Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Onze heures quarante-six minutes)
M. Roberge : Alors,
bonjour, bonjour, merci de vous être déplacés. Il me fait plaisir, au nom des
quatre formations politiques, de présenter ce point de presse là, mais, surtout,
de laisser la parole à M. Jean-Denis Charest, président de la Chambre de
commerce de l'Est de Montréal, et à Mme Valentine Palma, de la Chambre de
commerce Baie-des-Chaleurs, qui ont des éléments à vous présenter. Merci
beaucoup pour votre intérêt.
M. Charest (Jean-Denis) : Bonjour,
tout le monde. Merci d'être là. C'est une journée importante, aujourd'hui, pour
nos communautés respectives. L'objectif de la journée, je serai accompagné par Mme Valentine
Palma, directrice générale de la Chambre de commerce de Baie-des-Chaleurs et je
suis Jean-Denis Charest, PDG de la Chambre de commerce de l'Est de Montréal. On
est ici, aujourd'hui, pour représenter nos communautés respectives dans le
cadre de la réforme sur la carte électorale. L'idée, et ça peut paraître
surprenant, mais c'est de faire un front commun entre la Gaspésie et l'Est de
Montréal, parce que nos communautés pourraient être durement touchées par la
réforme actuellement proposée. La Gaspésie et l'Est de Montréal, c'est deux
régions qui, historiquement, ont eu énormément de difficultés à faire entendre
leurs voix. La résultante, c'est que lorsqu'on regarde l'indice de
défavorisation de l'Institut national de la santé, et l'Est de Montréal et la
Gaspésie ont un niveau de défavorisation beaucoup plus élevé qu'ailleurs au
Québec. Bien entendu, la perte d'une circonscription, pour plusieurs, on
regarde une carte, mais sur le terrain, ça a des impacts immenses.
Je vais vous donner l'exemple d'une table
de quartier et d'organismes, dans l'Est de Montréal, qui travaillent sur une
table de travail sur la violence armée. Ces organismes-là sont formés en
fonction de la circonscription. Le député est présent autour de la table et
assure le lien avec l'Assemblée nationale. C'est des années de travail qui
pourraient tomber à l'eau. Ce n'est pas juste une question de carte électorale
ou de représentation ou de législation, mais il y a un rôle du député de
connecter avec son territoire. Dans le cas spécifique de l'Est de Montréal, et
je laisserai ma collègue parler pour la Gaspésie, c'est 42 000 citoyens
qui ont le droit de vote, ce qui fait que nous sommes en dessous du 25 % d'écart.
Mais c'est 64 000 personnes de population, ce qui place la circonscription dans
la moyenne des circonscriptions. Ceci étant dit, pour la Gaspésie c'est
peut-être les kilomètres, mais pour nous, c'est la complexité de la population.
C'est 40 % de population qui sont issues de l'immigration. Et donc, pour
un député ou une députée, d'assurer sa connexion avec les citoyens, c'est
beaucoup plus compliqué que dans un autre milieu, et leur rôle est donc encore
plus important.
J'aimerais aussi rappeler que c'est une
photo à court terme, mais, dans Anjou—Louis-Riel, il y a actuellement
2 000 logements en construction, et, si vous avez suivi les projets
qui s'y font, apparemment que la ligne bleue va y arriver avec une station très
prochainement, et les projections autour de la ligne bleue, c'est plus de
25 000 à 40 000 logements. Alors, on peut imaginer qu'avec la
naturalisation de plusieurs membres de la population qui n'ont pas le droit de
vote, qu'avec l'ajout des logements, dans quatre ans ou dans huit ans, il va
falloir recréer la circonscription, mais on aura retardé de nombreuses
mobilisations pour améliorer les choses et pour assurer la revitalisation.
Dernier élément dans le principe de
communauté. Anjou—Louis-Riel, c'est un des piliers manufacturiers du Québec.
