Point de presse de M. Pascal Paradis, porte-parole du troisième groupe d’opposition pour le Conseil du trésor et l’efficacité gouvernementale
Version préliminaire
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Le lundi 17 août 2026, 11 h 20
Hall principal de l'hôtel du Parlement,
hôtel du Parlement
11 h 41 (version non révisée)
(Onze heures quarante minutes)
M. Paradis : Bonjour à toutes
et à tous. Le rapport préélectoral sur l'état des finances publiques du Québec
que vient de dévoiler Mme la Vérificatrice générale du Québec confirme que la
CAQ de Christine Fréchette et la CAQ de François Legault, c'est blanc bonnet,
bonnet blanc. C'est la même chose en matière de gestion financière.
Sous Christine Fréchette, les quelques
semaines qu'on a eues de Christine Fréchette démontrent exactement les mêmes
problèmes créés par la CAQ de François Legault, gouvernement d'ailleurs dont
elle faisait partie, qui ont mené au gouffre financier qui est identifié de
manière très claire aujourd'hui par la Vérificatrice générale dans son rapport.
On vient d'entendre le ministre des
Finances qui semblait presque content de dire que finalement le déficit n'est
que de 7,8 milliards de dollars. Et ça, ça vient du même gouvernement
qui a annoncé des déficits successifs les dernières années : 7,6 milliards
l'année passée. 6 milliards l'année d'avant, 6 milliards l'autre année d'avant.
Donc, c'est une accumulation de déficits qui creusent la dette du Québec.
Et aujourd'hui, la Vérificatrice générale
du Québec confirme que ce gouvernement Legault-Fréchette a créé donc un gouffre
financier, sans plan pour revenir à l'équilibre budgétaire, comme la loi le
prévoit.
Et pendant ce temps là, cet été, Christine
Fréchette a continué à avoir les deux mains dans le plat de bonbons électoraux
pour promettre les milliards à tout vent, alors que c'est ça, la situation
financière du Québec.
Et le ministre des Finances vient de
confirmer, en réponse à vos questions, que, oui, elle a dépensé beaucoup plus
que l'enveloppe électorale qui lui avait été assignée à l'intérieur du budget
du Québec, ce qui était déjà quelque chose d'inacceptable, qu'à l'intérieur du
budget du Québec on prévoit une enveloppe de promesses préélectorales pour la
nouvelle première ministre désignée du Québec. C'était déjà inacceptable. Et
elle a dépensé plus, le ministre des Finances vient de l'admettre.
Le rapport de la Vérificatrice générale
indique qu'il va falloir faire un effort de 9,5 milliards de dollars
dans les dépenses de programmes pour revenir à l'équilibre budgétaire. C'est
ça, le fait saillant.
Et ce trou dans les finances publiques a
été causé par une augmentation marquée des dépenses sous le gouvernement Legault-Fréchette.
Et de ce 9,5 milliards de
dollars à réduire dans les dépenses de programmes, il y a 5 milliards de
dollars dont on ne sait absolument pas d'où ils vont provenir.
Donc, la même CAQ, qui dépense sans
compter, les yeux rivés sur les élections, mais qui n'a pas de véritable vision
financière ni de plan pour revenir à l'équilibre budgétaire.
Alors que le gouvernement de la CAQ
continue de se vanter des montants historiques qu'il indique dans le Plan
québécois des infrastructures avec des montants records dans les 10 prochaines
années à 167 milliards de dollars, le rapport préélectoral de la
Vérificatrice générale indique que pour y arriver, sur le plan des finances
publiques, il va falloir une réduction des montants prévus par rapport à ce qui
est annoncé par la Coalition avenir Québec.
