
une... ce n'est pas une étude que je peux vous citer aujourd'hui, c'est des
témoignages, mais des témoignages très répandus. Puis ça, ça m'inquiète. Je
pense qu'il y a un phénomène aussi international de radicalisation de l'extrême
droite, puis des politiques, puis des propos aussi racistes. Le Québec, on ne
vit pas en vase clos. Je ne pense pas que, quand on... Comme le... le
soulignait et nous le rappelait Michel David dans sa chronique de ce matin,
quand on regarde les statistiques par rapport au reste du Canada, le Québec
demeure la société la plus ouverte à l'immigration en comparaison des autres
provinces. Ce qui nous définit, ce n'est pas l'idée : Y a-tu du racisme au
Québec ou pas? Ce qui définit le Québec, c'est : Comment on va réagir à
ça? Est-ce qu'on pourrait être, s'il vous plaît, des leaders de la lutte contre
le racisme?
Journaliste : ...dans ce
débat-là, justement? On voit que le Parti québécois veut interdire les signes
religieux aux élèves. Est-ce que c'est... est-ce que c'est une bonne façon de faire
ou, comme l'a dit le ministre Roberge, c'est radical sur le plan de la laïcité?
M. Zanetti : Bien, je ne
vais pas reprendre les termes, là, de... entre la CAQ et le PQ, comment ils
vont se chicaner entre eux sur la question de la laïcité. Mais le fond de
l'affaire sur la laïcité, là, c'est que l'interdiction des signes religieux
n'est pas une façon de favoriser la laïcité. La laïcité, c'est la neutralité de
l'État vis-à-vis des religions. Et les lois qu'on a là, ce ne sont pas des
lois. L'interdiction des signes religieux, ce n'est pas de la laïcité. Alors,
on va contre l'esprit de la laïcité puis on brime les libertés des gens pour
rien. Et, ce faisant, on affaiblit le sentiment d'appartenance de beaucoup de
Québécoises et de Québécois, notamment de confession musulmane, qui se
disent : Coudon, est-ce que j'ai ma place ici? C'est ça, l'effet principal
de ces politiques-là. Et ça, c'est très grave. C'est une blessure profonde et
c'est... pour moi, c'est une parenthèse historique, là. L'interdiction des
signes religieux, c'est une parenthèse que le Québec va refermer, à un moment
donné, notamment avec un gouvernement solidaire qui va venir régler ces
affaires-là puis revenir en arrière.
Journaliste
: ...qu'est
ce que fait le PQ en faisant ça, selon vous? Quel... quel rôle il joue dans le
débat que vous ameniez, là, il y a quelques secondes?
M. Zanetti : Bien, ils
ont une vision de la laïcité, clairement, qui... qui atteint et qui fait
reculer le sentiment d'appartenance à la société québécoise de beaucoup de
Québécois et de Québécoises. Et ça, c'est grave. Là-dessus, là, je n'irai pas
plus loin là-dessus.
Journaliste : ...des éléments
du discours alimentent les préjugés. Si j'ai compris votre... votre allocution
de départ.
M. Zanetti : Clairement,
faire des immigrants les boucs émissaires, là, ça, ça nuit puis ça crée des
préjugés. Moi, j'ai entendu des témoignages de parents dont les enfants... dont
les enfants issus de l'immigration se font dire à l'école des choses qu'ils ont
entendues ailleurs sur ça, sur le fait que les immigrants sont responsables de
la crise du logement puis le fait qu'untel n'a pas trouvé de logement puis
c'est parce qu'il y a trop d'immigrants. Vous rendez-vous compte... la
violence?
Journaliste : Pourquoi vous
êtes ému comme ça?
M. Zanetti : C'est
touchant. Je ne sais pas.
Journaliste
: ...vécu
personnellement, est-ce que...
