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(Huit heures vingt-six minutes)
Mme Gentilcore : Bonjour.
Alors, aujourd'hui, le Parti québécois, nous allons déposer une motion sur
l'itinérance. Donc, je veux rappeler que, dans le dernier dénombrement, là, qui
est sorti récemment, on a constaté une augmentation de 20 % de
l'itinérance entre 2022 et 2025, et ce, à la grandeur du Québec, donc pas
seulement dans les grandes régions métropolitaines.
Donc, malgré cette augmentation alarmante
dans l'ensemble des régions du Québec, la CAQ a décidé de mettre en place un
projet pilote dans seulement trois régions, la région de Montréal, la région de
la Capitale-Nationale et la région de l'Outaouais.
Donc, je le répète, l'itinérance n'est
plus juste une question de grands centres. L'itinérance est une question de
tout le Québec, dans toutes les régions. Il y a eu des augmentations marquées
dans plusieurs régions : 119 % d'augmentation en
Abitibi-Témiscamingue, 73 % dans les Laurentides, 65 % sur la
Côte-Nord et 59 % à Laval.
Au Parti québécois, notre plan en
itinérance, il est clair, on s'engage à réduire de 50 % le nombre de
personnes en situation d'itinérance en quatre ans. Et puis c'est important,
c'est une priorité absolue, puis on devrait s'en occuper mieux.
M.
Bérubé
:
Bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un enjeu qui n'est
pas souvent abordé au plan national, c'est la protection de la faune. Dans une
vingtaine de municipalités au Québec, des bureaux vont fermer. Il n'y aura pas
davantage d'agents et d'agents de protection de la faune. La dernière
mobilisation, c'est à Maniwaki, dans La Vallée-de-la-Gatineau. C'est le cas en
Gaspésie, c'est le cas dans bien des régions. Et tout indique que ça va se
réaliser assez rapidement, il y a des fins de bail qu'on a pu vérifier, et
toutes les indications qu'on a se vérifient.
J'ai posé des questions à la ministre
responsable, qui est Mme Déry, qui s'occupe du dossier faune en plus de l'environnement,
et ce qu'on nous dit essentiellement : Bien, vous savez, ça va passer dans
le ministère de la Sécurité intérieure. Je veux bien, mais on n'a pas de
garantie que les agents qui se sont fait dire : Votre bureau va être fermé
à partir de telle date... Je donne l'exemple de Chandler en Gaspésie, ça, c'est
juillet 2026, donc c'est prochainement, ils ne vont pas devoir travailler
ailleurs.
Donc, pourquoi je vous parle de ça, bien
évidemment, il y a énormément de chasseurs et de pêcheurs au Québec, on a
besoin de surveiller le territoire, de faire des interceptions, des
arrestations au besoin, et les seuls bénéficiaires d'une diminution de la
protection de la faune, c'est les braconniers. Alors, évidemment, je suis d'un
comté qui est le paradis de la chasse, mais c'est important pour l'ensemble des
Québécois et des Québécois qui s'adonnent à ce sport-là, la chasse et la pêche,
d'avoir un réseau d'agents sur le terrain qui fait la surveillance nécessaire
pour protéger la ressource pour les générations futures puis même présentement
aussi.
Alors, je voulais vous en parler parce que
c'est difficile de donner de la lumière à cet enjeu-là, mais c'est vraiment
important. Et, si vous avez besoin d'informations plus précises, ça me fera
plaisir de préciser. Merci.
Journaliste
: Bien,
peut-être là-dessus, M. Bérubé. Si je ne m'abuse, là, pendant l'étude des
crédits budgétaires en Environnement, Mme Déry vous a répondu que ces baux-là
étaient été renouvelés pour un an, puis après ça, on...
M.
Bérubé
:
C'est son intention.
Journaliste
: OK. Donc,
ce n'est pas encore fait.
M.
Bérubé
: Avec
la CAQ, là, il faudrait toujours applaudir les intentions au lieu des
résultats. C'est... c'est... ils font ça depuis 2018, là, je suis un fin
observateur de ça.
Dans le cas de Chandler, on est allé sur
place, on a fait beaucoup de route, et puis là, la veille, la députée a appelé
les maisons en disant : C'est réglé. Ah oui? Il y a-tu quelque chose de
signé? Non. Puis, si c'est signé, c'est pour combien de temps? Bien, un an.