Un autre point d'interrogation que soulève
la Vérificatrice générale dans son... dans son rapport, c'est les coupures qui
sont indiquées, donc faisant partie de cette moitié de plan de retour à l'équilibre
budgétaire du gouvernement de la CAQ, ça comprend des réductions ou des
coupures pour les organismes tiers qui remplissent des missions essentielles de
l'État. Donc, elle parle de certains, de certaines sociétés d'État qui sont
visées, mais sans qu'on sache exactement à quelle hauteur, donc en matière d'habitation,
en matière d'appui aux communautés autochtones, en matière d'appui aux
organisations communautaires, de tourisme, etc., il y en a d'autres, mais on ne
sait pas quel est le plan là-dessus.
Alors, après ces années où on est rendus à
8 milliards en subventions discrétionnaires à chaque année, au pif de
Christine Fréchette, au pif de François Legault, au pif de Pierre Fitzgibbon, bien,
ça a coûté cher, ça. Il y a une facture qui vient avec ça,
Les dépenses frivoles, dont on a indiqué
qu'elles s'accumulent maintenant, au-delà de 6,5 milliards de
dollars, les investissements qui ont été des paris ratés, comme celui de Northvolt,
mais il y en a plusieurs autres Flying Whales, Nemaska, etc., ça coûte cher aux
Québécois.
Les fiascos informatiques, SAAQclic, DSN,
etc., ça coûte cher aux Québécois.
Les bonbons fiscaux, ils ne sont pas juste
maintenant, cet été, mais c'est le même manège qui s'est reproduit avant les
dernières élections générales, avec des chèques envoyés, y compris aux ménages
parmi les plus fortunés du Québec. On l'a dit à l'époque, vous allez voir,
quand on va faire le bilan de tout ça, ça va coûter cher aux Québécois. Aujourd'hui,
c'est le portrait que trace la Vérificatrice générale du Québec.
Alors, la question que les Québécois ont à
se poser, c'est : Voulez-vous vraiment 12 ans de ce même gouvernement
qui est le même gouvernement, avec les mêmes problèmes de gaspillage qui sont
effectués ou qui sont la conséquence d'une vision surtout électoraliste de la
CAQ, ou est-ce que ce n'est pas le temps de leur enlever la carte de crédit de
leur main et de la confier à un gouvernement responsable? C'est ça, la
question.
Journaliste
: Bonjour!
La Vérificatrice générale, ce matin, disait, bon, pour les partis politiques
qui vont prendre ce document-là pour établir leur cadre financier, il n'y a pas
beaucoup...
11 h 46 (version non révisée)
Journaliste : ...beaucoup de
marge de manœuvre. Est-ce que le Parti québécois a l'intention, durant la
campagne électorale, d'expliquer là où il compte couper pour arriver à l'équilibre
budgétaire?
M. Paradis : Le cadre
financier du Parti québécois va faire partie de ce dont on va parler avec les
Québécoises et les Québécois pendant la campagne électorale. Donc, il y aura un
cadre financier. Mais vous connaissez déjà nos couleurs. On a déjà indiqué les
grandes lignes de ce qu'on voit pour les finances publiques du Québec, et j'en
ai parlé tout à l'heure. Ce bar ouvert des subventions, où on est rendus à 8 milliards
par année de subventions aux entreprises. Nous, on a dit : On va y mettre
fin, parce que de ces milliards, il y en a plusieurs qui ont été gaspillés, qui
sont disparus. Northvolt est l'exemple, maintenant, que les Québécoises et les
Québécois connaissent, ça coûte cher, mais il n'y a pas que Northvolt, il y en
a plusieurs autres. Et nous, on a changé... on a proposé un changement complet
de la philosophie, là-dessus, donc de mettre fin au bar ouvert et de plutôt
avoir une nouvelle fiscalité pour les PME québécoises, qui sont la colonne
vertébrale de notre économie et qui, grâce à cette réduction de la fiscalité,
vont créer de la richesse, vont créer de l'emploi.
