L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation, et Mme Catherine Gentilcore, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de culture et de communications

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation, et Mme Catherine Gentilcore, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de culture et de communications

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le vendredi 5 juin 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-six minutes)

Mme Gentilcore : Bonjour. Alors, aujourd'hui, le Parti québécois, nous allons déposer une motion sur l'itinérance. Donc, je veux rappeler que, dans le dernier dénombrement, là, qui est sorti récemment, on a constaté une augmentation de 20 % de l'itinérance entre 2022 et 2025, et ce, à la grandeur du Québec, donc pas seulement dans les grandes régions métropolitaines.

Donc, malgré cette augmentation alarmante dans l'ensemble des régions du Québec, la CAQ a décidé de mettre en place un projet pilote dans seulement trois régions, la région de Montréal, la région de la Capitale-Nationale et la région de l'Outaouais.

Donc, je le répète, l'itinérance n'est plus juste une question de grands centres. L'itinérance est une question de tout le Québec, dans toutes les régions. Il y a eu des augmentations marquées dans plusieurs régions : 119 % d'augmentation en Abitibi-Témiscamingue, 73 % dans les Laurentides, 65 % sur la Côte-Nord et 59 % à Laval.

Au Parti québécois, notre plan en itinérance, il est clair, on s'engage à réduire de 50 % le nombre de personnes en situation d'itinérance en quatre ans. Et puis c'est important, c'est une priorité absolue, puis on devrait s'en occuper mieux.

M. Bérubé : Bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un enjeu qui n'est pas souvent abordé au plan national, c'est la protection de la faune. Dans une vingtaine de municipalités au Québec, des bureaux vont fermer. Il n'y aura pas davantage d'agents et d'agents de protection de la faune. La dernière mobilisation, c'est à Maniwaki, dans La Vallée-de-la-Gatineau. C'est le cas en Gaspésie, c'est le cas dans bien des régions. Et tout indique que ça va se réaliser assez rapidement, il y a des fins de bail qu'on a pu vérifier, et toutes les indications qu'on a se vérifient.

J'ai posé des questions à la ministre responsable, qui est Mme Déry, qui s'occupe du dossier faune en plus de l'environnement, et ce qu'on nous dit essentiellement : Bien, vous savez, ça va passer dans le ministère de la Sécurité intérieure. Je veux bien, mais on n'a pas de garantie que les agents qui se sont fait dire : Votre bureau va être fermé à partir de telle date... Je donne l'exemple de Chandler en Gaspésie, ça, c'est juillet 2026, donc c'est prochainement, ils ne vont pas devoir travailler ailleurs.

Donc, pourquoi je vous parle de ça, bien évidemment, il y a énormément de chasseurs et de pêcheurs au Québec, on a besoin de surveiller le territoire, de faire des interceptions, des arrestations au besoin, et les seuls bénéficiaires d'une diminution de la protection de la faune, c'est les braconniers. Alors, évidemment, je suis d'un comté qui est le paradis de la chasse, mais c'est important pour l'ensemble des Québécois et des Québécois qui s'adonnent à ce sport-là, la chasse et la pêche, d'avoir un réseau d'agents sur le terrain qui fait la surveillance nécessaire pour protéger la ressource pour les générations futures puis même présentement aussi.

Alors, je voulais vous en parler parce que c'est difficile de donner de la lumière à cet enjeu-là, mais c'est vraiment important. Et, si vous avez besoin d'informations plus précises, ça me fera plaisir de préciser. Merci.

Journaliste : Bien, peut-être là-dessus, M. Bérubé. Si je ne m'abuse, là, pendant l'étude des crédits budgétaires en Environnement, Mme Déry vous a répondu que ces baux-là étaient été renouvelés pour un an, puis après ça, on...

M. Bérubé : C'est son intention.

Journaliste : OK. Donc, ce n'est pas encore fait.

M. Bérubé : Avec la CAQ, là, il faudrait toujours applaudir les intentions au lieu des résultats. C'est... c'est... ils font ça depuis 2018, là, je suis un fin observateur de ça.