Mais, si vous êtes sérieux, signez pour cinq ans puis dites aux agents qui
ont reçu l'avis qu'ils peuvent appliquer sur la Côte-Nord, par exemple, ou
ailleurs qu'ils vont pouvoir demeurer à Chandler, le bureau le plus achalandé
au Québec.
Dans le cas de Causapscal, j'ai appris que
c'est le Bureau de protection de la faune le plus... le plus vieux au Québec,
du XIXe siècle, à Causapscal. Il y a une seule agente qui est... qui est toujours
là, et puis là ça va fermer, février 2027, puis on nous a dit la même
chose. Alors, ça m'apparaît une manoeuvre pour gagner du temps, pour ne pas s'en
faire parler pendant la campagne électorale.
Mais moi, j'appelle les chasseurs et les
pêcheurs à se faire entendre, on a déposé une pétition hier, à appeler leur
bureau de député. C'est vraiment un enjeu où, si tu es moins présent, il y a un
impact considérable. Dans ma circonscription, on a vu ce que ça a donné, là, du
braconnage, là, qui a été rapporté par le Journal de Montréal, épouvantable.
Ça envoie un signal épouvantable pour la suite des choses en chasse et en
pêche.
M. Bérubé : M. Bérudé, le
dossier... ou Mme Gentilcore, le Dossier santé numérique. Il y a toutes
sortes de problèmes. Et on nous a dit, on nous assure régulièrement, à Santé
Québec, que ça se passe bien, sauf que, là, on assume le fait qu'il y a des
problèmes, que ça prend des ajustements. Mais les médecins sont catégoriques,
là, ça entraîne des retards et ça entraîne aussi beaucoup de désarroi. Qu'est-ce
que vous pensez de la gestion du Dossier santé numérique aujourd'hui?
Mme Gentilcore : Bien,
écoutez, c'est la même CAQ, le même manque de transparence. Quand on a la
ministre Bélanger puis qu'on a Santé Québec qui nous répètent jour après jour
que tout va bien et que, sur le terrain, tout nous indique que ça ne va pas
bien, quand on a des actions qui prennent le double, triple du temps que ça
prenait avant puis que ça, ça permet aux... ça ne permet pas aux patients, dans
le fond, d'avoir des services dans des temps qui sont raisonnables, déjà ce n'était
pas le cas avant, on a un problème. On ne peut pas se permettre de vivre un
autre échec avec ce programme-là.
Donc, il y a des actions qui doivent être
prises, puis la première, c'est que le gouvernement et Santé Québec
reconnaissent qu'il y a un problème. Donc, ce serait déjà un premier pas pour
pouvoir aller dans la bonne direction. Donc, évidemment, on est très inquiets,
on est très inquiets. Puis c'est ça, c'est comme la CAQ fait toujours, un manque
de transparence, on nous dit... on nous dit que tout va bien. On parlait des
intentions tout à l'heure. Donc, il faudrait applaudir les intentions, alors
que, là, les résultats n'y sont pas. Donc, on...
Journaliste : ...à ce
stade-ci, dans ce cas-ci, là?
Mme Gentilcore : Bien, écoutez,
là, le projet est lancé dans deux régions seulement. Est-ce que ça va dépasser
deux régions? Est-ce qu'on va pouvoir dépasser deux régions? Là, avec
les résultats qu'on constate là, ou l'absence des résultats, c'est loin d'être
évident. Il faut que... D'abord, la première étape, comme je le disais, que le
gouvernement accepte et reconnaisse qu'il y a un problème, Santé Québec pareil,
puis qu'ils nous arrivent avec des solutions, ça presse.
Journaliste
: Sur les
boissons énergisantes, qu'est-ce que vous pensez de l'argumentaire de Maïté
Blanchette Vézina?
M. Bérubé : Bon, d'abord, on
est en accord avec cette loi, on participe à la mobilisation, on trouve que
c'est important. Ce que je trouve particulier dans le cas de la députée de
Rimouski, c'est que c'est la même députée qui a apposé son nom sur un projet de
loi qui fait en sorte que des déchets américains de Stablex viennent au Québec.
Ça s'est fait durant la nuit, avec peu de débats, et ça, il n'y avait aucun
problème avec ça. Et là il faudrait des semaines supplémentaires pour étudier
ça. Je pense qu'il y a un geste à poser important, qui fait consensus dans la
classe politique, auprès des médecins, auprès de... de beaucoup d'intervenants.