Actuellement, on est happé par la galère tarifaire, on a des travailleurs de
partout qui viennent dans la circonscription, et donc ce n'est pas le temps de
perdre la voix au chapitre. C'est extrêmement important de conserver ça. Ce
sont... Si jamais Anjou—Louis-Riel et la Gaspésie perdent une circonscription,
ce sera des impacts majeurs et pérennes, et en plus, dans 4 à 8 ans, on
devra absolument revenir sur nos pas. Et ça, bien, je vous dirais que ça, ça
fait une perte de confiance envers les institutions démographiques. Je vais
laisser la parole à la représentante de la Gaspésie, je reviendrai pour
conclure.
Mme Palma (Valentine) : Merci.
Bonjour à tous. Donc, comme l'a dit mon collègue, mon nom est Valentine Palma,
je suis directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie
Baie-des-Chaleurs. Donc, on représente à peu près 400 membres et, déjà à
nous seuls, 200 kilomètres. Je suis également porte-parole pour
l'interchambre de nos chambres de la Gaspésie et des Îles, qui regroupe cinq
chambres et que ça représente 1 200 membres.
Donc, pour être ici aujourd'hui avec vous,
j'ai dû parcourir un peu plus de 600 kilomètres et un peu plus de
6 heures de route. C'est ce à quoi sont confrontés tous les jours nos
députés dans notre coin, et ça, ça n'ira pas en s'améliorant si on devait
perdre un comté. Si on perd ce côté-là, pour le député qui hérite de ce gros
comté là, ça serait l'équivalent de faire un aller-retour Québec-Montréal très
souvent, donc une étendue du territoire qui vient avec une grosse
problématique, des impacts majeurs pour nos entreprises, nos organisations, nos
OBNL, comme le disait mon collègue tantôt, puis particulièrement quand c'est le
temps de faire entendre nos problématiques et de faire parler de nos enjeux.
Puis, bien souvent, avec toutes ces distances-là, on se sent souvent un peu
loin de toutes les décisions qui se prennent à Québec. Donc, c'est important
qu'on maintienne ce poids politique qui appartient à la Gaspésie.
Aujourd'hui, on est là, avec mon collègue,
pour apporter... pour plaider l'importance de maintenir nos comtés et aussi de
voir qu'est-ce qu'on peut faire pour la suite des choses. Parce que l'enjeu est
de taille, c'est de maintenir le poids politique de la Gaspésie et de l'est de
Montréal et ainsi conserver l'accès à nos élus. J'ai pu rencontrer, de mon
côté, notre députée et ministre, Mme Blouin, pour lui rappeler l'urgence
d'adopter le PL n° 3. Puis on est confiants de la volonté des partis de
vouloir nous aider là-dedans. Donc, nous verrons pour la suite des choses. Puis
je vais laisser mon collègue conclure.
M. Charest (Jean-Denis) : Au
cours des prochaines minutes, nous aurons l'occasion de rencontrer le groupe
transpartisan qui tente de faire cheminer le projet de loi n° 3. Ils sont
derrière moi. On va les questionner sur la suite des choses. Mais j'aimerais
rappeler quelques faits.
Nous reconnaissons l'importance de la
représentation efficiente. Et il y a au Québec, notamment dans les Laurentides,
des circonscriptions qui ont vu la taille de leur citoyenneté augmenter, et
donc le projet de loi n° 3 reconnaît cette réalité et assure aux gens des
circonscriptions ajoutées une représentativité. Maintenant, je comprends que
l'Assemblée nationale, les quatre parties officielles reconnaissent aussi que
les critères actuels peuvent défavoriser des régions qui sont vulnérables comme
les nôtres, et donc ils veulent se donner le temps de faire une réflexion de
fond sur le cadre qui devra être suivi par les institutions afin d'assurer
l'avenir de l'évolution de notre carte... de notre carte électorale et ce, de
manière transpartisane. C'est absolument important. Et leur objectif, de ce que
j'en comprends et on va le revalider, c'est d'assurer qu'on ne pérennise pas
des problèmes, en Gaspésie et dans l'Est de Montréal, pour une question de
manque de représentativité. On le voit, là, c'est transpartisan. Ça n'a rien à
voir avec ce qui se passe aux États-Unis. Ce qu'on veut, c'est prendre le temps
d'établir un cadre pour l'avenir qui va assurer l'aspect démocratique, empêcher
des coûts sociaux, économiques dans des communautés qui sont déjà fragilisées
et reconnaître rapidement la croissance démographique. Le projet de loi n° 3 fait tout cela. Il est appuyé par les quatre partis
reconnus officiellement et par presque la totalité des députés. Aujourd'hui, il
est temps de faire cheminer le projet de loi, et nous, ce que nous souhaitons,
c'est qu'il soit adopté avant la fin de la période parlementaire afin d'assurer
l'avenir de la Gaspésie et de l'Est de Montréal. C'est inusité, là, la Gaspésie
et l'Est de Montréal qui se tiennent debout ensemble, je pense que ça fait écho
à l'aspect transpartisan de ce qui se passe aujourd'hui. Merci beaucoup.
