Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures cinquante minutes)
M.
Bérubé
: Bonjour,
tout le monde. Alors, hier, à la période des questions, comme bien d'autres, j'ai
sursauté quand j'ai entendu la réponse de la première ministre concernant son
rôle dans la fermeture du chemin Roxham. Alors, souvenons-nous, et moi, je m'en
souviens particulièrement parce que j'ai posé la question, on lui demandait :
Est-ce qu'on devrait fermer le chemin Roxham? Pour nous, c'est une évidence.
Réponse : Non, ça ne donnera rien, ils vont passer par un autre endroit.
Et vous vous souvenez qu'ensuite elle est passée sur la passerelle, et le
premier ministre lui a demandé de revenir voir les journalistes et de dire
exactement ce qu'il voulait qu'il dise. Donc, elle a... s'est complètement
amendée et elle a changé sa position personnelle, qui était celle de ne pas
fermer Roxham, par la position de François Legault.
Alors, pour vous en convaincre, on a pris
la liberté de mettre en ligne, ce sera le cas bientôt, la vidéo de l'époque, qui
démontre que, pour une autre fois, Christine Fréchette répète une histoire qui
est fausse. On lui a demandé de s'amender parce que sa position ne convenait
pas à celle de la Coalition avenir Québec. C'est quand même important parce que,
ce chemin-là, on a perdu beaucoup de temps. On demandait de le fermer. Elle ne
le voulait pas, mais François Legault a eu plus d'influence sur elle, elle s'est
amendée. Le problème, c'est que François Legault n'est plus là, et c'est elle
qui est à la tête de l'État. Donc, c'est sa position qui prévaut en matière d'immigration.
Et les conséquences, elles sont importantes. Et mon collègue va vous parler
notamment de la situation dans les écoles.
M. Boissonneault : Oui. Parce
qu'au-delà de ce révisionnisme historique de Christine Fréchette par rapport à
ce qui s'est passé à propos du chemin Roxham, il y a quand même une question
importante qui a été posée sur le fond. Notre chef a été le seul à demander à
la première ministre ce qu'elle pensait de la situation qu'on voit dans les
écoles de la région de la Capitale-Nationale, évidemment, dans la foulée de la
présentation d'un reportage, c'était Radio-Canada, je pense, qui parlait, et là
je cite le texte, «de débordement extrême» dans les écoles de la région de la Capitale-Nationale,
à tel point que ça prendrait une vingtaine d'écoles de plus pour pouvoir
satisfaire à la demande. Ça, c'est pour Québec. On imagine ce que c'est à
Montréal, dans... à Gatineau, dans d'autres villes. Je sais que, dans ma
circonscription, il y a des enjeux aussi.
Elle a fini par reconnaître la raison de
ce débordement-là, parce qu'on va se le dire, on parle ici du dossier d'immigration,
là. Il n'y a pas eu de baby-boom au Québec dans les dernières années. On
comprend que le changement démographique au Québec est largement dû à l'immigration.
Donc, c'est un facteur important. Et c'est un témoignage éloquent non seulement
qu'il existe une telle chose que la capacité d'accueil, mais que cette capacité
d'accueil là est largement dépassée. Quand c'est rendu qu'il y a des
enseignants, parce qu'ils n'ont plus de classe, qui doivent prendre leur dîner
dans leur voiture, il y a un gros problème, il y a un impact sur le terrain.
Et, parallèlement à ça, on a un gouvernement
qui ne respecte pas ses cibles en matière d'immigration. Moi, j'ai eu des
échanges, lors de l'étude des crédits budgétaires, avec le ministre Bonnardel sur,
bon, la situation, qu'est-ce qu'il en est des chiffres d'immigration temporaire,
immigration permanente, étudiants étrangers, puis on se rend compte que,
systématiquement, les cibles ne sont pas respectées. On accueille toujours plus
de travailleurs étrangers temporaires, plus d'étudiants étrangers.
Si je regarde les chiffres rapidement, en
2024, il y en avait 72 400. Aujourd'hui, c'est à peu près 79 000 les
derniers chiffres qui étaient présentés lors de l'étude des crédits budgétaires.