Où résiderait l'intérêt du Parti conservateur de ne pas appuyer cette
mesure-là? Et j'ai aussi compris — puis ça, ça me fatigue — que
le lobby de Red Bull a été rencontré par la députée et que les parents n'ont
pas encore été rencontrés. Alors, je ne sais pas ce que ça a dit sur le Parti
conservateur. Est-ce que c'est elle qui... qui est vraiment contre? Est-ce que
c'est M. Duhaime qui exige ça? Je ne le sais pas, mais je pense qu'il y a
une belle occasion peut-être de changer son fusil d'épaule dans la journée. Je
le souhaite. J'ai entendu mon collègue Cliche-Rivard tantôt dire que peut-être
qu'il y a encore du temps pour qu'elle se rallie. Je le souhaite, je le
souhaite.
Journaliste
:
...argumentaire?
M.
Bérubé
:
Bien, l'argumentaire, je veux dire, à sa face même, je ne sais pas. Je... Moi,
ce qui... au-delà de l'argumentaire, là, qui est... qui n'est pas très solide,
c'est le choix des priorités. Tu sais, on rencontre des... Moi, je n'en
rencontre pas souvent, là, des lobbyistes. Puis je le dis quand je les
rencontre, ça, ça peut être par exemple, pour la construction d'une... des
trucs comme ça. Mais rencontrer des lobbyistes de Red Bull puis ne pas
rencontrer les parents, ça, ça va prendre des explications.
Journaliste : ...étudie le
projet de loi en commission parlementaire pour qu'on puisse entendre les
experts, qu'on puisse faire le débat, qu'on puisse... peut-être aussi? Là, on
va faire ça, un, deux, trois, en fin de session?
M. Bérubé : Je pense que
toutes les informations sont connues. On a été capables de régler bien des
enjeux qui faisaient consensus assez rapidement. Nous, on est à l'aise avec le
processus. Il y a un point de presse tout à l'heure à 11 h 30, on y
sera aussi. Donc, comptez sur nous pour que la mémoire de ce jeune-là soit dans
notre tête et dans notre cœur quand viendra le temps de voter. On est rendus
là, qu'on procède.
Journaliste : ...le Parti
québécois les a rencontrés, l'industrie des boissons énergisantes?
M. Bérubé : Non. Ils ne
nous ont pas demandé, on dirait qu'ils sentaient qu'il y avait moins d'écoute
de notre côté. Ils n'ont pas demandé à nous rencontrer.
Journaliste : Est-ce que vous
pensez que les consommateurs, en faisant ce qu'ils font, parlent à leurs
militants, tu sais, de parler à leur base?
M. Bérubé : Je ne sais
pas, mais j'aimerais qu'ils parlent aux parents de ce jeune.
Journaliste : C'est un appel
à la...
M. Bérubé : Je ne sais
pas à qui ils parlent, je ne les connais pas. Mais je sais qu'il y a des
parents éprouvés et des parents inquiets qui aimeraient qu'on pose un geste.
Allez voir les commentaires sous la publication de Mme Blanchette Vézina
sur sa propre page Facebook. Je pense que tout est là.
Journaliste
: Mais
c'est quoi, la responsabilité du gouvernement là-dedans? Parce que,
M. Cliche-Rivard nous l'a dit, lui, ça fait trois semaines qu'il attendait
ce projet de loi...
M.
Bérubé
:
Il a raison.
Journaliste
: ...ça
fait des mois qu'il en parle.
M.
Bérubé
:
Il a absolument raison.
Journaliste
: Pourquoi
on sort ça à minuit moins une?
M.
Bérubé
:
Ça, c'est le calendrier parlementaire. Puis d'ailleurs, ça va être intéressant
de suivre les priorités pour les prochaines semaines. On a perdu cinq semaines.
On a perdu deux semaines en septembre, vous vous souvenez, puis on en a perdu
trois suite à la course. Bon, ceci étant dit, on est d'accord là-dessus. Mais
là dans la somme des avantages et des désavantages, on trouve que c'est
important d'adopter cette loi-là. C'est une des cinq, là, qu'on a identifiées,
qui est vraiment, là, très importante dans cette fin de session, et on offre
notre plein concours pour que ça fonctionne.