Le Modérateur
: Merci.
Alors, pour la période des questions, Mme Plante.
Journaliste : Caroline
Plante, de La Presse canadienne. Mais reconnaissez-vous l'importance
d'un processus de redécoupage indépendant et non politisé?
M. Charest (Jean-Denis) : Lorsqu'on
regarde comment ça fonctionne, le processus non politisé est soumis à un cadre
qui lui, doit être déterminé par l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, de manière
transpartisane, l'ensemble de l'Assemblée est en train de dire : On
réalise que notre cadre ne fonctionne pas. Si on laisse aller les choses, on va
générer des impacts économiques, sociaux à long terme et pérennes sur la
Gaspésie qui, en toute franchise, a assez souffert et sur l'Est de Montréal. Je
vous appellerais, aussi, à arrêter de voir Montréal comme un bloc monolithique.
C'est près de la moitié du Québec. Il y a des réalités de communautés, et si
vous pouvez aller voir la carte, à l'Ouest, le Saint-Laurent, c'est d'une
couleur, à l'Est, c'est d'une autre. Et ça, c'est ça que je pense que les
parlementaires reconnaissent. Maintenant, pour établir un cadre réglementaire,
ce n'est pas vrai qu'on peut faire ça en trois semaines. Ça prend une
discussion de fond. Et moi, je trouve ça très mature de la part d'une
assemblée, de se dire : On va prendre un pas de recul, on va faire une
vraie réflexion de fond, mais entre temps, nous allons reconnaître qu'il y a
des... des circonscriptions, puis nos collègues de Chambres de commerce qui ont
eu une augmentation de leur démographie, on va leur accorder une
circonscription, mais on ne va pas venir avant d'avoir fait une réflexion de
fond, mettre en danger deux communautés qui sont déjà affaiblies.
Journaliste : Puis vous
essayez de mettre de la pression sur qui, au juste, aujourd'hui? Parce que les
quatre partis sont derrière vous.
M. Charest (Jean-Denis) : Oui.
Journaliste
: Qu'est-ce
que... qu'est ce qui bloque, là? Qu'est-ce qu'il en... qu'est ce qui vous
empêche d'appeler le projet de loi n° 3?
M. Charest (Jean-Denis) : Bien,
c'est ce qu'on va leur demander dans 10 minutes. On va leur demander
d'appeler le projet de loi. Et la pression est sur les gens, en partie,
derrière moi. Elle n'est pas sur nous. Nous, ce qu'on fait, c'est : Voici
les défis. Maintenant, l'Assemblée a fait, je pense, un excellent travail. Il y
a eu des discussions démographiques et c'est sain, mais maintenant, l'Assemblée
doit procéder. Et la responsabilité repose sur les gens derrière moi.
Journaliste : Alors, peut
être que les gens derrière vous pourraient prendre la parole. Qu'est-ce qui
bloque, au juste? Qu'est-ce qui vous empêche d'appeler le projet de loi? Je ne
comprends pas.
M. Roberge : Bien, ce qu'on
voit, c'est que nous sommes unis, unis de manière transpartisane, même avec des
organisations des Chambres de commerce. Donc, appeler le projet de loi, c'est
possible, l'adopter, c'est à voir. Je pense que vous n'êtes pas sans savoir
qu'il y a au moins un député qui fait obstruction. Je pense que le message reçu,
aujourd'hui, c'est de cesser l'obstruction.
Journaliste : Mais donc,
juste pour bien comprendre, dans le fond, le député en question, je pense,
s'oppose à une procédure accélérée. Mais qu'est ce qui vous empêche de
l'adopter à la régulière?