En 2026, le... la cible était de 69 000. Si on regarde les étudiants
étrangers... Donc, ça, c'était pour les travailleurs étrangers qui répondent de
programmes québécois. Pour ce qui est des étudiants étrangers, il y en a 116 000
sur le territoire actuellement. La cible pour 2026, c'était 106 000. On
parle quand même de 20 000 personnes de plus. Puis, évidemment, ça, ça
veut dire que ça exerce une pression sur les services.
J'espère que le gouvernement va comprendre
la situation et apporter une réponse adéquate, d'abord respecter ses cibles,
puis voir aussi que les politiques d'immigration ont des conséquences sur le
terrain. Puis les mauvaises politiques de la CAQ, et d'Ottawa aussi, là, parce
que c'est vraiment un problème qu'il y a eu à Ottawa et à Québec, fait en sorte
qu'aujourd'hui on ne peut pas livrer la marchandise pour les citoyens et les
citoyennes.
Journaliste : On fait quoi,
justement? Prochaine rentrée, vous prenez le pouvoir, est-ce qu'on aménage des
nouvelles classes ou on... On fait quoi avec ces enfants-là?
M. Bérubé : Pour ce qui est
de l'éducation, on a une responsabilité de socialiser et de former ces jeunes,
mais la facture est totalement à la charge de Québec. À chaque fois que j'ai un
échange avec la ministre de l'Éducation, je lui demande de mettre à jour le
nombre d'écoles manquantes, le nombre de personnels manquants, les coûts qui
sont consacrés à Québec, et elle les a en temps réel. Je pense qu'elle pourrait
vous les fournir. C'est la responsabilité de Québec, mais non seulement la
capacité est atteinte, la capacité de construire à temps, la capacité d'avoir
du personnel est vraiment débordée. Il y a le cas de la Capitale-Nationale. On
pourrait parler de Laval, Montréal, Montérégie, Outaouais également, donc...
Journaliste : ...gouvernement
du PQ fait quoi? Parce que... pas répondu à la question.
M.
Bérubé
:
Bien, nos positions en matière d'immigration sont connues.
M. Boissonneault : Bien, si
je peux... si je peux ajouter, juste... juste pour vous donner un chiffre, là,
on dit qu'il y a à peu près... il y a 65 000, environ, enfants qui sont
issus de l'immigration qui sont dans le réseau scolaire. Juste ça, ça demande 4 500
enseignants. Ça, c'est les derniers chiffres qu'on avait, et même davantage.
Donc, nous, ce qu'on doit faire, c'est qu'on
doit agir, évidemment, sur l'accompagnement, parce qu'il va falloir construire
des écoles, il va falloir offrir des espaces. Puis, comme l'a dit mon estimé
collègue, évidemment, c'est à la charge du gouvernement du Québec. On prend nos
responsabilités à ce niveau-là. Mais, en immigration, il va falloir travailler
aussi. Il faut revoir les seuils à la baisse. Ça a été la proposition du Parti
québécois depuis la présentation de notre plan en 2024, puis on en avait même
parlé avant. Il va falloir trouver des façons aussi de régionaliser davantage.
Et il y a le commissaire à la langue française qui avait fait des propositions
pour la régionalisation. Nous, c'est ce qu'on est en train de regarder, puis on
va arriver avec des propositions qui vont être concrètes, là, solides pour
favoriser une régionalisation de l'immigration, de... des... pour... pour s'assurer
de répartir la pression que ça peut représenter dans le réseau. Mais une chose
est claire, là, c'est qu'il faut comprendre qu'il existe une telle chose que la
capacité d'accueil. Cette capacité-là est dépassée. On doit en prendre acte
puis on doit agir dans cette... dans cette optique-là. Ça va demander une
réduction des seuils.
Journaliste : ...les enfants
sont déjà là, sont déjà dans le système scolaire. Est-ce que... Quand on parle
de régionalisation, est-ce qu'on va prendre ces familles-là puis on va les
inciter à s'en aller ailleurs, plus en région?
M. Boissonneault : Bien, évidemment,
il va falloir...
Journaliste : Parce qu'ils
sont déjà ici, ils sont déjà installés ici, là.