Dans le cas de Chandler, on est allé sur place, on a fait beaucoup de route, et puis là, la veille, la députée a appelé les maisons en disant : C'est réglé. Ah oui? Il y a-tu quelque chose de signé? Non. Puis, si c'est signé, c'est pour combien de temps? Bien, un an. Mais, si vous êtes sérieux, signez pour cinq ans puis dites aux agents qui ont reçu l'avis qu'ils peuvent appliquer sur la Côte-Nord, par exemple, ou ailleurs qu'ils vont pouvoir demeurer à Chandler, le bureau le plus achalandé au Québec.

Dans le cas de Causapscal, j'ai appris que c'est le Bureau de protection de la faune le plus... le plus vieux au Québec, du XIXe siècle, à Causapscal. Il y a une seule agente qui est... qui est toujours là, et puis là ça va fermer, février 2027, puis on nous a dit la même chose. Alors, ça m'apparaît une manoeuvre pour gagner du temps, pour ne pas s'en faire parler pendant la campagne électorale.

Mais moi, j'appelle les chasseurs et les pêcheurs à se faire entendre, on a déposé une pétition hier, à appeler leur bureau de député. C'est vraiment un enjeu où, si tu es moins présent, il y a un impact considérable. Dans ma circonscription, on a vu ce que ça a donné, là, du braconnage, là, qui a été rapporté par le Journal de Montréal, épouvantable. Ça envoie un signal épouvantable pour la suite des choses en chasse et en pêche.

M. Bérubé : M. Bérudé, le dossier... ou Mme Gentilcore, le Dossier santé numérique. Il y a toutes sortes de problèmes. Et on nous a dit, on nous assure régulièrement, à Santé Québec, que ça se passe bien, sauf que, là, on assume le fait qu'il y a des problèmes, que ça prend des ajustements. Mais les médecins sont catégoriques, là, ça entraîne des retards et ça entraîne aussi beaucoup de désarroi. Qu'est-ce que vous pensez de la gestion du Dossier santé numérique aujourd'hui?

Mme Gentilcore : Bien, écoutez, c'est la même CAQ, le même manque de transparence. Quand on a la ministre Bélanger puis qu'on a Santé Québec qui nous répètent jour après jour que tout va bien et que, sur le terrain, tout nous indique que ça ne va pas bien, quand on a des actions qui prennent le double, triple du temps que ça prenait avant puis que ça, ça permet aux... ça ne permet pas aux patients, dans le fond, d'avoir des services dans des temps qui sont raisonnables, déjà ce n'était pas le cas avant, on a un problème. On ne peut pas se permettre de vivre un autre échec avec ce programme-là.

Donc, il y a des actions qui doivent être prises, puis la première, c'est que le gouvernement et Santé Québec reconnaissent qu'il y a un problème. Donc, ce serait déjà un premier pas pour pouvoir aller dans la bonne direction. Donc, évidemment, on est très inquiets, on est très inquiets. Puis c'est ça, c'est comme la CAQ fait toujours, un manque de transparence, on nous dit... on nous dit que tout va bien. On parlait des intentions tout à l'heure. Donc, il faudrait applaudir les intentions, alors que, là, les résultats n'y sont pas. Donc, on...

Journaliste : ...à ce stade-ci, dans ce cas-ci, là?

Mme Gentilcore : Bien, écoutez, là, le projet est lancé dans deux régions seulement. Est-ce que ça va dépasser deux régions? Est-ce qu'on va pouvoir dépasser deux régions? Là, avec les résultats qu'on constate là, ou l'absence des résultats, c'est loin d'être évident. Il faut que... D'abord, la première étape, comme je le disais, que le gouvernement accepte et reconnaisse qu'il y a un problème, Santé Québec pareil, puis qu'ils nous arrivent avec des solutions, ça presse.

Journaliste : Sur les boissons énergisantes, qu'est-ce que vous pensez de l'argumentaire de Maïté Blanchette Vézina?