Journaliste : Je prends un
exemple concret : Radio-Canada, ce matin, disait que votre promesse de
transport collectif de tarif unique allait coûter 85 millions par année,
en tout cas, peu importe le chiffre. Tout ça pour dire qu'en faisant des
promesses qui coûtent de l'argent, sachant qu'il y a déjà un trou de presque 5 milliards
en 2028-2029, c'est vraiment, disons, réaliste de faire de nouvelles promesses
avec de nouvelles dépenses, dans ce contexte-là?
M. Paradis : Bon, le calcul
de ce matin et le calcul d'un reportage de Radio-Canada... Nous allons, bien
sûr, avoir un plan financier, notamment pour le transport collectif, notamment
tenant compte de cet engagement relativement à la passe mobilité, qui va faire
en sorte que, oui, le gouvernement du Parti québécois va être ambitieux dans ce
secteur-là et va assurer un financement cohérent, stable et suffisant des
sociétés de transport. Et donc ça, ça va venir dans notre campagne. Mais, sur
le plan, donc, de l'équilibre des finances publiques, on vous l'a déjà indiqué,
c'est très important de mettre fin au bar ouvert des subventions parce que ça
coûte cher. On vous a parlé de la fiscalité des PME, on vous a parlé de la
taille de l'État, donc, qui a crû deux fois et demie plus vite que la
croissance de la population, et ça, qu'il y a du travail à faire. On vous a
parlé des contrats informatiques. Des contrats informatiques, au total, on
parle de milliards de dollars, et ça, c'est la même façon de gérer de la CAQ, c'est-à-dire
très brouillonne, pas de plan rigoureux, pas de bon suivi. On a tous lu le
rapport de la commission Gallant là-dessus. Il y a des économies à faire, et
ça, c'est une vision très distincte des finances de l'État après huit ans de la
même CAQ. Je le redis, ce qu'on voit de Christine Fréchette aujourd'hui, c'est
la même chose. Elle s'est promenée tout l'été en promettant... je pense que ça
se chiffre à plus de 8 milliards de promesses électorales, alors que c'est
ça, l'état des finances publiques. Vous l'avez dit vous-même, ça va demander
une vision beaucoup plus rigoureuse et beaucoup mieux planifiée des finances
publiques.
Journaliste : Sur la
croissance... Bonjour. Sur la croissance des dépenses, la Vérificatrice
générale dit que si les prévisions contenues dans le rapport préélectoral se
concrétisent, il pourrait y avoir un risque pour les services publics. Donc, on
prévoit, par exemple, des hausses de 1 % des dépenses de portefeuille en 2028-2029
et en 2029-2030. Est-ce qu'un gouvernement du Parti québécois applique ce
scénario-là tel quel, ou vous vous engagez à rehausser davantage les dépenses
pour éviter des bris de services?
M. Paradis : La première
partie de la réponse à votre question, c'est que... Puis j'ai bien entendu,
vous avez posé à peu près la même question au ministre des Finances, et ce qui
est vraiment étonnant, c'est de voir que le gouvernement de la CAQ, c'est lui
qui est aux manettes, là, c'est lui qui a tous les livres, c'est lui qui a tous
les chiffres, n'a pas de plan pour répondre à votre question, qui est une
question fondamentale qui préoccupe tous les Québécoises et les Québécois
aujourd'hui : Qu'en est-il des services publics en santé, en éducation, en
affaires sociales? Partout où les Québécois s'attendent à voir des services de
qualité livrés par un État géré avec efficacité? Le gouvernement de la CAQ,
après huit ans, n'a pas de réponse à vous donner à cette question-là. C'est lui
qui est aux manettes. Et ça, pour moi, c'est une... c'est une illustration, c'est
une indication de ce que c'est, ce gouvernement Legault-Fréchette, et que rien
n'a changé sous Christine Fréchette. Quant à nous, notre plan financier va être
dévoilé au courant de la campagne électorale. Mais je réitère ce que je disais
tout à l'heure, on vous a déjà indiqué là où nous, nous allons agir pour rendre
l'État...