M. Boissonneault : Oui, exact.
Puis, évidemment, on ne force personne, mais ce qu'on veut faire, c'est s'assurer
que les gens aient aussi des avantages à aller s'enraciner en région. Il y a
des belles opportunités en région qu'on peut leur offrir. Il y a un accompagnement
qu'on peut offrir aussi en région. La régionalisation, ça fait déjà plusieurs
années qu'on en parle, mais il y a des façons concrètes d'y arriver, par
exemple si on donne des responsabilités aux municipalités. C'est un peu ce que
proposait le commissaire à la langue française. Donc, il va falloir intervenir
là-dessus.
Mais il va falloir aussi parler des gens
qu'on accueille, des seuils d'immigration. Nous, au parti, on a présenté le
plan le plus élaboré de toutes les formations politiques là-dessus, c'est une
centaine de pages qu'on a présentées à l'automne 2024, où on dit qu'il va
falloir régionaliser l'immigration, s'assurer de prioriser les gens qui sont
déjà ici, qui parlent le français, évidemment, mais faire respecter nos règles
en réduisant les seuils permanents et temporaires, temporaires à peu près de
moitié, permanents à 35 000. On part de là puis... puis on répartit, là.
Journaliste : ...votre
proposition sur le TGV d'hier a percolé dans le milieu économique?
M.
Bérubé
: Notre
position repose essentiellement sur le postulat suivant : on paie des
taxes et des impôts à Ottawa, et vous aussi, et les gens qui nous écoutent.
Leur priorité, c'est un TGV qui va arriver dans plusieurs années. Le chef du
Parti québécois et nous, on fait la même démonstration que vous faites dans vos
médias : nos hôpitaux sont en ruine, nos écoles ne suffisent pas, nos
routes sont en mauvais état. À court terme, la position la plus responsable,
pas la plus populaire, la plus responsable d'une formation sérieuse qui aspire
à diriger, c'est de dire : Écoutez, on regarde les capacités qu'on a, et,
si le gouvernement fédéral veut vraiment aider le Québec, cet argent-là, qu'elle
soit dans ce dossier-là ou dans un autre, on a l'obligation de dire :
Voici nos priorités. Donc, c'est pour ça que le message qu'on envoie, c'est :
C'est votre priorité. D'ailleurs, c'est une priorité de Justin Trudeau reprise
par Mark Carney. Il aurait été facile de dire : Bien oui, mais la position
la plus responsable, et elle sera démontrée, c'est qu'on s'occupe de ce qu'on a
déjà. Et je pense que ça touche beaucoup de Québécois qui se disent :
Bien, voilà un gouvernement qui va savoir compter et prendre soin de nos taxes
et impôts.
Journaliste : ...comment vous
pouvez garantir qu'on va retirer 40 milliards de ce projet-là?
M. Bérubé : Je ne vous
le garantis pas, on le demande.
Journaliste : Mais comment?
Vous vous basez sur quoi pour arriver aux 40 milliards?
M. Bérubé : On va... on
va d'abord faire une démarche qui n'est pas fait par le gouvernement de la
CAQ : on va le demander.
Journaliste : ...Vous partez
de quel chiffre pour arriver à 40 milliards?
M. Bérubé : On a eu tout
ce débat-là hier. Vous l'avez posée trois fois hier.
Journaliste : Oui, mais...
Exact, mais le... du 200 millions, là... Il y a 120 millions d'argent
public. Donc, est-ce qu'on ne devrait pas faire le calcul à partir du
120 milliards?
M. Bérubé : Le
gouvernement fédéral établit un projet, nous, on estime que ça va à
200 milliards. C'est notre estimation, vous pouvez être en accord ou pas.
Sur ce montant-là, ça, c'est de l'argent fédéral qu'il décide de consacrer dans
un projet. Nous, on dit : Si vous voulez être utile aux Québécois...
écoles, hôpitaux, routes, c'est ça notre priorité. Nous, entre écoles, routes,
hôpitaux puis TGV, à court terme, je prendrais écoles, routes, hôpitaux. C'est
juste ça notre choix.
Journaliste : ...Monsieur...
M. Bérubé, est-ce que vraiment il y a un scénario... Admettons que vous
êtes au gouvernement dans la prochaine législature, que le gouvernement fédéral
dit : Bien, le PQ bloque, donc le projet est scrappé, vraisemblablement,
parce qu'il n'y aura pas de TGV entre Ottawa puis Toronto, on vous remettrait...