M. Roberge : Je ne prétends
pas qu'il est impossible de l'adopter à la régulière, mais ce n'est pas arrivé.
Et notre volonté transpartisane est intacte, de continuer de cheminer.
Aujourd'hui, c'est un point de presse qui est un cri du cœur, mais un cri du coeur
documenté. Je vais vous dire, je pense qu'on ne peut pas être insensibles aux
arguments du cœur, mais aussi aux arguments démographiques, économiques,
sociaux qui ont été exposés. Donc... donc, aujourd'hui, je ne suis pas en train
de vous dire que ce projet de loi là ne peut pas cheminer. Simplement, on est
venus écouter des gens qui sont directement sur le terrain. Nous, on travaille
pour les Québécois, puis aujourd'hui, vous avez entendu la voix des Québécois,
mais c'est... Nous sommes là en soutien, ce n'est pas eux qui nous soutiennent,
c'est nous qui les soutenons.
Le Modérateur
:
...prochaine personne, s'il vous plaît, Mme Plante.
Journaliste
: Si ce
n'est pas adopté en accéléré, est-ce que c'est mort?
Le Modérateur
:
Prochaine personne, s'il vous plaît.
Journaliste
: Donc,
Marie-Josée Paquette-Comeau de Radio-Canada. Je vais juste reprendre la balle
au bond de ma collègue pour M. Roberge, en fait, parce que vous dites vous
travaillez pour les Québécois, donc qu'est-ce qui vous empêche de l'appeler à
la régulière actuellement, qui pourrait le faire passer de façon régulière dans
les deux semaines qui restent, si vous travaillez pour les Québécois?
M. Roberge : Bien, on va voir.
Il est possible de l'appeler à la régulière, il va rester du temps pour
l'adopter, peu de temps, ça va prendre la collaboration de tous. Je pense que
ça va prendre la collaboration de tous. Le temps de l'obstruction, il est
terminé...
Journaliste
: Vous
n'avez pas besoin de la collaboration de tous...
M. Roberge : ...la discussion
démocratique peut se faire. Donc, nous, on ne demande qu'à faire notre travail
de parlementaire.
M. Charest (Jean-Denis) : En
fait, il faut que ça accélère, bien entendu. Je pense qu'un débat qui est sain,
M. Chassin est ici, et il est sain d'avoir des débats. Ce qu'on mentionne dans
le débat, c'est l'importance de la démocratie. Eh bien là, nous, ce qu'on
appelle, c'est laissons la démocratie aller. Il reste peu de temps. S'il y
avait de l'obstruction parlementaire, à mon avis, ce serait mal venu, parce que
ce serait ne pas respecter la démocratie, sachant qu'il reste peu de temps.
Maintenant, les discussions ont eu lieu, mais on a un Parlement qui est élu,
j'espère qu'il pourra faire son travail, qu'on aura de bonnes discussions. Mais,
au final, ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il faut que ça accélère et le
projet de loi est un projet de loi qui est là pour le bien commun,
transpartisan. Ça n'a rien à voir avec ce qui se passe aux États-Unis.
Et moi, je l'apprécie, comme communauté,
mais j'ai besoin de résultats parce qu'au final, ce n'est pas les
parlementaires qui vont vivre les conséquences, c'est les... c'est la
population sur le terrain. Et moi, depuis un an, j'ai des appels constants
d'organismes communautaires, de citoyens, d'entreprises qui se disent :
Regarde, là, on commence à sortir la tête de l'eau, on commence à être capable
de se faire entendre. Et moi, ce que je leur réponds, je dis : Oui, mais
il faut aussi reconnaître qu'il y a des circonscriptions qui ont eu une croissance
démographique. Et cet équilibre-là, on a besoin d'une réflexion de fond, il y a
un engagement à le faire, mais on ne peut pas sacrifier l'avenir de deux
communautés aussi vulnérables que ça. Et je pense qu'on a une solution. Que
l'Assemblée fasse son travail, qu'il n'y ait pas d'obstruction et qu'on puisse
avancer dans la bonne direction.