11 h 51 (version non révisée)
M. Paradis : ...plus efficace
et pour réduire les coûts.
Journaliste : Et ce qui
pourrait vous permettre d'augmenter davantage les dépenses, mais on verra à ce
moment-là.
M. Paradis : Mais la dernière
chose qu'on veut faire, évidemment, c'est toucher les services directs à la
population. Et souvent, nous, on l'a mentionné, qu'il y a du travail à faire
dans la façon dont l'État est géré actuellement et, malheureusement, de fiascos
en gaspillage au courant des huit dernières années, c'est ce que le
gouvernement de la CAQ de Christine Legault et... de Christine Fréchette et
François Legault n'a pas réussi à faire, alors... Puis on s'en souviendra, ils
se sont présentés en 2018 sous ces couleurs-là. Ils ont dit : Nous, nous
allons être les gestionnaires rigoureux de l'État, nous allons réduire la
taille de l'État. Et ils ont fait le contraire. Nous allons être un
gouvernement de comptables. Ils ont été le contraire. Ils ont généré les plus
grands déficits de l'histoire du Québec. Et c'est la même chose dans les
dernières semaines sous Christine Fréchette que ce l'était sous François
Legault.
Journaliste : Je vous pose
une question similaire pour ce qui est des infrastructures, parce que la VG
dit : Il va y avoir une réduction des dépenses en immobilisations de
l'ordre de 20 % d'ici 2030-2031, je crois, ce qui pourrait représenter un
risque pour les infrastructures qu'elles se dégradent. Alors... Puis M. Girard
nous dit : En 2027, pour le PQI 2027-2037, le prochain gouvernement
aura un choix à faire : Est-ce qu'on relève les investissements ou on
garde le statu quo? Qu'est-ce qu'un gouvernement du Parti québécois ferait dans
cette situation-là?
M. Paradis : Je vais vous
répondre de la même façon. D'abord, j'ai bien écouté aussi votre échange avec
le ministre. Je suis étonné que le ministre maintienne tout ce qu'il dit, donc,
sur le Plan québécois des infrastructures que nous, on a qualifié de
stationnement à projets dans lequel on annonce toutes sortes de projets, puis,
après ça, on les laisse tomber. C'est le cas dans la capitale nationale, tellement
de projets qui ont été annoncés, on les a laissés tomber ensuite. Mais là on
continue à dire que c'est historique, c'est le plus grand plan de dépenses pour
le Plan québécois des infrastructures. La Vérificatrice générale a bien conclu
que c'était plausible. Par contre, ça ne dit rien de la crédibilité du plan,
notamment quant aux infrastructures, parce que, là, il y a un avertissement
très clair de la Vérificatrice générale. Elle dit : Pour que les calculs
arrivent, il va falloir plutôt une diminution.
Donc, on va arriver, nous, avec notre plan
financier, mais on a déjà aussi indiqué qu'elle allait être notre philosophie.
Et donc, pour nous, il va y avoir une analyse de tous les projets
d'infrastructure qui va se centrer sur deux éléments : La vétusté des
infrastructures et le besoin pour la population. C'est ça, les deux critères.
C'est ça que tous les experts nous disent de faire, d'arrêter d'avoir les yeux
rivés sur les sondages, sur des questions politiques. Ça, c'est le gouvernement
de la CAQ de Christine Fréchette et François Legault des huit dernières années.
Il faut arrêter de faire ça. Il y a des rapports récents qui nous ont dit :
Arrêtez le syndrome de la pépine, arrêtez le syndrome du coupage de ruban. Il
faut se concentrer sur le déficit de maintien des actifs, donc sur l'entretien
des infrastructures actuelles, et, pour les nouvelles infrastructures, quels
sont les besoins, quelles sont les meilleures solutions et quel est l'état de
vétusté des infrastructures, dont on a déjà indiqué, plus nos sorties sur les
coûts de construction.