M. Bérubé : Bon, d'abord, on est en accord avec cette loi, on participe à la mobilisation, on trouve que c'est important. Ce que je trouve particulier dans le cas de la députée de Rimouski, c'est que c'est la même députée qui a apposé son nom sur un projet de loi qui fait en sorte que des déchets américains de Stablex viennent au Québec. Ça s'est fait durant la nuit, avec peu de débats, et ça, il n'y avait aucun problème avec ça. Et là il faudrait des semaines supplémentaires pour étudier ça. Je pense qu'il y a un geste à poser important, qui fait consensus dans la classe politique, auprès des médecins, auprès de... de beaucoup d'intervenants. Où résiderait l'intérêt du Parti conservateur de ne pas appuyer cette mesure-là? Et j'ai aussi compris — puis ça, ça me fatigue — que le lobby de Red Bull a été rencontré par la députée et que les parents n'ont pas encore été rencontrés. Alors, je ne sais pas ce que ça a dit sur le Parti conservateur. Est-ce que c'est elle qui... qui est vraiment contre? Est-ce que c'est M. Duhaime qui exige ça? Je ne le sais pas, mais je pense qu'il y a une belle occasion peut-être de changer son fusil d'épaule dans la journée. Je le souhaite. J'ai entendu mon collègue Cliche-Rivard tantôt dire que peut-être qu'il y a encore du temps pour qu'elle se rallie. Je le souhaite, je le souhaite.

Journaliste : ...argumentaire?

M. Bérubé : Bien, l'argumentaire, je veux dire, à sa face même, je ne sais pas. Je... Moi, ce qui... au-delà de l'argumentaire, là, qui est... qui n'est pas très solide, c'est le choix des priorités. Tu sais, on rencontre des... Moi, je n'en rencontre pas souvent, là, des lobbyistes. Puis je le dis quand je les rencontre, ça, ça peut être par exemple, pour la construction d'une... des trucs comme ça. Mais rencontrer des lobbyistes de Red Bull puis ne pas rencontrer les parents, ça, ça va prendre des explications.

Journaliste : ...étudie le projet de loi en commission parlementaire pour qu'on puisse entendre les experts, qu'on puisse faire le débat, qu'on puisse... peut-être aussi? Là, on va faire ça, un, deux, trois, en fin de session?

M. Bérubé : Je pense que toutes les informations sont connues. On a été capables de régler bien des enjeux qui faisaient consensus assez rapidement. Nous, on est à l'aise avec le processus. Il y a un point de presse tout à l'heure à 11 h 30, on y sera aussi. Donc, comptez sur nous pour que la mémoire de ce jeune-là soit dans notre tête et dans notre cœur quand viendra le temps de voter. On est rendus là, qu'on procède.

Journaliste : ...le Parti québécois les a rencontrés, l'industrie des boissons énergisantes?

M. Bérubé : Non. Ils ne nous ont pas demandé, on dirait qu'ils sentaient qu'il y avait moins d'écoute de notre côté. Ils n'ont pas demandé à nous rencontrer.

Journaliste : Est-ce que vous pensez que les consommateurs, en faisant ce qu'ils font, parlent à leurs militants, tu sais, de parler à leur base?

M. Bérubé : Je ne sais pas, mais j'aimerais qu'ils parlent aux parents de ce jeune.

Journaliste : C'est un appel à la...

M. Bérubé : Je ne sais pas à qui ils parlent, je ne les connais pas. Mais je sais qu'il y a des parents éprouvés et des parents inquiets qui aimeraient qu'on pose un geste. Allez voir les commentaires sous la publication de Mme Blanchette Vézina sur sa propre page Facebook. Je pense que tout est là.

Journaliste : Mais c'est quoi, la responsabilité du gouvernement là-dedans? Parce que, M. Cliche-Rivard nous l'a dit, lui, ça fait trois semaines qu'il attendait ce projet de loi...

M. Bérubé : Il a raison.

Journaliste : ...ça fait des mois qu'il en parle.

M. Bérubé : Il a absolument raison.

Journaliste : Pourquoi on sort ça à minuit moins une?

M. Bérubé : Ça, c'est le calendrier parlementaire. Puis d'ailleurs, ça va être intéressant de suivre les priorités pour les prochaines semaines. On a perdu cinq semaines. On a perdu deux semaines en septembre, vous vous souvenez, puis on en a perdu trois suite à la course. Bon, ceci étant dit, on est d'accord là-dessus. Mais là dans la somme des avantages et des désavantages, on trouve que c'est important d'adopter cette loi-là. C'est une des cinq, là, qu'on a identifiées, qui est vraiment, là, très importante dans cette fin de session, et on offre notre plein concours pour que ça fonctionne.