Pensez-vous vraiment que le gouvernement fédéral...
M.
Bérubé
:
On va le demander, mais, à terme, je vais vous révéler quelque chose qui ne
doit pas être un secret : on aimerait ça gérer l'ensemble de nos taxes et
nos impôts, que ce soit...
Journaliste : Mais je veux
revenir sur le 40 millions, parce que c'est quand même contesté, là, cette
estimation-là...
M.
Bérubé
:
Par qui?
Journaliste
: Bien, on
a vu différentes chroniques...
M. Bérubé : Par exemple?
Journaliste : ...ou même
des...
M. Bérubé : Michel C.
Auger?
Journaliste : Non, non,
d'autres aussi, mais, c'est parce que je n'arrive pas à comprendre vous le
pognez où, le 40, parce que... Est-ce que dans votre estimation le
200 milliards c'est essentiellement de l'argent... c'est en totalité de
l'argent de financement public qui viendrait d'Ottawa?
M.
Bérubé
:
Oui.
Journaliste
: Puis le
Bloc québécois dit que c'est 120 milliards qui viendraient du financement
public...
M.
Bérubé
:
Il y aurait... on s'attend à des... on s'attend...
Journaliste
: Est-ce
que vous partez du Bloc, finalement...
M. Bérubé : On fait nos
propres affaires, mais on s'attend à des dépassements. On estime à
200 milliards, d'accord? Alors, la part du Québec, on peut penser
raisonnablement que ce serait 40 milliards.
Journaliste : Mais, à partir
du moment que le projet... le gouvernement... le Québec n'embarque pas, le
projet ne se fera pas. Donc, le fédéral n'aura pas à vous donner de l'argent,
le projet ne se fait pas. Ce n'est pas comme un «opting out» dans un programme
fédéral, là.
M. Bérubé : Oui, dans
quelle... situation on se retrouve où on est à la merci des priorités fédérales
qui ne sont pas celles des Québécois. Depuis quatre ans, là...
Systématiquement, on parle de quoi ici? Des hôpitaux, des écoles, des routes,
du manque d'argent pour les missions essentielles de l'État. Le bas de la
pyramide de Maslow...
Journaliste
: Parce que
vous avez les compétences provinciales.
M.
Bérubé
:
C'est la même argent, là. Vous travaillez, puis vous en envoyez une moitié à Ottawa.
Nous, on dit : La priorité, là, notre observation — je pense
qu'on devrait être salués sur notre sens des priorités — c'est ça.
Puis Paul St-Pierre Plamondon vous a dit hier : Moi, j'aspire à être
premier ministre du Québec avec un gouvernement. La vérité, c'est de dire aux
gens : Tout l'argent disponible, il faut la mettre là, c'est là que c'est
le plus urgent puis c'est leur priorité, oui, mais cet argent-là serait plus
utile si on la mettait dans les écoles, les hôpitaux et les routes.
Journaliste : ...cette
sortie-là?
M. Bérubé : La FQM nous
appuie. Ça ne vous a pas échappé?
Journaliste : Non, mais les
grandes villes, Montréal, Québec, Trois-Rivières qui est sur le trajet...
M.
Bérubé
:
Ils sont membres de la... ils sont membres, dans bien des cas.
Journaliste
: ...non,
mais ils n'ont pas été... ils n'ont pas été consultés — c'est ce
qu'ils nous ont dit — de votre part. Puis moi, ma question, c'est...
Le bureau de Bruno Marchand disait : Il faut refaire entrer le Québec dans
la modernité. Est-ce que vous dites que les... les états, l'état des
infrastructures actuelles au Québec va empêcher le Québec de... de rentrer dans
la modernité? Il n'y a plus de grands projets qui sont possibles parce qu'il
faut mettre tout l'argent là-dedans?