M. Zanetti : Non, pas
tant. Mon père un petit peu, pas beaucoup. Mais c'est... Les enfants à l'école,
ils n'ont rien demandé. Et quand ils reprennent les préjugés qu'ils ont
entendus après ça parce qu'il y a des politiciens qui ont dit des choses qui
n'étaient pas vraies, ça me brise le cœur.
Journaliste : Quand vous
dites aux politiciens de faire attention, comment ils parlent de l'immigration,
est-ce que, pour vous, c'est encore plus vrai dans le camp indépendantiste?
M. Zanetti : C'est vrai
partout. Regardez la manifestation à Shawinigan, là, c'est... c'est un... c'est
des... c'est des groupes canadiens, là. Tu sais, le... Je ne pense pas qu'il
faut faire un clivage. Des racistes, il y en a de tous les côtés, dans tous les
pays, dans tous les bords, et il faut... il faut lutter contre ça ensemble.
Journaliste : Est-ce que vous
êtes émotif lorsque vous entendez ce matin que le gouvernement fédéral va
verser 10 milliards pour des projets au Québec, en tant que parti
indépendantiste?
M. Zanetti : Moins
émotif. Moi, ce qui me... ce qui me fait 17955réagir
là-dedans, dans la question de l'argent, c'est qu'on perd tellement de temps
parce qu'on est une province, on perd tellement de temps parce que la CAQ
dit : Notre argent, on veut le ravoir sans condition. C'est des
revendications légitimes, mais, pour avoir notre argent sans condition, il faut
commencer par ne pas l'envoyer à Ottawa. Il faut être un pays. Alors, on perd
tellement de temps. Les fédéralistes, les nationalistes de la troisième voie,
pseudo je ne sais pas trop quoi, là, ils nous font perdre tellement de temps.
Ils retardent le Québec, ils retardent les investissements en infrastructures,
ils retardent la transition climatique puis ils retardent les projets de transport
collectif. Et ça, c'est très grave. Puis moi, je suis tanné de jouer là-dedans.
En plus, ils font comme si c'était, là, l'affaire la plus... revendications les
plus nationalistes possibles. On veut sans condition, on veut sans condition.
Mais si vous voulez de l'argent sans condition, arrêtez de l'envoyer à Ottawa,
faisons un pays.
Journaliste
: ...le
parti qui marche à côté de vous, là, en avant ou en arrière, dépendant, là,
lui, il dit que le fédéral, il vient s'immiscer dans la prochaine élection en
versant cet argent-là si près de la campagne électorale.
Mme Ghazal : Bien, si on
regarde l'argent, là, qu'on a reçu du fédéral qu'on va recevoir, là, on va
voir les détails cet après-midi pour le transport en commun... moi, il n'y a
pas très longtemps, j'étais devant une station de métro de Montréal qui tombe
en ruine, puis je disais : Il va falloir qu'on ait cet argent-là pour nos
projets de transport, pour l'entretien de notre métro. On en a besoin. C'est
l'argent des Québécois, ce n'est pas l'argent du fédéral, puis c'est la CAQ qui
a retardé ça, là, là, après ça, eux autres, ils disent que c'est parce qu'ils
demandaient ça sans condition. Oui, peut-être, mais tout le monde l'a eu, sauf
nous.
Puis moi, je me pose une question par
rapport à la gestion de Christine Fréchette versus François Legault. On a vu
que, par exemple, l'argent pour HMR, il a été réservé puis il a été sorti
seulement récemment. Donc, il était là, il existait, là, l'argent pour HMR,
puis c'est seulement Christine Fréchette qui l'a annoncé. Alors, on a retardé
ça pour des raisons électoralistes. Si l'argent était là, qu'on le... qu'on le
donne pour mettre à niveau à HMR.