Journaliste
: Mais vous
avez parlé de critères de complexité, par exemple, dans votre circonscription,
est-ce que ce n'est pas de créer un précédent que de, là, choisir des critères
qui n'ont pas encore été choisis par l'organisme indépendant?
M. Charest (Jean-Denis) : En
partie, les critères existent, d'accord? Les critères, ils existent. Le respect
d'une communauté. Quand moi, je regarde le travail qui a été fait...puis on
propose de faire une circonscription de Pointe-aux-Prairies. Je suis originaire
de Chicoutimi et du Saguenay. Si on proposé... si on proposait de faire une
circonscription qui s'appellerait le Lac-Saguenay, ça ne marcherait pas, mais
ça ne marche pas non plus à Montréal.
Mais la réalité, c'est parce que nos
communautés ont de la misère à faire entendre leur voix. On ne comprend pas la
réalité des sous-communautés sur le territoire montréalais et on ne reconnaît
pas à juste point ce qui se passe en Gaspésie. Et la résultante de couper les
circonscriptions, c'est que ça va empirer la situation. Ça fait cinq ans,
qu'on se bat dans l'est de Montréal pour faire avancer les choses, la Gaspésie,
j'aurais envie de dire encore plus d'années puis même, pour les gens à
Montréal, depuis plus d'années. Il ne faut pas pérenniser des impacts démesurés
sur deux communautés, alors que, de l'avis de l'ensemble de l'Assemblée
nationale, il faut qu'il y ait une réflexion plus large sur les critères. Mais
déjà il y a des critères sur lesquels on peut s'appuyer.
Et il faut se rappeler que le rôle d'un
député, ce n'est pas seulement de siéger à la période des questions, mais c'est
de se promener. En toute franchise, au nombre de kilomètres que les députés
doivent faire en Gaspésie, je ne vois pas comment ils peuvent le faire. Et, du
point de vue de l'est de Montréal, là, la complexité de la composition de notre
population puis le niveau de vulnérabilité demandent des actions très
différentes que dans d'autres circonscriptions. Puis ces critères-là, ils
existent déjà, mais ils doivent être précisés, mieux circonscrits. Puis il en
va de l'avenir aussi de notre démocratie, et je pense que l'Assemblée nationale
est responsable.
Maintenant, ce que je demande, c'est du courage
et c'est aussi de reconnaître que le fait qu'on a une assemblée qui est élue
démocratiquement et que les quatre parties à l'Assemblée... officielles à
l'Assemblée nationale veulent faire avancer le dossier. Alors, j'espère qu'on
va avoir des résultats. Sinon, il y a des gens qui auront la responsabilité des
coûts que subiront la Gaspésie et le reste de Montréal.
Le Modérateur
: Alors,
peut-être en anglais, s'il vous plaît, madame.
Journaliste
:
...donc... donc, finalement, là, c'est un point de presse pour mettre de la
pression sur M. Chassin, là, c'est... C'est ça, là?
M. Charest (Jean-Denis) : Non,
pas du tout. Non, vous... à l'inverse, la pression, elle est sur l'Assemblée.
Je veux que le projet de loi soit mis sur la table, progresse et soit adopté.
Et ça, bien, ce n'est pas M. Chassin qui doit faire ça, il va... Je
l'invite très certainement, puis vous m'excuserez de vous interpeller, là, vous
êtes dans mon champ de vision, puis... puis c'est sain qu'il y ait des débats,
là, ce n'est pas... ce n'est pas malsain, mais, à ce moment-ci, on est rendus à
prendre une décision. L'Assemblée, d'un point de vue majoritaire, est... Mais
là, il faut que ça se passe, là, on commence à manquer de temps, on est
nerveux. Donc, pour nous, c'est un appel d'urgence.
Journaliste : M. Roberge,
est-ce que vous pourriez envisager d'entendre le DGE, en commission
parlementaire?
M. Roberge : Ce que je
vous dis, c'est qu'on va travailler de manière transpartisane puis qu'on est
déterminés à faire cheminer ce projet de loi. Pour les modalités, on vous
annoncera les choses ultérieurement.
Une voix : Merci beaucoup.
Le Modérateur
: Alors,
voilà ce qui met fin à la conférence de presse. Merci.
(Fin à 12 h 05)