Journaliste : Mais j'aurais
juste une autre question. C'est sûr que quand on lit le rapport de la
Vérificatrice générale, tu sais, ce n'est pas très... ce n'est pas très
optimiste, là, comme rapport, tu sais, on est quand même dans le trouble, là,
dans les prochaines années, avec en plus la stagnation de la population, le vieillissement
qui va peser sur les services, etc. Là, vous me voyez probablement venir avec
la question.
Quand vous avez les mains attachées comme
ça avec une situation économique comme celle-là, comment allez-vous faire pour
assurer sur le référendum que ça ne va pas creuser encore plus les finances
publiques pendant la campagne? C'est sûr que vous allez vous faire poser cette
question-là.
M. Paradis : Ce qu'il faut
d'abord et avant tout, c'est enlever la carte de crédit des mains du gouvernement
de la CAQ de Christine Fréchette et François Legault, parce que la principale
incertitude actuellement, c'est eux qui l'ont causée, c'est eux qu'ils l'ont
causée.
Journaliste : Je comprends,
mais une fois que la carte est déjà remplie, vous allez quand même en hériter,
là.
M. Paradis : Oui, mais il y a
moyen de faire beaucoup mieux avec une vision complètement différente des
finances de l'État. Quand on a un gouvernement qui change d'idée, qui dit une
chose et fait son contraire, qui dit une chose et dit son contraire en matière
de finances publiques, c'est ce que ça donne. Souvenez-vous de ce qu'on disait
avant les dernières élections. Souvenez-vous de ce qu'on disait lorsque
certaines mesures ont été adoptées l'année dernière où on envoie des chèques
électoralistes aux gens. On creuse des trous de milliards de dollars dans
les finances publiques en envoyant des chèques, y compris aux foyers les plus
fortunés. Ça finit par creuser un trou.
Journaliste : ...je vous ai
souvent entendu là-dessus. Là, ce que je vous demande, c'est : Comment
allez-vous rassurer la population? Parce que c'est ce que vous allez devoir
faire en campagne si vous voulez vous faire élire. Comment allez-vous les
rassurer? Parce que, là, c'est ça, la situation, là.
M. Paradis : Je pense même
que les Québécois...
11 h 56 (version non révisée)
M. Paradis : ...Québécoises
et les Québécois comprennent très bien qu'avec un gouvernement qui a une autre
vision, qui a une autre façon de planifier, de gérer et de dépenser leur
argent, on peut corriger certains des trous, certaines des déficiences qui ont
été créées dans l'administration des finances de l'État par ce gouvernement de
la CAQ. Et c'est ça, la principale question à se poser. Est ce que les
Québécoises et les Québécois veulent 12 ans de ce même gouvernement? Quatre ans
de plus de la même façon de gérer les finances publiques? Nous, c'est ce qu'on
va leur dire.
Journaliste :
I'll do one in English, if we can. Do
you see the… the… report as sort of all warning to the political partie to not
get carried away in spending promises and in big promises during the elections?
M. Paradis :
Any politician should always be worried
not to be carried away and to be very cautious est with taxpayers' money and…
and saying: We will invest it only with the utmost care, which is exactly what this
CAQ government has not being doing in the past eight years. And what we're
seeing in the past few weeks under Christine Fréchette is exactly the same scheme
that we've seen under François Legault, the same old CAQ government spending
money for electoral purposes, knowing that the financial situation of Québec
does not allow for such political candies.
Journaliste :
So, someone should take away their
credit card, is that what you are saying?
M. Paradis :
We think that Quebecers should be
asking themselves the following questions: Do they want four more years of the
same old government? Do they want twelve years of that kind of management, or
should I say of non-management, a not careful management of public finances?
That's the question. We think it's time to take the credit card away from their
hands and give it to a responsible government, and that would be a PQ
government.
Journaliste
:
Merci.
M. Paradis : Thank you.
(Fin à 11h59)