Journaliste : ...

M. Bérubé : Bien, ceux qui font consensus pour nous : la loi Gabie Renaud, 4, n° 3, carte électorale, boissons énergisantes, utilisation de l'image d'une personne d'une personnalité publique, ça, c'est... je n'ai pas le numéro par contre...

Journaliste : 24.

M. Bérubé : ...oui, et journée de sensibilisation aux enjeux vécus par les personnes immunosupprimées, ça, c'est Joël...

Journaliste : Pourquoi P-38 n'est pas là dans votre liste?

M. Bérubé : Bien là, il faut faire des choix, ça ne veut pas dire que ce n'est pas important.

Journaliste : Puis la loi 101 ou la formation professionnelle...

M. Bérubé : Je pense que ça a déjà été annoncé qu'ils n'auront pas le temps de le faire. Mais, on est d'accord, là, on a déjà fait adopter une...

Journaliste : ...que c'était possible qu'un de ces trois projets de loi, là, dont il est le porteur, ne soit pas adopté... mais où est-ce qu'il faudrait mettre le...

Mme Gentilcore : Non, mais l'idée ici, puis ce qui a été proposé hier par mes collègues, c'est de dire : On a ciblé cinq projets de loi qui font un consensus, là, autour desquels on pourrait s'entendre. Il reste très peu de temps. Donc, évidemment qu'il y a d'autres projets de loi qu'on aimerait voir être adoptés, aucun doute là-dessus. Sauf que, dans le temps qui nous est imparti, si on finit de siéger la semaine prochaine, vendredi prochain, ce sont cinq projets de loi qui, à notre avis, pourraient être adoptés relativement rapidement.

Journaliste : Le P-38, il faisait partie des projets de loi qui semblaient faire un certain consensus, là. Mais là, ce que j'entends, c'est qu'il y a eu 47 amendements qui ont été présentés hier. Est-ce que ça, c'est un... c'est un... ça risque de... de signer l'arrêt de mort du projet? Parce que, 47 amendements, il faut les étudier...

Mme Gentilcore : Je ne sais pas si ça va signer l'arrêt de mort du projet. C'est sûr que, 47 amendements, c'est beaucoup avec le temps qu'il reste. Donc, peut-être que ça... ceci explique cela, mais tu sais, se concentrer sur les cinq projets de loi qu'on a identifiés là, déjà, ce ne serait pas mal. On pourrait en faire passer cinq puis...

Journaliste : ...les boissons énergisantes, est-ce qu'il y a du populisme dans le dossier, comme le dit Mme Blanchette Vézina...

M. Bérubé : Écoutez, là, à la lumière de la preuve qui est disponible, quand je vous dis que ça fait consensus, les gens veulent que ça passe, moi, je salue tout ceux qui veulent avancer. C'est transpartisan. Je pense que, comme législateurs, on est fier quand on pose un geste qui a un impact concret. Puis ça va être drôlement concret. Alors, moi, je me réjouis que tous ceux qui veulent aller de l'avant le fassent.

Journaliste : Est-ce que vous bloqueriez l'idée de prolonger la session pour une semaine? Ne serait-ce que pour aller de l'avant avec les projets de loi que vous priorisez aussi?

Mme Gentilcore : Écoutez, mon collègue l'a dit tout à l'heure, là, cinq semaines de prorogation du côté de la CAQ, des cinq semaines de travaux perdus pour des questions de leur régie interne à eux, donc, déjà, ça, il faut le dire. Nous, on a un plan ici, justement, de se concentrer sur ces cinq projets de loi là pour y arriver dans le temps qui est imparti, qui est prévu. Ensuite, de ça, si on est appelé sur des projets de loi, si on est appelés à siéger, évidemment qu'on va faire notre travail, là. Je veux dire, on a toujours fait notre travail, puis on va... on va être là. Mais le plan qu'on propose, là, c'est vraiment ce qu'on privilégierait, tout simplement.