M. Boissonneault : Ce
que je vous dirai là-dessus, c'est qu'on a eu plusieurs discussions avec des
villes, des municipalités, représentants de la FQM, de l'UMQ. Toutes les villes
ont eu des discussions puis, à chaque fois, on nous rappelle... on nous
rappelle toujours la même chose : On a besoin d'argent pour les
infrastructures, les écoles, les hôpitaux, les routes. C'est ce qu'on nous dit
chaque fois. Donc, les discussions, elles ont lieu, et, nous, on est
conséquents avec ça. On est conséquents, parce qu'à chaque fois qu'on arrive
puis qu'on parle des priorités, de ce dont ils ont besoin, ils nous parlent
d'infrastructures. On a un déficit d'infrastructures d'à peu près
45 milliards à l'heure actuelle, puis c'est ce qu'on veut montrer, là,
qu'on est conséquents puis qu'on est à l'écoute des demandes des villes. C'est
précisément pour ça qu'on le fait aussi. On est à l'écoute du terrain. Il y a
des besoins sur le terrain, puis le Parti québécois sera conséquent par rapport
à ça.
Journaliste : ...les maires de
grandes villes avaient l'air de tomber des nues de voir votre position. On a
vu, là, les déclarations de la mairesse de Montréal, du maire de Québec, du
maire de Laval, puis ils ont l'air... ils se disent tous : Bien non, on
peut faire les deux. On peut mâcher de la gomme puis marcher en même temps
comme...
M. Bérubé : Bien, je ne
pense pas qu'on ait l'argent présentement pour les écoles, les hôpitaux et les
routes, respectueusement. J'ai 45 maires dans ma municipalité, c'est moi
qui en a le plus. C'est ça qu'ils me demandent de façon précise. Alors, c'est
notre position...
Des voix : ...
M.
Bérubé
: ...la
question sur les sondages, que vous avez posée tout à l'heure, je ne l'ai pas
entendue, mais je suis prêt à...
Journaliste
: Mais, sur
le sondage, c'est quoi, votre lecture ce matin? Vous voulez commenter les
sondages?
M.
Bérubé
: Mais
vous avez posé la question aux gens avant, alors je vous dis ce que j'en pense.
Je l'ai lu. Depuis l'automne 2023, le Parti québécois est en avance, ça nous
encourage. Paul St-Pierre Plamondon figure en tête de liste pour devenir
premier ministre du Québec quant à la confiance. On est la formation politique
qui incarne le plus le changement par rapport au gouvernement de la CAQ. On est
en train de monter une équipe exceptionnelle. D'ailleurs, vous allez voir
apparaître de plus en plus de ces visages. On sera d'ailleurs aussi en
rassemblement ce soir, dans Portneuf. Alors, beaucoup de gens seront présents.
Je pense que c'est encourageant pour une équipe qui était trois au début, qui
est devenue quatre, cinq, six, sept. Ça montre que le travail qu'on fait a un
impact chez les Québécois, et que c'est une position qui... dans laquelle on
est assez confortable. Il y a beaucoup de travail à faire, ça ne garantit rien,
mais ça nous encourage beaucoup.
Journaliste
: Comment
vous expliquez le regain de popularité de Christine Fréchette?
M.
Bérubé
:
C'est nouveau, la nouveauté. Mais moi, j'ai toute une liste de sondage de 1993
sur, quand Kim Campbell est devenue première ministre du Canada, il y avait
l'effet Campbell, il y avait une montée dans les sondages. Tout ça est
disponible, si ça vous intéresse, j'ai ça.
Journaliste
: Mais vous
pensez que ça va être la même chose...
M.
Bérubé
: Je
dis que ça ne garantit rien, la nouveauté, là. Alors...
Journaliste
: Il n'y a
pas un risque pour vous... il n'y a pas un risque sur la question des
sondages...
M.
Bérubé
:
...parce qu'elle est différente.
Journaliste
: Pardon?
M.
Bérubé
:
Notre offre politique est très différente. Et je pense que, pour ce qui est de
du Parti libéral et de la CAQ, ça se ressemble beaucoup. Deux chefs qui sont
issus du milieu des chambres de commerce, qui sont fédéralistes, qui sont dans
le nationalisme homéopathique, c'est un peu ça.
Journaliste
: Mais on
constate que votre avance s'amenuise, ce n'est pas ça, le risque un peu?
M.
Bérubé
: Mais
alors, est-ce que c'est nous qui devraient être déçus, encore une fois, d'avoir
à vous dire qu'on est toujours numéro un? Moi, je suis dans le cas des heureux
ce matin.
Journaliste
: Sur les
missions interparlementaires, une mission de 20 000 $, deux billets
d'avion pour deux jours.