Puis c'est la même chose maintenant, tout
d'un coup, là, ah! là, il y a eu une entente. Il n'y avait pas d'entente, il
n'y avait rien, rien ne se passait. Toutes les provinces canadiennes avaient
reçu l'argent. Pas d'argent. Là, tout d'un coup, on est à deux semaines de la
campagne... de la fin de la session, on s'en va en campagne électorale, et
oups! Ça va bien, là, avec le fédéral, puis on a l'argent. Moi, j'ai
l'impression que la CAQ aussi, là, retarde les choses pour des raisons
électoralistes, en se disant : On va faire les annonces juste à la fin
pour montrer à quel point on est bons, puis comme ça on s'en va avec des bonnes
nouvelles pendant la campagne électorale, au lieu de donner l'argent quand on
en a besoin, au lieu de retarder tous les projets. Ça fait que moi, je blâme
absolument la CAQ de toujours faire de l'électoralisme au lieu de prendre l'argent,
que ce soit du fédéral, que ce soit l'argent du budget du Québec, pour
l'investir dans les... dans les choses dont on a besoin au Québec.
Journaliste
:
Pensez-vous que le fédéral va être particulièrement généreux s'il y a un
gouvernement qui est souverainiste au pouvoir?
M. Zanetti : Bien, il n'aura
plus besoin d'être... On n'aura pas besoin de la générosité d'Ottawa, parce
qu'on va faire l'indépendance. Alors, on va arrêter de leur envoyer 80,
90 milliards par année. On va le gérer à nos conditions, en fonction de
nos intérêts. Puis on va pouvoir régler le problème des infrastructures
beaucoup plus facilement et de façon plus fluide.
Journaliste
:
...ironiquement, ça ne va pas... Vous ne pensez pas que le fédéral va vouloir
gâter le Québec pour ne pas qu'il se sépare?
M. Zanetti : Bien, ça
appartiendra au gouvernement canadien de voir quel genre de stratégie
électorale il fait. On espère que ce ne sera pas des stratégies qui sont
illégales comme la dernière fois. Ça risque d'arriver quand même. Mais nous
autres... je pense que les Québécoises et les Québécois ne seront pas dupes,
là, ils vont voir qu'est-ce qui se passe.
Journaliste
: ...juste
pour terminer là-dessus, dans l'état actuel des choses, où on est une province
canadienne, est-ce que ça vous dérange, je reviens à ces conditions-là, qu'on
envoie, par exemple, des données d'achalandage au gouvernement fédéral
concernant le transport collectif en échange de ces subventions-là? Est-ce que
ça vous dérange, ça? Est-ce que c'est le genre de compromis en tant qu'indépendantistes
qui vous dérange?
M. Zanetti : Bien, c'est le...
c'est le... sans regarder le détail des conditions, là, c'est le fait même
qu'il y ait des conditions qui est dérangeant, puis tout le temps qu'on perd à
s'obstiner sur les conditions puis sur les montants. On ne devrait pas devoir à
s'obstiner à qu'est-ce qu'on fait avec notre argent. Ça, c'est la... c'est le
fond.
Journaliste
: Alexandre
Boulerice qui continue à toucher son salaire de député, est-ce que c'est une
façon de récupérer l'argent qu'on envoie à Ottawa? C'est de l'ironie, là, mais
est-ce que vous êtes à l'aise avec le fait qu'Alexandre Boulerice touche son
salaire de député à Ottawa en faisant campagne au Québec?
M. Zanetti : Bien, écoutez, il
travaille, puis voilà, moi, je suis... je suis à l'aise avec cette
situation-là.
Journaliste
: Il
travaille? Il travaille à faire campagne, il travaille...
M. Zanetti : Bien, il
travaille, il fait son travail de député de Rosemont, La Petite-Patrie, puis il
est payé pour, c'est comme ça que ça fonctionne.
Journaliste
: ...pour
vous actuellement?
M. Zanetti : Bien, je pense
qu'on peut faire deux choses, là. Il y a beaucoup d'heures dans une semaine,
puis il y a beaucoup de gens qui font... qui travaillent, qui militent. Oui, je
n'ai pas... Il n'y a pas eu une heure en particulier. Moi, je...
Mme Ghazal : Il n'y a pas de
problème.