Journaliste : Juste un mot en terminant, si c'est possible, sur le patron de Pulsar... qui a connu toutes sortes de problèmes, avouons-le, quand même, dans les derniers mois. Il y a une nouvelle antenne qui a été inaugurée très récemment également, mais le patron de Pulsar a quand même été... a été limogé. Comment vous trouvez la gestion du REM depuis sa création?

Mme Gentilcore : Bien, écoutez, c'est évident qu'on a des problèmes qui sont flagrants, là, je veux dire, chaque hiver qui passe est un hiver de plus où on a des bris de service qui se répètent, qui se multiplient. Donc, en ce qui a trait au patron lui-même qui a été congédié, je n'ai pas d'opinion sur l'homme lui-même. Mais une chose est certaine, il y a des décisions qui doivent être prises à ce moment-ci pour améliorer les choses et pour s'assurer que l'hiver prochain, on ait beaucoup moins d'interruptions de service et qu'on puisse avoir un REM qui fonctionne puis qui permette aux gens de l'utiliser.

Le Modérateur : On va passer en anglais.

Journaliste : So the bill to ban energy drinks to kids and teens under 16 years old, is it on your list of priorities?

M. Bérubé : Yeah. Pretty much. Well, the government can count on us to make sure that we ban those high energy and sugar drinks to protect the kids. So, there's not a there's a... there's a no brainer. We have an opportunity to do something really concrete for the kids. And we're... we're going to be in a press conference later today. And we want to make sure that the death of this young kid is going to serve to put forward a new way to protect the youth of Quebec.

Journaliste : You've been an MNA for a long time...

M. Bérubé : Don't tell me.

Journaliste : Yeah, I know, we have the same age...

M. Bérubé : 19 years.

Journaliste : Almost 20 years. So, the... How would you describe Maïté Blanchette Vézina's actions right now, and the grapefruit anecdote and all that?

Mme Gentilcore : The grapefruit gate!

M. Bérubé : The grapefruit gate! Well, let's say that this is the same MNA who sang her name on a bill, on a bâillon... what is a bâillon again in English?

Journaliste : She invoked closure for...

M. Bérubé : Closure for Stablex to make sure that dangerous waste coming from the US to Blainville, right? And she didn't resign after that, so she was agreeing with that. And then, she has a problem to ban some dangerous beverage for kids? That's a problem for me. The other problem she met the lobbyist of Red bull. She takes her time to meet those people who are against the bill, she didn't meet yet the parents of Zachary.

Journaliste : She will, this afternoon.

M. Bérubé : Yeah, it's about time.

Mme Gentilcore : It's a bit late.

M. Bérubé : So, is that enough for you?

Journaliste : Thank you.

M. Bérubé : I rest my case.

Journaliste : Mais les modèles 76 sont toujours très fort...

M. Bérubé : 75!

Journaliste : Oh, excuse-moi!

M. Bérubé : Je suis un verseau.

Journaliste : D'accord.

M. Bérubé : I'm an Aquarius.

Journaliste : This is the dawning of the age.

Journaliste : ...actually invoke you saying how long you've been in Parliament, because I'm...

Mme Gentilcore : In front of the micro.

M. Bérubé : I'm only 51, by the way, hein?

Journaliste : Well... that says that your party has, over the time, sort of drifted away from its social democratic groups, that you're entering the election farther to the right than ever.

M. Bérubé : How said that?

Journaliste : ...

M. Bérubé : Is that serious?

Journaliste : Do you agree?

M. Bérubé : With Ruba Ghazal on this topic?

Journaliste : Are you farther to the right than you have in...

M. Bérubé : She said that she's more inclusive than us. So, if it's right, why does she have under 10% of the Quebeckers support? They're not... The less inclusive party right now for Quebeckers is Québec Solidaire. They're five on five. And on many… on many topics, they say they're more inclusive, but the numbers show the contrary.

Journaliste : …my question is not about inclusivity.

M. Bérubé : I'm going to add something. Québec solidaire is existing since 20 years. The worst record on 20 years is under the leadership of Ruba Ghazal. She has to ask herself some questions before pointing others.

Journaliste : But are you to the right, to the left of where you've been historically?

M. Bérubé : We're forward.

(Fin à 8 h 42)

Participants


Document(s) associé(s)