M.
Bérubé
: Le
Parti québécois ne participe plus aux missions. Dans tout le mandat, on les a
tous refusés, on n'en fait pas.
Journaliste
: Pourquoi?
M.
Bérubé
:
Parce que notre priorité, c'est d'être ici. Alors, c'est un choix qu'on a fait,
puis il y a de plein de belles destinations, mais on questionne beaucoup...
Journaliste
: Ça, c'est
quand même de l'argent...
M.
Bérubé
: Oui,
mais ça ne coûte rien, ça ne coûte rien, envoyer des députés du Parti québécois
parce qu'on les refuse systématiquement. Puis, dans mon cas, là, depuis des
années, le Maroc, ça, j'ai toujours dit non.
Journaliste
: Mais
est-ce que vous appelez vos pairs à faire la même chose, à refuser de faire ces
missions ou à les faire en virtuel?
M.
Bérubé
: Bien
oui. Je questionne l'utilité de certaines missions. Dans le cas que vous avez
relaté aujourd'hui, quel sera le compte rendu, ça a donné quoi? C'est le
rapport entre le coût et l'opportunité puis l'utilité. Je peux dire qu'une
ministre ou un ministre des Affaires internationales fasse de la diplomatie,
bien sûr, que les parlementaires, dans les situations bien précises, puissent
être présents puis avoir... C'est beaucoup le rapport, souvent, c'est compliqué
d'avoir le rapport. J'y crois, mais nous, ça vous donne une idée où étaient nos
priorités au cours des quatre dernières années. Mais oui, mais oui, c'est cher,
c'est beaucoup d'argent.
Journaliste
:
Rapidement, sur les boissons énergisantes... sur la santé, là. Comment vous
expliquez que les indépendants bloquent comme ça, la procédure accélérée?
M.
Bérubé
: Vous
demanderez ça aux caquistes, ils les connaissent mieux que nous. Alors, les
députés dissidents, là, sont tous d'anciens caquistes ont décidé de s'illustrer
en fin de session parlementaire. Alors, qui, Pierre Dufour, qui, Maïté
Blanchette Vézina, qui, Youri Chassin, qui... la députée de Laporte aussi, Mme
Poulet.
Journaliste
: Ils se
vengent?
M.
Bérubé
: Non,
ils sont libres. Alors, maintenant, ils ont des choses à dire. Alors, moi, je
leur... Souvent, ils viennent de votre gang. Alors, si vous avez à vous
plaindre, c'est vous autres qui les avez sélectionnés.
Le Modérateur
: On va
passer en anglais.
Journaliste
: ...how does it feel now that
you have the little bit of a wider gap after being so close for so many… for
pole after pole, for quite a while now.
M.
Bérubé
: It feels pretty good actually, since 2023, we are head on the pole,
it's encouraging, but it doesn't guarantee anything. So, you are going to see
our great teams building up day-to-day, and we feel that we are the alternative
of the CAQ, and that we are the party, and it shows in the pole, that
represents the best the change about the Government of CAQ. And the alternative
is we already have eight years of CAQ, having twelve years of CAQ, it's not a
good thing for Québec, its instability is not good for business. It's a real
threat.
Journaliste
: …so, you're saying: We have to decrease immigration and promote
regional immigration to relief pressure on the education at work, is that what
I understand?
M.
Boissonneault : Well, we've seen a story yesterday,
we were the only one to have a question during question period yesterday. Our
leader, Paul St-Pierre Plamondon, has…about that. Because what we're seeing in
Québec City is… is actually really problematic. We're talking about 20 new
schools that will be needed in the region, just in this region here, to be able
to give the service that the students… the students deserve. So, what we're
seeing here is a testimony of what the reception capability means. I don't know
if it's the good wording in English, but we say «capacité d'accueil» in French.
It's an actual… it's the show of reality that our choices in immigration have
an impact on the field, a very important impact for the service that is
provided to the kids and to the parents.
It's… that's what we see
in the capital… the National Capital Region. That's what we see in Montreal as
well. That's what we see in a lot of regions. So, we have to find a way to
answer that. And what I think is problematic is that we don't see the
Government acting up on this situation, on reality right now.