Journaliste
: ...c'est
50-50, c'est 70-30?
M. Zanetti : Il n'y a pas de
précédent par rapport à ça. Puis vous lui demanderez. En anglais?
Journaliste :
On the federal, the fact that Mr. Carney said that
it was a very great day for Québec with close to… well, 10 million… billions,
sorry, 10 billion that will be announced at 3 p.m. with Christine Fréchette,
don't you think that citizens want to see results?
Mme Ghazal : It's important to have results. And, if we are so delayed to have
our money back for the infrastructure and for transportation, it's also because
of the CAQ, because the CAQ, for months, Francois Legault said: We don't have
agreement with the federal, we don't have agreement and now magically Christine
Fréchette has an agreement, only two weeks before the end of the session. So,
the CAQ makes us waste our time. And it's the same thing for HMR. We knew last
week that the money was reserved by François Legault for Cristine Fréchette for
HMR, and he waited until Christine Fréchette to be elected by the CAQ to make
the announcement. But, by waiting for this time, we are wasting time for the
Quebeckers to have this money that they… they need. So, it's the CAQ who
delayed things, and it's very bad for people. They always think about their
election. The CAQ is always thinking about their election than the good things
for Quebeckers…. the interest of Quebeckers.
Journaliste
: You'll table a motion to basically condemn the… the gathering of
white supremacists in Shawinigan. You became quite emotive when you spoke about
children repeating to other children of immigrants what they hear from adults
and politicians. Your message is for whom when you said that it doesn't make
sense, it should not happen.
M. Zanetti : It is a very good thing that every politician in Québec denounced
what happened in the… in the last days, what happened in Shawinigan, in
Trois-Rivières also, white supremacists and Islamophobics are not welcomed in
Québec. They have no… no place here. And… but now we have to act also, the
Government has a responsibility, and we should all do things to fight against
racism for real, not just saying : It shouldn't… it shouldn't be there. And one
of the things that everybody who does politics should do is to be very careful…
when… to not say that immigrants are responsible for the housing crisis, for
example, or for the pressure on… on public services, because those… those
things are not real. And, when they are heard so much in the… in the society,
well, people, the… the children hear that at school also and it's… it's
terrible. It's a terrible thing. It's… it's very violent and it's false. So,
politicians should stop that thing.
Journaliste
: Is the federal Government spending money to keep sovereigntists out
of power, as… is suggesting today?
Mme Ghazal : People are… in Québec are intelligent. So, if they… this is what
the federal Government is doing, giving us money because they are afraid of… of
sovereignty, Quebeckers, they are intelligent and they know how to make
decisions. It's not to the federal to tell us. And it's the same thing for
Christine Fréchette. Everybody saw that she's putting a lot of money just
before the election. So, we don't need the federal Government to… We don't want
them to buy the opinion of Quebeckers with their money.
Journaliste
: But do you see this as a collaboration of Carney with Fréchette to
keep her in power?
Mme Ghazal : Yes, maybe.
Journaliste
: …just going back to the pro hate rally or the pro white rally, are
you guys worried in any way in terms of where Canada or where Québec is headed,
given kind of the rise in hate?
M. Zanetti : We're really, really worried about where the whole world is going,
in the United States, Canada, Québec. Racism, there's no place where there is
not racism and there is a radicalization, and we have to fight against it. So,
what a… it's a relief to see that every politician in Québec says… is really
angry about that and says: OK, this is… this is not acceptable 17955and we have to, but now everybody should
also say : OK, we're going... to fight against racism because telling that
it's... you know, it's a bad thing is not enough, clearly, and we have to do
stuff. And I think that the CAQ Government didn't do much to fight against racism in the last eight years,
except, like, stopping judgement... court judgements against racial profiling
and not recognizing systemic racism and also not fighting against it. So, yes,
the CAQ Government didn't do
much and now it has to end, we have to do something, something real.
(Fin à 11 h 23)