Journaliste
: ...
M.
Bérubé
:
Bien, ceux qui font consensus pour nous : la loi Gabie Renaud, 4, n° 3, carte électorale, boissons énergisantes, utilisation
de l'image d'une personne d'une personnalité publique, ça, c'est... je n'ai pas
le numéro par contre...
Journaliste
: 24.
M.
Bérubé
:
...oui, et journée de sensibilisation aux enjeux vécus par les personnes
immunosupprimées, ça, c'est Joël...
Journaliste
: Pourquoi
P-38 n'est pas là dans votre liste?
M.
Bérubé
:
Bien là, il faut faire des choix, ça ne veut pas dire que ce n'est pas
important.
Journaliste
: Puis la
loi 101 ou la formation professionnelle...
M.
Bérubé
:
Je pense que ça a déjà été annoncé qu'ils n'auront pas le temps de le faire.
Mais, on est d'accord, là, on a déjà fait adopter une...
Journaliste
: ...que
c'était possible qu'un de ces trois projets de loi, là, dont il est le porteur,
ne soit pas adopté... mais où est-ce qu'il faudrait mettre le...
Mme Gentilcore : Non,
mais l'idée ici, puis ce qui a été proposé hier par mes collègues, c'est de
dire : On a ciblé cinq projets de loi qui font un consensus, là, autour
desquels on pourrait s'entendre. Il reste très peu de temps. Donc, évidemment
qu'il y a d'autres projets de loi qu'on aimerait voir être adoptés, aucun doute
là-dessus. Sauf que, dans le temps qui nous est imparti, si on finit de siéger
la semaine prochaine, vendredi prochain, ce sont cinq projets de loi qui, à
notre avis, pourraient être adoptés relativement rapidement.
Journaliste : Le P-38, il
faisait partie des projets de loi qui semblaient faire un certain consensus,
là. Mais là, ce que j'entends, c'est qu'il y a eu 47 amendements qui ont
été présentés hier. Est-ce que ça, c'est un... c'est un... ça risque de... de
signer l'arrêt de mort du projet? Parce que, 47 amendements, il faut les
étudier...
Mme Gentilcore : Je ne
sais pas si ça va signer l'arrêt de mort du projet. C'est sûr que,
47 amendements, c'est beaucoup avec le temps qu'il reste. Donc, peut-être
que ça... ceci explique cela, mais tu sais, se concentrer sur les cinq projets
de loi qu'on a identifiés là, déjà, ce ne serait pas mal. On pourrait en faire
passer cinq puis...
Journaliste : ...les boissons
énergisantes, est-ce qu'il y a du populisme dans le dossier, comme le dit
Mme Blanchette Vézina...
M.
Bérubé
:
Écoutez, là, à la lumière de la preuve qui est disponible, quand je vous dis
que ça fait consensus, les gens veulent que ça passe, moi, je salue tout ceux
qui veulent avancer. C'est transpartisan. Je pense que, comme législateurs, on
est fier quand on pose un geste qui a un impact concret. Puis ça va être
drôlement concret. Alors, moi, je me réjouis que tous ceux qui veulent aller de
l'avant le fassent.
Journaliste
: Est-ce
que vous bloqueriez l'idée de prolonger la session pour une semaine? Ne
serait-ce que pour aller de l'avant avec les projets de loi que vous priorisez
aussi?
Mme Gentilcore : Écoutez, mon
collègue l'a dit tout à l'heure, là, cinq semaines de prorogation du côté de la
CAQ, des cinq semaines de travaux perdus pour des questions de leur régie
interne à eux, donc, déjà, ça, il faut le dire. Nous, on a un plan ici,
justement, de se concentrer sur ces cinq projets de loi là pour y arriver dans
le temps qui est imparti, qui est prévu. Ensuite, de ça, si on est appelé sur des
projets de loi, si on est appelés à siéger, évidemment qu'on va faire notre
travail, là. Je veux dire, on a toujours fait notre travail, puis on va... on
va être là. Mais le plan qu'on propose, là, c'est vraiment ce qu'on
privilégierait, tout simplement.