Yesterday, the Premier
Fréchette could barely admit that this is due to the demographic change and
immigration. She ended up agreeing that something has been done. We didn't do…
the policy that were put in place in Québec, in Ottawa, in the last few years
have this consequence, but the Parti québécois has been saying for years now that we need a plan to reduce the
level of immigration, permanent or temporary, and we have to find ways as well
to… to regionalize immigration, to make sure that people voluntarily see what
interesting opportunities, good opportunities they could have with their
families to root themselves in different regions. Because right now there's a
concentration in some cities of immigration, with the consequences that we see.
So, there is a lot of
work to be done in a lot of aspects. But first thing, we have to reduce the
levels, right now, we have to reduce the «seuil d'immigration», the Government
had the plan to do so. But when I've been questioning the Minister of
Immigration, during the study of the budget credits, he… he actually admitted
that the targets that they have are not even respected. So, what is important
for me is that the Government see what's happening on the field, act on it. We cannot
do as if this thing doesn't exist because the consequences are real on the
field.
Journaliste
: Just, back on the pole, it looks like there's a Fréchette effect,
doesn't it?
M.
Bérubé
: Really? Let's see that on the pole.
Journaliste
: …has gone up since she's taking power.
M.
Bérubé
: …see that in the election. We're pretty confident that she doesn't
incarnate new. I watched carefully Chrstine Fréchette, I'm pretty sure she was
in the Government since 2022. I'm pretty sure it's her. It looks like her.
That's her. So, there's no change. The only change right now is they keep the
door open because they keep on leaving the CAQ. Now, we have 30 MNAs leaving
because they doesn't believe they're going to be re-elected. They doesn't believe
that the CAQ is going to be re-elected. And they don't trust the direction
where is heading CAQ. So, this is what's going on right now. And we keep on
having new candidates, great candidates, like Guy Lapointe Jr., and others
coming soon, that shows that we are really an alternative. So, they're more in
a fight with the Liberal Party. The two leaders coming from the Chamber of
Commerce, they speak the same language, it's pretty much the same for me.
Journaliste
: …it doesn't seem that support for a referendum is rising. Is that a
concern?
M.
Bérubé
: We're patient and we're passionate.
M.
Boissonneault : We're convinced.
Journaliste
: …on High-Speed rail for a second, we heard a lot from Mr. Arseneau
yesterday. It was your leader who dropped this big announcement. And he didn't
take any questions from the media yesterday. Why is it that he's not answering
the questions? Why is it that you guys are answering…
M.
Bérubé
: Be patient, he will.
Journaliste
: When?
M.
Bérubé
: Soon.
Journaliste
: Can you tell us when and where?
M.
Bérubé
: It's going to be a surprise, but it's soon.
Journaliste
: …quickly, on energy drinks and the fact that some independent MNAs
are holding up the ban?
M.
Bérubé
: Wall, all those dissidents coming from the CAQ, and they decide
that they're going to fight against their ex-government and, you know, those
kinds of relationships, sometime, you have a problem with your ex. I don't
speak personally, but in CAQ, I think they have a lot of things to say to the
Government and they… it's something.
Journaliste
: …comes to the digital act in Ottawa today, with regulations for
social media for minors under 16 years old. Is that…
M.
Bérubé
: …
Journaliste
: Is that too old to…
M.
Bérubé
: 16?
Journaliste
: …I know Québec looked at it and they thought 14 was a good age to
regulate.
M.
Bérubé
: 16, our position is 16, what we call «majorité numérique», numeric
majority. It's 16. And since we have this report, about the screen, we're
waiting for the... the next episode of that file, but 16 is our position. And
it seems that the federal government wants to be involved in this topic as
well. So, we want to protect the kids from... The experience shows us that it
was a good call of Paul St-Pierre Plamondon to do this video, explain the
situation with his daughter. Then we have a commission, and now we have a
report, and we have great news in the school; kids talking to each other, doing
sports, having better relationship with each other. And that's a great... For
the last, the last mandate, it's a great thing coming because we worked
together on this topic.
M.
Boissonneault :
And let's say that the CAQ didn't understand that message either.
There was some recommendation that we had presented, this government and the
Legault/Fréchette government never acted on it. That's something important to remind.
M. Bérubé :
Two days left.
(Fin à 9 h 14)