Journaliste
: Juste un
mot en terminant, si c'est possible, sur le patron de Pulsar... qui a connu
toutes sortes de problèmes, avouons-le, quand même, dans les derniers mois. Il
y a une nouvelle antenne qui a été inaugurée très récemment également, mais le
patron de Pulsar a quand même été... a été limogé. Comment vous trouvez la
gestion du REM depuis sa création?
Mme Gentilcore : Bien,
écoutez, c'est évident qu'on a des problèmes qui sont flagrants, là, je veux
dire, chaque hiver qui passe est un hiver de plus où on a des bris de service
qui se répètent, qui se multiplient. Donc, en ce qui a trait au patron lui-même
qui a été congédié, je n'ai pas d'opinion sur l'homme lui-même. Mais une chose
est certaine, il y a des décisions qui doivent être prises à ce moment-ci pour
améliorer les choses et pour s'assurer que l'hiver prochain, on ait beaucoup
moins d'interruptions de service et qu'on puisse avoir un REM qui fonctionne
puis qui permette aux gens de l'utiliser.
Le Modérateur
: On va
passer en anglais.
Journaliste
: So the bill to ban energy
drinks to kids and teens under 16 years old, is it on your list of priorities?
M.
Bérubé
: Yeah. Pretty much. Well, the government can count on us to make
sure that we ban those high energy and sugar drinks to protect the kids. So,
there's not a there's a... there's a no brainer. We have an opportunity to do
something really concrete for the kids. And we're... we're going to be in a
press conference later today. And we want to make sure that the death of this
young kid is going to serve to put forward a new way to protect the youth of
Quebec.
Journaliste
: You've been an MNA for a long time...
M.
Bérubé
: Don't tell me.
Journaliste
: Yeah, I know, we have the same age...
M.
Bérubé
: 19 years.
Journaliste
: Almost 20 years. So, the... How would you describe Maïté Blanchette Vézina's actions right
now, and the grapefruit anecdote and all that?
Mme Gentilcore : The grapefruit gate!
M.
Bérubé
: The grapefruit gate! Well, let's say that this is the same MNA who
sang her name on a bill, on a bâillon... what is a bâillon again in English?
Journaliste
: She invoked closure for...
M.
Bérubé
: Closure for Stablex to make sure that dangerous waste coming from
the US to Blainville, right?
And she didn't resign after that, so she was agreeing with that. And then, she
has a problem to ban some dangerous beverage for kids? That's a problem for me.
The other problem she met the lobbyist of Red bull. She takes her time to meet
those people who are against the bill, she didn't meet yet the parents of
Zachary.
Journaliste
: She will, this afternoon.
M.
Bérubé
: Yeah, it's about time.
Mme Gentilcore : It's a bit late.
M.
Bérubé
: So, is that enough for you?
Journaliste
: Thank you.
M.
Bérubé
: I rest my case.
Journaliste
:
Mais les modèles 76 sont toujours très fort...
M.
Bérubé
: 75!
Journaliste
: Oh,
excuse-moi!
M.
Bérubé
: Je
suis un verseau.
Journaliste
: D'accord.
M.
Bérubé
: I'm an Aquarius.
Journaliste
: This is the dawning of the age.
Journaliste
: ...actually invoke you saying how long you've been in Parliament,
because I'm...
Mme Gentilcore : In front of the micro.
M.
Bérubé
: I'm only 51, by the way, hein?
Journaliste
: Well... that says that your party has, over the time, sort of
drifted away from its social democratic groups, that you're entering the
election farther to the right than ever.
M.
Bérubé
: How said that?
Journaliste
: ...
M.
Bérubé
: Is that serious?
Journaliste
: Do you agree?
M.
Bérubé
: With Ruba Ghazal on
this topic?
Journaliste
: Are you farther to the right than you have in...
M.
Bérubé
: She said that she's more inclusive than us. So, if it's right, why
does she have under 10% of the Quebeckers support? They're not... The less
inclusive party right now for Quebeckers is Québec Solidaire. They're five on five. And on many… on many
topics, they say they're more inclusive, but the numbers show the contrary.
Journaliste
: …my question is not about inclusivity.
M.
Bérubé
: I'm going to add something. Québec solidaire is existing since 20
years. The worst record on 20 years is under the leadership of Ruba Ghazal. She
has to ask herself some questions before pointing others.
Journaliste
: But are you to the right, to the left of where you've been
historically?
M.
Bérubé
:
We're forward.
(Fin à 8 h 42)